Les maladies transmises par les moustiques posent un risque considérable pour la santé des chevaux. Des virus ou des parasites transportés par les piqûres de moustiques qui se nourrissent du sang du cheval sont responsables de ces maladies.
Les maladies équines transmises par les moustiques les plus courantes sont le virus du Nil occidental ainsi que les encéphalites équines de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne. Ces virus affectent le cerveau et ils peuvent être fatals.
Les symptômes de maladie transmise par les moustiques varient. Ils peuvent inclure des changements de comportement et de capacité mentale, par exemple des difficultés à contrôler les muscles faciaux, de la tête ou de la bouche, des convulsions, de la fièvre et le coma.
Les chevaux jeunes et âgés, ceux qui vivent dans les régions où les moustiques sont plus actifs et les animaux non vaccinés courent un plus grand risque. Il n’existe aucun traitement connu pour soigner l’encéphalite équine ou le virus du Nil occidental. On recommande de prodiguer des soins de soutien aux animaux malades.
Le meilleur moyen de prévenir ces maladies est de vacciner les chevaux et de diminuer leur exposition aux moustiques. Les stratégies pour contrôler les populations de moustiques comprennent l’élimination de l’eau stagnante, l’application d’un répulsif contre les insectes et le maintien d’une bonne ventilation des écuries De plus, on conseille de limiter les sorties en liberté à l’extérieur aux heures où les moustiques sont très actifs.
Les maladies équines transmises par les moustiques
Les moustiques sont des insectes ailés qui se nourrissent du sang de nombreux animaux différents, y compris les chevaux. Lorsqu’un moustique pique un animal atteint d’une maladie contagieuse transmise par le sang, il peut transporter l’agent infectieux, c’est-à-dire le micro-organisme pathogène, à sa prochaine victime. Vu cette capacité à véhiculer les maladies entre les hôtes, les moustiques sont des vecteurs de maladies équines transmissibles par le sang.
Les moustiques sont des vecteurs particulièrement complexes, car ils peuvent transmettre les maladies entre différentes espèces. Ils les transmettent aux chevaux en piquant des oiseaux infectés. [1]
Voici quelques exemples de maladies transmises par les moustiques qui touchent les chevaux : [1]
- Le virus du Nil occidental (VNO): il s’agit d’une infection virale qui peut engendrer de graves troubles neurologiques.
- L’encéphalite équine de l’Est (EEE): le taux de mortalité des chevaux qui contractent cette maladie virale est élevé.
- L’encéphalite équine de l’Ouest (EEO): il s’agit d’une infection virale semblable à l’EEE qui est généralement moins grave.
- L’encéphalite équine vénézuélienne (EEV): cette maladie virale peut déclencher des épizooties d’encéphalite.
- L’encéphalite de Saint-Louis (ESL): cette maladie touche principalement les humains, mais elle peut aussi infecter les chevaux.
- L’encéphalite japonaise (EJ): cette maladie ressemble à l’ESL et elle est présente dans toute l’Asie.
Le diagnostic se fonde sur des analyses sanguines, des analyses d’urine, des tests PCR et une analyse du liquide cérébrospinal (par ponction lombaire). On confirme le diagnostic post-mortem en analysant les tissus de l’animal. Une fois confirmés, on doit obligatoirement signaler les cas de maladies transmises par les moustiques aux services de protection de la santé animale régionaux.
