Photo : Andrew Ryback Photography 2024
Megan Shea a toujours été passionnée par les chevaux. À neuf ans, son père l’a emmenée à la Royal Agricultural Winter Fair, qui est à la fois la foire agricole intérieure et l’évènement équestre les plus prestigieux au Canada. Elle décrit le sentiment qu’elle a ressenti en regardant les chevaux dans le manège illuminé avec son père ce jour-là : « Je voulais tellement y participer. »
C’est là que tout a commencé. Dès son jeune âge, la vie de Megan a tourné autour de l’équitation. À 11 ans, Megan montait déjà à l’écurie Sunnybrook Stables, au cœur de sa ville natale de Toronto. Là, elle a découvert et développé son lien naturel avec les chevaux.
Comme le dit Megan : « Ce lien est tellement spécial. Quelle chance incroyable n’est-ce pas que d’être cavalier? Nous avons quelque chose à quoi nous consacrons notre vie et que nous aimons tellement… beaucoup de gens ne trouvent jamais cela. »
Après avoir appris les bases de l’équitation classique sur le plat et du concours complet, l’un des premiers entraîneurs de Megan l’a emmenée à Deer Ridge Equestrian, un important établissement de dressage à Loretto, en Ontario.
Au début, Megan ne se sentait pas particulièrement douée pour les exigences très techniques du dressage. Toutefois, elle a travaillé dur et a trouvé sa voie. S’entraîner dans une discipline qui la mettait au défi a fait appel à son éthique de travail naturelle et à son besoin constant de progresser.
Gagner en confiance et trouver un partenaire équin
En tant que jeune cavalière au Canada, Megan a commencé à s’implanter solidement dans le sport du dressage. En travaillant avec une série de chevaux d’école, elle a appris à monter et à concourir à des niveaux inférieurs. À mesure que ses compétences s’amélioraient grâce à la pratique, à l’accompagnement de son entraîneur et à la compétition, elle a ressenti le besoin de trouver un cheval plus « sophistiqué » pour correspondre à ses capacités croissantes.
Avec le soutien de sa famille, qui l’a commanditée en tant que jeune cavalière, ainsi que les conseils de Megan Lane, cavalière olympique canadienne, Shea a acquis son premier cheval, K2, qu’elle a formé jusqu’au niveau Grand Prix.
Le hongre Oldenbourg importé d’Allemagne et arrivé au Canada à l’âge de six ans avait initialement été formé pour la discipline de la chasse. La carrière de chasse de K2 fut brève et c’est Megan qui, à 16 ans, a pris le cheval sous son aile pour le mettre sur une nouvelle trajectoire. Avec seulement le pas, le trot et le galop dans son répertoire, il y avait beaucoup de travail à faire.
« C’était un véritable baptême du feu. Il apprenait, et moi aussi. » Megan rit : « C’était un cheval sensible et la marge d’erreur était très faible! »
Malgré des hauts et des bas au début de leur relation, K2 et Megan ont connu des progrès constants et ont gravi les échelons, passant du circuit d’entraînement aux reprises de troisième niveau et plus loin encore.
Assembler les pièces du casse-tête
Megan n’est pas intimidée par les défis physiques et mentaux qu’exige le dressage. Au contraire, elle les considère comme des opportunités d’affiner sa concentration, de s’auto-évaluer, de progresser en tant que duo et surtout, d’apprendre. Comme elle le dit : « Le dressage est comme un casse-tête. Vous devez constamment tenter de le comprendre et d’assembler les pièces. »
Pièce par pièce, Megan Shea a réussi à assembler son casse-tête.
Avec K2 à ses côtés, Megan a déménagé pour faire des études de premier cycle à l’Université de Guelph. Tout en obtenant un diplôme en marketing, elle a continué à participer à des concours et à se développer en tant que cavalière.
Même si elle étudiait à Guelph, en Ontario, Megan passait de plus en plus de temps à Wellington, en Floride, où les opportunités de monter, de concourir et de s’entraîner sont plus nombreuses, surtout en hiver.
