Les chevaux sont sujets aux seimes de sabot pour différentes raisons. Les seimes peuvent faire en sorte que certaines parties de la muraille s’écaillent et se décollent.

Ce sont des fissures qui peuvent être une simple question d’esthétique, auquel cas elles sont aisément rectifiées. En revanche, elles signalent parfois la présence d’un trouble plus grave dans le sabot.

Les seimes apparaissent souvent dans la muraille à la verticale en longeant les tubules du sabot. Elles prennent fréquemment naissance sur le dessous du sabot ou, plus rarement, sur le bourrelet (la bande coronaire). Les seimes peuvent parfois s’étendre sur toute la longueur de la muraille.

Elles peuvent aussi se former horizontalement. Ces dernières sont moins fréquentes. Elles ont souvent une cause différente de celle des seimes verticales.

Les seimes peuvent affecter uniquement la muraille extérieure du sabot, ou encore envahir les structures et les lamelles sensibles qui se trouvent en dessous. [1] Selon leur gravité, les seimes peuvent ou non provoquer une boiterie.

On décrit généralement les seimes en fonction de leur emplacement, de leur longueur (partielle ou complète), ainsi que de la présence ou de l’absence de saignement ou d’infection. Dans de nombreux cas, les dommages sous-jacents au sabot sont beaucoup plus importants que ce que l’on peut voir de l’extérieur. [2]

L’anatomie du pied équin

L’extérieur du sabot équin comprend trois parties principales : la muraille, la sole et la fourchette.

La muraille est visible lorsque le cheval est debout. On peut la diviser en trois parties : la pince (la partie avant), les mamelles et les quartiers (les côtés) et les talons (la partie arrière). La sole et la fourchette sont apparentes lorsqu’on soulève le pied.

La muraille est constituée de kératine, une protéine dure qui contient peu d’humidité. La kératine est très robuste. De plus, semblable aux ongles humains, elle est insensible.

Avec la sole et la fourchette, la muraille supporte le poids du cheval tout en protégeant les chairs sensibles qui se trouvent à l’intérieur de la boîte cornée.

Les lamelles ou tissu kéraphylleux sont l’une des structures les plus importantes du pied équin. Ce sont des protubérances de tissu en forme de doigts qui aident à fixer la muraille à l’os du pied, soit la troisième phalange. Les lamelles aident d’autre part le sabot à conserver son intégrité structurelle malgré les énormes forces qu’exerce le cheval sur ses membres. [3]

La muraille

La muraille comprend trois couches distinctes :

  1. La couche externe ou périople est la fine couche qui recouvre l’extérieur de la muraille.
  2. La couche médiane, ou corne tubulaire, constitue la couche médiane de la muraille. C’est aussi la plus épaisse.
  3. La couche interne émerge de l’épiderme lamellaire et, en combinaison avec les couches lamellaires, fixe la muraille du sabot à l’os du pied (la phalange distale). [3]

Normalement, la muraille pousse à un rythme d’environ un centimètre (3/8 de pouce) par mois. De nouvelles couches se forment continuellement juste en dessous du bourrelet, à l’endroit où la peau et la muraille se joignent. [4]

La nutrition et l’hydratation influent directement sur l’état des sabots. La charge subie, la conformation des membres et l’entretien des pieds affectent aussi leur forme. [4]

Les causes de seime

Les chercheurs pensent que la plupart des seimes sont dues à un déséquilibre latéral ou longitudinal du pied, souvent caractérisé par des pinces longues et des talons fuyants. [6]

Les autres causes de seime incluent celles qui suivent :

  • un parage inapproprié, une ferrure inadéquate ou un manque d’entretien des sabots;
  • une maladie des sabots;
  • une anomalie du bourrelet;
  • une muraille amincie;
  • une alimentation de mauvaise qualité ou inadaptée;
  • des sabots secs ou trop humides;
  • un traumatisme infligé au sabot. [7][8]

Certains chevaux, notamment les Thoroughbred, peuvent être génétiquement prédisposés à développer des talons fuyants et des pinces longues, ainsi qu’une muraille mince. Par conséquent, ils peuvent être plus enclins aux seimes. [8]

Les types de seimes

Les seimes sont dites ascendantes lorsqu’elles prennent naissance à la pince, ou descendantes lorsqu’elles se forment à partir du bourrelet.