Les types de moustiques
Les moustiques appartiennent à la famille des Culicidae. Il en existe plus de 3 000 espèces différentes à travers le monde. Les trois espèces de moustiques suivantes sont dangereuses pour les chevaux : [1]
- les anophèles;
- les Culex;
- les
Les Culex sont porteurs de l’encéphalite équine et du virus du Nil occidental. [1] Les anophèles et les Aedes sont uniquement porteurs des virus de l’encéphalite équine. [1]
Dans chaque espèce, c’est la femelle qui pique et qui prélève le sang pour nourrir ses œufs. [1] Le souffle exhalé, l’odeur corporelle, les mouvements et les changements de température attirent l’insecte vers ses victimes. [1] Lorsqu’un moustique infecté perfore la peau avec ses parties buccales, il injecte le virus dans la circulation sanguine du cheval. [1]
Le cycle de vie des moustiques
Le cycle de vie du moustique comprend quatre stades : l’œuf, la larve, la nymphe et l’adulte. Tous les moustiques complètent la majeure partie de leur cycle de vie dans l’eau stagnante. [1]
- Les œufs: les femelles pondent leurs œufs un à la fois à la surface de l’eau ou du sol humide. Selon les espèces, ils demeurent séparés ou se collent ensemble pour former des radeaux qui contiennent de 200 à 300 œufs. La plupart des œufs éclosent en deçà de 24 à 48 heures.
- Les larves: les larves de moustique vivent dans l’eau et respirent à la surface. Elles se nourrissent de micro-organismes et de particules de matière organique. Elles muent à quatre reprises jusqu’à mesurer près d’un demi-pouce (1,25 centimètre) de long. Elles deviennent des nymphes après la quatrième mue.
- Les nymphes: les nymphes ne se nourrissent pas, mais elles absorbent de l’oxygène par deux tubes qui se trouvent dans leur corps. Elles vivent entre un et quatre jours en flottant à la surface de l’eau. Une fois leur développement terminé, elles émergent sous forme de moustiques adultes.
Les virus de l’encéphalite équine
La structure et les effets sur les chevaux des virus de l’encéphalite équine se ressemblent tous, avec de légères distinctions en fonction de leur origine.
On considère que ces virus peuvent être fatals, car ils affectent directement le cerveau et le système nerveux central. En outre, on ne dispose actuellement d’aucun traitement connu pour les guérir.
Les chevaux sont normalement des culs-de-sac épidémiologiques. En général, les moustiques qui piquent des chevaux infectés n’absorbent pas suffisamment de virus pour déclencher la maladie chez le prochain animal qui les nourrit. Les chevaux infectés ne transmettent pas non plus ces maladies à d’autres chevaux ou aux humains avec lesquels ils sont en contact direct.
L’encéphalite équine de l’Est
Les moustiques transmettent l’encéphalite équine de l’Est (EEE) aux chevaux et aux humains, mais elle n’est pas transmissible directement des chevaux aux autres animaux. [1][2]
L’EEE est relativement rare. Elle se manifeste le plus souvent aux États-Unis dans les régions à l’est du fleuve Mississippi, bien qu’on l’ait signalée à l’ouest jusqu’au Texas. [3]
La période d’incubation de l’EEE est de 3 à 14 jours. [2][8] Une fois que le moustique infecté a piqué le cheval, il peut s’écouler de trois à quatorze jours avant que les symptômes de la maladie n’apparaissent.
Le pronostic pour les chevaux atteints d’EEE est extrêmement pessimiste avec un taux de mortalité qui se situe entre 75 et 95 %. [3] Les chevaux vaccinés ont une plus grande chance de survie. [4] Ceux qui survivent ont souvent des séquelles permanentes qui nuisent à leurs capacités mentales et physiques. [3]
L’encéphalite équine de l’Ouest
L’encéphalite équine de l’Ouest (EEO) est également transmissible des moustiques aux chevaux et aux humains. Encore une fois, les chevaux ne transmettent pas ce virus directement aux autres animaux. [5]
On n’a pas signalé de cas d’EEO aux États-Unis depuis plus de deux décennies. [3] La période d’incubation de l’EEO est de deux jours à trois semaines. [3]
Le pronostic pour les chevaux atteints de l’EEO est réservé avec un taux de mortalité qui se situe entre 20 et 40 %. [3] Cette maladie n’est pas aussi grave que l’EEE ou l’EEV et les déficiences neurologiques à long terme sont moins probables. [3]
