La santé respiratoire des chevaux est souvent négligée jusqu’à ce qu’un animal soit touché par une affection respiratoire. Cependant, il est important que tous les propriétaires de chevaux comprennent bien les causes et les moyens de prévention des maladies respiratoires équines courantes.

Les symptômes respiratoires comptent parmi les motifs les plus fréquents de consultation vétérinaire. Les troubles touchant les poumons et les voies respiratoires peuvent avoir plusieurs causes, notamment des virus, des bactéries, des champignons, des parasites, des réactions immunitaires ou l’inhalation d’irritants ou de substances toxiques. [1]

Les athlètes équins sont particulièrement vulnérables aux maladies respiratoires, qui représentent la deuxième cause la plus fréquente de journées d’entraînement perdues. Toutefois, les affections respiratoires sont également fréquentes chez les poulains et les chevaux adultes en dehors des activités sportives, et dans les cas sévères, elles peuvent mettre leur vie en danger. [2]

L’article qui suit explore l’anatomie du système respiratoire équin, explique l’identification des symptômes et offre une vue d’ensemble complète des affections respiratoires les plus courantes chez les chevaux.

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Anatomie des voies respiratoires chez le cheval

Le système respiratoire du cheval est conçu pour transporter l’air de l’environnement vers les poumons, puis l’expulser. Contrairement aux humains, les chevaux ne peuvent respirer que par leur nez.

De ce fait, leurs fosses nasales sont larges et peuvent se dilater durant un exercice intense afin d’augmenter le débit d’air inhalé. [1]

Les chevaux possèdent un long nasopharynx (gorge), qui sert de conduit respiratoire reliant le nez aux poumons. À l’intérieur de cette structure, l’air inspiré passe au-dessus des cornets nasaux, qui sont de petites structures qui filtrent, nettoient et humidifient l’air avant qu’il n’entre dans les poumons. [2][3]

Après le larynx, l’air atteint les poumons par la trachée, une structure tubulaire maintenue ouverte par des anneaux cartilagineux en forme de « C ». La trachée est tapissée d’une muqueuse dotée de cils qui emprisonnent et éliminent les particules.

L’appareil respiratoire du cheval peut être divisé en deux sections principales : [4]

  • Les voies respiratoires supérieures comprennent les narines, les cavités nasales, le pharynx, le larynx et la partie supérieure de la trachée.
  • Les voies respiratoires inférieures comprennent la trachée thoracique (inférieure) et les poumons. Les poumons sont situés dans une région appelée cavité pleurale.

Respiration équine

Lorsque le cheval inspire, l’air descend dans la trachée, qui se divise en deux conduits appelés les bronches droite et gauche. L’air inspiré circule ensuite dans de petites voies respiratoires appelées bronchioles à l’intérieur des poumons. Les bronchioles se terminent par de petits sacs appelés alvéoles, où la seule barrière entre l’air et le sang est une membrane très mince. [1]

La fonction principale du système respiratoire du cheval est d’oxygèner le sang et d’éliminer le dioxyde de carbone. Le sang distribue l’oxygène au reste du corps et collecte le dioxyde de carbone, principal déchet du métabolisme cellulaire. Cet échange d’oxygène et de dioxyde de carbone se produit dans les alvéoles. [1]

Un cheval en bonne santé respire à un rythme d’environ 10 à 15 respirations par minute au repos, bien que ce rythme puisse augmenter de façon importante durant l’exercice ou en cas de stress. À chaque respiration, un cheval moyen fait entrer et sortir environ 4 à 6 litres d’air des poumons. Pendant un exercice intense, ce volume peut augmenter de façon considérable; un cheval athlète peut faire circuler jusqu’à 1 800 litres d’air par minute pour répondre à ses besoins en oxygène. [5]

Le système respiratoire est doté de divers mécanismes de protection. L’air est réchauffé et humidifié lorsqu’il traverse les voies nasales, tandis que les particules volumineuses sont piégées par la muqueuse et soit avalées, soit expulsées par la toux. Les particules plus petites sont généralement éliminées par le système immunitaire, ce qui empêche les substances nuisibles d’atteindre les poumons. [1]

Cependant, lorsque ce système complexe est perturbé par une infection, une inflammation ou des facteurs environnementaux, des maladies respiratoires peuvent se développer et compromettre la capacité du cheval à respirer efficacement et à maintenir un échange gazeux optimal.

Symptômes respiratoires

Il est important de reconnaître les premiers signes de maladie respiratoire pour une intervention et un traitement rapides.