Les propriétaires de chevaux classent par ailleurs les seimes en fonction de la partie du sabot touchée : la pince, les mamelles ou les quartiers, ou encore les talons.

Les seimes en pince

Les seimes en pince se forment dans le tiers avant du pied équin. Elles surviennent principalement sur les sabots antérieurs puisque le cheval porte plus de poids sur son avant-main. Ce type de seime peut apparaître si la pince devient trop longue, ce qui exerce une pression excessive sur cette partie de la boîte cornée. [5]

Les seimes en pince peuvent d’autre part se former si le pied est atteint de la maladie de la ligne blanche. De plus, les chevaux dont les sabots sont excessivement redressés ou qui ont un pied bot, une conformation qui exerce un stress supplémentaire sur la partie avant du pied, sont sujets aux seimes chroniques en pince. [5]

Les seimes en mamelle ou en quartier

Les seimes en mamelle ou en quartier sont des fissures verticales qui se forment sur le côté de la muraille. Elles prennent habituellement naissance dans le haut du sabot, à la bande coronaire, et se prolongent vers le bas.

La véritable seime en quartier est une fracture qui peut entraîner l’instabilité, l’inflammation et l’infection du pied. [9] Ces seimes sont plus susceptibles de causer des boiteries que celles en pince.

Les seimes en mamelle et en quartier peuvent avoir de nombreuses causes, notamment celles qui suivent :

  • un traumatisme infligé au bourrelet (la bande coronaire);
  • des dommages préexistants au chorion dus à une infection;
  • une anomalie de conformation du sabot;
  • le déséquilibre des pieds;
  • des défauts de conformation qui affectent les membres;
  • une ferrure trop courte;
  • une prise d’appui anormale du sabot au moment de la pose au sol;
  • une muraille de piètre qualité due à l’hérédité, à la nutrition ou à l’environnement. [5][7][9]

Comme les seimes en pince, les seimes en mamelle ou en quartier se développent le plus souvent sur les pieds antérieurs. On les voit parfois aussi sur les postérieurs. [7] Elles sont souvent liées à un déséquilibre latéral des sabots ou au chevauchement des talons. [10]

Idéalement, les chevaux atteints de seimes en mamelle ou en quartier qui traversent toute l’épaisseur de la muraille doivent être mis au repos. Ils auront ainsi le temps de guérir pendant que le pareur ou le maréchal-ferrant rectifie la forme du sabot lors de ses visites périodiques.

Si le cheval doit demeurer à l’entraînement ou participer aux concours, il faut réparer et stabiliser la seime avant de pouvoir corriger les déformations du sabot et le déplacement des tissus mous. [5]

Les seimes en talon

Les seimes en talon se forment à l’arrière du sabot, sous les glomes. Elles sont fréquemment le résultat d’un fer qui se déplace de côté ou d’une ferrure trop petite qui ne soutient pas tout le talon.

Le cheval qui s’atteint, c.-à-d. qui heurte l’arrière d’un sabot antérieur avec la pince du sabot postérieur en le projetant trop loin vers l’avant, est une autre cause fréquente de seime en talon.

Comme celles en mamelle ou en quartier, les seimes en talon peuvent entraîner une boiterie.

Les seimes horizontales

Les seimes horizontales du sabot résultent ordinairement d’un traumatisme au bourrelet. Elles peuvent apparaître après le drainage d’un abcès au niveau de la bande coronaire.

Elles causent rarement une boiterie et disparaissent avec le temps à mesure que la muraille pousse. [1][11]

Les seimes qui touchent la bande coronaire

La bande coronaire ou bourrelet est la jonction entre la peau de la partie inférieure du membre et la muraille.

