Les chevaux pleurent-ils? Bien que les chevaux ne versent pas de larmes de la même façon que les humains, ils peuvent créer des liens et des attachements solides, et ils réagissent aux changements dans leur environnement social ou physique. Toutefois, ces réactions s’expriment par le comportement, le langage corporel, les expressions faciales, les vocalisations ainsi que les changements dans le niveau d’activité ou l’appétit, plutôt que par des larmes émotionnelles. [1][2][3]

Cela dit, les yeux des chevaux sécrètent des larmes salines, tout comme ceux d’autres animaux, y compris les humains. Puisqu’ils montrent également des signes d’émotion, de nombreux propriétaires peuvent se demander si les larmes de leur cheval reflètent de la tristesse, de la douleur, du stress ou une autre expérience émotionnelle.

Dans la plupart des cas, les yeux larmoyants chez les chevaux sont liés au fonctionnement normal de l’œil ou à un problème de santé oculaire sous-jacent plutôt qu’aux émotions. Comprendre pourquoi les chevaux produisent des larmes et comment ils expriment leurs états émotionnels peut aider les propriétaires à reconnaître quand le larmoiement peut être une réaction physiologique sans gravité et quand il nécessite l’attention d’un vétérinaire.

Les pleurs chez les chevaux

Les chevaux produisent des larmes, mais il n’existe aucune preuve qu’ils pleurent en réaction à la tristesse, au deuil, au bonheur ou à d’autres émotions comme le font les humains. Bien que les chevaux puissent ressentir divers états émotionnels, les chercheurs n’ont pas observé de réactions émotionnelles qui les amènent à verser des larmes. [4]

Chez les chevaux, les larmes sont principalement produites pour lubrifier et protéger les yeux. Le film lacrymal aide à maintenir la surface de l’œil humide, élimine les débris et forme une barrière protectrice contre l’irritation et l’infection. [5]

Par conséquent, les larmes qui coulent sur le visage d’un cheval sont généralement associées au fonctionnement normal de l’œil ou à une affection oculaire sous-jacente plutôt qu’à une réaction émotionnelle.

Les chevaux qui ressentent du stress, de la peur, de la douleur, du chagrin ou de la détresse sociale sont plus susceptibles de présenter des changements dans leur appétit, leur niveau d’activité, leurs vocalisations, leurs interactions sociales, leurs expressions faciales ou leur langage corporel.

Les émotions chez les chevaux

Les recherches indiquent que les chevaux ressentent des états émotionnels positifs et négatifs. En tant qu’animaux très sociaux, ils créent des liens solides avec leurs congénères et réagissent aux changements dans leur environnement social et physique. [2][6][7]

Des états émotionnels positifs peuvent survenir pendant des activités comme le pâturage, le toilettage social, le jeu et les interactions avec des compagnons familiers. Les états émotionnels négatifs sont associés à la peur, au stress, à la douleur, à l’isolement social, aux changements environnementaux et à d’autres facteurs de stress. [1]

Comme les chevaux ne peuvent pas communiquer verbalement leur état émotionnel, les propriétaires et les chercheurs se fient à des signes comportementaux et physiques pour évaluer leur bien-être.

Signes d’états émotionnels positifs

Les chevaux qui se trouvent dans des états émotionnels positifs présentent souvent un langage corporel détendu et participent à des interactions sociales positives.

Bien que les comportements varient d’un individu à l’autre, les signes suivants peuvent indiquer qu’un cheval est calme, satisfait ou qu’il vit une expérience positive :

  • Posture détendue
  • Regard et muscles faciaux détendus
  • Toilettage social
  • Repos confortable près de ses compagnons de troupeau
  • Comportement joueur
  • Interactions volontaires avec les humains ou ses compagnons

Ces signes sont particulièrement utiles lorsqu’ils sont interprétés dans le contexte du tempérament, de l’environnement et de la routine habituels du cheval.

Signes d’états émotionnels négatifs

La peur, le stress, la frustration, la douleur et l’isolement social peuvent tous affecter le bien-être émotionnel d’un cheval.

