Un apport adéquat en minéraux dans l’alimentation de votre cheval est essentiel pour son bien-être et son fonctionnement général. Les minéraux jouent un rôle important dans la structure des tissus, les réactions enzymatiques, le métabolisme énergétique et le maintien de l’équilibre électrolytique.
Les carences en minéraux peuvent contribuer à une mauvaise qualité des sabots et du pelage, à des problèmes articulaires, à des troubles métaboliques et à des problèmes de croissance. Un apport excessif en minéraux peut également causer des problèmes de santé.
Les minéraux ne représentent qu’une petite portion de l’alimentation équine, mais ils peuvent avoir un impact significatif sur la santé et les performances de votre cheval. Ces éléments doivent être fournis par l’alimentation car ils ne peuvent pas être synthétisés dans l’organisme du cheval.
Les minéraux nécéssaires en grandes quantités sont appelés macrominéraux et comprennent le sodium, le chlorure, le magnésium, le calcium, le phosphore et le potassium. Les minéraux nécéssaires en plus petites quantités sont appelés oligo-éléments ou microminéraux et comprennent le sélénium, le cuivre, le zinc, le manganèse, le fer, l’iode et le cobalt.
Les besoins en minéraux de votre cheval varient en fonction de son âge, de son statut reproducteur et de son niveau d’activité. Les proportions des différents minéraux dans l’alimentation doivent également être soigneusement équilibrées pour répondre aux besoins de votre cheval et favoriser une santé et des performances optimales.
Vous pouvez analyser le régime alimentaire de votre cheval en ligne pour vérifier les niveaux des différents minéraux fournis par votre plan d’alimentation. Nos nutritionnistes équins peuvent également vous aider à équilibrer l’alimentation de votre cheval gratuitement.
Besoins en minéraux pour les chevaux
Les minéraux sont des éléments inorganiques qui sont nécéssaires dans l’alimentation des chevaux en quantités relativement faibles par rapport aux macronutriments.
Le document Nutrient Requirements for Horses (2007) du National Research Council (NRC) présente les apports recommandés pour la plupart des minéraux basés sur les recherches disponibles sur les chevaux ou sur l’extrapolation à partir d’autres espèces.
Les besoins établis par le NRC pour les minéraux et les vitamines représentent le minimum requis pour prévenir les symptômes de carence. Les valeurs du NRC ne reflètent pas nécessairement les besoins pour une santé optimale; c’est pourquoi la plupart des nutritionnistes recommandent une supplémentation supérieure aux niveaux du NRC.
Les macrominéraux sont généralement nécéssaires en quantités mesurées en grammes, tandis que les oligo-éléments ou microminéraux sont généralement requis en quantités exprimées en milligrammes (un millième de gramme).
Les minéraux se trouvent en petites quantités dans les fourrages, les céréales, les moulées pour chevaux et dans d’autres additifs utilisés dans l’alimentation du cheval. Les teneurs en minéraux des fourrages et des cultures varient en fonction des teneurs en minéraux du sol, des espèces végétales et des conditions de récolte.
Ces nutriments sont fournis sous forme de composés organiques (liés à des atomes de carbone) et de composés inorganiques (sans atomes de carbone présents); les complexes minéraux organiques tendent à être mieux absorbés et utilisés par l’organisme du cheval.
Il est important de noter que les minéraux sont rarement présents dans l’alimentation du cheval en quantités ou rapports corrects sauf si un cheval reçoit un supplément de minéraux et de vitamines au taux d’alimentation recommandé. Une étude portant sur 200 régimes alimentaires équins a révélé que plus de 90 % d’entre eux présentaient des carences en un ou plusieurs oligo-éléments ou vitamines importants. (Bruggink et al., 2018, non publié)
Dans une étude récente, Mad Barn a analysé les régimes alimentaires de plus de 6 500 chevaux pour y déceler les carences nutritionnelles. La grande majorité des régimes alimentaires fournissaient trop d’énergie et de protéines mais une quantité insuffisante d’électrolytes clés et de minéraux antioxydants.
Il est toujours recommandé de soumettre des échantillons de fourrages pour analyse afin de déterminer leur teneur en minéraux et d’orienter les stratégies de supplémentation appropriées pour répondre aux besoins de votre cheval.
Des suppléments de vitamines et de minéraux bien équilibrés peuvent aider à combler les lacunes dans l’apport alimentaire provenant des fourrages, des céréales et d’autres aliments.
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Macrominéraux
Les macrominéraux sont nécéssaires en plus grandes quantités dans l’alimentation des chevaux. Les quantités requises sont généralement représentées en pourcentage de la matière sèche totale dans l’alimentation ou en grammes par kilogramme d’aliment.
Les macrominéraux pour les chevaux sont :
- Le calcium (Ca)
- Le phosphore (P)
- Le magnésium (Mg)
- Le potassium (K)
- Le soufre (S)
- Le sodium (Na)
- Le chlorure (Cl)
Ces macrominéraux sont impliqués dans la structure et la fonction des tissus, incluant la formation des os, la contraction des muscles, l’équilibre des fluides dans les cellules et la transmission nerveuse.
Calcium et phosphore
Le rôle du calcium et du phosphore dans le maintien de la solidité des os et des dents est bien établi. Près de 99 % du calcium et 80 % du phosphore présent dans l’organisme se trouvent dans les os et les dents.
Ces minéraux sont également importants pour soutenir les réactions enzymatiques et sont des composants des membranes cellulaires.
Les niveaux de calcium et de phosphore dans l’alimentation doivent respecter un rapport spécifique pour assurer une absorption et une fonction appropriées.
Les rôles du calcium :
- Structure et la fonction des os
- Contraction musculaire
- Transmission des signaux nerveux
- Fonction des membranes cellulaires
- Cofacteur enzymatique
- Coagulation sanguine
Les rôles du phosphore :
- Structure et fonction des os
- Composant des membranes cellulaires sous forme de phospholipides et de phosphoprotéines
- Composant de l’adénosine triphosphate (ATP) – la principale source énergétique des cellules
Besoins :
Les besoins en calcium et en phosphore ont été publiés par le NRC pour les chevaux en croissance, les juments gestantes et pour les chevaux à l’entretien.
Entretien : Un cheval adulte de 500 kg (1100 lb) à l’entretien nécessite 20 grammes de calcium et 14,3 grammes de phosphore. Cela équivaut à un rapport Ca:P de 1,4:1.
Gestation : Au cours des 3 derniers mois de gestation, 0,032 grammes supplémentaires de calcium sont nécessaires par kg de poids corporel. Pour une jument de 500 kg, ce besoin minimum équivaut à 36 grammes de calcium par jour. Les besoins en phosphore augmentent pour atteindre un minimum de 26 grammes par jour. Cela équivaut à un rapport Ca:P de 1,4:1.
Lactation : Pendant le pic de lactation, les besoins en calcium et en phosphore pour une jument de 500 kg sont de 56 grammes et 36 grammes par jour, respectivement.
Croissance : Les besoins en calcium d’un cheval en croissance sont basés sur le poids corporel actuel et la croissance quotidienne prévue. Pour un cheval d’un an qui atteindra un poids adulte de 500 kg, les besoins en calcium et en phosphore sont estimés à 37 grammes et 20 grammes par jour. Cela représente un rapport Ca:P plus élevé d’environ 1,8:1.
En général, le calcium et le phosphore doivent être donnés en quantités au moins égales (rapport 1:1), mais de préférence avec des niveaux de calcium plus élevés que ceux du phosphore.
Un rapport entre 1,2:1 et 1,5:1 (20 % à 50 % de calcium de plus que le phosphore) est considéré comme idéal pour la plupart des chevaux.
