L’ajout de matières grasses et d’huile à l’alimentation des équidés est un excellent moyen d’augmenter leur apport calorique sans dépendre des céréales et des aliments riches en glucides non structuraux.
On peut ajouter des suppléments de matières grasses à la diète des chevaux en insuffisance pondérale pour favoriser la prise de poids. Les huiles fournissent également des calories qui n’excitent pas le cheval et soutiennent les performances athlétiques, le maintien du poids et la santé du système digestif.
Les aliments riches en matières grasses sont généralement fabriqués avec du son de riz, des graines de lin moulues ou de la graisse végétale. Les huiles de canola, de soja, de lin ou de caméline sont aussi des choix populaires pour les équidés.
Toutes les huiles et les matières grasses pures procurent le même nombre de calories par gramme. En revanche, toutes les huiles n’ont pas le même effet sur les mécanismes corporels.
Pour choisir le supplément de matières grasses à ajouter à l’alimentation d’un cheval donné, les nutritionnistes équins se soucient aussi du contenu en acides gras de l’aliment en question. Comme nous le verrons dans cet article, certaines sources de matières grasses offrent plus d’avantages que d’autres.
Les matières grasses dans l’alimentation équine
Les chevaux sauvages ont évolué pour paître jusqu’à 16 heures par jour et manger des fourrages fibreux en se déplaçant sur d’immenses prairies où pousse de l’herbe de piètre qualité.
Dans une alimentation composée exclusivement de fourrage, la fermentation des fibres dans l’intestin postérieur comble la plus grande partie des besoins caloriques du cheval qui ne consomme que d’infimes quantités de matières grasses.
Le foin et le pâturage contiennent habituellement de 1 à 3 % de matières grasses sur base de matière sèche. Cela signifie qu’un cheval de taille moyenne qui consomme 10 kg (22 lb) de fourrage n’ingère que de 100 à 300 grammes de matières grasses par jour. De plus, l’intestin n’en absorbe qu’une partie.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une composante importante de l’alimentation naturelle du cheval, certains avantages non négligeables peuvent justifier l’ajout de matières grasses dans la ration des chevaux hébergés dans les conditions de régie modernes.
On ajoute fréquemment des matières grasses aux aliments destinés aux chevaux de performance, à ceux qui maigrissent facilement, aux animaux en croissance ou aux juments en lactation qui ont besoin de calories supplémentaires.
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Les céréales comparativement aux matières grasses
Les moulées commerciales destinées aux chevaux qui ont des besoins caloriques élevés contiennent souvent des sources de calories sous forme de céréales ou de sous-produits céréaliers. Voici des exemples d’ingrédients à base de céréales :
- Le maïs moulu;
- Le blé moulu;
- La farine de germes de maïs;
- L’avoine.
Bien que les céréales ajoutent des calories à l’alimentation, elles sont aussi riches en glucides non structuraux, notamment l’amidon et le sucre.
Les chevaux ont de petits estomacs et ne sont pas bien adaptés pour digérer de gros repas à base de céréales. Les amidons et les sucres non digérés se déversent dans l’intestin postérieur et causent des problèmes de santé intestinale, notamment la dysbiose, les ulcères gastriques et l’acidose de l’intestin postérieur.
Les équidés qui souffrent de troubles métaboliques, comme le PPID ou maladie de Cushing, le syndrome métabolique équin ou la résistance à l’insuline, doivent par ailleurs éviter les régimes riches en céréales pour prévenir la laminite.
Les huiles et les matières grasses sont souvent une meilleure option que les aliments à base de céréales pour augmenter la densité calorique de la ration, car elles fournissent des calories tout en étant exemptes d’amidon ou de sucre.
Remplacer les céréales par des sources de matières grasses peut aider à protéger la santé du cheval en diminuant le risque de troubles digestifs ou de dysfonctionnement métabolique.
Les avantages des suppléments de matières grasses
Plusieurs autres avantages justifient l’ajout de matières grasses plutôt que de glucides pour répondre aux besoins caloriques des chevaux de performance. Ces avantages incluent ceux qui suivent :
- Diminuer l’excitabilité et la chaleur produites par la digestion: la digestion des matières grasses produit moins de chaleur que la digestion des protéines et des glucides. Les matières grasses sont un excellent choix pour fournir des calories qui n’engendrent pas d’excitabilité chez les chevaux de performance ou pour les chevaux qui vivent sous des climats chauds.
