Le méloxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) utilisé sous la supervision d’un vétérinaire pour aider à gérer la douleur et l’inflammation chez les chevaux.
Les propriétaires de chevaux peuvent rencontrer le méloxicam dans le cadre d’un plan de traitement pour un inconfort musculosquelettique, une douleur postopératoire ou d’autres situations où la maîtrise de l’inflammation peut favoriser le confort et le rétablissement.
Comme les autres AINS, le méloxicam peut aider à réduire les signes liés à la douleur, mais il n’est pas sans risque. Les préoccupations potentielles comprennent des effets sur le tube digestif, les reins et la coagulation sanguine, particulièrement chez les chevaux déshydratés, médicalement fragiles ou recevant d’autres médicaments.
Poursuivez votre lecture pour découvrir comment le méloxicam agit chez les chevaux, dans quelles situations les vétérinaires peuvent le prescrire, quels effets secondaires surveiller et ce que les propriétaires doivent savoir sur son utilisation sécuritaire, les interactions médicamenteuses et les règlements de compétition.
Méloxicam pour les chevaux
Le méloxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) utilisé pour aider à gérer la douleur et l’inflammation chez les chevaux. Comme les autres AINS, le méloxicam agit en réduisant les messagers chimiques impliqués dans l’inflammation et la douleur.
Il est légèrement sélectif pour la COX-2, ce qui signifie qu’il agit davantage sur la voie inflammatoire que sur la voie de la COX-1, qui intervient dans la protection de l’estomac et la coagulation sanguine. Toutefois, le méloxicam agit tout de même sur les deux voies, de sorte que les risques pour le tube digestif et les reins ne sont pas éliminés. [2]
Dans certaines régions d’Europe et en Australie, des produits oraux et injectables à base de méloxicam sont approuvés pour les chevaux. Au Canada et aux États-Unis, l’utilisation du méloxicam chez les chevaux est extrahomologation, de sorte qu’un vétérinaire doit le prescrire au cas par cas. [1]
Les vétérinaires peuvent prescrire du méloxicam pour réduire la douleur et l’enflure associées à des problèmes touchant les muscles, les articulations ou les tissus mous. Dans certains pays, il est également utilisé pour soulager l’inconfort lié aux coliques.
Chez les chevaux, il peut être administré par voie orale ou par injection, selon le produit et la situation clinique. [1][3]
Le méloxicam n’est pas un antibiotique, un stéroïde ni un sédatif. Il ne traite pas les infections et ne remplace pas le repos, les soins des sabots, la chirurgie ou d’autres traitements lorsque ceux-ci sont nécessaires. Son rôle consiste à aider à maîtriser la douleur inflammatoire dans le cadre d’un plan de soins vétérinaires.

Formes disponibles
Le méloxicam est offert sous plusieurs formes vétérinaires. La disponibilité des produits et les utilisations approuvées varient selon le pays.
Les formes courantes comprennent : [1][2][3]
- Suspension liquide orale pour chevaux, comme la suspension orale Metacam à 15 mg/mL pour chevaux dans les pays où ce produit est approuvé
- Solutions injectables administrées par voie intraveineuse chez les chevaux lorsqu’il existe des produits homologués à cette fin
- Comprimés, liquides oraux et produits injectables principalement homologués pour les chiens et les chats, qui peuvent être envisagés pour une utilisation hors indication chez le cheval uniquement sous supervision vétérinaire
Les noms commerciaux couramment utilisés en médecine équine comprennent :
- Metacam®
- Mobic®
- Vivladex®
- Meloxidolor®
- MeloxivetTM
Les vétérinaires peuvent également demander des préparations personnalisées à une pharmacie de préparation magistrale, mais ces produits peuvent offrir moins de choix de doses que les produits commerciaux approuvés. [1]
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Classe pharmacologique : anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Les AINS sont un groupe de médicaments utilisés pour réduire l’inflammation, la douleur et la fièvre. Chez les chevaux, les AINS couramment mentionnés comprennent la phénylbutazone (« bute »), la flunixine méglumine (Banamine®), le firocoxib (Equioxx®) et le méloxicam.