Pour les chevaux en croissance, des rapports Ca:P allant jusqu’à 6:1 sont acceptables pour la croissance tant que les besoins en phosphore sont satisfaits. Cependant, dans ce rapport calcium:phosphore élevé, la densité minérale osseuse est moindre et la zone osseuse corticale (externe), où se produit le support du poids, est plus petite et donc plus faible. [22]
Sources :
Tous les aliments contiennent du calcium et du phosphore, mais en quantités variables. Par exemple, les foins de légumineuses, comme la luzerne et le trèfle, sont de bonnes sources de calcium. La luzerne contient généralement 0,8 à 2 % de calcium et 0,1 à 0,3 % de phosphore, sur une base de matière sèche.
Les céréales telles que l’avoine, l’orge et le maïs contiennent des quantités plus faibles de calcium (0,05 à 0,1 % de matière sèche) et des niveaux plus élevés de phosphore (0,3 à 0,4 % de matière sèche). Les chevaux nourris avec des régimes riches en céréales nécessitent souvent des suppléments de minéraux contenant du calcium ajouté pour s’assurer que le rapport approprié est maintenu. Les céréales commerciales contiennent généralement du calcium ajouté pour équilibrer les ingrédients à forte teneur en phosphore.
Le son de blé est une excellente source de phosphore avec 0,16 % de calcium et 1,08 % de phosphore en moyenne. Le phosphore est généralement lié au phytate dans les céréales et les foins. Contrairement aux humains, les chevaux peuvent absorber le phosphore contenu dans le phytate. Les organismes dans leur intestin postérieur semblent libérer le phosphore. Un apport supplémentaire en phytate n’améliore pas l’absorption chez le cheval. [23]
Pour les chevaux ayant des besoins élevés en calcium et en phosphore, comme les juments en lactation, une purée avec 2 parts de granulés de luzerne et 1 part de son de blé est très appétissante et fournit du calcium et du phosphore dans un rapport de 1,8:1.
Un supplément de calcium est également couramment administré sous forme de carbonate de calcium (calcaire), de sulfate ou d’oxyde de calcium. Toutes les sources de calcium supplémentaires présentent un taux d’absorption d’environ 50 % dans le tube digestif des chevaux.
Les suppléments de phosphore sont généralement administrés sous forme de sources inorganiques, notamment le phosphate monosodique ou le phosphate monocalcique.
Le phosphate monosodique a tendance à être moins contaminé par le fer et constitue une source préférable pour les chevaux présentant des problèmes métaboliques tels que la résistance à l’insuline, la maladie de Cushing (DPIP) ou ayant un apport élevé en fer.
Symptômes de carence :
Les chevaux nourris avec des niveaux sous-optimaux de ces minéraux ou avec un rapport calcium/phosphore inférieur à 1:1 risquent de présenter des symptômes de carence.
Les chevaux, comme tous les animaux, maintiennent un contrôle strict des niveaux de calcium dans le sang. Lorsque les niveaux sanguins chutent, les hormones déclenchent la mobilisation du calcium des os, provoquent une rétention rénale accrue et augmentent l’absorption intestinale.
La consommation réduite de calcium ou de phosphore sur le long terme peut entraîner une faiblesse de la structure osseuse connue sous le nom d’ostéomalacie.
Les juments en lactation perdent souvent de la densité osseuse au cours de la première année qui suit la mise bas, car le calcium et le phosphore sont mobilisés à partir du tissu osseux. La situation se normalise généralement dans les 24 mois, à moins que la jument ne soit remise à la reproduction, auquel cas la perte osseuse sera cumulative.
Un faible niveau de calcium dans l’organisme peut également survenir lorsque le taux de phosphore dans l’alimentation est trop élevés, ce qui interfère avec l’absorption du calcium dans l’intestin. Les fourrages à forte teneur en oxalate lient également le calcium dans l’intestin et empêchent son absorption.
Il peut en résulter une affection appelée hyperparathyroïdie nutritionnelle secondaire (HNS) qui se traduit par une élévation persistante du taux d’hormone parathyroïdienne dans le but de maintenir le taux de calcium dans le sang.
Chez les chevaux en croissance, une insuffisance de calcium ou de phosphore peut provoquer le rachitisme. Le rachitisme est un état dans lequel l’os n’est pas correctement minéralisé. Cela peut entraîner une hypertrophie des articulations et une déformation des os longs.
Chez les chevaux adultes, un apport insuffisant en calcium peut affaiblir les os et provoquer des boiteries.
La vitamine D augmente l’absorption du calcium et du phosphore; cependant les niveaux de vitamine D sont très faibles chez les chevaux et ils ne régulent pas l’absorption du calcium comme le font d’autres espèces. Aucune carence en vitamine D d’origine naturelle n’a été répertoriée chez les chevaux. [31]
Symptômes de toxicité :
Chez les chevaux, la maladie de Miller peut résulter d’un excès de phosphore alimentaire qui inhibe l’absorption du calcium. Cette maladie se caractérise par une hypertrophie des os du visage et est souvent appelée « maladie de la grosse tête » ou hyperparathyroïdie nutritionnelle secondaire.
Un excès de calcium modifie le rapport entre l’os cortical et l’os lamellaire chez les chevaux en croissance. Aucun problème n’est constaté jusqu’à maintenant, mais étant donné l’incidence élevée des problèmes osseux chez les jeunes chevaux de course à l’entraînement, il serait judicieux de maintenir un rapport calcium/phosphore optimal. Il a été suggéré qu’un excès de calcium et un rapport calcium/phosphore élevé puissent contribuer à l’ostéochondrite et prédisposer aux fractures condyliennes chez les chevaux de course. [24]
Comme les chevaux absorbent plus de calcium qu’ils n’en ont besoin, ils excrètent l’excès dans l’urine. C’est pourquoi l’urine des chevaux est souvent laiteuse ou trouble. Le calcium peut également être éliminé sous forme de « sable » ou de pierres de carbonate de calcium et provoquer une affection appelée cystite sableuse. [32] Cela est particulièrement courant chez les hongres car leur urètre est plus étroite et tortueuse et risque davantage de se boucher.
Le niveau maximum de calcium dans l’alimentation devrait être de 2 % de la matière sèche totale. La concentration maximale tolérable de phosphore dans l’alimentation est de 1 %. Ces valeurs peuvent être ajustées pour maintenir un rapport calcium-phosphore approprié.
Magnésium
Le magnésium est un macrominéral important qui agit comme un cofacteur dans plus de 300 processus métaboliques de l’organisme. Il est important pour la fonction musculaire et nerveuse, la santé des os et la production d’énergie.
Une carence sévère est rare car les aliments courants contiennent généralement 0,1 à 0,3 % de magnésium. Le fourrage fournit généralement suffisamment de magnésium pour répondre aux besoins minimaux du cheval.
Toutefois, une supplémentation en magnésium peut avoir un effet calmant et favoriser la récupération musculaire après l’exercice. Bien qu’il n’ait pas été étudié chez le cheval, le magnésium est reconnu pour jouer un rôle clé dans la sensibilité à l’insuline chez les humains. [25]
Les rôles du magnésium sont les suivants :
- avec le calcium, il est impliqué dans la contraction et la relaxation des muscles
- il est important pour la transmission de l’influx nerveux
- il est un composant de l’os; il soutient la structure squelettique et la formation osseuse
- il est impliqué dans la production d’ATP en tant que principale source d’énergie pour les cellules
Besoins :
Selon le NRC, les besoins en magnésium pour les chevaux sont les suivants :
À l’entretien : 15 mg/kg de poids corporel (7,5 grammes de magnésium par jour pour un cheval de 500 kg)
En croissance : Estimé à 0,07 % de la ration totale
Grossesse et lactation : 15 – 30 mg/kg de poids corporel (7,5 à 15 grammes de magnésium par jour pour un cheval de 500 kg)
En travail : 20 à 30 mg/kg de poids corporel (10 – 15 grammes de magnésium par jour pour un cheval de 500 kg)
Sources :
Le magnésium est présent dans tous les aliments en quantités variables. Dans les fourrages, les teneurs sont généralement de 0,1 à 0,3 %. Le foin de luzerne est une bonne source de ce minéral et sa digestibilité est meilleure par rapport à d’autres fourrages. [6] Le son de blé est également une bonne source avec une moyenne de 1,07 % de magnésium.
