Le misoprostol est un médicament administré aux chevaux pour prévenir la formation d’ulcères dans l’intestin postérieur et l’estomac. On le prescrit communément aux chevaux qui reçoivent régulièrement des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), des médicaments qui peuvent causer l’apparition d’ulcères.
On emploie aussi le misoprostol pour soigner les ulcères dans la région glandulaire de l’estomac des chevaux qui ne répondent pas aux traitements conventionnels, comme l’oméprazole ou le sucralfate.
Ce médicament contient une forme synthétique de prostaglandine E1 (PGE1), une hormone que les chevaux produisent naturellement et qui est présente en grande quantité dans le tube digestif. [1]
Les prostaglandines protègent le tube digestif contre les dommages et favorisent la guérison de la barrière intestinale une fois que des ulcères se sont formés. Si le cheval suit un traitement à long terme aux AINS pour maîtriser la douleur, une discussion avec le vétérinaire peut être de mise pour voir si le misoprostol est indiqué dans son cas.
Il existe par ailleurs d’autres moyens de diminuer naturellement le risque d’ulcération chez le cheval. Ces stratégies doivent compléter le traitement avec du misoprostol.
Le misoprostol pour les chevaux
Le misoprostol (CytotecMD) est un médicament homologué par la Food and Drug Administration américaine (FDA) utilisé chez l’humain pour prévenir ou traiter les ulcères gastriques causés par les AINS. [2]
Chez les chevaux, on l’emploie de manière non conforme pour prévenir les troubles de l’intestin postérieur induits par les AINS, tels que la colite ou les ulcères de l’intestin postérieur. En outre, il peut servir à soigner les ulcères dans la région glandulaire de l’estomac.
Le misoprostol est un analogue synthétique de la prostaglandine E1 qui agit comme un cytoprotecteur en protégeant les cellules contre les dommages. [9] Ce médicament peut diminuer l’inflammation du système digestif et aider à soulager certains des inconforts qui y sont associés.
Les études ont démontré qu’il diminue la sécrétion d’acide gastrique dans l’estomac des chevaux. [13] Le surplus d’acidité contribue à la formation d’ulcères en érodant les cellules qui tapissent le tractus intestinal.
La recherche a aussi démontré que le misoprostol améliore l’efficacité de la barrière intestinale chez les chevaux qui reçoivent des AINS. Il aide à soutenir la guérison de la muqueuse gastro-intestinale qui a subi une lésion. [32]
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Les effets des AINS
Les AINS antidouleur comme l’indométhacine, la flunixine méglumine (Banamine) et la phénylbutazone (Butazone) inhibent l’enzyme cyclooxygénase-1 (COX-1). Cette enzyme est impliquée dans les voies qui déclenchent l’inflammation lorsque l’organisme subit une lésion ou une infection.
Plus précisément, les enzymes COX-1 produisent des molécules appelées prostaglandines et thromboxane qui jouent un rôle dans l’activation du système immunitaire et provoquent la réaction douloureuse.
Le blocage de l’enzyme COX-1 par les AINS soulage efficacement la douleur, l’inflammation et la fièvre. C’est pour cette raison que les vétérinaires prescrivent fréquemment ces médicaments aux chevaux qui souffrent de coliques, d’arthrite ou de laminite. L’utilisation à long terme d’AINS peut être nécessaire pour assurer le confort et améliorer la qualité de vie de ces chevaux.
Les prostaglandines et la santé digestive
En revanche, les prostaglandines sont tout aussi importantes pour protéger les cellules du tube digestif. Ce dernier est tapissé d’une barrière muqueuse connue sous le nom de muqueuse ou mucosa. Celle-ci empêche les bactéries et les toxines d’être absorbées tout en permettant aux nutriments de passer dans le sang.
Les prostaglandines jouent un rôle dans le maintien de cette barrière muqueuse défensive et ont plusieurs effets sur le tube digestif, notamment : [3][4][5][6]
- Elles accroissent la circulation sanguine dans la muqueuse en causant la dilatation des vaisseaux sanguins.
- Elles augmentent la sécrétion muqueuse de bicarbonate qui aide à neutraliser l’acide gastrique.
- Elles diminuent la production d’acide gastrique.
- Elles régulent les réactions immunitaires.