Chaque type d’AINS agit de façon similaire, mais ils diffèrent quant à l’intensité avec laquelle ils agissent sur les voies inflammatoires et protectrices de l’organisme, à leur durée d’action et aux affections pour lesquelles ils sont approuvés. [2][4]
Aucun AINS n’est le meilleur choix pour tous les chevaux ou tous les problèmes. Le choix dépend de l’affection, des antécédents médicaux du cheval, des autres médicaments administrés, du mode d’administration du médicament et des règles de compétition ou d’autres règlements pertinents.
Mécanisme d’action
Comme les autres AINS, le méloxicam agit en bloquant les enzymes cyclo-oxygénases (COX). Ces enzymes contribuent à la production de prostaglandines, des messagers chimiques qui participent à la douleur, à la fièvre et à l’inflammation. [2]
La réduction de la production de prostaglandines peut soulager l’inconfort, mais ces mêmes messagers remplissent également des fonctions essentielles dans l’organisme, notamment : [2]
- Aider à protéger la paroi de l’estomac
- Soutenir la circulation sanguine dans les reins dans certaines situations
- Jouer un rôle dans la coagulation sanguine
C’est pourquoi les bienfaits potentiels de l’utilisation des AINS doivent être évalués en tenant compte des risques potentiels associés à l’interférence avec ces systèmes. [2]
Le méloxicam est légèrement sélectif pour la COX-2, ce qui signifie qu’il agit davantage sur les enzymes COX-2 que sur les enzymes COX-1. Les voies enzymatiques de la COX-2 sont plus étroitement liées à l’inflammation, tandis que celles de la COX-1 sont davantage associées à la protection de l’estomac et à la coagulation.
Cette sélectivité peut réduire le risque de certains effets secondaires comparativement aux AINS plus anciens qui ne sont pas sélectifs, mais elle n’élimine pas les risques pour le système digestif, les reins ou les autres risques associés aux AINS. [2][4]
Utilisations chez les chevaux
Dans l’Union européenne et en Australie, des produits à base de méloxicam destinés aux chevaux ont été approuvés pour soulager l’inflammation et la douleur associées à des problèmes à court ou à long terme touchant les muscles, les articulations et les tissus mous connexes. Certains produits injectables européens sont également indiqués pour la douleur associée aux coliques dans certaines situations. [1][3]
Au Canada et aux États-Unis, aucun produit à base de méloxicam n’est actuellement homologué pour les chevaux. Par conséquent, son utilisation chez les chevaux est considérée comme une utilisation hors homologation, aussi appelée utilisation hors indication. Une utilisation hors homologation signifie qu’un vétérinaire prescrit un médicament d’une manière qui n’est pas précisément décrite sur l’étiquette du produit approuvé, par exemple pour une autre espèce, une autre affection, une autre dose ou une autre voie d’administration. [1]
L’utilisation hors homologation est permise en vertu des règles de prescription vétérinaire lorsqu’aucune solution de rechange approuvée pour les chevaux n’est disponible. Dans ces cas, les vétérinaires se fondent sur les recherches publiées, leur expérience clinique et des plans de traitement établis pour déterminer si le méloxicam est approprié et comment le cheval doit être surveillé. [1]
La recherche et les données cliniques appuient l’utilisation du méloxicam dans plusieurs situations douloureuses chez les chevaux, notamment : [4][5][6][7][8][9][10]
- Douleurs musculaires, articulaires et des tissus mous : Des études sur le terrain et des études cliniques portant sur le méloxicam administré par voie orale ont fait état d’une amélioration des signes liés à la boiterie chez les chevaux.
- Douleur abdominale : Une revue de l’utilisation des AINS contre la douleur abdominale chez les chevaux incluait le méloxicam et indiquait des possibilités d’utilisation dans certaines conditions.
- Douleur après une chirurgie : Le méloxicam a été étudié après des interventions comme la castration et la chirurgie de l’intestin grêle. Les résultats varient d’une étude à l’autre. Certains travaux suggèrent que la flunixine méglumine pourrait mieux maîtriser la douleur interne, ou liée aux organes, après certaines chirurgies, tandis que d’autres études font état d’un soulagement global de la douleur semblable avec le méloxicam et la flunixine dans des modèles expérimentaux d’inflammation.
