Les vitamines sont des composés organiques essentiels pour tous les êtres vivants. Les vitamines jouent divers rôles dans l’organisme du cheval, affectant le métabolisme énergétique, la croissance et la réparation, la fonction musculaire, la santé neurologique, la fonction immunitaire et bien plus encore.
Les vitamines servent de cofacteurs pour les réactions métaboliques, comme la dégradation des sucres et des graisses pour obtenir de l’énergie, la synthèse des hormones, la transmission de l’influx nerveux, la contraction musculaire et plus encore.
Les besoins actuels en vitamines de votre cheval dépendent de son âge, de son niveau d’exercice, de son statut reproducteur (gestation et lactation) et de son état de santé.
Le fait que les besoins en vitamines de votre cheval soient comblés ou non dépend principalement de son programme alimentaire. Il peut cependant également être influencé par la santé intestinale et la production endogène (interne).
D’autres facteurs tels que la génétique (race), les interactions nutritionnelles et l’état de santé peuvent également jouer un rôle dans l’absorbtion et l’utilisation des vitamines par l’organisme.
La teneur en vitamines des fourrages peut varier considérablement en fonction du type de fourrage et du moment/ manière dont il est récolté et entreposé. Par exemple, les pâturages frais sont généralement une bonne source de vitamine E, mais cette vitamine se dégrade rapidement après la coupe du foin et de l’herbe.
La plupart des chevaux devraient recevoir un prémélange de vitamines et de minéraux pour éviter les carences et assurer une santé optimale. La qualité des sabots, l’état de la peau et du pelage, les niveaux d’énergie, l’humeur et la résistance aux maladies sont tous améliorés lorsque les besoins en vitamines et minéraux sont comblés.
Pour savoir si les besoins en vitamines de votre cheval sont comblés, soumettez son régime alimentaire pour une analyse par nos nutritionnistes équins.
Vitamines pour chevaux
Les besoins en vitamines des chevaux ont été établis par le National Research Council (NRC) à travers un examen approfondi de la littérature scientifique. Ces besoins sont publiés dans le document Nutrient Requirements of Horses, mis à jour pour la dernière fois en 2007. [1]
Les vitamines dont votre cheval a besoin dans son alimentation peuvent être divisées en deux catégories :
Vitamines liposolubles :
Les vitamines liposolubles comprennent :
- La vitamine A
- La vitamine D
- La vitamine E
- La vitamine K
Ces vitamines forment des solutions lorsqu’elles sont mélangées à des gras (lipides) et sont absorbées et transportées dans l’organisme de manière similaire aux gras.
En général, les besoins en vitamines liposolubles ont fait l’objet de recherches plus approfondies que ceux des vitamines hydrosolubles.
Les vitamines liposolubles sont stockées dans l’organisme, ce qui peut entraîner des problèmes de toxicité en cas de consommation excessive.
Vitamines hydrosolubles :
Les vitamines hydrosolubles comprennent :
- La vitamine B1 (Thiamine)
- La vitamine B2 (Riboflavine)
- La vitamine B3 (Niacine)
- La vitamine B5 (Acide pantothénique)
- La vitamine B6 (Pyridoxine)
- La vitamine B7 (Biotine)
- La vitamine B9 (Folate)
- La vitamine B12 (Cobalamine)
- La vitamine C
La vitamine C est fabriquée dans le foie et il n’est généralement pas nécéssaire de l’ajouter dans l’alimentation du cheval pour éviter une carence. Cependant, dans certains cas, une supplémentation peut s’avérer bénéfique.
L’intestin postérieur du cheval produit des quantités importantes de vitamines B que le cheval peut absorber. Les besoins en vitamines B sont généralement satisfaits par les microbes digérant les fibres.
Toutefois, si la fonction de l’intestin postérieur est altérée ou si l’absorption des nutriments est faible, une supplémentation peut s’avérer nécessaire. De plus, une supplémentation supérieure aux besoins minimaux peut contribuer à une santé optimale, comme l’administration de 20 mg de biotine par jour pour favoriser la santé des sabots.
Les vitamines hydrosolubles ne sont pas stockées dans l’organisme et les quantités excédentaires sont excrétées dans l’urine.
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Vitamines liposolubles
Vitamine A
La vitamine A est surtout connue pour son rôle dans la vision nocturne et la santé des yeux. Elle est également importante pour la santé reproductive des juments et pour le maintien de la fonction immunitaire.
La vitamine A est fabriquée à partir du précurseur bêta-carotène qui se trouve en grande quantité dans le fourrage frais et est converti en vitamine A (rétinol) dans l’intestin. La vitamine A est stockée dans le foie et peut être utilisée pour répondre aux besoins du cheval lorsque l’apport en bêta-carotène est faible.
Les chevaux qui broutent sur des pâturages verts satisfont probablement leurs besoins en vitamine A.
Les niveaux de bêta-carotène diminuent rapidement dans le foin stocké. Par conséquent, une carence en vitamine A est plus probable en hiver lorsque l’accès aux pâturages frais est limité. [2]
Rôles :
- Elle agit comme un antioxydant pour neutraliser les radicaux libres avant qu’ils n’endommagent les cellules.
- Elle aide les cellules du système immunitaire à agir plus efficacement pour se protéger contre les infections.
- Elle favorise la santé reproductive des juments et réduit la mortalité embryonnaire.
Besoins: [1]
Les besoins en bêta-carotène pour les chevaux adultes à l’entretien sont basés sur les niveaux d’apport nécessaires pour prévenir la cécité nocturne. Il s’agit du principal signe de carence en vitamine A.