Les chevaux qui se trouvent dans des états émotionnels négatifs peuvent présenter certains des changements comportementaux et physiques suivants : [8][9]

  • Vigilance ou état d’alerte accrus
  • Retrait social
  • Diminution de l’appétit
  • Agitation ou comportements répétitifs
  • Réactivité accrue
  • Changements dans l’expression faciale ou la posture corporelle

Les chevaux communiquent leurs états émotionnels par leur langage corporel, leurs expressions faciales, leurs vocalisations et leurs interactions sociales. La position des oreilles, le port de la tête, la tension musculaire, la forme des yeux et les interactions avec les compagnons de troupeau peuvent tous fournir des indices sur la manière dont un cheval réagit à son environnement. [1][10]

Comme chaque cheval est différent, les changements dans le comportement habituel d’un cheval sont souvent l’indicateur le plus fiable que quelque chose affecte son bien-être physique ou émotionnel. Les propriétaires doivent prendre les changements comportementaux au sérieux, car ils peuvent indiquer un problème médical, un facteur de stress environnemental ou une autre préoccupation liée au bien-être.

Larmes et détresse émotionnelle chez les chevaux

Comme les chevaux peuvent présenter à la fois des larmes visibles et des réactions émotionnelles, les propriétaires peuvent supposer qu’un cheval aux yeux larmoyants est triste, en deuil ou stressé. Toutefois, ces signes doivent être interprétés séparément.

Les larmes sont généralement liées au fonctionnement de l’œil ou à une irritation, tandis que la détresse émotionnelle s’exprime par le comportement, la posture, l’expression faciale et les interactions sociales. [2][5][8]

Un cheval en détresse émotionnelle peut sembler renfermé, anormalement alerte, réactif, agité ou moins intéressé par sa nourriture, ses compagnons ou ses activités habituelles. Ces changements peuvent survenir en réaction à la douleur, à la peur, à l’isolement social, au stress environnemental ou à la perte d’un compagnon familier. [3][6][8]

Les yeux larmoyants chez les chevaux indiquent généralement une irritation oculaire ou un problème sous-jacent de santé oculaire, comme des allergies, une obstruction des canaux lacrymaux, une inflammation ou une blessure. [3][6][8]

Les propriétaires ne doivent pas utiliser les larmes seules pour évaluer l’état émotionnel d’un cheval. Un cheval peut être stressé ou en deuil sans avoir les yeux larmoyants, et un cheval dont les larmes coulent sur le visage peut ne pas être en détresse émotionnelle.

L’approche la plus utile consiste à évaluer le cheval dans son ensemble, notamment son comportement, son appétit, sa posture, ses interactions sociales, son expression faciale et tout signe d’inconfort oculaire.

Tableau 1. Signes de détresse émotionnelle comparativement au larmoiement d’origine oculaire chez les chevaux

Signe Plus probablement lié à une détresse émotionnelle Plus probablement lié à la santé oculaire
Retrait social Peut survenir en cas de stress, de douleur, d’isolement ou de détresse semblable au deuil N’est généralement pas un signe direct d’un problème oculaire
Diminution de l’appétit Peut indiquer du stress, de la douleur, une maladie ou un changement environnemental Peut survenir indirectement si une affection oculaire est douloureuse ou fait partie d’une maladie plus générale
Vigilance ou réactivité accrue Peut refléter de la peur, du stress, de l’incertitude ou de l’inconfort N’est généralement pas causée par le larmoiement seul
Changements dans les vocalisations Peuvent refléter une séparation sociale, de l’anticipation ou une excitation émotionnelle Ne sont pas un signe typique de maladie oculaire
Larmoiement excessif N’est pas considéré comme une preuve de pleurs émotionnels chez les chevaux Peut indiquer une irritation, une obstruction des canaux lacrymaux, une inflammation, une blessure ou une infection
Plissement de l’œil ou maintien de l’œil fermé Peut indiquer de la douleur ou de la détresse Suggère souvent une douleur oculaire et justifie une consultation vétérinaire
Frottement de l’œil Peut survenir en cas d’inconfort général Suggère souvent une irritation, la présence d’insectes, une blessure ou une inflammation autour de l’œil

 

Si un cheval présente des changements persistants de comportement, les propriétaires doivent rechercher de possibles causes physiques, sociales ou environnementales. Les signes oculaires comme le plissement de l’œil, l’enflure, la rougeur, les écoulements, une opacité ou le frottement de l’œil justifient une consultation vétérinaire. [11][12][13]

Causes du larmoiement chez les chevaux

Les larmes sont produites par les glandes lacrymales chez les chevaux et jouent un rôle important dans le maintien de la santé oculaire.