- Augmenter les réserves de glycogène: le glycogène est la source d’énergie privilégiée pour la contraction des muscles. En revanche, les chevaux qui font de l’exercice modéré peuvent s’adapter à l’exploitation des lipides supplémentaires pour obtenir des calories. Les animaux soumis à un programme d’exercice intense peuvent toujours avoir besoin d’une petite quantité d’amidon et de sucres dans leur alimentation pour restaurer leurs réserves de glycogène après l’effort. [6][7]
- Améliorer les performances: certaines études ont révélé que les chevaux habitués à l’ajout de matières grasses enregistraient de meilleurs résultats lors des courses, se fatiguaient moins rapidement et avaient des fréquences cardiaque et respiratoire moins élevées. Cela pourrait être dû à une réduction de l’apport en matière sèche et donc à moins de remplissage intestinal, à une exploitation économique du glycogène et à une diminution de la chaleur métabolique. [5]
- La diminution de la fréquence des crises de rhabdomyolyse: les régimes riches en amidon contribuent à hausser la fréquence des crises de rhabdomyolyse à l’effort (tying-up). La diminution de l’apport en amidon et l’exploitation des matières grasses pour générer de l’énergie peuvent aider à réduire le risque de rhabdomyolyse d’effort récurrente, ou syndrome du cheval noué. [5]
- Promouvoir un comportement calme: la recherche suggère que le remplacement de l’amidon par des matières grasses diminue les comportements de frayeur, ainsi que la réactivité des chevaux aux nouveaux bruits et aux stimuli visuels. [8][9]
La digestion des matières grasses
Les matières grasses dans le fourrage, l’alimentation et les suppléments du cheval sont principalement sous forme de triglycérides. Ces derniers sont des molécules formées de trois chaînes d’acides gras liées à un squelette de glycérol.
La digestion des matières grasses se produit dans l’intestin grêle, la partie du tractus gastro-intestinal équin que les aliments traversent après avoir quitté l’estomac.
Dans l’intestin grêle, les enzymes digestives et les acides biliaires décomposent les triglycérides en acides gras et en glycérol. L’intestin assimile ces composants et les transforme en triglycérides qui sont acheminés dans tout l’organisme.
La plupart des mammifères ont une vésicule biliaire qui emmagasine les acides biliaires et les libère dans l’intestin grêle lorsque l’animal mange.
Les chevaux n’ont pas de vésicule biliaire. Ils synthétisent plutôt les acides biliaires dans le foie et sécrètent continuellement de la bile dans l’intestin grêle.
Les matières grasses sont une source de calories particulièrement efficace pour les équidés, car leur digestion ne génère pas beaucoup de chaleur. [31] En revanche, la fermentation des fibres dans l’intestin postérieur engendre une dépense d’énergie importante pour produire de la chaleur.
La recherche montre que les chevaux qui reçoivent un régime alimentaire riche en matières grasses produisent 14 % moins de chaleur corporelle. Ils ont donc accès à plus d’énergie pour alimenter les performances athlétiques et d’autres fonctions métaboliques. [31]
L’assimilation des matières grasses
Bien que les équidés aient évolué pour survivre avec une alimentation faible en lipides et riche en fibres, ils peuvent s’adapter à un apport élevé de matières grasses.
Les études montrent une relation linéaire entre la quantité de matières grasses dans l’alimentation et la quantité assimilée par l’organisme. Autrement dit, à mesure que la teneur en lipides de l’alimentation augmente, l’organisme du cheval parvient à absorber l’apport supplémentaire qui peut s’élever à plus de deux kilogrammes par jour. [3]
Les matières grasses contenues dans les fourrages et les céréales sont moins digestibles que celles contenues dans les suppléments comme les huiles ou les concentrés riches en matières grasses. Le cheval peut conséquemment exploiter une plus grande partie des lipides provenant des suppléments afin de produire de l’énergie.
Les molécules de lipides contenues dans les fourrages et les céréales se trouvent dans la cellule végétale, laquelle est entourée d’une paroi cellulaire rigide. Cette structure fait en sorte qu’il est plus difficile pour les enzymes d’atteindre les matières grasses et de les décomposer en acides gras pour l’assimilation.