Bien que les symptômes puissent varier selon l’affection spécifique, de nombreuses maladies respiratoires chez le cheval présentent des signes similaires, tels que : [1][3]

  • Un écoulement nasal
  • De la toux
  • Une respiration rapide
  • Des difficultés à respirer et un essoufflement
  • Des signes de douleur associés à la respiration
  • Une respiration bruyante (sifflements, cornage, gargouillements ou râles)
  • Des secouements de la tête
  • Un port de tête anormal
  • Une diminution de la tolérance à l’exercice
  • Une mauvaise haleine
  • Une enflure autour de la tête du cheval, des yeux ou de la gorge
  • Une diminution de l’appétit
  • De la fièvre

Types d’écoulement nasal

De nombreuses affections respiratoires s’accompagnent d’un écoulement nasal. L’épaisseur, la couleur et l’apparence générale de cet écoulement peuvent varier. Voici quelques termes utilisés pour décrire l’écoulement nasal observé chez les chevaux : [6][7]

  • Mucoïde : sécrétion claire, relativement épaisse et blanchâtre, contenant une forte proportion de mucus. Un écoulement mucoïde est courant aux premiers stades des infections virales des voies respiratoires.
  • Mucopurulent : contient des sécrétions mucoïdes ainsi que du pus. Ce type d’écoulement est épais, opaque et généralement gris-verdâtre ou jaune. Un écoulement mucopurulent est associé à des infections virales, bactériennes ou fongiques, et parfois à des réactions allergiques.
  • Séreux : sécrétion claire à jaune, légèrement plus épaisse que de l’eau. Un écoulement séreux est fréquent lors d’infections virales comme l’herpèsvirus équin et la grippe équine.
  • Sanglant : un écoulement sanglant, particulièrement après un exercice intense, est associé à l’hémorragie pulmonaire induite par l’effort (HPIE).
  • Unilatéral : se dit d’un écoulement provenant d’une seule narine. Cela est fréquent lors d’infections des sinus qui n’affectent qu’un seul côté des voies respiratoires supérieures.
  • Bilatéral : se dit d’un écoulement provenant des deux narines et indique généralement une atteinte des voies respiratoires inférieures.

Diagnostic

Dès les premiers signes de détresse respiratoire ou de maladie, il est important de faire évaluer votre cheval rapidement par un vétérinaire. Une détection et une intervention rapides offrent les meilleures chances de guérison et d’issue favorable. [8]

Le processus diagnostique commence par un examen approfondi des antécédents médicaux du cheval, incluant les détails concernant les symptômes observés, les changements d’appétit et les variations au niveau des performances. [8]

L’étape suivante consiste en un examen physique, incluant l’observation de la respiration au repos. Durant cette évaluation, votre vétérinaire peut utiliser un stéthoscope pour entendre les bruits produits durant la respiration, et prendre note de toute extension anormale de l’encolure, dilatation des narines, posture ou allure inhabituelle. [8]

Selon les constatations initiales, des examens plus poussés peuvent inclure : [1][8]

  • Des radiographies (rayons X)
  • Une échographie
  • Une endoscopie
  • Un test de réinspiration
  • Un prélèvement de tissus ou de cellules

Radiographie

Des radiographies de la poitrine peuvent être effectuées pour visualiser les poumons. Les radiographies thoraciques équines sont généralement réalisées dans un centre spécialisé puisqu’elles nécessitent un équipement spécialisé. Plusieurs images sont souvent nécessaires pour visualiser l’ensemble de la région pulmonaire. [8]

Échographie

L’échographie thoracique constitue une autre méthode pour visualiser les poumons et les structures associées. Toutefois, les anomalies du tissu pulmonaire ne peuvent être observées à l’échographie que si elles modifient significativement la forme des poumons ou si elles sont présentes à la surface du tissu. [8]

L’échographie peut servir à évaluer les poumons si on soupçonne les affections suivantes : [8]

  • Pneumonie
  • Abcès
  • Affaissement pulmonaire
  • Croissance anormale de cellules ou de tissus
  • Caillots sanguins
  • Accumulation anormale de liquide
  • Pneumothorax (air emprisonné à l’extérieur des poumons mais à l’intérieur de la cavité pleurale)

Endoscopie

L’endoscopie est souvent utilisée chez les chevaux présentant des problèmes respiratoires. Lors de cette procédure, une petite caméra fixée au bout d’un tube flexible est introduite par le nez, la gorge et les voies respiratoires. L’endoscopie peut être réalisée lorsque le cheval est au repos et sans sédation. Toutefois, une sédation peut être nécessaire pour un examen endoscopique plus détaillé. [8]

L’endoscopie peut également servir à explorer les poches gutturales si une infection par la gourme est soupçonnée. La poche gutturale est une structure qui n’existe que chez le cheval : il s’agit d’un conduit reliant les oreilles au nez et à la bouche et qui contribue à réguler la pression de l’air dans les cavités adjacentes. [8]

De plus, l’endoscopie peut être utilisée durant l’exercice. On parle alors d’endoscopie dynamique, souvent recommandée chez les chevaux présentant une intolérance à l’exercice, de mauvaises performances, ou produisant des bruits respiratoires anormaux à l’effort. Elle peut également servir à approfondir l’évaluation d’anomalies déjà observées à l’endoscopie au repos. [8]

Historiquement, l’endoscopie dynamique était réalisée pendant que le cheval se déplaçait sur un tapis roulant à haute vitesse, mais elle est aujourd’hui souvent effectuée pendant l’exercice naturel. [8]

Test de réinspiration

Cette procédure est couramment réalisée chez les chevaux présentant de mauvaises performances ou une intolérance à l’effort. Durant le test de réinspiration, un sac de plastique est placé sur le nez du cheval jusqu’à ce qu’il respire plus profondément et manifeste une légère anxiété. [7]

Cette méthode a tendance à accentuer les bruits pulmonaires anormaux et permet aussi au vétérinaire d’évaluer le temps d’apparition et de disparition de la dyspnée (essoufflement). [7]

Le test de réinspiration est souvent utile pour diagnostiquer la bronchopneumonie, la pleuropneumonie et l’emphysème. [7]

Prélèvement de tissus ou de cellules

Selon les symptômes du cheval et les résultats des examens initiaux, le prélèvement d’échantillons de tissus ou de cellules peut être nécessaire afin de préciser la cause sous-jacente.