Les larmes remplissent les fonctions suivantes dans l’œil du cheval : [5][14]

  • Lubrifier la surface de l’œil
  • Éliminer la poussière et les débris
  • Protéger contre l’irritation et l’infection

Normalement, les larmes s’écoulent par les canaux nasolacrymaux jusque dans la cavité nasale. [5][14]

Lorsque les yeux d’un cheval deviennent irrités ou que le système de drainage des larmes est perturbé, la production de larmes peut augmenter ou celles-ci peuvent s’accumuler et déborder sur le visage du cheval. Par conséquent, les yeux larmoyants sont souvent le signe d’une affection oculaire sous-jacente touchant l’œil ou les structures environnantes.

Poussière et irritants environnementaux

Les chevaux sont fréquemment exposés à la poussière, au pollen, aux particules de foin, aux matériaux de litière et à d’autres irritants environnementaux.

Ces particules peuvent irriter la surface de l’œil, particulièrement dans les écuries sèches et poussiéreuses ou pendant les saisons où le pollen est abondant. Une production accrue de larmes aide à éliminer les irritants et à protéger les tissus sensibles contre une irritation supplémentaire.

Canaux lacrymaux obstrués

Si les canaux nasolacrymaux deviennent partiellement ou complètement obstrués, les larmes ne peuvent pas s’écouler normalement et peuvent déborder sur le visage. Une obstruction des canaux lacrymaux peut être causée par une inflammation, une infection, un traumatisme ou des anomalies touchant le système de drainage. [11][15]

Un canal obstrué peut causer une humidité persistante sous un œil ou les deux, parfois sans rougeur ni douleur évidente. Une évaluation vétérinaire peut aider à déterminer si le canal est obstrué et si un rinçage ou un traitement de la cause sous-jacente est nécessaire.

Conjonctivite

La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, la fine membrane qui tapisse les paupières et recouvre une partie du globe oculaire. Les chevaux atteints de conjonctivite présentent souvent un larmoiement excessif accompagné de rougeur, d’enflure, de clignements ou de plissements des yeux et d’écoulements oculaires. [11][12]

La conjonctivite peut toucher un œil ou les deux et peut être causée par une irritation, une infection, des allergies, un traumatisme ou d’autres problèmes oculaires. Comme plusieurs affections oculaires peuvent présenter des signes semblables, un vétérinaire doit examiner les chevaux dont les signes sont douloureux, s’aggravent ou persistent.

Ulcères cornéens

Les ulcères cornéens surviennent lorsque la surface externe de l’œil est endommagée. Ces lésions sont souvent douloureuses et causent fréquemment un larmoiement, un plissement des paupières et une sensibilité à la lumière. Les ulcères cornéens nécessitent rapidement l’attention d’un vétérinaire afin de prévenir les complications qui pourraient affecter la vision. [13]

Les ulcères peuvent apparaître à la suite d’un traumatisme, de la présence d’un corps étranger dans l’œil, d’un frottement ou d’une autre irritation. Les chevaux chez qui un ulcère cornéen est soupçonné ne doivent pas être traités avec des médicaments ophtalmiques restants, puisque certains médicaments peuvent aggraver certains ulcères.

Uvéite récidivante équine

L’uvéite récidivante équine (URE), aussi appelée cécité lunaire, est une cause fréquente d’inflammation oculaire chez les chevaux.

Les signes cliniques de l’URE peuvent comprendre : [16][17]

  • Larmoiement excessif
  • Yeux rouges ou injectés de sang
  • Œil trouble
  • Douleur oculaire
  • Sensibilité à la lumière

Les signes peuvent apparaître et disparaître, ce qui peut rendre la gravité de l’affection facile à sous-estimer aux premiers stades. Des épisodes récurrents peuvent entraîner une perte de vision permanente s’ils ne sont pas pris en charge adéquatement. [16][17]

Blessures oculaires

Les corps étrangers, les égratignures, les coupures et les traumatismes contondants peuvent tous provoquer une production excessive de larmes. Même les petites blessures peuvent être douloureuses, car la surface de l’œil est très sensible.

