Le « milkshaking », aussi appelé alcalinisation supraphysiologique, est une pratique controversée dans le monde équestre. Elle consiste à administrer de grandes quantités de bicarbonate de sodium ou d’autres substances alcalinisantes aux chevaux dans le but de retarder la fatigue et d’améliorer l’endurance.
Bien que certains considèrent le milkshaking comme un raccourci vers le succès en course compétitive, il est strictement interdit par la plupart des règlements des sports équestres. Malgré son utilisation dans les courses de compétition, les études scientifiques demeurent peu concluantes quant à son impact réel sur la performance, mais l’industrie s’entend généralement pour dire que cette pratique améliore les performances.
Au-delà des préoccupations éthiques, le milkshaking présente des risques pour la santé du cheval, notamment des troubles gastro-intestinaux, des blessures au nez et à la gorge causées par l’intubation, ainsi que des complications potentiellement mortelles s’il est administré incorrectement. Reconnaissant ces risques, les organismes de réglementation ont mis en place des protocoles de dépistage rigoureux pour détecter des concentrations excessives de bicarbonate de sodium chez les chevaux en compétition.
Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur la science derrière le milkshaking, ses effets sur la physiologie équine, les risques associés et les mesures en place pour prévenir son utilisation abusive dans les sports équestres.
Qu’est-ce que le milkshaking dans les courses de chevaux ?
Le milkshaking consiste à administrer de fortes doses de bicarbonate de sodium (également appelé hydrogénocarbonate de sodium, bicarbonate de soude ou NaHCO3) aux chevaux. Cette pratique vise à augmenter le pH sanguin pendant les périodes d’exercice intense en introduisant des composés alcalinisants. [1]
On croit qu’une alcalinité sanguine plus élevée (une acidité plus faible) aide à tamponner l’accumulation de protons libres et d’autres sous-produits métaboliques pendant l’exercice intense. En limitant cette accumulation, les muscles peuvent maintenir leur capacité à se contracter efficacement pendant de plus longues périodes, retardant ainsi la fatigue et améliorant l’endurance. [2][3]
Le milkshaking est une pratique courante dans les courses de chevaux depuis les années 1980. [3] Malgré cela, de nombreux experts affirment que cette pratique n’a aucun effet positif sur la performance. [2][3][4][5][6][7][8]
Composantes du milkshake
Le « milkshake » est un mélange généralement composé d’eau, d’un composé alcalinisant et d’autres ingrédients tels que des sucres et des électrolytes. [1][6][7]
Ce mélange est administré à l’aide d’une sonde nasogastrique, qui est insérée par le passage nasal du cheval, descend dans l’œsophage et se rend jusqu’à l’estomac. [2][9]
Historiquement, le bicarbonate de sodium a été l’agent alcalinisant le plus couramment utilisé dans les milkshakes. Toutefois, plus récemment, d’autres composés ont été identifiés comme produisant des effets alcalinisants similaires sur l’organisme, notamment : [1]
- Citrate
- Propionate
- Acétate
En plus des agents alcalinisants, diverses autres substances peuvent être incluses dans un milkshake afin d’en renforcer les effets physiologiques : [6][7][9]
- Glucose (sucre)
- Chlorure de sodium (sel)
- Chlorure de potassium
- Vitamines, particulièrement la vitamine E
- Bêta-agonistes qui augmentent le débit cardiaque et la fonction respiratoire
Éthique du milkshaking
Le milkshaking est considéré comme une pratique visant à améliorer la performance lorsqu’il est administré peu de temps avant une compétition. Par conséquent, de nombreux organismes de réglementation en interdisent l’utilisation dans les 24 heures précédant un événement. [2]
Au-delà des considérations réglementaires, le milkshaking soulève également des préoccupations liées au bien-être des chevaux. La procédure consistant à administrer le mélange par sonde nasogastrique peut causer de l’inconfort et comporte un risque de complications, notamment du stress et des blessures potentielles pour le cheval. [2]
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Physiologie
Pour comprendre les effets potentiels du milkshaking sur la performance chez les chevaux, il est important d’examiner la relation entre le pH sanguin, l’exercice et la fatigue.