En plus des analyses sanguines, les autres prélèvements diagnostiques peuvent inclure :

  • Des prélèvements directs
  • Une aspiration trachéale
  • Un lavage bronchoalvéolaire
  • Une thoracentèse
  • Une biopsie

Prélèvements directs

Des écouvillons nasaux ou pharyngés peuvent être utilisés pour prélever des échantillons destinés à l’analyse d’agents pathogènes. Selon le tempérament du cheval, une contention à l’aide d’un tord-nez ou une sédation peut être nécessaire pour prélever des échantillons des voies respiratoires. [8]

D’autres méthodes de prélèvements directs incluent les lavages pharyngés, les écouvillons prélevés sur des écoulements purulents provenant d’un abcès, ou le liquide de lavage des poches gutturales. [8]

Aspiration trachéale

Pour déterminer le type, le degré et l’origine de l’inflammation des voies respiratoires inférieures, on peut recourir à l’aspiration trachéale. Elle est effectuée soit à l’aide d’un cathéter inséré dans la trachée, soit par biopsie endoscopique. [8]

Cette procédure permet d’évaluer les débris provenant des voies respiratoires inférieures acheminés par le mécanisme de clairance mucociliaire (un système de cellules ciliées qui piègent les particules) dans les poumons. [8]

Lavage bronchoalvéolaire

Le lavage bronchoalvéolaire (LBA) permet d’extraire un échantillon de protéines provenant de la paroi des alvéoles pulmonaires et des voies respiratoires terminales. Le LBA est la meilleure méthode pour évaluer l’inflammation des voies respiratoires inférieures. [7]

Si un cas d’asthme équin est soupçonné, le LBA constitue généralement l’outil diagnostique le plus approprié. Toutefois, le cheval doit être stable et apte à tolérer l’endoscopie et la sédation nécessaires pour cette procédure. Le BAL est plus invasif qu’un prélèvement trachéal, mais peut produire des résultats cytologiques plus clairs. [8]

Les chevaux doivent être surveillés de près pour détecter tout signe de pneumonie pendant au moins 48 heures après un LBA, car il s’agit d’un effet secondaire possible de la procédure. [8]

Thoracentèse

Si un excès de liquide est détecté dans la cavité pleurale à l’aide de l’échographie, un prélèvement est nécessaire pour caractériser ce liquide et en déterminer la cause. La thoracentèse consiste à prélever un échantillon de liquide dans la cavité pleurale en insérant un tube dans la cage thoracique, puis en utilisant une seringue pour aspirer le liquide. [8][9]

Biopsie

La biopsie pulmonaire n’est utilisée que si certaines affections spécifiques sont soupçonnées. Par exemple, les masses nodulaires visibles à l’échographie font souvent l’objet d’une biopsie pulmonaire. Cette procédure peut également être effectuée pour évaluer le degré de fibrose pulmonaire chez les chevaux atteints d’asthme équin sévère, de bronchiolite chronique, de pneumonie interstitielle et de silicose pulmonaire. [8][10]

Une biopsie pulmonaire peut être pratiquée chez un cheval sous sédation en position debout. Une longue aiguille est insérée à travers l’espace intercostal approprié (c’est-à-dire l’espace entre les côtes) et un échantillon de tissu pulmonaire est prélevé manuellement pour analyse. [10]

Affections respiratoires courantes

Les chevaux peuvent souffrir d’un large éventail de maladies respiratoires, allant d’affections mineures à des pathologies graves. Leur cas peut également être aigu ou chronique. Voici certaines des affections respiratoires équines les plus fréquentes :

Asthme équin et emphysème

L’asthme équin est l’appellation actuelle pour l’affection auparavant connue sous le nom d’emphysème (pousse), d’obstruction récurrente des voies respiratoires ou de maladie inflammatoire des voies respiratoires.

L’asthme équin se caractérise par une respiration laborieuse causée par la constriction et l’inflammation des voies respiratoires, l’accumulation de mucus et le remodelage des voies respiratoires. Bien que l’asthme équin soit une maladie des voies respiratoires, des recherches récentes suggèrent qu’il est possible que le processus inflammatoire ne se limite pas aux poumons. [11]

Le consensus actuel parmi les chercheurs et les vétérinaires est que l’asthme équin se situe sur un continuum allant de la forme légère à modérée (anciennement la maladie inflammatoire des voies respiratoires) à la forme sévère (précédemment appelée emphysème ou obstruction récurrente des voies respiratoires).

