Les mélanomes sont un type de tumeur cutanée, ou néoplasme, le plus souvent observé chez les chevaux gris âgés. Jusqu’à 80 % des chevaux gris âgés de 15 ans ou plus développent des mélanomes au cours de leur vie. [1][2][3]
Alors que les mélanomes humains sont généralement agressifs, ceux dont les chevaux gris sont atteints restent souvent bénins (dormants) sans causer de problèmes. Toutefois, ces tumeurs peuvent métastaser vers les organes internes, les muscles et d’autres tissus. Par conséquent, sans intervention, ils peuvent représenter un risque mortel. [3]
Il existe plusieurs traitements pour les mélanomes chez le cheval, incluant l’ablation chirurgicale, la thérapie au laser et la cryothérapie. Tous les mélanomes ne réagissent pas de la même manière aux traitements, et de nouveaux nodules peuvent apparaître ultérieurement. [4]
Si vous avez un cheval gris, examinez régulièrement sa peau à la recherche de signes de mélanomes. Si vous en détectez, consultez rapidement votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic définitif et un traitement approprié.
Mélanomes chez les chevaux
Les mélanomes sont un type de tumeur fréquent chez les chevaux. Ils se manifestent sous forme de petits nodules sur les zones glabres (non poilues) de la peau. Ils peuvent apparaître seuls ou en grappes à différents endroits, comme sous la queue dans la région périnéale, autour des paupières ou sur les lèvres.
Ces tumeurs proviennent des mélanocytes, des cellules responsables de la production de la mélanine, un pigment. [10] Bien que les mélanomes chez les chevaux soient généralement bénins et qu’ils se développent lentement, ils peuvent devenir malins et invasifs dans certains cas.
Dans de rares cas, ces nodules peuvent évoluer vers une plaie ouverte ou un ulcère. [2][3][5]
Bien que la cause exacte des mélanomes chez le cheval soit encore à l’étude, il existe une prédisposition génétique connue chez les chevaux gris.
Mélanomes bénins
Les mélanomes bénins sont considérés comme non cancéreux. Cela signifie que la tumeur ne se propage pas à d’autres parties du corps, qu’elle n’envahit pas les tissus voisins et qu’elle n’est généralement pas considérée comme une menace sérieuse pour la santé du cheval.
Ces mélanomes apparaissent souvent sous forme de petits nodules fermes et foncés sous la peau et peuvent survenir n’importe où sur le corps. Bien que ces tumeurs puissent se développer lentement avec le temps, elles restent souvent localisées et ne se propagent pas aux organes internes. Elles sont moins susceptibles de provoquer des complications telles qu’une ulcération ou un saignement. [3]
Mélanomes malins
Les mélanomes malins sont considérés comme cancéreux, ce qui signifie qu’ils peuvent potentiellement métastaser (se propager) vers d’autres parties du corps. Chez les chevaux, ces mélanomes présentent souvent des bords irréguliers, au lieu d’apparaître sous forme de petits nodules bien délimités.
Ces tumeurs cancéreuses peuvent infiltrer les tissus environnants et perturber le fonctionnement des organes, entraînant des complications de santé. Dans les cas graves, les mélanomes malins peuvent être mortels pour les chevaux. [3]
Certains chercheurs suggèrent que tous les mélanomes, y compris ceux qui sont bénins, devraient être classés comme malins, car ils ont tous le potentiel de le devenir. [2] Selon une étude, environ 66 % des mélanomes finissent par devenir malins avec le temps. [10] Toutefois, une autre étude a indiqué que seulement 14 % d’entre eux deviennent malins, ce qui laisse penser que l’estimation de 66 % pourrait être inexacte. [26]
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Types de mélanomes
Il existe quatre types principaux de mélanomes pouvant survenir chez les chevaux. Il est important de comprendre ces différents types, puisqu’ils influencent les traitements recommandés et ont un impact sur le pronostic. [4][7][9]
Nævus mélanocytaire
Un nævus mélanocytaire, souvent appelé grain de beauté, est une excroissance cutanée bénigne formée par l’accumulation de mélanocytes. Ces masses peuvent se développer chez n’importe quel cheval, peu importe sa race, sa couleur et son âge.
