Les chevaux n’ont peut-être pas besoin d’autant de sommeil que les humains, mais un sommeil de qualité est tout de même vital pour la santé et le bien-être de votre équidé.
Bien que les chevaux puissent dormir debout grâce à leur « stay apparatus » unique, le sommeil paradoxal n’est possible que lorsqu’ils sont couchés et que leurs muscles peuvent se détendre.
De nombreux facteurs peuvent empêcher un cheval de bénéficier d’un sommeil de qualité suffisant et entraîner des signes de privation de sommeil. Il s’agit notamment de la douleur, des blessures, de l’état de santé, de l’environnement bruyant ou lumineux de l’écurie et même de la hiérarchie sociale.
Bien que les troubles du sommeil chez les chevaux soient encore mal compris, les propriétaires de chevaux doivent être conscients des signes de manque de sommeil chez les chevaux et prendre des mesures pour améliorer la qualité du sommeil de leur cheval.
Cet article passe en revue les connaissances scientifiques actuelles sur les habitudes de sommeil des chevaux, ainsi que les conséquences, les signes et le traitement du manque de sommeil chez les chevaux.
Cycles de sommeil des équidés
On sait peu de choses sur le comportement des équidés en matière de sommeil. Toutefois, des recherches suggèrent que les chevaux ont plusieurs types de sommeil différents et qu’ils ne peuvent pas réaliser tous ces différents cycles de sommeil lorsqu’ils sont debout. [1]
Comme les humains, les chevaux passent par plusieurs cycles de sommeil avec différents stades. Ces stades comprennent le sommeil à mouvements oculaires rapides ou sommeil paradoxal (REM – rapid eye movement) et le sommeil avec absence de mouvent oculaire ou sommeil profond (NREM – non rapid eye movement). [12]
Le sommeil NREM
Les chercheurs divisent le sommeil profond ou NREM en quatre stades (N1 – N4) différenciés par les ondes cérébrales. Ces stades représentent la transition progressive entre l’éveil et l’endormissement, suivie de stades de sommeil plus profonds. [21]
Les ondes bêta indiquent un état d’éveil complet, tandis que les ondes alpha, plus lentes, prédominent pendant les états inactifs de relaxation. [21][11] L’activité cérébrale passe aux ondes thêta lorsque les chevaux entrent dans le sommeil N1. [21]
La plupart des propriétaires de chevaux connaissent les signes du sommeil N1 : tête baissée, yeux mi-clos et lèvre inférieure tombante lorsque le cheval devient somnolent et s’endort.
Le début du sommeil complet est marqué par la transition vers le stade N2, avec une plus grande activité des ondes thêta. Il s’agit du stade de sommeil prédominant chez l’homme et les chercheurs l’observent régulièrement chez le cheval. [11]
Le sommeil lent, profond, correspond aux deux derniers stades du sommeil NREM, N3 et N4. Ces stades de sommeil profond sont caractérisés par des ondes delta d’oscillations lentes et de grande amplitude. [10][21]
Les chercheurs ont observé le sommeil N3 chez les chevaux, mais pas le N4. [11] La recherche moderne sur l’homme combine souvent ces deux stades. [21]
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Appareil de maintien de la position debout équin
Les chevaux peuvent entrer dans un sommeil léger NREM sans grand effort et rester debout. Cela est dû à la disposition unique de leur système musculosquelettique, connu sous le nom de « stay apparatus » que nous pouvons traduire par mécanisme de maintien de la position de bout.
Cet appareil de maintien est un ensemble de ligaments et de tendons qui travaillent ensemble pour maintenir le corps du cheval en position verticale avec un minimum d’énergie musculaire.