En tant que Canadienne montant en Floride, à 20 ans, Megan a travaillé dur pour bâtir son propre succès. À cette époque, elle s’entraînait avec Nicholas Fyffe et David Marcus. En 2015, elle s’est qualifiée pour les Championnats nord-américains juniors et jeunes cavaliers (NAJYRC). Cette année-là, elle s’est démarquée en tant que meilleure cavalière de l’équipe ontarienne et a obtenu la troisième place au classement d’Équipe Canada, entre autres accomplissements.
En 2017, diplôme universitaire en main, Megan a déménagé en Floride. Là-bas, elle s’est entièrement immergée dans le monde du dressage professionnel, travaillant, montant et agissant à titre de palefrenière pour plusieurs cavaliers de haut niveau. N’étant plus une simple visiteuse saisonnière de la communauté de dressage de Wellington, elle pouvait désormais monter, concourir et s’entraîner toute l’année, atteignant ainsi un nouveau niveau.
Finalement, Megan a décidé de faire des États-Unis sa résidence permanente. En 2018, elle a obtenu un visa d’athlète professionnel pour travailler en tant que cavalière et palefrenière pour Susie Dutta. Megan a ensuite travaillé pour d’autres cavaliers de dressage renommés, dont les compétitrices internationales Beatrice Marineau et Belinda Trussell.
En 2019, Megan et K2 ont participé au circuit CDI Medium Tour et ont fait leurs débuts au Grand Prix U25. Ils se sont qualifiés pour représenter le Canada une fois de plus lors de la Coupe des Nations CDIOU25 de Wellington au sein de l’équipe nationale. La même année, elle a obtenu une deuxième place au Global Dressage Festival.
La confiance avant la perfection
Megan Shea est une personne qui prône l’idée d’« aller de l’avant et monter ». Elle n’avait pas cette mentalité quand elle a débuté – elle l’a apprise et acquise via le mentorat et l’expérience.
Comme beaucoup d’entre nous qui se sentent en sécurité durant l’entraînement mais vulnérables lors des concours, paradoxalement, la quête incessante de la perfection peut nous freiner. Comme l’explique Megan : « Dans le dressage, il est si facile d’être perfectionniste et de ne pas oser participer aux compétitions. »
Megan attribue à son ancienne mentor, Susie Dutta, le mérite d’avoir cultivé en elle juste ce qu’il fallait de confiance en soi pour quitter le cadre de l’entraînement et entrer dans le manège de concours.
Lorsqu’elle réfléchit à sa prochaine compétition, Megan commence par un dialogue intérieur : Suis-je prête? Ai-je besoin de plus de temps? Suis-je trop ambitieuse ou trop prudente? Au lieu de se perdre dans ses pensées, Megan arrive finalement à la question clé : Puis-je monter pour cette compétition?
Si la réponse est oui, la confiance et le pragmatisme de Megan prennent le dessus : elle préfère apprendre et s’améliorer plutôt que de se laisser freiner par la quête de la perfection. Cultiver ce niveau de confiance chez un cavalier pour qu’il puisse répondre à cette question par lui-même est au cœur de la philosophie de Megan en tant qu’entraîneur.
À ce jour, la plus longue période pendant laquelle Megan n’a pas monté à cheval a été d’environ un mois, et cela n’est arrivé qu’une seule fois en raison d’une blessure.
Concours et vision globale
Megan est cavalière professionnelle de dressage, accompagnatrice et entraîneuse à temps plein. Depuis son domicile en Floride, elle gère Megan Shea Dressage, une écurie d’entraînement privée où elle propose des entraînements complets à tous les niveaux, y compris le Grand Prix.
Située à Bell Tower Farm, Megan travaille en étroite collaboration avec la propriétaire et cavalière internationale de dressage de Grand Prix d’origine danoise Mikala Münter. Bien que leurs entreprises fonctionnent séparément, les deux cavalières-entraîneuses bénéficient d’un partenariat informel, s’entraidant et s’accompagnant mutuellement tout au long de la saison.
Chez Megan Shea Dressage, la préparation et la présentation des chevaux pour les concours représentent une grande partie des activités de Megan. Selon elle, les concours permettent de sortir les chevaux et les cavaliers de leur environnement d’entraînement. Une compétition bien planifiée peut être gratifiante, renforcer la confiance et exposer les chevaux et cavaliers à de nouveaux environnements et situations.
