Chez les chevaux, l’halitose, ou mauvaise haleine persistante, est souvent le signe d’un problème sous-jacent touchant la bouche, les dents, les sinus, les voies respiratoires ou le système digestif.

Bien que de légères odeurs liées à l’alimentation puissent être normales, une haleine fétide qui ne disparaît pas ne devrait pas être ignorée. Les maladies dentaires constituent la cause la plus fréquente, particulièrement lorsque des aliments coincés, des tissus infectés ou une usure anormale des dents permettent aux bactéries responsables des odeurs de s’accumuler dans la bouche.

Les propriétaires de chevaux peuvent également observer des signes associés tels que la chute de nourriture partiellement mâchée lors des repas (quidding), une ingestion alimentaire lente, une perte de poids, une salivation excessive, un gonflement du visage ou un écoulement nasal. Ces symptômes peuvent indiquer une infection dentaire, une maladie des sinus, une blessure buccale, une obstruction œsophagienne ou des affections respiratoires moins courantes nécessitant une attention vétérinaire.

Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les causes fréquentes de la mauvaise haleine chez les chevaux, les symptômes associés, la façon dont les vétérinaires diagnostiquent le problème sous-jacent ainsi que les stratégies de traitement et de prévention visant à soutenir la santé buccodentaire et le confort de votre cheval.

Mauvaise haleine chez les chevaux

L’halitose désigne une odeur persistante et anormale provenant de la bouche ou des naseaux d’un cheval. Chez cet animal, il s’agit généralement de bien plus qu’un simple problème de fraîcheur de l’haleine.

Comme les chevaux mâchent de grandes quantités de fourrage chaque jour et que leurs dents continuent d’émerger tout au long de leur vie, même de petits problèmes buccaux peuvent piéger des aliments, endommager les tissus mous et créer des conditions favorables à la prolifération des bactéries responsables des odeurs.

L’haleine d’un cheval en bonne santé peut dégager une légère odeur de foin, de céréales ou d’herbe, particulièrement après avoir mangé. Une halitose préoccupante est généralement plus forte, nauséabonde, putride ou associée à une infection, et peut être perceptible lorsque le cheval mange, bâille, accepte le mors ou est manipulé autour du museau. Une odeur qui réapparaît rapidement après un repas ou qui persiste entre les repas est plus susceptible de refléter un problème sous-jacent.

La bouche est la source la plus fréquente de mauvaise haleine, mais l’odeur peut également provenir de structures plus profondes reliées à la cavité buccale et aux voies nasales. Les maladies des sinus, les racines dentaires infectées, les blessures buccales, l’obstruction œsophagienne et les infections respiratoires peuvent toutes produire des odeurs anormales que les propriétaires remarquent d’abord sous forme de mauvaise haleine.

Comme l’halitose est un signe clinique plutôt qu’un diagnostic, l’objectif consiste à déterminer d’où provient l’odeur et pourquoi elle s’est développée. Un cheval présentant une mauvaise haleine persistante devrait être évalué pour déceler une maladie dentaire, une douleur buccale, une mastication anormale et d’autres signes pouvant indiquer une affection sous-jacente plus grave.

Quelles sont les causes de la mauvaise haleine chez les chevaux?

Chez les chevaux, l’halitose est généralement causée par une affection sous-jacente touchant la bouche, les dents, les sinus ou les voies respiratoires. Dans la plupart des cas, la mauvaise haleine se développe lorsque des bactéries décomposent des résidus d’aliments coincés, de la salive, du sang ou des tissus infectés.

Lorsque les bactéries digèrent cette matière organique, elles libèrent des composés responsables des odeurs qui peuvent dégager une odeur aigre, de pourri ou d’infection.

Les zones où la circulation d’air est réduite, qui présentent des poches profondes, des tissus endommagés ou des aliments compactés offrent un environnement idéal à la multiplication de ces bactéries. C’est pourquoi les maladies dentaires, les blessures buccales, les infections de la racine des dents et les sinusites sont des causes fréquentes de mauvaise haleine persistante chez les chevaux.