L’encéphalite équine vénézuélienne
À l’instar de l’encéphalite équine de l’Ouest (EEO), les moustiques sont aussi les vecteurs de l’encéphalite équine vénézuélienne (EEV) qu’ils transmettent aux chevaux et aux humains. [5]
Les chevaux sont des hôtes amplificateurs de l’EEV. [5] Les hôtes amplificateurs ne représentent aucun risque de transmission de la maladie à d’autres animaux par contact direct. Les animaux infectés peuvent néanmoins être porteurs d’une charge virale suffisamment élevée pour transmettre le virus aux moustiques, qui peuvent ensuite continuer à le propager. [5]
L’EEV se manifeste le plus souvent en Amérique centrale et en Amérique du Sud. On la signale occasionnellement au Mexique. [6] On ne l’a pas rapportée aux États-Unis depuis 1971. [6]
La période d’incubation de l’EEV est de deux à quatre jours. [3]
Le pronostic pour les chevaux atteints d’EEV est pessimiste avec un taux de mortalité qui se situe entre 40 et 90 %. [3] Ceux qui survivent ont souvent des séquelles permanentes qui nuisent à leurs capacités mentales et physiques. [3]
Le virus du Nil occidental
Le virus du Nil occidental (VNO) est un virus différent de celui de l’encéphalite équine, mais les voies de transmission et les risques sont les mêmes. [7] Les chevaux sont des culs-de-sac épidémiologiques du VNO. Ils ne posent donc aucun risque de contagion pour les autres chevaux ou les humains. [7]
On considère que le VNO est endémique aux États-Unis, au Canada, au Mexique et dans les Caraïbes, avec des éclosions annuelles pendant la saison des moustiques. [7]
La période d’incubation du VNO chez les chevaux est de 7 à 10 jours. [7]
Le pronostic pour les chevaux atteints du VNO est réservé avec un taux de mortalité qui se situe entre 20 et 44 %. [5] Ceux qui survivent n’ont normalement plus de déficience mentale ou physique au bout de six mois. [5]
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Les symptômes d’infection virale transmise par les moustiques
Les symptômes des encéphalites équines de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que du virus du Nil occidental sont variables et non spécifiques. Chaque cheval présente une panoplie de symptômes différents et aucun d’entre eux ne permet de confirmer le diagnostic. [3]
Les symptômes de ces virus transmis aux chevaux par les moustiques incluent les suivants : [2][5]
- la léthargie;
- la fièvre;
- la boiterie;
- une fièvre modérée à élevée;
- le manque d’appétit;
- la faiblesse.
Les symptômes neurologiques
En plus des symptômes mentionnés précédemment, des symptômes neurologiques peuvent apparaître soudainement une fois que le virus atteint le cerveau. [2] Les symptômes neurologiques incluent les suivants : [2][5][6][8][9]
- l’effroi;
- l’excitabilité;
- la somnolence;
- la marche en cercle;
- la prise d’appui de la tête au mur;
- le bruxisme ou grincement de dents;
- l’incapacité à avaler;
- une transpiration excessive;
- des modifications de comportement;
- la raideur;
- des tremblements ou des contractions sur la tête et l’encolure;
- des convulsions;
- des crises épileptiques;
- la cécité;
- la paralysie de la face;
- la faiblesse de la langue;
- des modifications à la forme du nez;
- un port de tête incliné;
- un manque d’équilibre ou de proprioception;
- la faiblesse;
- le manque de coordination;
- la paralysie des membres;
- les coliques;
- l’incapacité à se tenir debout (décubitus);
- le coma;
- la mort subite.
Les facteurs de risque
Les encéphalites équines de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que le virus du Nil occidental sont présents en Amérique du Nord, du Sud et centrale. [5] Le risque est le même indépendamment de la race du cheval. [5] Les jeunes chevaux et les chevaux âgés peuvent courir un risque accru. [4][8] Il ne semble pas y avoir de variation en fonction du sexe. [5]
Tous les facteurs suivants influent sur le risque que les chevaux contractent les maladies transmises par les moustiques : [1][4][5][7][8]
- Le statut vaccinal: les chevaux non vaccinés ou insuffisamment vaccinés courent un plus grand risque que les chevaux vaccinés.