Les seimes qui touchent la bande coronaire peuvent provoquer une boiterie. Le bourrelet peut être douloureux au toucher. Les bords peuvent s’écarter lorsque le cheval prend appui sur le membre. [12]

Si la seime est infectée, on doit d’abord soigner l’infection avant de tenter de stabiliser la fissure. Si nécessaire, il faut aussi renouveler l’immunisation du cheval contre le tétanos. [12]

Les seimes qui touchent la bande coronaire peuvent nécessiter la stabilisation du sabot au moyen d’un fer à planche. Il faut aussi parfois restreindre l’exercice du cheval. [13]

Les lésions du bourrelet peuvent mener à la formation de cicatrices permanentes et de complications à long terme dans le sabot. Les seimes qui en résultent requièrent des soins et une surveillance constante. [12]

Le traitement des seimes du sabot

Les priorités en cas de seime consistent à s’attaquer aux déséquilibres des sabots et à soigner l’infection. Certaines seimes complexes peuvent requérir l’élimination des tissus affectés, ou encore la stabilisation du sabot suivie d’une thérapie.

Le traitement peut par ailleurs varier selon que le cheval puisse interrompre le travail ou l’entraînement pendant une certaine période ou qu’il doive continuer à travailler s’il ne boite pas. [1][9]

Puisque la plupart des seimes découlent d’un déséquilibre du sabot, la rectification de l’équilibre devrait normalement régler le problème. L’entretien régulier des sabots permet de garantir que la ou les seimes superficielles disparaissent complètement et ne resurgissent pas.

Si la mauvaise qualité de la muraille ou des facteurs environnementaux sont à blâmer, il faut résoudre ces problèmes en modifiant la gestion du cheval. [14] Certains suppléments nutritionnels peuvent aider à renforcer la qualité globale des sabots. [8]

On évite alors de sortir le cheval en liberté lorsque le sol est excessivement humide ou sec pour éviter que les sabots subissent d’autres dommages. On peut humidifier les sabots trop secs pour favoriser l’élimination des seimes superficielles.

L’entretien du pareur ou du maréchal-ferrant

Dans certains cas, les pareurs ou les maréchaux-ferrants découpent une rainure horizontale dans le sabot au-dessus de la seime, une technique souvent appelée « rainurage », qui permet de bloquer la progression de la fissure vers le haut. Ce traitement peut cependant affaiblir davantage le sabot et il n’est pas toujours recommandé. [6][8]

Une ferrure spéciale, par exemple des fers à planche droite, en œuf, en z et en cœur, peut être utile pour stabiliser les sabots. Ce type de stabilisation suffit parfois à permettre au cheval de continuer à performer, même s’il présente une seime importante. [7]

Dans le cas de certains types de seimes graves, un maréchal-ferrant qualifié peut resserrer les bords de la seime à l’aide de fils de fer ou d’attaches enfilées à travers des orifices horizontaux pratiqués dans le sabot. Il stabilise ensuite davantage le pied à l’aide de pièces en fibre de verre ou en acrylique qui recouvrent la seime. Cette méthode nécessite des fers à planche fermés munis de pinçons. [12]

Les soins vétérinaires

Le maréchal-ferrant remplit parfois les seimes de matériaux composites pour mieux stabiliser le sabot. De nombreux vétérinaires recommandent aussi d’effectuer la réparation avec certains textiles comme la fibre Spectra, la fibre de verre ou le kevlar. [7]

Il faut ouvrir les seimes infectées ou dont les tissus sont exposés pour stimuler le drainage. Toute autre réparation devrait permettre un drainage continu et empêcher la formation d’abcès.