Il verrouille les principales articulations et stabilise les membres afin que le cheval ne perde pas l’équilibre et ne tombe pas. [2]
Appareil de maintien passif
Les membres antérieurs sont dotés d’un appareil passif qui implique l’articulation de l’épaule, le muscle biceps, l’articulation du coude et le muscle triceps. Le muscle biceps empêche la flexion de l’articulation de l’épaule tandis que le muscle triceps fixe l’articulation du coude en extension. [2]
Le tendon fibreux de Lacertus s’étend à partir du tendon du biceps et s’attache sous l’articulation du carpe pour bloquer le membre en extension sans utiliser les muscles. Les tendons fléchisseurs et le ligament suspenseur empêchent l’extension excessive des articulations des membres inférieurs. [2]
Appareil de maintien pelvien
Les membres postérieurs sont également dotés d’un appareil de stabilisation du grasset, du jarret et du membre distal au repos. Le mécanisme de verrouillage du grasset est constitué des ligaments rotuliens distaux et des ligaments collatéraux du grasset. [22]
Le verrouillage du grasset stabilise également l’articulation du jarret par le biais du mécanisme réciproque, qui exige que le grasset et le jarret travaillent à l’unisson. Le ligament suspenseur et les tendons des membres distaux stabilisent les articulations inférieures. [22]
L’appareil de maintien pelvien permet au cheval de supporter le poids de son corps sans effort important. Les chevaux déplacent leur poids lorsqu’ils sont détendus et utilisent l’une de leurs pattes arrière pour reposer la patte qui ne porte pas de poids. [22]
Sommeil REM
Bien que les chevaux puissent entrer dans les stades de sommeil léger lorsqu’ils sont debout, ils ne peuvent pas entrer dans le sommeil paradoxal, ou REM, s’ils ne sont pas couchés en position latérale de décubitus. [11]
La plupart des chevaux se couchent sur le sternum (plancher de la poitrine) pendant le sommeil lent et ne commencent le sommeil REM que lorsqu’ils sont complètement détendus sur le côté. [11]
Le sommeil REM est un stade de sommeil paradoxal avec une fréquence mixte d’ondes cérébrales de faible amplitude également observées pendant l’éveil. Ce stade du sommeil implique l’inhibition des motoneurones spinaux pour supprimer le tonus des muscles squelettiques et les réflexes. [21]
Pendant cette phase, les paupières sont fermées, les muscles se détendent et les yeux bougent rapidement. [12] Les propriétaires surprennent parfois leurs chevaux en train de rêver pendant cette phase et peuvent remarquer des contractions faciales, des contractions des membres ou même des vocalisations chez certains chevaux.
Bien que tous les stades du sommeil soient essentiels, le sommeil paradoxal est vital pour la santé mentale, émotionnelle et physique. [12] Si les chevaux ne peuvent ou ne veulent pas se coucher, le manque de sommeil paradoxal peut nuire à leur qualité de vie.
De combien de temps de sommeil les chevaux ont-ils besoin ?
Les chevaux adultes ont généralement besoin de 3 à 6 heures de sommeil total et de 30 minutes de sommeil paradoxal par jour. [3]
Les jeunes poulains ont besoin de 12 heures de sommeil par jour et sont encore plus sensibles aux effets néfastes du manque de sommeil. [1]
Les cycles de sommeil chez les chevaux peuvent être aussi courts que 15 minutes.
Les chevaux sont des dormeurs polyphasiques, ce qui signifie qu’ils dorment plusieurs fois au cours de la journée. Cependant, la majeure partie du sommeil lent et du sommeil paradoxal se produit la nuit. [11]
Pourquoi mon cheval ne se couche-t-il pas pour dormir ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les chevaux ne se couchent pas pour dormir. Certains chevaux se sentent mal à l’aise dans leur environnement de sommeil en raison d’une mauvaise litière, de la petite taille du box ou de la séparation avec d’autres chevaux. [3]
D’autres causes potentielles sont la douleur et le stress. [5] Si votre cheval ne se couche pas pour dormir, évaluez son environnement et prévoyez un examen vétérinaire pour déterminer si votre cheval souffre d’un trouble du sommeil et ce qui peut l’empêcher de se coucher.
Facteurs environnementaux influençant le sommeil
L’environnement de votre cheval peut avoir un impact significatif sur la qualité de son sommeil.
