Les tendons du cheval sont sujets à des lésions dues à la tension, en particulier lors de la pratique de disciplines telles que les courses, le saut d’obstacles et le concours complet.

Les tendons sont des tissus conjonctifs fibreux qui relient les muscles aux os et permettent aux membres de bouger. Les tendons servent de tampon mécanique pour les muscles, absorbant et stockant l’énergie des forces d’impact. Ils agissent également comme des ressorts, libérant rapidement l’énergie stockée pour alimenter les muscles et propulser la jambe vers l’avant. Ce mécanisme permet d’éviter l’usure des muscles. [1]

Les tendons sont résistants aux déchirures, mais ils sont susceptibles de se blesser parce qu’ils n’ont pas la capacité de s’étirer. Tout effort ou mouvement maladroit qui pousse le tendon au-delà de sa limite d’étirement peut entraîner une blessure. [3]

Les tendons blessés sont lents à guérir en raison d’un manque d’apport sanguin dans la région. Bien que le corps puisse régénérer les tissus conjonctifs, ceux-ci ne retrouvent généralement pas leur force initiale après une blessure.

Heureusement, plusieurs traitements sont disponibles pour aider les chevaux à se remettre d’une lésion au tendon, y compris des traitements non invasifs, récemment mis au point, et des approches chirurgicales. Si votre cheval souffre d’une blessure au tendon, consultez votre vétérinaire pour établir un traitement personnalisé.

Tendons des membres du cheval

Les tendons sont essentiels pour permettre au cheval de marcher, de courir, de sauter et d’effectuer diverses activités physiques. Ils jouent un rôle important pour les membres du cheval, transmettant les forces générées par les muscles pour produire le mouvement et assurer la stabilité du système squelettique.

Les tendons de la jambe du cheval comprennent le tendon fléchisseur superficiel (TFS), le tendon fléchisseur profond (TFP) et les tendons extenseurs.

Le tendon fléchisseur superficiel est situé sous le jarret, ou genou, et s’étend le long du canon jusqu’à l’os du paturon. Il est responsable de la flexion du doigt et subit un stress important lorsque le cheval est en mouvement. Le TFS est donc susceptible de subir des lésions dues à un effort excessif. [3]

Le tendon fléchisseur profond longe l’arrière de l’os du canon de la jambe, reliant le court métacarpe à la phalange distale dans le sabot. Le TFP est très fort par rapport au TFS et possède une grande puissance de propulsion. [4]

Les tendons extenseurs descendent à l’avant du canon et du paturon. Ils permettent au cheval d’étendre le boulet lors d’un mouvement vers l’avant. L’extenseur ne supporte pas le poids et est moins susceptible d’être blessé que les tendons fléchisseurs. [5]

Signes de blessure

La plupart des lésions tendineuses présentent des signes cliniques similaires, allant de légers à graves en fonction de l’étendue et de la localisation de la lésion.

Les signes typiques d’une lésion du tendon sont les suivants :

  • Gonflement et chaleur à l’arrière de la jambe
  • Boiterie (légère à sévère)
  • Boursouflure ou distension à l’arrière de la jambe
  • Affaissement du boulet

Facteurs de risque des lésions tendineuses

N’importe quel cheval peut développer une lésion au tendon. Toutefois, certaines pratiques de gestion et d’entraînement peuvent accroître le risque de blessure.

Certains facteurs peuvent augmenter le risque de blessure au tendon : [3]

  • Mauvais équilibre du pied (talons bas, orteils longs)
  • Exercice sur des pistes dures
  • Fatigue musculaire
  • Boiterie du membre opposé
  • Introduction d’un travail lourd chez des chevaux non conditionnés
  • Excès de poids (obésité, port de charges lourdes, etc.)

Types de lésions aux tendons

Les tendons des jambes d’un cheval sont susceptibles de subir différents types de blessures. L’une des formes les plus courantes est la surcharge, qui se produit en raison de petits dégats répétitifs qui affaiblissent progressivement le tendon au fil du temps.