- Le climat et les déplacements: les chevaux qui vivent ou qui voyagent dans les régions où les maladies transmises par les moustiques sont répandues ont des taux d’exposition plus grands.
- L’activité saisonnière des insectes: les cas sont plus fréquents durant les mois d’été, lorsque les moustiques sont plus actifs. Les chevaux qui vivent dans des régions plus chaudes où les moustiques sont actifs pendant une plus grande période de l’année sont plus exposés.
- Le manque de contrôle des insectes: les chevaux dans les régions où on n’a pas déployé de méthodes de lutte contre les moustiques ou encore où ces méthodes sont inadéquates courent un risque accru.
- Le mode de vie: les chevaux qui passent plus de temps à l’extérieur, en particulier aux heures de la journée où les moustiques sont actifs, sont plus à risque.
- L’environnement local: les chevaux qui vivent dans des zones très humides, par exemple à proximité de marécages, courent un risque accru.
Le diagnostic
Le diagnostic de l’encéphalite équine de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que du virus du Nil occidental est fondé sur ce qui suit : [3][5][7]
- les analyses sanguines;
- les analyses d’urine;
- l’analyse du liquide cérébrospinal (la ponction lombaire);
- les tests PCR.
L’analyse post-mortem des tissus cérébraux permet de confirmer le diagnostic. [3][5]
Le traitement
Il n’existe aucun traitement qui guérit l’EEE, l’EEO, l’EEV ou le VNO. [5] Le vétérinaire recommande habituellement de prodiguer au cheval des soins de soutien pour l’hydrater et le garder confortable pendant que la maladie suit son cours. [5][6]
L’EEE, l’EEO, l’EEV et le VNO sont toutes des maladies à déclaration obligatoire. On doit les déclarer aux services de protection de la santé animale régionaux lorsqu’on soupçonne qu’un cheval a contracté l’une d’elles. [3][7] En outre, il faut signaler la présence d’oiseaux morts aux environs des installations où se trouvent les chevaux infectés. [6]
La prévention
Des vaccins sont disponibles pour protéger les chevaux contre les encéphalites équines de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que contre le virus du Nil occidental. [3][7] Des rappels sont nécessaires annuellement ainsi que pendant la période de l’année où les moustiques sont actifs. [1]
On recommande d’autre part de contrôler les populations de moustiques. [1] Dans certaines régions, les autorités mettent en œuvre des mesures de lutte généralisée contre les populations de moustiques grâce à des programmes de pulvérisation aérienne ou de pulvérisation par camion. [1]
On encourage par ailleurs les individus à contrôler les populations de moustiques autour de leurs chevaux en prenant les mesures qui suivent : [1][6]
- éliminer toutes les sources d’eau stagnante;
- remplacer l’eau des abreuvoirs deux fois par semaine;
- appliquer un répulsif contre les moustiques;
- garder les chevaux à l’intérieur lorsque les moustiques sont très actifs;
- installer des ventilateurs pour garder l’air en mouvement autour des chevaux.
En résumé
Les chevaux piqués par des moustiques infectés risquent de contracter l’encéphalite équine de l’Est, de l’Ouest ou vénézuélienne ainsi que le virus du Nil occidental. Ces virus peuvent infecter le cerveau, et provoquer des changements physiques et mentaux.
Il n’existe aucun traitement pour guérir ces maladies. On peut les prévenir grâce à la vaccination et à une lutte vigilante contre les populations de moustiques.
- Les symptômes sont variables et non spécifiques. Ils incluent des modifications des capacités physiques et mentales du cheval.
- Le diagnostic se fonde sur des analyses sanguines, des analyses d’urine, des tests PCR et une analyse du liquide cérébrospinal (par ponction lombaire). On confirme le diagnostic post-mortem en analysant les tissus de l’animal.
- Le pronostic s’échelonne de réservé à extrêmement pessimiste en fonction de la maladie. Dans certains cas, les survivants ne retrouvent pas leurs pleines capacités mentales ou physiques.