Pendant un exercice intense, comme une course ou un travail sur tapis roulant, les chevaux utilisent rapidement leur énergie, ce qui entraîne l’épuisement de l’adénosine triphosphate (ATP) et du phosphate de créatine (CP), qui sont les principales sources d’énergie nécessaires à la contraction musculaire.
À mesure que l’ATP est métabolisé, des ions hydrogène (H⁺) s’accumulent dans les tissus musculaires. Cette augmentation de la concentration en ions hydrogène abaisse le pH des muscles et du sang, créant un environnement plus acide. Une baisse importante du pH sanguin, appelée acidose, contribue à l’apparition de la fatigue musculaire. [5][8]
Lors d’une activité de haute intensité, la capacité tampon naturelle de l’organisme peut devenir insuffisante pour gérer la charge en ions hydrogène, entraînant une acidose métabolique. Cette condition peut nuire à divers systèmes physiologiques et à la performance. [5]
Une conséquence notable de l’acidose est une altération de la régulation du calcium dans les cellules musculaires. Un faible pH peut réduire la libération de calcium à partir des réserves intracellulaires et diminuer la sensibilité des fibres musculaires au calcium. Comme le calcium joue un rôle essentiel dans le déclenchement des contractions musculaires, cette altération peut entraîner une diminution de la fonction contractile et une apparition plus rapide de la fatigue. [5][8]
L’administration de fortes doses de bicarbonate de sodium vise à augmenter l’alcalinité de l’organisme afin de contrer la baisse du pH causée par un exercice intense. Cette alcalinisation est censée tamponner l’accumulation d’acide dans les tissus musculaires, ce qui pourrait retarder la fatigue et améliorer la capacité de performance. [5]
Elle peut également favoriser l’élimination des ions hydrogène des muscles squelettiques, ce qui pourrait améliorer l’endurance et la récupération. [9]
Supplémentation en bicarbonate de sodium et milkshaking
Comme le bicarbonate de sodium est parfois utilisé comme supplément dans les régimes alimentaires des chevaux de performance, il est important de distinguer cette pratique nutritionnelle du milkshaking.
Lorsqu’il est ajouté à l’alimentation, le bicarbonate de sodium est fourni en quantités contrôlées comme élément d’une ration équilibrée et consommé graduellement dans la moulée ou les suppléments d’électrolytes. À ces niveaux, il peut contribuer au maintien de l’équilibre acido-basique sans modifier de façon importante le pH sanguin, et peut être bénéfique chez certains chevaux en soutenant la fonction musculaire et la santé digestive. [10][11][12]
En revanche, le milkshaking consiste à administrer des très grandes doses de bicarbonate de sodium peu avant une course, souvent à l’aide d’un tube. L’objectif est d’augmenter rapidement le pH sanguin afin de retarder la fatigue, en poussant la physiologie du cheval au-delà de ses limites normales. Cette approche est considérée comme une pratique visant à améliorer la performance et est interdite en compétition. [13]
La principale différence repose sur la dose, le moment de l’administration et l’intention. La supplémentation alimentaire soutient la fonction métabolique normale au fil du temps, tandis que le milkshaking est utilisé pour modifier de façon aiguë la physiologie autour d’une compétition.
Bien que les deux approches impliquent le bicarbonate de sodium, elles ne sont pas équivalentes quant à leurs effets ou à leur statut réglementaire. Le bicarbonate de sodium peut être inclus de façon sécuritaire dans l’alimentation lorsqu’il est géré adéquatement, mais il doit demeurer dans le cadre de pratiques alimentaires normales afin d’éviter de tomber dans une utilisation interdite.
