Les chevaux pleurent-ils? Bien que les chevaux ne versent pas de larmes de la même façon que les humains, ils peuvent créer des liens et des attachements solides, et ils réagissent aux changements dans leur environnement social ou physique. Toutefois, ces réactions s’expriment par le comportement, le langage corporel, les expressions faciales, les vocalisations ainsi que les changements dans le niveau d’activité ou l’appétit, plutôt que par des larmes émotionnelles. [1][2][3]
Cela dit, les yeux des chevaux sécrètent des larmes salines, tout comme ceux d’autres animaux, y compris les humains. Puisqu’ils montrent également des signes d’émotion, de nombreux propriétaires peuvent se demander si les larmes de leur cheval reflètent de la tristesse, de la douleur, du stress ou une autre expérience émotionnelle.
Dans la plupart des cas, les yeux larmoyants chez les chevaux sont liés au fonctionnement normal de l’œil ou à un problème de santé oculaire sous-jacent plutôt qu’aux émotions. Comprendre pourquoi les chevaux produisent des larmes et comment ils expriment leurs états émotionnels peut aider les propriétaires à reconnaître quand le larmoiement peut être une réaction physiologique sans gravité et quand il nécessite l’attention d’un vétérinaire.
Les pleurs chez les chevaux
Les chevaux produisent des larmes, mais il n’existe aucune preuve qu’ils pleurent en réaction à la tristesse, au deuil, au bonheur ou à d’autres émotions comme le font les humains. Bien que les chevaux puissent ressentir divers états émotionnels, les chercheurs n’ont pas observé de réactions émotionnelles qui les amènent à verser des larmes. [4]
Chez les chevaux, les larmes sont principalement produites pour lubrifier et protéger les yeux. Le film lacrymal aide à maintenir la surface de l’œil humide, élimine les débris et forme une barrière protectrice contre l’irritation et l’infection. [5]
Par conséquent, les larmes qui coulent sur le visage d’un cheval sont généralement associées au fonctionnement normal de l’œil ou à une affection oculaire sous-jacente plutôt qu’à une réaction émotionnelle.
Les chevaux qui ressentent du stress, de la peur, de la douleur, du chagrin ou de la détresse sociale sont plus susceptibles de présenter des changements dans leur appétit, leur niveau d’activité, leurs vocalisations, leurs interactions sociales, leurs expressions faciales ou leur langage corporel.
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Les émotions chez les chevaux
Les recherches indiquent que les chevaux ressentent des états émotionnels positifs et négatifs. En tant qu’animaux très sociaux, ils créent des liens solides avec leurs congénères et réagissent aux changements dans leur environnement social et physique. [2][6][7]
Des états émotionnels positifs peuvent survenir pendant des activités comme le pâturage, le toilettage social, le jeu et les interactions avec des compagnons familiers. Les états émotionnels négatifs sont associés à la peur, au stress, à la douleur, à l’isolement social, aux changements environnementaux et à d’autres facteurs de stress. [1]
Comme les chevaux ne peuvent pas communiquer verbalement leur état émotionnel, les propriétaires et les chercheurs se fient à des signes comportementaux et physiques pour évaluer leur bien-être.
Signes d’états émotionnels positifs
Les chevaux qui se trouvent dans des états émotionnels positifs présentent souvent un langage corporel détendu et participent à des interactions sociales positives.
Bien que les comportements varient d’un individu à l’autre, les signes suivants peuvent indiquer qu’un cheval est calme, satisfait ou qu’il vit une expérience positive :
- Posture détendue
- Regard et muscles faciaux détendus
- Toilettage social
- Repos confortable près de ses compagnons de troupeau
- Comportement joueur
- Interactions volontaires avec les humains ou ses compagnons
Ces signes sont particulièrement utiles lorsqu’ils sont interprétés dans le contexte du tempérament, de l’environnement et de la routine habituels du cheval.
Signes d’états émotionnels négatifs
La peur, le stress, la frustration, la douleur et l’isolement social peuvent tous affecter le bien-être émotionnel d’un cheval.