Chez les chevaux soumis à un entraînement régulier, les tendons peuvent perdre leur élasticité, leur force et leur capacité à résister à des contraintes élevées. Le stress répétitif exercé sur un tendon peut entraîner une rupture des fibres de collagène et des lésions. [3]

Les tendons peuvent également souffrir de lésions aiguës résultant d’événements traumatiques. Un impact important ou un événement violent tel qu’une chute ou une collision avec une barre de saut peut entraîner une contusion ou une déchirure d’un tendon. De plus, des objets pointus peuvent causer des blessures pénétrantes qui peuvent sectionner le tendon et entraîner une infection.

Lésions du tendon fléchisseur superficiel

Le TFS est très sensible aux blessures et constitue l’une des principales causes de boiterie chez les chevaux de course. Chez le cheval, le TFS est l’équivalent fonctionnel du tendon d’Achille chez l’homme, et les lésions de ce tendon peuvent mettre un an ou plus à guérir.

Jusqu’à 80 % des chevaux souffrant d’une blessure au TFS se blessent à nouveau, principalement en raison du tissu cicatriciel plus faible qui se forme pour remplacer le tendon endommagé. Entre 19 et 70 % des chevaux de sport souffrant d’une blessure au TFS sont retirés du sport en raison de leur blessure. [6][7][8]

Les blessures au TFS sont plus fréquentes dans les sports à fort impact, notamment les courses, le concours complet, le saut d’obstacles et le polo. La lésion la plus courante de ce tendon est la tendinite.

Les tensions du TFS peuvent entraîner des lésions centrales visibles à l’échographie et un gonflement excessif. En cas de blessure aiguë, cette lésion est souvent accompagnée d’un œdème. [9][10]

Lésions du tendon fléchisseur profond

Les lésions du TFP se produisent généralement dans la région du paturon plutôt qu’autour de l’os du canon. Elles sont reconnaissables à la présence d’une distension et d’un gonflement dans la région du paturon.

Les lésions du TFP dues à une surcharge peuvent provoquer une boiterie persistante et de faible intensité chez les chevaux. Les lésions du tendon fléchisseur digital profond sont fréquemment observées chez les chevaux de dressage et de saut d’obstacles. [10]

Le traitement des lésions du TFP peut impliquer 4 à 12 mois de repos au box pour le cheval, ainsi qu’une rééducation physique. [11]

Lésions du tendon extenseur

Les lésions du tendon extenseur chez les chevaux sont peu fréquentes en raison de son emplacement sur le corps. Contrairement aux tendons fléchisseurs qui supportent le poids, le tendon extenseur a moins d’impact sur les performances et guérit généralement bien sans traitement invasif. [9]

Une blessure au tendon extenseur affecte rarement la démarche du cheval, bien qu’il puisse trébucher au cours de la marche jusqu’à ce que la jambe soit guérie. Ce problème peut être atténué par un ferrage ou un parage correctif des sabots.

Si un cheval tombe ou se cogne le bas de la jambe, le tendon extenseur peut subir des lacérations. Ce traumatisme peut entraîner une infection dans la gaine du tendon. [5]

Lésion de la gaine du tendon (ténosynovite)

La ténosynovite est une affection qui se traduit par une inflammation de la gaine du tendon, généralement en réponse à un traumatisme. Elle est fréquente chez les chevaux de travail et de sport et peut entraîner des degrés divers de gonflement, de boiterie et de douleur. [12]

Les tendons sont entourés d’une couche protectrice appelée gaine tendineuse, constituée de tissus conjonctifs contenant du liquide synovial lubrifiant. La gaine protège le tendon de l’abrasion et de l’usure, tout en facilitant un mouvement fluide sans frottement ni résistance. [2]

La ténosynovite se caractérise par un gonflement et une distension de la gaine du tendon dans la partie inférieure de la jambe. Ce phénomène résulte de l’accumulation de liquide synovial dans la zone affectée, connue sous le nom d’épanchement synovial.