Comme les blessures oculaires peuvent s’aggraver rapidement, les chevaux qui présentent des signes de douleur, un plissement des paupières, une enflure, une opacité, un saignement ou des dommages visibles doivent être examinés par un vétérinaire dès que possible. [13]

Mouches & insectes

Les mouches et les autres insectes sont une source fréquente d’irritation oculaire chez les chevaux, particulièrement pendant les mois les plus chauds. Les insectes peuvent se poser sur les yeux ou autour de ceux-ci, déclenchant une production accrue de larmes tandis que l’œil tente de se protéger contre l’irritation.

Une forte présence de mouches peut également inciter le cheval à se frotter, ce qui peut augmenter le risque de blessure à l’œil ou aux tissus environnants. Les masques anti-mouches, la gestion du fumier et les stratégies plus générales de lutte contre les insectes peuvent aider à réduire l’exposition et à protéger les yeux sensibles. [18]

Allergies & irritants saisonniers

Certains chevaux développent un larmoiement en réaction à des allergènes environnementaux comme le pollen, les spores de moisissures, la poussière ou d’autres particules en suspension dans l’air. Les augmentations saisonnières de ces allergènes peuvent contribuer à l’irritation oculaire et au larmoiement excessif, particulièrement chez les chevaux sensibles.

Les allergies peuvent toucher les deux yeux et s’accompagner d’autres signes, comme un écoulement nasal, de la toux, des démangeaisons ou une irritation cutanée. Réduire la poussière, améliorer la ventilation et limiter l’exposition pendant les périodes où les concentrations de pollen sont élevées peuvent aider certains chevaux.

Troubles dentaires & sinusaux

Dans certains cas, un larmoiement excessif peut être associé à une maladie dentaire ou à des affections touchant les sinus. Comme le système de drainage lacrymal se trouve près de ces structures, une inflammation, une infection ou une enflure peut nuire au drainage normal des larmes et faire déborder les larmes sur le visage. [19]

Les chevaux atteints de troubles dentaires ou de troubles des sinus peuvent également présenter une enflure du visage, un écoulement nasal, de la difficulté à mâcher, laisser tomber leur nourriture ou dégager une mauvaise odeur de la bouche ou des narines. [19]

Quand appeler un vétérinaire

Les yeux larmoyants ne sont pas toujours préoccupants, surtout s’ils résultent d’une irritation temporaire causée par la poussière, le vent ou d’autres facteurs environnementaux. Toutefois, un larmoiement persistant ou des signes d’inconfort oculaire ne doivent jamais être ignorés, car les affections oculaires chez les chevaux peuvent progresser rapidement et compromettre la vision si elles ne sont pas traitées.

Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente l’un des signes suivants : [11][12][16][13]

    • Larmoiement persistant ou excessif
    • Plissement de l’œil ou œil maintenu partiellement ou complètement fermé
    • Sensibilité accrue à la lumière
    • Rougeur de l’œil ou des tissus environnants
    • Enflure des paupières ou des tissus autour de l’œil
  • Opacité ou coloration anormale de l’œil
  • Écoulement jaune, vert ou blanc
  • Clignements fréquents ou frottement de l’œil
  • Blessure visible ou présence soupçonnée d’un corps étranger dans l’œil
  • Changements soudains de la vision ou de la coordination

Un examen ophtalmologique rapide peut aider à déterminer la cause du larmoiement, à orienter le traitement et à réduire le risque de douleur chronique ou de perte de vision.

Toute perte ou modification soudaine de la vision doit être traitée comme une urgence médicale. Une intervention vétérinaire rapide offre les meilleures chances de préserver la vision restante.

Tableau 2. Symptômes oculaires chez le cheval nécessitant une intervention vétérinaire