Effets du milkshaking
Dans les années 1980, des chercheurs ont observé que les athlètes humains qui consommaient du bicarbonate de sodium avant une course obtenaient de meilleures performances et présentaient moins de fatigue que ceux qui n’en consommaient pas. [1]
Cette découverte a mené à des spéculations selon lesquelles un effet similaire pourrait être obtenu chez les chevaux. Par conséquent, certains entraîneurs ont commencé à administrer des milkshakes avant les courses. [1]
Au début des années 1990, les autorités des courses hippiques ont pris connaissance de cette pratique et ont commencé à mettre en place des règlements pour en limiter l’utilisation. [7]
Données probantes
Malgré son utilisation continue et les règlements visant à limiter cette pratique, l’effet réel du milkshaking sur la performance du cheval demeure incertain. La littérature scientifique présente des résultats contradictoires concernant son impact sur l’endurance ou la puissance. [2]
Ces incohérences peuvent être attribuables soit à une véritable absence d’amélioration de la performance, soit aux limites des recherches disponibles. [1]
Certaines études ont rapporté que le milkshaking pourrait procurer des avantages lors d’exercices intenses d’une durée de 2 à 9 minutes. [4] Toutefois, aucune amélioration n’a été observée lors d’activités de moins de 2 minutes. [4]
Les recherches suggèrent également que la dose de bicarbonate de sodium doit être relativement élevée (environ 1 gramme par kilogramme de poids corporel) pour qu’une amélioration mesurable de la performance se produise. [6] D’autres études, toutefois, n’ont relevé aucune différence significative du pH sanguin dans les deux heures suivant l’administration, peu importe la dose utilisée. [14]
Dans une revue récente des études disponibles, les auteurs ont conclu que le milkshaking n’améliorait pas la performance du cheval lors d’un exercice sur tapis roulant ou dans une course simulée. [2]
Malgré l’absence de preuves concluantes, le milkshaking demeure une pratique interdite dans l’industrie des courses, puisqu’il est largement considéré comme améliorant la performance. [2] Cela souligne la nécessité de poursuivre les recherches afin de clarifier ses effets et de mieux comprendre les risques qui y sont associés dans le but de protéger la santé et le bien-être des chevaux.
Effets secondaires
L’administration de bicarbonate de sodium aux chevaux peut causer de l’inconfort et comporte un risque d’effets indésirables. [2] La procédure elle-même peut être éprouvante, particulièrement lorsqu’elle est réalisée à l’aide d’une sonde nasogastrique.
Les effets secondaires possibles du milkshaking chez les chevaux de course comprennent : [1][2]
- Troubles gastro-intestinaux : Peuvent inclure des coliques et de la diarrhée
- Lacérations : L’intubation nasogastrique peut causer des traumatismes aux voies nasales, à la gorge, au palais mou ou à l’épiglotte
- Pneumonie d’aspiration : L’entrée accidentelle de la solution dans les poumons peut entraîner une infection
- Déséquilibres nutritionnels : L’alcalinisation peut modifier la chimie gastrique, ce qui pourrait réduire l’absorption du calcium et diminuer les concentrations de potassium
- Fasciculations musculaires : Contractions musculaires involontaires, possiblement liées à des perturbations électrolytiques
- Thumps : Flutter diaphragmatique synchrone caractérisé par des contractions du flanc qui coïncident avec les battements du cœur
- Décès : Un mauvais positionnement de la sonde dans la trachée plutôt que dans l’œsophage peut entraîner une aspiration et des complications mortelles
Réglementation des courses et amélioration de la performance
Un large éventail de substances reconnues pour influencer la performance physique, l’endurance ou la récupération d’un cheval sont interdites dans les sports équestres de compétition.
Ces restrictions visent à préserver l’intégrité du sport, en veillant à ce que les résultats reflètent les aptitudes naturelles, un entraînement efficace et un savoir-faire équestre de qualité plutôt qu’une amélioration artificielle de la performance. [1]
En appliquant ces règles, les organismes de réglementation visent à maintenir des conditions équitables et à favoriser une compétition juste dans toutes les disciplines.
En plus de promouvoir l’équité, ces règlements contribuent à protéger le bien-être du cheval. Ils visent à prévenir l’utilisation abusive de substances pouvant masquer les signes de douleur, augmenter artificiellement l’endurance ou contribuer à des effets physiologiques néfastes à long terme.
Le maintien de normes éthiques dans le sport est essentiel pour préserver à la fois la crédibilité de la compétition et la santé de l’athlète équin.
Le milkshaking est considéré comme une pratique améliorant la performance en raison de son potentiel à procurer un avantage injuste. Pour cette raison, il est interdit par de nombreuses autorités équestres, qui ont mis en place des protocoles de dépistage depuis plusieurs décennies afin d’en surveiller et d’en dissuader l’utilisation.