Ces lésions sont généralement bien définies et peuvent être plates ou légèrement surélevées, se présentant sous forme de taches ou de plaques pigmentées foncées sur la peau.
Bien que ces mélanomes ne posent généralement pas de risque pour la santé, tout changement soudain au niveau de l’apparence ou de la taille est préoccupant et justifie un examen vétérinaire.
Mélanome dermique
Les mélanomes dermiques sont le type de mélanome le plus courant chez les chevaux. Ces tumeurs bénignes se forment dans la peau (le derme) et varient en taille.
On retrouve généralement les mélanomes dermiques chez les chevaux adultes gris et ils apparaissent fréquemment sous la queue et autour de l’anus.
Même si de nombreux mélanomes dermiques chez le cheval restent bénins, certains peuvent progresser vers une forme maligne et se propager à d’autres tissus.
Mélanomatose dermique
La mélanomatose dermique désigne une affection caractérisée par l’apparition de multiples mélanomes ou tumeurs mélanocytaires sur la peau.
Alors que le mélanome dermique implique une ou deux masses cutanées distinctes, les chevaux atteints de mélanomatose dermique présentent habituellement plusieurs lésions qui convergent pour former une masse volumineuse.
Les deux types partagent des similitudes histologiques, ce qui signifie que les tissus affectés présentent des caractéristiques communes lorsqu’ils sont examinés au microscope. [10]
Mélanome malin anaplasique
Le mélanome malin anaplasique est une forme rare et particulièrement agressive de mélanome cancéreux, caractérisée par la présence de cellules anaplasiques (indifférenciées). Ces cellules se développent et se divisent rapidement, rendant ce type de tumeur plus agressif et plus difficile à traiter.
Comme les tumeurs anaplasiques métastasent et envahissent les tissus avoisinants, le pronostic pour les chevaux atteints est généralement sombre.
Génétique
On pense que les mélanomes ont une composante génétique en ce qui concerne les chevaux gris. Ces tumeurs proviennent des mélanocytes, les cellules responsables de la production de pigment dans le corps du cheval. À mesure que les chevaux vieillissent et que leur robe devient grise, le métabolisme de la mélanine est perturbé. [10]
En 2008, des chercheurs ont identifié une mutation dans le gène STX17 responsable du processus de grisonnement chez les chevaux. Les chevaux homozygotes pour cette mutation, c’est-à-dire portant deux copies de cette mutation, grisonnent non seulement plus rapidement, mais présentent également un risque accru de mélanome et de vitiligo. [5]
Cette mutation génétique est particulièrement répandue chez certaines races comme les Andalous, les Arabes et les Lipizzans, qui sont fréquemment touchés par les mélanomes. [6]
Mélanomes chez les chevaux non gris
Bien que les mélanomes soient le plus souvent observés chez les chevaux gris, ils peuvent survenir quelle que soit la couleur de la robe. Les chevaux ayant des robes plus foncées, comme les alezans ou les bais, sont davantage susceptibles de développer des tumeurs agressives et malignes. [11]
Ce risque accru est probablement dû à l’activité plus élevée des mélanocytes de leur peau, qui est plus pigmentée. Les tumeurs apparaissent généralement autour du tronc, de l’abdomen ou des membres chez les jeunes chevaux. [7][8]
« Alors que de nombreux mélanomes équins se développent lentement et restent bénins pendant des années, d'autres peuvent devenir localement invasifs, voire métastaser. Une surveillance régulière et une intervention rapide sont essentielles, en particulier lorsque les tumeurs sont situées près de structures anatomiques importantes comme la glande parotide ou sous la queue, près du rectum. »
— Dre Madison Ricard, D.M.V., Ph. D., DACVP, PASFormatrice vétérinaire chez Mad Barn
Signes cliniques
Les signes cliniques des mélanomes chez les chevaux varient en fonction de la taille et de l’emplacement de la tumeur. Les mélanomes apparaissent généralement sous forme de nodules foncés et fermes sur les zones sans poils du corps du cheval, notamment les régions suivantes : [6][7]
- Le périnée (zone sans poils sous la queue)
- L’attache de la queue
- Les lèvres, les oreilles et les paupières
- L’encolure
- Les organes génitaux
Certains chevaux peuvent également développer des mélanomes internes près des ganglions lymphatiques parotidiens. Ces ganglions sont situés dans la région sous l’oreille, et s’étendent vers la gorge. [7]
Les mélanomes peuvent grossir et s’ulcérer, provoquant l’écoulement d’un liquide noir épais. [11] Si de gros mélanomes se développent autour du périnée et de l’anus, ils peuvent gêner la défécation du cheval.
