Les sous-produits font partie intégrante de l’alimentation des équidés, soit en tant qu’ingrédients incorporés dans une moulée complète, soit en tant que concentrés ajoutés séparément à la ration.
Bien que le terme « sous-produit » puisse avoir une connotation négative, ces aliments sont souvent des options de bonne qualité économiques pour ajouter des calories, des protéines ou des fibres à l’alimentation du cheval.
Les sous-produits alimentaires offrent généralement un meilleur profil nutritionnel pour les chevaux que celui de la matière première dont ils proviennent. Par exemple, la pulpe de betterave est une excellente source de fibres solubles. Elle contient beaucoup moins d’amidon et de sucre que les betteraves à sucre entières.
Cet article décrit les matières premières qui sont à l’origine des produits dérivés. Il explore la valeur de ces derniers pour nourrir les équidés et passe en revue les points clés à considérer avant d’ajouter un sous-produit alimentaire à la ration du cheval.
Les produits dérivés du soja dans l’alimentation des équidés
Les sous-produits sont des produits secondaires dérivés de la fabrication d’autre chose. De nombreux sous-produits employés dans l’alimentation équine proviennent de la transformation des céréales et d’autres végétaux destinés à la consommation humaine.
Les denrées associées aux sous-produits pour chevaux comprennent la farine, les huiles de cuisson, le sucre, le sirop et l’alcool. [1] Par exemple, le remoulage bis à haute teneur en protéines est un dérivé de la fabrication de la farine de blé. [2]
Les sous-produits sont-ils sûrs pour les chevaux?
Bien que tous les sous-produits de la transformation des aliments destinés aux humains ne conviennent pas nécessairement aux chevaux, on emploie depuis des décennies de nombreux dérivés pour nourrir les équidés. [1]
De nombreuses recherches ont étudié les sous-produits en tant que composantes nutritionnelles des aliments destinés au bétail, mais elles sont moins nombreuses en ce qui concerne les chevaux. [3]
Si vous avez des inquiétudes au sujet de certains ingrédients dans les aliments que mange votre cheval, vous devriez toujours demander conseil à un nutritionniste équin et à votre vétérinaire.
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L’usage des sous-produits alimentaires
Les sous-produits sont un ajout utile à la ration du cheval lorsque les fourrages ne répondent pas adéquatement à ses besoins. Cependant, on doit tenir compte de certains facteurs lors du choix des aliments qui contiennent des dérivés, notamment :
La variabilité
Comme les fourrages, le contenu nutritif des denrées telles que le maïs, l’avoine, l’orge et la betterave à sucre fluctuent naturellement en fonction des conditions de culture et de récolte.
Le profil nutritionnel des sous-produits peut aussi varier selon le procédé de transformation. Il peut y avoir une variabilité importante d’un lot de produits à l’autre.
Ces fluctuations peuvent être problématiques si les concentrations en minéraux varient suffisamment pour engendrer un déséquilibre du régime alimentaire.
Les entreprises réputées qui fabriquent des moulées commerciales les soumettent à des tests de routine pour vérifier qu’ils respectent certaines spécifications. Il faut acheter uniquement des moulées, des sous-produits et des suppléments de marques reconnues qui publient une analyse garantie de leurs produits.
La proportion à inclure dans l’alimentation
Tous les sous-produits ne conviennent pas à tous les chevaux. Par exemple, les chevaux qui souffrent de troubles métaboliques et ceux qui ont tendance à engraisser facilement doivent éviter les aliments à forte teneur en glucides hydrolysables (GH). Les glucides hydrolysables sont ceux qui causent une réponse insulinique, à savoir l’amidon et les GSEt (glucides solubles à l’éthanol – sucres simples).
On doit restreindre la quantité d’ingrédients riches en amidon dans l’alimentation équine pour réduire le risque d’apparition de troubles digestifs, notamment les ulcères gastriques et le dysfonctionnement de l’intestin postérieur. De plus, une alimentation riche en amidon peut être à l’origine des comportements fougueux ou excités du cheval. [4][5]
On peut d’autre part se faire une idée approximative de la quantité relative de produits dérivés inclus dans la moulée complète en consultant la liste des ingrédients. La plupart des réglementations exigent que les étiquettes de moulée énumèrent les ingrédients en ordre décroissant selon leur proportion.