Le magnésium est également disponible sous forme de supplément. L’oxyde de magnésium est une option rentable car il est plus concentré que les autres sources et présente une bonne biodisponibilité orale. [4]
Symptômes de carence :
La carence en magnésium, connue sous le nom de hypomagnésémie, a été documentée chez les chevaux mais elle est généralement rare et s’observe plus fréquemment chez les bovins.
La carence est généralement observée au printemps lorsque les graminées à croissance rapide présentent de faibles niveaux de magnésium. Ces graminées ont souvent des niveaux élevés de potassium et une faible teneur en calcium.
Ce profil nutritionnel déséquilibré peut entraîner la « tétanie d’herbage » ainsi que les symptômes suivants :
- Des tremblements musculaires
- Une myopathie d’effort
- Une mauvaise coordination
- Une nervosité et de l’anxiété
D’autres conséquences possibles d’un faible taux de magnésium sont les suivantes :
- Une calcification de l’aorte
- La tétanie du transport
Les chevaux ayant des besoins élevés en magnésium sont les plus sensibles aux carences. [5] Les juments allaitantes, les chevaux soumis à un exercice intense ou les chevaux stressés ont des besoins plus élevés en magnésium. Les chevaux atteints du syndrome métabolique et d’hyperinsulinémie peuvent aussi avoir des besoins plus élevés en magnésium.
Des niveaux élevées de potassium combinés à de niveaux faibles de calcium dans l’alimentation peuvent réduire l’absorption du magnésium. Le rapport entre le potassium et le calcium plus le magnésium pour tous les stades de la vie devrait être inférieur à 2,2.
Symptômes de toxicité :
Aucun effet indésirable n’a été signalé en cas d’apport élevé en magnésium. Les quantités excédentaires sont excrétés dans l’urine. La supplémentation excessive doit être évitée chez les chevaux souffrant de problèmes rénaux.
Le sulfate de magnésium (sels d’epsom) peut provoquer des diarrhées chez les chevaux. Évitez de donner des sels d’epsom sauf sous recommandation d’un vétérinaire.
Potassium
Jusqu’à 98 % du potassium de l’organisme se trouve à l’intérieur des cellules où il agit comme électrolyte.
Le potassium et les autres électrolytes contribuent à maintenir le volume de liquide à l’intérieur des cellules et l’équilibre cation-anion.
Les chevaux qui font beaucoup d’exerce perdent des quantités importantes de potassium par la sueur. Un régime alimentaire adéquat combiné à l’ajout d’électrolytes sont bénéfiques pour la récupération après l’effort et pour reconstituer les électrolytes perdus dans la sueur.
Les rôles du potassium sont les suivants :
- Il maintient des niveaux de liquide appropriés à l’intérieur des cellules
- Il contribue à la contraction musculaire et à la transmission des influx nerveux
- Il est un composant de nombreuses réactions enzymatiques cellulaires
Besoins :
Les chevaux adultes ont besoin d’environ 1 % de potassium dans leur alimentation, exprimé en pourcentage de la matière sèche. Si le fourrage constitue plus de 50 % de l’alimentation, cette besoin est facilement comblé.
Selon le NRC, un cheval adulte de 500 kg (1100 lb) à l’entretien a besoin de 25 grammes de potassium par jour. Les juments allaitantes et les chevaux à l’exercice ont des besoins plus importants.
Sources :
Le potassium se trouve facilement dans les moulées pour chevaux et les fourrages. Les concentrations de potassium dans le fourrage sont d’environ 1 à 4 % ; les céréales en contiennent de 0,2 à 0,7 %.
Les chevaux qui font du travail intense bénéficient d’une supplémentation avec d’autres électrolytes, y compris le sodium, le calcium et le magnésium. [7] Les chevaux souffrants d’ulcères, de coliques et de diarrhées peuvent également bénéficier d’une supplémentation en électrolytes.
Il est recommandée de donner des électrolytes aux chevaux par temps chauds, ainsi qu’avant et après un exercice intense.
Symptômes de carence :
Les carences en potassium sont rares chez les chevaux car le fourrage contient généralement des quantités suffisantes de ce minéral. Les chevaux consommant des régimes riches en céréales sont plus susceptibles de présenter une carence.
Les chevaux de sport peuvent présenter une carence si la perte de potassium par la sueur n’est pas compensée. [7] Les symptômes de carence ou d’apport sous-optimal sont les suivants :
- La fatigue
- Une faiblesse musculaire
- Une résistance à l’exercice
- Une réduction de l’appétit
Symptômes de toxicité :
L’excès de potassium est excrété dans l’urine et la toxicité est rarement un problème. Des cas cliniques de toxicité ont été documentés chez des Quarter Horses atteints de paralysie périodique hyperkaliémique (plus souvent connue sous l’acronyme anglais HYPP).
Si votre cheval souffre de HYPP, le trempage de son foin peut aider à réduire l’apport en potassium et ainsi gérer cette affection. La pulpe de betterave sans mélasse, bien rincée, est une excellent option à faible teneur en potassium. Les chevaux atteint de HYPP se portent mieux au pâturage car l’eau contenue dans l’herbe vivante dilue fortement le potassium.
Soufre
Le soufre est un composant de nombreuses molécules dans le corps du cheval, notamment les acides aminés méthionine, cystine et cystéine. L’insuline, le coenzyme A, le sulfate de glucosamine, le sulfate de chondroïtine et d’autres composés importants contiennent également du soufre.
Ce minéral est important pour la santé des sabots, la fonction articulaire, la qualité du pelage ainsi que pour la santé métabolique.
Ce minéral est également présent dans la structure moléculaire des vitamines B comme la thiamine et la biotine. La thiamine est importante pour le métabolisme de l’énergie à partir des sucres. La biotine est essentielle pour la production de kératine, la principale protéine des sabots et des crins.
Les rôles des acides aminés contenant du soufre, des groupes sulfates et d’autres composés sont les suivants :
- Ils sont utilisés pour fabriquer des protéines telles que la kératine, le composant principal des sabots et des crins
- Ils sont incorporés dans la glutathion qui agit comme un puissant antioxydant
- En tant que constituant du collagène, ils préservent la santé des tissus conjonctifs et des cartilages
Besoins :
Il n’y a pas de besoin particulier en soufre sous sa forme élémentaire comme c’est le cas pour d’autres minéraux. Les chevaux obtiennent les groupes de soufre dont ils ont besoin principalement à partir des acides aminés contenant du soufre et ils peuvent également absorber certains sulfates (SO4).
Le soufre présent dans les analyses de fourrage et de céréales est principalement sous forme d’acides aminés. Cela permet de déterminer la qualité des protéines du fourrage et de savoir si elles sont susceptibles de contenir suffisament d’acides aminés soufrés.
Rapport azote/soufre
Ce rapport peut être utilisé pour estimer la teneur en acides aminés soufrés de votre foin. La teneur en azote du fourrage est déterminée en divisant la protéine brute par 6,25.
Idéalement, le rapport azote/soufre ne doit pas être supérieur à 10:1. Cela signifie que la plante a disposé de suffisament de soufre pour fabriquer les acides aminés soufrés et les protéines dont elle avait besoin. Lorsque le rapport est élevé, des nitrates toxiques s’accumulent dans le fourrage. [26]
Sources :
Le soufre organique est facilement disponible dans les plantes sous forme d’acides aminés dans les protéines. La plupart des aliments contiennent suffisamment de soufre pour répondre aux besoins quotidiens des chevaux.