Signe oculaire Pourquoi c’est important Mesure recommandée
Larmoiement persistant ou excessif Peut indiquer une irritation, une infection, une obstruction des canaux lacrymaux, une blessure ou une inflammation Appelez votre vétérinaire si le larmoiement persiste, s’aggrave ou s’accompagne d’autres signes
Plissement des paupières ou maintien de l’œil fermé Indique souvent une douleur ou une sensibilité oculaire et peut survenir en présence d’ulcères cornéens, d’un traumatisme ou d’une inflammation grave Organisez rapidement un examen vétérinaire
Sensibilité accrue à la lumière Peut indiquer une douleur oculaire, une lésion de la cornée ou une uvéite Gardez le cheval dans un endroit ombragé et communiquez avec votre vétérinaire
Rougeur de l’œil ou des tissus environnants Peut indiquer une conjonctivite, une irritation, une infection, un traumatisme ou une inflammation Demandez conseil à votre vétérinaire, surtout si la rougeur s’aggrave ou est douloureuse
Enflure autour de l’œil Peut être associée à une blessure, une infection, une réaction allergique ou une inflammation Communiquez avec votre vétérinaire pour un examen
Opacité ou changement de couleur Peut indiquer une lésion de la cornée, une uvéite, une infection ou une autre maladie menaçant la vision Appelez rapidement votre vétérinaire
Écoulement jaune, vert ou blanc Peut indiquer une infection ou une irritation oculaire importante Planifiez une évaluation vétérinaire et évitez d’utiliser des médicaments ophtalmiques restants
Clignements fréquents ou frottement de l’œil Indique un inconfort et peut aggraver une blessure existante Empêchez le cheval de continuer à se frotter, si possible, et communiquez avec votre vétérinaire
Blessure visible ou présence soupçonnée d’un corps étranger Les blessures oculaires peuvent s’aggraver rapidement et menacer la vision Considérez la situation comme urgente et obtenez immédiatement des soins vétérinaires
Modification soudaine de la vision ou de la coordination Peut indiquer un problème oculaire ou neurologique grave URGENCE. Communiquez immédiatement avec votre vétérinaire

Favoriser la santé oculaire chez les chevaux

Une bonne santé oculaire repose sur une gestion adéquate et des soins vétérinaires réguliers. Bien qu’il ne soit pas possible de prévenir toutes les affections oculaires, réduire l’exposition aux irritants courants et intervenir rapidement en cas de problème peut aider à diminuer le risque de complications.

Les pratiques de gestion qui favorisent la santé des yeux comprennent : [20][21][22][23]

Comme de nombreuses affections oculaires peuvent s’aggraver rapidement, les propriétaires doivent surveiller l’apparition de changements comme :

  • Un larmoiement excessif
  • Une rougeur
  • Une enflure
  • Un écoulement
  • Une sensibilité à la lumière

Une intervention vétérinaire rapide peut aider à empêcher des problèmes mineurs d’évoluer en affections plus graves pouvant menacer la vision.

Nutrition favorisant une fonction oculaire normale

La nutrition joue également un rôle important dans le maintien de tissus sains partout dans le corps, y compris dans les yeux. Bien qu’une alimentation ne puisse ni prévenir ni traiter les affections oculaires, répondre aux besoins nutritionnels d’un cheval contribue au maintien d’une vision normale, de la fonction immunitaire et de la santé générale.

La vitamine A est particulièrement importante pour une vision normale et la santé des tissus épithéliaux, y compris les tissus à la surface de l’œil. Les chevaux obtiennent généralement leur vitamine A à partir du bêta-carotène présent dans les pâturages frais et les fourrages de haute qualité, mais leur apport peut être plus faible lorsqu’ils dépendent largement du foin entreposé ou ont un accès limité aux pâturages. [22]

Les acides gras oméga-3 peuvent également contribuer au maintien d’un équilibre inflammatoire normal et à la santé générale des tissus. Ces acides gras sont souvent abordés en lien avec la peau, le pelage, les articulations et la fonction immunitaire, et peuvent contribuer à soutenir plus largement la santé des tissus, y compris ceux qui entourent les yeux. [24]

Les nutriments et composés antioxydants aident également à protéger les tissus de l’organisme contre le stress oxydatif. Comme les yeux sont exposés à la lumière, à l’oxygène, à la poussière, au vent et aux irritants environnementaux, un apport alimentaire adéquat favorisant les défenses antioxydantes normales peut être bénéfique dans le cadre d’un programme alimentaire bien équilibré. [24]

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Toutefois, la nutrition doit être considérée comme une mesure de soutien et non comme un substitut aux traitements vétérinaires. Les chevaux qui présentent un larmoiement excessif, une rougeur, une enflure, un écoulement, une opacité, un plissement des yeux ou des signes de douleur doivent être examinés par un vétérinaire.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur le fait que les chevaux pleurent :

Résumé

Les chevaux produisent des larmes pour lubrifier et protéger leurs yeux, mais rien ne prouve qu’ils versent des larmes liées aux émotions comme les humains.