Un apport supplémentaire est également prévu pour maximiser le stockage tissulaire basé sur des recherches menées sur d’autres animaux.
Entretien : 30 UI de vitamine A / kg de poids corporel (PC) (15 000 UI pour un cheval adulte de 500 kg)
Croissance : 45 UI de vitamine A / kg de PC
Gestation et lactation : 60 UI de vitamine A / kg de PC (30 000 UI pour un cheval adulte de 500 kg).
Certaines recherches suggèrent que la supplémentation en vitamine A et en vitamine E peut améliorer l’état de la reproduction des juments, comme des périodes de chaleurs plus viables et un plus grand nombre de poulains vivants.
Travail : 45 UI de vitamine A / kg de PC (22 500 UI pour un cheval adulte de 500 kg).
Les besoins en vitamine A pour les chevaux en travail ne sont pas bien définis. L’apport est basé sur l’hypothèse qu’ils se situent entre l’entretien et la gestation/lactation.
Sources :
Les pâturages frais et verts sont la meilleure source de bêta-carotène, qui est converti en vitamine A dans l’intestin.
La supplémentation sous forme de palmitate de rétinol peut être justifiée si l’accès au pâturage frais est limité et/ou si la demande est plus importante (croissance ou gestation/lactation).
Symptômes de carence :
La cécité nocturne est le symptôme classique d’une carence en vitamine A chez la plupart des espèces, y compris les chevaux. Elle est le résultat d’une consommation chronique d’aliments à très faible teneur en bêta-carotène.
Une carence moins sévère peut altérer la croissance et l’hématopoïèse (formation des cellules sanguines).
Les infections respiratoires chez les poulains sevrés ont été associées à un faible statut en vitamine A. [3]
La carence en vitamine A a été associée à un échec de la reproduction chez plusieurs espèces, mais des recherches plus approfondies sont nécéssaires chez les chevaux.
Symptômes de toxicité :
La toxicité de la vitamine A peut entraîner une fragilité osseuse, une hyperostose (calcification anormale des tissus mous), une mauvaise condition de la peau et une malformations du fœtus en croissance. Elle pourrait également être impliquée dans les maladies orthopédiques de développement chez les chevaux en croissance. [1]
Limite supérieure tolérable :
16 000 UI/kg de matière sèche consommée, ou environ 160 000 UI par jour pour un cheval de 500 kg. [1]
Vitamine D
La vitamine D existe sous deux formes pour les chevaux : la vitamine D2 (ergocalciférol), qui est produite par les champignons qui poussent sur les végétaux ou la vitamine D3 (cholécalciférol), qui est supplémentée dans l’alimentation ou synthétisée par la peau.
La vitamine D3 est synthétisée par la peau lorsque celle-ci est exposée à la lumière du soleil (lumière ultraviolette B) qui élimine le 7-déhydrocholestérol des membranes cellulaires de la peau. Cela est converti en vitamine D3 dans le foie et prend ensuite sa forme active, le calcitriol, dans les reins.
Bien qu’il y ait des fluctuations saisonnières des niveaux de vitamine D, le port de couvertures ne semble pas affecter significativement les niveaux de vitamine D chez les chevaux. [4]
Pour la plupart des mammifères et des oiseaux, la vitamine D est importante pour maintenir l’équilibre du calcium et du phosphore dans le corps. Elle agit sur l’intestin pour augmenter l’absorption du calcium, sur les reins pour favoriser la réabsorption du calcium, et sur les os pour influencer la mobilisation du calcium et du phosphore.
Comparé à d’autres animaux, les chevaux ont des niveaux beaucoup plus faibles de vitamine D et de ses métabolites dans le sang et des niveaux de calcium circulants plus élevés. [4]
Contrairement à d’autres animaux, les chevaux ne semblent pas dépendre de la vitamine D pour l’absorption du calcium dans l’intestin. Ils excrètent également plus de calcium dans l’urine que les autres espèces.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre le rôle éventuel de la vitamine D dans le maintien de l’homéostasie du calcium chez les chevaux. [5]
Rôles :
Le rôle de la vitamine D chez les chevaux est peu connu. Elle semble moins importante pour l’homéostasie du calcium et du phosphore que chez les autres animaux. Certains autres rôles de la vitamine D qui peuvent être importants pour les chevaux incluent : [5]
- La régulation de l’inflammation
- Le contrôle du système immunitaire
- Des effets antiprolifératifs (anti-cancer)
Besoins : [1]
6,6 UI / kg de PC (3 300 UI par jour pour un cheval adulte de 500 kg)
Sources :
- Production endogène (synthétisée dans le corps) lorsque les chevaux sont au soleil
- À partir des fourrages dans l’alimentation
- Une supplémentation en vitamine D3 peut être justifiée pour les chevaux vivant à des latitudes élevées ou avec une exposition minimale à la lumière du soleil.
Carence :
Les symptômes les plus courants de carence en vitamine D chez les animaux sont le rachitisme ou l’ostéomalacie, qui se traduisent par des os mous et fragiles. Toutefois, ce phénomène est extrêmement rare chez les chevaux.
La croissance et le développement des os peuvent être entravés lorsque les chevaux ne sont pas exposés à la lumière du soleil ou à de la vitamine D dans l’alimentation, mais cela est peu probable en dehors du cadre expérimental.
Excès :
La toxicité de la vitamine D peut survenir en cas de supplémentation extrême. Des chevaux ayant reçu plus de 1 million d’UI de vitamine D3 par jour présentaient des signes cliniques sévères, notamment une calcification des tissus mous tels que le cœur.