Un supplément de soufre sous forme de méthylsulfonylméthane (MSM) peut avoir des bienfaits pour les chevaux, dont une amélioration de la santé articulaire et une protection antioxydante. [8]
Symptômes de carence :
Aucun cas de carence en soufre n’a été signalé chez le cheval.
Chez d’autres espèces, une carence en soufre peut entraîner une diminution de l’appétit, une diminution de la croissance et une perte de poils/crins.
Symptômes de toxicité :
L’excès de soufre est excrété dans les excréments et l’urine des chevaux. La toxicité est rare.
L’administration de quantités extrêmement élevées de soufre inorganique peut entraîner une léthargie et une jaunisse. Il est peu probable que cela se produise avec les quantités de supplémentation habituelles. [19]
Chlorure de sodium
Les électrolytes sont des minéraux présents dans le sang ou dans les tissus sous leur forme ionisée, libre, et portant une charge positive ou négative.
Le sodium est le principal électrolyte chargé positivement dans les liquides entourant les cellules et dans le sang. Le chlorure est le principal électrolyte chargé négativement dans ces mêmes composantes du corps.
Ces minéraux sont souvent considérés ensemble car ils sont généralement présents dans le régime alimentaire des chevaux sous forme de chlorure de sodium (NaCl) ou sel.
Il est recommandé de fournir du sel en vrac à volonté à votre cheval en tout temps. La plupart des chevaux ont une carence en sodium et leurs besoins en sel ne sont pas comblés par le fourrage seul.
Les rôles du chlorure de sodium sont les suivants :
- Le soutient de l’équilibre des fluides dans le sang, dans les cellules et autour des cellules
- Le maintien de l’équilibre acido-basique
- L’absorption des nutriments
- Le mouvement des fluides à travers les membranes cellulaires
- La transmission nerveuse adéquate
Un apport adéquat en sodium contribue à stimuler la soif, ce qui favorise la motilité intestinale et aide à prévenir les coliques.
Besoins :
Un cheval adulte à l’entretien a besoin d’une concentration de 0,1 % de sodium et 0,3 % de chlorure dans son alimentation totale. Cela équivaut à 0,5 à 0,7 % de chlorure de sodium.
Ce besoin peut être comblé en ajoutant au moins 2 cuillères à soupe (30 grammes) de sel en vrac directement à la ration de votre cheval. Il s’agit d’un minimum absolu par temps frais ou chaud.
Il est également recommandé d’offrir du sel en vrac à volonté. De nombreux chevaux préfèrent un sel grossier en vrac comme le sel casher ou le sel à bretzel plutôt que des blocs de sel.
Les chevaux qui font de l’exercice bénéficient de niveaux plus élevés de chlorure de sodium dans leur alimentation en raison des électrolytes perdus dans la sueur. La chaleur augmente également les besoins en sel en raison des pertes d’électrolytes dans la sueur.
Sources :
Les moulées pour chevaux et les fourrages ne sont généralement pas de bonnes sources de chlorure de sodium. Ils contiennent souvent moins de 0,1 %, ce qui est inférieur aux besoins des chevaux.
Les chevaux semblent avoir une certaine capacité à évaluer leurs propres besoins en sel. Le cerveau détecte les niveaux de sodium dans le sang et maintient des niveaux normaux de liquide et de sodium en sécrétant des hormones et en incitant le cheval à boire ou à manger du sel. Le sel est le seul minéral à produire cet effet chez le cheval.
Fournir du sel en vrac à volonté permettra à votre cheval de consommer une quantité suffisante pour répondre à ses besoins. Le sel en vrac est préférable aux blocs de sel qui n’encouragent généralement pas une consommation adéquate.
Symptômes de carence :
Les chevaux qui font de l’exercice perdent de grandes quantités de sodium par la sueur. Les juments allaitantes sont susceptibles de souffrir d’une carence en raison de la perte de sodium dans leur lait.
Les signes de carence peuvent être les suivants :
- Une déshydratation ainsi qu’une réduction de la soif
- Une inactivité ou la léthargie
- La réduction de la production de sueur
- Le pica (manger de la terre, des pierres ou d’autres objets étranges)
- Le léchage d’objets ou de personnes
- La perte de poids
- La réduction de la performance ou de l’endurance (« frapper un mur » )
- Un coup de chaleur
- Une perte de coordination
Les chevaux qui n’ont pas reçu une quantité suffisante de sel pendant une période prolongée atteignent souvent un état où le volume sanguin et les niveaux de sodium dans le sang sont maintenus au détriment du sodium et des fluides dans les tissus. Comme les niveaux de sodium dans le sang sont normaux, le cerveau ne déclenche pas l’envie normale de boire ou de manger plus de sel, même si le cheval est chroniquement déshydraté dans l’ensemble du corps.
Pour corriger cette déshydratation chronique et ce faible taux de sodium, le cheval devra recevoir 2 onces de sel deux fois par jour pendant 2 ou 3 jours. Les chevaux ne mangeront généralement pas cette quantité volontairement; elle devra donc être administrée à la seringue, ou saupoudrée sur la ration de foin. Une fois son statut en sodium rétabli, le cheval s’autorégulera mieux mais devra toujours avoir un minimum absolu de 1 once de sel ajouté aux repas.
Symptômes de toxicité :
Dans de rares cas, si un cheval consomme trop de sel, il peut souffrir de diarrhée, d’une augmentation de la production d’urine, de coliques, de fatigue et d’un manque de coordination.
Les chevaux ont une grande tolérance au sel et la toxicité est extrêmement rare. Si un cheval consomme un régime contenant plus de 2 % de sel et que son accès à l’eau est limité ou inexistant, une toxicité peut survenir. Une toxicité prolongée peut être fatale.
Microminéraux
Les microminéraux sont nécessaires en quantités beaucoup plus faibles que les macrominéraux. Les besoins en ces nutriments essentiels sont exprimés en parties par million (mg par kg d’apport alimentaire).
Les microminéraux les plus importants dans le régime équin comprennent :
- L’iode
- Le cuivre
- Le fer
- Le zinc
- Le sélénium
- Le manganèse
- Le cobalt
- Le chrome
- Le molybdène
- Le fluorure
En général, on en sait moins sur les besoins en microminéraux des chevaux. Les recommandations sont basées sur les quantités nécessaires pour éviter les symptômes de carence.
Iode
L’iode est nécessaire pour synthétiser les hormones thyroïdiennes T3 et T4. Ces hormones aident à réguler le taux métabolique basal du corps.
Des niveaux d’iode inadéquat dans l’alimentation peuvent entraîner une hypothyroïdie ou de faibles niveaux d’hormones thyroïdiennes. Cette affection peut provoquer un élargissement de la glande thyroïde appelé goitre.
Les juments gestantes et allaitantes doivent recevoir un supplément d’iode pour prévenir les problèmes de développement chez les poulains.
Rôles :
- Essentiel pour la synthèse des hormones thyroïdiennes
- Nécessaire pour une croissance et un développement appropriés
Besoins :
Le NRC estime qu’un apport alimentaire de 0,35 mg d’iode par kg de matière sèche est suffisant pour un cheval adulte à l’entretien.
Les juments gestantes peuvent en nécessiter davantage. En se basant sur des recherches effectuées sur d’autres espèces, il est conseillé que les juments en fin de gestation consomment 0,4 mg par kg de matière sèche.
Sources :
Les moulées pour chevaux contiennent généralement de l’iode ajouté mais la quantité exacte est rarement divulguée. Un cheval mangeant du fourrage ainsi qu’une moulée complète peut combler ses besoins, mais cela doit être confirmé en contactant le fabricant pour demander la quantité d’iode contenue dans la moulée.