Le terme « asthme » comprend également l’obstruction récurrente des voies respiratoires associée aux pâturages d’été. L’asthme léger à modéré n’inclut pas les chevaux présentant un effort respiratoire au repos, mais comprend ceux souffrant d’une inflammation des voies respiratoires et des limitations du débit d’air plus légères. [12]

Cette maladie pourrait impliquer un processus multifactoriel, similaire au développement de l’asthme chez l’humain. L’exercice, l’alimentation, les conditions d’hébergement, l’emplacement géographique, la saisonnalité, les infections et les facteurs génétiques ont tous été associés à cette pathologie. [13]

Les signes cliniques de l’asthme équin comprennent : [14][15]

  • Une toux chronique
  • Un écoulement nasal
  • Une intolérance à l’exercice
  • Un effort respiratoire accru
  • Une perte de poids

Le diagnostic de l’asthme équin repose sur l’exclusion d’autres maladies respiratoires, la caractérisation du lavage bronchoalvéolaire (LBA) et l’évaluation de la fonction pulmonaire. [15] L’aspect réversible de l’obstruction des voies respiratoires est également souvent utilisée pour confirmer le diagnostic. [14]

L’asthme sévère est chronique et touche environ 15 % des chevaux adultes. Cette forme altère la qualité de vie et limite fortement les performances sportives. [16]

En cas d’asthme sévère, un remodelage des voies respiratoires centrales et périphériques survient fréquemment, touchant d’autres structures respiratoires et réduisant la fonction pulmonaire. [17] Cela peut entraîner une retraite prématurée et/ou l’euthanasie de l’animal. [16]

L’environnement de l’écurie joue souvent un rôle important dans le développement de l’asthme équin. Lorsque les chevaux sont exposés à la poussière ou aux moisissures dans le foin, ou encore à la poussière provenant des aliments ou de la litière, les symptômes d’asthme équin ont tendance à s’aggraver. [14]

Il est souvent nécessaire d’effectuer des changements au niveau de la gestion pour les chevaux atteints d’asthme équin. Les méthodes pour réduire l’exposition d’un cheval aux particules en suspension dans l’air comprennent : [14][18]

  • Passer du foin sec à l’ensilage
  • Faire tremper le foin
  • Opter pour des concentrés à faible teneur en poussière
  • Éviter la litière de paille ou de sciure; le carton est préférable
  • Éviter de nettoyer les box ou de balayer les allées de l’écurie en présence des chevaux
  • Assurer une ventilation adéquate

L’asthme équin peut également être traité avec des bronchodilatateurs administrés par voie intraveineuse tels que l’atropine et le bromure de N-butylhyoscine, ou avec des bronchodilatateurs en aérosol tels que le bromure d’ipratropium et l’albutérol. [14] Les corticostéroïdes inhalés et systémiques peuvent améliorer la fonction pulmonaire chez les chevaux souffrant d’asthme sévère. [18] Consultez votre vétérinaire pour en savoir davantage sur les médicaments utilisés pour traiter l’asthme équin.

Une autre façon de contrôler la réponse inflammatoire associée à l’asthme équin consiste à modifier l’alimentation. Il a été démontré qu’une supplémentation en acides gras oméga-3 combinée à une alimentation à faible teneur en poussière mène à une amélioration rapide des signes cliniques, particulièrement comparativement à une alimentation à faible teneur en poussière seule. [19]

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Asthme équin associé au pâturage

Bien que l’asthme équin soit fréquemment déclenché par des conditions poussiéreuses chez les chevaux gardés au box, certains chevaux peuvent développer un asthme équin associé au pâturage (AEP), une affection qui survient lorsqu’ils vivent principalement au pâturage.

Cette pathologie se caractérise par des épisodes d’obstruction réversible des voies respiratoires lorsque les chevaux paissent par temps chaud et humide. Cependant, l’AEP peut aussi se développer durant des périodes chaudes et sèches ou en raison d’une exposition à la poussière liée à la récolte ou au brûlage des cultures. [13]

Les symptômes d’AEP débutent généralement en été et se poursuivent jusqu’à l’automne. Les recherches actuelles suggèrent que le pollen de graminées et les champignons pourraient jouer un rôle dans le développement de cette maladie, mais l’affection demeure encore mal comprise. [13]

L’asthme associé au pâturage se contrôle plus efficacement en retirant le cheval du pâturage et en le plaçant dans un box peu poussiéreux durant les mois chauds. [13]

Hémorragie pulmonaire induite par l’effort

L’hémorragie pulmonaire induite par l’effort (HPIE) est une affection pulmonaire courante chez les chevaux de course et ceux pratiquant d’autres sports de haute intensité. On croit généralement que l’HPIE nuit aux performances physiques chez les chevaux de course. [21]

Fait intéressant, la recherche suggère que l’HPIE est un processus physiologique plutôt qu’une maladie en soi. Elle résulte de l’incapacité du système pulmonaire à s’adapter à une augmentation massive du débit cardiaque durant un exercice de haute intensité. [14] Certaines études indiquent que l’HPIE pourrait également survenir secondairement à l’asthme équin. [7]

L’HPIE est diagnostiquée via la visualisation endoscopique du sang dans la trachée d’un cheval après l’effort. L’abondance de sang est généralement évaluée à l’aide d’un système de notation ordinale afin d’évaluer la sévérité de l’affection. Le LBA est également une technique diagnostique utile pour les cas d’HPIE. [7][18][22]

Le traitement de l’HPIE repose généralement sur l’administration de furosémide (Lasix), un médicament qui réduit le volume sanguin du cheval avant l’effort. Ce médicament aide à diminuer la pression sanguine dans les capillaires fragiles des poumons pendant l’exercice. Il a été démontré que le furosémide réduit la sévérité de l’HPIE chez 64 % des chevaux traités. [7][22]

L’utilisation de bandelettes nasales adhésives qui stabilisent la portion externe des narines peuvent également réduire les symptômes d’HPIE. Cependant, une étude a montré que l’utilisation combinée de furosémide et d’une bandelette nasale était plus efficace que la bandelette seule. [22]

D’autres traitements possibles de l’HPIE comprennent des agents coagulants tels que la vitamine K, l’acide oxalique, les œstrogènes conjugués et l’acide aminocaproïque.