Les chevaux qui se trouvent dans des états émotionnels négatifs peuvent présenter certains des changements comportementaux et physiques suivants : [8][9]
- Vigilance ou état d’alerte accrus
- Retrait social
- Diminution de l’appétit
- Agitation ou comportements répétitifs
- Réactivité accrue
- Changements dans l’expression faciale ou la posture corporelle
Les chevaux communiquent leurs états émotionnels par leur langage corporel, leurs expressions faciales, leurs vocalisations et leurs interactions sociales. La position des oreilles, le port de la tête, la tension musculaire, la forme des yeux et les interactions avec les compagnons de troupeau peuvent tous fournir des indices sur la manière dont un cheval réagit à son environnement. [1][10]
Comme chaque cheval est différent, les changements dans le comportement habituel d’un cheval sont souvent l’indicateur le plus fiable que quelque chose affecte son bien-être physique ou émotionnel. Les propriétaires doivent prendre les changements comportementaux au sérieux, car ils peuvent indiquer un problème médical, un facteur de stress environnemental ou une autre préoccupation liée au bien-être.
Larmes et détresse émotionnelle chez les chevaux
Comme les chevaux peuvent présenter à la fois des larmes visibles et des réactions émotionnelles, les propriétaires peuvent supposer qu’un cheval aux yeux larmoyants est triste, en deuil ou stressé. Toutefois, ces signes doivent être interprétés séparément.
Les larmes sont généralement liées au fonctionnement de l’œil ou à une irritation, tandis que la détresse émotionnelle s’exprime par le comportement, la posture, l’expression faciale et les interactions sociales. [2][5][8]
Un cheval en détresse émotionnelle peut sembler renfermé, anormalement alerte, réactif, agité ou moins intéressé par sa nourriture, ses compagnons ou ses activités habituelles. Ces changements peuvent survenir en réaction à la douleur, à la peur, à l’isolement social, au stress environnemental ou à la perte d’un compagnon familier. [3][6][8]
Les yeux larmoyants chez les chevaux indiquent généralement une irritation oculaire ou un problème sous-jacent de santé oculaire, comme des allergies, une obstruction des canaux lacrymaux, une inflammation ou une blessure. [3][6][8]
Les propriétaires ne doivent pas utiliser les larmes seules pour évaluer l’état émotionnel d’un cheval. Un cheval peut être stressé ou en deuil sans avoir les yeux larmoyants, et un cheval dont les larmes coulent sur le visage peut ne pas être en détresse émotionnelle.
L’approche la plus utile consiste à évaluer le cheval dans son ensemble, notamment son comportement, son appétit, sa posture, ses interactions sociales, son expression faciale et tout signe d’inconfort oculaire.
Tableau 1. Signes de détresse émotionnelle comparativement au larmoiement d’origine oculaire chez les chevaux
| Signe | Plus probablement lié à une détresse émotionnelle | Plus probablement lié à la santé oculaire |
|---|---|---|
| Retrait social | Peut survenir en cas de stress, de douleur, d’isolement ou de détresse semblable au deuil | N’est généralement pas un signe direct d’un problème oculaire |
| Diminution de l’appétit | Peut indiquer du stress, de la douleur, une maladie ou un changement environnemental | Peut survenir indirectement si une affection oculaire est douloureuse ou fait partie d’une maladie plus générale |
| Vigilance ou réactivité accrue | Peut refléter de la peur, du stress, de l’incertitude ou de l’inconfort | N’est généralement pas causée par le larmoiement seul |
| Changements dans les vocalisations | Peuvent refléter une séparation sociale, de l’anticipation ou une excitation émotionnelle | Ne sont pas un signe typique de maladie oculaire |
| Larmoiement excessif | N’est pas considéré comme une preuve de pleurs émotionnels chez les chevaux | Peut indiquer une irritation, une obstruction des canaux lacrymaux, une inflammation, une blessure ou une infection |
| Plissement de l’œil ou maintien de l’œil fermé | Peut indiquer de la douleur ou de la détresse | Suggère souvent une douleur oculaire et justifie une consultation vétérinaire |
| Frottement de l’œil | Peut survenir en cas d’inconfort général | Suggère souvent une irritation, la présence d’insectes, une blessure ou une inflammation autour de l’œil |
Si un cheval présente des changements persistants de comportement, les propriétaires doivent rechercher de possibles causes physiques, sociales ou environnementales. Les signes oculaires comme le plissement de l’œil, l’enflure, la rougeur, les écoulements, une opacité ou le frottement de l’œil justifient une consultation vétérinaire. [11][12][13]
Causes du larmoiement chez les chevaux
Les larmes sont produites par les glandes lacrymales chez les chevaux et jouent un rôle important dans le maintien de la santé oculaire.