Cela a également entraîné une perte de poids, une raideur des membres et une fréquence cardiaque élevée. [6]
Limite supérieure tolérable :
Estimée à 44 UI / kg de PC par jour, soit l’équivalent de 22 000 UI pour un cheval de 500 kg ou environ 2 200 UI / kg de matière sèche. [1]
Vitamine E
La vitamine E est un antioxydant puissant qui doit être fourni dans l’alimentation car les chevaux ne peuvent pas la fabriquer dans leur corps. On la trouve dans l’herbe fraîche et les fourrages.
Les chevaux qui sont principalement sur des pâturages luxuriants obtiennent suffisamment de vitamine E en broutant. Cependant, la vitamine E se dégrade rapidement lorsque l’herbe est coupée pour faire le foin. Si votre cheval est principalement nourri de foin, il est probable qu’il ait un faible apport en vitamine E.
De faibles niveaux de vitamine E peuvent contribuer à la myosite après l’exercice, à des maladies fréquentes et prolongées et à l’aggravation de certains troubles neurologiques équins.
Rôles :
- Effets antioxydants importants pour soutenir la récupération musculaire après l’exercice
- Essentielle pour que les cellules du système immunitaire combattent les maladies
- Favorise la santé des tissus du système nerveux
Besoins :[1]
Les besoins minimaux sont facilement satisfaits si les chevaux ont un accès fréquent à de l’herbe fraîche et à des fourrages dans les pâturages. Cependant, les chevaux consommant principalement du foin coupé peuvent présenter des carences.
Selon les besoins nutritionnels des chevaux établis par le National Research Council (2007), les besoins en vitamine E sont les suivants :
Entretien : 1-2 UI / kg de poids corporel (500 – 1 000 UI pour un cheval adulte de 500 kg)
Croissance : 500-750 UI de vitamine E par jour pour les poulains sevrés et les poulains d’un an.
Gestation et lactation : Minimum de 1 000 UI par jour
Travail : Minimum de 1 000 UI par jour
Ces niveaux d’exigence sont les apports minimaux requis pour éviter une carence en vitamine E. Cependant, des recherches plus récentes indiquent que plusieurs scénarios justifient des niveaux plus élevés de consommation de vitamine E.
Des niveaux plus élevés peuvent soutenir les chevaux souffrant d’allergies, du syndrome métabolique équin ainsi que ceux qui sont en convalescence. Un apport quotidien allant jusqu’à 10 000 UI est sans danger pour les chevaux.
Sources :
Un pâturage frais et luxuriant est une excellente source de vitamine E et peut être suffisant pour répondre aux besoins de la plupart des chevaux. Un supplément de vitamine E doit être fourni si les chevaux consomment principalement du foin ou des régimes riches en céréales.
Les suppléments de vitamine E sont plus efficacement utilisés par l’organisme si l’on utilise des formes naturelles plutôt que synthétiques. La vitamine E naturelle est le plus souvent supplémentée sous forme de d-alpha-tocophérol.
Carence :
Une carence en vitamine E peut se traduire par des douleurs musculaires et une myosite après l’exercice, une récupération lente après une maladie et une augmentation du temps passé en position couchée. Un test sanguin peut être utilisé pour déterminer le statut en vitamine E de votre cheval.
Une carence en vitamine E peut contribuer à l’apparition de troubles neurologiques chez les chevaux adultes et les poulains, notamment la maladie du motoneurone et la dystrophie neuro-axonale équine. Les juments gestantes et allaitantes doivent recevoir un supplément de vitamine E pour augmenter les niveaux dans le lait.
Excès :
La toxicité est considérée comme rare chez les chevaux. Une supplémentation à forte dose, supérieure à 10 000 UI par jour peut entraîner des problèmes de coagulation sanguine, de minéralisation osseuse et d’absorption de la vitamine A.
Limite supérieure tolérable :
Estimée à 20 UI / kg de poids corporel, ou 10 000 UI pour un cheval de 500 kg.
Vitamine K
La vitamine K est bien connue comme cofacteur des enzymes impliquées dans la coagulation sanguine. Elle contribue également à la santé des vaisseaux sanguins et des os.
La vitamine K se trouve dans les plantes, elle est aussi fabriquée par les microbes intestinaux et elle est couramment présente dans les aliments pour chevaux. Aucune exigence quotidienne précise n’a été établie pour les chevaux.
Rôles :
- Elle est nécessaire pour les protéines dépendantes de la vitamine K ; les facteurs de coagulation II, VII, IX et X. Ces facteurs sont convertis en leur forme active dans le foie par un processus nécessitant la vitamine K.
- Elle active les enzymes qui protègent contre la calcification vasculaire (durcissement des vaisseaux sanguins). [7]
- Elle active l’ostéocalcine, une enzyme qui contribue à la solidité des os. [8]
Besoins :
Chez les chevaux, on suppose que les besoins en vitamine K sont satisfaits par l’apport alimentaire et la production dans l’intestin.
Sources :
La vitamine K se trouve naturellement dans les plantes sous forme de phylloquinone (vitamine K1). Elle est absorbée dans l’intestin et convertie en forme active de vitamine K dans le foie.
Elle existe également sous la forme d’un groupe de composés appelés ménaquinones (vitamine K2). Ceux-ci peuvent être produits par les microbes intestinaux et peuvent contribuer aux besoins en vitamine K du cheval.
La vitamine K3 (ménadione) est la forme synthétique que l’on retrouve dans les aliments et les suppléments. Elle est métabolisée en ménaquinone-4, la forme active.