L’HPIE peut souvent être contrôlée, mais elle ne peut pas être éliminée chez les chevaux qui continuent à participer à des sports de haute intensité tels que la course. [7] Des épisodes répétés d’HPIE peuvent entraîner une inflammation des voies respiratoires inférieures, une bronchiolite et une néovascularisation bronchique. [7]

Fièvre du transport (pleuropneumonie)

La fièvre du transport, ou pleuropneumonie, est une infection des poumons et de la cavité pleurale. Elle se développe généralement à la suite d’une infection bactérienne ou de plaies thoraciques pénétrantes. Les chevaux dont le système immunitaire est affaibli par des affections respiratoires virales antérieures ou lors d’un transport sur de longues distances sont les plus susceptibles de souffrir de cette pathologie. [23]

La plupart des chevaux qui développent une fièvre du transport sont des chevaux athlétiques âgés de moins de cinq ans. [23]

Les symptômes de cette infection comprennent : [23]

  • De la fièvre
  • Une léthargie
  • Une perte d’appétit
  • Une foulée raccourcie ou une démarche raide
  • Une respiration superficielle
  • Une réaction de sursaut lors de la percussion du thorax
  • Une réticence à se déplacer, à tousser ou à se coucher
  • Une mauvaise haleine ou un écoulement nasal nauséabond

Les chevaux souffrant d’une pleuropneumonie d’apparition récente présentent généralement une diminution du nombre de globules blancs et une déshydratation. Toutefois, ceux dont l’infection est toujours active peuvent montrer une hausse du nombre de globules blancs, une anémie (faible nombre de globules rouges) et une augmentation des anticorps. [23]

L’échographie thoracique est souvent utilisée pour examiner la présence de liquide dans la cavité pleurale. Cet outil diagnostique sert également à guider le vétérinaire à savoir s’il est nécessaire de drainer du liquide de la zone affectée (pleurocentèse). [23]

Après la pleurocentèse, des radiographies thoraciques sont utilisées afin de rechercher la présence de lésions dans les poumons et d’air dans la cavité pleurale. Une culture bactérienne peut identifier le type de bactérie impliqué. [23]

Le traitement de la fièvre du transport consiste à surveiller le liquide présent dans la cavité pleurale, à fournir des soins de soutien et à administrer des médicaments tels que des antibiotiques à large spectre et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Si les antibiotiques s’avèrent inefficaces, une approche plus invasive peut être nécessaire. [23]

Dans les cas graves et chroniques, le vétérinaire traitant peut être amené à pratiquer une ouverture dans le thorax pour retirer du liquide, des débris et des tissus pulmonaires nécrosés. [23]

Le pronostic des chevaux atteints de fièvre du transport s’est amélioré au cours des dernières décennies grâce à un diagnostic rapide, à des méthodes diagnostiques avancées et à une prise en charge thérapeutique agressive. Le taux de survie est d’environ 90 %, avec 60 % de probabilité de retour à la compétition. Cependant, un traitement rapide est essentiel pour augmenter les chances d’issue favorable. [23]

La pneumonie à Rhodococcus equi chez les poulains

La pneumonie à Rhodococcus equi, aussi appelée rhodococcose, est une infection bactérienne qui touche surtout les poulains, en particulier ceux dont le système immunitaire est compromis. La bactérie est présente dans le sol et prolifère par temps chaud. Cette maladie provoque une pneumonie nécrosante et des abcès pulmonaires. [24]

Les poulains âgés de 1 à 6 mois sont les plus souvent affectés, probablement en raison de l’immaturité de leur système immunitaire. La maladie peut aussi entraîner une colite ulcérative (provoquant de la diarrhée) et une inflammation du gros intestin (typhlite). [25]

Les symptômes de R. equi chez les poulains comprennent : [25]

  • Un état général chétif
  • Une forte fièvre
  • Un écoulement nasal important
  • Des bruits de « râles » dans la poitrine

Fait intéressant, les poulains atteints peuvent néanmoins conserver un bon appétit. [25]

Une échographie thoracique peut révéler la présence d’abcès pulmonaires ou d’autres anomalies pulmonaires. Les bactéries peuvent être difficiles à identifier sur des échantillons directs. Le lavage bronchoalvéolaire (LBA) est une autre option, tout comme la culture des sécrétions respiratoires. [25]

R. equi est fréquent dans les grandes fermes où la contamination du sol joue un rôle. La plupart des chevaux adultes excrètent la bactérie dans leurs excréments. L’infection peut également se propager par voie aérienne. En fait, il s’agirait du principal mode de transmission chez les poulains. [25]

Les mesures de gestion visant à réduire la propagation de R. equi comprennent : [25]