La digestibilité des matières grasses contenues dans les fourrages est d’environ 55 % et leur digestibilité dans les régimes mixtes composés de fourrage et de céréales est d’environ 81 %. Par comparaison, la digestibilité des matières grasses ajoutées sous forme d’huile peut atteindre 95 %. [1][2]
Le mode d’emploi pour ajouter des matières grasses dans la ration du cheval
Parce que les matières grasses ne constituent pas une partie importante de l’alimentation naturelle des équidés, on doit les y habituer graduellement.
On peut ajouter l’huile à la ration habituelle, la mélanger à des cubes ou à des granulés de fourrage ou même la verser directement sur le foin du cheval. On commence par donner 30 ml (1 oz) d’huile par jour et on augmente au besoin de 15 ml (0,5 oz) tous les trois à quatre jours.
Pour habituer le cheval à une moulée riche en matières grasses, on introduit 25 % du taux d’alimentation visé pendant trois à quatre jours et on augmente progressivement par la suite.
Cette méthode donne à l’organisme du cheval le temps d’augmenter la sécrétion d’enzymes digestives et de s’adapter à un apport plus élevé en lipides.
Il importe de noter que si on donne au cheval une quantité de moulée commerciale riche en matières grasses en deçà du taux d’alimentation recommandé, il ne reçoit pas suffisamment de vitamines et de minéraux. Les équidés dont l’alimentation est riche en matières grasses doivent obtenir des niveaux adéquats de tous les micronutriments, mais surtout de vitamines et de minéraux aux propriétés antioxydantes.
Les antioxydants importants comprennent la vitamine E, la vitamine C, le sélénium, le zinc et le cuivre. Les chevaux doivent obtenir au moins 100 UI de vitamine E d’origine naturelle par 100 ml d’huile. [4][30]
Le suivi des changements
L’introduction trop rapide de suppléments de matières grasses dans l’alimentation équine peut mener à des troubles intestinaux. Si l’intestin grêle ne parvient pas à assimiler complètement les lipides, ils peuvent atteindre l’intestin postérieur et altérer les populations microbiennes intestinales et conséquemment, nuire à la digestion des fibres.
On surveillera donc le fumier de l’animal pour détecter tout changement suggérant une introduction trop rapide des matières grasses, par exemple : [2]
- des boulettes de fumier bien formées qui ont une apparence lustrée;
- un fumier qui paraît gras ou grisâtre;
- un fumier plus abondant;
- des excréments mous ou liquides.
Si on remarque ces signes, il faut diminuer temporairement la quantité d’huile ou de matières grasses jusqu’à ce que le fumier redevienne normal. On peut ensuite réintroduire les sources de matières grasses plus graduellement.
La quantité de matières grasses à donner aux chevaux
La quantité de matières grasses à ajouter à l’alimentation du cheval dépend de ses besoins en calories et de la teneur en énergie digestible du reste de sa ration.
Toutes les huiles fournissent environ 9 kilocalories (kcal) d’énergie par gramme (ml). Par comparaison, les glucides et les protéines fournissent 4 kcal par gramme. Les matières grasses sont donc une source de calories beaucoup plus concentrée.
L’ajout de 30 ml (1 oz) d’huile à la ration procure 270 kcal d’énergie au cheval.
Le régime alimentaire de la majorité des équidés doit contenir au plus 8 % de matières grasses au total. En revanche, les chevaux astreints à un entraînement intense peuvent recevoir jusqu’à 20 % ou plus de leurs besoins énergétiques digestibles sous forme de matières grasses. [5]
Les besoins caloriques des chevaux
Les besoins caloriques des chevaux adultes sont calculés à partir de leur poids corporel et de leur niveau d’exercice. La quantité de tissu adipeux (graisse) emmagasiné dans le corps influe également sur le nombre de calories requises.
Un cheval adulte ordinaire à l’entretien requiert 16,6 Mcal (16 600 kcal) par jour, alors qu’un cheval soumis à un entraînement intense aura besoin de 26,64 Mcal (26 640 kcal) par jour. [1]
Si le cheval est en surpoids, il peut combler une partie de ses besoins caloriques à partir de ses réserves de graisse corporelle. Il n’a donc pas besoin d’autant de calories dans son alimentation.
Les équidés en insuffisance pondérale ont besoin que toutes leurs calories proviennent de l’alimentation en plus de calories supplémentaires pour favoriser la prise de poids.
