Les chevaux n’ont peut-être pas besoin d’autant de sommeil que les humains, mais un sommeil de qualité est tout de même vital pour la santé et le bien-être de votre équidé.

Bien que les chevaux puissent dormir debout grâce à leur « stay apparatus » unique, le sommeil paradoxal n’est possible que lorsqu’ils sont couchés et que leurs muscles peuvent se détendre.

De nombreux facteurs peuvent empêcher un cheval de bénéficier d’un sommeil de qualité suffisant et entraîner des signes de privation de sommeil. Il s’agit notamment de la douleur, des blessures, de l’état de santé, de l’environnement bruyant ou lumineux de l’écurie et même de la hiérarchie sociale.

Bien que les troubles du sommeil chez les chevaux soient encore mal compris, les propriétaires de chevaux doivent être conscients des signes de manque de sommeil chez les chevaux et prendre des mesures pour améliorer la qualité du sommeil de leur cheval.

Cet article passe en revue les connaissances scientifiques actuelles sur les habitudes de sommeil des chevaux, ainsi que les conséquences, les signes et le traitement du manque de sommeil chez les chevaux.

Cycles de sommeil des équidés

On sait peu de choses sur le comportement des équidés en matière de sommeil. Toutefois, des recherches suggèrent que les chevaux ont plusieurs types de sommeil différents et qu’ils ne peuvent pas réaliser tous ces différents cycles de sommeil lorsqu’ils sont debout. [1]

Comme les humains, les chevaux passent par plusieurs cycles de sommeil avec différents stades. Ces stades comprennent le sommeil à mouvements oculaires rapides ou sommeil paradoxal (REM – rapid eye movement) et le sommeil avec absence de mouvent oculaire ou sommeil profond (NREM – non rapid eye movement). [12]

Le sommeil NREM

Les chercheurs divisent le sommeil profond ou NREM en quatre stades (N1 – N4) différenciés par les ondes cérébrales. Ces stades représentent la transition progressive entre l’éveil et l’endormissement, suivie de stades de sommeil plus profonds. [21]

Les ondes bêta indiquent un état d’éveil complet, tandis que les ondes alpha, plus lentes, prédominent pendant les états inactifs de relaxation. [21][11] L’activité cérébrale passe aux ondes thêta lorsque les chevaux entrent dans le sommeil N1. [21]

La plupart des propriétaires de chevaux connaissent les signes du sommeil N1 : tête baissée, yeux mi-clos et lèvre inférieure tombante lorsque le cheval devient somnolent et s’endort.

Le début du sommeil complet est marqué par la transition vers le stade N2, avec une plus grande activité des ondes thêta. Il s’agit du stade de sommeil prédominant chez l’homme et les chercheurs l’observent régulièrement chez le cheval. [11]

Le sommeil lent, profond, correspond aux deux derniers stades du sommeil NREM, N3 et N4. Ces stades de sommeil profond sont caractérisés par des ondes delta d’oscillations lentes et de grande amplitude. [10][21]

Les chercheurs ont observé le sommeil N3 chez les chevaux, mais pas le N4. [11] La recherche moderne sur l’homme combine souvent ces deux stades. [21]

Appareil de maintien de la position debout équin

Les chevaux peuvent entrer dans un sommeil léger NREM sans grand effort et rester debout. Cela est dû à la disposition unique de leur système musculosquelettique, connu sous le nom de « stay apparatus » que nous pouvons traduire par mécanisme de maintien de la position de bout.

Cet appareil de maintien est un ensemble de ligaments et de tendons qui travaillent ensemble pour maintenir le corps du cheval en position verticale avec un minimum d’énergie musculaire.