  • Prévenir la propagation par aérosols grâce à une irrigation intensive des enclos et des couloirs de contention
  • Éviter d’héberger les poulains à risque dans des zones à faible capacité de rétention d’eau comme les sols sablonneux
  • Maintenir une bonne couverture végétale dans les enclos et les pâturages utilisés pour héberger les poulains

Le temps que les poulains passent dans l’écurie devrait être réduit afin d’éviter l’inhalation de particules contaminées. De plus, les zones affectées devraient être nettoyées en profondeur. Cela inclut le retrait de toute la litière contaminée et l’utilisation d’agents de brumisation chimiques. [25]

Une autre mesure préventive consiste à éviter de garder de grands troupeaux de poulains ensemble. [25]

Herpèsvirus équin

L’herpèsvirus équin (HVE) compte cinq souches connues, dont l’HVE-1 et l’HVE-4, qui affectent toutes deux le système respiratoire. Elles sont également très contagieuses entre chevaux. [7]

L’HVE-4 provoque le rhume commun (rhinopharyngite) et l’inflammation de la trachée et des bronches (trachéobronchite). [7]

L’HVE-1 est très similaire à l’HVE-4 mais se propage rapidement à partir des voies respiratoires pour devenir une infection systémique (touchant l’ensemble de l’organisme). Des avortements et des maladies neurologiques ont été associés à l’HVE-1 et résultent directement d’une vascularite (inflammation des vaisseaux sanguins) due à la propagation systémique du virus. [7]

Les symptômes de l’HVE-1 et de l’HVE-4 comprennent : [7]

  • Un écoulement nasal séreux abondant évoluant vers un écoulement mucopurulent en cas d’infection bactérienne secondaire
  • Des ganglions lymphatiques sous-maxillaires hypertrophiés
  • Un écoulement oculaire dans certains cas

Les symptômes sont plus sévères chez les jeunes chevaux, en particulier les jeunes poulains venant d’être sevrés. Toutefois, l’HVE peut également affecter les chevaux adultes. [7]

L’HVE peut également engendrer des infections latentes, les chevaux atteints devenant porteurs du virus à vie. Ces chevaux porteurs peuvent présenter une réactivation du virus lors de périodes de stress et excréter de nouveau le virus. [7]

Des vaccins inactivés et atténués contenant l’HVE-1 et l’HVE-4 sont disponibles et peuvent réduire la sévérité de la maladie ou le risque d’avortement. Toutefois, les données sur leur efficacité dans la prévention des infections symptomatiques sont insuffisantes. [7]

Grippe équine

La grippe équine est une autre maladie virale fortement contagieuse qui produit des symptômes similaires à ceux de la grippe chez l’être humain. Des éclosions surviennent dans les régions endémiques lorsque l’immunité collective du troupeau est faible. Cela se produit souvent lorsqu’il y a un grand nombre de chevaux non vaccinés ou insuffisamment vaccinés. [2]

La grippe équine se transmet principalement par inhalation de particules en suspension dans l’air ou par contact direct entre chevaux. Le virus peut aussi se transmettre par le biais de vêtements, de matériel ou de personnes manipulant les chevaux contaminés. [2]

Les symptômes courants de la grippe équine comprennent : [2]

  • De la fièvre
  • Un écoulement nasal séreux évoluant vers un écoulement mucopurulent
  • De la toux

Le diagnostic est généralement posé en fonction des signes cliniques et de la propagation rapide dans une ferme. Chez un cheval pleinement vacciné, le seul symptôme peut être une diminution des performances. Un diagnostic définitif ne peut être établi qu’au moyen d’analyses sanguines ou de la détection du virus sur un écouvillon nasal ou nasopharyngé. [2]

La vaccination des chevaux qui se déplacent fréquemment pour des compétitions ou des courses constitue le meilleur moyen de protection contre la grippe équine. [2]

Gourme

L’infection à Streptococcus equi, couramment appelée la gourme, est une maladie respiratoire haute très infectieuse qui peut survenir chez des chevaux de tout âge. Toutefois, les jeunes chevaux semblent être plus sévèrement touchés par cette infection. [26]

Bien que les chevaux atteints ne présentent pas tous les mêmes symptômes, les signes courants de la gourme incluent généralement : [26]

  • Une fièvre soudaine
  • Une réticence à manger ou à boire
  • La formation d’abcès dans les ganglions lymphatiques de la mâchoire inférieure et du cou
  • Une toux mucoïde, parfois associée à l’ingestion de nourriture
  • Un écoulement oculaire (et parfois une enflure autour de l’œil)
  • Un écoulement nasal
  • Un port de tête bas
  • Des difficultés respiratoires

Les abcès des ganglions lymphatiques se rompent généralement entre sept jours et quatre semaines après l’infection. L’inflammation associée à la pharyngite et aux ganglions lymphatiques peut provoquer une obstruction des voies respiratoires supérieures. Si cela survient, une trachéotomie temporaire (une incision dans la gorge pour contourner les voies nasales) devient nécessaire. [26]

L’infection par la gourme peut également se propager vers le cerveau, l’abdomen et la glande mammaire. Ces formes sont connues sous le nom de gourme métastatique. D’autres complications comprennent une lymphangite des membres et une pneumonie. [26]