Population du troupeau
Les chevaux sont des proies qui dépendent d’une vigilance constante pour survivre dans la nature. Si votre cheval ne se sent pas en sécurité dans son environnement, la qualité de son sommeil en souffrira. [11]
La vie en troupeau permet aux individus de dormir à tour de rôle. Si votre cheval vit seul, il risque de ne pas se sentir suffisamment en sécurité pour dormir. [11]
La dynamique du troupeau contribue également à la sécurité. Les chevaux sauvages ont généralement des hiérarchies matriarcales, et des études suggèrent que les équidés domestiques se couchent davantage lorsqu’une jument est aux aguets. [20]
Bruit et lumière
Les chevaux qui se trouvent dans un nouvel environnement sont souvent plus vigilants pendant la période d’acclimatation aux nouveaux stimuli. [11] Les stimuli sensoriels tels que la lumière vive et les bruits forts peuvent perturber le sommeil des équidés.
L’exposition à la lumière régule les rythmes circadiens et la production d’hormones du sommeil. Des études observant des chevaux domestiques exposés à la lumière artificielle la nuit font état d’une réduction significative de la position couchée. [3]
La température
Comme la plupart des mammifères, les chevaux subissent également une réduction de la température corporelle centrale pendant le sommeil. [11]
Les propriétaires pourraient bénéficier de recherches plus approfondies sur les effets directs de la température ambiante sur le sommeil des équidés. Mais des preuves anecdotiques suggèrent que l’excès de couvertures peut contribuer aux troubles du sommeil chez les chevaux. [11]
Signes de manque de sommeil chez les chevaux
Le manque de sommeil est un problème important pour le bien-être des chevaux, car il contribue au stress et à un risque plus élevé de problèmes de santé.
Les chevaux privés de sommeil risquent de se blesser gravement s’ils tombent en phase de sommeil paradoxal et s’effondrent lorsqu’ils sont debout. Cela représente également un risque supplémentaire pour leurs propriétaires et leurs soigneurs.
Les symptômes des troubles du sommeil varient selon les chevaux. Les chevaux peuvent être privés de sommeil pendant deux semaines avant de présenter des signes cliniques. [6]
Les signes courants à rechercher sont les suivants : [13]
- Effondrement en position de flexion
- Effondrement complet et soudain
- Absence de signes de couchage (par exemple, pas de copeaux dans la queue ou sur la couverture)
- Blessures inexpliquées au niveau du boulet, du genou ou du visage
- Somnolence accrue au cours de la journée
- Hypervigilance
- Mauvaise performance physique générale
L’installation d’une caméra dans le box ou le paddock de votre cheval peut également vous aider à déterminer s’il se couche et à quelle fréquence.
Qu’arrive-t-il aux chevaux en manque de sommeil ?
Pendant le sommeil paradoxal, le cheval perd du tonus musculaire dans tout son corps, y compris dans l’appareil locomoteur. [2]
Les chevaux en manque de sommeil tombent en sommeil paradoxal alors qu’ils sont debout, ce qui fait que leurs jambes se dérobent sous eux. [6] Ces chevaux s’effondrent de fatigue et tombent généralement brusquement sur les genoux.
Les vétérinaires définissent le collapsus comme une perte de tonus postural qui peut ou non conduire à une perte de conscience et à la décubitus (se coucher). [14]
Autres causes d’effondrement chez le cheval
Les chevaux peuvent également s’effondrer pour des raisons autres que le manque de sommeil. Si votre cheval s’effondre, prenez immédiatement rendez-vous avec votre vétérinaire pour en déterminer la cause.