- Douleur liée à l’inflammation : Des études de recherche ont comparé le méloxicam et la flunixine méglumine quant aux comportements associés à la douleur et aux signes d’inflammation chez les chevaux.
Le méloxicam ne remplace pas la recherche et le traitement du problème sous-jacent. Votre vétérinaire déterminera si un AINS est approprié, quel médicament convient le mieux et quels autres soins sont nécessaires pour votre cheval, comme du repos, des examens d’imagerie, une chirurgie ou d’autres traitements.
Voies d’administration
Selon le produit et les besoins cliniques, le méloxicam peut être administré : [1][3]
- Par voie orale : Les liquides oraux sont couramment utilisés pour la prise en charge continue des douleurs musculaires et articulaires lorsqu’ils sont homologués ou prescrits à cette fin.
- Dans une veine (par voie intraveineuse) : Les produits injectables, lorsqu’ils sont disponibles et prescrits, sont administrés par un vétérinaire ou sous sa supervision.
Comme le méloxicam est utilisé hors indication en Amérique du Nord, aucune posologie standard n’a été établie.
Conservation
Conservez le méloxicam conformément aux directives figurant sur l’étiquette du produit ou à celles fournies par votre vétérinaire ou votre pharmacien. Les exigences de conservation peuvent varier d’un produit à l’autre; suivez donc toujours les directives propres au médicament prescrit à votre cheval.
En général, le méloxicam doit être conservé dans son contenant d’origine, avec le couvercle bien fermé. Conservez-le à l’abri de la lumière directe et dans un endroit sûr, hors de la portée des enfants et des animaux.
Certains produits liquides ont des exigences précises en matière de température ou doivent être utilisés dans un certain délai après leur ouverture. Vérifiez l’étiquette ou consultez votre vétérinaire ou votre pharmacien en cas de doute. N’utilisez pas le méloxicam après la date de péremption. [2]
Mises en garde et précautions de sécurité
Pour réduire le risque de réactions indésirables, les AINS doivent être utilisés à la dose efficace la plus faible pendant la durée minimale nécessaire.
Une prudence accrue est requise lors de la prescription ou de l’administration d’AINS aux chevaux qui présentent déjà une maladie rénale ou intestinale, ainsi qu’à ceux qui reçoivent d’autres médicaments ayant un effet sur l’estomac, les reins ou la coagulation. [2] Signalez tout antécédent d’ulcères, de maladie rénale ou de réactions antérieures aux AINS avant le début du traitement.
Surveillance
Pendant le traitement au méloxicam, le vétérinaire prescripteur peut recommander les types de surveillance suivants :
- Appétit, quantité et qualité des crottins, comportement et consommation d’eau
- Analyses sanguines pour vérifier les valeurs rénales et hépatiques avant ou pendant les traitements prolongés
- Réévaluation de la boiterie ou du confort afin de confirmer la réponse au traitement
Les plans de surveillance varient selon la durée de prescription du médicament, l’âge et l’état de santé du cheval, ainsi que l’utilisation d’autres médicaments. L’objectif est de confirmer que le méloxicam procure un soulagement significatif sans créer de risque évitable.
Contre-indications
Les contre-indications sont des circonstances dans lesquelles un médicament doit être évité ou utilisé uniquement avec prudence.
Le méloxicam doit généralement être évité, ou utilisé uniquement avec une extrême prudence sous supervision vétérinaire, chez les chevaux présentant : [2][3]
- Une allergie ou une sensibilité connue au méloxicam ou à d’autres AINS
- Des ulcères ou des saignements actifs de l’estomac ou de l’intestin, ou des antécédents de lésions intestinales graves causées par des AINS
- Une maladie rénale, hépatique ou cardiaque importante, particulièrement lorsque le cheval est déshydraté ou présente une faible pression artérielle
- Des troubles de la coagulation ou des situations où une diminution de la coagulation constitue une préoccupation majeure
- L’utilisation d’autres AINS, de corticostéroïdes ou d’autres médicaments qui augmentent les risques gastro-intestinaux ou rénaux, à moins qu’un vétérinaire ait expressément planifié et surveillé cette association
Les renseignements européens sur le produit Metacam® recommandent également de faire preuve de prudence chez les chevaux destinés à la reproduction, ainsi que pendant la gestation ou la lactation, puisque l’innocuité n’a pas été entièrement établie dans toutes ces situations. Ne traitez les chevaux gestants, allaitants ou reproducteurs que sous la supervision directe d’un vétérinaire. [3]
Les poulains ainsi que les chevaux déshydratés, âgés ou gravement malades peuvent présenter un risque accru d’effets secondaires associés aux AINS. [2]
Effets secondaires
Comme pour les autres AINS, les effets secondaires les plus importants touchent le système digestif et les reins. Ces risques font partie des préoccupations générales en matière d’innocuité associées à l’utilisation des AINS chez les chevaux.
