La malformation vertébrale complexe équine (ECVM) est une anomalie congénitale de la partie inférieure de la colonne cervicale chez les chevaux qui affecte la forme de certains os de la colonne vertébrale dans l’encolure. L’intérêt pour l’ECVM s’est accru à mesure que les chercheurs étudient si ces modifications anatomiques peuvent contribuer à des douleurs cervicales, à une baisse de performance ou à des anomalies neurologiques chez certains chevaux.
Les chevaux atteints d’ECVM ne présentent pas tous des symptômes, et la présence de modifications vertébrales à l’imagerie n’explique pas toujours les signes cliniques d’un cheval. Des problèmes similaires peuvent survenir avec d’autres troubles cervicaux ou des boiteries, ce qui rend le diagnostic complexe et dépendant des antécédents du cheval, de ses symptômes, des résultats de l’examen neurologique et de l’imagerie diagnostique.
Les recherches actuelles ont permis de mieux comprendre l’anatomie associée à l’ECVM, mais des questions subsistent quant à sa signification clinique et à ses répercussions à long terme. Poursuivez votre lecture pour découvrir comment l’ECVM affecte la partie inférieure de la colonne cervicale, quels signes peuvent être observés chez les chevaux atteints et comment les vétérinaires abordent le diagnostic et la prise en charge.
Malformation vertébrale complexe équine (ECVM)
La malformation vertébrale complexe équine (ECVM) est une anomalie congénitale chez les chevaux qui affecte la partie inférieure de la colonne cervicale (c.-à-d. les os de l’encolure), le plus souvent les sixième (C6) et septième (C7) vertèbres cervicales. [1][2][3]
Cette affection, également parfois appelée malformation C6-C7, se développe avant la naissance et modifie la forme normale de ces vertèbres. [1][4]

La caractéristique déterminante de l’ECVM est l’absence partielle ou complète d’une projection osseuse normale sur la sixième vertèbre cervicale (C6). [1][2] Chez de nombreux chevaux, une partie de l’os manquant est transposée sur la face inférieure de C7, et d’autres variations congénitales touchant les os, les tissus mous ou les nerfs avoisinants ont également été documentées. [3][4]
Les chevaux atteints d’ECVM ne présentent pas tous des symptômes. [5][6] Alors que certains demeurent cliniquement normaux, d’autres présentent des douleurs cervicales, une mobilité réduite de l’encolure, une baisse de performance ou des anomalies neurologiques. [6][7][8]
Les données actuelles suggèrent que les modifications anatomiques associées à l’ECVM ne permettent pas, à elles seules, de prédire de façon fiable si un cheval présentera des signes cliniques. [5][6]
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Partie inférieure de la colonne cervicale et répercussions de l’ECVM
Le cou du cheval comprend sept vertèbres cervicales qui soutiennent la tête, protègent la moelle épinière et permettent au cou de bouger librement. [9][10] La partie inférieure de la colonne cervicale comprend principalement les sixième et septième vertèbres cervicales ainsi que la jonction cervicothoracique, où le cou rejoint le thorax. [7][9]
C6 présente des saillies osseuses distinctives qui servent de points d’attache aux muscles qui soutiennent et stabilisent la partie inférieure du cou. [2][9] Ces attaches permettent au cou de bouger normalement et de demeurer stable à l’endroit où il rejoint le thorax. [7][9]
Puisque l’ECVM modifie ces structures anatomiques spécialisées, les chercheurs ont étudié si cette affection avait une incidence sur la fonction du cou et la performance. [3][7]
Bien que certains chevaux atteints développent des douleurs cervicales ou d’autres problèmes, beaucoup n’en présentent pas, et la relation entre ces modifications anatomiques et les signes cliniques demeure un domaine de recherche actif. [5][6][8]
Tableau 1. Aperçu de la MVCE
| Catégorie | Informations clés |
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| Définition |
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| Cause principale |
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| Causes courantes |
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Recherches actuelles et études en cours
Les recherches sur la MVCE ont considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, améliorant la compréhension de l’anatomie de cette affection, de sa prévalence et de son importance clinique potentielle. [1][2][3][6][8]