Il verrouille les principales articulations et stabilise les membres afin que le cheval ne perde pas l’équilibre et ne tombe pas. [2]

Appareil de maintien passif

Les membres antérieurs sont dotés d’un appareil passif qui implique l’articulation de l’épaule, le muscle biceps, l’articulation du coude et le muscle triceps. Le muscle biceps empêche la flexion de l’articulation de l’épaule tandis que le muscle triceps fixe l’articulation du coude en extension. [2]

Le tendon fibreux de Lacertus s’étend à partir du tendon du biceps et s’attache sous l’articulation du carpe pour bloquer le membre en extension sans utiliser les muscles. Les tendons fléchisseurs et le ligament suspenseur empêchent l’extension excessive des articulations des membres inférieurs. [2]

Appareil de maintien pelvien

Les membres postérieurs sont également dotés d’un appareil de stabilisation du grasset, du jarret et du membre distal au repos. Le mécanisme de verrouillage du grasset est constitué des ligaments rotuliens distaux et des ligaments collatéraux du grasset. [22]

Le verrouillage du grasset stabilise également l’articulation du jarret par le biais du mécanisme réciproque, qui exige que le grasset et le jarret travaillent à l’unisson. Le ligament suspenseur et les tendons des membres distaux stabilisent les articulations inférieures. [22]

L’appareil de maintien pelvien permet au cheval de supporter le poids de son corps sans effort important. Les chevaux déplacent leur poids lorsqu’ils sont détendus et utilisent l’une de leurs pattes arrière pour reposer la patte qui ne porte pas de poids. [22]

Sommeil REM

Bien que les chevaux puissent entrer dans les stades de sommeil léger lorsqu’ils sont debout, ils ne peuvent pas entrer dans le sommeil paradoxal, ou REM, s’ils ne sont pas couchés en position latérale de décubitus. [11]

La plupart des chevaux se couchent sur le sternum (plancher de la poitrine) pendant le sommeil lent et ne commencent le sommeil REM que lorsqu’ils sont complètement détendus sur le côté. [11]

Le sommeil REM est un stade de sommeil paradoxal avec une fréquence mixte d’ondes cérébrales de faible amplitude également observées pendant l’éveil. Ce stade du sommeil implique l’inhibition des motoneurones spinaux pour supprimer le tonus des muscles squelettiques et les réflexes. [21]

Pendant cette phase, les paupières sont fermées, les muscles se détendent et les yeux bougent rapidement. [12] Les propriétaires surprennent parfois leurs chevaux en train de rêver pendant cette phase et peuvent remarquer des contractions faciales, des contractions des membres ou même des vocalisations chez certains chevaux.

Bien que tous les stades du sommeil soient essentiels, le sommeil paradoxal est vital pour la santé mentale, émotionnelle et physique. [12] Si les chevaux ne peuvent ou ne veulent pas se coucher, le manque de sommeil paradoxal peut nuire à leur qualité de vie.

De combien de temps de sommeil les chevaux ont-ils besoin ?

Les chevaux adultes ont généralement besoin de 3 à 6 heures de sommeil total et de 30 minutes de sommeil paradoxal par jour. [3]

Les jeunes poulains ont besoin de 12 heures de sommeil par jour et sont encore plus sensibles aux effets néfastes du manque de sommeil. [1]

Les cycles de sommeil chez les chevaux peuvent être aussi courts que 15 minutes.

Les chevaux sont des dormeurs polyphasiques, ce qui signifie qu’ils dorment plusieurs fois au cours de la journée. Cependant, la majeure partie du sommeil lent et du sommeil paradoxal se produit la nuit. [11]

Pourquoi mon cheval ne se couche-t-il pas pour dormir ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les chevaux ne se couchent pas pour dormir. Certains chevaux se sentent mal à l’aise dans leur environnement de sommeil en raison d’une mauvaise litière, de la petite taille du box ou de la séparation avec d’autres chevaux. [3]

D’autres causes potentielles sont la douleur et le stress. [5] Si votre cheval ne se couche pas pour dormir, évaluez son environnement et prévoyez un examen vétérinaire pour déterminer si votre cheval souffre d’un trouble du sommeil et ce qui peut l’empêcher de se coucher.

Facteurs environnementaux influençant le sommeil

L’environnement de votre cheval peut avoir un impact significatif sur la qualité de son sommeil.

Population du troupeau

Les chevaux sont des proies qui dépendent d’une vigilance constante pour survivre dans la nature. Si votre cheval ne se sent pas en sécurité dans son environnement, la qualité de son sommeil en souffrira. [11]

La vie en troupeau permet aux individus de dormir à tour de rôle. Si votre cheval vit seul, il risque de ne pas se sentir suffisamment en sécurité pour dormir. [11]

La dynamique du troupeau contribue également à la sécurité. Les chevaux sauvages ont généralement des hiérarchies matriarcales, et des études suggèrent que les équidés domestiques se couchent davantage lorsqu’une jument est aux aguets. [20]

Bruit et lumière

Les chevaux qui se trouvent dans un nouvel environnement sont souvent plus vigilants pendant la période d’acclimatation aux nouveaux stimuli. [11] Les stimuli sensoriels tels que la lumière vive et les bruits forts peuvent perturber le sommeil des équidés.