Dépistage en compétition
Pour de nombreuses substances interdites, la détection est relativement simple. La majorité des composés prohibés peuvent être identifiés au moyen d’analyses sanguines ou urinaires de routine, souvent effectuées directement à l’écurie pendant la compétition.
À l’inverse, le dépistage du milkshaking est plus complexe. Le bicarbonate de sodium est naturellement présent chez tous les chevaux à des concentrations variables, ce qui rend difficile la détermination d’une administration intentionnelle. Les protocoles de dépistage visent donc à détecter des concentrations anormalement élevées de bicarbonate de sodium. [3]
Pour ce faire, les chevaux sont testés afin de mesurer les concentrations totales de dioxyde de carbone plasmatique (TCO2), un indicateur fiable des concentrations systémiques de bicarbonate. [3][14]
Chaque organisme de réglementation établit le seuil de TCO2 correspondant à la limite supérieure de ce qui est considéré comme physiologiquement normal. Ces seuils servent de base aux concentrations admissibles de bicarbonate de sodium lors des événements sanctionnés. [14]
Dans certains cas, le seuil permis peut varier selon la présence d’autres médicaments. Par exemple, les autorités des courses de l’Illinois autorisent une limite de TCO2 plus élevée si le cheval reçoit également un traitement au furosémide (Lasix®). [14]
Plusieurs variables peuvent influencer les concentrations de TCO2 dans la circulation sanguine. Ces facteurs sont pris en compte par les organismes de réglementation lors de l’interprétation des résultats des tests. [15]
Celles-ci comprennent : [1]
- Températures environnementales extrêmes
- Variations de l’apport alimentaire en électrolytes
- Différences individuelles du rythme respiratoire
Moment et méthodes de dépistage
Un débat persiste quant à savoir si les tests effectués avant ou après une course produisent des résultats plus efficaces et plus fiables. [1] Peu importe le moment choisi, les tests sont réalisés le jour de la compétition.
Lors des tests effectués le jour de la course, un échantillon de sang est prélevé dans la veine jugulaire du cheval pour une analyse en laboratoire. [9] Cette analyse est généralement réalisée à l’aide d’un analyseur de gaz sanguins, souvent appelé « boîte noire ». [1]
Parmi d’autres paramètres, la boîte noire mesure les composants sanguins suivants : [1][15]
- Dioxyde de carbone (CO2)
- Oxygène (O2)
- Niveau de pH
- Concentrations d’électrolytes
À partir de ces valeurs, l’appareil calcule la concentration de TCO2 (dioxyde de carbone plasmatique total) dans le sang du cheval. [1]
Conséquences d’un résultat positif
Tout cheval présentant des niveaux de TCO2 supérieurs au seuil établi par les organisateurs de la course est considéré comme étant en infraction aux règles de la compétition. [15] Cela entraîne généralement une disqualification et d’éventuelles sanctions.
Un résultat positif au milkshaking peut avoir de graves conséquences pour les personnes impliquées — notamment les propriétaires, les entraîneurs et les jockeys. Bien que le milkshaking vise à retarder la fatigue et à améliorer les performances en tamponnant l’accumulation d’acide dans le sang, cette pratique présente également des risques pour la santé du cheval et contrevient aux principes de compétition équitable et de bien-être animal.

L’application des règlements sur les substances vise à soutenir une compétition équitable et à réduire le risque de pratiques pouvant nuire à la santé et au bien-être des chevaux.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet du milkshaking dans les courses hippiques :
Le milkshaking consiste à administrer de fortes doses de bicarbonate de sodium ou d’autres agents alcalinisants aux chevaux avant une compétition. L’objectif est d’augmenter le pH sanguin et de tamponner l’accumulation d’acide pendant un exercice intense. Cette pratique est considérée comme une forme d’amélioration de la performance et est interdite dans les courses. [1][2][3]
Les données scientifiques sur le milkshaking sont mitigées, plusieurs études ne démontrant aucune amélioration constante des performances. Certaines recherches suggèrent des avantages possibles lors d’efforts prolongés et de haute intensité, mais les résultats demeurent incohérents. Dans l’ensemble, il n’existe aucun consensus clair indiquant que le milkshaking améliore de façon fiable l’endurance ou la vitesse. [2][4]
Le milkshaking est généralement effectué en administrant un mélange contenant du bicarbonate de sodium, de l’eau et d’autres substances au moyen d’une sonde nasogastrique. La sonde est introduite par une narine jusque dans l’estomac afin d’administrer rapidement la solution. Ce processus peut être stressant et comporte des risques s’il est mal exécuté. [1][2][9]
Le milkshaking est interdit parce qu’il est considéré comme une pratique améliorant les performances qui peut procurer un avantage injuste. Il soulève également des préoccupations liées au bien-être animal en raison des risques associés au tubage et à l’alcalinisation à forte dose. Les organismes de réglementation en interdisent l’utilisation afin de protéger à la fois l’intégrité de la compétition et la santé des chevaux.