La teneur en iode des pâturages et des fourrages varie selon la région géographique ; le type de sol, le climat et l’utilisation d’engrais peuvent avoir un impact sur les concentrations de ce minéral. [9]
Les chevaux nourris uniquement au fourrage peuvent bénéficier d’une supplémentation sous forme de supplément complet de vitamines et minéraux ou de sel iodé. La farine de varech est également donnée aux chevaux comme source d’iode mais peut être très riche en ce minéral. La farine de varech peut être donnée tant que l’étiquette du produit indique les niveaux minimum et maximum garantis d’iode qui sont sans danger pour un cheval.
Symptômes de carence :
Le principal symptôme de carence en iode est l’hypertrophie (élargissement) de la glande thyroïde, également connu sous le nom de goitre.
D’autres symptômes de carence peuvent inclure :
- Une perte d’appétit
- Une mauvaise qualité du poil et une perte de poils
- De la faiblesse ou de la fatigue
- La léthargie
Une carence chez une jument gestante peut entraîner des problèmes de développement pour le poulain. Les poulains nés de juments reproductrices présentant une carence peuvent être affectés par une absence de poils, une faiblesse, un élargissement de la thyroïde ou une mortinaissance. [10]
Une teneur élevée en nitrates dans l’alimentation des juments gestantes a également été impliquée dans le développement de l’hypothyroïdie congénitale chez les poulains. [10]
Symptômes de toxicité :
Un apport excessif d’iode peut également entraîner une hypertrophie de la glande thyroïde. Cela peut se produire si l’on donne trop de farine d’algues au cheval.
D’autres signes d’un apport excessif en iode incluent des sécrétions nasales et oculaires, une fonction immunitaire réduite et de la fièvre.
Cuivre
Le cuivre est un cofacteur pour de nombreuses réactions enzymatiques dans le corps. Il est impliqué dans la protection antioxydante, le métabolisme du fer, les tissus conjonctifs et la construction de sabots solides.
La supplémentation en cuivre peut aider à soutenir la couleur et la qualité du poil, la santé des articulations et des sabots, la production d’énergie et la fonction immunitaire chez les chevaux. [11]
Rôles :
- Fonctionne au sein de l’enzyme antioxydante superoxyde dismutase pour combattre le stress oxydatif
- Impliqué dans la stabilisation du collagène osseux
- Joue un rôle dans la réticulation des tissus conjonctifs y compris les tendons, les ligaments et les vaisseaux sanguins.
- Impliqué dans la synthèse de l’élastine – un composant des tissus conjonctifs
- Mobilise le fer des réserves corporelles en tant que partie de la protéine de transport transferrine
- Impliqué dans la synthèse de la mélanine, le principal pigment de couleur de la peau, du poil, de la crinière et de la queue
- Impliqué dans la synthèse de la kératine, la principale protéine des sabots et des poils
Besoins :
Selon le NRC, le besoin en cuivre estimé pour un cheval adulte à l’entretien est de 10 mg par kg de matière sèche. Cela représente environ 100 mg par jour.
Les juments gestantes peuvent bénéficier de niveaux plus élevés allant jusqu’à 300 mg par jour. Des études ont démontré des avantages pour les poulains nés de juments supplémentées avec 300 mg de cuivre par jour en fin de gestation.
Les poulains ont besoin de niveaux plus élevés de cuivre alimentaire pour soutenir la croissance. Un apport de 100 mg par jour peut soutenir le développement des os et des articulations pendant la croissance. [20]
Les chevaux de performance ou ceux à l’exercice modéré peuvent également bénéficier d’un apport plus élevé. Une partie du cuivre est perdue dans la sueur ; un taux d’alimentation minimum de 125 mg par jour est recommandé pour les chevaux à l’exercice.
Des niveaux élevés de fer et de zinc dans l’alimentation peuvent réduire l’absorption et l’utilisation du cuivre. Un rapport de 4:3:1 de fer/zinc/cuivre est généralement recommandé.
Sources :
Les chevaux obtiennent naturellement du cuivre à partir des fourrages et des céréales. Cependant, ce minéral est souvent déficient dans l’alimentation équine.
La plupart des moulées commerciales pour chevaux et des prémélanges de vitamines et minéraux contiennent un supplément de cuivre sous une forme inorganique, telle que le sulfate de cuivre ou le chlorure de cuivre.
L’absorption du cuivre inorganique est réduite par des niveaux élevés de fer ou de zinc dans l’alimentation.
Le cuivre chélaté est une molécule organique liée aux protéinates d’acides aminés. Cette forme du minéral
peut contourner les mécanismes de transport du cuivre dans l’intestin et est moins affectée par les niveaux de zinc et de fer.
Chez Mad Barn, nous utilisons des oligo-éléments organiques à 100% dans nos formules, car les minéraux sont mieux absorbés et utilisés dans le corps du cheval lorsqu’ils sont sous forme organique.
Symptômes de carence :
Une carence en cuivre peut entraîner divers symptômes, notamment :
- Une couleur de robe délavée
- Des sabots fendus ou fissurés
- De l’urticaire ou une dermatite estivale
Si elle n’est pas traitée, la carence peut entraîner des conséquences graves telles que l’ostéochondrose ou l’ostéochondrite dissécante (OCD) et des déformations osseuses chez les chevaux en croissance, une rupture aortique ou une rupture de l’artère utérine.
Symptômes de toxicité :
De rares cas de toxicité au cuivre ont été rapportés chez les chevaux, principalement lorsqu’ils paissent sur des sols contaminés par des fongicides à base de cuivre. [12]
Des cas de toxicité ont également été signalés dans des études de recherche utilisant une supplémentation en cuivre extrêmement élevée (environ 62 500 mg). [33] Une telle quantité ne se retrouverait pas dans le taux d’alimentation typique d’un produit disponible sur le marché.
La limite supérieure tolérable pour les chevaux est de 250 mg par kg d’alimentation sèche par jour. Cela équivaut à environ 2500 mg de cuivre par jour pour un cheval de 500 kg.
Fer
Le fer est un oligo-élément nécessaire à la formation de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène dans tout le corps. Il est également important pour soutenir les réactions enzymatiques dans le corps.
De nombreux régimes alimentaires pour chevaux contiennent un excès de fer car il se trouve dans toutes les matières végétales, le sol et l’eau.
Des niveaux élevés de fer peuvent interférer avec l’absorption du cuivre et du zinc dans l’intestin, entraînant des carences secondaires en ces minéraux. Le rapport recommandé de fer/zinc/cuivre est de 4:3:1.
Rôles :
- Transporter l’oxygène dans tout le corps
- Soutenir les réactions enzymatiques
Besoins :
Les chevaux adultes à l’entretien nécessitent 40 mg de fer par kg d’alimentation, soit environ 400 mg par jour.
Pour les juments allaitantes ou les poulains en croissance, le besoin est de 50 mg de fer par kg d’alimentation en raison des besoins plus élevés de la croissance et de la lactation.
Sources :
Les concentrations de fer sont élevées dans les fourrages, généralement entre 100 et 250 mg par kg. Les niveaux sont légèrement plus bas dans les céréales, généralement jusqu’à 100 mg de fer par kg.
Les chevaux peuvent consommer du fer accidentellement s’ils ingèrent de la terre lorsqu’ils paissent. Les niveaux les plus élevés de ce minéral se trouvent dans les sols argileux. Le foin et les autres aliments ne doivent pas être en contact avec le sol afin d’éviter une consommation excessive de terre.