L’exposition à la lumière régule les rythmes circadiens et la production d’hormones du sommeil. Des études observant des chevaux domestiques exposés à la lumière artificielle la nuit font état d’une réduction significative de la position couchée. [3]

La température

Comme la plupart des mammifères, les chevaux subissent également une réduction de la température corporelle centrale pendant le sommeil.  [11]

Les propriétaires pourraient bénéficier de recherches plus approfondies sur les effets directs de la température ambiante sur le sommeil des équidés. Mais des preuves anecdotiques suggèrent que l’excès de couvertures peut contribuer aux troubles du sommeil chez les chevaux. [11]

Signes de manque de sommeil chez les chevaux

Le manque de sommeil est un problème important pour le bien-être des chevaux, car il contribue au stress et à un risque plus élevé de problèmes de santé.

Les chevaux privés de sommeil risquent de se blesser gravement s’ils tombent en phase de sommeil paradoxal et s’effondrent lorsqu’ils sont debout. Cela représente également un risque supplémentaire pour leurs propriétaires et leurs soigneurs.

Les symptômes des troubles du sommeil varient selon les chevaux. Les chevaux peuvent être privés de sommeil pendant deux semaines avant de présenter des signes cliniques. [6]

Les signes courants à rechercher sont les suivants : [13]

  • Effondrement en position de flexion
  • Effondrement complet et soudain
  • Absence de signes de couchage (par exemple, pas de copeaux dans la queue ou sur la couverture)
  • Blessures inexpliquées au niveau du boulet, du genou ou du visage
  • Somnolence accrue au cours de la journée
  • Hypervigilance
  • Mauvaise performance physique générale

L’installation d’une caméra dans le box ou le paddock de votre cheval peut également vous aider à déterminer s’il se couche et à quelle fréquence.

Qu’arrive-t-il aux chevaux en manque de sommeil ?

Pendant le sommeil paradoxal, le cheval perd du tonus musculaire dans tout son corps, y compris dans l’appareil locomoteur. [2]

Les chevaux en manque de sommeil tombent en sommeil paradoxal alors qu’ils sont debout, ce qui fait que leurs jambes se dérobent sous eux. [6] Ces chevaux s’effondrent de fatigue et tombent généralement brusquement sur les genoux.

Les vétérinaires définissent le collapsus comme une perte de tonus postural qui peut ou non conduire à une perte de conscience et à la décubitus (se coucher). [14]

Autres causes d’effondrement chez le cheval

Les chevaux peuvent également s’effondrer pour des raisons autres que le manque de sommeil. Si votre cheval s’effondre, prenez immédiatement rendez-vous avec votre vétérinaire pour en déterminer la cause.

L’effondrement peut être causé par une maladie neurologique ou musculosquelettique. [14]

Les maladies cardiaques qui provoquent une baisse de la pression artérielle et une réduction du flux sanguin vers le cerveau peuvent entraîner une perte de conscience aiguë, qui se traduit par un collapsus syncopal. [15]

La privation de sommeil provoque un effondrement non syncopal, qui n’est pas associé à une réduction du flux sanguin vers le cerveau. Les chevaux conservent un certain degré de conscience dans ce type d’effondrement. [14]

Les autres causes d’effondrement non syncopal sont les crises d’épilepsie et l’hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). [16] Les troubles métaboliques tels que la paralysie périodique hyperkaliémique peuvent également prédisposer les chevaux au collapsus. [17]

Privation de sommeil et narcolepsie

Le manque de sommeil et la narcolepsie sont des troubles du sommeil équins qui peuvent entraîner un effondrement soudain, partiel ou complet, chez des chevaux par ailleurs en bonne santé. [18]

Contrairement à la privation de sommeil, la narcolepsie est une maladie neurologique incurable qui provoque une somnolence excessive et des crises soudaines de sommeil paradoxal déclenchées par des stimuli externes. [4]

