Les morsures de serpent venimeux ou l’envenimation par les serpents, bien que plutôt rares chez les chevaux, constituent une urgence médicale. Sans une intervention vétérinaire rapide, les morsures de serpent venimeux peuvent causer des lésions graves et, dans certains cas, la mort.

En Amérique du Nord, les serpents venimeux appartiennent à la famille des Elapidés (les serpents corail) ou des Crotalidés (les vipères). Les serpents à sonnette sont le plus souvent responsables des envenimations équines sur ce continent.

L’envenimation par les serpents peut provoquer un large éventail de symptômes selon l’espèce de serpent, la quantité de venin injectée et l’endroit de la morsure. Les symptômes comprennent une enflure grave, des irrégularités cardiovasculaires, la nécrose des tissus et des troubles neurologiques.

Les options de traitement varient en fonction de la gravité des symptômes et des espèces de serpent impliquées. Dans tous les cas, on doit veiller à ce que le cheval affecté reste calme. En effet, l’agitation hausse la fréquence cardiaque, accélère la propagation du venin dans tout le corps et amplifie ses effets.

La prévention des morsures de serpent est un sujet complexe, car il est impossible d’éliminer tout risque de rencontre avec les chevaux. Les stratégies de gestion environnementale dans les régions à haut risque consistent à entretenir la propreté des pâturages et des bâtiments, ainsi qu’à éviter les balades à cheval en début de soirée à la fin de l’été.

Les morsures de serpent venimeux

Il existe plus de 600 espèces différentes de serpents venimeux dans le monde, qui appartiennent toutes à l’une des familles suivantes : [1]

  • Atractaspididae;
  • Colubridae;
  • Elapidae;
  • Viperidae.

On retrouve les serpents appartenant à la famille des Atractaspididae au Moyen-Orient et en Afrique. Les membres de la famille des Colubridae sont répartis dans le monde entier. La plupart ne sont pas venimeux. On rapporte toutefois des décès humains liés à cinq espèces. [2]

Les serpents de la famille des Elapidae, ou élapidés, sont répartis sur tout le continent américain. La plupart des populations sont concentrées autour de la région côtière du Pacifique et des régions tropicales ou subtropicales. [3]

Les espèces de serpents venimeux de la famille des Elapidae communes dans ces régions incluent les suivantes : [3]

  • le serpent corail de l’Arizona (Micururoides euryxanthus);
  • le serpent corail du Texas (Micrurus tener);
  • le serpent corail du Sud ou de l’Est de la Floride ou serpent-arlequin (Micrurus fulvius).

L’Amérique du Nord abrite également plus de 200 espèces de vipères (Crotalidés), une sous-famille des Viperidae. Les espèces les plus répandues incluent celles qui suivent : [3]

  • le serpent à sonnette ou crotale;
  • le mocassin d’eau (Ancistrodon piscivorus);
  • le massasauga (Sistrurus catenatu);
  • le mocassin à tête cuivrée (Agkistrodon compartrix).

En Amérique du Nord, les cas équins d’envenimation par des serpents sont liés à des morsures venimeuses par des Crotalidés ou des Elapidés[3]

Le venin de serpent

La composition du venin est très différenciée selon l’espèce. Il peut contenir entre 20 et 100 substances chimiques et même plus. D’autres conditions peuvent aussi modifier la composition du venin. Elle peut même changer d’une morsure à l’autre chez le même animal. [4]

Selon les espèces, le venin de serpent contient soit des peptides neurotoxiques (Elapids), soit un mélange complexe de protéines et d’enzymes (Crotalids) qui peuvent tous provoquer des lésions au système nerveux, la nécrose (la mort des tissus), des lésions cardiaques et pulmonaires, ainsi qu’une défaillance de la coagulation sanguine. [5]

Les effets toxiques sur les chevaux

Lorsqu’un serpent venimeux mord un cheval, des composés toxiques pénètrent dans sa circulation sanguine par le site de la morsure. Selon l’endroit de la morsure et la quantité de venin injectée, la toxicité peut affecter plusieurs systèmes d’organes et provoquer une variété de symptômes qui peuvent être fatals.

La dose létale médiane ou DL50 mesure la létalité d’une substance. Les toxicologues l’emploient pour évaluer la toxicité relative d’un composé et établir des directives de sécurité concernant son utilisation. Les substances dont la DL50 est basse sont plus toxiques que celles dont la DL50 est élevée.