Les larmes remplissent les fonctions suivantes dans l’œil du cheval : [5][14]
- Lubrifier la surface de l’œil
- Éliminer la poussière et les débris
- Protéger contre l’irritation et l’infection
Normalement, les larmes s’écoulent par les canaux nasolacrymaux jusque dans la cavité nasale. [5][14]
Lorsque les yeux d’un cheval deviennent irrités ou que le système de drainage des larmes est perturbé, la production de larmes peut augmenter ou celles-ci peuvent s’accumuler et déborder sur le visage du cheval. Par conséquent, les yeux larmoyants sont souvent le signe d’une affection oculaire sous-jacente touchant l’œil ou les structures environnantes.
Poussière et irritants environnementaux
Les chevaux sont fréquemment exposés à la poussière, au pollen, aux particules de foin, aux matériaux de litière et à d’autres irritants environnementaux.
Ces particules peuvent irriter la surface de l’œil, particulièrement dans les écuries sèches et poussiéreuses ou pendant les saisons où le pollen est abondant. Une production accrue de larmes aide à éliminer les irritants et à protéger les tissus sensibles contre une irritation supplémentaire.
Canaux lacrymaux obstrués
Si les canaux nasolacrymaux deviennent partiellement ou complètement obstrués, les larmes ne peuvent pas s’écouler normalement et peuvent déborder sur le visage. Une obstruction des canaux lacrymaux peut être causée par une inflammation, une infection, un traumatisme ou des anomalies touchant le système de drainage. [11][15]
Un canal obstrué peut causer une humidité persistante sous un œil ou les deux, parfois sans rougeur ni douleur évidente. Une évaluation vétérinaire peut aider à déterminer si le canal est obstrué et si un rinçage ou un traitement de la cause sous-jacente est nécessaire.
Conjonctivite
La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, la fine membrane qui tapisse les paupières et recouvre une partie du globe oculaire. Les chevaux atteints de conjonctivite présentent souvent un larmoiement excessif accompagné de rougeur, d’enflure, de clignements ou de plissements des yeux et d’écoulements oculaires. [11][12]
La conjonctivite peut toucher un œil ou les deux et peut être causée par une irritation, une infection, des allergies, un traumatisme ou d’autres problèmes oculaires. Comme plusieurs affections oculaires peuvent présenter des signes semblables, un vétérinaire doit examiner les chevaux dont les signes sont douloureux, s’aggravent ou persistent.
Ulcères cornéens
Les ulcères cornéens surviennent lorsque la surface externe de l’œil est endommagée. Ces lésions sont souvent douloureuses et causent fréquemment un larmoiement, un plissement des paupières et une sensibilité à la lumière. Les ulcères cornéens nécessitent rapidement l’attention d’un vétérinaire afin de prévenir les complications qui pourraient affecter la vision. [13]
Les ulcères peuvent apparaître à la suite d’un traumatisme, de la présence d’un corps étranger dans l’œil, d’un frottement ou d’une autre irritation. Les chevaux chez qui un ulcère cornéen est soupçonné ne doivent pas être traités avec des médicaments ophtalmiques restants, puisque certains médicaments peuvent aggraver certains ulcères.
Uvéite récidivante équine
L’uvéite récidivante équine (URE), aussi appelée cécité lunaire, est une cause fréquente d’inflammation oculaire chez les chevaux.
Les signes cliniques de l’URE peuvent comprendre : [16][17]
- Larmoiement excessif
- Yeux rouges ou injectés de sang
- Œil trouble
- Douleur oculaire
- Sensibilité à la lumière
Les signes peuvent apparaître et disparaître, ce qui peut rendre la gravité de l’affection facile à sous-estimer aux premiers stades. Des épisodes récurrents peuvent entraîner une perte de vision permanente s’ils ne sont pas pris en charge adéquatement. [16][17]
Blessures oculaires
Les corps étrangers, les égratignures, les coupures et les traumatismes contondants peuvent tous provoquer une production excessive de larmes. Même les petites blessures peuvent être douloureuses, car la surface de l’œil est très sensible.