La narcolepsie équine est extrêmement rare. Certains chercheurs pensent que la majorité des cas de narcolepsie signalés sont des cas de privation de sommeil mal diagnostiqués. [18]

Diagnostic de la narcolepsie chez le cheval

La narcolepsie est difficile à diagnostiquer chez les chevaux. [4] Consultez votre vétérinaire pour exclure d’autres affections neurologiques, musculosquelettiques, respiratoires, cardiovasculaires et métaboliques avant de poser un diagnostic de narcolepsie. [18]

Si votre vétérinaire soupçonne que votre cheval est atteint de narcolepsie, il peut utiliser des méthodes de diagnostic mises au point pour identifier cette affection chez d’autres animaux. [19]

Votre vétérinaire peut tester le liquide céphalo-rachidien de votre cheval pour rechercher des niveaux anormalement bas d’hormones du sommeil. [19].

D’autres méthodes de diagnostic incluent l’administration de médicaments qui induisent des épisodes narcoleptiques chez les chevaux affectés, mais ces résultats ne sont pas définitifs. [4]

Types de privation de sommeil chez les chevaux

Les chevaux sont affectés par six principaux types de privation de sommeil, résultant de facteurs environnementaux, physiques, sociaux et émotionnels. [18]

Si vous êtes en mesure d’identifier la cause principale du comportement de votre cheval, des changements de gestion peuvent être justifiés pour votre cheval en manque de sommeil.

La douleur

L’inconfort physique est la cause la plus fréquente des troubles du sommeil chez les chevaux. [5]

Cette catégorie comprend les chevaux souffrant des conditions physiques douloureuses telles que les ulcères gastriques et la myopathie à stockage de polysaccharides. [17]

Ce type de manque de sommeil peut également affecter les chevaux âgés souffrant d’arthrite ou les juments en fin de gestation. [5]

La douleur physique empêche les chevaux de s’allonger pour obtenir suffisamment de sommeil paradoxal. La gestion de la douleur, y compris les injections dans les articulations, les AINS et les traitements de l’arthrite peuvent être justifiés dans ces cas. [18]

La monotonie

Les chevaux attachés pendant de longues périodes peuvent souffrir d’une privation de sommeil induite par la monotonie. [6]

Les chevaux d’école sellés qui attendent leurs leçons, les chevaux de concours attachés pour le tressage et les chevaux de police sont souvent sujets à ce type de privation de sommeil. [6]

Insécurité environnementale

L’insécurité environnementale peut provoquer un malaise psychologique chez le cheval. Si le cheval ne se sent pas suffisamment en sécurité pour se coucher, il risque de ne pas avoir un sommeil paradoxal suffisant. [13]

Si la cause première est identifiée par le propriétaire et/ou le vétérinaire, la résolution du problème environnemental résoudra généralement cette cause de perte de sommeil.

Même des changements apparemment inoffensifs dans la gestion ou la routine de votre cheval peuvent nuire à la qualité de son sommeil. Parmi les facteurs possibles, citons le changement de box, la modification de la taille du box, la perte d’amis, les changements d’éclairage et les couvertures inadaptées. [3]

Changement de hiérarchie

Certains hongres peuvent devenir excessivement dominants dans un troupeau. Ces chevaux peuvent dépenser beaucoup d’énergie dans des comportements agressifs constants. [20]

Le fait de se concentrer sur les comportements de dominance peut empêcher le cheval de se détendre complètement, ce qui peut entraîner un manque de sommeil. [18]

L’ajout d’une jument alpha au troupeau peut résoudre les cas de manque de sommeil dus au déplacement de la dominance. [20]

La maladie de Lyme

Les chevaux dont le test est positif pour la maladie de Lyme peuvent souffrir d’un manque de sommeil même s’ils ne présentent pas de signes cliniques d’inconfort physique ou de douleurs articulaires. [7]

Le traitement de la maladie sous-jacente peut résoudre le trouble du sommeil associé.

Les terreurs du sommeil

Récemment, des chercheurs et des vétérinaires ont constaté que les troubles du sommeil chez les chevaux ressemblaient aux comportements de terreur du sommeil chez l’homme. [8]

Comme de plus en plus d’écuries installent des systèmes de surveillance nocturne, les vétérinaires pourraient identifier davantage de cas de privation de sommeil associés à des terreurs nocturnes chez les chevaux.

