La métrite contagieuse équine (MCÉ) est une infection bactérienne affectant les chevaux, causée par la bactérie Taylorella equigenitalis. La MCÉ est hautement contagieuse et se propage principalement par transmission vénérienne et par contact avec de l’équipement d’élevage contaminé.

La MCÉ se caractérise par une inflammation sévère de l’appareil reproducteur chez les juments, conduisant à une infertilité temporaire. Bien que la MCÉ ne cause des symptômes que chez les juments, elle peut également infecter les étalons qui sont porteurs asymptomatiques de la maladie.

La MCÉ est une maladie reproductive importante chez les chevaux, connue pour son potentiel à perturber les programmes d’élevage et à entraîner des pertes économiques. Le traitement implique principalement des antibiotiques, en plus d’un traitement local de l’appareil reproducteur chez les juments et un lavage des organes génitaux externes avec des solutions antimicrobiennes chez les étalons.

La prévention de la métrite contagieuse équine implique un dépistage rigoureux des chevaux reproducteurs, en particulier ceux voyageant à l’étranger. Une hygiène stricte, incluant une désinfection adéquate de l’équipement ainsi que le respect des protocoles de quarantaine, est essentielle pour contrôler la propagation de la MCÉ.

Métrite contagieuse équine

La métrite contagieuse équine est une maladie vénérienne qui peut être transmise par reproduction naturelle, par insémination artificielle ou via de l’équipement contaminé.

La bactérie Taylorella equigenitalis est une bactérie à Gram négatif en forme de bâtonnet appartenant à la famille des Alcaligenaceae. Elle est reconnue pour sa capacité à coloniser l’appareil génital des chevaux, conduisant au développement d’infections cliniques et subcliniques.

La MCÉ se caractérise par des pertes vaginales mucopurulentes, une endométrite (inflammation de la muqueuse utérine) et, dans certains cas, une infertilité. La MCÉ peut entraîner des cycles œstraux prolongés et amener des difficultés à tomber enceinte.

Les juments infectées peuvent également transmettre la bactérie aux étalons lors de la reproduction, menant ainsi à la propagation de la maladie. Les étalons peuvent être porteurs de la bactérie dans leur appareil reproducteur sans présenter de signes cliniques, ce qui en fait des porteurs importants.

Bien que la MCÉ ne mette pas la vie en danger, elle peut entraîner des pertes économiques importantes en raison de ses effets négatifs sur la reproduction ainsi que des coûts associés aux tests et au traitement.

Historique de la maladie

La première épidémie connue de MCÉ s’est produite au Royaume-Uni en 1977. [1] Selon des estimations, cette épidémie aurait coûté entre 20 et 30 millions de dollars à l’industrie du pur-sang. [1] Cela a conduit à une enquête massive sur la maladie, menant à l’identification de la bactérie dans 29 pays. [1]

En 1978, la MCÉ a été identifiée pour la première fois aux États-Unis, entraînant des conséquences économiques importantes dont les coûts sont estimés à 13,5 millions de dollars. [1] Cette épidémie avait comme source l’importation de deux étalons français porteurs de la maladie. [2]

Des épidémies à petite échelle de MCÉ aux États-Unis ont continué jusqu’en 2008, date à laquelle une épidémie généralisée s’est produite. [2]

Cette épidémie a nécessité une enquête approfondie afin de retracer la source de l’infection ainsi que les chevaux potentiellement infectés, avec des coûts reliés aux tests et aux traitements s’élevant à plusieurs millions de dollars. [1]

Le premier étalon à avoir reçu un résultat positif vivait sur une grande ferme d’élevage comptant 22 étalons. [2] Grâce au traçage, les autorités fédérales ont identifié 28 animaux porteurs et 977 étalons et juments ayant potentiellement été exposés. [2] Les chevaux résidaient dans 48 États différents et appartenaient à 11 races différentes, soulignant la vaste portée de cette épidémie. [2]

De nombreux pays sont actuellement exempts de MCÉ, notamment le Canada, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni. Toutefois, les protocoles de test pour les étalons et les juments importés dans ces pays ne sont pas parfaits, ce qui a mené à des épidémies de MCÉ dans le passé.