Facteurs de risque
Il est important de reconnaître les facteurs de risque associés aux mélanomes chez les chevaux pour une prise en charge proactive et une intervention rapide. Les principaux facteurs influençant le risque de mélanomes chez un cheval incluent :
- L’âge
- La couleur de la robe
- La couleur de la peau
À mesure que les chevaux gris vieillissent, leur robe perd progressivement sa pigmentation en raison de la diminution de la mélanine dans la tige de leurs poils. Cela peut altérer la régulation des mélanocytes, entraînant leur prolifération anormale et la formation de tumeurs. [12][13]
D’autres facteurs de risque potentiels comprennent : [3][13]
- La génétique et des antécédents familiaux
- L’exposition au soleil (facteur débattu par les chercheurs)
Diagnostic
Votre vétérinaire posera un diagnostic de mélanome à l’aide d’un examen clinique, en utilisant des techniques d’imagerie et dans certains cas, une biopsie cutanée. Il pourra également examiner les zones du corps du cheval où les mélanomes sont fréquents, comme sous la queue, et palper à la recherche de nodules ou de masses.
Une procédure appelée ponction à l’aiguille peut être réalisée afin de confirmer le diagnostic et déterminer si le mélanome est malin. Lors de cette procédure, un petit échantillon de tissu est prélevé et soumis à un examen cytologique. [2][6]
En se basant sur ces résultats, un pathologiste vétérinaire classera le mélanome comme bénin ou malin.
Diagnostic différentiel
Dans le cadre du processus de diagnostic des mélanomes, votre vétérinaire devra écarter d’autres affections cutanées présentant des signes cliniques similaires.
- Lymphosarcome cutané : également appelé lymphome cutané, il s’agit d’un type de cancer qui prend naissance dans les lymphocytes (un type de globule blanc) et affecte principalement la peau. Cette tumeur maligne peut se manifester par des nodules, des plaques ou des ulcères cutanés. [8][14]
- Sarcoïdes : ces tumeurs non cancéreuses se présentent sous forme d’excroissances cutanées surélevées, squameuses ou ulcérées, de formes et de tailles variées. Les sarcoïdes affectent fréquemment des zones telles que la tête, l’encolure, la poitrine et les membres, et sont généralement observées chez les jeunes chevaux. [8]
- Maladie pyogranulomateuse : cette maladie inflammatoire systémique rare entraîne la formation de granulomes ou d’amas de cellules immunitaires dans les organes et tissus du cheval. Elle peut provoquer une inflammation sévère de la peau et une dégénérescence des tissus. [15]
Traitement
Le meilleur traitement contre le mélanome dépend de plusieurs facteurs, notamment l’emplacement, la taille et le comportement de la tumeur, ainsi que de l’état de santé général du cheval. Les traitements peuvent aller d’une prise en charge conservatrice à des interventions plus agressives. [16]
Dans de nombreux cas, les mélanomes ne requièrent pas de traitement. Si la tumeur ne provoque aucun inconfort et qu’elle n’interfère pas avec les fonctions corporelles du cheval (par exemple, la défécation), elle peut être laissée telle quelle, à la discrétion de votre vétérinaire. [6]
Dans ce type de situation, il est important de surveiller de près le mélanome et d’informer votre vétérinaire de tout changement de taille ou de forme. De tels changements pourraient indiquer que le mélanome est devenu malin et qu’il requiert un traitement.
