Les nerfs crâniens jouent un rôle clé dans la fonction neurologique du cheval, contrôlant des activités sensorielles et motrices essentielles telles que la vision, l’audition, la mastication, la déglutition et les expressions faciales.

Ces douze paires de nerfs émergent directement du cerveau plutôt que de la moelle épinière, ce qui les rend essentiels à la communication entre le système nerveux central et les structures de la tête et de l’encolure.

Le diagnostic d’un dysfonctionnement des nerfs crâniens chez le cheval nécessite un examen neurologique approfondi, incluant souvent l’observation de la symétrie faciale, l’évaluation des réflexes et des examens spécialisés comme l’endoscopie. Une détection rapide est cruciale, car certaines pathologies touchant les nerfs crâniens, telles que la myéloencéphalite équine à protozoaire ou les infections des poches gutturales, peuvent évoluer rapidement si elles ne sont pas traitées.

Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les douze nerfs crâniens du cheval, leurs fonctions et les problèmes fréquents qui y sont associés. Une meilleure connaissance de ces structures nerveuses essentielles permettra aux professionnels du milieu équin et aux propriétaires de chevaux de mieux reconnaître les premiers signes de maladies neurologiques, ce qui facilite le diagnostic, le traitement et la santé globale du cheval.

Nerfs crâniens équins

Les nerfs crâniens forment un groupe particulier de nerfs qui prennent naissance directement dans le tronc cérébral, plutôt que dans la moelle épinière. [1] Leur rôle principal est d’assurer la fonction motrice et la sensibilité de la tête et de l’encolure. [1] Les nerfs crâniens sont essentiels aux fonctions vitales de base telles que la vision, la mastication, l’odorat et l’audition. [1]

En plus de leur rôle d’innervation de la tête et de l’encolure, leur connexion directe au cerveau offre aux vétérinaires des informations précieuses. Lors d’un examen neurologique, les vétérinaires peuvent tester la fonction de chaque nerf crânien individuellement.

Ces résultats permettent aux vétérinaires de localiser précisément une lésion, y compris une atteinte possible du cerveau lui-même. [2] Grâce à ces informations, ils peuvent restreindre la liste des causes possibles et poser un diagnostic plus efficace. [2]

Il existe douze nerfs crâniens, chacun nommé selon sa fonction. Ces nerfs sont également numérotés dans l’ordre où ils émergent du cerveau. [1] Par exemple, le nerf crânien I émerge à l’avant du cerveau, tandis que le nerf crânien XII émerge à l’arrière. [1]

Les douze nerfs crâniens sont : [4]

Nerf crânien Nom Fonction
I Nerf olfactif Responsable de l’odorat
II Nerf optique Responsable de la vision
III Nerf oculomoteur Intervient dans les mouvements de l’œil et la constriction de la pupille
IV Nerf trochléaire Intervient dans les mouvements de l’œil
V Nerf trijumeau Contrôle les muscles de la mastication et la sensibilité cutanée du visage
VI Nerf abducens Contrôle les mouvements latéraux de l’œil
VII Nerf facial Contrôle les muscles de l’expression faciale
VIII Nerf vestibulo-cochléaire Responsable de l’audition et de l’équilibre
IX Nerf glossopharyngien Assure la sensibilité du pharynx lors de la déglutition
X Nerf vague Coordonne les muscles impliqués dans la déglutition
XI Nerf accessoire ou spinal Active les muscles de l’encolure et de l’épaule
XII Nerf hypoglosse Contrôle les mouvements de la langue

Vision et mouvement des yeux

Les deux principaux nerfs crâniens impliqués dans la vision sont le nerf optique (nerf crânien II) et le nerf oculomoteur (nerf crânien III). [3] Le nerf oculomoteur participe aussi aux mouvements de l’œil, avec le nerf trochléaire (nerf crânien IV) et le nerf abducens (nerf crânien VI).

Vision

Le nerf optique est un nerf sensoriel responsable de la vision. [4] Il transmet les signaux électriques produits par la rétine, située à l’arrière de l’œil, aux lobes occipitaux du cerveau. Une fois ces signaux parvenus au cerveau, ce dernier les interprète pour former une image visuelle de l’environnement. [1]

Une atteinte du nerf optique entraîne une cécité corticale, une affection où l’œil lui-même fonctionne, mais les signaux visuels n’atteignent pas le cerveau. [1]

Contrôle de la pupille

Le rôle principal du nerf oculomoteur est de contrôler l’iris, c’est-à-dire les fibres musculaires de l’œil qui se contractent ou se dilatent pour modifier le diamètre de la pupille. [1] Cela influence la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil.