Actuellement, les chercheurs étudient le rôle des embryons et du sperme importés en tant que source d’épidémies potentielles de MCÉ. [3]

Symptômes

La métrite contagieuse équine n’est pas une infection potentiellement mortelle, mais elle est hautement contagieuse et requiert une détection et un traitement rapides pour éviter la propagation à d’autres chevaux.

Seules les juments développent des symptômes de MCÉ, mais toutes les juments ne présenteront pas de signes d’infection. [1] Des études suggèrent que seulement 30 à 40 % des juments montrent des signes d’infection. [3]

Les signes courants de MCÉ incluent: [1][4]

  • Des pertes vaginales de grises à blanchâtres
  • Une incapacité de concevoir
  • Dans de rares cas, l’avortement

Généralement, les pertes vaginales débutent autour de 2 à 3 jours après que la jument ait été infectée par la bactérie et s’aggravent au cours des 12 à 13 jours suivants, avant de disparaître complètement. [1][4]

L’infertilité due à la MCÉ est de courte durée et aucun effet indésirable à long terme n’a été signalé. [1] Cependant, l’échec de la conception peut avoir des impacts économiques importants pour les éleveurs de chevaux. Les juments qui conçoivent malgré l’infection sont généralement capables de mener leurs grossesses à terme et de donner naissance à des poulains en bonne santé. [1]

Transmission

La MCÉ est une maladie vénérienne, signifiant qu’elle se propage principalement par contact sexuel entre les chevaux pendant l’accouplement. [1]

Lors de l’accouplement, il existe un risque de transmission de la bactérie, soit d’une jument infectée, soit d’un étalon porteur, à un cheval non infecté. Le plus haut risque de transmission se produit lors de l’accouplement par saillie en main. [1][5]

Chevaux porteurs

Les juments et les étalons porteurs qui hébergent la bactérie mais ne présentent aucun symptôme sont la principale source d’infections par la MCÉ. Les chevaux porteurs transportés internationalement ont provoqué plusieurs éclosions de MCÉ dans le passé. [1]

Chez les étalons, la bactérie réside principalement dans la fosse urétrale (la zone entourant la sortie de l’urètre), la surface du pénis et le prépuce. La bactérie peut également être excrétée dans le sperme. [1]

Chez les juments, la bactérie peut infecter la muqueuse utérine (endomètre) ou le clitoris. La plupart des juments portent la bactérie dans les sinus clitoridiens, des corps caverneuses situés de chaque côté du clitoris. [1]

Équipement contaminé

Bien que la MCÉ soit traditionnellement considérée comme une maladie vénérienne, la bactérie peut également se propager par le biais d’équipement contaminé utilisé lors de l’élevage. [1]

Tout équipement qui entre en contact avec des pertes vaginales, du smegma ou du sperme provenant de chevaux infectés peut potentiellement transmettre la maladie à un autre cheval. [1]

Une stérilisation méticuleuse de l’ensemble de l’équipement est essentielle pour prévenir la propagation.

Étalons boute-en-train

Les étalons boute-en-train représentent une autre source connue d’infection. Ces étalons acquièrent généralement la bactérie par contact génital direct ou via de l’équipement contaminé. [1]

Si l’infection passe inaperçue, les étalons boute-en-train ont le potentiel de propager la MCÉ à de multiples juments au cours d’une saison de reproduction. [1]

Poulains nouveau-nés

La MCÉ peut se propager aux poulains nouveau-nés si leur mère est porteuse de la bactérie. [1][4] Bien que la MCÉ ne provoque pas de maladie chez ces poulains, les poulains affectés peuvent devenir porteurs de la bactérie et ainsi propager la maladie un fois qu’ils atteignent la maturité sexuelle. [1][4]

Les poulains nés de juments connues comme étant porteuses de la MCÉ doivent être testés pour la bactérie avant la reproduction. [1]

Insémination artificielle et transfert d’embryons

Étant donné que la MCÉ peut être excrétée dans le sperme, il y a un risque d’infection lors de l’utilisation de sperme contaminé pour l’insémination artificielle. Cependant, le risque d’infection semble relativement faible, d’après des recherches menées sur l’épidémie de 2008 aux États-Unis.

