Les muserolles font partie des brides pour chevaux depuis près de 4 000 ans. [1] Elles ont des fonctions différentes selon leur conception, leur position sur le chanfrein, leur matière et leur degré de serrage.
De nombreux cavaliers emploient une muserolle uniquement parce qu’elle est obligatoire ou attendue dans certaines disciplines équestres, notamment le dressage ou la chasse et le saut d’obstacles. [2][3] D’autres peuvent choisir de se servir de la muserolle comme point d’attache pour certaines pièces d’équipement, comme une martingale d’équitation western ou une martingale fixe d’équitation classique.
Attachée lâchement, la muserolle peut avoir une fonction purement cosmétique. [2] En revanche, lorsqu’on la resserre, la muserolle peut servir à mieux contrôler le cheval. Si elle est trop serrée, elle peut entraîner des conséquences négatives sur la santé physique et mentale de l’animal. [2][3][4]
Les cavaliers doivent se familiariser avec les différents types de muserolles et leur action pour choisir celle qui convient le mieux selon la discipline à laquelle ils participent et le niveau d’entraînement de leur monture. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les muserolles, ainsi que sur les avantages et inconvénients de cette pièce de harnachement.
Les différentes muserolles pour chevaux
Une muserolle est une courroie qui entoure le nez ou le chanfrein du cheval et qui s’attache à la bride. Elle peut être en cuir, en matériaux synthétiques ou encore combiner ces deux matières.
Les muserolles maintiennent la bouche du cheval fermée grâce à un mécanisme de renforcement négatif (la pression et le relâchement). Lorsque le cheval ouvre la bouche, il ressent la pression qu’exerce la muserolle sur son nez et sa mâchoire. Lorsqu’il ferme la bouche, la pression doit se relâcher, ce qui encourage le cheval à garder la bouche fermée autour du mors. [#]
La force qu’exerce la muserolle sur le nez du cheval dépend du modèle et de son ajustement. Les modèles courants incluent les suivants :
- la muserolle française, parfois appelée caveçon;
- la muserolle éclair ou muserolle combinée;
- la muserolle croisée ou muserolle mexicaine;
- la muserolle suédoise ou à boucle pull-back;
- la muserolle allemande;
- la muserolle Micklem ou anatomique.
La muserolle française
La muserolle française ordinaire est celle que les cavaliers emploient le plus fréquemment en sport équestre. [3][6] On pense qu’elle stabilise le mors dans la bouche et qu’elle protège potentiellement le cheval des lésions aux commissures des lèvres, à condition de ne pas être trop serrée. [7]
La muserolle éclair ou muserolle combinée
La muserolle combinée est un ajout à la muserolle française que l’on voit souvent sur les chevaux de concours. [9] Il s’agit d’une fine lanière qui se fixe à la muserolle française et qui s’attache devant le mors pour empêcher le cheval qui lutte contre la pression du mors d’ouvrir la bouche. [5]
La muserolle croisée ou mexicaine
La muserolle croisée ou muserolle mexicaine, que les anglophones appellent parfois « grackle », sert un objectif comparable à celui de la muserolle combinée. Elle se compose d’une muserolle inférieure et d’une muserolle supérieure. La partie inférieure s’attache devant le mors pour empêcher le cheval d’ouvrir la bouche. La courroie supérieure repose plus haut qu’une muserolle française et s’attache sous la joue pour former un « x » sur le chanfrein.
On pense que les muserolles croisées pourraient favoriser la respiration, mais cette affirmation n’a pas fait l’objet de recherches approfondies. [8]
La muserolle suédoise ou à boucle pull-back
La muserolle suédoise ou à boucle pull-back ressemble à une muserolle française plus large. Une série de rouleaux permet de facilement la resserrer exagérément avec très peu de force.