L’effondrement peut être causé par une maladie neurologique ou musculosquelettique. [14]
Les maladies cardiaques qui provoquent une baisse de la pression artérielle et une réduction du flux sanguin vers le cerveau peuvent entraîner une perte de conscience aiguë, qui se traduit par un collapsus syncopal. [15]
La privation de sommeil provoque un effondrement non syncopal, qui n’est pas associé à une réduction du flux sanguin vers le cerveau. Les chevaux conservent un certain degré de conscience dans ce type d’effondrement. [14]
Les autres causes d’effondrement non syncopal sont les crises d’épilepsie et l’hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). [16] Les troubles métaboliques tels que la paralysie périodique hyperkaliémique peuvent également prédisposer les chevaux au collapsus. [17]
Privation de sommeil et narcolepsie
Le manque de sommeil et la narcolepsie sont des troubles du sommeil équins qui peuvent entraîner un effondrement soudain, partiel ou complet, chez des chevaux par ailleurs en bonne santé. [18]
Contrairement à la privation de sommeil, la narcolepsie est une maladie neurologique incurable qui provoque une somnolence excessive et des crises soudaines de sommeil paradoxal déclenchées par des stimuli externes. [4]
La narcolepsie équine est extrêmement rare. Certains chercheurs pensent que la majorité des cas de narcolepsie signalés sont des cas de privation de sommeil mal diagnostiqués. [18]
Diagnostic de la narcolepsie chez le cheval
La narcolepsie est difficile à diagnostiquer chez les chevaux. [4] Consultez votre vétérinaire pour exclure d’autres affections neurologiques, musculosquelettiques, respiratoires, cardiovasculaires et métaboliques avant de poser un diagnostic de narcolepsie. [18]
Si votre vétérinaire soupçonne que votre cheval est atteint de narcolepsie, il peut utiliser des méthodes de diagnostic mises au point pour identifier cette affection chez d’autres animaux. [19]
Votre vétérinaire peut tester le liquide céphalo-rachidien de votre cheval pour rechercher des niveaux anormalement bas d’hormones du sommeil. [19].
D’autres méthodes de diagnostic incluent l’administration de médicaments qui induisent des épisodes narcoleptiques chez les chevaux affectés, mais ces résultats ne sont pas définitifs. [4]
Types de privation de sommeil chez les chevaux
Les chevaux sont affectés par six principaux types de privation de sommeil, résultant de facteurs environnementaux, physiques, sociaux et émotionnels. [18]
Si vous êtes en mesure d’identifier la cause principale du comportement de votre cheval, des changements de gestion peuvent être justifiés pour votre cheval en manque de sommeil.
La douleur
L’inconfort physique est la cause la plus fréquente des troubles du sommeil chez les chevaux. [5]
Cette catégorie comprend les chevaux souffrant des conditions physiques douloureuses telles que les ulcères gastriques et la myopathie à stockage de polysaccharides. [17]
Ce type de manque de sommeil peut également affecter les chevaux âgés souffrant d’arthrite ou les juments en fin de gestation. [5]
La douleur physique empêche les chevaux de s’allonger pour obtenir suffisamment de sommeil paradoxal. La gestion de la douleur, y compris les injections dans les articulations, les AINS et les traitements de l’arthrite peuvent être justifiés dans ces cas. [18]
La monotonie
Les chevaux attachés pendant de longues périodes peuvent souffrir d’une privation de sommeil induite par la monotonie. [6]
Les chevaux d’école sellés qui attendent leurs leçons, les chevaux de concours attachés pour le tressage et les chevaux de police sont souvent sujets à ce type de privation de sommeil. [6]
Insécurité environnementale
L’insécurité environnementale peut provoquer un malaise psychologique chez le cheval. Si le cheval ne se sent pas suffisamment en sécurité pour se coucher, il risque de ne pas avoir un sommeil paradoxal suffisant. [13]
Si la cause première est identifiée par le propriétaire et/ou le vétérinaire, la résolution du problème environnemental résoudra généralement cette cause de perte de sommeil.
Même des changements apparemment inoffensifs dans la gestion ou la routine de votre cheval peuvent nuire à la qualité de son sommeil. Parmi les facteurs possibles, citons le changement de box, la modification de la taille du box, la perte d’amis, les changements d’éclairage et les couvertures inadaptées. [3]
Changement de hiérarchie
Certains hongres peuvent devenir excessivement dominants dans un troupeau. Ces chevaux peuvent dépenser beaucoup d’énergie dans des comportements agressifs constants. [20]
Le fait de se concentrer sur les comportements de dominance peut empêcher le cheval de se détendre complètement, ce qui peut entraîner un manque de sommeil. [18]
L’ajout d’une jument alpha au troupeau peut résoudre les cas de manque de sommeil dus au déplacement de la dominance. [20]
La maladie de Lyme
Les chevaux dont le test est positif pour la maladie de Lyme peuvent souffrir d’un manque de sommeil même s’ils ne présentent pas de signes cliniques d’inconfort physique ou de douleurs articulaires. [7]
Le traitement de la maladie sous-jacente peut résoudre le trouble du sommeil associé.