Carence :
Le signe le plus courant d’une carence en vitamine K chez tous les animaux est une altération de la coagulation sanguine.
Le foin de trèfle moisi peut contenir du dicoumarol, un composé qui interfère avec le métabolisme de la vitamine K menant à une carence en ce minéral.
Un traitement à base de warfarine peut également altérer la coagulation sanguine en interférant avec le métabolisme de la vitamine K.
Excès :
Le ménadione à des doses de 1 à 2,5 grammes est toxique pour les chevaux et provoque des lésions rénales aiguës. Ceux-ci peuvent également présenter des signes plus subtils tels que la léthargie, la dépression, la faiblesse, l’apathie et l’anorexie. [9] [10]
Vitamines hydrosolubles
Les vitamines hydrosolubles ont des fonctions importantes dans l’organisme mais les niveaux excédentaires ne sont pas stockés dans les tissus. Par conséquent, les besoins n’ont pas été établis avec autant de précision que pour les vitamines liposolubles.
Le document Nutrient Requirements of Horses du NRC précise les rôles, les besoins et les carences en vitamine C, thiamine, riboflavine, niacine, biotine et folate.
D’autres vitamines B importantes qui ne font pas l’objet d’un rapport aussi détaillé du NRC comprennent la cyanocobalamine, l’acide pantothénique et la vitamine B6.
Vitamine C
La vitamine C, également connue sous le nom d’acide ascorbique, est un antioxydant puissant qui soutient le bon fonctionnement de toutes les cellules du corps.
Comme les autres vitamines hydrosolubles, la vitamine C n’est pas stockée en quantités suffisantes dans l’organisme et doit être fournie régulièrement dans l’alimentation. Les chevaux obtiennent cette vitamine principalement à partir de la production dans le foie et dans la plupart des cas, cela suffit pour répondre à leurs besoins en vitamine C.
Rôles :
- La vitamine C est essentielle à la fabrication du collagène, une protéine importante trouvée dans le cartilage et les os.
- Ses effets antioxydants favorisent la récupération musculaire après l’exercice. [11]
Besoins :
Il n’y a aucun besoin en vitamine C actuellement listé par le NRC. On pense que les quantités produites dans le foie suffisent à répondre aux besoins de la plupart des chevaux.
Plus récemment, des recherches recommandent les niveaux d’apport suivants pour les chevaux dans certaines circonstances : [11]
En entraînement : 1 500 mg par jour
En gestation : 600 mg par jour
Poulains : 400 mg par jour
Sources :
- La production endogène à partir du glucose dans le foie
- Les suppléments d’acide ascorbique de 1 gramme à 20 grammes sont considérés comme bénéfiques lors de :
- Temps chaud
- Conditions stressantes telles que les voyages et les compétitions
- Croissance rapide ou de périodes d’entraînement intense
- Synthétisation de la vitamine C altérée
Carence :
Chez les humains et les cochons d’Inde, une carence en vitamine C entraîne le scorbut, une affection dans laquelle une mauvaise formation de collagène peut entraîner une faiblesse des vaisseaux sanguins, des os, des cartilages, des tendons et d’autres tissus. Cette affection n’a jamais été signalée chez les chevaux.
Des associations entre de faibles niveaux de vitamine C dans le sang et plusieurs maladies ont été établies chez les chevaux, notamment :
- Des infections des plaies après une chirurgie ou un traumatisme
- L’épistaxis – saignement de nez
- La gourme – une maladie infectieuse causant des abcès dans les voies respiratoires supérieures
- La rhinopneumonie aiguë – infection respiratoire causée par le virus de l’herpès équin
Excès :
Il n’y a pas d’effets négatifs connus de la toxicité de la vitamine C chez les chevaux. Des doses quotidiennes de 20 g (environ 44 mg par kg de poids corporel) pendant 8 mois n’ont causé aucun effet négatif chez les chevaux.
Thiamine (vitamine B1)
La thiamine, également connue sous le nom de vitamine B1, est nécessaire aux enzymes clés impliquées dans le métabolisme des glucides qui sont importantes pour extraire l’énergie à partir du sucre. Elle est abondante dans la plupart des céréales et leurs sous-produits.
Rôles :
- Nécessaire pour soutenir les enzymes impliquées dans le métabolisme des glucides, y compris la pyruvate déshydrogénase et l’alpha-cétoglutarate déshydrogénase
- Importante pour la fonction nerveuse, musculaire et cardiaque en favorisant le mouvement des électrolytes dans et hors des cellules
Besoins :[1]
Les besoins sont basés sur les niveaux nécessaires pour maintenir un appétit sain et soutenir la croissance et l’exercice.
Entretien : 0,06 mg/ kg PC (30 mg par jour pour un cheval de 500 kg)
Exercice modéré : 0,1 mg/ kg PC (50 mg par jour pour un cheval de 500 kg)
Sources :
- Les sources alimentaires riches en thiamine incluent les céréales (avoine, blé, orge)
- Les sous-produits des céréales (son de blé, rebuts de blé, son de riz et levure de bière)
- Les suppléments de thiamine sous forme de chlorhydrate de thiamine ou de mononitrate de thiamine
Carence :
La carence en thiamine est rare chez les chevaux. Cependant, les chevaux ne peuvent pas compter uniquement sur la production de thiamine dans l’intestin postérieur pour répondre à leurs besoins.
Le signe classique d’une carence en thiamine est le béribéri, une maladie dégénérative qui affecte les systèmes cardiovasculaire et nerveux entraînant une fréquence cardiaque élevée, un essoufflement, un engourdissement et une confusion.