Megan adore les concours. Toutefois, pour elle, le succès ne dépend pas uniquement des compétitions. Même si elle ne participait plus jamais à une autre compétition, Megan ne cesserait jamais de monter ou de gérer son entreprise. Elle aime le quotidien de l’entraînement et la résolution de problèmes qui en découle. Selon elle, le simple fait d’aller aux concours contribue à se préparer mentalement, à s’organiser et à s’auto-évaluer.
Comme elle le dit : « Les concours nous donnent plus de temps pour approfondir notre lien avec notre cheval. »
Du premier repas du matin jusqu’à la dernière vérification du soir, jour après jour sur le terrain de concours, vous êtes avec votre cheval à profiter de cette connexion.
« Quand je décide de participer à une compétition, je suis très concentrée là-dessus. J’essaie de gagner. Mais même si je ne concourais plus jamais, je ne changerais pas ce que je fais. »
La confiance du cheval mène au succès du cavalier
En tant qu’entraîneuse, l’objectif principal de Megan n’est pas les rubans, mais la recherche de solutions qui rendent le cheval plus heureux. Lorsqu’elle réussit à libérer le cheval de ses blocages, le cavalier profite encore plus de leur partenariat et connaît davantage de succès.
L’approche globale de Megan en matière d’entraînement et de performance repose sur son intuition en tant qu’amoureuse des chevaux, son ressenti en tant que cavalière, ainsi que son sens de l’observation et de l’analyse au sol pour identifier les besoins du cheval et du cavalier.
« Je dis à mes cavaliers : si tu es dans un programme d’entraînement complet de cinq jours par semaine avec moi, mon objectif est de te faire passer à trois jours par semaine, ou moins. En tant qu’entraîneuse, je me sens plus efficace si le cavalier gagne en confiance et améliore ses performances au point de pouvoir s’entraîner et profiter de son cheval sans avoir constamment besoin que je sois à ses côtés. »
La partie la plus gratifiante de son travail consiste à prendre des chevaux difficiles et à trouver des moyens de rendre leur travail agréable tout en maximisant leur confort physique.
Qu’il s’agisse d’une reprise spécifique nécessitant une solution ciblée, d’un retour aux bases ou simplement d’un ajustement mental, l’objectif de Megan est de libérer ses élèves, qu’ils soient humains ou équins, des entraves qui freinent leur progression.
Pour elle, générer de la confiance, c’est penser positivement. Par exemple, si un nouveau cheval arrive dans son écurie et se montre nerveux sous la selle, elle se demande : Pourquoi a-t-il peur et comment pouvons-nous lui donner davantage confiance afin qu’il soit détendu, décontracté et heureux?
Montrer l’exemple
Pour rester elle-même confiante, Megan complète son entraînement équestre par d’autres activités qui la maintiennent mentalement et physiquement en forme. La musculation, le yoga et des séances régulières de physiothérapie l’aident à optimiser sa musculature, son endurance et sa conscience corporelle.
En adoptant une approche holistique de son entraînement, Megan reste équilibrée et détendue, à la fois comme personne et comme cavalière. Un entraînement complémentaire discipliné permet à Megan d’éviter les faiblesses ou les raideurs qui pourraient autrement perturber ses séances d’équitation.
Prendre soin de sa propre forme physique est une stratégie éprouvée. Megan s’efforce d’éviter la compensation, qui peut se traduire par une préférence pour un côté, une prise trop lourde sur les rênes ou une utilisation disproportionnée des aides dans le manège. Comme elle le dit : « Les schémas de compensation peuvent survenir si vous êtes faible ou blessé. Le yoga aide à acquérir force, longueur et souplesse. Vous avez besoin d’une jambe forte mais aussi d’une jambe loooongue. »
Quand tout fonctionne, c’est une sensation formidable : « Une monte couronnée de succès peut vous motiver pendant des mois – quel sentiment! C’est ce qui motive tout, la connexion avec les chevaux. »
Le dressage est le domaine de Megan, mais son entraînement et son instinct naturel avec les chevaux bénéficient à une grande variété de chevaux et de cavaliers, y compris ceux qui ne mettent jamais les pieds dans un manège de dressage. Les chasseurs et les cavaliers de saut d’obstacles sollicitent régulièrement les conseils de Megan pour améliorer leurs performances entre les obstacles.
