Les anomalies d’allure peuvent compromettre les performances sportives, augmenter les risques de blessure et, dans certains cas, obliger le propriétaire à mettre fin prématurément à la carrière du cheval. Ces troubles ressemblent souvent à une boiterie, mais ils ne sont pas nécessairement douloureux.
Bien que les défauts de conformation mineurs soient responsables de certaines anomalies de locomotion chez les équidés, les modifications d’allure peuvent signaler la présence d’un problème médical important. Les causes courantes d’anomalies d’allure comprennent les maladies neurologiques, les troubles musculaires, les lésions du système nerveux, l’arthrite et les blessures aux tissus mous.
La détection précoce et un traitement approprié sont essentiels pour gérer efficacement ces pathologies. Le pronostic d’un retour aux fonctions complètes dépend de la cause première du problème.
En comprenant ce qui constitue les patrons de mouvement normaux et la présentation typique des principaux troubles locomoteurs, les propriétaires sont à même de décider quand il est temps d’appeler le vétérinaire. Nous vous invitons à poursuivre votre lecture pour apprendre à reconnaître et à gérer les causes communes d’anomalies d’allure chez les chevaux.
Les anomalies d’allure chez les chevaux
Les anomalies d’allure font référence à toute divergence des patrons de mouvement normaux lorsque les chevaux se déplacent au pas, au trot, au galop ou au grand galop.
Ces anomalies peuvent inclure des asymétries et des patrons de mouvement exagérés, des foulées de longueur inégale, les pinces qui traînent, les trébuchements fréquents, la raideur, la modification du port de tête ou d’encolure, ainsi que d’autres changements qui affectent la qualité des foulées.
En plus de compromettre la capacité du cheval à se déplacer aisément et efficacement, ces anomalies peuvent avoir un impact sur sa santé et son bien-être général. Certaines irrégularités d’allure empêchent les chevaux de travailler ou de participer aux concours hippiques.
Les anomalies d’allure peuvent avoir différentes causes, y compris les troubles musculosquelettiques, les déficiences neurologiques, les problèmes de sabots et de pieds ou les affections congénitales. Dans les rubriques suivantes, nous abordons certaines irrégularités d’allure causées par des défauts de conformation, des troubles neuromusculaires et des problèmes qui touchent les muscles et les tendons.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Les défauts de conformation
La conformation du cheval peut exercer une influence considérable sur sa locomotion. Des membres aux aplombs justes permettent aux sabots de quitter le sol de manière symétrique, de se déplacer en ligne droite et de se poser avec un minimum de stress sur les os, les articulations et les tissus mous du membre. [1]
En réalité, la trajectoire des pieds de nombreux chevaux s’éloigne du modèle parfait. Bien que certains défauts de conformation puissent accroître le risque de boiterie, la plupart des écarts mineurs n’affectent pas outre mesure la santé et les performances du cheval.
Les anomalies d’allure des membres antérieurs
Le cheval qui donne des coups de manchette est une anomalie fréquente de locomotion des membres antérieurs. Elle se caractérise par un mouvement circulaire du sabot qui s’incurve vers l’intérieur à chaque foulée. On dit du cheval qui donne des coups de manchette exagérés qu’il est « panard en marche ».
Lorsqu’il se déplace, le cheval qui billarde ou qui fauche dévie la partie inférieure du membre antérieur vers l’extérieur au moment de la flexion. On dit alors qu’il est « cagneux en marche ». Le cheval « qui trousse » est une version extrême du précédent que l’on remarque chez celui qui soulève exagérément le genou.
Les chevaux qui donnent des coups de manchette ou qui billardent sont souvent cagneux du pied, c.-à-d. que les pinces des sabots sont orientées vers l’intérieur. Les déviations d’aplomb à partir des genoux ou des boulets sont plus susceptibles de produire des défauts de locomotion. [2]
De nombreux chevaux ibériques ont tendance à billarder des antérieurs au trot. Ils doivent absolument bénéficier d’un bon entretien des sabots par le pareur ou le maréchal-ferrant. En revanche, la ferrure orthopédique peut parfois faire plus de mal que de bien si le cheval ne boite pas lorsqu’il se déplace normalement.