Lorsque les régimes sont expérimentalement faibles en thiamine (1,1 mg / kg de matière sèche, environ 11 mg par jour), les symptômes de carence suivants peuvent apparaître chez les chevaux :
- Perte d’appétit et perte de poids
- Contractions musculaires
- Ataxie – maladie dégénérative du système nerveux qui entraîne une mauvaise coordination
Une carence en thiamine a été rapportée chez les chevaux qui ingèrent de la fougère aigle ou chez ceux recevant de l’amprolium (médicament antiprotozoaire). Ces composés interfèrent avec le métabolisme de la thiamine.
Il est peu probable que les chevaux soumis à un régime alimentaire régulier n’incluant pas les composés mentionnés ci-haut développent une carence en thiamine.
Excès :
Comme pour les autres vitamines B hydrosolubles, la toxicité de la thiamine est peu probable et n’a pas été rapportée chez les chevaux.
Riboflavine (vitamine B2)
La riboflavine, également connue sous le nom de vitamine B2, est nécessaire aux enzymes qui produisent de l’énergie à partir des glucides, des protéines et des graisses. On la retrouve dans les légumineuses comme la luzerne et le trèfle et dans une moindre mesure dans les foins de graminées.
Rôles :
- Est un précurseur des coenzymes flavine adénine dinucléotide (FAD) et flavine mononucléotide (FMN) qui sont importants pour les réactions redox (oxydoréduction) utilisées pour produire l’ATP – la principale monnaie énergétique des cellules
- Est impliquée dans les processus antioxydants qui utilisent la glutathion peroxydase
- Soutient le métabolisme des lipides
Besoins :[1]
Le besoin minimal est estimé à 0,04 mg / kg de poids corporel (environ 20 mg par jour pour un cheval de 500 kg). Les chevaux consommant des régimes à base de fourrage satisfont probablement facilement ce besoin.
Sources :
La riboflavine est abondante dans la luzerne et le trèfle, un peu moins dans les foins de graminées, et faible dans les céréales. Les niveaux suivants sont typiques : [1]
- Luzerne et trèfle : allant de 13 à 17 mg / kg de matière sèche
- Foins de graminées : allant de 7 à 10 mg / kg de matière sèche
- Céréales : allant de 1,4 à 1,7 mg / kg de matière sèche
Une synthèse considérable de riboflavine se produit dans l’intestin postérieur, avec des concentrations dans le cæcum et le côlon atteignant 7 à 12 mg / kg de matière sèche.
Carence :
Aucun symptôme de carence en riboflavine n’a été observé chez les chevaux, même lorsque l’alimentation est artificiellement pauvre en cette vitamine.
Chez d’autres espèces, une carence en riboflavine peut contribuer à une mauvaise qualité de la peau et du pelage ainsi qu’à des problèmes de santé oculaire tels qu’une sensibilité à la lumière et une production excessive de larmes.
Excès :
Aucun rapport de toxicité de la riboflavine n’existe chez les chevaux ou la plupart des autres espèces.
Niacine (vitamine B3)
La niacine, également connue sous le nom de vitamine B3 ou acide nicotinique, est nécessaire aux coenzymes impliquées dans la production d’énergie, les réactions redox et la division cellulaire.
On la trouve dans la plupart des moulées et elle existe sous forme liée ou non liée. Seule la forme non liée peut être utilisée par le corps.
Rôles :
- Requise pour former les coenzymes nicotinamide adénine dinucléotide (NAD) et nicotinamide adénine dinucléotide phosphate (NADP) qui sont des accepteurs d’électrons cruciaux pour diverses réactions enzymatiques
- Importante pour les réactions enzymatiques impliquées dans le métabolisme des nutriments, la division cellulaire et le métabolisme du calcium
- Régule le flux sanguin
Besoins :
Aucun besoin en apport alimentaire de niacine n’est rapporté par le document Nutrient Requirements of Horses du NRC.
Sources :
- Les céréales sont riches en acide nicotinique, mais jusqu’à 90 % de celui-ci est lié et indisponible pour le cheval
- Les oléagineux, comme les graines de lin, sont une bonne source d’acide nicotinique, avec environ 40 % de leur teneur qui est liée
- La niacine peut être synthétisée par les microbes de l’intestin postérieur
- La niacine peut être synthétisée à partir de l’acide aminé tryptophane dans le foie. On estime que 60 mg de tryptophane sont nécessaires pour produire 1 mg de niacine dans le foie
- Supplémentation sous forme d’acide nicotinique
Carence :
Aucune carence en niacine n’a été rapportée chez les chevaux. Chez d’autres animaux, elle peut provoquer des troubles métaboliques entraînant des lésions de la peau et du système digestif.
L’acide aminé leucine peut interférer avec la production de niacine dans le foie. Les chevaux suivant un régime riche en protéines pourraient nécessiter une supplémentation en niacine.
Excès :
Aucun symptôme d’excès de niacine n’a pas été signalé chez les chevaux.
Chez d’autres animaux, il est suggéré que des niveaux supérieurs à 350 mg / kg de poids corporel sont toxiques (équivalant à 175 grammes pour un cheval de 500 kg), entraînant une vasodilatation prononcée, des démangeaisons et des nausées.
Biotine (vitamine B7)
La biotine, également connue sous le nom de vitamine B7, est bien connue de la plupart des propriétaires de chevaux comme une vitamine qui soutient la santé des sabots.