Des études ont établi que la MVCE est une malformation congénitale touchant la partie inférieure de la colonne cervicale et ont décrit les modifications caractéristiques touchant C6, C7 et les structures associées. [2][3]
Malgré ces avancées, d’importantes questions demeurent sans réponse. [6][7][8] Les chercheurs n’ont pas encore déterminé pourquoi certains chevaux atteints d’ECVM ne présentent aucun symptôme, tandis que d’autres développent des douleurs cervicales, une baisse de performance ou des anomalies neurologiques. [5][6][8]
La relation entre les anomalies anatomiques et les changements dans la biomécanique de l’encolure nécessite également des recherches plus approfondies. [3][7]
Les experts ne s’entendent pas non plus sur la signification clinique de l’ECVM. Certaines études n’ont trouvé aucune association entre les modifications vertébrales caractéristiques et les symptômes cliniques, tandis que d’autres ont signalé une fréquence accrue de douleurs cervicales chez les chevaux atteints. [5][6][8]
Ces résultats suggèrent que l’ECVM à elle seule pourrait ne pas expliquer les symptômes d’un cheval et que d’autres facteurs anatomiques, biomécaniques ou individuels sont susceptibles d’influencer l’apparition de signes cliniques. [6][7][8]
Les recherches futures devraient porter sur : [3][4][6][8]
- La base génétique de l’ECVM
- Les effets de l’ECVM sur la fonction de l’encolure
- L’amélioration de l’imagerie diagnostique pour caractériser l’ECVM
- Les résultats à long terme chez les chevaux atteints
À mesure que de nouvelles données deviennent disponibles, les recommandations en matière de diagnostic, de prise en charge et de reproduction continuent d’évoluer. Comme il n’existe actuellement aucun traitement permettant de corriger les anomalies congénitales, la prise en charge vise à soulager la douleur, à maintenir la fonction de l’encolure et à soutenir chaque cheval en fonction de ses symptômes et de l’utilisation prévue.
Symptômes de la malformation vertébrale complexe équine
Les symptômes de l’ECVM varient considérablement d’un cheval à l’autre. [6][7][8] Certains chevaux présentant les modifications anatomiques caractéristiques ne développent jamais de symptômes, tandis que d’autres présentent des signes qui chevauchent ceux d’autres troubles cervicaux, musculosquelettiques ou neurologiques. [5][6][8]
Les symptômes signalés chez les chevaux atteints d’ECVM comprennent : [6][7][8]
- Douleur ou sensibilité au niveau de l’encolure
- Diminution de la souplesse de l’encolure
- Réticence à s’incurver ou à se rassembler
- Mauvaise performance
- Asymétrie musculaire ou perte musculaire au niveau de l’encolure
- Boiterie des membres antérieurs sans cause évidente
- Changements de comportement sous la selle
- Incoordination ou faiblesse
- Démarche anormale
- Difficulté à maintenir l’équilibre
Ces signes ne sont pas spécifiques à l’ECVM et doivent donc être interprétés en tenant compte des antécédents du cheval, de l’examen physique, des résultats de l’examen neurologique et des résultats d’imagerie.
Tableau 2. Symptômes de l’ECVM chez les chevaux
| Signe clinique | Ce que les propriétaires peuvent remarquer | Pourquoi l’évaluation vétérinaire est importante |
|---|---|---|
| Douleur ou sensibilité au niveau de l’encolure |
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| Réduction de la souplesse de l’encolure |
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| Réticence à s’incurver ou à se rassembler |
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| Mauvaise performance |
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| Asymétrie musculaire ou perte musculaire |
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| Boiterie inexpliquée des membres antérieurs |
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| Changements de comportement pendant la monte |
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| Incoordination ou faiblesse |
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| Démarche anormale |
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| Difficulté à maintenir l’équilibre |
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Quand appeler le vétérinaire
Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente une douleur persistante à l’encolure, des changements inexpliqués de performance, une démarche anormale, de la faiblesse ou des signes suggérant une diminution de la coordination. Ces signes peuvent avoir plusieurs causes possibles, et la présence ou l’absence d’une ECVM ne peut pas être confirmée uniquement en fonction de changements de comportement ou de mouvement.