Les chevaux âgés présentant une immunité résiduelle, les poulains chez qui les anticorps maternels diminuent, et les chevaux vaccinés peuvent développer une forme légère de l’infection appelée « gourme catarrhale ou atypique ». Même en présentant des symptômes plus modérés, ces chevaux peuvent tout de même excréter la bactérie et potentiellement transmettre la maladie à des chevaux plus vulnérables, chez lesquels elle peut entraîner une maladie plus grave. [26]

L’excrétion bactérienne ne débute généralement qu’un ou deux jours après l’apparition de la fièvre, d’où l’importance d’isoler les chevaux malades rapidement afin de prévenir la transmission. L’excrétion nasale dure généralement de 2 à 3 semaines chez la majorité des chevaux, mais ils peuvent demeurer contagieux pendant au moins 6 semaines après la disparition de tout écoulement visible. [26]

Dans certains cas, des infections chroniques des poches gutturales peuvent entraîner une excrétion bactérienne intermittente à long terme, prolongeant ainsi le risque de transmission. [26]

La gourme se transmet par transfert direct ou indirect de sécrétions purulentes entre des chevaux infectés et des chevaux sensibles. Une fois la gourme confirmée, des mesures de biosécurité strictes doivent être appliquées afin de prévenir une épidémie. [26]

Il faut absolument éviter de partager le harnachement, l’équipement lié à l’alimentation et tout autre matériel. Les personnes qui manipulent les chevaux doivent se laver soigneusement les mains et changer de vêtements après avoir prodigué des soins à des chevaux malades. [26]

La gourme peut être confirmée au moyen d’analyses sanguines, mais les symptômes seuls peuvent parfois suffire à diagnostiquer la maladie. [26]

Malheureusement, chez environ 10 % des chevaux atteints de gourme, le drainage des poches gutturales ne se fait pas adéquatement. Cela entraîne un empyème persistant des poches gutturales, c’est-à-dire une accumulation de pus ou de sécrétions contenant des bactéries. [26]

Le traitement de la gourme dépend de la gravité de l’infection et de la progression de la maladie. La majorité des chevaux n’ont besoin que de repos, d’un abri, et d’aliments mous et humectés pendant que l’infection suit son cours. L’utilisation d’antibiotiques pour le traitement de la gourme suscite des débats et est souvent inutile. [26]

Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme la phénylbutazone ou la banamine, peuvent contribuer à réduire la douleur, la fièvre et l’inflammation, ce qui peut aussi encourager l’ingestion d’eau et de nourriture. À l’occasion, des perfusions intraveineuses peuvent aussi être nécessaires. [26]

Outre l’infection des poches gutturales et les complications de nature immunitaire telles que la purpura hémorragique, d’autres complications rapportées associées à la gourme comprennent : [26]

  • L’anémie
  • L’agalactie (absence de production de lait)
  • La myocardite ou l’endocardite (affections inflammatoires graves du cœur)
  • La panophtalmie (maladie inflammatoire sévère de l’œil)
  • Les abcès périorbitaires (infection autour de l’œil)
  • La ténosynovite (inflammation de la gaine tendineuse)
  • L’infection des sinus

Dans les cas chroniques, le pus à l’intérieur des poches gutturales forme une masse lisse appelée chondroïde, qui contient S. equi à sa surface et en son centre. L’ablation des chondroïdes est recommandée pour prévenir la propagation de la bactérie à d’autres chevaux. [26]

Pneumonie par aspiration

La pneumonie par aspiration peut survenir lorsqu’un corps étranger est inhalé, provoquant une infection pulmonaire. La gravité de cette pathologie peut varier de légère à sévère en fonction de ce qui a été inhalé. Une cause fréquente de pneumonie par aspiration chez les chevaux est l’administration incorrecte de médicaments liquides. [27]

Les chevaux qui mangent ou boivent durant un épisode d’obstruction œsophagienne sont également à risque de pneumonie par aspiration. Ce risque augmente aussi lors d’une anesthésie générale et chez les chevaux présentant des malformations comme une fente palatine. [27]

Les signes de pneumonie par aspiration chez les chevaux comprennent : [27]

  • Une inhalation apparente de corps étrangers
  • Une respiration laborieuse ou rapide
  • Une fréquence cardiaque élevée
  • De la fièvre
  • Une haleine sucrée ou dégageant une odeur anormale
  • Un écoulement nasal brun rougeâtre ou vert
  • Des muqueuses bleutées

Il est préférable de prévenir la pneumonie par aspiration autant que possible, car elle présente un pronostic sombre avec un taux de mortalité élevé. Même les chevaux qui se rétablissent sont susceptibles de développer des abcès pulmonaires. Si vous croyez que votre cheval a inhalé un corps étranger, contactez immédiatement votre vétérinaire.

Prévention

Ce ne sont pas toutes les maladies respiratoires équines qui peuvent être évitées. Cependant, il existe des mesures que les propriétaires de chevaux et les gestionnaires d’écurie peuvent prendre pour réduire considérablement le risque qu’un cheval développe de nombreux types de problèmes respiratoires.