On la retrouve dans la plupart des moulées pour animaux et elle est couramment supplémentée dans les régimes alimentaires équins. Des effets bénéfiques sur la croissance et la solidité des sabots sont observés avec une supplémentation de 20 mg par jour pour un cheval de 500 kg.
Rôles :
- La biotine est un cofacteur important pour quatre enzymes :
- L’acétyl-coenzyme A carboxylase (impliquée dans la synthèse des graisses)
- Le pyruvate carboxylase (impliqué dans la production de glucose)
- La propionyl-coenzyme A carboxylase (impliquée dans le métabolisme des acides aminés et du cholestérol)
- La bêta-méthylcrotonyl-coenzyme A carboxylase (impliquée dans le métabolisme des acides aminés)
- La biotine est également essentielle à la régulation de la division cellulaire et l’expression des gènes
Besoins :
Aucun besoin spécifique n’a été défini par le NRC pour les besoins en nutriments des chevaux. Cependant, pour un bien-être optimal, une supplémentation en biotine est recommandée à raison de 15 à 30 mg par jour.
Un apport inférieur à 15 mg n’est pas recommandé et peut contribuer à des problèmes de santé des sabots.
Les recommandations typiques en matière de supplémentation en biotine pour soutenir la croissance et l’intégrité des sabots sont de 20 mg de biotine par jour.
Sources :
La biotine est relativement abondante dans la luzerne fraîche (0,49 mg / kg de matière sèche), modérément abondante dans l’avoine, l’orge et la farine de soja (0,11 à 0,5 mg / kg MS) et faible dans le maïs (jusqu’à 0,1 mg / kg de matière sèche).
La disponibilité de la biotine provenant de ces sources est inconnue chez les chevaux, mais probablement plus élevée dans le maïs et la farine de soja.
La biotine peut être synthétisée par les microbes dans l’intestin postérieur, ce qui entraîne des concentrations de biotine dans le cæcum et le côlon entre 0,2 et 3,8 mg / kg de matière sèche. On ignore si cette biotine peut être absorbée pour avoir un impact significatif sur les niveaux de biotine dans le corps.
Carence :
Le signe le plus courant de carence en biotine observé chez d’autres animaux est une dermatite sévère (inflammation de la peau).
Bien que cela n’ait pas été observé chez les chevaux, un apport sous-optimal de biotine contribue probablement à d’autres problèmes. Plus précisément, une mauvaise qualité des sabots, notamment une ligne blanche molle et une corne de sabot fissurée et friable, ont été liées à une carence en biotine.
Excès :
Aucun symptôme d’excès de biotine n’a été signalé.
Folate (vitamine B9)
Le folate, également connu sous le nom d’acide folique ou de vitamine B9, est important pour les réactions enzymatiques nécessitant le mouvement d’unités de carbone uniques. Parmi ces réactions, on trouve la synthèse de l’ADN et de la méthionine.
Par conséquent, le folate est important pendant la croissance et pour les tissus à renouvellement rapide, tels que les tissus intestinaux.
Rôles :
Le folate est important pour plusieurs processus dans le corps, notamment :
- La production de globules rouges
- Le développement du système nerveux
- La synthèse des neurotransmetteurs
- La division cellulaire
Besoins :
Les besoins en folate n’ont pas été établis pour les chevaux. On pense que la synthèse microbienne et les niveaux présents dans l’alimentation sont suffisants pour répondre aux besoins de la plupart des chevaux.
Les niveaux de folate dans le sang sont plus faibles chez les chevaux à l’exercice, suggérant qu’ils pourraient avoir besoin de niveaux plus élevés dans leur alimentation.
Sources :
Le folate alimentaire naturel existe sous une forme polyglutamate dans laquelle plusieurs molécules de l’acide aminé acide glutamique sont liées à la molécule de folate.
Les informations sur les concentrations de folate dans les aliments courants font défaut, mais il est suggéré que le folate est plus élevé dans la luzerne et le foin de fléole que dans les céréales telles que le maïs, l’avoine et l’orge.
Les chevaux consommant une alimentation riche en fourrage frais ont des niveaux de folate circulants plus élevés que ceux consommant du foin ou une alimentation riche en céréales.
Le microbiome de l’intestin postérieur du cheval est capable de produire du folate, mais les niveaux d’absorption sont inconnus.
Carence :
Aucune carence en folate n’a été signalée chez les chevaux. Chez d’autres animaux, elle peut provoquer une anémie et une mauvaise fonction des tissus à renouvellement rapide (muqueuse intestinale, peau, moelle osseuse).
Chez les humains, une carence en folate pendant la grossesse est associée à des anomalie du tube neural et à un retard de la croissance fœtale.
Certains médicaments utilisés pour traiter la myéloencéphalite équine à protozoaire (MEP) peuvent interférer avec la synthèse du folate dans l’intestin postérieur et avec l’absorption du folate.
Un traitement à long terme avec de la sulfadiazine et de la pyriméthamine pour la MEP a provoqué des anomalies au nievau des globules rouges, de la moelle osseuse et la santé bucco-dentaire. Cependant, la supplémentation en acide folique n’est pas recommandée dans ce cas, car elle entrera en compétition pour l’absorption avec le 5-méthyltétrahydrofolate (la forme active du folate).
Excès :
Aucun effet indésirable de l’ingestion d’acide folique n’a été observé chez aucune espèce. Il est généralement considéré comme non toxique et tout excès est excrété dans l’urine.
Cobalamine (vitamine B12)
La cobalamine, également connue sous le nom de vitamine B12, est impliquée dans divers processus enzymatiques, y compris la synthèse des protéines, le métabolisme des glucides et des graisses.