Maladies dentaires

Les troubles dentaires sont la principale cause d’halitose chez les chevaux. Des affections comme la maladie parodontale, les infections de la racine des dents et l’usure anormale des dents peuvent emprisonner des résidus alimentaires entre les dents, créant un environnement propice à la prolifération des bactéries responsables des odeurs. [1]

La maladie parodontale se développe fréquemment lorsque des aliments s’accumulent dans les espaces entre des dents adjacentes, appelés diastèmes. Avec le temps, la prolifération bactérienne provoque une inflammation et une infection des tissus gingivaux environnants.

Les chevaux atteints de maladie dentaire peuvent également présenter d’autres symptômes, notamment : [2][3]

Les maladies dentaires plus avancées peuvent entraîner des infections apicales dentaires, aussi appelées abcès de la racine dentaire. Les chevaux ayant des dents jugales infectées peuvent développer une halitose sévère accompagnée d’un gonflement du visage ou, si l’infection se propage aux sinus, d’un écoulement malodorant provenant d’un naseau. [4][5]

 

illustration d’un abcès de la racine dentaire chez le cheval

Légende :
Tooth Root Abscess : Abcès de la racine dentaire
Healthy tooth : Dent saine
Abscessed tooth : Dent abcédée
Inflamed pulp : Pulpe inflammée
Discolored secondary dentine : Dentine secondaire décolorée
Secondary dentine : Dentine secondaire
Pulp : Pulpe

Blessures buccales

Les ulcères, les plaies et les infections touchant les tissus mous de la bouche peuvent également contribuer à une odeur désagréable provenant de la bouche.

Les dents pointues, les corps étrangers présents dans les aliments, les traumatismes causés par le mors ou les abcès buccaux peuvent endommager la muqueuse buccale et permettre aux bactéries de se multiplier. Dans certains cas, les tissus infectés ou la formation de pus peuvent produire une odeur particulièrement forte. [6]

Bien que rares, les tumeurs ou les excroissances anormales touchant la bouche peuvent également causer une mauvaise haleine persistante si une ulcération ou une infection se développe.

Maladie des sinus

La sinusite est une autre cause fréquente d’halitose, particulièrement lorsqu’elle est secondaire à une maladie dentaire. Comme les racines des dents jugales supérieures sont situées près des cavités sinusales, l’infection peut se propager des dents vers les sinus. [7][8][9]

Les chevaux atteints développent souvent un écoulement nasal épais et nauséabond, un gonflement du visage, une diminution de l’appétit ou une sensibilité au niveau du visage et de la mâchoire. [7][8][9]

Causes gastro-intestinales

Les troubles digestifs sont moins souvent associés à l’halitose que les maladies dentaires. L’obstruction œsophagienne peut provoquer une haleine aigre ou nauséabonde lorsque des aliments restent coincés dans l’œsophage et commencent à fermenter.

Les chevaux souffrant d’une obstruction œsophagienne présentent souvent : [10]

  • Une salivation excessive
  • Des difficultés à avaler
  • La présence de nourriture sortant par les naseaux

Bien que les ulcères gastriques soient parfois tenus responsables de la mauvaise haleine, il existe actuellement peu de données probantes appuyant un lien direct entre le syndrome d’ulcères gastriques équins et l’halitose.

Maladie respiratoire

Les infections respiratoires graves, comme la pneumonie ou les abcès pulmonaires, peuvent occasionnellement produire une haleine nauséabonde en raison d’une infection bactérienne et de dommages aux tissus des voies respiratoires. [11]

Les causes respiratoires de l’halitose sont moins fréquentes que les maladies dentaires et s’accompagnent généralement d’autres signes, notamment :

Symptômes associés

L’halitose est un signe clinique plutôt qu’une maladie en soi. Les chevaux atteints présentent souvent d’autres signes associés à l’affection sous-jacente. La gravité des symptômes dépend de la cause et de la durée de présence du problème.