Les terreurs du sommeil
Récemment, des chercheurs et des vétérinaires ont constaté que les troubles du sommeil chez les chevaux ressemblaient aux comportements de terreur du sommeil chez l’homme. [8]
Comme de plus en plus d’écuries installent des systèmes de surveillance nocturne, les vétérinaires pourraient identifier davantage de cas de privation de sommeil associés à des terreurs nocturnes chez les chevaux.
Les stratégies de gestion peuvent inclure des médicaments. [18]
Diagnostic des problèmes de sommeil chez le cheval
Après avoir identifié les signes cliniques du manque de sommeil, les vétérinaires et les propriétaires de chevaux peuvent généralement diagnostiquer le problème sous-jacent par un processus d’élimination.
Les investigations doivent commencer par un examen vétérinaire afin d’identifier les sources potentielles de douleur physique. [18][15] Votre vétérinaire peut procéder à un examen de boiterie, à des radiographies ou à des analyses de sang au cours de cette phase.
Un examen clinique permet d’écarter les causes physiques de l’effondrement et du manque de sommeil, notamment la douleur, les ulcères gastriques, les maladies cardiaques et les problèmes neurologiques.
Si votre vétérinaire pense que votre cheval est en parfaite santé, vous devez envisager des facteurs environnementaux potentiels. [3]
Tenir un journal quotidien de la routine de votre cheval, installer une caméra dans son paddock ou son box, et noter quand vous remarquez des signes de manque de sommeil peut vous aider à identifier les causes potentielles.
Examiner l’environnement de votre cheval
Voici quelques questions qui peuvent aider à identifier les causes environnementales du manque de sommeil chez les chevaux : [13]
- Les conditions de vie du cheval ont-elles changé ?
- Y a-t-il de nouveaux membres dans le troupeau ?
- Le cheval a-t-il déménagé dans une nouvelle écurie ou s’est-il rendu récemment à un concours ?
- Le cheval doit-il rester immobile pendant de longues périodes ?
- Le cheval est-il couvert de manière appropriée ?
- La routine ou le programme alimentaire du cheval ont-ils été modifiés ?
- Le programme d’entraînement du cheval a-t-il été modifié ?
Traitement du manque de sommeil
Si vous pensez que votre cheval manque de sommeil, prenez rendez-vous avec votre vétérinaire dès que possible. Veillez également à ce qu’il dispose d’une litière épaisse dans son box afin d’éviter les blessures.
Des bottes d’écurie rembourrées et des enveloppes peuvent aider à protéger leurs jambes en cas d’effondrement. [3]
Traitements médicaux
Un traitement rapide est essentiel pour remédier aux problèmes médicaux sous-jacents. Les problèmes de sommeil devraient être résolus une fois le problème principal réglé. [18]
Le manque de sommeil causé par une maladie musculosquelettique peut être résolu par des injections de corticostéroïdes dans les articulations et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. [5]
Les chevaux souffrant d’ulcères gastriques répondent bien au traitement par l’oméprazole et peuvent également nécessiter des changements alimentaires pour prévenir la réapparition des ulcères. [9]
Les chevaux qui manquent de sommeil en raison du stress lié au déménagement dans une nouvelle écurie peuvent répondre à quelques doses en soirée de diazépam. L’adaptogène Ashwagandha est également efficace contre l’anxiété. [23]
Changements dans la gestion
Veillez à ce que votre cheval bénéficie d’un environnement sûr qui lui permette d’atteindre un sommeil profond et réparateur.
Pour favoriser un sommeil sain, tous les chevaux ont besoin d’un abri adéquat, de contacts sociaux appropriés, d’un sol propice au repos et d’une alimentation équilibrée. [11]
Tenez également compte de l’éclairage, du bruit ambiant, de la température et de la qualité de l’air dans l’environnement de sommeil de votre cheval.
Il peut être nécessaire de procéder par tâtonnement pour identifier les facteurs environnementaux qui contribuent aux problèmes de sommeil de votre cheval. Tous les chevaux ne réagissent pas aux mêmes interventions.