Les chevaux qui donnent des coups de manchette sont également plus susceptibles de s’atteindre. Ils peuvent nécessiter des protections aux membres pendant l’exercice. [1]
Les anomalies d’allure des membres postérieurs
Les anomalies d’allure des membres postérieurs qui découlent de défauts de conformation incluent la torsion des sabots au moment de quitter le sol et le vacillement sur les jarrets lorsque le pied est à l’appui. Une torsion exagérée peut signaler une douleur au jarret. La rotation subtile est un mouvement naturel au moment de la flexion du jarret. Elle permet de s’assurer que le grasset dispose de suffisamment d’espace pour éviter le ventre du cheval lorsque le membre postérieur se porte vers l’avant. [3]
Des sabots mal équilibrés peuvent contribuer au vacillement sur les jarrets chez les chevaux dont la conformation n’est pas déjà défectueuse. Les jarrets cambrés peuvent par ailleurs indiquer la présence de troubles neurologiques ou d’une faiblesse.
Contactez votre vétérinaire si le mouvement de votre cheval dévie soudainement de ses allures normales.
Les maladies neuromusculaires
Les chevaux atteints de troubles neuromusculaires ont souvent des allures irrégulières. Les troubles ou les lésions neurologiques affectent la communication entre les nerfs et les muscles, laquelle est indispensable pour produire des mouvements coordonnés.
Les évaluations d’allure font partie intégrante des examens neurologiques équins. Ces examens ont pour but de détecter les anomalies d’allure associées à l’ataxie, à la parésie, à la spasticité et à l’hypermétrie. [4]
- L’ataxie: il s’agit d’un manque de contrôle musculaire qui engendre une démarche vacillante et instable, ainsi que la pose anormale du pied. L’ataxie s’aggrave lorsque le cheval se déplace sur un plan incliné. Les chevaux pivotent souvent sur les membres affectés pour reculer ou tourner.
- La parésie: il s’agit d’une paralysie partielle et d’une faiblesse musculaire dues à des lésions nerveuses ou à une maladie. Elle peut faire en sorte que le cheval traîne les pieds ou trébuche. Les signes s’aggravent lorsque l’animal décrit un cercle serré ou gravit une pente.
- La spasticité: les muscles tendus provoquent la raideur des membres en mouvement et nuisent à la flexion des articulations. Ce symptôme s’aggrave lorsque le cheval gravit et descend une pente avec un port de tête surélevé.
- L’hypermétrie: ce dysfonctionnement cérébelleux donne lieu à des foulées démesurées et à des mouvements articulaires exagérés qui vont au-delà de la réaction musculaire anticipée.
La présentation des symptômes neurologiques chez le cheval varie en fonction du trouble neuromusculaire responsable de l’anomalie d’allure.
Le pas de coq ou Harper
Le Harper ou pas de coq est un trouble neuromusculaire des membres postérieurs caractérisé par une hyperflexion prononcée du jarret. Il peut affecter un seul membre postérieur ou les deux. Il se manifeste chez les chevaux de tout âge ou de toute race. [5]
Les chercheurs ont découvert un lien entre le pas de coq et les lésions nerveuses qui touchent les fuseaux musculaires du tendon de l’extenseur latéral du doigt. Les signes cliniques peuvent apparaître soudainement, allant d’une légère hyperflexion à un coup violent sur le ventre avec le membre postérieur affecté. [5]
Le Harper équin peut être acquis ou idiopathique :
- Les cas acquis découlent souvent d’un empoisonnement aux plantes, généralement le nothocalais ou microséris. Les signes cliniques sont temporaires. Bien qu’on l’appelle le Harper australien, cette forme existe dans le monde entier. Les chevaux atteints de cette maladie peuvent aussi souffrir de cornage. [6]
- Les cas idiopathiques sont normalement le résultat d’un traumatisme ou d’une blessure. Les signes cliniques peuvent se résorber une fois que le cheval est guéri. L’exercice intense, le froid, l’excitation et l’anxiété peuvent aggraver les symptômes. [6]
Certains chevaux se rétablissent spontanément. Le traitement du Harper chronique peut inclure des médicaments ou une résection chirurgicale du muscle et du tendon affectés. Le taux de réussite est toutefois variable.