Une évaluation vétérinaire est particulièrement importante si votre cheval présente :
- Une incoordination nouvelle ou qui s’aggrave
- Des trébuchements, un traînement des pinces, de la faiblesse ou de la difficulté à tourner
- Une douleur à l’encolure qui affecte la manipulation, le pansage, la mise en place de l’équipement ou le travail monté
- Une boiterie d’un membre antérieur sans cause évidente au niveau du pied, du membre ou d’une articulation
- Des changements de comportement sous la selle pouvant indiquer un inconfort ou une diminution de la stabilité
- De la difficulté à maintenir son équilibre ou un comportement qui semble présenter un risque lors des manipulations courantes
Un vétérinaire peut recommander un examen physique, un examen neurologique, une évaluation de la boiterie ou des examens d’imagerie diagnostique afin de déterminer si l’ECVM ou une autre affection contribue aux signes observés.
Une évaluation rapide est particulièrement importante chez les chevaux présentant des signes neurologiques progressifs, puisque la sécurité du cheval, du manipulateur et du cavalier peut être compromise.
Affections similaires à la malformation vertébrale complexe équine
Plusieurs affections peuvent provoquer des symptômes semblables à ceux associés à l’ECVM, c’est pourquoi le diagnostic ne doit pas reposer uniquement sur les résultats d’imagerie. [7][10] Ces affections comprennent :
- Myélopathie sténotique vertébrale cervicale (syndrome de Wobbler), une affection qui comprime la moelle épinière et provoque couramment une incoordination, de la faiblesse et une démarche anormale
- Arthrose cervicale, dans laquelle la dégénérescence des articulations entre les vertèbres cervicales peut provoquer une douleur à l’encolure, de la raideur et une diminution des performances
- Traumatismes de l’encolure, notamment des fractures et des lésions des os, des ligaments ou d’autres tissus mous de l’encolure
- Lésions des muscles et des ligaments cervicaux, comme les élongations et d’autres lésions des tissus mous pouvant provoquer une douleur localisée à l’encolure, de la raideur et une réticence à fléchir l’encolure
- Troubles des nerfs périphériques, qui peuvent entraîner de la faiblesse, des modifications du mouvement ou une perte musculaire lorsque les nerfs qui innervent les membres antérieurs ou l’encolure sont touchés
Les préoccupations connexes telles que les anomalies de la démarche, les comportements liés à la douleur et l’arthrite peuvent également devoir être évaluées selon les signes présentés par le cheval.
Diagnostic
Le diagnostic de l’ECVM nécessite de combiner les antécédents du cheval, ses symptômes, une évaluation neurologique et l’imagerie diagnostique. [7][8][10]
Comme de nombreux troubles cervicaux produisent des symptômes semblables, le diagnostic vise à identifier les anomalies vertébrales congénitales tout en excluant les autres causes de douleur cervicale, de mauvaises performances ou de maladie neurologique. [7][10] Cela permet de déterminer si les observations à l’imagerie sont susceptibles d’être cliniquement pertinentes pour le cheval concerné.
Les examens diagnostiques peuvent comprendre : [7][8][10]
- Radiographies
- Tomodensitométrie (TDM)
- Imagerie par résonance magnétique (IRM)
- Échographie
- Scintigraphie nucléaire (« scintigraphie osseuse »)
La présence d’ECVM à l’imagerie ne signifie pas nécessairement que les anomalies anatomiques sont responsables des symptômes du cheval. [5][6] Certains chevaux présentant les changements caractéristiques demeurent cliniquement normaux, tandis que d’autres développent des douleurs cervicales ou des anomalies neurologiques. [5][6][8]
Pour cette raison, les observations à l’imagerie doivent toujours être interprétées en tenant compte des antécédents du cheval, de ses symptômes et des résultats de l’ensemble de l’évaluation diagnostique. [6][7][10] Un bilan complet peut également comprendre une évaluation visant à rechercher d’autres sources de boiterie, de douleur ou de dysfonction neurologique.