Ces muserolles sont souvent rembourrées pour éviter les plaies qui peuvent se développer si elles sont trop serrées. [9]
La muserolle allemande
La muserolle allemande agit de la même manière qu’une muserolle combinée, mais elle ne s’attache pas à une courroie supérieure comme la muserolle française. La muserolle allemande passe sous le mors. Elle garde la bouche du cheval fermée pour que le cavalier ait plus de contrôle. [2]
La muserolle Micklem ou anatomique
L’appellation Micklem désigne couramment toute bride ou muserolle de conception anatomique. Ces brides comportent une muserolle qui traverse l’avant du chanfrein, puis se divise en deux parties de chaque côté. Ces deux courroies s’attachent au-dessus et en dessous du mors.
« Micklem » est une marque de commerce, mais on emploie souvent ce terme pour désigner des imitations qui ressemblent au concept original. Ce modèle de bride est destiné à être plus confortable pour le cheval. Il a suscité l’intérêt des cavaliers qui souhaitent promouvoir le bien-être des chevaux.
Des recherches préliminaires suggèrent que les muserolles Micklem peuvent être plus confortables qu’une muserolle conventionnelle lorsque cette dernière est serrée. [10] Les courroies supérieures de ces muserolles sont néanmoins toujours associées à des lésions aux commissures des lèvres chez les chevaux de concours lorsqu’elles sont serrées. [7]
Quels sont les effets des muserolles sur le cheval?
Le plan frontal du crâne du cheval se termine par un os nasal fin et délicat qui flotte au-dessus de la cavité nasale. [11]
Il faut éviter d’attacher une muserolle sur cet os fragile. Cependant, certaines muserolles, notamment les muserolles allemandes, sont conçues pour reposer directement sur cette structure et ne peuvent pas l’éviter.
Le chanfrein et la tête du cheval contiennent de nombreux vaisseaux sanguins et nerfs qui passent sous l’endroit où repose la muserolle française ordinaire, y compris les glandes salivaires, l’artère et la veine faciales et les ramifications des nerfs faciaux. [11][12]
Une muserolle trop serrée peut endommager ces structures délicates. Par exemple, la température de la peau faciale des chevaux qui portent des muserolles trop serrées est plus basse, ce qui suggère que ces dernières compromettent la circulation sanguine. [9]
Les muserolles françaises ordinaires doivent reposer environ deux doigts sous l’os zygomatique du cheval pour éviter de faire pression sur l’extrémité fragile de l’os nasal. [13]
L’ajustement de la muserolle
La plupart des jeunes cavaliers apprennent qu’ils doivent pouvoir glisser « deux doigts » entre la muserolle et le chanfrein du cheval. Les origines de cette règle ne sont toutefois pas très claires.
La première mention de cette directive apparaît dans un manuel du Pony Club qui date de 1956. [14] Personne ne sait vraiment comment ou pourquoi on a créé cette règle.
Malheureusement, la règle des « deux doigts » est plutôt vague. L’ambiguïté de cette directive soulève plusieurs questions telles que celles qui suivent :
- Les deux doigts doivent-ils être superposés ou placés côte à côte?
- Quels sont les deux doigts à utiliser pour savoir si la muserolle est correctement ajustée?
- Doit-on mesurer la muserolle sur l’avant du chanfrein, sur le côté de la tête ou sous la mâchoire?
La règle ne tient pas non plus compte des différences de grosseur de doigt chez différentes personnes, une mesure anatomique qui présente une variance considérable.
Au cours des dernières années, les chercheurs ont conçu des outils pour mesurer objectivement l’ajustement des muserolles. [9] Bien que tous les cavaliers n’aient pas nécessairement besoin d’un dispositif de mesure, ils ont tout intérêt à être conscients du degré de tension de la muserolle et de ses effets sur le cheval.
Si le cavalier ne possède pas d’outil de mesure, on recommande généralement de vérifier l’ajustement de la muserolle en superposant deux doigts. Les enfants ou les personnes aux petites mains devraient envisager d’utiliser trois doigts pour éviter de trop serrer accidentellement leur muserolle.