L’eau est également une source de fer ; l’eau souterraine contient généralement des quantités plus élevées que l’eau de surface et peut contribuer à une surcharge en fer. [34]
Il est recommandé d’éviter les suppléments ou les moulées qui contiennent du fer ajouté, sauf sous la supervision d’un vétérinaire. Vérifiez si la liste des ingrédients contient la mention « fer » ou « ferreux » pour déterminer s’il y a du fer ajouté.
Symptômes de carence :
Les fourrages et moulées contiennent naturellement des niveaux élevés de fer et une carence n’est généralement pas une préoccupation.
Les chevaux présentant une carence en fer peuvent développer une anémie. Cette affection résulte en de faibles niveaux de fer dans le sang, ce qui limite le transport d’oxygène aux tissus. Cependant, cela n’a été documenté que chez des poulains sevrés élevés au box sans accès à la terre. [27] L’anémie ferriprive est inexistante chez les chevaux adultes.
Les symptômes de l’anémie incluent la fatigue, la faiblesse musculaire, la léthargie et l’apathie.
Symptômes de toxicité :
Un excès de fer alimentaire peut être dangereux et entraîner des déséquilibres nutritionnels. La supplémentation en fer n’est pas conseillée, sauf pour les chevaux présentant une carence en fer confirmée par des tests sanguins de ferritine et de saturation de la transferrine. Il existe de nombreuses causes possibles d’anémie autres que la carence en fer et la supplémentation en fer n’améliore pas le nombre de globules rouges chez les chevaux. [35]
La limite supérieure tolérable pour l’apport en fer est de 500 mg de fer par kg de matière sèche ou environ 5 000 mg par jour.
Les signes de toxicité au fer peuvent inclure une mauvaise qualité du poil, une décoloration de la crinière, de la queue et du poil, des symptômes s’apparentant à des allergies ainsi que des problèmes de sabots. Les conséquences plus graves peuvent inclure :
- Un système immunitaire compromis
- Un stress oxydatif et des dommages cellulaires
- Une carence secondaire en cuivre ou en zinc
- Une insuffisance hépatique
Une surcharge en fer a été associée à la résistance à l’insuline et au syndrome métabolique chez les chevaux. [28] Chez les humains, la résistance à l’insuline augmente l’absorption de fer et un taux élevé de fer aggrave la résistance à l’insuline. [36]
Zinc
Le zinc est un oligo-élément essentiel ayant de nombreux rôles importants pour les chevaux. Il est impliqué dans la protection antioxydante, la production d’insuline et la santé reproductive.
Les chevaux ont besoin de zinc pour la synthèse des protéines, le développement osseux et la croissance. Le zinc joue également un rôle dans la fonction immunitaire, l’expression des gènes, la cicatrisation des plaies et la santé de la peau, du poil et des sabots.
Le zinc est présent en faibles quantités dans les fourrages courants et doit généralement être supplémenté dans l’alimentation des chevaux. Il doit être administré en équilibre avec le fer et le cuivre.
Rôles :
- Nécessaire à la production d’insuline
- Nécessaire à la croissance osseuse
- Utilisé pour la synthèse des protéines, y compris la kératine et le collagène
- Un antioxydant important
Besoins :
Les chevaux à l’entretien ont un besoin quotidien estimé de 40 à 50 mg de zinc par kg de matière sèche. Un cheval typique de 500 kg nécessitera 400 mg de zinc par jour.
Sources :
Les niveaux de zinc dans les aliments courants sont relativement faibles, allant de 15 à 40 mg par kg d’aliments secs.
La supplémentation avec une moulée complète, un équilibreur de ration ou un supplément de vitamines et minéraux peut aider à garantir que les besoins quotidiens en zinc de votre cheval sont comblés.
Le zinc est fourni soit sous forme inorganique (c’est-à-dire l’oxyde de zinc) soit sous forme organique (c’est-à-dire le protéinate de zinc).
Les formes organiques ou chélatées de zinc peuvent être supérieures car le minéral est lié à un complexe d’acides aminés. Cela favorise une absorption efficace avec moins de risque d’interférence du fer et du cuivre.
Symptômes de carence :
La carence en zinc est courante en raison de faibles niveaux de ce minéral dans les fourrages ainsi que de la concurrence potentielle avec le fer et le cuivre pour les voies d’absorption.
Ces trois minéraux sont souvent déséquilibrés dans l’alimentation des chevaux, entraînant des carences secondaires même si les minéraux sont fournis en quantités totales adéquates.
La carence en zinc se caractérise par :
- Un appétit réduit et une faible croissance chez les poulains
- Une mauvaise qualité du poil, des lésions cutanées ou une mauvaise qualité des sabots
- Une décoloration de la crinière, de la queue et un poil foncé
Symptômes de toxicité :
Les symptômes de toxicité sont graves. Les chevaux en croissance sont les plus à risque d’ingestion excessive s’ils broutent sur des pâturages dont le sol contient des niveaux élevés de zinc en raison de la contamination industrielle. Les signes de toxicité au zinc sont dus à une carence secondaire en cuivre qu’il crée en concurrençant le cuivre pour l’absorption.
Une consommation excessive de zinc peut causer :
- Une formation anormale des os
- Des articulations et des plaques osseuses élargies
- De l’enflure chronique
- Un poil raide ou rugueux
La limite supérieure tolérable pour les chevaux est de 500 mg par kg d’aliments secs par jour. Cela équivaut à environ 5000 mg de zinc par jour pour un cheval de 500 kg.
Sélénium
Le sélénium est un oligo-élément essentiel qui fonctionne en étroite collaboration avec la vitamine E en tant qu’antioxydant.
Le sélénium est également un composant important des acides aminés sélénométhionine et sélénocystéine. Il est impliqué dans la croissance et la fonction musculaire.
En Amérique du Nord, la teneur en sélénium du sol fluctue selon les régions, entraînant des niveaux variés de ce minéral dans les pâturages et le foin. Les États du Midwest américain ont généralement des niveaux adéquats tandis que les régions côtières, les États du Nord des États-Unis et la majeure partie du Canada ont des fourrages déficients en sélénium.
Rôles :
- Soutient le statut antioxydant
- Impliqué dans la fonction immunitaire
- Composant des protéines impliquées dans la formation musculaire
- Impliqué dans la fonction thyroïdienne
Besoins :
Le sélénium doit être fourni à un niveau minimum de 0,1 mg/kg de matière sèche pour les chevaux adultes à l’entretien. Cela équivaut à 1 mg par jour pour un cheval de 500 kg.
Les chevaux de travail nécessitent 1,25 mg ou plus par jour, selon l’intensité de l’exercice et la taille du cheval.
Les niveaux énumérés ci-dessus sont considérés comme le strict minimum pour éviter les symptômes de carence. Selon le NRC, un apport de 2 à 3 mg par jour soutient la santé optimale des chevaux.
Sources :
Les chevaux peuvent obtenir du sélénium à partir des fourrages et du foin, à condition qu’ils soient cultivés dans un sol riche en sélénium. Les herbages cultivés dans un sol ayant une faible disponibilité en sélénium fourniront de faibles niveaux de ce minéral. Les régions aux sols alcalins ont un sélénium disponible pour les plantes, tandis que les régions aux sols acides produisent généralement des fourrages déficients en sélénium. [37]
La carence en sélénium est assez courante en Amérique du Nord, car la majeure partie du continent a une faible teneur en sélénium dans le sol.
On estime qu’entre 30 à 50% des chevaux présentent une carence en ce microminéral. Les suppléments qui fournissent du sélénium et de la vitamine E sont bénéfiques pour les chevaux dans ces régions.
Les formes organiques de sélénium telles que la levure séléniée sont préférées aux suppléments inorganiques tels que le séléniate de sodium. La levure séléniée est mieux utilisée par l’organisme du cheval et présente un risque de toxicité moindre.