La ténosynovite chez les chevaux peut être classée en trois catégories principales : aiguë, chronique et septique. Les cas aigus et chroniques résultent généralement d’une blessure ou d’un traumatisme, tandis que la ténosynovite septique survient lorsque le tendon est pénétré, ce qui entraîne une infection. [13]

Les signes cliniques typiques d’une ténosynovite septique avancée chez les chevaux sont les suivants :

  • Réticence à porter du poids sur le membre affecté
  • Gonflement des tissus autour de la plaie
  • Température élevée ou fièvre
  • Dépression

La ténosynovite septique peut entraîner un gonflement important et une boiterie de la jambe inférieure, nécessitant une intervention médicale immédiate pour traiter l’infection. Une identification et un traitement précoces, idéalement dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes, améliorent considérablement le pronostic pour le cheval. [14]

Diagnostic

Les lésions tendineuses causées par des tensions sont très répandues dans les sports équins, ce qui en fait une affection relativement simple à diagnostiquer pour votre vétérinaire.

En général, le diagnostic repose sur les dossiers d’entraînement et de santé du cheval, ainsi que sur l’identification de l’inflammation dans la zone affectée. [9]

Examen physique

Votre vétérinaire procédera à un examen physique pour évaluer les lésions du tendon du cheval. Les chevaux souffrant de lésions tendineuses peuvent ne pas boiter, car la boiterie est plus étroitement liée au degré d’inflammation qu’à la gravité de la lésion. Par conséquent, les examens de boiterie peuvent ne pas fournir d’informations diagnostiques utiles. [9]

Avant de palper la zone blessée, votre vétérinaire recherchera des signes visuels de gonflement de la zone affectée. Les lésions tendineuses légères avec un gonflement limité peuvent n’être visibles que lorsque le cheval est tondu.

La palpation du tendon entre le pouce et l’index permet au vétérinaire de détecter tout épaississement subtil indiquant une blessure par surcharge. Votre vétérinaire examinera le membre à la recherche d’anomalies, aussi bien lorsqu’elle porte du poids que lorsqu’elle n’en porte pas, afin d’identifier tout problème potentiel.

Diagnostic par ultrasons

L’échographie est une technique courante de diagnostic des lésions tendineuses. Cette technique d’imagerie rentable et non invasive utilise des ondes sonores à haute fréquence pour générer des images qui aident à identifier les déchirures du tendon ou d’autres types de lésions. [7]

Une fois la déchirure détectée, l’échographie peut être utilisée pour suivre les progrès de la rééducation pendant le traitement. Il est important de prévoir des évaluations échographiques au moins tous les trois mois pendant la période de guérison afin de s’assurer de la bonne cicatrisation du tendon.

Traitement des lésions tendineuses

En fonction de la gravité de la blessure, les lésions tendineuses chez les chevaux sont généralement traitées par une combinaison de repos au box, de soins de soutien et d’intervention chirurgicale. Travaillez avec votre vétérinaire pour déterminer le meilleur plan de traitement pour votre cheval.

Comme pour d’autres types de blessures, le processus de guérison des tendons comprend une phase inflammatoire initiale, suivie d’une phase de remodelage. La phase inflammatoire dure généralement de 1 à 2 semaines, au cours desquelles une boiterie et une douleur sont couramment ressenties. [9][15]

Après cette période, le gonflement peut diminuer rapidement car le tendon commence à cicatriser. Toutes les lésions tendineuses ne suivent pas ce schéma, et certaines lésions peuvent entraîner une boiterie de faible intensité à long terme.

Repos au box

Le repos au box est recommandé pour favoriser la réparation du tendon, réduire le risque de nouvelles blessures et empêcher le cheval d’exercer un poids excessif sur le tissu blessé. La durée idéale du repos au box varie en fonction de la gravité de la blessure, de l’utilisation prévue pour le cheval et de l’évaluation du vétérinaire.

En général, un cheval souffrant d’une lésion du tendon fléchisseur passera entre 6 et 12 mois au repos.

Une fois que l’inflammation s’est résorbée, les chevaux souffrant de lésions tendineuses peuvent reprendre un exercice modéré, à la discrétion d’un vétérinaire. Le fait de marcher doucement à la main pendant de courtes périodes (5 à 10 minutes) peut aider à détendre les muscles tendus, à réduire le risque d’enflure et à prévenir l’œdème de stagnation pendant les périodes de repos au box. [16]

Thérapie par le froid

La thérapie par le froid (cryothérapie) est bénéfique pendant la phase inflammatoire d’une blessure au tendon pour réduire le gonflement. L’application d’eau froide ou de glace sur la zone affectée favorise la vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux sanguins), la réduction de l’inflammation et le soulagement de la douleur. [9]