Les pupilles se dilatent pour améliorer la vision en cas de faible luminosité ou lorsque le système nerveux sympathique (réaction de combat ou de fuite) est activé. À l’inverse, elles se contractent lorsqu’elles sont exposées à une lumière vive afin de protéger la rétine, qui est sensible à la lumière. [1]

Les animaux présentant des lésions du nerf oculomoteur sont incapables de contracter ou de dilater correctement leurs pupilles. [1]

Mouvements de l’œil

Le nerf oculomoteur innerve également les muscles responsables des mouvements de l’œil, en collaboration avec les nerfs abducens et trochléaire. [3] Ces muscles permettent à l’œil de se déplacer latéralement et verticalement pour mieux percevoir l’environnement du cheval.

Les chevaux souffrant de déficits au niveau de ces nerfs développent un strabisme, soit un positionnement anormal de l’œil. [5] Cette anomalie persiste même lorsque le cheval bouge la tête, car les muscles ne peuvent pas se contracter pour ramener l’œil dans une position plus appropriée. [5]

Examen neurologique

Pour évaluer la fonction des nerfs oculomoteur et optique, les vétérinaires réalisent trois tests principaux dans le cadre de l’examen neurologique.

Clignement réflexe à la menace

Le premier test est le clignement réflexe à la menace, qui consiste à effectuer un geste menaçant avec la main en direction de l’œil du cheval, sans le toucher. [5] Le cheval devrait fermer ses paupières pour éviter la menace perçue. [5]

Avant d’effectuer le test, le vétérinaire observe si le cheval est capable de cligner des yeux spontanément. [5] Cela permet de vérifier que les muscles des paupières fonctionnent correctement et d’éviter une erreur de diagnostic. [5]

Ce test exige que quatre structures soient fonctionnelles pour obtenir une réponse normale : [5]

  • L’œil, pour produire un signal visuel indiquant qu’une menace approche
  • Le nerf optique, pour transmettre le signal visuel
  • Les lobes occipitaux du cerveau, pour interpréter le signal visuel
  • Le nerf facial (nerf crânien VII), pour signaler aux paupières de se fermer en réponse à la menace

Si l’une de ces structures est affectée par une maladie ou une affection, le cheval ne cligne pas lorsque la main du vétérinaire approche son œil. [5]

Réflexe pupillaire photomoteur

Si un cheval ne présente pas de clignement réflexe à la menace, le vétérinaire effectue le test du réflexe pupillaire photomoteur pour déterminer quelle structure est touchée. Ce test consiste à diriger une lumière vive dans les yeux du cheval, ce qui devrait entraîner une contraction des pupilles. [5]

Ce réflexe dépend du bon fonctionnement de l’œil, du nerf optique et du nerf oculomoteur. [5] Contrairement au clignement réflexe à la menace, il ne nécessite pas d’interprétation du signal par le cerveau. [6] Ainsi, ce test permet au vétérinaire de savoir si l’absence de clignement réflexe à la menace est causée par un problème au niveau de l’œil et du nerf optique ou au niveau des lobes occipitaux du cerveau. [5]

Test des mouvements oculaires

Pour vérifier la présence d’un strabisme, le vétérinaire déplace la tête du cheval à l’aide de son licou. [5] Les chevaux atteints de strabisme dû à une lésion des nerfs crâniens ne déplacent pas leurs yeux en réponse aux changements de position de la tête. [5]

Causes

De nombreuses affections peuvent entraîner une cécité neurogène (liée aux nerfs ou au cerveau) chez le cheval. [5] Les causes possibles comprennent : [5]

Tout changement soudain ou perte de la vision constitue une urgence médicale qui nécessite une évaluation vétérinaire immédiate.

Équilibre et audition

Le nerf vestibulo-cochléaire (nerf crânien VIII) joue un rôle essentiel dans l’équilibre et l’audition. [3]

Équilibre

Le système vestibulaire est responsable de l’équilibre et de la perception de la position du corps dans son environnement (proprioception). [5] L’organe sensoriel principal de ce système est constitué d’un réseau de canaux remplis de liquide situés dans l’oreille interne. [5] De fines cellules ciliées à l’intérieur de ces canaux détectent les variations du mouvement du liquide causées par les déplacements du corps et génèrent un signal. [5]

Le nerf vestibulo-cochléaire transmet ces signaux au cervelet, la partie du cerveau responsable de l’équilibre. [5] Le cervelet interprète ces signaux et déclenche des mouvements musculaires pour maintenir l’équilibre du cheval en fonction de la position de sa tête. [5]

Une lésion du nerf vestibulo-cochléaire peut entraîner une perte du sens de l’équilibre et de l’orientation spatiale, provoquant ce qu’on appelle le syndrome vestibulaire. [5] Les signes fréquents comprennent :

  • Une inclinaison de la tête
  • Des mouvements anormaux des yeux
  • Des chutes
  • Des déplacements en cercle
  • Une ataxie (manque de coordination)
  • Un cheval qui s’appuie contre les murs