Les effets secondaires possibles comprennent : [11][2]
- Diminution de l’appétit, abattement ou inconfort semblable à des coliques
- Diarrhée ou crottins mous
- Ulcères buccaux ou autres signes d’irritation du tube digestif
- Changements pouvant indiquer un stress rénal, comme une faible production d’urine
- Enflure ou douleur au point d’injection avec les produits injectables
- Dans de rares cas, réactions allergiques
Une étude a révélé qu’une dose élevée de méloxicam rendait la muqueuse de l’estomac plus perméable, ou « perméable ». Un cheval participant à l’étude a développé une colite dorsale droite et des complications connexes. Cette observation appuie la nécessité d’un dosage et d’une surveillance rigoureux, plutôt que de présumer que le méloxicam ne présente aucun risque pour le système digestif. [11]
Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente une diminution de l’appétit, des signes de coliques, de la diarrhée, des crottins noirs ou sanguinolents, un abattement inhabituel, une enflure, de l’urticaire ou tout changement soudain pendant le traitement au méloxicam.
Toxicité aiguë (surdose)
Une surdose ou l’administration de plus d’un AINS peut augmenter le risque de lésions digestives graves, de dommages aux reins et d’autres complications. [2][11]
Suivez ces étapes si vous soupçonnez que votre cheval a reçu trop de méloxicam, a mangé les médicaments d’un autre cheval ou a reçu plus d’un AINS par erreur :
- Déplacez le cheval dans une stalle tranquille
- N’administrez pas d’autres AINS, corticostéroïdes ou remèdes maison, sauf si votre vétérinaire vous le demande
- Communiquez immédiatement avec votre vétérinaire, ou avec une clinique d’urgence si votre vétérinaire habituel n’est pas disponible
En cas de surdose soupçonnée, une évaluation vétérinaire demeure nécessaire même si le cheval semble aller bien. Une intervention précoce offre les meilleures chances d’obtenir un résultat favorable.
Interactions médicamenteuses
Les principales interactions préoccupantes avec le méloxicam et les autres AINS comprennent : [2]
- Autres AINS : Peuvent augmenter le risque d’effets secondaires digestifs et rénaux
- Corticostéroïdes : Peuvent augmenter le risque d’ulcères digestifs lorsqu’ils sont combinés à des AINS
- Anticoagulants ou autres médicaments qui influencent la coagulation : Peuvent augmenter le risque de saignement
- Certains antibiotiques : Peuvent accroître le risque de dommages aux reins chez les chevaux vulnérables
- Autres médicaments qui se lient aux protéines sanguines : Peuvent entrer en compétition les uns avec les autres dans la circulation sanguine
Ne commencez pas, n’arrêtez pas et ne combinez pas des médicaments contre la douleur sans l’avis d’un vétérinaire. Cela comprend la combinaison de médicaments sur ordonnance avec des produits en vente libre ou des suppléments que votre vétérinaire n’a pas évalués.
Statut réglementaire et considérations juridiques
Le méloxicam est un médicament sur ordonnance approuvé pour un usage vétérinaire.
Les règles de prescription dépendent du pays et du produit : [1][3]
- Union européenne et Australie : Les produits à base de méloxicam homologués pour les chevaux, y compris Metacam® par voie orale, sont approuvés pour des utilisations précises liées à la douleur et à l’inflammation.
- Canada et États-Unis : L’utilisation du méloxicam chez les chevaux est généralement hors homologation, puisqu’aucun produit oral n’a été approuvé pour une utilisation équine dans ces territoires.