Les stratégies de gestion peuvent inclure des médicaments. [18]

Diagnostic des problèmes de sommeil chez le cheval

Après avoir identifié les signes cliniques du manque de sommeil, les vétérinaires et les propriétaires de chevaux peuvent généralement diagnostiquer le problème sous-jacent par un processus d’élimination.

Les investigations doivent commencer par un examen vétérinaire afin d’identifier les sources potentielles de douleur physique. [18][15] Votre vétérinaire peut procéder à un examen de boiterie, à des radiographies ou à des analyses de sang au cours de cette phase.

Un examen clinique permet d’écarter les causes physiques de l’effondrement et du manque de sommeil, notamment la douleur, les ulcères gastriques, les maladies cardiaques et les problèmes neurologiques.

Si votre vétérinaire pense que votre cheval est en parfaite santé, vous devez envisager des facteurs environnementaux potentiels. [3]

Tenir un journal quotidien de la routine de votre cheval, installer une caméra dans son paddock ou son box, et noter quand vous remarquez des signes de manque de sommeil peut vous aider à identifier les causes potentielles.

Examiner l’environnement de votre cheval

Voici quelques questions qui peuvent aider à identifier les causes environnementales du manque de sommeil chez les chevaux : [13]

  • Les conditions de vie du cheval ont-elles changé ?
  • Y a-t-il de nouveaux membres dans le troupeau ?
  • Le cheval a-t-il déménagé dans une nouvelle écurie ou s’est-il rendu récemment à un concours ?
  • Le cheval doit-il rester immobile pendant de longues périodes ?
  • Le cheval est-il couvert de manière appropriée ?
  • La routine ou le programme alimentaire du cheval ont-ils été modifiés ?
  • Le programme d’entraînement du cheval a-t-il été modifié ?

Traitement du manque de sommeil

Si vous pensez que votre cheval manque de sommeil, prenez rendez-vous avec votre vétérinaire dès que possible. Veillez également à ce qu’il dispose d’une litière épaisse dans son box afin d’éviter les blessures.

Des bottes d’écurie rembourrées et des enveloppes peuvent aider à protéger leurs jambes en cas d’effondrement. [3]

Traitements médicaux

Un traitement rapide est essentiel pour remédier aux problèmes médicaux sous-jacents. Les problèmes de sommeil devraient être résolus une fois le problème principal réglé. [18]

Le manque de sommeil causé par une maladie musculosquelettique peut être résolu par des injections de corticostéroïdes dans les articulations et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. [5]

Les chevaux souffrant d’ulcères gastriques répondent bien au traitement par l’oméprazole et peuvent également nécessiter des changements alimentaires pour prévenir la réapparition des ulcères. [9]

Les chevaux qui manquent de sommeil en raison du stress lié au déménagement dans une nouvelle écurie peuvent répondre à quelques doses en soirée de diazépam. L’adaptogène Ashwagandha est également efficace contre l’anxiété. [23]

Changements dans la gestion

Veillez à ce que votre cheval bénéficie d’un environnement sûr qui lui permette d’atteindre un sommeil profond et réparateur.

Pour favoriser un sommeil sain, tous les chevaux ont besoin d’un abri adéquat, de contacts sociaux appropriés, d’un sol propice au repos et d’une alimentation équilibrée. [11]

Tenez également compte de l’éclairage, du bruit ambiant, de la température et de la qualité de l’air dans l’environnement de sommeil de votre cheval.

Il peut être nécessaire de procéder par tâtonnement pour identifier les facteurs environnementaux qui contribuent aux problèmes de sommeil de votre cheval. Tous les chevaux ne réagissent pas aux mêmes interventions.