Les signes cliniques courants associés à l’halitose chez les chevaux comprennent : [12]

Tableau 1. Signes pouvant indiquer différentes causes de mauvaise haleine chez les chevaux

Cause possible Autres signes Risques associés
Maladie dentaire
  • Rejet de nourriture mâchée ou chute d’aliments partiellement mastiqués
  • Injestion lente, perte de poids ou mauvais état de chair
  • Résistance au mors ou sensibilité faciale
  • La maladie dentaire est la cause la plus fréquente d’halitose chez les chevaux
  • Des aliments compactés, la maladie parodontale ou l’infection de la racine dentaire peuvent s’aggraver sans traitement
Blessures ou infections buccales
  • Salivation excessive ou réticence à mâcher
  • Plaies buccales visibles, ulcères ou enflure
  • Apparition soudaine d’une odeur nauséabonde après un traumatisme ou un changement d’alimentation
  • Des corps étrangers, des dents pointues, des abcès ou des plaies infectées peuvent justifier un nettoyage ou un drainage
  • Une douleur persistante peut réduire la consommation d’aliments et affecter l’état de chair
Maladie des sinus
  • Écoulement nasal malodorant, souvent provenant d’un seul naseau
  • Enflure ou sensibilité faciale
  • Diminution de l’appétit ou inconfort lors de la mastication
  • La sinusite peut être liée à une infection des dents jugales supérieures
  • Une imagerie médicale ou une endoscopie peut être nécessaire pour identifier la source de l’infection
Obstruction œsophagienne ou causes gastro-intestinales
  • Salivation excessive
  • Difficulté à avaler
  • Présence d’aliments sortant par les naseaux
  • L’obstruction œsophagienne nécessite des soins vétérinaires rapides
  • Les chevaux doivent parfois être surveillés pour détecter d’éventuelles complications comme une pneumonie d’aspiration
Maladie respiratoire
  • Toux, fièvre ou intolérance à l’exercice
  • Écoulement nasal
  • Signes de maladie systémique accompagnés d’une mauvaise haleine
  • Les causes respiratoires sont moins fréquentes, mais peuvent indiquer une infection grave
  • Le traitement dépend de l’identification et de la prise en charge de la maladie des voies respiratoires sous-jacente

 

Chez les chevaux atteints d’une maladie dentaire, les propriétaires peuvent d’abord remarquer des boulettes de foin partiellement mâchées sur le sol, une mauvaise haleine pendant le pansage ou du bridage, ou de longues fibres non digérées dans les excréments. Les chevaux atteints d’une maladie des sinus ou d’infections apicales peuvent également développer un écoulement nasal unilatéral accompagné d’une forte odeur.

Certains chevaux ne présentent que des signes subtils aux premiers stades de la maladie, ce qui souligne l’importance d’effectuer des examens dentaires réguliers afin de dépister les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.

Quand appeler le vétérinaire

Une mauvaise haleine persistante devrait être évaluée par un vétérinaire, surtout si l’odeur ne s’améliore pas après avoir mangé ou si elle s’accompagne d’autres signes d’inconfort. Comme l’halitose peut provenir des dents, des gencives, des sinus, de l’œsophage ou des voies respiratoires, il est important d’identifier la cause sous-jacente afin de choisir le traitement approprié.

Appelez votre vétérinaire si votre cheval présente une mauvaise haleine accompagnée de :

  • Difficultés à mâcher, injestion lente d’aliments ou aliments qui tombent lors des repas
  • Perte de poids, mauvais état de chair ou diminution de l’appétit
  • Enflure du visage, sensibilité de la mâchoire ou résistance au mors
  • Écoulement nasal épais ou malodorant, particulièrement d’un seul naseau
  • Salivation excessive, difficulté à avaler ou présence d’aliments qui ressortent par les naseaux
  • Toux, fièvre, léthargie ou diminution de la tolérance à l’exercice

Les signes d’une obstruction œsophagienne, une enflure faciale importante, de la fièvre ou une détresse respiratoire nécessitent une attention vétérinaire rapide. Votre vétérinaire peut effectuer un examen buccal complet et, au besoin, utiliser l’imagerie ou une endoscopie afin de déterminer si une maladie dentaire, une infection des sinus, une blessure buccale ou une autre affection est responsable.

Diagnostic de l’halitose chez le cheval

Le diagnostic de l’halitose chez le cheval consiste à identifier la cause sous-jacente de l’odeur anormale. Comme les maladies dentaires sont la cause la plus fréquente, un examen buccal approfondi constitue généralement la première étape du processus diagnostique. [13]

Votre vétérinaire pourrait commencer par examiner les antécédents médicaux de votre cheval, notamment :

Il pourra ensuite procéder à un examen physique afin de déceler des anomalies touchant la bouche, les dents, la mâchoire ou les sinus.