Le méloxicam n’est pas un médicament en vente libre pour les chevaux. Utilisez uniquement les produits délivrés ou prescrits pour votre cheval et suivez exactement les directives figurant sur l’étiquette de l’ordonnance.
Statut en compétition
Selon la liste des substances interdites de la FEI pour les chevaux, le méloxicam est classé comme médicament contrôlé. Les médicaments contrôlés peuvent être utilisés dans le cadre d’un traitement légitime, mais les chevaux ne doivent plus présenter de traces de la substance au moment de la compétition, conformément aux règles de la FEI. [12]
Le document de référence de la FEI sur les temps de détection indique un temps de détection de 72 heures (3 jours) pour les protocoles d’administration orale et intraveineuse du méloxicam qui y sont décrits, y compris un protocole publié pour Metacam® par voie orale.
Le temps de détection n’est pas la même chose que le délai de retrait. Le temps de détection est une indication de laboratoire fondée sur une dose, une voie d’administration et des conditions d’étude précises. Le délai de retrait est établi par le vétérinaire traitant et doit comprendre une marge de sécurité adaptée au cheval, au produit, à la dose et à la sensibilité du test. [13]
Consultez toujours la liste à jour des substances interdites de la FEI ainsi que les règlements de votre discipline avant de participer à une compétition. Les fédérations nationales et d’autres organisations peuvent appliquer des politiques différentes.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’utilisation du méloxicam chez les chevaux :
Le méloxicam est utilisé chez les chevaux pour aider à maîtriser la douleur et l’inflammation, particulièrement celles causées par des problèmes musculaires, articulaires et des tissus mous. Dans les pays où des produits homologués pour les chevaux sont approuvés, le méloxicam oral peut être utilisé pour traiter la douleur musculosquelettique à court ou à long terme, et certains produits injectables sont homologués pour certaines situations de douleur liée aux coliques. Au Canada et aux États-Unis, l’utilisation du méloxicam chez les chevaux est généralement hors homologation et doit être prescrite par un vétérinaire. [1][3]
Le méloxicam est approuvé pour les chevaux dans certains pays, mais pas de la même façon partout. Des produits à base de méloxicam homologués pour les chevaux sont offerts dans certaines régions d’Europe et en Australie pour des utilisations précises liées à la douleur et à l’inflammation. Au Canada et aux États-Unis, l’utilisation du méloxicam chez les chevaux est généralement hors homologation, ce qui signifie qu’un vétérinaire doit déterminer s’il convient au cheval et à la situation en question. [1][3]
Le méloxicam agit chez les chevaux en réduisant les prostaglandines, qui sont des messagers chimiques intervenant dans la douleur, la fièvre et l’inflammation. Pour ce faire, il bloque les enzymes cyclooxygénases, ou COX. Le méloxicam est souvent décrit comme étant plus sélectif envers la COX-2 que certains AINS plus anciens, mais il affecte tout de même les mécanismes protecteurs intervenant dans la santé digestive, la circulation sanguine vers les reins et la coagulation. [2]
Le méloxicam n’est pas le même médicament que la phénylbutazone ou le Banamine, mais tous les trois sont des AINS utilisés pour maîtriser la douleur et l’inflammation chez les chevaux. La phénylbutazone est couramment appelée « bute », Banamine est un nom commercial courant de la flunixine méglumine, et le méloxicam est un AINS différent ayant son propre statut d’approbation, ses propres considérations posologiques et son propre profil d’innocuité. Aucun AINS n’est le meilleur choix pour tous les chevaux ou toutes les affections. Le choix dépend du problème du cheval, de ses antécédents médicaux, des autres médicaments qu’il reçoit, de la voie d’administration et des règlements de compétition. [2][4]
Le méloxicam peut être administré aux chevaux par voie orale ou par injection intraveineuse, selon le produit et le plan de traitement du vétérinaire. Les produits liquides oraux sont couramment utilisés pour traiter la douleur musculosquelettique lorsqu’ils sont homologués ou prescrits à cette fin. Les produits injectables, lorsqu’ils sont offerts et appropriés, sont administrés dans une veine par un vétérinaire ou sous sa supervision. Le méloxicam injectable ne doit pas être administré par une voie non approuvée. [1][3]
Les propriétaires de chevaux ne doivent pas administrer de méloxicam sans les directives d’un vétérinaire. Le méloxicam est un médicament d’ordonnance et, en Amérique du Nord, son utilisation chez les chevaux est généralement hors homologation. Un vétérinaire doit déterminer si un AINS est approprié, quel produit utiliser, la dose à administrer, la durée du traitement et la façon dont le cheval doit être surveillé. L’administration de méloxicam sans supervision peut augmenter le risque de problèmes digestifs ou rénaux, ou d’interactions médicamenteuses.