Comme les blessures oculaires peuvent s’aggraver rapidement, les chevaux qui présentent des signes de douleur, un plissement des paupières, une enflure, une opacité, un saignement ou des dommages visibles doivent être examinés par un vétérinaire dès que possible. [13]
Mouches & insectes
Les mouches et les autres insectes sont une source fréquente d’irritation oculaire chez les chevaux, particulièrement pendant les mois les plus chauds. Les insectes peuvent se poser sur les yeux ou autour de ceux-ci, déclenchant une production accrue de larmes tandis que l’œil tente de se protéger contre l’irritation.
Une forte présence de mouches peut également inciter le cheval à se frotter, ce qui peut augmenter le risque de blessure à l’œil ou aux tissus environnants. Les masques anti-mouches, la gestion du fumier et les stratégies plus générales de lutte contre les insectes peuvent aider à réduire l’exposition et à protéger les yeux sensibles. [18]
Allergies & irritants saisonniers
Certains chevaux développent un larmoiement en réaction à des allergènes environnementaux comme le pollen, les spores de moisissures, la poussière ou d’autres particules en suspension dans l’air. Les augmentations saisonnières de ces allergènes peuvent contribuer à l’irritation oculaire et au larmoiement excessif, particulièrement chez les chevaux sensibles.
Les allergies peuvent toucher les deux yeux et s’accompagner d’autres signes, comme un écoulement nasal, de la toux, des démangeaisons ou une irritation cutanée. Réduire la poussière, améliorer la ventilation et limiter l’exposition pendant les périodes où les concentrations de pollen sont élevées peuvent aider certains chevaux.
Troubles dentaires & sinusaux
Dans certains cas, un larmoiement excessif peut être associé à une maladie dentaire ou à des affections touchant les sinus. Comme le système de drainage lacrymal se trouve près de ces structures, une inflammation, une infection ou une enflure peut nuire au drainage normal des larmes et faire déborder les larmes sur le visage. [19]
Les chevaux atteints de troubles dentaires ou de troubles des sinus peuvent également présenter une enflure du visage, un écoulement nasal, de la difficulté à mâcher, laisser tomber leur nourriture ou dégager une mauvaise odeur de la bouche ou des narines. [19]
Quand appeler un vétérinaire
Les yeux larmoyants ne sont pas toujours préoccupants, surtout s’ils résultent d’une irritation temporaire causée par la poussière, le vent ou d’autres facteurs environnementaux. Toutefois, un larmoiement persistant ou des signes d’inconfort oculaire ne doivent jamais être ignorés, car les affections oculaires chez les chevaux peuvent progresser rapidement et compromettre la vision si elles ne sont pas traitées.
Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente l’un des signes suivants : [11][12][16][13]
-
- Larmoiement persistant ou excessif
- Plissement de l’œil ou œil maintenu partiellement ou complètement fermé
- Sensibilité accrue à la lumière
- Rougeur de l’œil ou des tissus environnants
-
- Enflure des paupières ou des tissus autour de l’œil
- Opacité ou coloration anormale de l’œil
- Écoulement jaune, vert ou blanc
- Clignements fréquents ou frottement de l’œil
- Blessure visible ou présence soupçonnée d’un corps étranger dans l’œil
- Changements soudains de la vision ou de la coordination
Un examen ophtalmologique rapide peut aider à déterminer la cause du larmoiement, à orienter le traitement et à réduire le risque de douleur chronique ou de perte de vision.