Symptômes de carence :
Le signe classique d’une carence en sélénium est la maladie du muscle blanc chez les poulains, caractérisée par :
- Une fatigue et une faiblesse musculaire
- Une mauvaise coordination et une difficulté à se déplacer
- Une difficulté à respirer et un stress respiratoire
- Des problèmes cardiaques
- Une difficulté à manger et à avaler
Il est impératif que les juments en fin de gestation et les juments allaitantes reçoivent une quantité suffisante de sélénium et de vitamine E dans leur alimentation. Les juments peuvent transmettre leur carence aux poulains qui peuvent présenter les symptômes ci-dessus. [13]
Symptômes de toxicité :
La limite supérieure tolérable de sélénium est estimée à 20 mg par jour pour un cheval de 500 kg.
La toxicité en sélénium est rare sauf dans les cas de supplémentation excessive avec des produits contenant du sélénium inorganique. La carence est une préoccupation beaucoup plus courante que la toxicité.
Les signes de toxicité incluent la perte de poils de la crinière et de la queue, un évasement des sabots, la transpiration excessive, la diarrhée et les coliques. Un cheval pressant sa tête sur une surface fait aussi partie des symptômes. Les chevaux consommant un excès de sélénium peuvent également présenter une fréquence cardiaque rapide, une fréquence respiratoire accrue, une léthargie et des titubements désorientés.
La toxicité est peu probable avec la levure de sélénium composée principalement de sélénoprotéines. [29] Ces composés sont métabolisés différemment du sélénium inorganique et des acides aminés séléno-synthétiques comme la sélénométhionine. Par conséquent, ils ne s’accumulent pas à des niveaux toxiques comme le peuvent le sélénide ou le sélénite.
Manganèse
Le manganèse est crucial pour la formation des os et la protection antioxydante. Il est également impliqué dans le maintien de la santé des articulations et soutient la production de sulfate de chondroïtine.
Rôles :
- Impliqué dans le métabolisme des glucides et des lipides
- Nécessaire à la production du sulfate de chondroïtine, un composant du cartilage
Besoins :
Un cheval de 500 kg devrait consommer 400 à 500 mg de manganèse par jour.
Il existe peu de recherches disponibles concernant les besoins en ce minéral pour les chevaux à l’exercice et les chevaux à différents stades de vie (c’est-à-dire la croissance, la gestation et la lactation).
Sources :
Les fourrages contiennent généralement 25 à 140 mg par kg de matière sèche. Les niveaux de manganèse sont plus faibles dans les céréales que dans les fourrages.
Des sources supplémentaires de manganèse inorganique ou organique sont disponibles pour augmenter les concentrations alimentaires.
Symptômes de carence :
La carence en manganèse n’est généralement pas une préoccupation pour les chevaux. Les chevaux en croissance sont plus susceptibles de souffrir de carence en raison de la croissance rapide de leurs os.
Chez d’autres espèces, comme les bovins et les porcs, la carence en manganèse peut entraîner :
- Une malformation des os
- Une formation réduite ou incorrecte du cartilage
- Un alignement anormal des membres
- Des articulations élargies
Symptômes de toxicité :
Aucun cas de toxicité au manganèse n’a été signalé chez les chevaux.
Cobalt
Le cobalt est nécessaire à la formation de la vitamine B12 (cobalamine). Chez les chevaux, le cobalt est converti en vitamine B12 par la microflore de l’intestin postérieur.
Les chevaux de compétition reçoivent parfois des suppléments de cobalt à haute dose pour augmenter leur capacité oxydative. Cela peut également soutenir la performance physique en augmentant les niveaux d’érythropoïétine pour accroître le nombre de globules rouges, mais cette pratique comporte un risque de toxicité. [14]
Rôles :
Le cobalt est un composant nécessaire de la vitamine B12, qui est important pour le métabolisme des glucides et des graisses et la formation des globules rouges.
Exigences :
Basé sur les données obtenues chez les bovins, il est recommandé que les chevaux consomment environ 0,1 mg de cobalt par kg de matière sèche ingérée.
Sources :
Les pâturages et les herbages ont tendance à être pauvres en cobalt. La plupart des moulées pour chevaux contiennent du carbonate de cobalt inorganique pour soutenir la production de vitamine B12 dans l’intestin postérieur.
Symptômes de carence :
Aucun cas de carence en cobalt n’a été signalé chez les chevaux.
Si les niveaux de ce minéral sont insuffisants, les chevaux peuvent présenter des symptômes de carence en vitamine B12, tels que l’anémie.
Symptômes de toxicité :
La limite supérieure tolérable pour l’apport en cobalt est estimée à 10 mg par kg de matière sèche.
Une supplémentation à long terme en cobalt à des niveaux excessifs peut entraîner une toxicité et avoir un impact négatif sur la santé cardiovasculaire, reproductive et thyroïdienne. [15]
Davantage de recherches sont nécessaires chez les chevaux pour comprendre le risque de toxicité. [14]
Chrome
Le chrome est impliqué dans la fonction métabolique et la régulation de l’insuline. Il agit sur de nombreux composants de la voie de signalisation de l’insuline pour augmenter l’absorption du glucose (sucre dans le sang) dans les tissus. [21]
Il a été démontré que la supplémentation en chrome améliore la sensibilité à l’insuline chez de nombreuses espèces, y compris les chevaux.
Cet oligo-élément est efficace chez les chevaux en santé ayant une sensibilité à l’insuline normale et consommant des régimes combinés de foin et de céréales, peu importe qu’ils fassent de l’exercice ou non. [16][17] Cependant, son utilité chez les chevaux métaboliques hyperinsulinémiques déjà soumis à un régime pauvre en glucides hydrolysables n’a pas été confirmée.
Rôles :
- Impliqué dans la signalisation de l’insuline
- Augmente l’absorption du glucose dans les tissus sensibles à l’insuline
Besoins :
Aucune publication ne fait état des besoins précis concernant l’apport en chrome chez les chevaux. Les niveaux de chrome dans les pâturages, les fourrages, le foin et les moulées sont présumés suffisants. Cependant, le chrome est moins accessible aux plantes cultivées dans des sols alcalins, de sorte que les chevaux consommant des fourrages de ces régions peuvent bénéficier d’une supplémentation.
Sources :
Les niveaux de chrome dans les fourrages et les moulées courants sont présumés adéquats en raison de l’absence de carence signalée dans la littérature scientifique.
Les diverses formes de suppléments de chrome comprennent :
- La levure de chrome (Biochrome)
- Le propionate de chrome
- Le piccolinate de chrome
Symptômes de carence :
Aucune carence n’a été signalée chez les chevaux. Il existe un consensus général sur le fait que le chrome peut réduire le risque de diabète de type 2 chez les humains et les rats, mais les preuves soutenant son utilisation thérapeutique sont considérées comme faibles. [30]
Chez les humains, la résistance à l’insuline et le diabète de type 2 peuvent survenir dans la situation exceptionnelle où une nutrition parentérale (administration de nutriments via perfusion intraveineuse) ne contient pas de chrome. Dans ces cas, des troubles neurologiques peuvent également être observés. [38]
Symptômes de toxicité :
Les chevaux ne doivent pas consommer plus de 5 mg par kg de matière sèche par jour. L’absorption et la biodisponibilité varient selon la forme de chrome utilisée. Les formes organiques sont généralement mieux métabolisées dans l’organisme et moins susceptibless d’entraîner une toxicité.
Aucune toxicité au chrome n’a été observée chez les chevaux. Chez les bovins, la toxicité peut entraîner des nausées, un stress oxydatif, des diarrhées, des crampes musculaires ou de la fièvre.
Molybdène
Le molybdène est important pour la synthèse de l’ADN (et de l’ARN) en tant que cofacteur de certaines enzymes.
On en sait peu sur le rôle du molybdène chez les chevaux. Les recherches suggèrent qu’un excès de molybdène peut interférer avec l’absorption du cuivre.