Traitement et prise en charge
Il n’existe actuellement aucun traitement permettant de corriger les anomalies vertébrales congénitales associées à l’ECVM. [3][7]
La prise en charge vise à réduire la douleur, à maintenir la fonction cervicale et à traiter tout trouble musculosquelettique concomitant contribuant aux mauvaises performances ou à l’inconfort. [7][8] Le plan le plus approprié dépend des symptômes du cheval, de son utilisation prévue, de sa sécurité et de sa réponse aux soins prescrits par le vétérinaire.
Les stratégies de prise en charge de l’ECVM peuvent comprendre : [7][8][10]
- Modifier les programmes d’exercice
- Traiter les douleurs cervicales ou musculosquelettiques concomitantes
- Réadaptation physique
- Ajuster correctement la selle lorsque cela est indiqué
- Assurer des soins de maréchalerie attentifs pour favoriser des mouvements équilibrés
- Assurer un suivi vétérinaire régulier
Ces stratégies ne modifient pas l’anatomie vertébrale sous-jacente, mais elles peuvent aider à soulager la douleur, les limitations de mobilité et les problèmes concomitants qui nuisent au confort ou à la performance.
Pronostic
Le pronostic varie considérablement d’un cheval à l’autre et dépend de la gravité des symptômes plutôt que des anomalies anatomiques à elles seules. Certains chevaux présentant les modifications caractéristiques de C6 et C7 demeurent cliniquement normaux et continuent d’avoir de bonnes performances, tandis que d’autres développent une douleur cervicale persistante, une baisse de performance ou des anomalies neurologiques qui limitent leurs capacités athlétiques. [5][6][8]
La présence d’une ECVM à l’imagerie diagnostique ne permet pas de prédire de façon fiable l’évolution à long terme. [5][6] Le pronostic est plutôt déterminé par les symptômes du cheval, sa réponse à la prise en charge, la présence d’une maladie cervicale concomitante et le niveau d’activité prévu. [7][8][10]
Les chevaux qui ne présentent aucun signe clinique ou seulement un inconfort léger et gérable peuvent avoir de bonnes perspectives fonctionnelles, surtout lorsque les sources contributives de douleur, de boiterie ou de baisse de performance sont identifiées et prises en charge. Ces chevaux peuvent nécessiter une surveillance, des ajustements de la charge de travail ou des réévaluations périodiques plutôt que des changements importants à leur utilisation.
Le pronostic est plus réservé chez les chevaux présentant des signes neurologiques progressifs, une incoordination importante, une douleur cervicale persistante ou des préoccupations relatives à la sécurité sous la selle ou lors de la manipulation. Dans ces cas, les décisions de prise en charge doivent accorder la priorité au confort du cheval ainsi qu’à la sécurité du cheval, du cavalier et des personnes qui le manipulent.
Prévention
Comme l’ECVM est une affection congénitale, il n’existe actuellement aucun moyen éprouvé de prévenir le développement des modifications vertébrales après la naissance du poulain. L’entraînement, la nutrition, les programmes d’exercice, les thérapies manuelles et la gestion courante ne peuvent ni prévenir ni corriger l’anatomie sous-jacente de C6 ou C7.
La possible origine génétique de l’ECVM fait toujours l’objet d’études, et son mode de transmission héréditaire n’a pas été établi. Pour cette raison, les décisions de reproduction doivent être prises avec prudence et avec l’aide d’un vétérinaire, particulièrement lorsqu’un cheval présente une ECVM confirmée, des antécédents familiaux de malformation cervicale ou des signes cliniques susceptibles de nuire à son confort, à sa sécurité ou à ses performances à long terme. [3][4][6]
Les propriétaires et les éleveurs doivent éviter de prendre des décisions de reproduction en se fondant uniquement sur les symptômes, le comportement ou une interprétation informelle des images. Un vétérinaire peut aider à déterminer si les résultats diagnostiques sont cliniquement pertinents et si d’autres troubles cervicaux, neurologiques ou musculosquelettiques doivent également être envisagés.