Les chevaux de Megan Shea
Il y a quelques années, le premier cheval de Grand Prix de Megan, K2, a pris sa retraite de la compétition. Après un an dans la chaleur de la Floride, K2 est retourné au Canada pour profiter de journées plus fraîches et de pâturages plus verts. Megan se souvient avec tendresse de l’aide de ses parents, entraîneurs et mentors qui l’ont aidée à trouver et acheter K2, un beau hongre bai de six ans. Leurs vies ont été liées quotidiennement pendant 10 ans.
Cette année, Megan a entamé un nouveau partenariat avec Sir Schiwago, un hongre Warmblood bavarois importé de Suisse. Bien que Sir Schiwago ait acquis de l’expérience en tant que cheval de Grand Prix depuis neuf ans, son partenariat avec Megan ne fait que commencer.
Megan et Sir SchiwagoPhoto : Andrew Ryback Photography 2024
Le duo a récemment participé aux Championnats régionaux d’Ocala. Avec Sir Schiwago, Megan s’est classée 5e du Grand Prix et s’est qualifiée comme wild card (sur invitation) pour la finale nationale américaine, qui s’est tenue au Kentucky.
L’autre monture de Megan s’appelle Blueberry Hill; il s’agit d’une jument westphalienne de 2011 qu’elle a entraînée au cours des trois dernières années, la faisant passer du Petit Tour au Grand Prix.
Nutrition et performance
Grâce au soutien continu de Mad Barn et de leur équipe de vétérinaires et d’experts en nutrition, Megan a l’esprit tranquille en ce qui concerne les besoins nutritionnels de ses chevaux.
Même les cavaliers très expérimentés ne savent pas toujours quelles questions poser sur l’alimentation de leur cheval. Comme le dit Megan : « Comment savoir si les chevaux reçoivent ce dont ils ont besoin? »
L’un des outils sur lesquels Megan compte est l’analyse nutritionnelle fournie par le calculateur nutritionnel équin de Mad Barn. En offrant un accès en ligne à des conseils et analyses, Mad Barn aide les propriétaires et entraîneurs comme Megan à identifier les carences nutritionnelles dans l’alimentation de leurs chevaux et à formuler un programme d’alimentation mieux adapté à leurs besoins. Comme elle le dit : « Je vois ce qui manque et j’ajuste leur alimentation en conséquence. »
Qu’elle connaisse bien le cheval ou qu’il s’agisse de leur premier jour ensemble, Megan considère la nutrition comme un facteur important pour favoriser le bien-être général. Depuis plus de dix ans, Megan consulte Mad Barn pour fournir la meilleure nutrition qui soit à ses chevaux et pour transmettre des informations fiables pour les autres chevaux dont elle s’occupe.
Le fait que le processus soit si simple est un avantage. Comme l’explique Megan : « J’envoie toutes les informations sur l’alimentation de mes chevaux à Mad Barn et je les laisse me dire ce qui manque ou ce qui est en excès. Je fait des ajustements en fonction de ce qu’ils me disent. »
Un soutien nutritionnel pour une santé intestinale et des performances optimales
Une grande partie de la santé, de l’énergie et du comportement d’un cheval est influencée par son alimentation. Les déséquilibres peuvent empêcher un cheval d’atteindre son plein potentiel ou, à long terme, entraîner des problèmes chroniques de performance ou des problèmes de santé durables.
Grâce aux conseils des nutritionnistes équins qualifiés de Mad Barn, Megan peut personnaliser la supplémentation en fonction de chaque cheval ou, si nécessaire, prendre une décision globale qui profite à tous ses chevaux.
Megan est reconnaissante de savoir que ses chevaux sont entre des mains expertes. « Je compte vraiment sur Mad Barn pour m’assurer que tous les chevaux de mon écurie reçoivent tout ce dont ils ont besoin grâce à l’analyse de leur alimentation et aux suppléments qu’ils fournissent », confie-t-elle.