Il importe d’évaluer avec précision l’état de chair du cheval pour connaître la quantité de matières grasses à ajouter à sa ration. Nos nutritionnistes peuvent vous aider à évaluer l’état de chair de votre animal si vous téléversez une photo en ligne.
Le contenu en calories de l’alimentation
Pour calculer la quantité de matières grasses à ajouter à la ration, il faut aussi déterminer la quantité d’énergie calorique contenue dans l’ensemble de l’alimentation du cheval.
La plupart des équidés devraient tirer la majorité de leurs calories du fourrage. Les foins de légumineuses et les fourrages immatures fournissent ordinairement plus d’énergie digestible que les foins de graminées ou les fourrages matures.
Pour connaître la quantité d’énergie digestible contenue dans le fourrage, il faut effectuer une analyse de foin.
Transmettez le régime alimentaire de votre cheval par le biais de notre outil d’équilibrage de l’alimentation en ligne pour obtenir sa teneur en calories estimative. Nos nutritionnistes peuvent également vous aider à déterminer la quantité de matières grasses à ajouter à la ration de votre cheval.
Les meilleurs suppléments de matières grasses pour les chevaux
Il existe plusieurs options pour ajouter des lipides à l’alimentation équine, y compris des concentrés riches en matières grasses et les huiles.
Voici quelques exemples d’aliments riches en matières grasses :
- la graisse végétale;
- le son de riz;
- la drêche de distillerie;
- les graines de lin moulues.
Les huiles qui conviennent pour ajouter des calories à l’alimentation équine comprennent :
- l’huile w-3;
- l’huile de canola;
- l’huile de lin;
- l’huile de caméline;
- l’huile de soja;
- l’huile de poisson.
La principale différence entre ces sources de lipides est leur profil d’acides gras. Nous abordons plus bas les avantages et les inconvénients des différents additifs lipidiques.
Les acides gras
Les huiles contiennent de nombreux types d’acides gras, y compris les acides gras saturés, mono-insaturés, polyinsaturés et trans. En général, les acides gras insaturés sont associés à de meilleurs résultats pour la santé que les gras saturés et trans.
Les études ont porté plus particulièrement sur les bienfaits pour la santé humaine et animale des acides gras polyinsaturés (AGPI). On peut en outre classer les AGPI peuvent en trois catégories :
- les acides gras oméga-3;
- les acides gras oméga-6;
- les acides gras oméga-9.
Les acides gras oméga-3 sont anti-inflammatoires tandis que les acides gras oméga-6 sont normalement pro-inflammatoires. Parce que les mécanismes anti-inflammatoires et pro-inflammatoires sont importants pour la santé du cheval, ces deux acides gras doivent être équilibrés correctement dans l’alimentation équine.
Le ratio entre les acides gras oméga-3 et oméga-6
Les recommandations alimentaires se concentrent souvent sur l’atteinte d’un « rapport optimal » entre les acides gras oméga-3 et oméga-6. En revanche, la science n’a pas établi le ratio optimal pour les équidés.
L’équilibre idéal des acides gras oméga-3 à oméga-6 alimentaires pour chaque individu dépend de son état physiologique et de son état de santé actuels. [12][13]
Il est toutefois généralement vrai que les diètes équines axées sur le fourrage tendent à avoir un rapport sain entre les acides gras oméga-3 et oméga-6. Les chevaux qui reçoivent un régime à base de céréales ont tendance à consommer trop d’acides gras oméga-6 et pas suffisamment d’oméga-3.
Les suppléments de matières grasses riches en acides gras oméga-3
On donne couramment aux équidés des huiles végétales comme l’huile de lin, de canola et de caméline pour leur fournir une source d’acides gras oméga-3.
Malgré cela, ces sources végétales ne contiennent pas les acides gras à longue chaîne qui sont directement impliqués dans les mécanismes anti-inflammatoires.
Le principal oméga-3 présent dans les fourrages et les huiles végétales est l’acide alpha linolénique (ALA).
L’ALA doit être converti en acides gras oméga-3 à longue chaîne, soit l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), pour produire des effets anti-inflammatoires.
Cette transformation nécessite une série de réactions enzymatiques qui allongent et désaturent la molécule ALA pour former le DHA et l’EPA. Mais les mammifères ne peuvent transformer qu’une petite fraction de l’ALA en DHA et en EPA, estimée entre 4 et 10 %. [32]
La supplémentation des chevaux en ALA provenant de l’huile de lin n’augmente pas les niveaux de DHA ou d’EPA dans les cellules. [10][11] Cela signifie que compléter l’alimentation du cheval avec de l’ALA n’engendre pas de bienfaits anti-inflammatoires.