Les effets secondaires du méloxicam chez les chevaux peuvent comprendre une diminution de l’appétit, de l’abattement, un inconfort semblable à des coliques, de la diarrhée ou des crottins mous, une irritation du tube digestif, des ulcères buccaux, des problèmes rénaux, une enflure au site d’injection et, dans de rares cas, des réactions allergiques. Ces risques sont semblables à ceux des autres AINS, puisque les prostaglandines contribuent également à protéger l’estomac et à maintenir le débit sanguin rénal dans les situations où le cheval est vulnérable. L’utilisation de fortes doses dans le cadre de recherches a été associée à une augmentation de la perméabilité gastrique et, chez un cheval, à une grave inflammation du gros côlon. Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente des changements d’appétit, de la diarrhée, des signes de coliques, des crottins noirs ou sanglants, de l’urticaire, une enflure ou un abattement soudain pendant qu’il reçoit du méloxicam. [2][11]
Le méloxicam peut contribuer à l’irritation du tube digestif chez les chevaux, notamment au risque d’ulcères ou à l’apparition de signes semblables à ceux des coliques, surtout lorsqu’il est utilisé incorrectement ou chez des chevaux présentant un risque plus élevé. Bien que le méloxicam soit souvent décrit comme étant plus préférentiel pour la COX-2 que certains AINS plus anciens, il n’est pas exempt de risques pour le tube digestif. Les chevaux qui présentent des ulcères actifs, une maladie digestive grave, une déshydratation ou des lésions digestives antérieures liées aux AINS nécessitent une surveillance vétérinaire particulièrement étroite. [2][3][11]
Le méloxicam peut affecter les reins d’un cheval, surtout si celui-ci est déshydraté, présente une hypotension, est gravement malade ou souffre déjà d’une maladie rénale. Les AINS peuvent perturber l’action des prostaglandines qui contribuent à maintenir le débit sanguin rénal dans les situations où le cheval est vulnérable. Votre vétérinaire peut recommander des analyses sanguines avant ou pendant un traitement prolongé afin de surveiller les paramètres rénaux et hépatiques. Les chevaux qui reçoivent du méloxicam doivent avoir accès à de l’eau propre, à moins qu’un vétérinaire ait restreint leur consommation d’eau pour une raison médicale précise. [2]
En général, les chevaux ne devraient pas recevoir de méloxicam, ou ne devraient en recevoir qu’avec une extrême prudence vétérinaire, s’ils présentent une sensibilité connue au méloxicam ou à d’autres AINS, des ulcères ou des saignements digestifs actifs, une maladie rénale, hépatique ou cardiaque importante, ou des troubles de la coagulation. Une prudence accrue est également nécessaire chez les chevaux déshydratés, les poulains, les chevaux âgés, les chevaux gravement malades et ceux qui reçoivent des médicaments augmentant les risques digestifs ou rénaux. Les juments gestantes ou allaitantes et les chevaux reproducteurs ne devraient recevoir du méloxicam que sous la supervision directe d’un vétérinaire, puisque son innocuité n’est pas entièrement établie dans toutes ces situations. [2][3]
Le méloxicam ne devrait pas être combiné à de la phénylbutazone, au Banamine, à d’autres AINS ou à des corticostéroïdes, à moins qu’un vétérinaire ait expressément planifié et surveillé cette association. La combinaison de plusieurs AINS peut augmenter le risque de lésions digestives et de problèmes rénaux. La combinaison d’AINS et de corticostéroïdes peut également accroître le risque d’ulcères. Informez votre vétérinaire de tous les médicaments et suppléments que reçoit votre cheval avant de commencer un traitement au méloxicam. [2]