- Les moustiques sont plus actifs à certains moments de l’année et de la journée. On recommande donc de protéger les chevaux en appliquant un répulsif contre les insectes ou en les gardant à l’intérieur dans des aires bien ventilées pendant ces périodes.
- Les chevaux infectés par les maladies transmises par les moustiques sont des culs-de-sac épidémiologiques ou des hôtes amplificateurs. Ils ne constituent donc pas une menace directe pour les autres chevaux ou les humains.
- Les encéphalites équines de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que le virus du Nil occidental sont des maladies à déclaration obligatoire. On doit signaler les chevaux soupçonnés de les avoir contractées aux services de protection de la santé animale régionaux applicables.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les maladies transmises par les moustiques chez les chevaux :
Les maladies transmises par les moustiques qui affectent les chevaux comprennent le virus du Nil occidental et les virus de l'encéphalite équine, comme l'encéphalite équine de l'Est, de l'Ouest et vénézuélienne. Ces infections se propagent lorsque des moustiques piquent des oiseaux infectés puis se nourrissent sur des chevaux. Plusieurs de ces virus affectent le cerveau et le système nerveux, ce qui peut entraîner une maladie grave, des séquelles à long terme ou la mort.
La plupart des maladies transmises par les moustiques ne se transmettent pas directement d'un cheval à l'autre. Les chevaux infectés par les virus de l'encéphalite équine de l'Est, de l'Ouest ou par le virus du Nil occidental sont généralement des hôtes terminaux, ce qui signifie qu'ils ne portent pas une quantité suffisante de virus pour infecter les moustiques ou d'autres animaux. L'encéphalite équine vénézuélienne est différente, car les chevaux infectés peuvent retransmettre le virus aux moustiques, qui peuvent ensuite le propager davantage.
Les signes d'une maladie transmise par les moustiques chez les chevaux peuvent inclure de la fièvre, de la léthargie, une baisse d'appétit, de la faiblesse, de la boiterie et des changements soudains de comportement. Des signes neurologiques peuvent également apparaître, notamment l'appui de la tête contre les objets, le fait de tourner en rond, des tremblements, de la difficulté à avaler, un mauvais équilibre, des convulsions, une paralysie, l'incapacité à se lever, le coma ou la mort subite. Tout signe neurologique doit être traité comme une urgence.
Le virus du Nil occidental chez les chevaux est une maladie grave transmise par les moustiques qui peut affecter le cerveau et le système nerveux. L'article rapporte un taux de mortalité de 20 à 44 %, mais de nombreux chevaux survivants se rétablissent sans séquelles mentales ou physiques à long terme après 6 mois. Des soins de soutien sont recommandés, puisqu'il n'existe aucun traitement spécifique qui élimine le virus.
L'encéphalite équine de l'Est est l'une des maladies transmises par les moustiques les plus dangereuses pour les chevaux. L'article rapporte un taux de mortalité de 75 à 95 %, et les chevaux qui survivent présentent souvent des séquelles mentales ou physiques permanentes. Les chevaux vaccinés ont de meilleures chances de survie, ce qui fait de la vaccination de routine un élément important de la protection pendant la saison des moustiques.
Les chevaux les plus à risque de maladies transmises par les moustiques comprennent les jeunes chevaux, les chevaux âgés, les chevaux non vaccinés et les chevaux exposés à une forte activité de moustiques. Le risque augmente également dans les régions humides, près des marécages, pendant les mois plus chauds et lorsque les chevaux passent plus de temps à l'extérieur pendant les périodes où les moustiques se nourrissent le plus. Toutes les races semblent présenter un risque égal.
Les maladies transmises par les moustiques sont diagnostiquées chez les chevaux à l'aide de tests comme des analyses sanguines, une analyse d'urine, des tests PCR et l'analyse du liquide céphalorachidien obtenu par ponction rachidienne. Un diagnostic final peut être confirmé par un examen post mortem du tissu cérébral. Les cas suspects de virus du Nil occidental et de virus de l'encéphalite équine doivent être signalés aux services locaux de protection de la santé animale.