Travaillez en étroite collaboration avec votre vétérinaire pour élaborer le meilleur plan de traitement pour votre cheval, en fonction de vos objectifs et de l’état de santé de votre animal. Si le mélanome devient cancéreux, votre vétérinaire vous aidera à décider s’il faut opter pour un traitement curatif ou palliatif.
Ablation chirurgicale
Les mélanomes localisés et accessibles à la surface de la peau peuvent être enlevés chirurgicalement, surtout s’ils provoquent un inconfort ou obstruent l’anus du cheval, affectant ainsi la défécation. Cette procédure consiste à exciser la tumeur ainsi que les tissus environnants afin de prévenir toute récidive. [4][17]
Pour retirer le mélanome, le cheval peut être placé sous anesthésie générale ou sous sédation en position debout. [27] Pour les tumeurs plus volumineuses ou internes, des méthodes chirurgicales avancées peuvent être nécessaires.
Toute intervention chirurgicale comporte des risques d’effets secondaires. Avant toute opération, votre vétérinaire procédera à une évaluation complète afin de déterminer si l’intervention est justifiée et de vous expliquer les risques potentiels.
Thérapie au laser
La thérapie au laser est une procédure médicale précise et non invasive utilisée pour traiter les mélanomes chez les chevaux. Elle utilise des faisceaux lumineux à haute énergie émis par un laser au dioxyde de carbone (CO2) pour cibler et traiter efficacement la tumeur. [10][18]
Ces lasers émettent un faisceau lumineux à haute énergie qui est absorbé par les molécules d’eau dans les tissus ciblés. Cela provoque l’échauffement et la vaporisation des tissus de la tumeur, entraînant la destruction des cellules du mélanome.
La thérapie au laser présente un moins grand risque de traumatisme ou d’infection pour le cheval. Elle entraîne également moins d’hémorragies (saignements) que les méthodes chirurgicales traditionnelles, ce qui favorise une récupération plus facile.
Cryothérapie (thérapie par le froid)
La cryothérapie, aussi appelée cryochirurgie ou cryoablation, consiste à appliquer des températures extrêmement basses sur la tumeur afin de geler et détruire les cellules du mélanome. Cette procédure est généralement effectuée en appliquant de l’azote liquide directement sur la tumeur. [19][20]
L’azote liquide gèle les tissus, endommageant les cellules et les vaisseaux sanguins au sein de la tumeur. Cela entraîne une mort cellulaire ou nécrose, et stimule le système immunitaire à éliminer les cellules endommagées.
Ce traitement est efficace pour les mélanomes superficiels de petite taille et permet aussi de réduire la taille de tumeurs plus volumineuses. Pour les nodules persistants ou de grande taille, plusieurs séances de traitement combinées à d’autres thérapies peuvent être nécessaires. [2]
Cisplatine intralésionnelle
Le cisplatine est un médicament de chimiothérapie utilisé dans la prise en charge des mélanomes chez le cheval. Cet agent cytotoxique perturbe l’ADN des cellules à division rapide, inhibant ainsi leur croissance et leur prolifération. [10]
Le cisplatine est administré par injection directe dans la tumeur, permettant un traitement ciblé tout en minimisant les effets systémiques. Les chevaux reçoivent généralement quatre traitements espacés de deux semaines. [17]
La réponse au cisplatine est variable. Certains chevaux présentent une réduction de la taille de la tumeur ou un ralentissement de sa croissance, tandis que d’autres y répondent moins efficacement.
Cimétidine
La cimétidine est un antagoniste des récepteurs H2 de l’histamine (anti-H2) qui stimule le système immunitaire et pourrait ralentir la croissance des mélanomes chez le cheval. Elle est généralement utilisée en association avec d’autres traitements, comme l’ablation chirurgicale. [2]
La cimétidine est administrée par voie orale, sous forme de comprimés ou de granulés mélangés à la ration du cheval. Une étude a démontré qu’elle réduisait la taille et le nombre de tumeurs de mélanome chez les chevaux après plusieurs mois de traitement. [21]
La réponse au traitement par cimétidine peut varier, certains chevaux ne montrant qu’une réponse limitée, voire nulle. Davantage de recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les bienfaits de la cimétidine chez les chevaux atteints de mélanome. [22]
Vaccin contre le mélanome
Oncept est un vaccin contre le mélanome canin utilisé pour traiter les mélanomes buccaux chez les chiens. Le vaccin cible la tyrosinase, une enzyme produite par les mélanocytes et les mélanomes. En ciblant la tyrosinase, le vaccin vise à stimuler le système immunitaire du chien afin qu’il reconnaisse et attaque les cellules de mélanome. [23][24]
Le vaccin Oncept a été le premier vaccin thérapeutique approuvé par l’USDA pour le traitement du cancer chez les animaux. Il est utilisé en association avec la chirurgie et/ou la radiothérapie pour améliorer les résultats chez les chiens atteints de mélanome buccal.