L’entreposage et la manipulation
Certains produits dérivés moisissent ou rancissent plus facilement. On doit entreposer les sous-produits à forte teneur en humidité, comme la drêche humide de distillerie, dans un endroit frais à humidité contrôlée pour réduire le risque que les mycotoxines nuisent à la santé du cheval. [6]
Les dérivés riches en matières grasses, par exemple le son de riz, peuvent rancir en raison de la peroxydation lipidique. On choisit plutôt les produits stabilisés traités à chaud pour réduire l’activité de la lipase. Ce procédé stabilise les molécules de matières grasses pour éviter qu’elles ne rancissent trop rapidement. Les chevaux peuvent détecter la moisissure ou le rancissement avant que nous ne puissions les voir ou les sentir. N’essayez jamais de forcer un cheval à manger un aliment qu’il refuse de consommer.
Les allergies
Certains propriétaires de chevaux s’inquiètent des aliments qui contiennent du soja, du blé ou des produits à base de maïs. Ces ingrédients sont normalement sans danger pour la plupart des chevaux à condition de faire partie d’une ration équilibrée qui répond aux besoins nutritionnels équins établis par le National Research Council (NRC). [7]
Bien que les chevaux puissent être sensibles à certains aliments, les allergies alimentaires équines sont rares et difficiles à diagnostiquer. Davantage de recherches sont nécessaires pour étudier la pertinence des sensibilités alimentaires dans la gestion des équidés. [8]
Les signes d’une intolérance alimentaire peuvent inclure des ballonnements ou de la diarrhée. Les chevaux apprennent souvent à associer un certain aliment à une sensation d’inconfort et refusent de le manger.
Les sous-produits communément destinés aux chevaux
Les étiquettes de moulée mentionnent parfois des sous-produits faciles à identifier, par exemple « produits dérivés de céréales ». Mais certains propriétaires peuvent donner à leurs chevaux une formule qui contient des ingrédients dont les appellations sont moins évidentes.
Voici un aperçu de quelques-uns des produits dérivés les plus fréquemment retrouvés dans les aliments pour équidés.
La pulpe de betterave
La pulpe de betterave est un aliment de base qui fait souvent partie du dépôt à nourriture des écuries. Il s’agit de la matière fibreuse laissée par le procédé d’extraction du sucre des betteraves à sucre. [9]
Le profil nutritionnel
La pulpe de betterave est une excellente source de fibres solubles et de calories. Grâce à sa teneur modéré en protéines, on l’emploie souvent comme additif alimentaire pour les chevaux qui ont besoin de calories ou de fibres supplémentaires lorsque l’approvisionnement ou l’apport en fourrage est insuffisant. [9] La digestibilité des protéines dans l’intestin grêle, où l’absorption des protéines doit avoir lieu, est faible en ce qui concerne la pulpe de betterave. [10]
Le contenu nutritionnel de la pulpe de betterave déshydratée
Les valeurs sont indiquées en fonction de la teneur en matière sèche. Vous pouvez voir le profil complet de la pulpe de betterave déshydratée dans notre banque d’aliments. [7]
| Énergie digestible: | 2,58 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 8,8 % |
| FDN: | 37 % |
| Amidon: | 4 % |
| Sucre: | 11 % |
| GNS: | 15 % |
| Calcium: | 0,93 % |
| Phosphore: | 0,093 % |
Les bienfaits
La pulpe de betterave est le sous-produit de l’extraction du sucre des betteraves à sucre. Elle est donc relativement pauvre en sucre et convient aux chevaux qui ont besoin d’un régime qui contient peu d’amidon. [9]
Les bienfaits supplémentaires suivants font en sorte qu’il s’agit d’un aliment populaire pour les chevaux : [11][12][13]
- Un aliment très appétent: la pulpe de betterave convient aux chevaux qui ont des problèmes dentaires.