Pour obtenir des résultats optimaux, l’hydrothérapie froide doit être pratiquée plusieurs fois par jour pendant 25 à 30 minutes au maximum. L’exposition prolongée au froid doit être évitée car elle peut entraîner une congélation locale, un gonflement des tissus et un œdème. [9]

Bandage de soutien

Les bandages compressifs peuvent aider à stabiliser et à soutenir le tendon et à prévenir l’accumulation de liquide. En général, la jambe est enveloppée d’un bandage pendant 3 à 4 semaines après la blessure. Il est recommandé de changer le bandage au moins une fois par jour. [3]

Il est essentiel d’utiliser une technique appropriée pour bander le tendon afin que le cheval se sente à l’aise. Une mauvaise application des bandages peut entraîner une gêne, un manque de soutien du tendon ou une aggravation potentielle de la blessure. [17]

Médicaments

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les corticostéroïdes sont des médicaments couramment prescrits à la suite d’une blessure au tendon. Ces médicaments contribuent à réduire l’inflammation au niveau du site de la blessure et à soulager la douleur.

Les AINS peuvent aider à prévenir l’adhésion indésirable des tissus à l’intérieur du tendon pendant le processus de guérison. En général, un traitement de 3 à 5 jours par AINS est recommandé. La phénylbutazone, communément appelée Bute, est administrée après une blessure pour réduire l’inflammation excessive qui pourrait entraver le processus de guérison. [18][3]

Les stéroïdes systémiques peuvent être administrés dans les 24 à 48 heures suivant la blessure pour réduire efficacement le gonflement et la douleur. Il est important d’arrêter leur utilisation au-delà de la phase inflammatoire, car une utilisation prolongée de stéroïdes peut inhiber la fibroplasie (réparation du tissu fibreux), qui est essentielle pour une bonne réparation du tendon. [9]

Les glycosaminoglycanes polysulfatés (GAGPS) sont des agents anti-inflammatoires injectables utilisés pour soulager la douleur et favoriser la réparation du tissu conjonctif. Bien que les preuves de leur utilisation pour les lésions tendineuses soient limitées, les GAGPS peuvent présenter des avantages au cours du processus de cicatrisation.

On pense qu’ils inhibent l’activation des macrophages, la collagénase et les molécules inflammatoires tout en stimulant potentiellement les cellules du tendon à produire du collagène – une protéine qui constitue plus de 80 % du tissu tendineux. [10][7][3]

Thérapie à base de cellules souches

Les cellules souches ont la capacité de se transformer en différents types de cellules, ce qui leur permet de remplacer les cellules endommagées et de favoriser la réparation des tissus. La thérapie par les cellules souches est donc une option thérapeutique de plus en plus populaire dans l’industrie équine ; cependant, les recherches concluantes démontrant l’efficacité de cette approche sont limitées.

Parmi les différents types de cellules souches, les cellules souches mésenchymateuses (CSM) peuvent être obtenues à partir de la moelle osseuse, de la graisse corporelle, du sang ou des tendons du cheval, puis injectées dans le tendon blessé. [19] Les CSM ont la capacité de se différencier en cellules tendineuses matures (ténocytes) sur le site de la lésion. Elles peuvent également réduire l’inflammation et la douleur, accélérant ainsi le processus de guérison. [9]

Il est important de noter que la thérapie par cellules souches peut être coûteuse et qu’il n’y a aucune garantie qu’elle fonctionnera pour votre cheval. Si vous envisagez de recourir à la thérapie par cellules souches pour soigner la blessure au tendon de votre cheval, discutez-en plus en détail avec votre vétérinaire.

Plasma riche en plaquettes

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est une thérapie récemment mise au point pour traiter les lésions des tendons et des ligaments. Il s’agit d’injecter du plasma sanguin riche en plaquettes provenant du corps du cheval directement dans le tendon affecté. Cette technique vise à stimuler la réparation des tissus et à faciliter le processus de guérison. [8][9]

Le PRP contient quatre fois plus de plaquettes que le sang normal du cheval. Le PRP contient également des niveaux élevés de facteurs de croissance, qui favorisent les effets anabolisants susceptibles d’aider à la réparation des tissus.