Megan se souvient d’un cheval qui était nerveux, « généralement difficile » et peu préparé pour la compétition. Megan a supposé que le cheval avait peut-être des problèmes gastriques et a suggéré : « Pourquoi ne pas essayer le Visceral+? » En quelques semaines, il y a eu un changement notable dans le comportement du cheval : « C’était le jour et la nuit. »
La transformation du cheval a été spectaculaire. Finalement, Megan l’a emmené à un concours et l’a qualifié lors du Global Dressage Festival pour les finales Future Challenge au niveau Developing Prix St. George. Bien sûr, l’influence de Megan sur le cheval est indéniable, mais elle considère que le supplément de Mad Barn a joué un rôle clé dans son rétablissement.
Shea est convaincue que si les chevaux sont bien nourris, ils rayonnent naturellement de santé de l’intérieur vers l’extérieur. En plus de Visceral+ pour soutenir la santé digestive, Megan utilise régulièrement le produit Omneity® de Mad Barn comme supplément de vitamines et minéraux, ainsi que l’huile w-3 comme supplément énergétique et d’acides gras pour soutenir le poids, la robe et la santé articulaire de ses chevaux.
Après dix ans de résultats constants avec Mad Barn, Megan constate l’impact positif d’une nutrition optimale sur de nombreux chevaux dont elle s’occupe. « J’ai toujours des gens qui me disent à quel point le pelage de mes chevaux est brillant », sourit-elle.
Le dressage du futur
Megan a une vision pour l’avenir du dressage.
Bien que le dressage mette en valeur l’harmonie, l’athlétisme et l’élégance du couple cheval-cavalier, cette discipline peut sembler inaccessible à certains et est parfois représentée négativement dans les médias. C’est une bataille permanente, mais Megan voit ces occasions comme une opportunité d’apprendre et de s’améliorer. Comme elle le dit : « Il y a toujours de la place pour un changement positif. »
Elle note que certaines critiques envers le dressage de haut niveau proviennent de la perception selon laquelle les chevaux de compétition ne semblent pas toujours heureux ou confiants.
Cette perception est influencée par le type de reprises présentées aux niveaux les plus élevés du sport. Au Grand Prix, l’accent est mis sur le travail rassemblé, où l’arrière-main des chevaux est fortement impliqué, comme dans les mouvements caractéristiques du piaffer et du passage. Après tout, c’est le travail rassemblé qui fait du Grand Prix un défi athlétique en soi.
Pour remédier à cela, Megan pense que le sport pourrait introduire des changements subtils pour montrer au public que les exigences des performances de haut niveau ne se font pas au détriment du bien-être des chevaux.
Megan suggère que le dressage pourrait intégrer davantage de travail détendu, comme un cercle avec extension d’encolure au trot, dans les reprises de haut niveau, en complément des standards rassemblés que nous connaissons si bien. Comme elle le dit : « Le travail détendu est présent dans les niveaux inférieurs, mais lorsque vous arrivez au travail plus rassemblé de l’équitation de Grand Prix, c’est beaucoup moins évident. »
Megan peut imaginer un futur du dressage où les mouvements de détente et d’extension seraient plus présents au niveau Grand Prix, sans pour autant diminuer le défi pour le cheval et le cavalier.
Comme l’explique Megan : « Ce serait difficile! Les chevaux devraient pouvoir le faire, mais c’est un défi à relever, car vous les amenez à être tellement rassemblés et actifs sur leurs postérieurs, puis vous leur dites : “OK, maintenant détends-toi et baisse la tête”. »
Quoi qu’il arrive, Megan Shea est certaine d’une chose : l’évolution du dressage en tant que sport doit tenir compte du cheval en tant qu’athlète. Comme elle le souligne judicieusement : « Tous les chevaux ne sont pas faits pour être des chevaux de Grand Prix, mais tous les chevaux peuvent être heureux dans leur travail. » Associer chaque cheval à un cavalier qui lui est adapté ainsi qu’à un environnement favorable est essentiel pour son bonheur et sa santé à long terme.
Le monde équestre est un endroit meilleur grâce à des cavaliers et entraîneurs comme Megan Shea. En plaçant le bien-être du cheval au centre de tout ce qu’elle fait, elle contribue à développer les chevaux les plus confiants de l’histoire de son sport.
Son leadership marque un changement de paradigme vers un sport de dressage plus égalitaire. Cette approche améliore non seulement le bien-être de ses partenaires équins, mais aide également à protéger l’acceptabilité sociale et le futur des sports équestres.