La DL50 du venin de serpent varie considérablement d’une espèce à l’autre, comme le montre le tableau suivant. [6]

Serpent DL50 Quantité de venin injectée (mg)
Serpent diamantin de l’Est 1,68 590
Crotale des bois 2,69 140
Mocassin à tête cuivrée 10,92 60
Serpent diamantin de l’Ouest 2,18 500

La toxicologie de l’envenimation par les serpents

L’envenimation se produit lorsqu’un serpent injecte son venin dans le corps du cheval en le mordant. En Amérique du Nord, les morsures de serpent corail ou de crotale sont les principales causes d’envenimation des équidés.

Les morsures de serpent venimeux ne contiennent pas toujours de venin. On parle alors d’une « morsure sèche » ou « blanche ». La sécrétion de venin a un coût métabolique élevé pour le serpent, de sorte que ces espèces ont évolué pour n’y avoir recours qu’en cas de besoin. Si la morsure est de nature défensive, le serpent peut réserver son venin pour attaquer ses proies. [7][8]

Le venin des crotalidés

La principale fonction du venin des crotalidés est d’immobiliser la proie et d’amorcer la prédigestion des tissus avant même que le serpent commence à avaler son repas. Le venin des crotalidés contient un mélange complexe d’enzymes, de protéines et de toxines multiples. [1]

Les scientifiques ont identifié plus de 50 substances différentes dans le venin des crotalidés et sa composition diffère d’une morsure à l’autre. [1]

Les enzymes

Les enzymes sont des protéines qui accélèrent les réactions biochimiques. Les enzymes du venin de serpent jouent un rôle dans la prédigestion des proies et facilitent la propagation du venin dans les tissus. Les principales enzymes présentes dans le venin de crotale sont les protéases et l’hyaluronidase : [1]

  • Les protéases sont des enzymes qui digèrent les protéines et les peptides tissulaires. Elles causent de graves lésions aux tissus. [1]
  • L’hyaluronidase est une enzyme qui décompose l’acide hyaluronique. Elle facilite la propagation du venin en décomposant le tissu conjonctif autour du site de la morsure. [1]

Les protéines

Les protéines du venin de serpent contribuent au dysfonctionnement du système sanguin et perturbent la coagulation sanguine (la coagulopathie). L’envenimation par les serpents peut entraîner une baisse de numération plaquettaire (la thrombocytopénie). [9]

Les plaquettes sont des fragments de globules rouges. Elles forment le principal mécanisme de coagulation sanguine. La réduction de numération plaquettaire limite la capacité de l’organisme à coaguler normalement, ce qui peut provoquer une hémorragie même si la blessure est mineure. Dans les cas graves, elle peut engendrer chez les chevaux affectés une hémorragie interne potentiellement fatale.

Le venin de serpent corail

Le venin de serpent corail peut donner lieu à une panoplie d’effets physiologiques. Parmi les plus graves figurent l’interruption de la communication entre les nerfs et les muscles, les lésions aux tissus, la dégradation des globules rouges (l’anémie hémolytique) et la vasodilatation qui mène à une baisse de pression artérielle. [10]

En cas d’envenimation par un serpent corail, les symptômes peuvent attendre de 12 à 18 heures après la morsure pour se manifester. Ce retard peut même se prolonger jusqu’à deux semaines. [10]

Le venin de serpent corail contient un certain nombre de substances différentes. On comprend mal sa toxicologie. On sait seulement que la plupart des venins de serpent corail contiennent des neurotoxines et des enzymes. [10]

Les neurotoxines

Les neurotoxines sont des substances qui perturbent la signalisation nerveuse entre les muscles et le système nerveux central. Ces effets peuvent engendrer une paralysie musculaire qui peut être irréversible. [10]

Les enzymes

Les enzymes contenues dans le venin de serpent corail peuvent causer des lésions et la nécrose (la mort) des tissus adjacents. La phospholipase A est une enzyme propre au venin qui peut endommager les membranes des globules rouges. Elle contribue ainsi aux coagulopathies et à l’anémie hémolytique.

Les symptômes de morsure par un serpent venimeux

Les symptômes de l’envenimation par un serpent varient en fonction de l’espèce, de l’endroit de la morsure et du système d’organes le plus affecté.

L’envenimation par les serpents corail

Les morsures de serpent corail sont rares chez les chevaux. En effet, ces reptiles sont normalement peu agressifs et de petite taille. Lorsque l’envenimation se produit, les symptômes peuvent inclure ceux qui suivent : [5][10]

  • la paralysie faciale;
  • des difficultés respiratoires;
  • une salivation excessive;
  • des plaies perforantes.