Les mélanomes équins expriment également l’enzyme tyrosinase, et certaines recherches ont été menées sur l’utilisation hors indication d’Oncept chez le cheval. [24] Toutefois, l’efficacité et l’innocuité d’Oncept chez les chevaux font encore l’objet d’étude. [25]
Pronostic
Le pronostic des chevaux atteints de mélanome dépend du type, de l’emplacement, de la taille et du niveau d’agressivité de la tumeur. L’âge et l’état de santé général du cheval ainsi que le traitement choisi influencent également les résultats.
En général, les chevaux gris présentant des mélanomes isolés et recevant un traitement approprié ont un bon pronostic. Pour les chevaux d’autres couleurs atteints de tumeurs multiples, le pronostic est incertain et réservé. [6]
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les mélanomes chez les chevaux :
Les mélanomes chez les chevaux ressemblent généralement à des masses fermes de couleur gris foncé à noire sous la peau. Ces nodules peuvent apparaître seuls ou en grappes, particulièrement dans les zones peu poilues ou à peau mince, comme sous la queue, autour de l’anus, près du fourreau ou de la vulve, ainsi qu’autour des lèvres ou des paupières. Certains mélanomes plus volumineux peuvent s’ulcérer et laisser s’écouler un liquide noir épais.
Les mélanomes sont très fréquents chez les chevaux gris, surtout lorsqu’ils vieillissent. Jusqu’à 80 % des chevaux gris âgés de 15 ans ou plus développent des mélanomes au cours de leur vie. Le risque est lié au processus de grisonnement et à une mutation génétique associée à la couleur du pelage, ce qui explique pourquoi des races comme les Andalous, les Arabes et les Lipizzans sont souvent touchées.
Un mélanome chez un cheval ne constitue pas toujours une urgence immédiate, mais il devrait être évalué par un vétérinaire. De nombreux mélanomes équins croissent lentement et demeurent stables pendant des années, surtout chez les chevaux gris. Les inquiétudes augmentent si la masse grossit rapidement, s’ulcère, saigne, s’écoule, provoque de l’inconfort, affecte la défécation ou apparaît près de zones sensibles comme l’anus, les paupières ou la région de la gorge.
Les mélanomes équins peuvent devenir malins et se propager aux tissus voisins, aux ganglions lymphatiques, aux muscles ou aux organes internes. Certaines tumeurs demeurent bénignes pendant de longues périodes, tandis que d’autres deviennent envahissantes avec le temps. Le risque est plus élevé lorsque les mélanomes sont multiples, croissent rapidement, sont irréguliers, ulcérés ou situés profondément dans le corps. Les mélanomes malins peuvent nuire au fonctionnement des organes et devenir mortels.
Les mélanomes se développent habituellement sous la queue, autour de l’anus, à la base de la queue, sur les organes génitaux ainsi qu’autour des lèvres, des oreilles ou des paupières. Ces tumeurs apparaissent souvent sur une peau glabre, c’est-à-dire sans poils. Certains chevaux développent également des mélanomes internes près des ganglions lymphatiques parotidiens, situés sous l’oreille et s’étendant vers la gorge.
Un vétérinaire diagnostique un mélanome chez un cheval en examinant la masse, en vérifiant les sites tumoraux fréquents et en évaluant sa taille, son emplacement et son comportement. Une aspiration à l’aiguille fine ou une biopsie peut être utilisée pour confirmer le diagnostic et déterminer si la tumeur semble bénigne ou maligne. Des examens d’imagerie peuvent également être recommandés lorsque des tissus profonds ou des structures internes pourraient être touchés.