Les AINS et les lésions du système digestif
En bloquant l’enzyme COX-1, les AINS suppriment la production de prostaglandines, ce qui compromet la capacité de la muqueuse à former une barrière protectrice entre le milieu à l’intérieur du tube digestif et les cellules qui le tapissent.
Cela permet à l’acidité de l’estomac et à d’autres irritants de provoquer une inflammation, des ulcères et des saignements dans tout le tube digestif.
De plus, les AINS ralentissent la guérison des lésions préexistantes en causant l’accumulation des neutrophiles qui exacerbent l’inflammation sur le site de la blessure. [7][8]
Les AINS spécifiques à la COX-2, tels que les médicaments Equioxx et Previcox, visent à atténuer les effets secondaires des AINS sur le système digestif. Cependant, leur utilisation à long terme peut tout de même mener à des lésions dans l’intestin grêle et le gros intestin. [31]
Idéalement, il vaut mieux éviter les AINS chez les chevaux dont le système digestif présente des ulcères préexistants. Cela dit, ces chevaux peuvent contracter des maladies comme la laminite qui requièrent un traitement aux AINS. On peut alors leur donner du misoprostol en même temps que les AINS pour prévenir l’aggravation des ulcères. [7]
La colite induite par les AINS
L’utilisation prolongée ou excessive de certains AINS, notamment la phénylbutazone, peut provoquer une colite non spécifique ou une colite du côlon dorsal droit.
La colite est une inflammation du côlon qui peut entraîner une diarrhée et une mauvaise absorption des nutriments. Les chevaux qui reçoivent des AINS peuvent développer cette affection en raison de l’affaiblissement des propriétés protectrices de la muqueuse du côlon, ce qui accroît sa perméabilité et permet aux agents pathogènes et aux toxines de déclencher une inflammation.
La colite se caractérise par des ulcères de l’intestin postérieur, l’inflammation, des saignements, l’ischémie qui est une restriction de la circulation sanguine, et la mort cellulaire. Dans les cas graves ou prolongés, on peut devoir hospitaliser les chevaux atteints pour soigner cette affection.
L’utilisation d’AINS peut également provoquer une poussée de colite ulcéreuse chronique préexistante qui mène à la formation d’autres ulcères. [10][11]
Les chevaux atteints de colite peuvent montrer les signes cliniques suivants : [11]
- une diarrhée potentiellement accompagnée de saignement;
- une perte de poids;
- de la fatigue;
- de l’anémie;
- des coliques récurrentes;
- la déshydratation;
- un manque d’appétit;
- une poussée de fièvre;
- de l’inflammation dans l’abdomen.
Le vétérinaire diagnostique la colite en faisant une échographie et une prise de sang, et en tapotant le ventre du cheval pour détecter l’enflure excessive, tout en tenant compte des symptômes et des antécédents de traitement aux AINS.
Le misoprostol pour soigner la colite
On peut administrer le misoprostol pour prévenir la colite ou accélérer sa guérison en améliorant la qualité de la muqueuse qui protège les cellules du système digestif. Ce médicament peut aussi hausser le pH intestinal et stimuler la dilatation des vaisseaux sanguins chez les chevaux qui reçoivent des AINS.
Ces effets stimulent davantage la guérison en réduisant les dommages causés par l’acide dans l’intestin et en améliorant l’apport de nutriments dans la région. [12][13]
Le syndrome d’ulcération de la muqueuse glandulaire de l’estomac chez le cheval (EGGD)
Le syndrome d’ulcération gastrique équin (EGUS) est une affection caractérisée par une inflammation et des lésions dans l’estomac. Les ulcères gastriques sont fréquents chez les équidés, touchant jusqu’à 93 % des chevaux de performance. [14]
Le syndrome d’ulcération gastrique équin peut être subdivisé en deux affections distinctes : les ulcères de la muqueuse squameuse de l’estomac (ESGD), qui affecte la région non glandulaire; et les ulcères de la muqueuse glandulaire de l’estomac (EGGD), qui touche la région glandulaire produisant l’acide gastrique. [15]
L’efficacité des médicaments habituellement employés pour soigner les ulcères non glandulaires, y compris l’oméprazole et le sucralfate, est limitée pour le traitement ou la prévention des ulcères glandulaires. On peut administrer du misoprostol pour traiter les ulcères gastriques glandulaires et potentiellement, les ulcères squameux, bien qu’aucun test n’ait encore étudié son effet sur les ulcères non glandulaires de l’estomac.