Il faut mesurer l’ajustement de la muserolle sur le plan frontal du nez, c.-à-d. la partie plate du chanfrein du cheval. De nombreux cavaliers suggèrent de mesurer sur le côté de la tête ou sous le menton. Cette pratique est à éviter, car la compression des tissus mous de la tête peut mener à une mesure erronée et à un serrage excessif. [15]
Les conséquences d’une muserolle serrée
Dans le meilleur des cas, une muserolle trop serrée peut être inconfortable et frustrante pour le cheval. Dans le pire des cas, elle peut causer ce qui suit :
- des lésions;
- de la douleur;
- du stress;
- de la frayeur.
Les conséquences mentales
Une muserolle trop serrée rend le cheval plus sensible aux signaux du mors, car il est incapable d’ouvrir la bouche ou de bouger la langue pour dissiper la pression intense ou douloureuse de l’embouchure.
Si un cheval porte un mors dur ou sévère et qu’il ne peut pas ouvrir la bouche pour échapper à la pression, il peut éprouver un stress et une douleur considérables. [16][17][18][19]
Lorsqu’un cheval ne réussit pas à échapper à cette douleur ou à cette pression, il peut manifester des comportements de défense tels que ceux qui suivent : [19]
- ruer ou faire des sauts de mouton;
- prendre le mors aux dents;
- se cabrer.
Ces comportements exposent le cheval et le cavalier à un risque de blessure.
Les muserolles trop serrées empêchent en outre le cheval de faire des mouvements buccaux naturels, comme déglutir, mâchouiller et bâiller. Cette restriction peut s’avérer très stressante pour l’animal. [20]
Même au repos, le port d’une muserolle trop serrée provoque une hausse de la fréquence cardiaque et de la température des yeux, des indicateurs communs de stress chez les chevaux. [9][20]
Les conséquences physiques
Les muserolles serrées peuvent par ailleurs causer de la douleur au cheval et des lésions aux tissus. Les études ont associé les muserolles plus serrées à la présence de lésions buccales liées au mors dues à la pression à laquelle le cheval ne peut pas échapper. [7]
Des études récentes ont également montré que les muserolles serrées peuvent provoquer des modifications osseuses sur le crâne du cheval. Il existe des preuves de la formation de segments osseux proéminents non naturels sous la région où passe la muserolle. [21][22]
Les muserolles trop serrées peuvent aussi endommager les tissus et les nerfs faciaux de la tête. Les recherches montrent que la pression exercée sur le chanfrein par une muserolle trop serrée est égale ou supérieure à celle des garrots utilisés sur les humains pour arrêter les hémorragies catastrophiques des principaux vaisseaux sanguins. [23][24][25]
Les muserolles suédoises peuvent exercer de 400 à 800 % plus de pression sur la tête du cheval qu’un tourniquet humain. Chez l’humain, les garrots peuvent causer des lésions nerveuses douloureuses et permanentes à une fraction de cette pression. [4]
De plus, les muserolles trop serrées entraînent une diminution de l’apport sanguin vers la tête, ce qui peut contribuer à engendrer de la douleur et des lésions aux tissus. [9]
L’ajustement de la muserolle dans les concours hippiques
Dans les concours hippiques, l’ajustement de la muserolle est assujetti à des règles strictes pour assurer le bien-être et le confort des chevaux.
Par exemple, Canada équestre note dans ses règlements de dressage qu’« il doit être possible de glisser au moins un doigt entre la joue du cheval et la muserolle ». [27] La Fédération équestre américaine (USEF) émet des recommandations comparables, mais elle préconise une mesure à deux doigts. [28]
Ces recommandations diffèrent légèrement de celles des recherches récentes qui suggèrent d’utiliser deux doigts superposés sur l’avant du chanfrein du cheval pour vérifier que la muserolle n’est pas trop serrée. Elles offrent toutefois une ligne directrice claire à suivre pour les cavaliers et les palefreniers lors de la mise en place du harnachement, ce qui aide à prévenir le resserrement excessif pendant les concours.