Tableau 2. Symptômes oculaires chez le cheval nécessitant une intervention vétérinaire
| Signe oculaire | Pourquoi c’est important | Mesure recommandée |
|---|---|---|
| Larmoiement persistant ou excessif | Peut indiquer une irritation, une infection, une obstruction des canaux lacrymaux, une blessure ou une inflammation | Appelez votre vétérinaire si le larmoiement persiste, s’aggrave ou s’accompagne d’autres signes |
| Plissement des paupières ou maintien de l’œil fermé | Indique souvent une douleur ou une sensibilité oculaire et peut survenir en présence d’ulcères cornéens, d’un traumatisme ou d’une inflammation grave | Organisez rapidement un examen vétérinaire |
| Sensibilité accrue à la lumière | Peut indiquer une douleur oculaire, une lésion de la cornée ou une uvéite | Gardez le cheval dans un endroit ombragé et communiquez avec votre vétérinaire |
| Rougeur de l’œil ou des tissus environnants | Peut indiquer une conjonctivite, une irritation, une infection, un traumatisme ou une inflammation | Demandez conseil à votre vétérinaire, surtout si la rougeur s’aggrave ou est douloureuse |
| Enflure autour de l’œil | Peut être associée à une blessure, une infection, une réaction allergique ou une inflammation | Communiquez avec votre vétérinaire pour un examen |
| Opacité ou changement de couleur | Peut indiquer une lésion de la cornée, une uvéite, une infection ou une autre maladie menaçant la vision | Appelez rapidement votre vétérinaire |
| Écoulement jaune, vert ou blanc | Peut indiquer une infection ou une irritation oculaire importante | Planifiez une évaluation vétérinaire et évitez d’utiliser des médicaments ophtalmiques restants |
| Clignements fréquents ou frottement de l’œil | Indique un inconfort et peut aggraver une blessure existante | Empêchez le cheval de continuer à se frotter, si possible, et communiquez avec votre vétérinaire |
| Blessure visible ou présence soupçonnée d’un corps étranger | Les blessures oculaires peuvent s’aggraver rapidement et menacer la vision | Considérez la situation comme urgente et obtenez immédiatement des soins vétérinaires |
| Modification soudaine de la vision ou de la coordination | Peut indiquer un problème oculaire ou neurologique grave | URGENCE. Communiquez immédiatement avec votre vétérinaire |
Favoriser la santé oculaire chez les chevaux
Une bonne santé oculaire repose sur une gestion adéquate et des soins vétérinaires réguliers. Bien qu’il ne soit pas possible de prévenir toutes les affections oculaires, réduire l’exposition aux irritants courants et intervenir rapidement en cas de problème peut aider à diminuer le risque de complications.
Les pratiques de gestion qui favorisent la santé des yeux comprennent : [20][21][22][23]
- Maintenir un environnement propre et bien ventilé
- Réduire au minimum la poussière dans le foin, la litière et les installations intérieures
- Contrôler les mouches et les autres insectes autour du visage du cheval
- Utiliser des masques antimouches bien ajustés au besoin
- Vérifier régulièrement les yeux pour détecter tout signe d’irritation ou de blessure
- Planifier des examens vétérinaires de routine
Comme de nombreuses affections oculaires peuvent s’aggraver rapidement, les propriétaires doivent surveiller l’apparition de changements comme :
- Un larmoiement excessif
- Une rougeur
- Une enflure
- Un écoulement
- Une sensibilité à la lumière
Une intervention vétérinaire rapide peut aider à empêcher des problèmes mineurs d’évoluer en affections plus graves pouvant menacer la vision.
Nutrition favorisant une fonction oculaire normale
La nutrition joue également un rôle important dans le maintien de tissus sains partout dans le corps, y compris dans les yeux. Bien qu’une alimentation ne puisse ni prévenir ni traiter les affections oculaires, répondre aux besoins nutritionnels d’un cheval contribue au maintien d’une vision normale, de la fonction immunitaire et de la santé générale.