On peut par ailleurs protéger les parties infectées ou exposées en appliquant de l’argile à modeler ou du mastic pour sabots, et en posant un tube de drainage le long de la seime pendant toute la durée de la réparation. [7]

Le remplacement de la muraille endommagée du sabot peut demander de quatre à douze mois. À condition de traiter la cause première de la seime et de faire bénéficier le cheval d’entretiens réguliers des sabots, la guérison n’est qu’une question de temps. [5]

La maladie de la ligne blanche

La maladie de la ligne blanche peut mener à la formation de seimes plus graves. Le terme « maladie de la ligne blanche » est en fait une impropriété, car cette maladie ne touche pas réellement la ligne blanche.

Elle provoque plutôt un décollement de la muraille qui se produit à proximité de la ligne blanche. Celui-ci permet aux bactéries destructrices ou aux agents fongiques d’envahir l’espace créé par la séparation. [5]

On désigne aussi la maladie de la ligne blanche par les appellations suivantes : « fourmilière », « pourriture des stalles », « pied creux », « pied granuleux » ou « grive des murs ». [5]

La maladie de la ligne blanche peut résulter d’un traumatisme direct suivi de dommages ultérieurs aux attaches sous-jacentes des tissus mous, d’une exposition excessive à l’humidité ou d’une déchirure mécanique de la muraille qui se décolle des structures qui la fixent. Une combinaison de ces facteurs peut également en être la cause. [5]

La maladie de la ligne blanche est plus répandue dans les régions très humides et chaudes. Elle est plus rare dans les régions montagneuses et arides. Dans de nombreux cas, le propriétaire peut ne pas remarquer le décollement de la muraille du sabot, mais le maréchal-ferrant le constate habituellement au moment du parage ou du ferrage. [5]

Les chevaux plus gravement atteints peuvent boiter. Si le décollement de la muraille est suffisamment grave, on peut aussi entendre un son creux lorsqu’on tapote le sabot. Un vétérinaire peut déterminer la profondeur du décollement à l’aide d’une sonde flexible et de la prise de radiographies. [5]

Le traitement

Le traitement de la maladie de la ligne blanche commence souvent par le retrait de la muraille décollée et du bord corné qui a tendance à retenir l’humidité et les corps étrangers. C’est ce qu’on appelle une résection de la muraille.

Une fois qu’on a retiré la paroi du sabot affectée, le maréchal-ferrant pose habituellement des fers pour protéger la muraille saine restante, la sole qui manque de soutien et les couches lamellaires exposées. Les bandages ou les fers adhésifs sont d’autres possibilités. [5]

Il faut alors héberger le cheval dans un endroit sec. On peut nettoyer le sabot avec des médicaments topiques tels qu’une solution d’iode à 2 % ou du merthiolate. Des résections répétées de la muraille peuvent être nécessaires pour régler le problème. Le cheval ne doit pas travailler entre-temps. [5]

La nutrition pour la santé des sabots

Une bonne nutrition est essentielle pour de multiples raisons. Néanmoins, la qualité de l’alimentation du cheval se reflète souvent directement dans la solidité de ses sabots.

Tous les chevaux doivent manger du fourrage de qualité, des vitamines et des minéraux. Ils doivent aussi avoir accès à beaucoup d’eau fraîche et propre.

Une quantité suffisante de protéines adéquates comme la luzerne et le soja soutient également la santé des sabots et de l’ensemble du cheval.

Pour améliorer l’état de santé des sabots, on doit veiller à ce que le cheval reçoive les nutriments suivants en quantité suffisante :

  • la biotine à raison de 20 milligrammes par jour;
  • la méthionine à raison de 7 500 milligrammes par jour;
  • le zinc à raison de 400 milligrammes par jour;
  • le cuivre à raison de 100 milligrammes par jour.

Il ne faut pas oublier que la pousse des sabots est un processus lent. Il peut falloir de six à douze mois pour constater les effets de la biotine ou des autres suppléments. [10] Il faut donc prévoir de donner ces nutriments à long terme!

Conclusion

Les seimes du sabot peuvent être une pathologie frustrante à soigner pour tout propriétaire de cheval. En comprenant la cause première de la seime, on peut adapter le traitement.