Cette vitamine ne se trouve pas dans les plantes et doit être synthétisée dans l’intestin postérieur en utilisant l’oligo-élément cobalt.
Rôles :
- Cofacteur pour la synthèse de l’ADN
- Importante pour la synthèse de la myéline nécessaire au fonctionnement normal du système nerveux
- Impliquée dans la maturation des globules rouges
Besoins :
Aucun besoin spécifique en cobalamine n’a été établi pour les chevaux. On pense que la synthèse provenant du cobalt dans le gros intestin est suffisante pour répondre aux besoins de la plupart des chevaux.
Le besoin minimum en cobalt est estimé à 0,1 mg / kg de matière sèche ou environ 1 mg par jour pour un cheval de 500 kg.
Sources :
Cette vitamine ne se trouve pas dans les sources végétales; elle doit être fabriquée par les microbes de l’intestin postérieur du cheval à l’aide du microminéral cobalt.
Elle peut aussi être supplémentée sous forme de cyanocobalamine ou d’hydroxocobalamine. Celles-ci seront converties en adénosylcobalamine ou méthylcobalamine, qui sont les formes actives dans l’organisme.
Carence :
Aucune carence n’a été rapportée chez les poulains ou les chevaux adultes. Chez d’autres animaux, y compris les ruminants, un faible apport en cobalt peut être mortel. Cependant, les chevaux broutant des pâturages à faible teneur en cobalt, qui seraient mortels pour les ruminants, n’ont montré aucun signe de carence en cobalamine.
Excès :
Aucun excès de cobalamine n’a été signalé chez les chevaux. Comme pour les autres vitamines B, l’excès de vitamine B12 est rapidement excrété.
La limite maximale tolérable de cobalt est estimée à 25 mg / kg de matière sèche, soit environ 250 mg pour un cheval de 500 kg. Cette valeur est basée sur des recherches chez d’autres animaux et n’a pas été fermement établie chez les chevaux.
Acide pantothénique (vitamine B5)
L’acide pantothénique, également connu sous le nom de pantothénate ou vitamine B5, est impliqué dans un large éventail de processus métaboliques. On le trouve un peu partout dans l’alimentation et il peut être fabriqué par les microbes dans l’intestin postérieur.
Rôles :
L’acide pantothénique fait partie de la coenzyme A et de la protéine porteuse d’acyle. Ces dernières sont cruciales pour de nombreuses voies métaboliques, y compris :
- L’obtention d’énergie à partir des glucides, des protéines et des lipides
- La communication entre les hormones et les cellules
- La synthèse des acides gras, de la thiamine et de l’acide folique
Besoins :
Aucun besoin alimentaire spécifique n’a été établi. Cependant, d’après les observations chez les poneys Shetland, une consommation quotidienne de 0,038 mg par kg de poids corporel (environ 19 mg par jour pour un cheval de 500 kg) est suffisante pour soutenir une croissance normale et la santé du cheval. [12]
Sources :
L’acide pantothénique se trouve dans les céréales et est synthétisé par les microbes dans l’intestin postérieur.
Carence :
Aucun symptôme de carence n’a été signalé chez les chevaux. Chez d’autres animaux, l’induction expérimentale d’une carence en acide pantothénique entraîne une réduction du taux de croissance, un faible appétit, des lésions cutanées et une mauvaise qualité du pelage.
Excès :
Aucun rapport de toxicité n’a été signalé chez les chevaux. Comme pour les autres vitamines B, l’excès d’acide pantothénique est facilement excrété dans l’urine.
Pyridoxine (vitamine B6)
La pyridoxine, également connue sous le nom de vitamine B6, est nécessaire pour plusieurs processus métaboliques. Elle joue un rôle dans la régulation de la glycémie, le développement musculaire, la régulation de l’humeur, la production d’hormones et la santé des articulations.
Rôles :
- Obtention de l’énergie à partir des glucides, des protéines et des lipides
- Processus anti-inflammatoires
- Impliquée dans le bon fonctionnement du système nerveux et des cellules immunitaires
Besoins :
Aucun besoin spécifique n’a été établi pour les chevaux. On pense que la synthèse par l’intestin postérieur et la quantité fournie par les sources alimentaires sont suffisantes pour répondre aux besoins de la plupart des chevaux.
Sources :
La vitamine B6 est largement présente dans l’alimentation des chevaux.
Carence :
Aucune carence n’a été signalée chez les chevaux.