Un examen buccal complet nécessite généralement une sédation et l’utilisation d’un spéculum buccal pour examiner en toute sécurité les dents jugales et les gencives. Cela permet au vétérinaire d’identifier des problèmes tels qu’une maladie parodontale, des aliments coincés, des dents fracturées, des pointes d’émail tranchantes, une rétention des coiffes ou des ulcères buccaux.

photo d’un examen buccal équin

Comme de nombreuses anomalies dentaires se développent progressivement et ne sont pas toujours visibles chez les chevaux sans un examen buccal détaillé, il est important de planifier des examens dentaires de routine pour votre cheval afin d’identifier les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.

Si votre vétérinaire suspecte une infection de la racine dentaire ou une maladie des sinus, il peut recommander une imagerie diagnostique, comme des radiographies dentaires (rayons X), afin d’évaluer les dents, l’os environnant et les cavités sinusales. Dans certains cas, il peut également utiliser une endoscopie ou une imagerie avancée pour examiner des causes respiratoires ou œsophagiennes de l’halitose. [1]

Selon la cause soupçonnée, les vétérinaires peuvent également recommander des analyses sanguines, une culture bactérienne avec antibiogramme, une analyse du liquide sinusien ou une biopsie de tissus anormaux.

Traitement

Le traitement de l’halitose chez les chevaux dépend de la cause sous-jacente. Comme les maladies dentaires sont la cause la plus fréquente, de nombreux cas s’améliorent une fois que les infections buccales, l’accumulation d’aliments ou les anomalies dentaires sont correctement traitées.

Soins dentaires

Des interventions dentaires sont souvent nécessaires pour traiter la source de la mauvaise haleine. Un râpage dentaire de routine peut corriger les pointes d’émail tranchantes, les schémas d’usure inégaux ou d’autres anomalies qui nuisent à une mastication normale. [1][2][12][14]

Les chevaux atteints de maladie parodontale peuvent avoir besoin d’un nettoyage et d’un rinçage des diastèmes et des poches parodontales afin d’éliminer les aliments compactés et les débris infectés. Dans les cas plus avancés, une extraction des dents jugales gravement endommagées ou infectées peut s’avérer nécessaire. [1]

Traitement de la maladie sous-jacente

En cas d’infection bactérienne, les vétérinaires peuvent recommander des antibiotiques en complément du traitement de la maladie dentaire ou sinusale sous-jacente. [1]

Les chevaux atteints de sinusite ont parfois besoin d’un lavage des sinus afin d’éliminer le matériel infecté des cavités sinusales. Les abcès buccaux ou les plaies infectées peuvent également requérir un drainage et un nettoyage afin de favoriser la guérison. [1]

Lorsque l’halitose est associée à des affections comme l’obstruction œsophagienne ou une maladie respiratoire, le traitement vise à résoudre le problème principal. Pour les chevaux en convalescence après une obstruction œsophagienne, des modifications alimentaires et une surveillance des complications telles que la pneumonie d’aspiration sont souvent nécessaires.

Soins de soutien

Certains chevaux bénéficient d’ajustements alimentaires temporaires pendant la guérison des affections buccales douloureuses. Les aliments trempés ou les fourrages plus tendres peuvent améliorer le confort et aider à maintenir la consommation alimentaire chez les chevaux qui ont de la difficulté à mâcher.

Un traitement rapide améliore généralement le pronostic, particulièrement lorsque la maladie dentaire est identifiée tôt, avant l’apparition d’une infection grave ou de lésions tissulaires.

Prévention et santé dentaire

Les soins dentaires de routine et une gestion alimentaire adéquate jouent un rôle important dans la réduction du risque d’halitose chez les chevaux. [1][12][14]

Comme les chevaux ont évolué pour passer une grande partie de la journée à mâcher du fourrage, une activité de mastication normale contribue à l’usure naturelle des dents et à la production de salive. Les anomalies dentaires qui nuisent à la mastication augmentent le risque de rétention d’aliments et d’infection buccale.

Des examens dentaires équins réguliers permettent aux vétérinaires d’identifier la maladie parodontale, les pointes d’émail acérées, les schémas d’usure anormaux et d’autres anomalies dentaires avant qu’ils ne s’aggravent. La plupart des chevaux bénéficient d’évaluations dentaires annuelles, bien que les chevaux âgés et les chevaux atteints d’une maladie dentaire connue puissent avoir besoin de soins plus fréquents.