Les avantages du DHA et de l’EPA pour les équidés
Pour compléter l’alimentation du cheval avec des acides gras oméga-3 afin de lui procurer des bienfaits anti-inflammatoires, il est préférable d’ajouter directement du DHA et/ou de l’EPA dérivés de sources marines telles que l’huile de poisson et les algues microscopiques.
Dans la section suivante, nous abordons quelques-uns des avantages associés à l’ajout de DHA et d’EPA à l’alimentation équine.
La fluidité des membranes cellulaires
Les acides gras sont des composants importants des membranes cellulaires. Les acides gras provenant de l’alimentation du cheval sont assimilés dans la structure des membranes cellulaires et affectent leur fonctionnement.
Les oméga-3 comme le DHA et l’EPA rendent la membrane cellulaire plus fluide, modifient les mécanismes de signalisation et modulent les réactions hormonales. [14] Les cellules immunitaires, les chondrocytes articulaires et les cellules musculaires qui contiennent une proportion plus élevée de DHA et d’EPA réagissent différemment au stress.
La santé des articulations
La recherche montre que le DHA et l’EPA aident à réduire l’inflammation et à soutenir le confort articulaire chez les équidés atteints d’arthrite.
Chez les animaux en bonne santé, les huiles d’origine marine ont généré un taux plus bas de molécules pro-inflammatoires comparativement à l’huile de lin. Le DHA et l’EPA pourraient d’autre part être protéger les chevaux contre la dégradation du cartilage en cas d’inflammation des articulations. [15][16]
Une certaine étude sur les chevaux a montré que l’ajout de DHA diminuait l’inflammation et la présence de cellules immunitaires dans le liquide synovial. Après 90 jours de supplémentation, les chevaux étudiés portaient plus de poids sur leurs membres arthritiques, ce qui suggère une amélioration de leur niveau de confort. [17]
Une autre étude a révélé une amélioration de l’amplitude des foulées au trot chez les chevaux qui ont reçu de l’huile de poisson. [18]
Bien que des tests effectués en laboratoire sur des cellules isolées aient suggéré que les huiles végétales procurent des bienfaits pour la santé des articulations, elles ne diminuent pas les molécules pro-inflammatoires chez les chevaux. [15] [19] Par conséquent, il est peu probable que ces huiles soient bénéfiques pour la santé des articulations équines.
La santé du système respiratoire
L’inflammation pathologique se produit chez les chevaux qui souffrent d’allergies respiratoires, de souffle et d’asthme. Les chevaux atteints de ces maladies peuvent présenter une toux excessive, de mauvaises performances et des difficultés de régie.
Plusieurs études ont évalué la supplémentation en oméga-3 chez les chevaux atteints d’obstruction récurrente des voies respiratoires (le souffle).
La supplémentation en DHA a diminué le nombre de cellules immunitaires dans le liquide pulmonaire et amélioré les scores de toux chez les chevaux atteints d’obstruction récurrente des voies respiratoires. Les marqueurs inflammatoires ont aussi diminué, ce qui suggère une amélioration de la réponse immunitaire aux déclencheurs de maladie respiratoire. [20][21][22]
La santé de la peau
Les huiles et les lipides favorisent la santé de la peau en stimulant la production de sébum. Le sébum est une substance cireuse qui fait briller le poil et fournit une barrière protectrice contre les irritants.
Tous les acides gras peuvent promouvoir la production de sébum. Cependant, les acides gras anti-inflammatoires possèdent des avantages supplémentaires pour les équidés qui souffrent de problèmes cutanés, tels que la dermatite estivale (DERE) ou la dermatophilose dorsale.
En plus de stimuler la production de sébum, les acides gras oméga-3 atténuent les réactions allergiques, ce qui réduit les démangeaisons et l’enflure cutanées. [23]
La santé métabolique
Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin (SMÉ) sont moins sensibles aux effets de l’insuline. Ils ont conséquemment plus de mal à traiter les sucres contenus dans l’alimentation.