Rôles :
- Composant des enzymes pour le métabolisme des purines
- Synthèse de l’ADN et de l’ARN
Besoins :
Aucune publication ne fait état des besoins précis concernant l’apport en molybdène chez les chevaux. On présume que ces derniers obtiennent des quantités suffisantes via les pâturages, les fourrages et les moulées.
Sources :
Les concentrations de molybdène dans les moulées pour chevaux varient entre 0,3 et 8 mg par kg de matière sèche.
Le NRC indique que les fourrages de graminées ont souvent des niveaux de molybdène plus élevés que les légumineuses.
Les niveaux de cet oligo-éléments peuvent être pauvres dans les sols sablonneux. Certaines zones industrielles sont affectées par la contamination des sols par le molybdène. La consommation de fourrages cultivés sur ces sols peut entraîner une diminution de l’absorption du cuivre.
Symptômes de carence :
Il n’y a pas de rapports de carence en molybdène chez les chevaux.
Chez d’autres espèces, la carence peut entraîner une mauvaise croissance et un mauvais développement.
Symptômes de toxicité :
La toxicité n’est pas bien documentée chez les chevaux. Le NRC recommande que les chevaux ne consomment pas plus de 5 mg par kg de matière sèche ingérée.
Une consommation plus élevée peut interférer avec l’absorption du cuivre et entraîner une carence secondaire.
Chez le bétail, le rapport cuivre-molybdène est établi à 4:1. Davantage de recherches sont nécessaires pour établir un rapport approprié pour les chevaux.
Fluorure
Le fluorure est largement utilisé dans les produits dentaires pour les humains et les chevaux. Le fluorure est un composant majeur des os et des dents, aidant à accroître leur dureté.
Il n’est pas clair si le fluorure doit être catégorisé comme un minéral essentiel. Aucun carence en fluorure n’a été signalée chez diverses espèces.
Même dans les études de recherche, aucune carence en fluorure n’a été observée. Ce minéral est largement disponible et un apport insuffisant n’est pas une préoccupation.
Rôles :
Le fluorure est un composant structurel des os et des dents. Il se trouve sous la forme de la molécule fluorapatite, soutenant la dureté des os et des dents.
Besoins :
Aucune publication ne fait état des besoins précis concernant l’apport en fluorure chez les chevaux.
Le NRC a établi une limite supérieure tolérable à 40 mg par kg de matière sèche.
Sources :
Le fluorure se trouve dans l’eau, le sol, les fourrages et les moulées pour chevaux. Dans les eaux souterraines, les concentrations peuvent varier entre 0,02 et 1,5 mg par litre.
Tel que réglementé par divers gouvernements, le fluorure est souvent ajouté à l’eau destinée à la consommation humaine à une concentration de 4 mg par litre.
Les concentrations de fluorure dans le sol peuvent varier. Les fourrages fournissent de 2 à 16 mg par kg de matière sèche ; les céréales fournissent entre 1 et 3 mg par kg de matière sèche.
Symptômes de carence :
Il n’y a pas de cas signalés de carence en fluorure chez les chevaux. Ce minéral est largement disponible dans le sol, l’eau, les fourrages et les moulées. Un apport insuffisant n’est pas une préoccupation.
Dans une expérience sur des rats, les chercheurs ont limité l’apport en fluorure en laboratoire. L’apport réduit a entraîné de faible taux de croissance. [18] Ce résultat n’a été observé que dans des environnements de laboratoire.
Symptômes de toxicité :
La toxicité du fluorure est appelée fluorose et peut être dangereuse pour les chevaux.
La fluorose affecte les os et les dents. Chez les animaux en croissance, le fluorure peut s’accumuler dans les dents, entraînant un retard de remplacement des dents.
Les dents peuvent présenter un émail tacheté qui peut devenir jaune, brun ou noir. La fluorose peut également causer des difficultés à manger, des infections buccales et entraîner une mauvaise santé dentaire.
Les chevaux atteints de fluorose peuvent avoir le dos cambré ou voûté. La santé de la peau et du poil peut être affectée, entraînant une sensation de rugosité ou de sécheresse au niveau du poil.
La fluorose peut également affecter négativement les os, entraînant des os lourds et hypertrophiés, rugueux et d’un blanc crayeux. Les chevaux peuvent montrer des signes de raideur et de boiterie.
Le fluorure peut également interférer avec la fonction thyroïdienne et provoquer une résistance à l’insuline. [39]
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur les minéraux dans l’alimentation des chevaux :
Les minéraux jouent des rôles essentiels dans le soutien de la structure des tissus, l’activité enzymatique, le métabolisme et le maintien de l’équilibre des liquides et des électrolytes. Des carences ou des déséquilibres peuvent entraîner des problèmes de santé comme une mauvaise qualité des sabots, des os fragiles et des dysfonctionnements métaboliques. Les minéraux doivent être fournis par l’alimentation, car les chevaux ne peuvent pas les synthétiser à l’interne.
Les minéraux sont classés en macrominéraux (nécessaires en plus grandes quantités) et en microminéraux (nécessaires en quantités infimes). Les macrominéraux comprennent le calcium, le phosphore, le magnésium, le sodium, le chlorure, le potassium et le soufre, tandis que les microminéraux comprennent le zinc, le cuivre, le sélénium, l’iode, le manganèse, le cobalt et le fer. Les deux types doivent être correctement équilibrés dans l’alimentation afin d’éviter les carences ou les toxicités.
Les signes de carences en minéraux varient selon le nutriment, mais peuvent inclure une mauvaise qualité du pelage ou des sabots, des os fragiles, une croissance anormale, de la fatigue ou des changements de comportement. Par exemple, un faible taux de magnésium peut entraîner de la nervosité et des tremblements musculaires, tandis qu’une carence en cuivre peut causer une décoloration du pelage et des problèmes articulaires. Une analyse alimentaire approfondie peut aider à détecter et à corriger ces déséquilibres avant l’apparition de signes cliniques. [5][11]
La plupart des rations équines, surtout celles à base de fourrages, manquent de minéraux traces clés, à moins d’être supplémentées de façon appropriée. Faire analyser des échantillons de fourrage et utiliser un supplément de vitamines et de minéraux de haute qualité peut aider à combler les lacunes nutritionnelles. Consulter un nutritionniste équin permet de s’assurer que votre cheval reçoit les bonnes quantités et les bons ratios selon son âge, sa charge de travail et son état de santé.
Résumé
Les minéraux jouent un rôle fondamental dans la santé globale, les performances et le bien-être à long terme de votre cheval, mais ils figurent parmi les éléments les plus souvent négligés de l’alimentation équine.
- Les carences à long terme en vitamines et minéraux peuvent entraîner une mauvaise santé des sabots, des articulations faibles, une qualité de poil sous-optimale et d’autres problèmes de santé chroniques.
- Les régimes alimentaires équins manquent souvent de minéraux clés tels que le cuivre, le zinc et le sélénium, en raison de la variabilité du contenu minéral des fourrages et des foins.
- Des suppléments de minéraux et de vitamines bien conçus permettent d’équilibrer une large gamme de fourrages et de foins afin de garantir que l’alimentation du cheval réponde à ses besoins nutritionnels essentiels.
- Le supplément de vitamines et minéraux Omneity® de Mad Barn a été formulé à partir de milliers de régimes alimentaires équins nord-américains afin de combler les carences les plus courantes et de soutenir les besoins nutritionnels de base.
- Pour vérifier si l’alimentation de votre cheval couvre adéquatement ses besoins en minéraux et vitamines, vous pouvez soumettre son régime alimentaire en ligne. Nos nutritionnistes équins vous aideront à concevoir un plan alimentaire favorisant une santé et un bien-être optimaux.
Références
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