Le « shivering »
Le « shivering » est un trouble neuromusculaire progressif associé à une anomalie d’allure lorsque le cheval recule. Les chevaux touchés ont des spasmes musculaires au niveau du bassin qui engendrent des mouvements brusques des membres postérieurs. [6]
Le fait de soulever le membre postérieur peut déclencher un état spastique que l’excitation ou le stress peut exacerber. Cette maladie est fréquente chez les chevaux de trait. Elle peut néanmoins affecter de nombreuses races, y compris les chevaux Warmblood, Quarter Horse et Thoroughbred. [7]
Les premiers symptômes du « shivering » incluent souvent le cheval qui soulève brusquement le membre lorsqu’on lui demande de donner le pied. Le travail du pareur ou du maréchal-ferrant est souvent une tâche ardue pour ces chevaux.
Des lésions dégénératives sur les cellules nerveuses profondément logées dans le cerveau sont à l’origine du « shivering ». Il n’existe pas de remède pour guérir cette maladie. [8] Dans les cas graves, elle peut évoluer vers une atrophie musculaire généralisée. La recherche semble indiquer que l’exercice et les sorties en liberté régulières peuvent aider à atténuer les crises. [7]
La paralysie du nerf suprascapulaire
La paralysie du nerf suprascapulaire (Sweeney shoulder en anglais) est une anomalie d’allure caractérisée par une perte de soutien collatéral de l’épaule. Les signes cliniques de la maladie comprennent l’atrophie du muscle de l’épaule causée par une lésion du nerf suprascapulaire. [9] L’atrophie musculaire fait en sorte que l’arête osseuse de l’omoplate devient proéminente. [9]
Les cas chroniques de paralysie du nerf suprascapulaire sont fréquents chez les chevaux de travail qui tirent de lourdes charges dans des harnais à collier mal ajustés. De nos jours, les cas aigus sont plus fréquents que les cas chroniques.
La paralysie du nerf suprascapulaire aiguë découle souvent d’un traumatisme subi à l’épaule, par exemple une ruade ou une collision avec une clôture. La région de l’épaule devient instable et l’articulation se disloque partiellement lorsque le cheval prend appui sur son membre.
La stabilité de l’épaule peut se rétablir avec le temps, mais il faut ordinairement compter entre six et huit mois pour que le nerf guérisse et repousse. L’acupuncture et le travail avec un poids d’un kilo (2 livres) autour du boulet peuvent diminuer le temps de récupération. L’atrophie du muscle est souvent permanente. [9]
Le coude affaissé
Le coude affaissé est une pathologie chez les chevaux qui développent un affaissement apparent de l’articulation du coude en raison d’une incapacité à étirer correctement le membre antérieur. Elle est souvent liée à un dysfonctionnement du nerf radial qui contrôle les muscles extenseurs du coude, du poignet et des doigts. [10]
Le coude affaissé peut découler d’un traumatisme au coude, par exemple une fracture, ou encore d’une compression du nerf radial due à un décubitus latéral prolongé, c.-à-d. lorsque le cheval est allongé sur le côté. [10]
Il peut entraîner la parésie du nerf radial, une affection neurologique qui implique une faiblesse ou une paralysie partielle (parésie) des muscles innervés par ce nerf. Les chevaux atteints de paralysie radiale complète ne peuvent pas étendre ou prendre appui sur le membre antérieur affecté. [10]
Le pronostic de guérison est favorable chez les chevaux qui montrent une amélioration au cours des premiers jours de repos. Une attelle posée sur le membre en extension permet de restreindre son utilisation pendant la réadaptation.