La vitamine A est particulièrement importante pour une vision normale et la santé des tissus épithéliaux, y compris les tissus à la surface de l’œil. Les chevaux obtiennent généralement leur vitamine A à partir du bêta-carotène présent dans les pâturages frais et les fourrages de haute qualité, mais leur apport peut être plus faible lorsqu’ils dépendent largement du foin entreposé ou ont un accès limité aux pâturages. [22]
Les acides gras oméga-3 peuvent également contribuer au maintien d’un équilibre inflammatoire normal et à la santé générale des tissus. Ces acides gras sont souvent abordés en lien avec la peau, le pelage, les articulations et la fonction immunitaire, et peuvent contribuer à soutenir plus largement la santé des tissus, y compris ceux qui entourent les yeux. [24]
Les nutriments et composés antioxydants aident également à protéger les tissus de l’organisme contre le stress oxydatif. Comme les yeux sont exposés à la lumière, à l’oxygène, à la poussière, au vent et aux irritants environnementaux, un apport alimentaire adéquat favorisant les défenses antioxydantes normales peut être bénéfique dans le cadre d’un programme alimentaire bien équilibré. [24]
OmegaPrime+ de Mad Barn est un supplément concentré en oméga-3 qui fournit du DHA, de l’EPA, de l’ALA et de la vitamine E naturelle afin de favoriser un équilibre inflammatoire normal, le statut antioxydant et la fonction immunitaire dans le cadre d’un programme alimentaire équilibré.
Une alimentation équilibrée, des fourrages propres, un apport approprié en vitamines et minéraux ainsi que des soins vétérinaires réguliers contribuent tous à la santé oculaire à long terme.
Toutefois, la nutrition doit être considérée comme une mesure de soutien et non comme un substitut aux traitements vétérinaires. Les chevaux qui présentent un larmoiement excessif, une rougeur, une enflure, un écoulement, une opacité, un plissement des yeux ou des signes de douleur doivent être examinés par un vétérinaire.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur le fait que les chevaux pleurent :
Les chevaux produisent des larmes, mais ils ne semblent pas verser de larmes émotionnelles comme les humains. Les larmes aident à lubrifier la surface de l’œil, à éliminer la poussière et les débris ainsi qu’à protéger l’œil contre l’irritation et les infections. Lorsque des larmes coulent sur le visage d’un cheval, elles sont généralement liées au fonctionnement normal de l’œil, à une irritation, à un mauvais drainage des larmes ou à une affection oculaire sous-jacente plutôt qu’à la tristesse, au chagrin ou à la joie.
Les chevaux ne semblent pas verser de larmes lorsqu’ils sont tristes, même s’ils peuvent ressentir des états émotionnels négatifs. La tristesse, le stress, la peur, la douleur ou la détresse sociale se manifestent plus souvent par des changements de comportement, d’appétit, de niveau d’activité, d’expression faciale, de posture, de vocalisation ou d’interaction sociale. Un cheval qui devient renfermé, anormalement réactif, agité ou moins intéressé par la nourriture, ses compagnons ou ses habitudes normales peut montrer des signes indiquant que quelque chose nuit à son bien-être.
Les chevaux ne semblent pas verser de larmes lorsqu’ils sont heureux ou qu’ils ressentent des émotions positives. Un cheval satisfait est plus susceptible d’afficher une posture détendue, des yeux et des muscles faciaux relâchés, de l’intérêt envers les humains ou ses compagnons, du toilettage social, des comportements de jeu, du broutage ou du repos confortable près des autres membres du troupeau. Comme les larmes visibles sont liées au fonctionnement de l’œil plutôt qu’à l’expression des émotions, un cheval qui semble heureux, mais dont l’œil coule, peut tout de même présenter une irritation, une obstruction du canal lacrymal ou un autre problème de santé oculaire.
L’œil d’un cheval peut couler en raison d’une irritation, d’une inflammation, d’une blessure, d’une infection, d’allergies, d’une obstruction du drainage lacrymal ou d’une autre affection oculaire. Les déclencheurs courants comprennent la poussière, le pollen, les particules de foin, les matériaux de litière, les mouches, la conjonctivite, les ulcères cornéens, l’uvéite récidivante équine, les traumatismes, les maladies dentaires et les problèmes de sinus. Si l’écoulement persiste ou s’accompagne de rougeur, d’enflure, de plissement de l’œil, d’opacité, de sécrétions, de frottements ou de signes de douleur, le cheval devrait être examiné par un vétérinaire.
Des larmes qui coulent sur le visage d’un cheval signifient généralement que la production de larmes a augmenté ou que celles-ci ne s’écoulent pas normalement. Les glandes lacrymales produisent des larmes pour protéger l’œil, et celles-ci s’écoulent normalement par les canaux nasolacrymaux jusque dans la cavité nasale. Si l’œil est irrité ou si le système de drainage est obstrué, les larmes peuvent déborder sur le visage. Un larmoiement persistant doit être surveillé attentivement, car les problèmes oculaires chez les chevaux peuvent s’aggraver rapidement.