Un plan de prévention idéal comprend la vaccination, des stratégies pour gérer le risque d’exposition, la détection rapide des maladies et la mise en œuvre de mesures pour prévenir la propagation des maladies. [28]

Les propriétaires doivent également connaître les facteurs qui augmentent le risque de maladies respiratoires chez le cheval. Certains de ces facteurs incluent : [1]

  • Des changements alimentaires soudains
  • Un sevrage abrupt
  • Des températures froides
  • Des environnements poussiéreux
  • Une mauvaise ventilation de l’écurie
  • Le transport sur de longues distances
  • Le mélange de groupes de chevaux d’âges différents
  • Le stress

Si les chevaux sont gardés au box, il est essentiel de maintenir un environnement peu poussiéreux avec une ventilation adéquate. Évitez les aliments et les litières de box très poussiéreux et respectez scrupuleusement votre routine de nettoyage des box pour éviter l’accumulation d’ammoniac. [1]

Favoriser une bonne santé via des examens vétérinaires réguliers, une alimentation équilibrée à base de fourrage, des sorties à l’extérieur et de l’exercice peut renforcer la réponse immunitaire du cheval, contribuant ainsi à prévenir divers problèmes de santé, y compris les maladies respiratoires. [1]

En plus de ces pratiques de gestion, certains suppléments naturels peuvent soutenir davantage la santé respiratoire. Le jiaogulan et la spiruline sont deux ingrédients naturels qui peuvent être combinés pour aider à maintenir une fonction respiratoire normale chez les chevaux en favorisant une bronchodilatation normale. [29]

L’administration de 2 grammes de jiaogulan et de 20 grammes de spiruline deux fois par jour peut contribuer à une santé respiratoire normale en réduisant les signes courants d’inconfort, tels que la toux, les secouements de tête, les reniflements et les éternuements. [29]

Les chevaux souffrant d’allergies saisonnières ou de maladie inflammatoire des voies respiratoires peuvent constater une amélioration de la fonction respiratoire normale et du confort en quelques semaines à quelques mois grâce à une supplémentation de jiaogulan et de spiruline. [29]

Jiaogulan
Magasiner
  • Favorise la circulation
  • Favorise la santé des sabots
  • Favorise la performance musculaire
  • Utilisé chez les chevaux atteints de fourbure
Spiruline
Magasiner
  • Soutient la fonction immunitaire
  • Utilisé chez les chevaux souffrant d'allergies
  • Favorise la santé métabolique
  • Riche en vitamines et en protéines

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la santé respiratoire chez les chevaux :

Résumé

Les affections respiratoires peuvent réduire de manière importante les performances et la qualité de vie d’un cheval. Compte tenu de la prévalence des maladies respiratoires chez le cheval, il est essentiel de consulter rapidement un vétérinaire pour assurer un diagnostic et un traitement appropriés.

  • Les poumons jouent un rôle crucial dans les performances équines en facilitant l’échange d’oxygène, qui est un facteur clé pour maintenir la forme physique et les capacités athlétiques.
  • De nombreuses maladies respiratoires chez les chevaux, telles que la gourme et l’herpèsvirus équin, sont fortement contagieuses, soulignant la nécessité de mesures strictes de biosécurité.
  • Des pratiques de gestion efficaces qui privilégient le bien-être équin sont essentielles pour prévenir les affections respiratoires chez les chevaux.
  • La vaccination, le maintien d’un environnement peu poussiéreux dans les écuries, une alimentation saine et de l’exercice régulier contribuent tous à favoriser la santé pulmonaire de votre cheval.
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Références

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  2. Gilkerson, J.R. et al. Update on Viral Diseases of the Equine Respiratory Tract. Vet Clin North Am Equine Pract. 2015.
  3. Respiratory Tract. Texas A&M Veterinary Teaching Hospital. 2018.
  4. Dyce, K.M. et al. Textbook of Veterinary Anatomy, Fourth Edition. Saunders Elsevier. 2010.
  5. Franklin, S.H. et al. Respiratory responses to exercise in the horse. Equine Vet J. 2012.
  6. Brazil, T. et al. Nose: nasal discharge. Vetlexicon.
  7. Moore, B.R. Lower Respiratory Tract Disease. Vet Clin North Am Equine Pract. 1996.
  8. Hewson, J. and Arroyo, L.G. Respiratory Disease Diagnostic Approaches in the Horse. Vet Clin North Am Equine Pract. 2015.
  9. Schumacher, J. and Moll, H.D. Manual of Equine Diagnostic Procedures. IVIS. 2011.
  10. Venner, M. et al. Percutaneous Lung Biopsy in the Horse: Comparison of Two Instruments and Repeated Biopsy in Horses with Induced Acute Interstitial Pneumopathy. J Vet Intern Med. 2006.
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  13. Couetil, L. et al. Equine Asthma: Current Understanding and Future Directions. Front Vet Sci. 2020.
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  25. Muscatello, G. Rhodococcus equi infection in foals: the science of 'rattles'. Merck Veterinary Manual. 2019.View Summary
  26. Boyle, A.G. et al. Streptococcus equi Infections in Horses: Guidelines for Treatment, Control, and Prevention of Strangles-Revised Consensus Statement. J Vet Inter Med. 2018.View Summary
  27. Scott, P.R. Aspiration Pneumonia in Horses. Merck Veterinary Manual. 2019.
  28. Giedt, E.J. Respiratory Diseases in Horses: What You Can Do to Prevent Them. OSU Extension. 2018.
  29. Kellon, Eleanor. Use of the Herb Gynostemma pentaphyllum and the Blue-green Algae Spirulina Platensis in Horses. Equine Congress. 2006.