Par exemple, certains chevaux maintenus en pâturage peuvent avoir besoin d’une stabulation pendant un certain temps chaque jour pour se détendre complètement, tandis que d’autres peuvent se sentir claustrophobes dans un box. [13]

Les chevaux âgés et souffrant d’arthrite ont souvent du mal à se lever en hiver et refusent de se coucher pour dormir. La supplémentation en huile w-3 peut aider à soutenir la santé des articulations.

w-3 Oil
Magasiner
  • Favorise le confort des joints
  • Aide à combattre l'inflammation
  • état de la peau et du pelage
  • Source appétente d'oméga-3

Bien qu’il faille du temps pour résoudre les problèmes de gestion à l’origine du manque de sommeil, les chevaux ont un excellent pronostic une fois que la cause sous-jacente est résolue. [18]

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le sommeil et la privation de sommeil chez les chevaux :

Résumé

  • Le sommeil paradoxal ou REM est essentiel pour les chevaux et n'est possible qu'en position couchée latérale.
  • De nombreux facteurs physiques, environnementaux et psychologiques peuvent faire que les chevaux ne souhaitent pas ou ne peuvent pas s'allonger, ce qui entraîne une privation de sommeil
  • Les chevaux privés de sommeil peuvent s'effondrer soudainement et se blesser.
  • L'identification et le traitement de la cause première permettent de traiter avec succès le manque de sommeil chez les chevaux.
Manque-t-il quelque chose dans l’alimentation de votre cheval?

Identifier les manques dans le programme alimentaire de votre cheval pour optimiser son bien-être.

Références

  1. Belling, T. Sleep Patterns in the Horse. Equine Practice. 1990.
  2. Hermanson, J. et al. Evolutionary and functional morphology of the shoulder region and stay apparatus in fossil and extant horses. J Vertevr Paleontol. 1991.
  3. Greening, L. et al. The effect of altering routine husbandry factors on sleep duration and memory consolidation in the horse. Appl Anim Behav Sci. 2021.
  4. Nieuwstadt, R. et al. Narcolepsy in horses. Tijdschr Diergeneeskd. 1993
  5. Kelemen, Z. Recumbency as an Equine Welfare Indicator in Geriatric Horses and Horses with Chronic Orthopaedic Disease. Animals. 2021.
  6. Bertone, J. Excessive Drowsiness Secondary to Recumbent Sleep Deprivation in Two Horses. Vet Clinics: Equine Practice. 2006
  7. Divers, T. Equine Lyme Disease. J of Equine Vet Sci. 2013
  8. Ahern, T. Sleep Attacks with Associated Sleep Terrors in a Six-Year-Old Thoroughbred Gelding. J Vet Sci. 2018.
  9. Andrews, F. Efficacy of omeprazole paste in the treatment and prevention of gastric ulcers in horses. Equine Vet J. 2010.
  10.  Dijk, D. Regulation and Functional Correlates of Slow Wave Sleep. J of Clinic Sleep Med. 2019.
  11. Greening, L. et al. A Review of Equine Sleep: Implications for Equine Welfare. Front Vet Sci. 2022.
  12. Peever, J. et al. The Biology of REM Sleep. Current Biol. 2017.
  13. Greening, L. et al. Understanding sleep-related behavior (and lack of) as a measure of welfare using the horse as a model. Assoc Study Anim Behav Winter Meet. 2018.
  14. Lyle, C.H. et al. Retrospective Evaluation of Episodic Collapse in the Horse in a Referred Population: 25 Cases (1995-2009). J Vet Intern Med. 2010.
  15. Bonagura, J. Overview of Equine Cardiac Disease. Vet Clinics North Amer: Equine Pract. 2019.
  16. Mittel, L. Seizures in the Horse. Vet Clinics North Amer: Equine Pract. 1987.
  17. Rudolph, J. Periodic paralysis in Quarter Horses: a sodium channel mutation disseminated by selective breeding. Nature Genet. 1992.
  18. Alemen, M. et al. Sleep and Sleep Disorders in Horses. AAEP Proceed. 2008.
  19. Nishino, S. et al. Effects of Thyrotropin-Releasing Hormone and Its Analogs on Daytime Sleepiness and Cataplexy in Canine Narcolepsy. J of Neurosci. 1997.
  20. Houpt, K. et al. Stability of equine hierarchies and the prevention of dominance-related aggression. Equine Vet J. 1980.
  21. Huang, H. et al. EEG-Based Sleep Staging Analysis with Functional Connectivity. Sensor (Basel). 2021.
  22. Schumann, S. et al. The equine hind limb is actively stabilized during standing. J Anat. 2003.
  23. Priyanka, G. et al. Adaptogenic and Immunomodulatory Activity of Ashwagandha Root Extract: An Experimental Study in an Equine Model.. Frontiers in veterinary science. 2020. View Summary