La thérapie par PRP améliore l’afflux sanguin au tendon blessé, favorisant la maturation et le remodelage des tissus. Cette méthode est rentable et peu invasive. Utilisée parallèlement à d’autres traitements, elle peut raccourcir le temps de guérison.

Échafaudages

Les échafaudages sont des matériaux spécialement conçus qui sont injectés dans un tendon blessé pour aider à la formation de nouveaux tissus. [9].

Les échafaudages transportent et attirent les cellules vers le site de la lésion, aident à aligner les structures tissulaires et protègent les cellules au cours des premières étapes de l’implantation, avant la formation de nouveaux tissus. [9].

Parmi les nouveaux traitements intralésionnels des tendons, certains utilisent des composants dérivés de la sous-muqueuse de la vessie porcine (tissu de vessie de porc).

Ces composants sont injectés dans le tendon blessé, délivrant des facteurs de croissance essentiels et attirant des cellules souches mésenchymateuses pour accélérer le processus de guérison, renforcer l’intégrité des tissus et améliorer la résistance.

Cependant, les séances de traitement sont associées à une inflammation. Des médicaments anti-inflammatoires et une thérapie par le froid doivent être associés aux échafaudages pour minimiser la douleur et le gonflement.

Acide hyaluronique

Le hyaluronate de sodium (HS), ou acide hyaluronique (AH), est un composant structurel du cartilage articulaire. Il peut être injecté dans les tendons blessés pour favoriser la cicatrisation, en inhibant la réponse inflammatoire et en réduisant les adhérences.

Les recherches sur l’efficacité de l’acide hyaluronique pour les lésions tendineuses sont mitigées. [7][9]

Thérapie par ondes de choc

La thérapie extracorporelle par ondes de choc est un traitement non invasif des lésions tendineuses et ligamentaires. Elle consiste à appliquer des ondes de pression à haute fréquence sur la peau pour faire vibrer les tissus en voie de guérison et augmenter le flux sanguin dans la région. [20]

Cette procédure est généralement pratiquée une fois par semaine pendant le processus de rééducation et est généralement considérée comme sans danger pour le cheval. Elle peut contribuer à réduire la douleur, à améliorer l’apport de nutriments aux cellules et à accélérer la guérison.

Cependant, les mécanismes thérapeutiques précis de ce traitement ne sont pas entièrement compris, et il est généralement utilisé avec d’autres approches thérapeutiques afin d’en maximiser l’efficacité.

Traitements chirurgicaux

Fractionnement du tendon

La division percutanée du tendon consiste à pratiquer de petites incisions dans le tendon gonflé afin de drainer le liquide et d’accélérer la guérison. Cette intervention peut être réalisée sous anesthésie générale ou sous sédation. [9]

La division du tendon n’est plus recommandée pour les tendinites chroniques. Alors qu’on pensait autrefois qu’elle améliorait la circulation sanguine et l’oxygénation du site de la blessure, les vétérinaires savent maintenant qu’elle peut causer un traumatisme important aux tissus sains environnants et induire ou aggraver une boiterie.

Cette procédure peut favoriser la formation d’un tissu de granulation fragile au niveau du site de la blessure, ce qui peut rendre les tendons susceptibles de se blesser à nouveau. Cependant, la division du tendon peut être efficace pour les lésions tendineuses aiguës, car elle permet de drainer le liquide et de résoudre les lésions centrales.

Après l’intervention, le membre est enveloppé d’un bandage et le cheval est mis au repos pendant 10 à 14 jours. L’exercice modéré est progressivement réintroduit après la période de récupération initiale.

Desmotomie du ligament croisé supérieur

La desmotomie du ligament de contrôle supérieur est une intervention chirurgicale peu invasive qui vise à réduire la tension sur le TFS lésé en transectant et en allongeant une partie du ligament accessoire. Cela permet de réduire la charge sur le tendon blessé. [9]

Cette intervention est réalisée par voie percutanée (à travers la peau) pendant que le cheval est couché ou debout sous anesthésie. La période de convalescence est généralement brève, avec un repos au box et une courte cure d’AINS pour soulager la douleur.