Pendant cette éclosion, seules cinq juments inséminées avec du sperme réfrigéré d’étalons porteurs ont été infectées. [5] Certaines données suggèrent que le sperme congelé présente un risque encore plus faible que le sperme réfrigéré, mais cela n’a pas été étudié de manière approfondie. [1]

À l’heure actuelle, le risque de transmission de la MCÉ durant le transfert d’embryons est relativement inconnu. [1] Toutefois, étant donné que les juments peuvent porter la bactérie dans leur muqueuse utérine, il semble probable que les embryons provenant d’une jument porteuse de la MCÉ puissent être contaminés. [1]

Diagnostic

La métrite contagieuse équine peut provoquer des symptômes similaires à ceux d’autres infections bactériennes, incluant celles qui causent l’endométrite. [1] La principale méthode de diagnostic de la MCÉ est la culture bactérienne, qui permet au vétérinaire de confirmer l’espèce bactérienne causant l’infection. [1][6]

Pour diagnostiquer l’infection, le vétérinaire utilise des écouvillons pour prélever des échantillons, qui sont ensuite cultivés en laboratoire pour identifier la bactérie.

  • Juments: des écouvillons sont prélevés dans la fosse clitoridienne, les sinus clitoridiens et l’endomètre. [1][6]
  • Étalons: des écouvillons sont prélevés sur le prépuce, la fosse urétrale et le fourreau (surface externe du pénis). [1][6]

Des techniques plus sensibles et rapides telles que les tests de réaction en chaîne de la polymérase (PCR) sont également disponibles. [1] Cette méthode est capable de détecter la présence d’ADN de T. equigenitalis dans des échantillons de l’appareil reproducteur.

Étant donné que la MCÉ peut être excrétée de façon intermittente, de nombreux vétérinaires effectuent 3 tests à un intervalle de 3 et 7 jours pour s’assurer qu’un résultat négatif est réellement négatif. [1] Il faut empêcher tous les chevaux dont le test est positif à la MCÉ de se reproduire jusqu’à ce que l’infection soit traitée et éliminée. [1]

Traitement

Puisque les étalons ne développent pas de maladie due à la MCÉ, le traitement visant à résoudre les symptômes ne s’applique qu’aux juments. L’objectif du traitement des juments est d’éliminer l’infection et de restaurer la fertilité. [1]

Le traitement principal de la MCÉ symptomatique est la perfusion intra-utérine d’antibiotiques. [1][6] Les antibiotiques couramment utilisés incluent :

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  • Sulfonamides potentialisés
  • Gentamicine
  • Pénicilline
  • Ceftiofur
  • Enrofloxacine
  • Nitrofurazone topique, notamment pour désinfecter les organes génitaux externes

Le choix de l’antibiotique doit être guidé par les résultats des tests de sensibilité aux antibiotiques, puisque Taylorella equigenitalis peut présenter une résistance à certains antibiotiques. L’enrofloxacine est parfois utilisée dans les cas de résistance.

Le traitement nécessite généralement plusieurs perfusions réparties sur plusieurs jours, combinées à des désinfectants topiques pour les organes génitaux externes. Les chevaux devraient être testés à nouveau pour la MCÉ dans les 21 jours suivant leur traitement pour confirmer qu’ils sont exempts de la maladie avant leur retour à l’élevage. [1]

Certaines juments et certains étalons nécessitent plusieurs rondes de traitement pour résoudre complètement l’infection. [1] Certains chevaux peuvent également avoir besoin d’antibiotiques systémiques. Dans de rares cas, l’ablation chirurgicale des sinus clitoridiens peut être nécessaire pour les juments qui ne répondent pas au traitement. [1]

Chevaux porteurs

Les juments porteuses hébergent généralement la bactérie dans et autour du clitoris, ce qui nécessite un traitement spécifique pour résoudre l’infection. Le traitement se déroule sur 4 à 5 jours et implique: [1][6]

  • Le nettoyage minutieux dans et autour du clitoris pour éliminer les débris
  • Le lavage de la zone avec des savons antibactériens, comme la chlorhexidine
  • Remplissage de la zone clitoridienne avec des antibiotiques

Les étalons porteurs subissent un processus de traitement similaire, concentré sur la fosse urétrale, le prépuce et la surface du pénis. [1][6]

Traitement du sperme

Les étalons porteurs de la MCÉ peuvent excréter la bactérie dans leur sperme, ce qui présente un risque d’infection pour les juments inséminée artificiellement.