Le misoprostol est plus efficace que l’oméprazole et le sucralfate pour soigner les ulcères de la muqueuse glandulaire. [16] Si votre cheval a des ulcères, demandez à votre vétérinaire si le misoprostol peut lui convenir.
Les signes d’ulcération de la muqueuse glandulaire
Si le cheval présente l’un ou plusieurs des signes suivants d’ulcération de la région glandulaire, il peut être indiqué de lui donner du misoprostol : [15][16]
- une baisse de performance;
- un manque d’appétit;
- des changements de comportement, en particulier s’il devient plus agressif ou anxieux;
- la défense ou la sensibilité au sanglage;
- une perte de poids;
- des difficultés liées au maintien de son état de chair;
- une robe terne;
- des coliques récurrentes;
- le grincement des dents ou bruxisme, un indicateur de douleur abdominale.
De nombreux symptômes d’ulcération de la région glandulaire de l’estomac recoupent ceux d’autres problèmes de santé, y compris la colite ou les lésions causées par les AINS dans d’autres parties du tractus gastro-intestinal.
Le risque de développer des ulcères de la muqueuse glandulaire augmente chez les chevaux soumis à un programme d’entraînement intense, souvent associé au stress du transport en remorque ou au fait de se retrouver dans un environnement inconnu.
Les chevaux nourris avec de grandes quantités de concentrés et dont l’accès au fourrage est limité sont particulièrement sensibles à la formation d’ulcères de la muqueuse glandulaire.
Le vétérinaire peut poser un diagnostic de syndrome d’ulcération de la muqueuse glandulaire en effectuant une endoscopie. Il examine l’estomac du cheval pour chercher des lésions qu’il peut vouloir soumettre à une biopsie. Il classe ensuite les lésions selon leur gravité et leur emplacement dans l’estomac. [15]
Les utilisations pour la reproduction
Le misoprostol peut potentiellement déclencher le travail chez les juments ou stimuler l’élimination du contenu de l’utérus.
Chez l’humain, le misoprostol provoque la dilatation du col de l’utérus et des contractions utérines. On l’utilise pour déclencher le travail ou vidanger l’utérus en cas de mort précoce de l’embryon. Toutefois, on ne sait pas vraiment si le misoprostol a des effets comparables chez les juments.
Un rapport de cas a révélé que le misoprostol appliqué en crème directement sur le col de l’utérus de la jument pouvait le dilater. La jument en question souffrait d’une endométrite et ne réussissait pas à concevoir en dépit de sa fertilité.
Après le traitement au misoprostol, le col de l’utérus de la jument s’est dilaté et elle est devenue gestante. [17]
Le mode d’emploi du misoprostol
Avant d’administrer du misoprostol à un cheval, il est impératif de consulter le vétérinaire qui donnera les instructions et fera les recommandations posologiques qui s’imposent. La posologie usuelle du misoprostol chez les chevaux est de 5 mcg/kg de poids vif toutes les 8 à 12 heures.
Le manuel Plumb’s Veterinary Drug Handbook recommande d’administrer le misoprostol trois fois par jour avec de la nourriture pour éviter les effets secondaires sur le tractus gastro-intestinal. [34]
On administre généralement le misoprostol sous forme de pâte par voie orale, de comprimés à croquer, de suspension huileuse, de poudre ou de gel topique. Sa composition peut également le combiner à d’autres médicaments, notamment :
- l’oméprazole;
- le métronidazole;
- le piroxicam;
- la phénytoïne sodique.
Le vétérinaire est en mesure de recommander la forme de misoprostol qui convient le mieux au cheval concerné.
Les femmes doivent manipuler le misoprostol avec précaution pour éviter d’inhaler ou d’ingérer accidentellement ce médicament qui déclenche des contractions utérines. On conseille de porter des gants pour le préparer et l’administrer. [33]
Les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent pas le manipuler afin d’éviter tout risque de préjudice à l’enfant à naître ou à l’enfant au sein. [33]
Les risques liés à l’administration du misoprostol chez les chevaux
Le nombre d’essais cliniques qui relatent les effets du misoprostol chez les chevaux est restreint, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier les effets secondaires possibles.