Offrir un fourrage de bonne qualité et maintenir une alimentation équilibrée contribuent également à soutenir la santé buccale et digestive. Les chevaux atteints d’une maladie dentaire avancée peuvent avoir de la difficulté à mâcher efficacement les fourrages à longues tiges et bénéficient parfois d’aliments trempés ou d’alternatives au fourrage pour aider à conserver un état de chair sain et demeurer confortables. [15][16]

Les propriétaires de chevaux doivent surveiller tout changement dans le comportement alimentaire, les aliments partiellement mastiqués qui tombent au sol pendant les repas, la perte de poids, la salivation excessive, l’écoulement nasal ou une mauvaise haleine persistante, car ces signes peuvent indiquer le développement d’une maladie dentaire.

Pronostic

Le pronostic des chevaux souffrant d’halitose dépend de la cause sous-jacente et de la rapidité avec laquelle le traitement est entrepris.

L’état de nombreux chevaux s’améliore considérablement une fois que la source de l’infection, des aliments compactés ou de la maladie dentaire est corrigée. Des affections telles que la maladie parodontale, les pointes d’émail tranchantes et la rétention des coiffes dentaires sont souvent liées à un bon pronostic lorsqu’elles sont identifiées tôt et prises en charge de manière appropriée. [2][17]

Les affections plus avancées, y compris les infections apicales dentaires sévères, les maladies chroniques des sinus ou les tumeurs touchant la bouche ou les sinus, peuvent nécessiter des traitements plus importants et sont associées à un pronostic plus réservé. [12]

Des soins dentaires réguliers et une intervention vétérinaire précoce peuvent améliorer les résultats à long terme et aider à réduire le risque de récidive.

La santé buccale pour le bien-être à long terme

Une halitose persistante chez les chevaux ne devrait pas être considérée comme une odeur normale provenant de l’alimentation ou de l’environnement de l’écurie. La mauvaise haleine est le plus souvent un signe que des bactéries décomposent des aliments coincés, des tissus infectés ou des sécrétions associées à une maladie dentaire, sinusale, buccale, respiratoire ou digestive.

Comme les problèmes dentaires constituent la cause la plus fréquente, les examens buccaux de routine sont l’un des moyens les plus efficaces d’identifier les problèmes avant qu’ils ne deviennent douloureux ou avancés. Les propriétaires peuvent également favoriser une détection précoce en surveillant les aliments partiellement mâchés qui tombent lors des repas, un ingestion d’aliments lente, la perte de poids, la salivation excessive, l’enflure faciale, l’écoulement nasal ou les changements de comportement sous la selle.

Les meilleurs résultats sont obtenus en traitant la cause sous-jacente plutôt qu’en masquant l’odeur. Si un cheval développe une mauvaise haleine persistante, particulièrement lorsqu’elle est accompagnée de difficultés à manger, d’écoulement nasal, de fièvre, d’enflure faciale ou de perte de poids, une évaluation vétérinaire peut aider à rétablir le confort de l’animal et à réduire le risque de complications plus graves.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’halitose chez les chevaux :

Résumé

L’halitose, ou mauvaise haleine, est généralement un symptôme d’un problème de santé sous-jacent plutôt qu’une maladie en soi.

  • Les maladies dentaires sont la cause la plus fréquente d’halitose chez les chevaux, particulièrement les maladies parodontales et les infections de la racine dentaire
  • Les sinusites, l’obstruction œsophagienne, les blessures buccales et les maladies respiratoires peuvent également contribuer à une haleine nauséabonde
  • Les chevaux atteints d’halitose peuvent présenter une perte de poids, un écoulement nasal, une salivation excessive ou des difficultés à mâcher, en plus de laisser tomber des aliments partiellement mâchés lors des repas
  • Le diagnostic comprend généralement un examen buccal approfondi, une imagerie dentaire et une évaluation visant à détecter une maladie sous-jacente
  • Des soins dentaires équins réguliers et une intervention vétérinaire précoce peuvent aider à réduire le risque d’halitose et à améliorer la santé buccale à long terme
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Références

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  5. Bühler. M. et al. Computed Tomographic Features of Apical Infection of Equine Maxillary Cheek Teeth: A Retrospective Study of 49 Horses. Equine Veterinary Journal. 2014. View Summary
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