- Un effet positif sur la santé de l’intestin postérieur: la pulpe de betterave fermente facilement pour soutenir les microbes bénéfiques dans l’intestin postérieur. On peut l’employer pour soutenir le fonctionnement de l’intestin postérieur chez les chevaux sujets aux coliques ou à la dysbiose intestinale, ceux qui ont tendance à maigrir facilement et les animaux âgés.
- Une grande capacité de rétention d’eau: la pulpe de betterave favorise l’hydratation chez les chevaux de sport, notamment les chevaux d’endurance.
- Capacité de rétention d’eau élevée : Favorise l’hydratation chez les chevaux de performance, tels que les chevaux d’endurance.
- Faible teneur en potassium : de faibles niveaux de potassium font de la pulpe de betterave un aliment souhaitable pour les chevaux atteints de paralysie périodique hyperkaliémique (HYPP).
Les considérations
La pulpe de betterave contient souvent de la mélasse ajoutée, un autre produit dérivé de la betterave à sucre. La mélasse améliore l’appétence du produit, mais elle hausse également la teneur en sucre et en potassium de la pulpe de betterave.
Bien que la pulpe de betterave avec mélasse donnée en petites quantités soit rarement nocive, il vaut mieux donner si possible de la pulpe de betterave sans mélasse. [7] Lorsqu’elle est offerte aux chevaux nécessitant un apport faible en sucre et en amidon, la pulpe de betterave doit être rincée avant et après le trempage pour éliminer l’excès de sucre et le fer contaminant.
Étant donné qu’elle contient beaucoup de calcium et peu de phosphore, la pulpe de betterave doit faire partie d’une alimentation équilibrée. Le rapport idéal entre le calcium et le phosphore dans l’ensemble de l’alimentation est de 2 pour 1. La pulpe de betterave a un ratio de calcium au phosphore d’environ 10 pour 1. [7]
Les chevaux en croissance et les juments qui allaitent sont les plus sensibles aux déséquilibres entre le calcium et le phosphore. Il faut équilibrer soigneusement leur régime alimentaire pour favoriser le développement des os et la production de lait.
On trouve de la pulpe de betterave déshydratée sous forme déchiquetée ou en granulés. Bien que les chevaux puissent la manger sèche, on recommande habituellement de faire tremper la pulpe de betterave pour réduire le risque d’étouffement et de coliques. [11][14]
Quelle quantité donner aux chevaux?
On peut donner aux chevaux des quantités relativement grandes de pulpe de betterave sans qu’elle engendre d’effets néfastes. Toutefois, lorsque l’apport est important, le cheval peut éprouver des problèmes d’appétence et d’équilibre minéral.
Des recherches ont étudié les effets d’une quantité de pulpe de betterave équivalant à plus de 55 % de la matière sèche contenue dans l’alimentation. Elles ont constaté une diminution de la prise alimentaire. En revanche, lorsqu’elle représente environ 45 % de la teneur en matière sèche, les chercheurs n’ont observé aucun changement de prise alimentaire. [14]
Une proportion qui correspond à 50 % de la matière sèche représente environ 5 kilogrammes (11 livres) de pulpe de betterave. Cela dit, la pulpe de betterave contient plus de calories que le foin; la quantité typiquement incluse dans l’alimentation équine s’approche donc plus d’un à 2 kilogrammes (de 2 à 4 livres) par jour. [15]
Les sous-produits céréaliers
Les sous-produits céréaliers sont largement disponibles. Ce sont les résidus de la fabrication de farines et d’huiles à base de céréales destinées à la consommation humaine.
Pour fabriquer la farine, on utilise l’endosperme de la céréale qui représente 80 % du grain. Les parties qui restent sont le son et le germe, ainsi que la pellicule ou l’écale extérieure.
L’extraction de l’huile retire la matière grasse. Il reste les parties du grain qui sont riches en protéines et en fibres.