Certains organismes sportifs étudient la possibilité d’utiliser des outils pour mesurer objectivement l’ajustement des muserolles. Au fur et à mesure que les directives pour le bien-être du sport continuent de se développer, ces outils pourraient devenir un spectacle courant sur les terrains de concours. La plupart des commissaires et des cavaliers ont accepté l’emploi de ces outils pendant les périodes d’essai. [3]
En juillet 2023, la Fédération équestre internationale (FEI) a proposé un changement de règlement qui mettrait en œuvre l’utilisation d’un dispositif de mesure de la muserolle appartenant au cavalier lors des contrôles du harnachement pendant les épreuves. [29]
Le choix d’une muserolle
Les chevaux n’ont pas nécessairement besoin d’une muserolle. De nombreux sportifs équestres peuvent réussir sans cet équipement, quelle que soit leur discipline. Certains mettent une muserolle uniquement parce que les règlements de concours l’exigent. [2][3] Les cavaliers westerns montent très souvent sans muserolle.
Sur le plan fonctionnel, la muserolle est une partie facultative de la bride. Il est assurément possible de monter un cheval bien entraîné à accepter le mors ainsi qu’à réagir aux aides de jambes et d’assiette sans en avoir besoin d’une muserolle.
Cela dit, les cavaliers qui optent malgré tout pour la muserolle ou qui doivent l’utiliser pour respecter la réglementation de leur sport doivent garder à l’esprit plusieurs facteurs pour choisir celle qui convient. Les facteurs à considérer incluent les suivants :
- le style d’équitation et l’action de la muserolle;
- les motifs qui justifient l’usage d’une muserolle;
- l’ajustement et la position de la muserolle;
- le reste du harnachement, y compris le choix du mors;
- la réaction du cheval à la muserolle.
Le style d’équitation et l’action de la muserolle
Lors du choix d’une muserolle, il faut tenir compte de l’endroit où elle fait pression sur le chanfrein ou la tête du cheval et de l’intensité de cette pression. Les cavaliers doivent comprendre les effets de l’action de la muserolle sur leur monture et ajuster leurs aides de main en conséquence.
Par exemple, les cavaliers qui choisissent une muserolle suédoise doivent savoir que ce modèle peut facilement être trop serré. Quiconque harnache un cheval qui porte cette muserolle doit en vérifier soigneusement l’ajustement pour éviter tout inconfort.
En cas de muserolle combinée ou d’un autre modèle restrictif, les cavaliers doivent veiller à avoir des mains douces et employer une embouchure moins sévère. Les mors moins sévères sont ceux qui exercent moins de pression sur la bouche du cheval, par exemple un filet simple. Il importe d’autre part de choisir un mors adapté à la sensibilité et au niveau d’entraînement du cheval en question.
Les cavaliers doivent être attentifs à garder un contact léger et réactif sur les rênes et à éviter d’exercer trop de pression ou de trop tirer.
La muserolle combinée restreint la capacité du cheval à ouvrir la bouche pour soulager la pression intense du mors. Pour cette raison, le cavalier qui n’a pas encore acquis une assiette indépendante doit choisir un autre modèle, par exemple la muserolle française.
Les motifs qui justifient l’emploi d’une muserolle
Si un cavalier opte pour l’emploi d’une muserolle pour mieux contrôler sa monture ou gérer un problème de comportement en selle, il ferait mieux de chercher à trouver la cause sous-jacente du problème.
Les muserolles peuvent être des outils utiles, mais comme toutes les aides d’entraînement, on doit les utiliser avec circonspection. La muserolle seule ne peut pas régler les problèmes tels que les lacunes d’entraînement, la douleur, la peur ou d’autres troubles de comportement.
L’ajustement et la position
Le cavalier doit placer la muserolle de sorte qu’elle n’appuie pas sur l’extrémité de l’os nasal fragile ou sur les ramifications sensibles des nerfs faciaux. Il doit pouvoir glisser deux doigts superposés (environ 1,5 centimètre ou un pouce) entre la partie plate du chanfrein et la muserolle.
La muserolle est trop serrée ou mal ajustée dans les cas suivants :
- Elle s’enfonce dans la peau.
- Elle engendre des plaies dues à la pression.
- Elle frotte sur la peau.
- Elle restreint la circulation sanguine.