Bien que l’ECVM elle-même ne puisse actuellement pas être prévenue, une bonne gestion peut favoriser le confort général et la fonction d’un cheval atteint. Cela peut comprendre un conditionnement approprié, des décisions prudentes concernant la charge de travail, un suivi vétérinaire régulier, une investigation rapide de toute douleur cervicale ou de tout signe neurologique, ainsi que la prise en charge de toute affection concomitante pouvant contribuer à l’inconfort ou à une baisse de performance.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la malformation vertébrale complexe équine :
La malformation vertébrale complexe équine est une anomalie congénitale de la partie inférieure de la colonne cervicale chez le cheval. Elle touche le plus souvent la sixième vertèbre cervicale, appelée C6, et peut également toucher la septième vertèbre cervicale, appelée C7. Sa caractéristique principale est l’absence partielle ou complète d’une projection osseuse normalement présente sur C6 et, chez certains chevaux, une partie de cet os manquant est transposée sur la face inférieure de C7. [1][2][3][4]
Une malformation de C6-C7 chez le cheval désigne un développement anormal des vertèbres cervicales inférieures, en particulier C6 et parfois C7. Ces vertèbres sont situées près de la base de l’encolure, à proximité de la région où celle-ci rejoint le thorax. En présence d’une malformation vertébrale complexe équine, la forme normale de ces os est modifiée avant la naissance, ce qui peut, chez certains chevaux, affecter les muscles, les tissus mous et les nerfs avoisinants ou la biomécanique de l’encolure. [1][3][4][7]
La malformation vertébrale complexe équine est présente à la naissance, car elle se développe avant la naissance pendant la formation de la colonne vertébrale. Les chevaux atteints naissent avec ces modifications anatomiques, même s’ils ne présentent aucun signe lorsqu’ils sont poulains ou jeunes chevaux. Les symptômes peuvent apparaître plus tard dans la vie, et certains chevaux présentant les modifications vertébrales caractéristiques ne développent jamais de problèmes cliniques. [1][4][5][6]
La malformation vertébrale complexe équine est une anomalie anatomique reconnue, mais sa signification clinique fait encore l’objet de débats. Les chercheurs s’entendent sur le fait que les modifications caractéristiques de C6 et C7 peuvent être présentes, mais les études ne concordent pas toutes quant à la fréquence à laquelle ces modifications causent de la douleur, une baisse de performance, une boiterie ou des signes neurologiques. Certains chevaux atteints de malformation vertébrale complexe équine demeurent cliniquement normaux, tandis que d’autres présentent des problèmes cliniques qui peuvent être liés ou non aux modifications vertébrales. [5][6][7][8]
Les vétérinaires et les chercheurs peuvent avoir des opinions divergentes sur la malformation vertébrale complexe équine parce que les études actuelles ont produit des résultats variables. Certaines études n’ont pas établi d’association claire entre les modifications vertébrales caractéristiques et les signes cliniques, tandis que d’autres ont signalé des douleurs à l’encolure ou des problèmes de performance chez certains chevaux atteints. Les différences entre les populations étudiées, les méthodes d’imagerie, les critères cliniques et les affections concomitantes peuvent toutes influencer l’interprétation des résultats. [5][6][7][8]
Les vertèbres C6 et C7 sont importantes chez le cheval parce qu’elles font partie de la portion inférieure de la colonne cervicale, où l’encolure rejoint le thorax. C6 possède des projections osseuses distinctives qui servent de points d’insertion à des muscles participant au soutien et à la stabilisation de la partie inférieure de l’encolure. Les modifications dans cette région peuvent influencer les mouvements de l’encolure, le confort et la performance, bien que le lien entre la malformation vertébrale complexe équine et les signes cliniques fasse toujours l’objet d’études. [2][7][9]