Excès :
Aucun symptôme de toxicité n’a été signalé chez les chevaux.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur les besoins en vitamines chez les chevaux :
Les vitamines sont essentielles au soutien de presque tous les processus physiologiques chez les chevaux, y compris le métabolisme énergétique, la fonction immunitaire, la réparation des tissus et la santé neurologique. Elles agissent comme cofacteurs dans les réactions métaboliques et influencent la croissance, la fonction musculaire et la résistance aux maladies. Les besoins varient selon l’âge, la charge de travail, l’état de reproduction et l’état de santé. [1]
Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) sont stockées dans les tissus corporels et peuvent s’accumuler jusqu’à des niveaux toxiques si elles sont sur-supplémentées, tandis que les vitamines hydrosolubles (comme le complexe B et la C) ne sont pas stockées et doivent être régulièrement renouvelées par l’alimentation ou une production endogène. Les vitamines liposolubles sont absorbées avec les gras alimentaires, tandis que les hydrosolubles sont absorbées directement dans la circulation sanguine et excrétées dans l’urine lorsqu’elles sont en excès. Les chevaux couvrent généralement leurs besoins en vitamines hydrosolubles grâce à la synthèse dans l’intestin postérieur, mais des carences peuvent survenir si la fonction intestinale est altérée. [1]
La vitamine A est importante pour la vision, la reproduction et la santé immunitaire. Les chevaux qui broutent sur un pâturage frais obtiennent habituellement suffisamment de bêta-carotène, le précurseur de la vitamine A, mais les niveaux diminuent considérablement dans le foin entreposé, surtout pendant les mois d’hiver. Une supplémentation peut être nécessaire chez les chevaux sans accès au pâturage, ou chez ceux ayant des besoins accrus comme les juments gestantes ou allaitantes. [1][2][3]
La plupart des chevaux synthétisent une quantité suffisante de vitamine D grâce à l’exposition au soleil, en particulier aux rayons UVB, qui convertissent des précurseurs dans la peau en vitamine D3. Toutefois, une supplémentation peut être nécessaire pour les chevaux gardés à l’intérieur, vivant à des latitudes élevées, ou durant l’hiver lorsque l’exposition au soleil est limitée. La vitamine D joue un rôle dans le métabolisme du calcium et la régulation immunitaire, bien que sa fonction dans l’absorption du calcium chez le cheval soit moins marquée que chez d’autres espèces. [4][5]
La vitamine E est un puissant antioxydant qui soutient la récupération musculaire, la réponse immunitaire et la santé nerveuse. Les chevaux sur pâturage frais comblent habituellement leurs besoins, mais ceux qui consomment surtout du foin peuvent devenir carencés, puisque la vitamine E se dégrade rapidement après la récolte des fourrages. Les symptômes de carence comprennent la myopathie d’effort, une récupération prolongée après une maladie et des troubles neurologiques, et une analyse sanguine peut évaluer le statut en vitamine E. [1]
La biotine (vitamine B7) soutient la croissance des sabots, l’état de la peau et le métabolisme en agissant comme cofacteur dans de multiples réactions enzymatiques. Bien que les chevaux puissent produire de la biotine dans l’intestin postérieur et en obtenir par l’alimentation, une supplémentation à raison de 20 mg/jour est souvent recommandée pour améliorer la solidité et la structure des sabots. Les carences peuvent contribuer à des sabots faibles ou friables même si des symptômes évidents ne sont pas toujours apparents. [1]
Résumé
Comme pour tous les autres nutriments, il est important d’équilibrer soigneusement l’apport en vitamines avec les besoins du cheval afin de soutenir sa santé à long terme.
- La plupart des fourrages et des foins fournissent une énergie et des protéines adéquates pour répondre aux besoins, mais ne fournissent pas suffisamment de vitamines pour optimiser la santé.
- Dans une étude de 2018 évaluant l’alimentation de 200 chevaux, plus de 90 % des chevaux présentaient une carence en au moins une vitamine ou un oligo-élément majeur. [13]
- Une carence à court terme pourrait ne pas avoir d’impact significatif sur la santé de votre cheval, mais sur de longues périodes, un statut vitaminique inadéquat peut avoir un impact négatif sur la santé.
- Que vous utilisiez un supplément Mad Barn ou un produit d’une autre entreprise de confiance, tous les chevaux devraient recevoir un supplément de minéraux et de vitamines afin d’éviter les carences alimentaires.
- Pour déterminer si les besoins en vitamines de votre cheval sont comblés, vous pouvez soumettre son alimentation en ligne pour une évaluation gratuite. Nos nutritionnistes équins vous aideront à élaborer un programme d’alimentation qui couvre l’ensemble de ses besoins.
Références
- Chapter 6: Vitamins. Nutrient Requirements of Horses. 2007.
- Pitel, M.O. et al. Influence of specific management practices on blood selenium, vitamin E, and beta-carotene concentrations in horses and risk of nutritional deficiency. J Vet Intern Med. 2020. View Summary
- Greiwe-Crandell, K.M. et al. Seasonal vitamin A depletion in grazing horses is assessed better by the relative dose response test than by serum retinol concentration. J Nutr. 1995. View Summary
- Breidenbach, A. et al. Peculiarities of vitamin D and of the calcium and phosphate homeostatic system in horses. Vet Res. 1998. View Summary
- Hymoller, L., Jensen, S.K. We Know Next to Nothing About Vitamin D in Horses!. J Equine Vet Sci. 2015.
- Harrington, D.D., Page, E.H. Acute vitamin D3 toxicosis in horses: case reports and experimental studies of the comparative toxicity of vitamins D2 and D3. J Am Vet Med Assoc. 1983. View Summary
- El Asmar, M.S. et al. Vitamin K Dependent Proteins and the Role of Vitamin K2 in the Modulation of Vascular Calcification: A Review. Oman Med J. 2014.
- Wen, L. et al. Vitamin K-dependent proteins involved in bone and cardiovascular health (Review). Mol Med Rep. 2018.
- Mohamed, W.A.M. et al. Diagnostic Approach to Nephrotoxicosis with Vitamin K3 in Draft Horses Based on iNOS and Selective Urinary Variables. Adv Anim Vet Sci. 2017.
- Menadione(vitamin K3) toxicity in six horses. Can Vet J. 1992. View Summary
- Kirschvink, N. et al. The oxidant/antioxidant equilibrium in horses. The Vet J. 2008. View Summary
- Pearson, P.B., Schmidt, H. Pantothenic acid studies with the horse. J Anim Sci. 1948. View Summary
- Bruggink et al. Diet Evaluation Study of 200 Horses. 2018 unpublished.