Le traitement antibiotique du sperme réfrigéré réduit considérablement le nombre de bactéries, mais n’élimine pas complètement le risque d’infection. [1][5] La congélation du sperme peut réduire davantage la charge bactérienne. [1][5]

La plupart des prolongateurs de sperme actuellement utilisés contiennent des antibiotiques appropriés pour le contrôle de la MCÉ. [1]

Prévention

Puisqu’il n’existe pas de vaccin contre la MCÉ, les stratégies de prévention sont essentielles pour réduire la propagation de la maladie. [1] De nombreux pays, en particulier ceux considérés comme « exempts de MCÉ », ont des exigences spécifiques en matière de tests et de quarantaine pour les chevaux importés. [1]

Les principales mesures de prévention sont les tests de routine sur les animaux reproducteurs, la quarantaine ainsi que les tests sur les animaux importés.

Tests de routine sur les animaux reproducteurs

La plupart des pays n’ont pas d’exigences spécifiques en matière de tests pour la MCÉ au sein de leur population reproductrice, y compris pour l’insémination artificielle ou le transfert d’embryons. [7]

À titre d’exemple, les tests MCÉ sont volontaires aux États-Unis, malgré les éclosions précédentes. [8] Similairement, le Royaume-Uni dispose d’un code fonctionnant sur une base volontaire et fournissant les lignes directrices concernant le contrôle de la MCÉ, mais qui n’impose pas de tests avant la reproduction. [9]

Sans exigences strictes en matière de tests, il est possible que des chevaux porteurs non identifiés pendant la quarantaine propagent la maladie sans se faire remarquer. [7] De nombreux chercheurs et vétérinaires des pays sans MCÉ encouragent les gouvernements à développer des protocoles plus stricts pour les tests préalables à la reproduction domestique. [2][3][7][10]

Quarantaine et tests liés à l’importation

De nombreux pays considérés comme «exempts de MCÉ » exigent que tous les animaux reproducteurs importés soient soumis à une période de quarantaine et encouragent les tests pour exclure le statut de porteur de la MCÉ. [1]

Pour les juments, des protocoles de culture bactérienne basés sur des prélèvements clitoridiens et utérins répétés suffisent généralement à mettre un terme à la quarantaine des juments testées. [1] Même lorsque les juments ont un résultat négatif pour la bactérie, elles sont généralement traitées avec des antibiotiques pendant cinq jours avant d’être relâchées, comme mesure de protection supplémentaire. [3]

Les étalons requièrent des tests plus intensifs, car un seul étalon peut se reproduire avec de nombreuses juments et potentiellement les infecter chaque saison. Un étalon porteur importé qui n’a pas été détecté durant la quarantaine est la cause la plus probable de l’épidémie de MCÉ aux États-Unis en 2008. [1]

Les étalons sont généralement soumis à des tests de culture bactérienne ainsi qu’à des « accouplements tests », où l’étalon saillit des juments connues comme étant indemnes de MCÉ. Le fait de tester ces juments pour la MCÉ constitue une autre garantie contre l’introduction d’un étalon positif à la MCÉ dans la population générale. [1][3]

Les estimations suggèrent que jusqu’à 70 % des étalons positifs à la MCÉ ont des cultures bactériennes négatives pendant leur période de quarantaine et ne sont identifiés comme porteurs que lors des accouplements tests. [1][11]

Les étalons et juments dont le test est positif pendant la période de quarantaine sont traités, puis testés à nouveau 21 jours après leur dernier traitement. [3]

Il est intéressant de noter que les nouveau-nés, les poulains sevrés ainsi que ceux âgés de 1 à 2 ans (yearlings) ne sont généralement pas testés pour la MCÉ à l’importation. Puisque les poulains nés d’une jument positive peuvent être porteurs, ces jeunes chevaux importés représentent une source possible de MCÉ dans le cadre des politiques d’importation actuelles. [3]