Les chevaux chez lesquels une malformation vertébrale complexe équine a été confirmée ne présentent pas tous des signes cliniques. Lorsqu’ils sont présents, les symptômes les plus souvent signalés comprennent une douleur à l’encolure, une diminution de la flexibilité de l’encolure, une réticence à s’incurver ou à se rassembler, une baisse de performance, une asymétrie musculaire et une boiterie inexpliquée des membres antérieurs. Certains chevaux atteints peuvent également présenter des changements de comportement sous la selle, une démarche anormale, de l’incoordination, de la faiblesse ou de la difficulté à maintenir leur équilibre. Ces signes ne sont pas spécifiques à la malformation vertébrale complexe équine et doivent donc être évalués dans le contexte du tableau clinique complet du cheval. [6][7][8]
Un cheval peut présenter une malformation vertébrale complexe équine sans avoir de symptômes. Certains chevaux présentant les modifications caractéristiques de C6 et C7 demeurent cliniquement normaux et continuent d’avoir de bonnes performances. C’est l’une des raisons pour lesquelles les résultats d’imagerie doivent être interprétés en tenant compte des antécédents du cheval, de ses symptômes, des résultats de l’examen neurologique et de l’ensemble de la démarche diagnostique. [5][6][8]
La détection d’une malformation vertébrale complexe équine à l’imagerie ne signifie pas nécessairement qu’elle cause les symptômes d’un cheval. Les modifications vertébrales peuvent avoir une importance clinique chez certains chevaux, mais elles peuvent aussi constituer des découvertes fortuites chez d’autres. Les résultats d’imagerie sont surtout utiles lorsqu’ils concordent avec les antécédents du cheval, ses signes cliniques, son examen neurologique et les autres résultats diagnostiques. [5][6][7][10]
Une malformation vertébrale complexe équine ne peut pas être diagnostiquée uniquement à partir de problèmes de comportement ou de performance. Une baisse de performance, une résistance sous la selle, une réticence à s’incurver, des changements de démarche ou des changements d’attitude peuvent avoir de nombreuses causes, notamment la douleur, la boiterie, un mauvais ajustement de l’équipement, des facteurs liés à l’entraînement, une maladie neurologique ou d’autres troubles cervicaux. La malformation vertébrale complexe équine ne doit être envisagée que dans le cadre d’un examen vétérinaire et d’examens d’imagerie diagnostique appropriés. [6][7][8][10]
Les propriétaires devraient discuter des examens d’imagerie avec leur vétérinaire plutôt que de demander des radiographies visant uniquement à dépister une malformation vertébrale complexe équine. Des radiographies cervicales peuvent être indiquées lorsqu’un cheval présente des signes cliniques tels qu’une douleur à l’encolure, une boiterie inexpliquée, une baisse de performance ou des anomalies neurologiques, mais l’imagerie est surtout utile lorsqu’elle fait partie d’une démarche diagnostique plus large. L’objectif est de déterminer si les résultats d’imagerie sont pertinents pour le cheval en question, et non simplement d’identifier une variation anatomique. [5][6][7][10]
Seul un vétérinaire peut diagnostiquer une malformation vertébrale complexe équine et déterminer si les résultats d’imagerie ont une importance clinique. Les propriétaires, entraîneurs, thérapeutes manuels et autres professionnels du milieu équin peuvent remarquer des signes justifiant une évaluation vétérinaire, mais ils ne peuvent pas confirmer la présence d’une malformation vertébrale complexe équine ni déterminer si elle cause de la douleur, une boiterie, une baisse de performance ou des signes neurologiques. Le diagnostic nécessite une évaluation vétérinaire, des examens d’imagerie et l’interprétation du tableau clinique complet du cheval. [7][8][10]
La malformation vertébrale complexe équine peut être associée à une baisse de performance chez certains chevaux, particulièrement en présence de douleur à l’encolure, d’une diminution de la flexibilité, d’une asymétrie musculaire, d’une boiterie ou de signes neurologiques. Toutefois, une baisse de performance est un signe non spécifique qui peut découler de nombreux problèmes musculosquelettiques ou neurologiques, de problèmes liés à l’équipement ou de facteurs liés à l’entraînement. Il ne faut pas présumer que la malformation vertébrale complexe équine en est la cause à moins que les résultats d’imagerie concordent avec les signes cliniques du cheval et que d’autres causes aient été envisagées. [6][7][8][10]
La malformation vertébrale complexe équine peut être associée à une boiterie inexpliquée des membres antérieurs chez certains chevaux. Des signes touchant les membres antérieurs peuvent survenir lorsque la douleur, une modification des mouvements ou une possible atteinte nerveuse influence la façon dont le cheval utilise son encolure, ses épaules ou ses membres antérieurs. Comme une boiterie des membres antérieurs peut également provenir du pied, des articulations des membres, des tissus mous ou d’autres troubles cervicaux, un bilan vétérinaire complet est nécessaire. [6][7][8]