Le son
Le son est la couche extérieure dure qui recouvre les grains des céréales et que la mouture enlève. On emploie principalement le son de blé et le son de riz pour nourrir les équidés. [16]
Le profil nutritionnel
Le son de blé et le son de riz sont des sources concentrées de calories supplémentaires pour les chevaux en raison de leur teneur élevée en matières grasses. [7]
Le son est ordinairement riche en phosphore et pauvre en calcium. Par conséquent, les fabricants de moulées commerciales qui incluent du son de riz ou de blé équilibrent habituellement le phosphore en ajoutant d’autres ingrédients ou du calcium.
Le contenu nutritionnel du son de riz
Les valeurs sont indiquées en fonction de la teneur en matière sèche. Vous pouvez voir le profil complet du son de riz dans notre banque d’aliments. [7]
| Énergie digestible: | 3,11 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 14 % |
| FDN: | 30 % |
| Amidon: | 25 % |
| Sucre: | 4,7 % |
| GNS: | 29 % |
| Calcium: | 0,17 % |
| Phosphore: | 2,22 % |
Les bienfaits
Le son de blé et de riz sont des concentrés appétents qui ajoutent des calories à l’alimentation. Les chevaux qui ont des besoins caloriques élevés ou ceux qui ne tolèrent pas l’huile ajoutée peuvent bénéficier d’un supplément de son de blé ou de riz.
Le son est une source de phosphore plus agréable au goût que les suppléments comme le phosphate monosodique.
Les considérations
En raison de la teneur élevée en glucides hydrolysables du son de blé et de riz, il faut éviter de les donner en trop grande quantité. C’est notamment le cas des chevaux qui ont tendance à engraisser facilement. Le son ne convient pas au chevaux qui souffrent du syndrome métabolique équin.
Plusieurs études ont montré que le son de riz et d’autres produits à base de riz sont riches en arsenic. [17] La sûreté à long terme d’une consommation quotidienne de son de riz n’a pas été déterminée.
L’ajout de ces sous-produits est plus sûr lorsqu’on a bien cerné la composition du régime alimentaire, par exemple si on dispose d’une analyse du fourrage qui précise les niveaux de calcium et de phosphore.
La proportion typique à inclure dans l’alimentation
Nous vous recommandons de consulter un nutritionniste équin si vous souhaitez ajouter séparément du son de blé ou de riz à la ration du cheval. Cela permet de garantir que le régime alimentaire est bien équilibré et qu’il contient un apport adéquat en calcium, en phosphore et en glucides non structuraux.
Nos nutritionnistes équins ajoutent normalement entre 300 à 1 000 grammes par jour de son de blé ou de riz en fonction de la composition du fourrage, des autres aliments dans l’alimentation et des besoins individuels du cheval.
Les tourteaux
Les tourteaux sont des produits dérivés de l’extraction d’huile à partir de céréales. Les exemples les plus populaires sont le tourteau de soja ou le tourteau de canola. Ils comprennent aussi le tourteau de lin, le tourteau de coprah et le fin gluten de maïs.
Le profil nutritionnel
Le profil nutritionnel des tourteaux de céréales diffère en fonction de la matière première et du procédé de transformation employé pour en retirer l’huile. On peut extraire l’huile des graines au moyen d’un solvant d’extraction ou par extrusion. Le solvant d’extraction est la méthode la plus répandue. [18]
Le tourteau de soja est une source de protéines populaire dans l’alimentation des équidés et des animaux. [1] Les fabricants l’incorporent aux moulées complètes ou les propriétaires le donnent séparément pour hausser la teneur en protéines de l’alimentation.