  • Les yeux larmoyants chez les chevaux sont généralement liés à une irritation, une blessure, une infection ou un autre problème de santé oculaire
  • Les chevaux peuvent ressentir des états émotionnels positifs et négatifs, mais ils ne les expriment pas en pleurant
  • Les signes de détresse émotionnelle peuvent comprendre une vigilance accrue, un retrait social, une diminution de l’appétit, de l’agitation ou de la réactivité
  • Un larmoiement persistant, des yeux plissés, des rougeurs, une enflure, une opacité, des écoulements, des frottements ou une blessure visible justifient une évaluation vétérinaire
  • La santé oculaire peut être favorisée par la réduction de la poussière, le contrôle des mouches, une surveillance régulière, des soins vétérinaires et une alimentation équilibrée
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Références

  1. Phelipon. R. et al. Characterisation of Facial Expressions and Behaviours of Horses in Response to Positive and Negative Emotional Anticipation Using Network Analysis. PLOS One. 2025. View Summary
  2. Hall. C. et al. Assessing Equine Emotional State. Applied Animal Behaviour Science. 2018.
  3. Ricci-Bonot. C. et al. Grief-like Distress Responses in Horses after the Death of a Conspecific. Applied Animal Behaviour Science. 2025.
  4. Prabha. J. L. Tear Secretion-A Short Review. Journal of Pharmaceutical Sciences and Research. 2014.
  5. Ollivier. F. J. The Precorneal Tear Film in Horses: Its Importance and Disorders. Veterinary Clinics: Equine Practice. 2004. View Summary
  6. Lesimple. C. Indicators of Horse Welfare: State-of-the-Art. Animals. 2020. View Summary
  7. Borda. L. T. et al. Equine Social Behaviour: Love, War and Tolerance. Animals. 2023. View Summary
  8. Bell. C. et al. Improving the Recognition of Equine Affective States. Animals. 2019. View Summary
  9. Fureix. C. et al. Towards an Ethological Animal Model of Depression? A Study on Horses. PLOS ONE. Public Library of Science. 2012. View Summary
  10. Briefer. E. F. et al. Perception of Emotional Valence in Horse Whinnies. Frontiers in Zoology. 2017. View Summary
  11. Gelatt. K. N. Disorders of the Nasal Cavity and Tear Ducts in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
  12. Gelatt. K. N. Disorders of the Conjunctiva in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
  13. Knickelbein. K. E. and Rogers. C. Ophthalmic Emergencies in Horses. Merck Veterinary Manual. 2025.
  14. Piccione. G. et al. Daily Rhythm of Tear Production in Normal Horse. Veterinary Ophthalmology. 2008. View Summary
  15. McIlnay. T. et al. Use of Canaliculorhinostomy for Repair of Nasolacrimal Duct Obstruction in a Horse. Journal of the American Veterinary Medical Association. 2001. View Summary
  16. Paschalis-Trela. K. et al. The Prevalence of Ocular Diseases in Polish Arabian Horses. BMC Veterinary Research. 2017. View Summary
  17. Degroote. R. L. and Deeg. C. A. Immunological Insights in Equine Recurrent Uveitis. Frontiers in Immunology. 2021. View Summary
  18. Hendrix. C. M. Flies and Mosquitoes of Horses. Merck Veterinary Manual. 2025.
  19. Disorders of the Paranasal Sinuses in Horses - Horse Owners. Merck Veterinary Manual.
  20. Fasaei. B. N. et al. Investigation of Healthy Horse Eyes Microbiota and Evaluation of Its Antimicrobial Susceptibility. Equine Veterinary Education. 2025.
  21. Christensen. J. W. et al. Insect-Repelling Behaviour in Horses in Relation to Insect Prevalence and Access to Shelters. Applied Animal Behaviour Science. 2022.
  22. Manthe. B. N. An Overview of Vitamin Requirements of the Domestic Horse. Natural Sciences Education. 2013.
  23. Edward. C. and Hoffmann. A. Integrated Pest Management for the Horse Farm. AgriFutures Australia. 2007.
  24. Bronś. J. et al. The Role of Omega-3 Fatty Acids in Horses' Nutrition—A Review. Animals. 2026. View Summary