La malformation vertébrale complexe équine peut être associée à des signes neurologiques chez certains chevaux, notamment de l’incoordination, de la faiblesse, une démarche anormale, des trébuchements ou de la difficulté à maintenir l’équilibre. Ces signes sont importants sur le plan médical, car ils peuvent également survenir avec d’autres affections cervicales, notamment des troubles qui compriment la moelle épinière. Les chevaux présentant des signes neurologiques nouveaux, qui s’aggravent ou qui persistent devraient être évalués rapidement par un vétérinaire. [6][7][8][10]
La malformation vertébrale complexe équine est diagnostiquée en combinant les antécédents du cheval, ses symptômes, une évaluation neurologique, un examen physique et des examens d’imagerie diagnostique. Les radiographies sont couramment utilisées pour identifier les modifications congénitales caractéristiques, tandis que la tomodensitométrie, l’imagerie par résonance magnétique, l’échographie ou la scintigraphie nucléaire peuvent être utilisées dans certains cas. Comme des signes semblables peuvent survenir avec d’autres troubles cervicaux, le diagnostic consiste également à exclure d’autres causes de douleur à l’encolure, de baisse de performance, de boiterie ou de maladie neurologique. [7][8][10]
Les affections pouvant ressembler à une malformation vertébrale complexe équine comprennent la myélopathie sténotique cervicale, l’arthrose cervicale, les traumatismes de l’encolure, les lésions des muscles ou des ligaments cervicaux et les troubles des nerfs périphériques. Ces affections peuvent également causer une douleur ou une raideur de l’encolure, une baisse de performance, de la faiblesse, une démarche anormale ou de l’incoordination. Une investigation vétérinaire complète est importante, car des symptômes semblables peuvent avoir des causes différentes et nécessiter une prise en charge différente. [7][9][10]
La malformation vertébrale complexe équine peut être confondue avec le syndrome de Wobbler parce que les deux affections peuvent être associées à une douleur à l’encolure, une baisse de performance, de l’incoordination, de la faiblesse et une démarche anormale. Le syndrome de Wobbler implique une compression de la moelle épinière, tandis que la malformation vertébrale complexe équine est une anomalie congénitale touchant la forme des vertèbres cervicales inférieures. Des examens d’imagerie diagnostique, une évaluation neurologique et les antécédents cliniques du cheval sont nécessaires pour distinguer ces affections et déterminer la cause des signes observés. [7][10]
La malformation vertébrale complexe équine ne peut pas être traitée en corrigeant les anomalies vertébrales congénitales sous-jacentes. La prise en charge vise plutôt à réduire la douleur, à maintenir la fonction de l’encolure et à traiter les problèmes musculosquelettiques concomitants susceptibles de contribuer à l’inconfort ou à la baisse de performance. Selon les signes présentés par le cheval, la prise en charge peut comprendre une modification de l’exercice, une réadaptation physique, le traitement de la douleur cervicale ou musculosquelettique, l’évaluation de l’ajustement de la selle, des soins de maréchalerie et un suivi vétérinaire régulier. [3][7][8][10]
Certains chevaux atteints de malformation vertébrale complexe équine peuvent encore être montés, mais leur aptitude dépend des symptômes propres à chaque cheval, de son état neurologique, de son confort et de sa réponse à la prise en charge. Les chevaux présentant peu ou pas de signes cliniques peuvent continuer d’avoir de bonnes performances, tandis que ceux qui présentent une douleur persistante à l’encolure, une baisse de performance, de l’incoordination, de la faiblesse ou des problèmes d’équilibre peuvent nécessiter une réduction de leur charge de travail ou le retrait des activités sportives. Les décisions concernant l’utilisation du cheval sous la selle devraient accorder la priorité à l’évaluation vétérinaire, à la sécurité, au confort et au niveau de travail prévu pour le cheval. [5][6][8][10]