Le contenu nutritionnel du tourteau de soja
Vous trouverez ci-dessous un profil nutritionnel de tourteau de soja typique après l’extraction de l’huile par solvant. Les valeurs sont indiquées en fonction de la teneur en matière sèche. [7]
| Énergie digestible: | 3,74 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 51,5 % |
| FDN: | 10 % |
| Amidon: | 1,9 % |
| Sucre: | 10,9 % |
| GNS: | 13 % |
| Calcium: | 0,29 % |
| Phosphore: | 0,71 % |
Les bienfaits
Bien que leurs profils nutritionnels varient, les tourteaux sont généralement riches en protéines et pauvres en matières grasses. Ils constituent un excellent choix pour les chevaux qui ont besoin de protéines supplémentaires tout en évitant les aliments riches en matières grasses.
Le tourteau de soja est particulièrement riche en lysine, l’acide aminé qui est majoritairement limitant dans l’alimentation des équidés. Il fournit aussi tous les autres acides aminés indispensables que l’organisme équin est incapable de synthétiser. Par contre, il a une faible teneur en méthionine.
Le tourteau de soja est une excellente source de protéines pour les chevaux en croissance, les poulinières qui allaitent et celles qui sont gestantes.
Les considérations
Les régimes riches en protéines peuvent être nocifs pour certains chevaux, en particulier ceux qui souffrent de maladie rénale ou de troubles hépatiques.
L’excès de protéines contribue d’autre part à hausser l’empreinte environnementale des équidés en augmentant l’excrétion d’azote.
De plus, les chevaux confinés à l’intérieur qui reçoivent trop de protéines sont exposés à une plus grande quantité d’ammoniac dans l’air ambiant. Cela peut mener à des troubles respiratoires comme le souffle ou l’asthme équin. [19]
La proportion typique à inclure dans l’alimentation
Avant de modifier l’alimentation du cheval, nous vous recommandons de demander conseil à un nutritionniste équin pour vérifier que la ration est bien équilibrée.
On ajoute normalement du tourteau de soja ou d’autres aliments riches en protéines dans la mesure où le cheval a besoin de protéines supplémentaires.
Les coques et pellicules
Les coques ou les pellicules sont l’enveloppe extérieure qui contient les grains des céréales ou les fèves de soja. Elles sont riches en fibres. On peut les ajouter séparément à la ration sous forme de granulés ou elles peuvent faire partie d’une moulée complète.
Certains propriétaires associent les coques ou les pellicules à des agents de remplissage peu coûteux, mais ces sous-produits peuvent constituer des ajouts utiles à l’alimentation des équidés.
Le profil nutritionnel
Les coques et les pellicules sont les sous-produits de la fabrication des huiles, des farines et des tourteaux. En voici quelques exemples : les pellicules de soja, les coques d’avoine, les coques d’amande et les coques de tournesol.
Les coques et les pellicules peuvent servir d’ingrédient dans les moulées, de supplément alimentaire ou d’agent d’agglomération. Les coques, les coques et les pellicules sont habituellement riches en glucides structuraux (les fibres) et faibles en glucides non structuraux (le sucre et l’amidon).
Le contenu nutritionnel des coques d’avoine
Vous trouverez ci-dessous un profil nutritionnel typique des coques d’avoine. Les valeurs sont indiquées en fonction de la teneur en matière sèche. [7]
| Énergie digestible: | 1,59 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 5,94 % |
| FDN: | 71 % |
| Amidon: | 11,7 % |
| Sucre: | 1,8 % |
| GNS: | 13,5 % |
| Calcium: | 0,11 % |
| Phosphore: | 0,17 % |
En règle générale, les pellicules de soja sont plus riches en protéines (environ 12 % de protéines brutes) et plus faibles en glucides non structuraux (environ 5 %) que les autres types d’enveloppes.
Les bienfaits
On peut ajouter ces sous-produits riches en fibres à n’importe quel régime alimentaire équin. Les glucides structuraux soutiennent les microbes bénéfiques de l’intestin postérieur et peuvent soulager les troubles intestinaux tels que la dysbiose ou le syndrome d’écoulement anal.
Les coques et les pellicules sont pauvres en protéines et en calories. Elles conviennent à l’alimentation des chevaux à l’entretien, de ceux qui ont tendance à prendre du poids facilement et des animaux atteints de troubles métaboliques.