Par exemple, certains chevaux maintenus en pâturage peuvent avoir besoin d’une stabulation pendant un certain temps chaque jour pour se détendre complètement, tandis que d’autres peuvent se sentir claustrophobes dans un box. [13]
Les chevaux âgés et souffrant d’arthrite ont souvent du mal à se lever en hiver et refusent de se coucher pour dormir. La supplémentation en huile w-3 peut aider à soutenir la santé des articulations.
Bien qu’il faille du temps pour résoudre les problèmes de gestion à l’origine du manque de sommeil, les chevaux ont un excellent pronostic une fois que la cause sous-jacente est résolue. [18]
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le sommeil et la privation de sommeil chez les chevaux :
Les cycles de sommeil normaux chez les chevaux comprennent de légers épisodes de somnolence, le sommeil lent et le sommeil paradoxal répartis en plusieurs courtes périodes pendant le jour et la nuit. Les chevaux adultes dorment généralement entre 3 et 6 heures au total sur une période de 24 heures, incluant environ 30 minutes de sommeil paradoxal. La majeure partie du sommeil profond se produit lorsque le cheval est couché, tandis que les stades de sommeil plus légers surviennent souvent debout grâce au soutien de l’appareil de soutien passif.
Les chevaux peuvent dormir debout pendant les stades plus légers du sommeil non paradoxal parce que l’appareil de soutien passif verrouille les principales articulations et réduit l’effort musculaire. Le sommeil paradoxal n’est possible que lorsqu’un cheval se couche et détend complètement ses muscles. La plupart des chevaux se reposent d’abord sur leur poitrine avant de se coucher sur le côté pour entrer dans des stades de sommeil plus profonds associés aux rêves et à la relaxation musculaire.
Les chevaux doivent se coucher pour atteindre le sommeil paradoxal, qui joue un rôle important dans la santé mentale et physique. Le repos debout permet les stades de sommeil plus légers, mais un sommeil réparateur plus profond nécessite une relaxation musculaire complète en position couchée. Les chevaux qui évitent de se coucher pendant de longues périodes peuvent développer une privation de sommeil paradoxal et présenter des signes comme des effondrements, de la somnolence diurne ou des blessures inexpliquées.
Les chevaux adultes ont généralement besoin d’environ 3 à 6 heures de sommeil total par jour, incluant approximativement 30 minutes de sommeil paradoxal. Les poulains ont besoin de beaucoup plus de repos et peuvent dormir jusqu’à 12 heures par jour. Le sommeil équin se produit en courts cycles pouvant durer aussi peu que 15 minutes, la majeure partie du sommeil profond ayant lieu pendant la nuit lorsque les chevaux se sentent en sécurité et confortables.
Les signes de privation de sommeil chez les chevaux comprennent des effondrements soudains, une somnolence diurne excessive, de l’hypervigilance, une baisse de performance et des blessures aux genoux, aux boulets ou au visage. Certains chevaux cessent également de se coucher régulièrement, laissant peu de traces de litière dans leur queue ou leur pelage. Les signes cliniques peuvent prendre jusqu’à deux semaines avant d’apparaître après que des perturbations du sommeil aient commencé à affecter le sommeil paradoxal.
La privation de sommeil peut provoquer un effondrement chez les chevaux lorsque la fatigue les force à entrer en sommeil paradoxal tout en restant debout. Pendant le sommeil paradoxal, le tonus musculaire disparaît et l’appareil de soutien passif ne peut plus soutenir le poids du corps. Les chevaux atteints s’effondrent souvent soudainement sur leurs genoux tout en demeurant partiellement conscients. Les épisodes répétés d’effondrement augmentent le risque de blessures autant pour les chevaux que pour les personnes qui les manipulent.
La privation de sommeil chez les chevaux peut se développer à cause de la douleur, du stress, d’un sentiment d’insécurité dans l’environnement, d’une station debout prolongée, de tensions dans le troupeau, d’une maladie ou de changements de routine. L’arthrite, les ulcères gastriques, la maladie de Lyme et les douleurs musculosquelettiques nuisent fréquemment à la volonté du cheval de se coucher. Les écuries bruyantes, les lumières vives, l’isolement social et les environnements inconnus peuvent également réduire la qualité du sommeil et empêcher un sommeil paradoxal adéquat.