L’envenimation par les crotalidés

La majorité des cas signalés d’envenimation par les crotalidés touchent le nez des chevaux qui broutent dans les zones infestées de serpents[10] Les morsures de vipères venimeuses peuvent causer des symptômes respiratoires, des problèmes de coagulation sanguine, des troubles musculosquelettiques, des effets cardiovasculaires et des symptômes neurologiques.

Les symptômes respiratoires

Les morsures au nez des crotalidés peuvent provoquer un œdème extrême de la face, ce qui peut mener aux troubles suivants : [10]

  • L’obstruction des voies respiratoires: l’enflure obstrue les voies respiratoires supérieures et peut causer des difficultés respiratoires.
  • La pneumonie par aspiration: plus rarement, l’enflure peut faire en sorte que le cheval éprouve du mal à s’abreuver. L’eau peut alors pénétrer dans les poumons. Cela peut se transformer en pneumonie et mettre la vie de l’animal en danger.

Les symptômes qui affectent la coagulation sanguine

Les plaquettes sont des fragments de globules rouges. Ce sont les principaux responsables de la coagulation sanguine. Le venin de crotalidés contient des toxines qui nuisent à la numération plaquettaire, ce qui peut conduire aux symptômes suivants : [5]

  • la thrombocytopénie, soit la diminution du nombre de plaquettes sanguines;
  • la prolongation du délai de coagulation;
  • des saignements spontanés autour des yeux et du nez;
  • l’anémie, une baisse du taux d’hémoglobine qui peut compromettre l’oxygénation des tissus.

Les symptômes du système musculosquelettique

Le venin de serpent contient des neurotoxines qui perturbent la fonction nerveuse des chevaux, en particulier la jonction neuromusculaire. Cette dernière joue un rôle central dans le fonctionnement des muscles en reliant les motoneurones aux fibres des muscles squelettiques.

Les neurotoxines contenues dans le venin de crotalidés perturbent le fonctionnement normal de la jonction neuromusculaire. Elles peuvent provoquer une paralysie neuromusculaire[15] Les symptômes de paralysie neuromusculaire incluent les suivants : [1][5][16]

  • la boiterie;
  • l’enflure;
  • l’asthénie, soit une faiblesse généralisée;
  • des tremblements musculaires;
  • le décubitus (le cheval couché en position allongée);
  • la paralysie de la langue;
  • des pupilles anormales (de différentes tailles, qui ne réagissent pas à la lumière).

Les symptômes cardiovasculaires

Les symptômes cardiovasculaires sont très fréquents en cas d’envenimation par des serpents. Jusqu’à 70 % des chevaux touchés souffrent d’arythmie cardiaque.

Les arythmies cardiaques sont des variations anormales de fréquence cardiaque. Elles peuvent engendrer un vaste éventail d’effets qui vont d’une baisse de rendement à la mort subite. [11][12][13]

La gravité des symptômes cardiovasculaires dépend de la sous-espèce de serpent. Dans les cas graves, les tissus du muscle cardiaque peuvent se nécroser (les lésions myocardiques) et le cheval peut souffrir d’insuffisance cardiaque congestive. [10][11]

Les symptômes cutanés (épidermiques)

Quel que soit l’endroit de la morsure, le venin de serpent à sonnettes contient des enzymes qui endommagent les tissus. Les symptômes cutanés les plus fréquents sont les suivants : [5]

  • une décoloration de la peau;
  • l’enflure;
  • la douleur.

Dans les cas graves, les chevaux peuvent souffrir de nécrose tissulaire (la mort des tissus) au site de la morsure. [10]

Les symptômes du système nerveux

Dans de rares cas, les neurotoxines contenues dans le venin combinées à l’oxygénation réduite du cerveau peuvent conduire à des symptômes neurologiques tels que : [10]

  • l’ataxie (le manque de coordination);
  • le dysfonctionnement de la vessie;
  • une paralysie localisée (faciale).