Comparativement à d’autres produits dérivés des céréales, les coques et les pellicules ont un meilleur rapport du calcium au phosphore (environ 1 pour 1,5). Leur grande capacité de rétention d’eau peut par ailleurs favoriser l’hydratation des chevaux de sport. [13]
Les considérations
En grande quantité, les coques ou les pellicules peuvent ne pas convenir aux chevaux qui ont des besoins élevés en calories ou en protéines, par exemple les chevaux de performance, les juments gestantes et qui allaitent ou encore les poulains. [20]
On donne habituellement les coques ou les pellicules sous forme de granulés pour en améliorer l’appétence. Les coques de soja constituent une base idéale à laquelle on peut ajouter les suppléments pour les chevaux atteints du syndrome métabolique.
Les coques d’avoine sont les moins facilement fermentées dans l’intestin postérieur. Les protéines de tous les types de coques ont une faible biodisponibilité. [10]
La proportion typique à inclure dans l’alimentation
Le taux d’alimentation optimal dépend des besoins du cheval, de la disponibilité des ingrédients et des autres éléments qui font partie de son alimentation.
Lors d’une étude menée sur des chevaux astreints à un entraînement modéré, les chercheurs ont remplacé jusqu’à 40 % d’une moulée commerciale par des pellicules de soja sans constater d’effet néfaste. [21]
De même, une étude menée sur de jeunes juments n’a rapporté aucune préoccupation lorsque le tourteau de soja constituait jusqu’à 28 % d’une moulée complète (11 % de l’ensemble de la diète). [22]
Le remoulage de blé
Le remoulage de blé, également connu sous le nom de remoulage bis, est un sous-produit de la transformation du blé pour fabriquer la farine. En raison de ses propriétés liantes naturelles, cet ingrédient fait souvent partie des aliments en granulés. [2]
Contrairement à la croyance populaire, le remoulage de blé n’est pas le résidu du balayage de plancher. Ce sous-produit contient le son et le germe des céréales, qui sont riches en nutriments. [23]
Le profil nutritionnel
| Énergie digestible: | 3,4 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 18,5 % |
| FDN: | 38 % |
| Amidon: | 22 % |
| Sucre: | 5 % |
| GNS: | 27 % |
| Calcium: | 0,15 % |
| Phosphore: | 1,24 % |
Les bienfaits
Le remoulage contient plus de protéines et moins d’amidon que le blé entier moulu. [2]
Les considérations
Comme pour le son, il faut tenir compte de la teneur élevée en amidon du remoulage avant de l’ajouter à l’alimentation équine. On doit aussi équilibrer le rapport du calcium au phosphore en incluant des sources de calcium suffisantes. [7]
La proportion typique à inclure dans l’alimentation
On emploie rarement le remoulage bis en tant qu’aliment distinct. Il s’agit souvent de l’un des principaux ingrédients incorporés dans les moulées complètes.
La drêche sèche de distillerie
La drêche sèche de distillerie (DSD) ou drêche de brasserie est dérivée des céréales employées pour distiller les alcools et fabriquer l’éthanol.
Les céréales utilisées pour le brassage incluent le maïs, le blé et l’orge. Une fois que la levure a fermenté et qu’on a retiré l’alcool, la drêche résiduelle est une source de calories riche en protéines et faible en glucides non hydrolysables. [24]
Le profil nutritionnel
Le profil nutritionnel des différents lots de drêche de distillerie peut fluctuer considérablement en fonction des proportions relatives de céréales et des procédés de distillation employés.
Le contenu nutritionnel de la drêche sèche de distillerie
Le profil nutritionnel suivant est une moyenne d’environ 5 000 échantillons de drêche de distillerie analysés entre 2004 et 2022. [25]
| Énergie digestible: | 3,43 mcal / kg |
| Protéines brutes: | 31 % |
| FDN: | 34 % |
| Amidon: | 5 % |
| Sucre: | 5,9 % |
| GNS: | 10,9 % |
| Calcium: | 0,085 % |
| Phosphore: | 0,9 % |
Les bienfaits
La DSD est un additif alimentaire économique lorsqu’on peut se la procurer localement. Elle contient beaucoup plus de protéines et moins de glucides non hydrolysables que les céréales dont elle est dérivée.