Les maladies transmises par les moustiques chez les chevaux ne disposent pas de traitements antiviraux directs contre l'EEE, l'EEO, l'EEV ou le VNO. Des soins de soutien sont utilisés pour garder les chevaux atteints hydratés, confortables et aussi stables que possible pendant que la maladie suit son cours. Un vétérinaire doit être contacté immédiatement si un cheval présente de la fièvre, de la faiblesse, des changements de comportement ou des signes neurologiques.
La protection des chevaux contre les maladies transmises par les moustiques commence par la vaccination et la réduction de l'exposition aux moustiques. Des vaccins sont disponibles contre le virus du Nil occidental ainsi que contre les encéphalites équines de l'Est, de l'Ouest et vénézuélienne. Les chevaux ont généralement besoin de rappels annuels, dont le moment dépend de la saison locale des moustiques. Votre vétérinaire peut vous aider à établir un calendrier de vaccination approprié selon votre région et vos projets de déplacement.
La réduction de la présence de moustiques autour des chevaux consiste à éliminer l'eau stagnante, à renouveler l'eau des abreuvoirs deux fois par semaine, à utiliser un répulsif contre les moustiques, à garder les chevaux à l'intérieur lorsque les moustiques sont actifs et à installer des ventilateurs pour maintenir la circulation de l'air. Un bon drainage et la réduction des sites de reproduction peuvent diminuer le nombre de moustiques près des écuries et des pâturages. Ces mesures sont plus efficaces lorsqu'elles sont combinées à la vaccination.
Résumé
Les chevaux piqués par des moustiques infectés risquent de contracter l’encéphalite équine de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que le virus du Nil occidental. Ces virus peuvent infecter le cerveau, entraînant des changements physiques et mentaux.
Il n’existe aucun traitement pour ces maladies, mais la prévention est possible grâce à la vaccination et à un contrôle vigilant des populations de moustiques.
- Les symptômes sont variables et non spécifiques et comprennent des changements des capacités physiques et mentales du cheval
- Le diagnostic repose sur des analyses sanguines, une analyse d’urine, des tests PCR, une analyse du liquide céphalorachidien, et est confirmé par une analyse des tissus post-mortem
- Le pronostic est passable à extrêmement défavorable selon la maladie en cause, et dans certains cas, les survivants ne récupèrent pas pleinement leurs capacités mentales ou physiques
- Les moustiques sont actifs à certaines périodes de l’année et de la journée; il est donc recommandé de protéger le cheval en appliquant un répulsif contre les moustiques ou en le gardant à l’intérieur dans des espaces bien ventilés pendant ces périodes
- Les chevaux sont des hôtes terminaux ou amplificateurs des maladies transmises par les moustiques, ce qui signifie qu’ils ne constituent pas une menace directe pour les autres chevaux ni pour les humains lorsqu’ils sont infectés.
- L’encéphalite équine de l’Est, de l’Ouest et vénézuélienne ainsi que le virus du Nil occidental sont des maladies à déclaration obligatoire. Les chevaux soupçonnés d’être infectés doivent être signalés aux services locaux appropriés de protection de la santé animale
Références
- Mosquitoes, in External Parasite and Vector Control Guidelines. American Association of Equine Practitioners
- Eastern Equine Encephalitis (EEE) From EDCC. Equine Disease Communication Center, 2017
- ARBOVIRUSES. American Association of Equine Practitioners, 2017.
- Eastern Equine Encephalitis (EEE) from AAEP. American Association of Equine Practitioners, 2023.
- Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult Clinical Companion
- Disease Alert: Equine Encephalitis (EEE/WEE/VEE), Vector-Borne Equine Encephalitides, 2024.
- West Nile Virus. American Association of Equine Practitioners, 2017.
- Reed, S. M. et al., Equine internal medicine, 3rd ed. St. Louis, MO: Saunders Elsevier, 2010.
- Sellon, D. C. and Long, M. T., Eds., Equine infectious diseases, Second edition. St. Louis, Missouri: Saunders/Elsevier, 2013.