Les facteurs de risque

Les chevaux de tout âge, de tout sexe et de toutes races peuvent subir la morsure de serpents venimeux. Les animaux qui vivent dans les régions endémiques courent un plus grand risque d’envenimation, en particulier entre le printemps et le début de l’automne alors que l’activité des serpents culmine. En Amérique du Nord, la majorité des morsures de serpent qui touchent les chevaux surviennent entre les mois de mars et d’octobre. [10]

Comme pour toutes les formes d’intoxication, la toxicité est directement liée à la grosseur de la dose par rapport au poids de l’animal. C’est pourquoi les chevaux miniatures et les poulains sont plus susceptibles de souffrir de symptômes graves que les équidés de plus grande taille ou plus matures.

Le diagnostic

Lorsque l’on soupçonne un contact avec un serpent sans pouvoir le confirmer, le diagnostic d’envenimation se fonde sur les signes cliniques, l’emplacement géographique et la période de l’année.

En plus de l’examen physique et des antécédents médicaux, des tests ciblés visent à déterminer le temps de coagulation sanguine et la numération plaquettaire. Ces analyses incluent les suivantes : [10]

  • l’hémogramme;
  • les analyses d’urine;
  • la biochimie;
  • les tests de temps de coagulation : ACT, PT et PTT.

Le vétérinaire peut d’autre part recommander l’imagerie diagnostique pour visualiser les dommages internes.

Bien que l’identification de l’espèce puisse être utile pour l’administration directe d’un antivenin ciblé, il est dangereux de tenter d’attraper un serpent venimeux et nous le déconseillons fortement. S’il est possible d’obtenir une photo du serpent, elle peut être utile au diagnostic. Cependant, il est plus important de s’affairer à prodiguer les soins vétérinaires urgents. Il ne faut surtout pas apporter de serpent venimeux vivant dans une clinique vétérinaire.

Le diagnostic différentiel

Un certain nombre d’autres pathologies provoquent des symptômes que l’on peut confondre avec l’envenimation par les serpents, notamment celles qui suivent :

  • les réactions allergiques;
  • les infections;
  • l’insuffisance cardiaque;
  • l’envenimation par les veuves noires;
  • certains types de blessures.

Le traitement

En cas de morsure de serpent, il importe de s’efforcer de calmer le cheval. L’agitation accélère la fréquence cardiaque et facilite la propagation rapide du venin dans l’organisme.

Quel que soit le type de morsure de serpent, le traitement de soutien inclut ce qui suit : [10]

Les détails du traitement dépendent de l’espèce de serpent, de la gravité et de l’endroit de la morsure. [10]

Les procédures clés pour soigner l’envenimation par un serpent à sonnettes sont la protection des voies respiratoires et l’administration d’antivenin. L’enflure extrême du nez associée à l’envenimation par un serpent à sonnettes peut causer l’obstruction des voies respiratoires qui peut être fatale. [10]

L’administration d’antivenin arrête la progression de l’enflure et inverse la baisse de numération plaquettaire. Dans la plupart des cas, une seule dose d’antivenin suffit. Cependant, si le temps de coagulation et la numération plaquettaire ne s’améliorent pas dans les quatre heures suivant la première dose, une deuxième dose peut être nécessaire. [10]

Dans certains cas, les chevaux atteints peuvent avoir besoin d’antibiotiques à large spectre pour prévenir l’infection au site de la morsure. [10]

De plus, si le cheval n’est pas immunisé contre le tétanos, il aura besoin d’un rappel du vaccin. [14] Le tétanos est une infection bactérienne mortelle causée par la bactérie Clostridium tetani qui vit en abondance dans le sol. Elle s’introduit dans l’organisme par les plaies perforantes. [14]

Le pronostic

Avec des soins médicaux rapides, l’envenimation par les crotalidés et le serpent corail ont tous deux d’excellents pronostics. La majorité des chevaux récupèrent complètement. L’incidence de complications à long terme est faible. [10]

L’œdème causé par l’envenimation des crotalidés disparaît habituellement dans les 72 heures qui suivent le traitement. [10]

La récupération de l’envenimation par les serpents corail est souvent plus longue que celle par les crotalidés. Elle peut demander jusqu’à 14 jours[10]

Les complications neurologiques et cardiovasculaires à long terme sont rares, mais elles sont possibles. [10] Tous les chevaux en convalescence ont besoin de soins de soutien, y compris d’aide pour manger et s’abreuver[10]

La prévention

La prévention des morsures de serpent venimeux chez les chevaux est un sujet complexe, car il est impossible d’éliminer complètement tout risque de rencontre. Les stratégies de gestion environnementale dans les régions endémiques où abondent les serpents venimeux comprennent celles qui suivent :

  • maintenir la propreté des pâturages et des bâtiments;
  • veiller à respecter un programme d’immunisation à jour;
  • éviter les balades à cheval pendant la période où les serpents sont les plus actifs, soit en fin d’après-midi durant la saison automnale d’Amérique du Nord.