Un œil larmoyant chez le cheval n’est pas toujours une urgence, mais la situation peut être urgente lorsque le larmoiement s’accompagne de signes de douleur, de blessure, d’inflammation ou d’un changement de la vision. Communiquez avec un vétérinaire si le cheval plisse l’œil, garde l’œil fermé, cligne fréquemment des yeux, se frotte l’œil, est sensible à la lumière ou présente une rougeur, une enflure, une opacité, une décoloration ou un écoulement jaune, vert ou blanc. Une blessure visible, la présence soupçonnée d’un corps étranger ou un changement soudain de la vision doivent être considérés comme urgents. Des soins vétérinaires rapides peuvent aider à prévenir des complications susceptibles de menacer la vision.
Les chevaux ne semblent pas verser de larmes émotionnelles en raison de la douleur, mais les affections oculaires douloureuses peuvent provoquer un larmoiement visible. Les ulcères cornéens, les blessures à l’œil, la conjonctivite, l’uvéite récidivante équine et d’autres affections inflammatoires peuvent augmenter la production de larmes ou faire couler les larmes sur le visage. Les signes de douleur oculaire peuvent également inclure un œil plissé, une sensibilité à la lumière, des frottements, une enflure, une opacité ou un écoulement anormal. Un œil douloureux ou blessé doit être évalué rapidement par un vétérinaire.
Vous pouvez déterminer si les larmes d’un cheval sont liées à un problème oculaire en recherchant des signes propres aux yeux en plus du larmoiement. Une rougeur, une enflure, un œil plissé, des frottements, des clignements fréquents, une opacité, un écoulement, une sensibilité à la lumière ou une blessure visible indiquent tous une irritation ou une maladie oculaire plutôt qu’une émotion. La détresse émotionnelle est plus susceptible de se manifester par des changements dans l’appétit, l’activité, le comportement social, la posture, la vigilance et/ou la réactivité. Les larmes seules ne doivent pas être utilisées pour évaluer l’état émotionnel d’un cheval.
Un seul œil larmoyant chez un cheval indique souvent un problème localisé touchant cet œil ou son système de drainage lacrymal. Les causes possibles comprennent la poussière ou un corps étranger, une égratignure ou un ulcère cornéen, un traumatisme, une conjonctivite, une irritation causée par les insectes, un canal lacrymal obstrué ou une inflammation autour de l’œil. Les problèmes dentaires ou sinusaux peuvent également nuire au drainage des larmes, puisque ces structures se trouvent près des canaux nasolacrymaux. Un œil larmoyant d’un seul côté qui persiste, s’aggrave ou semble douloureux doit être examiné par un vétérinaire.
Les deux yeux d’un cheval peuvent larmoyer lorsqu’ils sont exposés au même irritant ou allergène. Le foin poussiéreux, les particules de litière, le pollen, les spores de moisissures, le vent, les mouches et une mauvaise ventilation de l’écurie peuvent tous contribuer à une irritation bilatérale des yeux. Les allergies peuvent également toucher les deux yeux et s’accompagner d’un écoulement nasal, de toux, de frottements ou d’une irritation cutanée. Si les deux yeux larmoient de façon persistante ou si le cheval présente de la douleur, des rougeurs, une enflure, une opacité ou un écoulement, il est important de consulter un vétérinaire.
Un canal lacrymal obstrué peut donner l’impression qu’un cheval pleure, car les larmes peuvent couler sur son visage au lieu de s’évacuer normalement. Les larmes quittent normalement l’œil par les canaux nasolacrymaux et s’écoulent dans la cavité nasale. Si un canal est partiellement ou complètement obstrué par une inflammation, une infection, un traumatisme ou un autre problème, une humidité persistante peut être présente sous un œil ou les deux. Un vétérinaire peut déterminer si le canal lacrymal est obstrué et si un rinçage ou un autre traitement est nécessaire.