Les rapports anecdotiques semblent indiquer que les chevaux le tolèrent bien. Certains chevaux souffrent d’une colique ou d’une diarrhée bénigne après avoir pris du misoprostol. [33] Chez d’autres espèces animales, on a rapporté des vomissements et des gaz excessifs. [34]
Ce médicament peut donner lieu à d’autres effets secondaires indésirables, notamment :
-
- Le misoprostol cause la dilatation du col de l’utérus et des contractions utérines chez l’humain et on l’utilise pour provoquer un avortement en début de grossesse. On n’a pas constaté ces effets chez les chevaux en milieu de gestation qui ont reçu du misoprostol pendant cinq jours. Néanmoins, on ne connaît pas les effets secondaires à long terme. On doit administrer le misoprostol avec prudence ou l’éviter entièrement dans le cas des juments gestantes. [1][18]
-
- Les femmes qui ont pris du misoprostol pendant la grossesse donnent souvent naissance à des bébés avec des malformations congénitales, y compris des anomalies aux membres, aux articulations et au cerveau. On pense que ces anomalies proviennent des contractions utérines qui perturbent les vaisseaux sanguins du fœtus. Bien que les malformations congénitales à la naissance soient un effet secondaire possible du misoprostol chez les chevaux, aucune preuve n’a encore été publiée. [21][22]
-
- Des doses élevées de misoprostol peuvent diminuer la motilité intestinale et mener à des troubles et à un inconfort du système digestif. [19]
- L’administration à long terme de doses élevées de misoprostol peut provoquer l’hyperostose ou une prolifération osseuse chez la souris. En revanche, les chercheurs n’ont pas été en mesure de reproduire ces effets chez les chiens ou d’autres rongeurs. Ils estiment donc qu’il y a peu de chances qu’ils se produisent chez les chevaux. [20]
Il est impératif de consulter le vétérinaire avant d’administrer du misoprostol au cheval afin de s’assurer qu’il s’agit du meilleur choix de traitement. Celui-ci prescrira la posologie appropriée et prodiguera des conseils pour minimiser le risque d’effets secondaires.
Les contre-indications
On ne doit pas donner de misoprostol aux femelles gestantes en raison du risque d’avortement prématuré. Ce médicament ne convient pas aux juments qui allaitent, car il passe dans le lait et pourrait causer une diarrhée grave chez le poulain. [34]
Le misoprostol est contre-indiqué pour les animaux qui ont des antécédents de convulsions ou de troubles circulatoires. Il pourrait provoquer une dangereuse chute de pression artérielle ou des convulsions. [34]
Si le cheval prend d’autres médicaments, on doit vérifier auprès du vétérinaire pour s’assurer que le misoprostol est sûr lorsqu’il est combiné à ces drogues.
La prévention des ulcères induits par les AINS
Bien que le misoprostol et d’autres médicaments traitent efficacement les lésions gastro-intestinales causées par les AINS, les propriétaires de chevaux peuvent mettre en œuvre des modifications alimentaires et adopter des pratiques de régie qui favorisent la guérison et préviennent la récurrence des ulcères.
Les fourrages comme le foin, l’herbe ou l’ensilage sont riches en fibres et favorisent le maintien d’une barrière muqueuse saine. [23] Le fourrage devrait constituer la plus grande partie de l’alimentation du cheval qui doit pouvoir y accéder en libre choix autant que possible.
Il importe de choisir un foin adapté aux besoins caloriques du cheval afin d’optimiser l’apport ad libitum sans nuire à son état de chair ou à ses performances.
Les antioxydants, notamment la vitamine E, la vitamine A, le sélénium et les flavonoïdes, renforcent aussi la barrière muqueuse et stimulent la sécrétion de mucus pour protéger davantage la muqueuse. [24][25]
Par ailleurs, d’autres suppléments alimentaires contribuent à soutenir la barrière muqueuse et les mécanismes normaux de réparation des tissus. Ces produits contiennent des ingrédients comme ceux qui suivent :
- La glutamine, qui procure la principale source d’énergie aux cellules du tube digestif. [26]
- La lécithine, qui forme une barrière phospholipidique pour protéger la muqueuse de l’estomac de l’acide gastrique. [27][28]
- Les nucléotides alimentaires, qui stimulent la guérison par la maturation de nouvelles cellules dans le tube digestif. [29]
- Les oligosaccharides-mannanes, qui accroissent la production de mucine et régulent la réaction immunitaire de l’intestin. [30]
Le supplément Visceral+ de Mad Barn contient ces ingrédients ainsi que des prébiotiques, des probiotiques et de la levure.