Le pronostic d’un cheval atteint de malformation vertébrale complexe équine varie considérablement d’un individu à l’autre. L’évolution à long terme dépend davantage des symptômes du cheval, de sa réponse à la prise en charge, de la présence d’affections cervicales concomitantes et du niveau d’activité prévu que des modifications anatomiques seules. Certains chevaux demeurent cliniquement normaux ou continuent à travailler avec succès, tandis que d’autres développent une douleur persistante à l’encolure, une baisse de performance ou des anomalies neurologiques qui limitent leur utilisation sportive. [5][6][7][8][10]
La malformation vertébrale complexe équine pourrait avoir une origine génétique, mais son mode de transmission n’a pas encore été établi. Des recherches ont identifié cette affection dans certaines lignées, et de futures études devraient porter sur la base génétique de la malformation. Comme les recommandations peuvent évoluer à mesure que les données scientifiques s’accumulent, les décisions relatives à la reproduction devraient être prises avec prudence, avec l’aide d’un vétérinaire et en tenant compte des antécédents cliniques et de l’état de santé général du cheval. [3][4][6]
Il n’est actuellement pas possible de prévenir la malformation vertébrale complexe équine au moyen d’une stratégie particulière de prise en charge ou de traitement, puisqu’elle se développe avant la naissance. Cette affection est congénitale, et les recherches se poursuivent afin d’étudier sa possible origine génétique et sa signification à long terme. Comme les recommandations en matière de reproduction continuent d’évoluer, les propriétaires et les éleveurs devraient discuter avec un vétérinaire des chevaux atteints ou des lignées préoccupantes avant de prendre des décisions de reproduction. [1][3][4][6]
La malformation vertébrale complexe équine fait encore l’objet de recherches parce que sa signification clinique n’est pas entièrement comprise. Certaines études n’ont pas établi d’association claire entre la malformation vertébrale complexe équine et les symptômes, tandis que d’autres ont signalé une fréquence plus élevée de douleurs à l’encolure chez les chevaux atteints. Les recherches en cours portent sur la génétique, la biomécanique de l’encolure, l’imagerie diagnostique et l’évolution à long terme afin de permettre aux vétérinaires de mieux prévoir quels chevaux sont susceptibles de développer des problèmes cliniques. [5][6][7][8]
Résumé
La malformation vertébrale complexe équine (ECVM) est une anomalie congénitale de la partie inférieure de la colonne cervicale qui peut toucher C6 et C7. Les chevaux atteints ne présentent pas tous des symptômes, de sorte que le diagnostic repose sur l'évaluation conjointe des signes cliniques, des constatations neurologiques et des examens d'imagerie.
- L'ECVM touche la partie inférieure de la colonne cervicale et peut modifier l'anatomie normale de C6 et de C7
- Les signes cliniques peuvent comprendre une douleur cervicale, une baisse de performance, des modifications de la démarche, une faiblesse, un manque de coordination ou une mobilité réduite de l'encolure
- Des signes semblables peuvent survenir avec d'autres troubles cervicaux, neurologiques, musculosquelettiques ou liés à la douleur
- Les résultats d'imagerie doivent être interprétés en tenant compte des antécédents du cheval, des signes cliniques, de l'examen neurologique et de l'ensemble du bilan diagnostique
- La prise en charge vise le confort, la fonction de l'encolure, la sécurité et toute affection concomitante contribuant à la douleur ou à une baisse de performance
Références
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- May-Davis. S. et al. Characterization of the Caudal Ventral Tubercle in the Sixth Cervical Vertebra in Modern Equus Ferus Caballus. Animals. 2023. View Summary
- May-Davis. S. et al. Characterization and Association of the Missing Ventral Tubercle(s) from the Sixth Cervical Vertebra and Transpositions on the Ventral Surface of the Seventh Cervical Vertebra in Modern Equus Ferus Caballus. Animals. 2024.
- Zimmermann. E. et al. Historic Horse Family Displaying Malformations of the Cervicothoracic Junction and Their Connection to Modern German Warmblood Horses. Animals. 2023. View Summary
- Veraa. S. et al. Caudal Cervical Vertebral Morphological Variation Is Not Associated with Clinical Signs in Warmblood Horses. Equine Veterinary Journal. 2020. View Summary
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