Le pin fire

Le pin fire, ou contre-irritation, est un traitement invasif et obsolète des lésions tendineuses, traditionnellement utilisé chez les chevaux de course souffrant de lésions tendineuses chroniques. Il peut être pratiqué sous anesthésie générale ou sous sédation.

Ce traitement implique l’application de produits chimiques ou d’une sonde chaude pour cautériser les tissus situés au-dessus de la lésion de la jambe inférieure. On pensait autrefois que cette procédure favorisait la formation de tissu cicatriciel et renforçait la cicatrisation du tendon. [21]

Cependant, cette méthode est aujourd’hui considérée comme inhumaine et son efficacité reste incertaine. En raison du manque de preuves scientifiques, elle n’est pas recommandée. [21]

Traitement de la ténosynovite

L’inflammation de la membrane synoviale de la gaine du tendon (ténosynovite) est généralement traitée par des méthodes non invasives. Les traitements comprennent le repos, le bandage du membre affecté, une thérapie par le froid régulière et l’administration d’AINS. [13]

Pour les chevaux atteints de ténosynovite septique, le traitement le plus courant est une combinaison d’antimicrobiens locaux et systémiques, un lavage (rinçage) de la zone infectée et un drainage.

La ténoscopie, une procédure chirurgicale qui consiste à faire de petites incisions dans la peau, peut être réalisée pour visualiser et nettoyer la gaine du tendon. Cette procédure est réalisée sous anesthésie générale et consiste à rincer les structures du tendon avec un liquide stérile afin d’éliminer les matières étrangères et les débris. [13]

Soutien nutritionnel

La nutrition joue un rôle important dans le soutien des chevaux souffrant de lésions tendineuses. Des nutriments clés, notamment des vitamines et des minéraux, sont nécessaires dans le régime alimentaire pour soutenir le processus de guérison et maintenir la santé du tissu conjonctif.

La gestion du poids est également importante pour les chevaux qui se remettent d’une blessure au tendon ou au ligament. Les chevaux dont le niveau d’activité est réduit ont besoin de moins de calories dans leur alimentation afin d’éviter une prise de poids excessive, qui peut exercer un stress supplémentaire sur les tissus en cours de cicatrisation.

Les compléments nutritionnels suivants peuvent également être ajoutés au régime alimentaire pour favoriser la santé des tendons chez les chevaux :

  • Acides aminés : La lysine, la méthionine et la thréonine sont des acides aminés limitants nécessaires à la synthèse des protéines. Une synthèse protéique adéquate est vitale pour la réparation des tissus et la formation du collagène.
  • Vitamine C : Ce nutriment joue un rôle crucial dans la santé du tissu conjonctif et la synthèse du collagène. [22]
  • Méthylsolfonylméthane (MSM) : Le MSM est une source biodisponible de soufre qui contribue à la santé du tissu conjonctif et peut aider les chevaux qui se remettent de blessures aux tendons. Il est couramment utilisé comme supplément pour les articulations.
  • Acides gras oméga-3 : l’apport d’acides gras oméga-3, tels que le DHA, dans l’alimentation du cheval peut contribuer à réguler les processus inflammatoires dans l’organisme, réduisant ainsi potentiellement l’inflammation pendant la période de convalescence.

En fournissant une alimentation équilibrée, comprenant des nutriments essentiels, l’organisme du cheval peut mieux soutenir la santé des tendons et les processus de réparation des tissus. Soumettez le régime alimentaire de votre cheval en ligne pour une évaluation gratuite par nos nutritionnistes équins qualifiés.

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Pronostic

Le pronostic des chevaux souffrant de lésions tendineuses dépend de la localisation et de la gravité de la lésion, ainsi que de la durée et de la qualité de la rééducation. Les résultats varient considérablement d’un cheval à l’autre.

Chez les chevaux souffrant de lésions des tendons fléchisseurs, certains sont en mesure de reprendre leur travail antérieur, mais les nouvelles lésions sont extrêmement fréquentes. Les chevaux qui subissent moins de 6 mois de repos au box ont un risque nettement plus élevé de se blesser à nouveau. [7]

Les lésions des tendons extenseurs ont généralement un bon pronostic, avec environ 72 à 80 % des chevaux qui reprennent le sport avec succès après la guérison. En cas de ténosynovite septique et chronique du tendon extenseur, un traitement rapide améliore considérablement le pronostic.