Pour obtenir d’autres conseils pratiques d’alimentation et de régie qui aident à diminuer le risque de formation d’ulcères, nous vous invitons à lire notre guide sur l’alimentation d’un cheval porté à développer des ulcères.
Sommaire
Il faut surveiller les chevaux qui prennent des AINS pour détecter les signes de troubles digestifs.
On doit d’abord consulter le vétérinaire avant de donner du misoprostol pour prévenir les problèmes liés à l’utilisation des AINS. Le misoprostol peut également servir à soigner les ulcères glandulaires, en particulier lorsque d’autres méthodes de traitement ont échoué.
Un nutritionniste équin peut vous aider à élaborer un régime alimentaire pour diminuer le risque d’apparition d’ulcères et stimuler la santé digestive de votre cheval. Transmettez les renseignements sur votre cheval en ligne pour recevoir gratuitement une évaluation de son régime alimentaire.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le Misoprostol pour les chevaux :
Le Misoprostol est utilisé chez les chevaux pour protéger le tube digestif contre les ulcères liés à l’utilisation des AINS et aux maladies gastriques glandulaires. Les vétérinaires prescrivent couramment ce médicament aux chevaux recevant des analgésiques à long terme comme la phénylbutazone ou la flunixine méglumine. Le Misoprostol soutient la barrière muqueuse, réduit la production d’acide gastrique et favorise la guérison chez les chevaux atteints d’ulcères du gros intestin, de colite ou d’ulcères gastriques glandulaires qui n’ont pas bien répondu à l’oméprazole ou au sucralfate.
Le Misoprostol traite les ulcères glandulaires en améliorant la protection de la muqueuse gastrique et en réduisant l’irritation causée par l’acide gastrique. Les recherches montrent que ce médicament peut être plus efficace contre l’Equine Glandular Gastric Disease que les traitements courants des ulcères comme l’oméprazole et le sucralfate. Les chevaux présentant une baisse d’appétit, une sensibilité au sanglage, une perte de poids, des changements de comportement ou des coliques récurrentes peuvent bénéficier d’une évaluation vétérinaire pour des ulcères glandulaires et d’un traitement au Misoprostol.
Le Misoprostol prévient les ulcères liés aux AINS en remplaçant les prostaglandines protectrices réduites par les anti-inflammatoires. Les chevaux recevant des médicaments comme le bute ou le Banamine peuvent développer des lésions dans tout le tube digestif lorsque la production de prostaglandines diminue. Le Misoprostol soutient la circulation sanguine, la production de mucus et la fonction de la barrière intestinale, ce qui réduit l’irritation et peut diminuer le risque d’ulcères, d’inflammation et de colite dorsale droite pendant un traitement prolongé aux AINS.
Les signes d’ulcères glandulaires comprennent une baisse de performance, une diminution de l’appétit, une perte de poids, un pelage terne, une sensibilité au sanglage, des changements de comportement et des épisodes récurrents de coliques. Certains chevaux deviennent anxieux, agressifs ou difficiles à monter en raison de l’inconfort abdominal. Plusieurs symptômes se chevauchent avec d’autres troubles digestifs, c’est pourquoi les vétérinaires diagnostiquent la maladie gastrique glandulaire par endoscopie afin d’examiner les lésions dans l’estomac et d’en déterminer la gravité.
Le Misoprostol réduit la production d’acide gastrique tout en renforçant les fonctions protectrices du tube digestif. Une diminution de l’acidité réduit l’irritation des tissus endommagés et crée un meilleur environnement pour la guérison des ulcères dans l’estomac et le gros intestin. Ce médicament augmente également la circulation sanguine dans les tissus gastro-intestinaux et favorise la sécrétion de mucus et de bicarbonate qui protègent les cellules tapissant le tube digestif.
Le Misoprostol peut être utilisé avec l’oméprazole lorsque les vétérinaires jugent qu’une thérapie combinée est appropriée pour gérer les ulcères ou les lésions digestives. Certaines formulations magistrales contiennent du Misoprostol en association avec l’oméprazole ou d’autres médicaments utilisés pour les troubles gastro-intestinaux. Les plans de traitement varient selon l’emplacement des ulcères, leur gravité et l’utilisation d’AINS, de sorte que les vétérinaires déterminent quels médicaments et schémas posologiques conviennent à l’état de chaque cheval.