- Elle nuit à la respiration.
- Elle cause de la douleur ou des dommages aux tissus.
Le reste du harnachement
La muserolle peut amplifier l’action du mors. Une muserolle restrictive ou serrée empêche le cheval d’échapper au contact.
La combinaison d’un mors sévère et d’une muserolle restrictive peut créer une situation stressante, inconfortable ou douloureuse pour le cheval. C’est notamment le cas des mors munis d’embouchures minces et abrasives ou des mors à effet de levier important.
La réaction du cheval
Lorsqu’ils essaient une nouvelle muserolle, les cavaliers peuvent trouver utile de regarder des vidéos de leur séance ou d’observer quelqu’un d’autre qui monte le cheval pour évaluer à pied le comportement de leur monture.
Les questions suivantes peuvent les aider à identifier ce que le cheval ressent avec sa nouvelle muserolle :
- Le cheval se défend-il contre la muserolle?
- Est-ce qu’il secoue la tête, sort la langue ou tente d’échapper au contact du mors?
- Son expression faciale est-elle calme ou encore stressée et affligée de douleur?
En résumé
Les muserolles pour chevaux peuvent servir à de nombreuses fins selon leur conception et leur ajustement. Leur rôle peut être purement cosmétique ou elles peuvent devenir un moyen de contrôle. Les muserolles doivent toujours être suffisamment lâches pour que l’on puisse glisser deux doigts superposés entre la muserolle et l’avant du chanfrein.
- Les muserolles trop serrées ou restrictives peuvent faire en sorte que les chevaux ressentent de la douleur, du stress ou de la peur. Elles peuvent causer des blessures, car elles empêchent le cheval d’ouvrir la bouche pour échapper à la pression du mors.
- On doit mesurer l’ajustement de la muserolle sur le plan frontal plat de la tête du cheval, et non sur le côté ou sous le menton.
- Les muserolles doivent éviter de faire pression sur les structures délicates et sensibles de la tête.
- Les instances dirigeantes des sports équestres commencent à mettre en œuvre des règlements relatifs à l’ajustement des muserolles. Elles envisagent d’avoir recours à des outils pour le mesurer objectivement sur les terrains de concours.
- Lors du choix d’une muserolle, il importe de comprendre sa fonction, de l’ajuster correctement et d’évaluer comment le cheval réagit sous la selle.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les muserolles pour chevaux :
Une muserolle de bride aide à garder la bouche du cheval fermée autour du mors en appliquant une pression sur le nez et la mâchoire lorsque la bouche s’ouvre. Selon sa conception et son ajustement, une muserolle peut également aider à stabiliser le mors, à fixer de l’équipement comme une martingale fixe ou un tie-down, à respecter les règlements de compétition, ou à donner à la bride une apparence traditionnelle.
Une muserolle correctement positionnée doit se situer à environ deux doigts sous l’os de la joue, sur la partie plate à l’avant de la tête du cheval. Cette position aide à éviter une pression sur l’extrémité fragile de l’os nasal et sur les structures faciales sensibles. Certains types de muserolles se placent plus bas par conception, mais toute muserolle doit être ajustée avec soin pour réduire les frottements, la douleur ou la restriction de la circulation sanguine.
Une muserolle doit être suffisamment lâche pour permettre à deux doigts superposés, soit environ 1 pouce ou 1,5 cm, de passer entre la partie plate du nez et la courroie. Mesurer sur le côté de la tête ou sous la mâchoire peut être trompeur, car les tissus mous se compressent facilement. Les enfants ou les personnes ayant de petites mains peuvent devoir utiliser trois doigts.
Une muserolle trop serrée peut blesser un cheval en causant de la douleur, du stress, une diminution de la circulation sanguine, des lésions dans la bouche et une pression sur les nerfs faciaux sensibles. Des recherches ont associé les muserolles trop serrées à une fréquence cardiaque plus élevée, à une augmentation de la température des yeux, à une diminution de la température de la peau du visage et à des lésions tissulaires. Les muserolles serrées peuvent également empêcher des comportements normaux comme lécher, avaler et bâiller.