La DSD a une teneur calorique similaire à celle de l’avoine, mais elle contient moins d’amidon et de sucre. [26][27]
Les considérations
La grande variabilité entre les lots de drêche complique l’élaboration d’un régime alimentaire précis si on ne dispose pas d’une analyse de laboratoire récente. Il vaut mieux qu’elle fasse partie d’une moulée en granulés ou complète, car les fabricants analysent régulièrement les lots.
La teneur en lysine de la DSD (2 % de protéines brutes) est inférieure à celle d’autres sources de protéines, comme le tourteau de soja (6 % de protéines brutes). Si la DSD représente plus de 20 % de l’apport en matière sèche, on peut devoir ajouter une autre source de lysine à la ration. [27]
Le produit sec est préférable, car la drêche humide de distillerie peut se gâter facilement selon des conditions d’entreposage. [27]
La proportion typique à inclure dans l’alimentation
Des études suggèrent que la DSD peut constituer de 10 à 20 % de l’apport en matière sèche pour les chevaux en croissance et de 20 à 40 % pour les animaux plus âgés. [27]
D’autres sous-produits destinés aux chevaux
La pulpe d’agrumes
La pulpe d’agrumes est un résidu de l’extraction du jus des oranges, des citrons ou des limes. Selon la disponibilité régionale, il peut s’agir d’une source économique de fibres pauvre en protéines pour nourrir les chevaux. [28]
Le gluten et le fin gluten de maïs
Le gluten et le fin gluten de maïs sont dérivés de la mouture du maïs lors de la fabrication du sirop et de l’amidon. Le gluten de maïs contient en moyenne 20 % de protéines brutes environ, mais sa teneur en lysine est relativement faible. [29]
Ces sous-produits du maïs ont des niveaux de calories variables, ce qui peut modifier la quantité d’énergie digestible de la ration. [30]
Les mélasses
Comme la pulpe de betterave, la mélasse est un sous-produit de l’industrie sucrière. Cet ingrédient au goût sucré améliore l’appétence des aliments. En petite quantité, les chevaux peuvent la consommer sans danger. [4]
Le lactosérum
Le lactosérum est une protéine de lait largement disponible. Il s’agit d’un produit dérivé de la fabrication du fromage.
Le lactosérum est une protéine complète qui contient tous les acides aminés indispensables. On l’ajoute couramment aux aliments pour équidés, car elle constitue une source de protéines appétente.
Le choix des aliments pour chevaux
Le fourrage doit former la base de l’alimentation du cheval. Avant de comparer les moulées pour chevaux ou d’envisager l’ajout de sous-produits, on doit d’abord veiller à ce que le cheval reçoive une quantité suffisante de fourrage approprié et de bonne qualité. [7][31]
Certains chevaux n’ont pas nécessairement besoin de moulée commerciale. En revanche, une supplémentation en vitamines et en minéraux est toujours nécessaire pour combler les lacunes nutritionnelles des fourrages. [29]
Vous pouvez évaluer le régime alimentaire de votre cheval en calculant la quantité de nutriments que contient sa diète et en comparant les résultats aux besoins nutritionnels des chevaux établis par le NRC. [7]
Si vous souhaitez en savoir plus sur les ingrédients que contient l’alimentation de votre cheval, transmettez-nous son régime alimentaire pour obtenir une analyse et programmez une consultation gratuite avec l’un de nos nutritionnistes équins.
En résumé
- Les sous-produits font couramment partie de l’alimentation des équidés. On les emploie pour nourrir les chevaux en toute sécurité depuis des décennies.
- Les produits dérivés populaires ajoutent des nutriments précieux aux moulées commerciales pour équidés tout en permettant que leur coût demeure abordable.
- Il n’est pas rare que les propriétaires ajoutent certains produits dérivés tels que la pulpe de betterave et le son de blé à la ration de leur cheval.