Les mélanomes n’ont pas toujours besoin d’être retirés s’ils sont petits, stables et ne nuisent pas au confort ou aux fonctions normales du corps. Un vétérinaire peut recommander une surveillance plutôt qu’un traitement lorsque la tumeur croît lentement et ne cause pas de problème. Le retrait ou une autre thérapie est plus probable lorsque les tumeurs grossissent, s’ulcèrent, obstruent la défécation, causent de la douleur ou semblent agressives.
Le traitement des mélanomes chez les chevaux peut inclure l’ablation chirurgicale, la thérapie au laser, la cryothérapie, le cisplatine intralésionnel, la cimétidine ou d’autres traitements selon la tumeur. Le choix du traitement dépend de la taille, de l’emplacement, du comportement de la tumeur et de l’état de santé général du cheval. Certaines tumeurs répondent bien au traitement, tandis que d’autres ne rétrécissent que partiellement ou réapparaissent plus tard. De nouveaux mélanomes peuvent également apparaître même après un traitement réussi.
Les mélanomes peuvent survenir chez les chevaux non gris, bien qu’ils soient beaucoup moins fréquents que chez les chevaux gris. Chez les chevaux à robe plus foncée, comme les bais ou les alezans, les mélanomes sont plus susceptibles d’être agressifs et malins. Ces tumeurs peuvent apparaître sur le tronc, l’abdomen ou les membres, et elles peuvent toucher aussi bien les jeunes chevaux que les animaux adultes.
Le pronostic pour un cheval atteint d’un mélanome dépend du type de tumeur, du nombre, de la taille, de l’emplacement et du comportement de croissance. De nombreux chevaux gris présentant de petits mélanomes localisés demeurent confortables pendant des années, surtout avec une surveillance régulière et un traitement rapide lorsque nécessaire. Le pronostic devient plus réservé lorsque les tumeurs sont multiples, envahissantes, ulcérées, métastatiques ou qu’elles nuisent à des fonctions importantes comme la défécation.
Il est recommandé de demander un avis vétérinaire chaque fois que vous découvrez une nouvelle masse, particulièrement chez un cheval gris ou dans une région fréquemment touchée par les mélanomes. Appelez rapidement si une masse existante grossit rapidement, change de forme, s’ulcère, saigne, s’écoule ou provoque de l’inconfort. Une difficulté à déféquer, un gonflement près de la gorge ou des tumeurs autour des paupières, des lèvres ou de l’anus justifient également une évaluation rapide.
Résumé
Les mélanomes équins sont des tumeurs cutanées fréquentes qui se développent le plus souvent chez les chevaux gris vieillissants. De nombreux mélanomes demeurent à croissance lente et non problématiques pendant des années, mais certains deviennent localement invasifs ou métastasent, en particulier lorsque les tumeurs augmentent de taille ou apparaissent près de structures critiques.
- Les mélanomes proviennent des mélanocytes et se présentent généralement sous forme de nodules fermes et foncés sur la peau dépourvue de poils, souvent sous la queue, autour de l’anus, ou sur les lèvres et les paupières
- Les chevaux gris présentent une forte prédisposition génétique, le risque augmentant avec l’âge et le processus de grisonnement
- La plupart des mélanomes chez les chevaux croissent lentement, mais une sous-population peut s’ulcérer, nuire à la fonction (p. ex., la défécation), envahir les tissus environnants ou se propager à l’interne
- Le diagnostic repose sur l’examen vétérinaire et peut inclure l’imagerie, l’aspiration à l’aiguille fine ou une biopsie afin d’aider à caractériser la tumeur
- Les options de traitement comprennent l’ablation chirurgicale, la thérapie au laser, la cryothérapie et la chimiothérapie intralésionnelle; des thérapies médicales telles que la cimétidine ou l’immunothérapie peuvent être envisagées dans certains cas
- Une surveillance régulière est importante, et le pronostic dépend du type de tumeur, de son emplacement, du nombre de lésions et de la présence de signes de comportement agressif ou de métastases
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