Il existe un vaccin contre les morsures de serpent à sonnette. Néanmoins, toute incidence d’envenimation requiert une intervention médicale rapide, quel que soit le statut vaccinal du cheval.

En résumé

L’envenimation des chevaux nord-américains est due à des morsures de serpents venimeux qui appartiennent à l’une des deux familles suivantes : les crotalidés et les serpents corail.

  • L’envenimation par les serpents requiert des soins médicaux immédiats, car elle peut provoquer des lésions graves et la mort.
  • Il existe des vaccins contre certains types de venin, mais les chevaux atteints requièrent tout de même des soins vétérinaires, quel que soit leur statut vaccinal.
  • Avec une intervention et des soins rapides, le pronostic est excellent. Les chevaux peuvent facilement reprendre et réussir leur carrière sportive.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des morsures de serpents venimeux chez les chevaux :

Résumé

Chez les chevaux nord-américains, l’envenimation par serpent est causée par des morsures venimeuses de serpents appartenant à l’une de deux familles : les crotales et les serpents corail.

  • L’envenimation par serpent nécessite une attention médicale immédiate, car elle peut entraîner des blessures graves et la mort
  • Des vaccins contre certains types de venin sont disponibles, mais les chevaux atteints nécessitent des soins vétérinaires, quel que soit leur statut vaccinal
  • Avec des soins rapides, le pronostic est excellent, et les chevaux peuvent facilement reprendre une carrière sportive couronnée de succès
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Références

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  2. Modahl, C. M. et al. Venoms of Colubrids. In Venom Genomics and Proteomics, P. Gopalakrishnakone and J. J. Calvete, Eds., Dordrecht: Springer Netherlands, 2016, pp. 51–79. doi: 10.1007/978-94-007-6416-3_9.
  3. Schmidt, M.C. Snakes of North America. University of Pittsburgh (accessed Mar. 22, 2024).
  4. Oliveira, A. L. et al. The Chemistry of Snake Venom and Its Medicinal Potential. Nat Rev Chem. 2022. doi: 10.1038/s41570-022-00393-7.
  5. Hovda, L. R., Benson, D., & Poppenga, R. H. Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult Clinical Companion: Equine Toxicology. Wiley Blackwell, 2022.
  6. Plumlee, K. H., Ed. Clinical veterinary toxicology. St. Louis, Mo: Mosby, 2004.
  7. Gilliam, L. L. Snake Envenomation. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2024. doi: 10.1016/j.cveq.2023.08.003.
  8. Pucca, M. B. et al. Current Knowledge on Snake Dry Bites. Toxins. 2020. doi: 10.3390/toxins12110668.
  9. Plumb, D. C. Plumb’s veterinary drug handbook, 6th ed. Stockholm, Wis.; Ames, Iowa: PharmaVet; Distributed by Blackwell Pub, 2008.
  10. Lavoie, J.-P., Ed. Blackwell’s five-minute veterinary consult. Equine, Third edition. Hoboken, NJ: Wiley-Blackwell, 2019.
  11. Cardiac Arrhythmias in Horses. Royal Veterinary College (accessed Mar. 22, 2024).
  12. Slade, J. et al. Wilderness Cardiology: A Case of Envenomation-Associated Cardiotoxicity Following a Rattlesnake Bite. Cardiol Ther. 2021. doi: 10.1007/s40119-021-00215-9.
  13. Gilliam, L. L. et al. Cardiotoxicity, Inflammation, and Immune Response after Rattlesnake Envenomation in the Horse. J Vet Intern Med. 2012. doi: 10.1111/j.1939-1676.2012.01022.x. View Summary
  14. Tetanus in Horses - Horse Owners, MSD Veterinary Manual (accessed Mar. 22, 2024).
  15. Rodríguez Cruz, P. M. et al. The Neuromuscular Junction in Health and Disease: Molecular Mechanisms Governing Synaptic Formation and Homeostasis. Front. Mol. Neurosci. 2020. doi: 10.3389/fnmol.2020.610964.
  16. Bamford, N. J. et al. Elapid Snake Envenomation in Horses: 52 Cases (2006–2016). Equine Veterinary Journal. 2018. doi: 10.1111/evj.12735. View Summary