Les écoulements oculaires chez les chevaux sont préoccupants lorsqu’ils sont jaunes, verts, blancs, épais, persistants ou accompagnés de douleur ou d’inflammation. Un larmoiement clair peut survenir en cas d’irritation légère, mais un écoulement anormal peut indiquer une infection, une conjonctivite, une blessure ou une autre affection oculaire. Un écoulement accompagné d’un plissement des paupières, de rougeurs, d’enflure, d’opacité, de frottements ou d’une sensibilité à la lumière ne doit pas être ignoré. Évitez d’utiliser des médicaments ophtalmiques restants, sauf sur les directives d’un vétérinaire, car certains médicaments peuvent aggraver certaines blessures oculaires.
Les chevaux ont des émotions et peuvent ressentir des états émotionnels positifs et négatifs. Ils réagissent aux relations sociales, à la douleur, à la peur, à l’isolement, aux manipulations, aux changements environnementaux et aux compagnons familiers par des changements comportementaux et physiologiques. Les états émotionnels positifs peuvent être associés au pâturage, au toilettage social, au jeu, au repos et aux interactions sociales calmes. Les états émotionnels négatifs peuvent se manifester par une vigilance accrue, un retrait social, une diminution de l’appétit, de l’agitation, une réactivité accrue ou des changements de posture et d’expression faciale.
Les chevaux peuvent présenter des changements comportementaux semblables au deuil après la perte d’un compagnon ou une séparation. Les signes peuvent comprendre une augmentation des vocalisations, un retrait social, une diminution de l’appétit, de l’agitation ou des changements dans leur niveau d’activité habituel. Ces réactions ne signifient pas que le cheval verse des larmes émotionnelles, mais elles peuvent indiquer que la perte ou la séparation affecte son état émotionnel. Les changements persistants ou marqués devraient être examinés afin d’écarter la douleur, la maladie ou des problèmes de bien-être persistants. [3]
Les chevaux manifestent une détresse émotionnelle par leur langage corporel, leurs expressions faciales, leurs vocalisations, leur comportement, leur appétit et leurs interactions sociales. Un cheval en détresse peut devenir plus alerte, réactif, agité, tendu, replié sur lui-même ou moins intéressé par sa nourriture, ses compagnons ou ses activités habituelles. Des changements dans la position des oreilles, le port de tête, la tension musculaire, la forme des yeux, la posture et les interactions au sein du troupeau peuvent tous fournir des indices utiles. Le signe d’avertissement le plus fiable est souvent un changement par rapport au comportement habituel de ce cheval.
Les propriétaires de chevaux peuvent favoriser la santé oculaire en réduisant les irritants courants et en vérifiant régulièrement les yeux afin de détecter rapidement tout signe de problème. Les pratiques de gestion utiles comprennent le maintien d’un environnement propre et bien ventilé, la réduction de la poussière dans le foin et la litière, le contrôle des mouches, l’utilisation de masques anti-mouches bien ajustés au besoin et la surveillance des larmoiements, des rougeurs, des enflures, des écoulements, de l’opacité ou de la sensibilité à la lumière. Les soins vétérinaires de routine aident également à repérer les problèmes oculaires, dentaires ou sinusaux qui peuvent nuire à la production ou à l’écoulement des larmes. Une intervention rapide en cas de changement peut réduire le risque de douleur chronique ou de perte de vision.
Résumé
Les chevaux produisent des larmes pour lubrifier et protéger leurs yeux, mais rien ne prouve qu’ils versent des larmes liées aux émotions comme les humains.
- Les yeux larmoyants chez les chevaux sont généralement liés à une irritation, une blessure, une infection ou un autre problème de santé oculaire
- Les chevaux peuvent ressentir des états émotionnels positifs et négatifs, mais ils ne les expriment pas en pleurant
- Les signes de détresse émotionnelle peuvent comprendre une vigilance accrue, un retrait social, une diminution de l’appétit, de l’agitation ou de la réactivité
- Un larmoiement persistant, des yeux plissés, des rougeurs, une enflure, une opacité, des écoulements, des frottements ou une blessure visible justifient une évaluation vétérinaire
- La santé oculaire peut être favorisée par la réduction de la poussière, le contrôle des mouches, une surveillance régulière, des soins vétérinaires et une alimentation équilibrée
Références
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