Les chevaux perdent souvent du sommeil après un déménagement dans une nouvelle écurie parce qu’un environnement inconnu augmente la vigilance et le stress. Les changements dans la dynamique du troupeau, l’éclairage, la taille du box, le niveau de bruit et la routine peuvent rendre certains chevaux réticents à se coucher et à se détendre. La plupart des chevaux s’adaptent graduellement pendant une période d’acclimatation, mais une perturbation persistante du sommeil peut nécessiter des changements de gestion ou une évaluation vétérinaire.
La douleur affecte fréquemment la qualité du sommeil chez les chevaux en rendant inconfortable le fait de se coucher et de rester allongé suffisamment longtemps pour atteindre le sommeil paradoxal. L’arthrite, les ulcères gastriques, la gestation et les troubles musculaires sont des causes fréquentes de privation de sommeil associée à la douleur. Les chevaux souffrant d’inconfort chronique peuvent sembler fatigués pendant la journée, éviter de se reposer complètement ou développer des épisodes d’effondrement liés à la perte de sommeil paradoxal.
Les chevaux dorment souvent mieux avec d’autres chevaux à proximité parce que la vie en troupeau augmente le sentiment de sécurité et réduit le besoin de vigilance constante. Les recherches suggèrent que les chevaux domestiques peuvent se coucher plus facilement lorsqu’un autre cheval demeure vigilant à proximité. Les chevaux gardés seuls ont parfois de la difficulté à se détendre suffisamment pour atteindre le sommeil paradoxal, particulièrement dans des environnements inconnus ou stressants.
Les lumières et le bruit peuvent affecter le sommeil des chevaux en augmentant l’état d’alerte et en perturbant les rythmes circadiens normaux. Des études montrent que l’exposition à la lumière artificielle pendant la nuit peut réduire la fréquence à laquelle les chevaux se couchent pour se reposer. Les sons forts ou inconnus peuvent également maintenir les chevaux en état de vigilance et empêcher les stades de sommeil plus profonds. Les environnements calmes, sombres et constants favorisent généralement des cycles de sommeil plus sains et un meilleur repos nocturne.
La narcolepsie peut survenir chez les chevaux, mais cette condition est extrêmement rare comparativement à la privation de sommeil. La narcolepsie équine provoque des épisodes soudains de sommeil paradoxal et des effondrements déclenchés par l’excitation ou des stimuli externes. Plusieurs cas soupçonnés de narcolepsie sont finalement liés à la privation de sommeil. Les vétérinaires éliminent habituellement la douleur, les maladies neurologiques, les problèmes cardiaques et les causes environnementales avant de confirmer un diagnostic de narcolepsie.
Les problèmes de sommeil chez les chevaux sont généralement diagnostiqués au moyen d’examens vétérinaires, de l’observation du comportement et de l’élimination des causes médicales ou environnementales possibles. Les vétérinaires peuvent effectuer des examens de boiterie, des analyses sanguines, des radiographies ou des évaluations neurologiques afin d’identifier une maladie sous-jacente. Les propriétaires utilisent souvent des caméras dans les stalles et des journaux quotidiens pour suivre le comportement de couchage, les épisodes d’effondrement et les changements de routine pouvant affecter la qualité du sommeil.
Les changements de gestion qui améliorent le sommeil chez les chevaux comprennent l’utilisation d’une litière épaisse, la réduction du bruit nocturne et de l’éclairage intense, le maintien de contacts sociaux sains et le respect de routines quotidiennes constantes. Certains chevaux se reposent mieux au pâturage, tandis que d’autres se sentent plus en sécurité dans un box. Une couverture appropriée, des températures confortables, une bonne qualité de l’air et un sol sécuritaire pour se coucher peuvent également améliorer la qualité du sommeil et réduire le stress.
Résumé
- Le sommeil paradoxal ou REM est essentiel pour les chevaux et n'est possible qu'en position couchée latérale.
- De nombreux facteurs physiques, environnementaux et psychologiques peuvent faire que les chevaux ne souhaitent pas ou ne peuvent pas s'allonger, ce qui entraîne une privation de sommeil
- Les chevaux privés de sommeil peuvent s'effondrer soudainement et se blesser.
- L'identification et le traitement de la cause première permettent de traiter avec succès le manque de sommeil chez les chevaux.
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