Les vétérinaires peuvent généralement identifier une atteinte du nerf vestibulo-cochléaire en se basant sur l’inclinaison de la tête du cheval. [2] Si les signes cliniques du cheval sont subtils, on peut lui bander les yeux pour éliminer sa capacité à compenser visuellement son déficit nerveux. [2]

Les causes potentielles de dommages au nerf vestibulo-cochléaire comprennent : [5]

Audition

Le nerf vestibulo-cochléaire est aussi responsable de la transmission des signaux provenant de la cochlée, la partie de l’oreille qui transforme le son en signaux électriques. [3] Les chevaux présentant des lésions de la portion cochléaire du nerf sont sourds. [3]

La surdité causée par des dommages au nerf vestibulo-cochléaire est rare chez les chevaux. [7] Cependant, certains poulains ayant des robes splashed white, frame overo ou tovero peuvent naître sourds en raison d’anomalies dans les voies nerveuses qui transmettent les signaux auditifs. [7]

Mastication et déglutition

Les muscles impliqués dans la mastication reçoivent des signaux du nerf trijumeau (nerf crânien V). [3] Ces muscles ouvrent et ferment la mâchoire pour permettre le broyage des aliments entre les molaires. [5]

Une lésion du nerf trijumeau entraîne une atrophie (perte musculaire) des muscles situés sur les côtés des joues. Dans certains cas, les chevaux peuvent maintenir leur mâchoire dans des positions inhabituelles en raison d’un manque de fonction musculaire. [3] Des recherches récentes ont également confirmé qu’une irritation ou une atteinte du nerf trijumeau pourrait être responsable de certains cas d’encensement (secouements de tête) chez les chevaux. [8]

La déglutition est une action plus complexe que la mastication, car elle nécessite des mouvements coordonnés de la langue, du pharynx et du larynx. [5] La langue pousse les aliments vers l’arrière de la bouche, où ils interagissent avec le pharynx, un tube musculaire qui dirige les aliments vers l’œsophage. [5] Le nerf glossopharyngien (nerf crânien IX) détecte la présence d’aliments dans la région pharyngienne et envoie des signaux au cerveau pour activer le réflexe de déglutition. [5]

Après l’activation du réflexe de déglutition, les nerfs glossopharyngien, vague (nerf crânien X), accessoire (nerf crânien XI) et hypoglosse (nerf crânien XII) coordonnent le mouvement du pharynx et la fermeture du larynx, la structure située à l’entrée de la trachée qui empêche les aliments de pénétrer dans les poumons. [5]

Une atteinte de l’un ou l’autre de ces nerfs peut provoquer une dysphagie, c’est-à-dire une difficulté à s’alimenter. [5]

Examen neurologique

Pour évaluer l’intégrité de ces nerfs, les vétérinaires observent la capacité du cheval à mastiquer et à avaler en lui donnant une gâterie ou une poignée de céréales. [2] Si le cheval présente des signes de dysphagie, ils poursuivent avec des tests plus précis afin de déterminer quel nerf est atteint. [2]

Évaluation endoscopique

À l’aide d’un endoscope, une caméra fixée à un long tube, les vétérinaires peuvent évaluer la fonction du larynx et du pharynx. [2] Si le larynx et le pharynx semblent fonctionner normalement, une atteinte des nerfs glossopharyngien, accessoire, vague et hypoglosse peut être écartée. [2]

Un déficit du nerf laryngé récurrent, une branche du nerf vague, est responsable de la neuropathie laryngée récurrente. Cette affection, également appelée « cornage », survient lorsqu’une lésion au nerf laryngé récurrent empêche l’ouverture normale du larynx lors de l’inspiration. [2]

Un flux d’air turbulent à travers un larynx partiellement ouvert produit le bruit caractéristique du cornage. Cette pathologie peut être diagnostiquée grâce à une endoscopie dans le cadre d’une évaluation des nerfs crâniens.

Test de retrait de la langue

Le rôle principal du nerf hypoglosse est de contrôler les mouvements de la langue. [2] Pour vérifier un dysfonctionnement du nerf hypoglosse, le vétérinaire tire doucement la langue hors de la bouche. Un cheval souffrant d’un déficit du nerf hypoglosse est incapable de replacer sa langue dans sa bouche ou éprouve des difficultés à le faire. [2]

Causes

Les causes possibles de lésions des nerfs trijumeau, vague, hypoglosse ou glossopharyngien incluent : [5]

  • Un foudroiement
  • Le botulisme
  • Le tétanos
  • L’encéphalomyélite équine de l’Est et de l’Ouest
  • La rage
  • La myéloencéphalite équine à protozoaire
  • Une intoxication au maïs moisi (leucoencéphalomalacie)
  • Une intoxication à la centaurée du solstice (encéphalomalacie nigropallidale)
  • Une mycose des poches gutturales
  • Des traumatismes crâniens