- Quels que soient les ingrédients qui forment la ration du cheval, une alimentation équilibrée garantit qu’il reçoit les acides aminés, les vitamines et les minéraux dont il a besoin.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les aliments issus de sous-produits pour les chevaux :
Certains régimes alimentaires équins incluent des sous-produits plutôt que des grains entiers ou des fourrages, car ces ingrédients peuvent fournir des nutriments utiles sous une forme concentrée. De nombreux sous-produits offrent des fibres digestibles, des protéines de qualité ou des calories supplémentaires sans dépendre de grains riches en amidon. Ils aident aussi à maintenir des coûts d’alimentation raisonnables tout en fournissant aux chevaux la nutrition dont ils ont besoin.
Les ingrédients issus de sous-produits sont généralement sécuritaires pour les chevaux lorsqu’ils proviennent de sources fiables et sont utilisés dans une alimentation équilibrée. De nombreux aliments courants, comme la pulpe de betterave ou le tourteau de soja, sont des sous-produits utilisés depuis longtemps et soutenus par de nombreuses recherches. La sécurité dépend surtout d’une transformation adéquate, de l’entreposage et du choix d’options adaptées aux besoins de santé de votre cheval.
Les facteurs à considérer avant d’ajouter un ingrédient issu de sous-produit comprennent la façon dont ses nutriments correspondent aux besoins de votre cheval, s’il est riche en amidon ou en minéraux, et sa capacité à s’entreposer facilement sans se gâter. Certains sous-produits sont riches en calories, d’autres sont riches en fibres, et d’autres encore peuvent modifier l’équilibre minéral s’ils sont donnés en grandes quantités. Examiner l’analyse de votre fourrage et les aliments actuels vous aide à décider ce qui convient de façon sécuritaire.
Évaluer si un ingrédient issu de sous-produit s’intègre de façon sécuritaire à l’alimentation de votre cheval commence par la comparaison de son profil nutritionnel avec le fourrage de votre cheval et ses besoins quotidiens. Cela vous aide à voir s’il comble une lacune ou s’il risque de créer un déséquilibre. Porter attention au niveau d’énergie, à la teneur en amidon, à la qualité des protéines et aux ratios de minéraux orientera de bons choix, et une consultation en nutrition peut confirmer la quantité appropriée à donner.
Résumé
- Les aliments dérivés de sous-produits sont des ingrédients courants dans l’alimentation équine qui sont donnés aux chevaux en toute sécurité depuis des décennies.
- Les sous-produits populaires apportent des nutriments précieux aux aliments commerciaux pour chevaux tout en maintenant les formules abordables pour les propriétaires de chevaux.
- Certains sous-produits, comme la pulpe de betterave et le son de blé, sont souvent donnés comme composantes ajoutées à la ration.
- Peu importe les ingrédients qui composent l’aliment de votre cheval, une ration équilibrée garantit que votre cheval reçoit les acides aminés, les vitamines et les minéraux dont il a besoin.
Références
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- Harlow, B.E. et al. Effect of Dietary Starch Source and Concentration on Equine Fecal Microbiota. PLoS One. 2016. View Summary
- Clark, J.H. Supplying the Protein Needs of Dairy Cattle from By-Product Feeds. J Dairy Sci. 1987.
- Destrez, A. et al. Changes of the hindgut microbiota due to high-starch diet can be associated with behavioral stress response in horses. Physiol and Behav. 2015.View Summary
- Durham, A.E. The role of nutrition in colic. Vet Clin North Am Equine Pract. 2009 . View Summary
- Freeman, D.W. Use of By-Product and Nontraditional Feeds for Horses. Oklahoma Cooperative Extension Service.
- National Research Council. Nutrient Requirements of Horses: 6th Edition. The National Academies Press. 2007.
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- Wroblewska, P.Dried Sugar Beet Pulp as a Source of Soluble Dietary Fibre in Equine Nutrition: A Review Animal Nutrition and Feed Technology. 2021.
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