Les types courants de muserolles pour chevaux comprennent la muserolle française, la muserolle combinée, la muserolle croisée, la muserolle à poulie, la muserolle basse et les modèles anatomiques ou de style Micklem. Une muserolle française simple est largement utilisée en sport, tandis que les muserolles combinées et croisées limitent plus directement l’ouverture de la bouche. Les muserolles à poulie peuvent être facilement trop serrées, et les brides anatomiques sont conçues pour réduire la pression sur les zones sensibles du visage.
Une muserolle n’est pas nécessaire pour tous les chevaux, puisque plusieurs chevaux bien entraînés peuvent être montés en toute sécurité sans cet équipement. Certains cavaliers utilisent une muserolle uniquement parce que leur discipline l’exige ou la prévoit, tandis que d’autres s’en servent pour fixer de l’équipement ou stabiliser la bride. Les cavaliers western montent souvent sans muserolle, ce qui montre que cette pièce de harnachement est facultative dans de nombreux contextes.
Les règles concernant les muserolles en compétition varient selon la discipline et l’organisme de réglementation. Certains sports équestres exigent ou prévoient des configurations de bride précises, tandis que les règlements de dressage et d’autres disciplines incluent souvent des normes d’ajustement des muserolles. Équestre Canada exige qu’au moins un doigt puisse passer entre la joue et la muserolle, tandis que certaines organisations utilisent une règle de deux doigts ou testent des dispositifs de mesure.
Une muserolle appropriée doit correspondre à votre style de monte, aux règlements de votre discipline, au type de mors utilisé et au confort de votre cheval. Une muserolle française simple peut être une meilleure option pour les cavaliers qui développent encore la stabilité de leurs mains, tandis que les muserolles combinées, basses, à poulie ou croisées demandent plus de précautions puisqu’elles limitent davantage les mouvements de la bouche. La réaction du cheval devrait guider le choix de la muserolle.
Un cheval peut se défendre contre la muserolle si elle est trop serrée, mal positionnée, associée à un mors sévère ou utilisée pour masquer une douleur ou des lacunes dans l’entraînement. Des mouvements de tête brusques, une langue pendante, une bouche ouverte, une résistance ou une expression faciale tendue peuvent indiquer un inconfort. Les muserolles ne peuvent pas, à elles seules, résoudre la peur, la douleur, un mauvais ajustement ou l’incompréhension.
Une vérification sécuritaire de l’ajustement d’une muserolle doit être effectuée sur la partie plate à l’avant du nez du cheval, et non sous le menton ou le long de la joue. Deux doigts superposés, soit environ 1 pouce ou 1,5 cm, devraient pouvoir passer confortablement sous la courroie. Les cavaliers devraient également vérifier la présence de frottements, de plaies de pression, d’une respiration restreinte ou de signes indiquant que le cheval tente d’éviter la pression.
Résumé
Les muserolles pour chevaux peuvent servir à de nombreuses fins selon leur conception et la façon dont elles sont serrées, avec des fonctions allant du cosmétique au contrôle. Les muserolles devraient toujours être assez lâches pour permettre de glisser deux doigts superposés entre la muserolle et l’avant du nez du cheval.
- Les conceptions de muserolles trop serrées ou restrictives peuvent causer aux chevaux de la douleur, du stress, de la peur et des blessures en les empêchant d’ouvrir la bouche contre la pression du mors.
- Les mesures de la muserolle devraient être prises sur le plan frontal plat du visage du cheval, et non sur le côté du visage ni sous le menton.
- Les muserolles devraient être placées de manière à éviter d’exercer une pression sur les structures délicates et sensibles du visage.
- Les instances dirigeantes des sports équestres commencent à mettre en œuvre des règles sur le serrage des muserolles et envisagent l’utilisation d’outils objectifs de mesure des muserolles en compétition.
- Lors du choix d’une muserolle, il est important d’en comprendre la fonction, de l’ajuster correctement et d’évaluer la réaction de votre cheval avec celle-ci sous la selle.
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