Le tétanos
Le tétanos est une infection bactérienne grave causée par la bactérie Clostridium tetani. Cette dernière abonde dans le sol. Elle sécrète une neurotoxine qui affecte les motoneurones et provoque des contractions musculaires incontrôlées. [11]
Les chevaux atteints de tétanos développent une démarche de plus en plus raide et des spasmes musculaires. Ils adoptent souvent une position caractéristique en basculant leur masse sur les postérieurs et leur mâchoire peut se bloquer. Ils sont alors incapables d’ouvrir la bouche. La rigidité musculaire extrême les empêche de se déplacer.
Un traitement rapide et agressif est crucial pour sauver ces animaux. Il comprend normalement l’antitoxine tétanique, des antibiotiques et des soins de soutien pour gérer les symptômes et prévenir les complications. Le pronostic est défavorable pour les chevaux qui présentent des signes cliniques graves. [11]
Bien que le taux de mortalité de cette maladie soit élevé, il existe un vaccin efficace qui permet de protéger les équidés contre le tétanos. [11]
Les troubles musculo-tendineux
Les troubles qui touchent les muscles et les tendons peuvent donner lieu à des irrégularités d’allure dues à une perte de fonction mécanique. Certaines de ces pathologies causent de la douleur et une boiterie, alors que d’autres sont à l’origine d’anomalies locomotrices plus subtiles.
La rhabdomyolyse
La rhabdomyolyse est une affection musculaire caractérisée par la dégradation rapide du tissu des muscles squelettiques. Elle engendre des douleurs musculaires, une démarche raide et une réticence du cheval à se déplacer. Plusieurs maladies peuvent contribuer à la rhabdomyolyse. Les signes cliniques et les anomalies d’allure se ressemblent. [12]
La rhabdomyolyse d’effort (tying-up en anglais) ou syndrome du cheval noué est l’une des causes les plus fréquentes d’anomalies d’allure prononcées. Lors d’une crise de rhabdomyolyse, le cheval peut seulement faire de petites foulées en traînant les pieds. Un programme d’exercice adapté peut aider à prévenir les crises chez les chevaux qui souffrent de rhabdomyolyse d’effort sporadique.
Certains équidés sont génétiquement prédisposés à cette pathologie en raison d’affections musculaires comme la myopathie à stockage de polysaccharides (PSSM). Ces animaux ont besoin d’une alimentation pauvre en amidon et d’exercice régulier pour diminuer les risques de crise. [12]
Les autres causes de crises répétées comprennent la rhabdomyolyse d’effort récurrente, l’hyperthermie maligne et la myopathie myofibrillaire.
La myopathie fibrotique
La myopathie fibrotique est une boiterie mécanique causée par la formation de tissu cicatriciel anormal qui altère l’élasticité et la fonction normales des muscles. Cette pathologie touche principalement les muscles ischiojambiers de la partie supérieure des membres postérieurs.
Les traumatismes, les contraintes répétitives, l’hyperextension, les infections et les injections intramusculaires répétées peuvent contribuer à la formation de tissu cicatriciel. La démarche des chevaux affectés est marquée par une interruption abrupte à mi-parcours du mouvement du membre qui se porte en avant, que le cheval repose ensuite violemment au sol. [13]
Les chevaux atteints de myopathie fibrotique chronique ont souvent des régions musculaires durcies. Les signes cliniques aigus de ce trouble peuvent inclure des muscles chauds et douloureux. En revanche, certains équidés ne ressentent pas de douleur.
Le repos, l’application de glace, les étirements, la thérapie par ondes de choc et d’autres traitements peuvent aider à soigner ce trouble. [13]
L’accrochement supérieur de la rotule
L’accrochement supérieur de la rotule peut bloquer le membre postérieur en extension. Ce trouble touche habituellement les jeunes chevaux.