Il faut s’assurer de faire intervenir le pareur ou le maréchal-ferrant et le vétérinaire pour soigner les seimes plus graves, en particulier celles qui peuvent découler de la maladie de la ligne blanche.

Pour aider le cheval à se remettre d’une seime, on lui donne une alimentation équilibrée axée principalement sur le fourrage qui lui fournit suffisamment de protéines, de vitamines et d’oligo-éléments.

Les propriétaires peuvent envisager d’ajouter à la ration quotidienne du cheval un supplément de vitamines et de minéraux équins complet, par exemple Omneity® de Mad Barn.

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les fissures du sabot chez les chevaux :

Résumé

Les fissures du sabot sont fréquentes chez les chevaux et peuvent aller de défauts superficiels d’ordre esthétique à des problèmes structurels plus profonds touchant des tissus sensibles. Les fissures se forment pour de multiples raisons, souvent liées à un déséquilibre du sabot, à la conformation, à l’environnement ou à une maladie, et l’identification de la cause sous-jacente est essentielle pour un traitement et une prévention efficaces.

  • Les fissures du sabot suivent habituellement un trajet vertical le long des tubules de la corne et peuvent prendre naissance à la surface du sol ou au bourrelet coronaire, tandis que les fissures horizontales surviennent plus souvent à la suite d’un traumatisme ou du drainage d’un abcès
  • Les causes comprennent un déséquilibre du pied, un parage ou un ferrage inadéquat, des extrêmes d’humidité environnementale, des traumatismes, des parois du sabot minces, des problèmes nutritionnels et des facteurs de conformation
  • Les fissures de la pince, du quartier, du talon et du bourrelet coronaire diffèrent quant à leur origine et leur gravité, les fissures du quartier étant plus susceptibles de provoquer une boiterie et de nécessiter une stabilisation
  • La prise en charge consiste à corriger le déséquilibre, traiter l’infection, stabiliser le sabot au besoin, s’attaquer aux facteurs environnementaux et soutenir la qualité du sabot grâce à une alimentation équilibrée
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Références

  1. Hoof Cracks Fact Sheet. XL Equine Vets.
  2. Moyer, W. Hoof wall defects: chronic hoof wall separations and hoof wall cracks. Vet Clin Equine. 2003. View Summary
  3. Jennings, R. and Premanandan, C. SPECIALIZED ANATOMIC SITES: History of the Digit. Veterinary Histology. Pressbooks.
  4. McClure, R.C. Functional Anatomy of the Horse Foot. University of Missouri Extension.
  5. Pleasant, R.S. et al. Farriery for Hoof Wall Defects: Quarter Cracks and Toe Cracks. Vet Clin Equine. 2012. View Summary
  6. Booth, T. Clinical aspects of the equine foot Part 3: Hoof cracks and wall injury. UK Vet. 2009.
  7. Carter, G.K. and Maki, J. Hoof Cracks and Wall Defects. AAEP Proceedings. 2010.
  8. Koontz, R.H.  Quarter Cracks: Causes, Treatment, and Prevention. Conley Koontz Animal Hospital.
  9. Kane, E. Hoof cracks: Finding cause is key to treatment, repair. DVM 360. 2008.
  10. O’Connor, A. Grass-cracks or something worse? Cracked hooves in horses explained. Vet Help Direct.
  11. Boyce, M. Caring for Your Horse’s Hooves. University of Minnesota Extension. 2021.
  12. Carson, D.M. and Ricketts, S.W. Hoof Wall Cracks in Horses. VCA Animal Hospitals.
  13. Busby, H. The Coronary Band - The lifeblood to the horse’s hoof wall. VetSouth. 2022.
  14. Fürst, A. et al. [Do hoof cracks represent a superficial hoof-problem?] Schweiz Arch Tierheilkd. 2006. View Summary
  15. Munroe, G. Equis Foot: hoof wall - crack repair. Vetlexicon.