Le milkshaking peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des déséquilibres électrolytiques ainsi qu’une irritation ou des blessures des voies nasales et de la gorge. Parmi les risques plus graves figurent la pneumonie par aspiration, les dysfonctionnements musculaires et, dans les cas sévères, la mort si la solution est administrée incorrectement. Ces risques contribuent à son interdiction en compétition. [1][2]
Le milkshaking est détecté en mesurant les concentrations totales de dioxyde de carbone plasmatique (TCO₂) dans le sang du cheval. Comme le bicarbonate est naturellement présent dans l’organisme, les tests visent à identifier des concentrations anormalement élevées. Les échantillons sanguins sont généralement analysés à l’aide d’équipements spécialisés le jour de la course. [1][15]
Le milkshaking consiste à administrer de très fortes doses de bicarbonate de sodium peu avant une compétition afin de modifier rapidement le pH sanguin. À l’inverse, la supplémentation alimentaire utilise des quantités contrôlées incorporées à la ration ou aux produits électrolytiques au fil du temps. Les principales différences concernent la dose, le moment d’administration et l’objectif visé, la supplémentation soutenant la physiologie normale tandis que le milkshaking est classé comme une méthode interdite d’amélioration de la performance.
Le bicarbonate de sodium peut être inclus dans l’alimentation en quantités appropriées dans le cadre d’un programme alimentaire équilibré. Il peut contribuer à soutenir l’équilibre acido-basique et la fonction digestive chez certains chevaux. Toutefois, une utilisation excessive ou mal synchronisée peut comporter des risques et contrevenir aux règlements de compétition; il est donc recommandé de consulter un vétérinaire ou un nutritionniste.
Les recherches suggèrent que des doses très élevées, souvent d’environ 1 gramme par kilogramme de poids corporel, sont nécessaires pour modifier de façon significative le pH sanguin. Ces quantités sont beaucoup plus élevées que celles utilisées dans la supplémentation alimentaire habituelle. De telles doses élevées sont associées à un risque accru et à des infractions réglementaires. [6]
Oui, des facteurs tels que l’alimentation, l’apport en électrolytes, l’environnement et la physiologie individuelle peuvent influencer les concentrations de TCO₂. Toutefois, les seuils réglementaires sont établis de manière à distinguer les variations normales d’une administration intentionnelle. Des valeurs anormalement élevées sont nécessaires pour qu’un test soit considéré positif. [1][15]
Résumé
Le milkshaking (également appelé alcalinisation supraphysiologique) consiste à administrer de fortes doses de bicarbonate de sodium ou d’autres composés alcalinisants aux chevaux avant une course. Cette pratique vise à augmenter le pH sanguin (c’est-à-dire à réduire l’acidité du sang) afin d’améliorer la performance en diminuant la fatigue musculaire et en augmentant l’endurance.
- Le milkshake est un mélange d’eau, de bicarbonate de sodium ou d’un autre agent alcalinisant, ainsi que d’autres ingrédients comme du glucose, des vitamines et des électrolytes
- Le milkshaking est administré aux chevaux par intubation nasogastrique, aussi appelée « tubing »
- Bien que le milkshaking soit une pratique courante et interdite par de nombreuses autorités, il n’a pas été démontré de façon concluante qu’il améliore les performances d’un cheval
- Les effets secondaires potentiels comprennent des troubles gastro-intestinaux, des dommages aux narines, à la gorge ou à la bouche, une pneumonie par aspiration et la mort si le tube est mal placé
- Un résultat positif à un test de dépistage du milkshaking entraîne de graves conséquences, notamment des suspensions, des sanctions et des amendes
Références
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