Tonus facial

Le nerf facial (nerf crânien VII) est responsable de l’expression faciale et du tonus musculaire. [3] Ce nerf envoie des fibres pour innerver les muscles des oreilles, des paupières, du nez et des lèvres. [3]

Les chevaux présentant un déficit de ce nerf présentent des signes de paralysie faciale. Dans la majorité des cas, la paralysie faciale est unilatérale (n’affecte qu’un côté de la tête). Les propriétaires de chevaux et les vétérinaires peuvent observer les signes suivants : [3]

  • Une oreille tombante du côté affecté
  • Des lèvres tombantes ou un manque de tonus labial
  • Une paupière tombante du côté affecté
  • Un naseau affaissé du côté affecté
  • Une déviation du museau vers le côté sain
  • Un écoulement de salive du côté affecté
  • Des difficultés à mâcher et à ramasser les aliments

Pour tester une paralysie faciale, le vétérinaire peut toucher légèrement le visage du cheval près des lèvres, des yeux et des oreilles afin d’évaluer sa capacité à bouger ses muscles faciaux en réponse au contact. [5] Il peut aussi réaliser un test de Schirmer, qui évalue la capacité de l’œil à produire des larmes. [5] Comme le nerf facial contrôle la production de larmes, les chevaux présentant une atteinte de ce nerf ont une production lacrymale réduite lors de ce test. [5]

Causes

Les lésions du nerf facial résultent généralement de traumatismes au visage ou à la tête. [5] Ces blessures surviennent souvent après un choc direct à la tête ou lorsqu’un cheval tire brusquement vers l’arrière alors qu’il porte un licou serré. [5]

Des lésions peuvent également survenir sous anesthésie générale, lorsque le poids du cheval comprime le nerf lorsque l’animal est allongé sur le côté pendant une période prolongée. [5]

Dans certains cas, une atteinte du nerf facial est liée à une ostéo-arthropathie temporo-hyoïdienne. [5] L’appareil hyoïdien est un ensemble d’os qui maintiennent la langue et le larynx en place dans le crâne. [9]

L’ostéo-arthropathie temporo-hyoïdienne provoque une prolifération osseuse autour de la connexion entre l’appareil hyoïdien et le crâne, dans une région située très proche du trajet du nerf facial. [9] La compression ou une lésion du nerf facial peut résulter de cette prolifération osseuse ou d’une fracture articulaire causée par la maladie. [9]

D’autres causes possibles de dysfonctionnement du nerf facial incluent : [5]

  • La myéloencéphalite équine à protozoaire
  • La polyradiculonévrite équine
  • Des otites
  • Une mycose des poches gutturales

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les nerfs crâniens chez les chevaux :

Résumé

Les nerfs crâniens sont une série de douze nerfs qui émergent directement du cerveau du cheval, plutôt que de la moelle épinière.

  • Ces nerfs jouent un rôle crucial dans la vision, l’audition, la mastication, la déglutition et l’expression faciale
  • Les vétérinaires peuvent diagnostiquer des atteintes de ces nerfs grâce à un examen neurologique approfondi
  • En identifiant les déficits spécifiques, les vétérinaires peuvent réduire la liste des causes possibles à l’origine des signes cliniques du cheval
  • De nombreuses pathologies, telles que des traumatismes et des infections, peuvent causer des déficits des nerfs crâniens
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Références

  1. Sonne. J. and Lopez-Ojeda. W., Neuroanatomy, Cranial Nerve. StatPearls. StatPearls Publishing, Treasure Island (FL). 2025.
  2. Reed. S. M. et al., Equine Internal Medicine. 3rd ed. Saunders Elsevier, St. Louis, Mo. 2010.
  3. MacKay. R. J., Diseases of the Brainstem and Cranial Nerves of the Horse: Relevant Examination Techniques and Illustrative Video Segments. Proceedings of the 57th Annual Convention of the American Association of Equine Practitioners. 2011.
  4. Dyce. K. M. et al., Textbook of Veterinary Anatomy. 4th ed. Saunders/Elsevier, St. Louis, Mo. 2010.
  5. Furr. M. and Reed. S. M., Eds., Equine Neurology. Second edition. John Wiley & Sons Inc, Ames, Iowa. 2015.
  6. Ofri. R., Ophthalmic Examination. It Should Not Be Complicated. It Should Not Be Expensive.. World Small Animal Veterinary Association World Congress Proceedings. 2011.
  7. Kane. E., Hearing Loss in Veterinary Equine Patients. DVM 360. 2015.
  8. Young. A., Trigeminal-Mediated Headshaking. University of California Davis. 2021.
  9. Temporohyoid Osteoarthropathy. American College of Veterinary Surgeons.