La dose de Misoprostol chez les chevaux est généralement d’environ 5 microgrammes par kilogramme de poids corporel toutes les 8 à 12 heures. Les vétérinaires peuvent ajuster la posologie selon l’état du cheval, la gravité des ulcères et la réponse au traitement. Ce médicament est offert sous plusieurs formes, notamment en pâte orale, comprimés, poudre, suspension huileuse et préparations topiques utilisées dans certains cas reproductifs.
Les effets secondaires du Misoprostol chez les chevaux sont généralement légers et peuvent inclure de la diarrhée, des troubles digestifs ou de légers signes de coliques après l’administration. Des doses plus élevées peuvent ralentir la motilité intestinale et augmenter l’inconfort abdominal chez certains chevaux. Les recherches sur l’utilisation à long terme demeurent limitées, de sorte que les vétérinaires surveillent étroitement les chevaux pendant le traitement et ajustent la posologie si des effets digestifs ou des changements d’appétit apparaissent.
Les juments gestantes ne reçoivent généralement pas de Misoprostol parce que ce médicament peut stimuler les contractions utérines et augmenter le risque d’avortement. En médecine humaine, le Misoprostol est utilisé pour provoquer le travail et la dilatation cervicale, ce qui soulève des préoccupations de sécurité pendant la gestation équine. Les juments allaitantes évitent également ce médicament parce que le Misoprostol peut passer dans le lait et contribuer à une diarrhée sévère chez les poulains allaités.
Le Misoprostol est utilisé chez les chevaux atteints de colite pour favoriser la guérison des tissus intestinaux endommagés et améliorer la protection dans le côlon. La colite associée aux AINS affaiblit la barrière intestinale et augmente l’inflammation, les saignements et la formation d’ulcères dans le gros intestin. En améliorant la circulation sanguine et en réduisant l’irritation liée à l’acidité, le Misoprostol peut soutenir le rétablissement des chevaux atteints de colite dorsale droite ou d’autres lésions inflammatoires intestinales.
Les chevaux de performance présentent un risque plus élevé d’ulcères glandulaires lorsque l’exercice intense, le stress du transport, un apport limité en fourrage et une alimentation riche en concentrés augmentent l’irritation dans l’estomac. Les chevaux recevant un traitement prolongé aux AINS présentent également un risque accru de développer une maladie gastrique glandulaire et des lésions du gros intestin. Les transports fréquents, les environnements inconnus et un accès restreint au fourrage peuvent également augmenter le risque d’ulcères.
Le fourrage réduit le risque d’ulcères en soutenant une digestion saine et en renforçant la barrière muqueuse qui protège les tissus gastro-intestinaux. Le foin, les pâturages et l’ensilage préfané fournissent des fibres qui aident à tamponner l’acide gastrique et à maintenir une fonction intestinale normale. Les chevaux sujets aux ulcères bénéficient souvent d’un accès libre au fourrage et de régimes alimentaires adaptés soigneusement à leurs besoins énergétiques afin de soutenir la santé digestive sans apport excessif en concentrés.
Résumé
Le misoprostol est utilisé chez les chevaux pour prévenir et traiter les problèmes gastro-intestinaux causés par les AINS, notamment les ulcères de l’intestin postérieur et les ulcères gastriques. Il protège le tube digestif en réduisant la production d’acide et en favorisant la guérison. Le misoprostol peut être utilisé en association avec d’autres médicaments chez les chevaux sous traitement prolongé par AINS.
- Le misoprostol aide à prévenir les ulcères induits par les AINS et à traiter les ulcères gastriques qui ne répondent pas à d’autres traitements.
- Il réduit la production d’acide gastrique et améliore la guérison des barrières intestinales chez les chevaux sous AINS.
- Le misoprostol aide aussi à prendre en charge la colite et renforce la protection de la muqueuse intestinale.
- Il peut être administré avec des AINS pour réduire les dommages gastro-intestinaux, mais il doit être évité chez les juments gestantes.
- Il est offert sous diverses formes, notamment une pâte orale, des comprimés à croquer et des gels topiques, et doit être administré sous la supervision d’un vétérinaire.
- Les effets secondaires potentiels comprennent de légères coliques, la diarrhée et des troubles digestifs. Il ne doit pas être utilisé chez les juments allaitantes.
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