Les équidés qui souffrent de SMÉ présentent souvent aussi une inflammation dans l’ensemble du corps qui perpétue la résistance à l’insuline. L’amélioration de la sensibilité à l’insuline peut aider les chevaux atteints de SMÉ à maintenir un état de chair sain et réduire le risque de complications, notamment la laminite.
Remplacer les céréales par des matières grasses pour répondre aux besoins caloriques est un bon moyen d’abaisser le taux de sucre sanguin. La recherche a constaté des bienfaits supplémentaires chez les chevaux atteints de SMÉ qui reçoivent des suppléments d’acides gras oméga-3.
Une étude menée sur des chevaux résistants à l’insuline qui ont reçu des acides gras d’origine marine ou du lin a constaté une amélioration du traitement du glucose et de la réponse à l’insuline. [24]
Une autre étude a révélé que le DHA diminuait l’inflammation chez les chevaux atteints du syndrome métabolique équin. [25] Ce résultat pourrait également aider à améliorer la sensibilité à l’insuline.
Les bienfaits additionnels
Les scientifiques ont constaté chez les équidés d’autres bienfaits d’une supplémentation d’acides gras oméga-3, notamment :
- Une diminution de la réaction au stress: les juments recevant du DHA et de l’EPA présentaient un niveau de cortisol plus bas après le stress du transport et du confinement en stalle. [26]
- L’amélioration de la santé du système reproducteur: la supplémentation en DHA améliore la qualité du sperme chez les étalons et favorise une involution utérine plus rapide chez les juments après la mise bas. [27] [28]
- L’amélioration de la fonction cognitive: les poulains nés de juments qui ont reçu un supplément de DHA pendant la gestation avaient de meilleures capacités d’apprentissage et de mémoire à l’âge d’un et de deux ans. [29]
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’intussusception chez les chevaux :
L’intussusception chez les chevaux se produit lorsqu’une partie de l’intestin s’emboîte sur elle-même, créant une obstruction qui peut bloquer le passage des aliments et des liquides. Cette affection peut perturber la digestion normale et la circulation sanguine, entraînant un gonflement, des lésions tissulaires et, dans les cas graves, des complications potentiellement mortelles.
Certaines races, en particulier les poulains et les jeunes chevaux, sont plus susceptibles de développer une intussusception. Les poulains sevrés ayant une forte charge parasitaire, surtout des ténias, présentent un risque plus élevé. Bien que les chevaux adultes soient moins susceptibles de développer cette affection, l’intussusception chez les adultes touche généralement le gros intestin.
Le traitement de l’intussusception chez les chevaux implique généralement une intervention chirurgicale visant à détordre ou à retirer la portion d’intestin touchée. Si le diagnostic est posé tôt, la chirurgie peut souvent permettre de résoudre l’obstruction avec succès. Dans certains cas, une approche plus conservatrice peut être utilisée, mais cela est moins fréquent et dépend de la gravité de l’affection.
Le pronostic pour les chevaux qui survivent à une intussusception peut être très favorable, surtout si l’affection est détectée tôt et traitée efficacement. Avec des soins vétérinaires appropriés et une intervention chirurgicale, de nombreux chevaux se rétablissent complètement. Toutefois, des complications peuvent survenir selon l’étendue des dommages à l’intestin, ce qui peut affecter leur santé globale.
Résumé
Les matières grasses constituent un moyen efficace d’augmenter la densité calorique de l’alimentation du cheval, en particulier chez les chevaux ayant des besoins énergétiques plus élevés.
- Les sources de matières grasses riches en acides gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires offrent des bienfaits supplémentaires au-delà de l’apport calorique.
- Le DHA et l’EPA sont les oméga-3 les plus actifs sur le plan biologique chez le cheval et ne peuvent être obtenus qu’à partir de sources marines, comme l’huile de poisson ou les algues microscopiques.
- Le DHA issu d’algues microscopiques est généralement plus appétent pour les chevaux que l’huile de poisson, ce qui facilite son incorporation à la ration.
- La supplémentation en DHA peut soutenir la mobilité articulaire, les performances athlétiques et la récupération après l’exercice, ainsi que la santé respiratoire, la fonction reproductive, la fonction cognitive et une réponse saine au stress.
- L’huile w-3 de Mad Barn fournit du DHA d’origine algale ainsi qu’une forte teneur en vitamine E naturelle, contribuant à une régulation saine des processus inflammatoires tout en apportant une énergie « froide » aux chevaux ayant des besoins caloriques accrus.
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