Importation de sperme et d’embryons

L’utilisation accrue de technologies de procréation assistée, telles que l’insémination artificielle et le transfert d’embryons, présente un risque de transfert de MCÉ, car historiquement, le sperme et les embryons n’étaient pas testés pour la bactérie. [10]

Lors des récentes épidémies de MCÉ aux États-Unis et en Afrique du Sud, du sperme contaminé a été identifié comme étant une source courante d’infection pour les juments affectées. [10]

En réaction à ces éclosions, certains pays, dont le Canada, ont augmenté leurs exigences en matière d’importation de sperme et d’embryons. [3]

Les politiques peuvent exiger que le sperme soit stocké dans un prolongateur contenant des antibiotiques. [3] Certains pays exigent que le milieu de lavage utilisé pour collecter les embryons contienne des antibiotiques. [3]

De nouveaux tests PCR, basés sur l’identification de l’ADN de la bactérie T. equigenitalis, sont en cours de développement pour détecter la MCÉ dans le sperme. [12] À l’heure actuelle, ces tests ne sont pas suffisamment fiables pour une utilisation à grande échelle, mais pourraient être disponibles à l’avenir. [12]

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la métrite contagieuse équine chez les chevaux :

Résumé

  • La métrite contagieuse équine (MCÉ) est une maladie reproductive hautement contagieuse affectant les chevaux, causée par la bactérie Taylorella equigenitalis.
  • Les juments affectées peuvent souffrir d’infertilité temporaire. Bien que la MCÉ ne provoque des symptômes que chez les juments, les juments et les étalons peuvent tous deux propager la maladie.
  • Le traitement implique des perfusions intra-utérines d'antibiotiques pour éliminer la bactérie.
  • La MCÉ se propage le plus souvent lors d’une saillie en main, d’une insémination artificielle ou du contact avec de l’équipement d’élevage contaminé.
  • Les animaux porteurs importés sont la cause la plus fréquente d’épidémies dans les pays exempts de MCÉ. L’importation de sperme et d’embryons présente également un risque de transmission.
  • De bonnes politiques de biosécurité, incluant le dépistage de routine ainsi que la quarantaine des animaux importés, sont cruciales pour prévenir la propagation de la MCÉ.
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Références

  1. McKinnon, A. O. et al. Equine Reproduction. Wiley-Blackwell, 2010.
  2. Timoney, P. J. HORSE SPECIES SYMPOSIUM: Contagious Equine Metritis: An Insidious Threat to the Horse Breeding Industry in the United States1. Journal of Animal Science. 2011.
  3. Luddy, S. and Kutzler, M. A. Contagious Equine Metritis Within the United States: A Review of the 2008 Outbreak. Journal of Equine Veterinary Science. 2010.
  4. Ricketts, S. W. Contagious Equine Metritis (CEM). Equine Veterinary Education. 1996.
  5. Klein, C. et al. Effect of Antimicrobial-Containing Semen Extender on Risk of Dissemination of Contagious Equine Metritis. Journal of the American Veterinary Medical Association. 2012.
  6. Dascanio. J. J. et al., Eds. Equine Reproductive Procedures, 2nd edition. Wiley-Blackwell. 2021.
  7. Dennis, S. et al. Interstate Equine Semen and Embryo Shipment Regulations in the United States and Their Implications on Control of Disease Transmission. Journal of Equine Veterinary Science. 2014.
  8. Erdman, M. M. et al. Diagnostic and Epidemiologic Analysis of the 2008–2010 Investigation of a Multi-Year Outbreak of Contagious Equine Metritis in the United States. Preventive Veterinary Medicine. 2011.
  9. Surveillance for the Contagious Equine Metritis Organism in the UK, 2005 to 2009. Veterinary Record. 2010.
  10. Schulman, M. L. et al. Contagious Equine Metritis: Artificial Reproduction Changes the Epidemiologic Paradigm. Veterinary Microbiology. 2013.
  11. Timoney, P. J. et al. Contagious Equine Metritis: Efficacy of US Post-Entry Testing Protocols for Identifying Carrier Stallions and Mares. Journal of Equine Veterinary Science. 2016.
  12. Mawhinney, I. et al. Screening for Taylorella Equigenitalis in Equine Semen: An Exploratory Study. Journal of Equine Veterinary Science. 2022.