Le méloxicam peut être utilisé à long terme chez certains chevaux lorsqu’un vétérinaire détermine que les bienfaits l’emportent sur les risques. Les traitements prolongés par des AINS nécessitent une surveillance plus étroite, puisque les effets secondaires digestifs et rénaux prennent davantage d’importance avec le temps. Votre vétérinaire peut réévaluer le confort, l’appétit, les crottins, l’hydratation, les paramètres rénaux et hépatiques, ainsi que la nécessité de poursuivre le médicament. L’utilisation à long terme ne devrait pas se poursuivre automatiquement sans réévaluation vétérinaire. [3][5]
Si votre cheval reçoit trop de méloxicam, cessez de lui administrer d’autres AINS et communiquez immédiatement avec votre vétérinaire ou une clinique d’urgence. Une surdose, un accès accidentel au médicament d’un autre cheval ou l’administration de plus d’un AINS peuvent augmenter le risque de lésions intestinales graves, de dommages aux reins et d’autres complications. Une évaluation vétérinaire rapide est importante, même si le cheval semble encore normal. Ne lui donnez pas de corticostéroïdes, d’autres analgésiques ni de remèdes maison, sauf si votre vétérinaire vous demande de le faire. [2][11]
Le méloxicam peut permettre à un cheval endolori de se déplacer plus confortablement en réduisant la douleur et l’inflammation, mais il ne s’agit pas d’un stimulant ni d’un produit améliorant les performances en ce sens. L’utilisation de tout AINS pour masquer la douleur afin qu’un cheval puisse s’entraîner ou participer à une compétition alors qu’il n’est pas en état de le faire soulève des préoccupations en matière de bien-être. Les décisions thérapeutiques doivent viser à diagnostiquer et à prendre en charge le problème sous-jacent, et non simplement à améliorer temporairement les mouvements du cheval. Les chevaux de compétition doivent également respecter les règles de leur discipline concernant les médicaments. [4][12]
Le méloxicam n’est pas simplement autorisé en compétition selon les règles de la FEI, puisqu’il est classé comme médicament contrôlé. Les médicaments contrôlés peuvent être utilisés dans le cadre d’un traitement vétérinaire légitime, mais le cheval ne doit présenter aucune trace de la substance au moment de la compétition, conformément aux règles applicables. La liste des temps de détection de la FEI mise à jour le 16 décembre 2024 indique un temps de détection de 72 heures pour certains protocoles d’administration orale et intraveineuse du méloxicam, mais le temps de détection n’est pas la même chose que le délai de retrait. Votre vétérinaire doit établir un délai de retrait approprié comprenant une marge de sécurité selon le cheval, le produit, la dose et les règles de la compétition. [12][13]
Résumé
Le méloxicam est un AINS sur ordonnance utilisé sous la supervision d’un vétérinaire pour aider à soulager la douleur et l’inflammation chez les chevaux. Bien qu’il puisse être utile dans certains cas, il comporte tout de même des risques importants pour le système digestif, les reins et la coagulation, ainsi que des risques d’interactions médicamenteuses et liés aux compétitions.
- Le méloxicam peut être prescrit pour soulager les douleurs musculaires, articulaires, abdominales, postopératoires ou des tissus mous, selon l’état du cheval et les homologations locales du produit
- Au Canada et aux États-Unis, l’utilisation du méloxicam chez les chevaux est hors homologation; la posologie et la surveillance doivent donc être déterminées par un vétérinaire
- Une prudence accrue est nécessaire chez les chevaux qui présentent des ulcères, une maladie rénale, une déshydratation ou des troubles de la coagulation, ainsi que chez ceux qui reçoivent simultanément un autre AINS ou un corticostéroïde
- Les propriétaires doivent surveiller toute diminution de l’appétit, diarrhée, signe de colique, réduction de la production d’urine, enflure, urticaire ou changement soudain pendant le traitement
- Le méloxicam est réglementé en compétition, et le délai de retrait doit être établi par le vétérinaire traitant en fonction du cheval et du protocole utilisé
Références
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