Si vous pensez que votre cheval a subi une blessure au tendon, contactez votre vétérinaire pour une évaluation physique complète. Un diagnostic précoce et un traitement approprié sont essentiels pour garantir le meilleur résultat possible pour votre cheval.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les blessures tendineuses chez les chevaux :

Résumé

Les tendons sont des tissus conjonctifs résistants qui relient le muscle à l’os, stockant et libérant de l’énergie pour alimenter le mouvement. Comme les tendons ont une flexibilité limitée, ils sont sujets aux blessures sous forte contrainte ou en cas de conditionnement inadéquat.

  • Les blessures tendineuses surviennent le plus souvent chez les chevaux de sport qui courent, sautent ou participent à des concours complet
  • Le stress répétitif ou la sur-extension endommage les fibres tendineuses, entraînant chaleur, enflure et boiterie
  • Les plans de rétablissement peuvent inclure du repos, la thérapie par le froid, des médicaments anti-inflammatoires, des traitements régénératifs ou une chirurgie
  • Un conditionnement constant, un équilibre correct des sabots et une nutrition équilibrée réduisent le risque de récidive et soutiennent la santé des tendons à long terme
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Références

  1. Roberts, T. J. and Konow, N. How tendons buffer energy dissipation by muscle. Exerc Sport Sci Rev. 2014.
  2. What are tendons and tendon sheaths?. Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG). 2018.
  3. O’Sullivan, C. B. Injuries of the Flexor Tendons: Focus on the Superficial Digital Flexor Tendon. Clin Tech Equine Pract. 2007.
  4. Luard, L. D. The Anatomy and Action of the Horse. Dover Publications, INC. 2003.
  5. Booth, T. M. et al. Resection of the common digital extensor tendon in a gelding. Vet Rec. 2000.
  6. Patterson-Kane, J. C. The Pathogensis of Tendon Microdamage in Athletes: the Horse as Natural Model for Basic Cellular Research. J Comp Pathol. 2012.
  7. Dowling, B. A. et al. Superficial digital flexor tendonitis in the horse. Equine Vet J. 2000.
  8. Fortier, L. A. & Smith, R. K. W. Regenerative medicine for tendinous and ligamentous injuries of sport horses. Vet Clin North Am Equine Pract. 2008.
  9. Smith, R. K. W. Tendon and Ligament Injury. American Association of Equine Practitioners (AAEP) . 2008.
  10. Barrett, J. & White, N. A. Introducion to Equine Tendon Injury. American Association of Equine Practitioners (AAEP). 2008.
  11. Lutter, J. D. et al. Medical treatment of horses with deep digital flexor tendon injuries diagnosed with high-field-strength magnetic resonance imaging: 118 cases (2000-2010). J Am Vet Med Assoc. 2015.
  12. Brokken, M. T. Digital Sheath Tenosynovitis in Horses. Merck Veterinary Manual. 2015.
  13. Adams, S. B. Disorders of Tendon in Animals. Merck Veterinary Manual. 2020.
  14. Ludwig, E. K. Equine Wounds over Synovial Structures. Vet Clin North Am Equine Pract. 2018.
  15. Thomopoulos, S. et al. Mechanisms of tendon injury and repair. J Orthop Res. 2015.
  16. Tips for Managing Horses on Stall Rest. Kentucky Equine Research. 2018.
  17. Denney-Jones, E. Wound Management & Bandaging. American Association of Equine Practitioners (AAEP). 2006.
  18. O’Brien, C. et al. Microdamage in the equine superficial digital flexor tendon. Equine Vet J. 2020.
  19. Schnabel, L. V. et al. Therapeutic use of stem cells in horses: Which type, how, and when?. Vet J. 2013.
  20. Shockwave Therpy for Tendon Injuries in Horses: The Good and the Bad. Kentucky Equine Research. 2013.
  21. Hayward, M. & Adams, D. The firing of horses. 2001.
  22. Tack, C. et al. The Physiological Mechanisms of Effect of Vitamins and Amino Acids on Tendon and Muscle Healing: A Systematic Review. Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2018.