Le ligament patellaire médial des animaux affectés reste coincé sur le fémur au moment de l’extension du membre. Certains chevaux souffrent d’un accrochement complet qui les oblige à traîner la pince du pied derrière eux pour se déplacer. [14]
Le relâchement du ligament peut engendrer un mouvement saccadé. Les propriétaires le confondent parfois avec le pas de coq. Les cas bénins peuvent mener à une allure heurtée en raison des ligaments qui se relâchent tardivement pendant la locomotion.
L’accrochement supérieur de la rotule peut se développer après une période de repos prolongée ou chez les jeunes chevaux dont les quadriceps sont peu musclés. Les programmes d’exercice qui renforcent la musculature adjacente peuvent soulager les signes cliniques. Dans certains cas, une intervention chirurgicale est nécessaire pour réparer un blocage persistant. [14]
La rupture du muscle péroné antérieur
Le muscle du péroné (fibularis) antérieur fait partie de l’appareil réciproque du membre postérieur du cheval qui permet la flexion et l’extension simultanées du grasset et du jarret. L’hyperextension du membre postérieur peut provoquer la rupture de cette structure et un mouvement articulaire anormal. [15]
Cette pathologie permet au jarret de s’étendre pendant que le grasset est fléchi. Les chevaux atteints présentent une anomalie d’allure caractérisée par une flexion limitée du jarret lorsque le membre se porte en avant. Le membre semble pendre au moment de la protraction.
Un traitement conservateur qui comprend du repos en stalle et une rééducation attentive peut aider ces chevaux à se rétablir complètement. [15]
La rupture des muscles jumeaux
Les muscles jumeaux (gastrocnemius) fléchissent l’articulation du grasset et étendent le jarret. La rupture de cette structure engendre une perte importante de soutien au membre. Lorsque le cheval tente de prendre appui sur un membre atteint d’une rupture du muscle jumeau, le jarret ploie.
Les lésions partielles engendrent une anomalie d’allure caractérisée par une légère hyperextension du jarret et une rotation médiane des pinces.
La recherche suggère que cette démarche aide les chevaux affectés à atténuer la douleur et qu’elle n’est pas le résultat d’un dysfonctionnement mécanique. Des irrégularités d’allure similaires se produisent chez les équidés atteints d’ataxie rachidienne et d’un état de faiblesse généralisée. [16]
Les nouveau-nés peuvent subir une rupture du muscle jumeau lors d’une mise bas assistée et d’une dystocie (une mise bas difficile) si on force le grasset en hyperextension pendant que le jarret est fléchi. Les chevaux adultes peuvent subir une déchirure due à une blessure sportive provoquée par des arrêts intensifs.
Avec une mise au repos prolongée, le pronostic est favorable pour les chevaux ayant subi des déchirures partielles qui ne perturbent pas l’appareil réciproque. [16]
En résumé
- Les anomalies d’allure peuvent découler de défauts de conformation, de troubles neurologiques ou d’une perte de fonction mécanique.
- Certaines irrégularités d’allure peuvent ressembler à une boiterie. En revanche, elles ne réagissent pas aux blocs nerveux, ce qui indique l’absence de douleur.
- Les examens neurologiques et les évaluations d’allure peuvent aider les propriétaires et les vétérinaires à déterminer la cause de toute modification de la locomotion.
- Bien que certaines anomalies d’allure n’aient pas d’impact significatif sur les performances et la santé du cheval, d’autres peuvent signaler un problème médical sous-jacent grave.
- Consultez votre vétérinaire si vous remarquez des changements inquiétants dans la locomotion de votre cheval.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les anomalies de la démarche chez les chevaux :
Les anomalies de la démarche chez les chevaux comprennent tout changement notable par rapport au mouvement normal au pas, au trot, au galop lent ou au galop. Ces changements peuvent se manifester par une longueur de foulée inégale, le fait de traîner les orteils, de trébucher, de la raideur, des mouvements exagérés des membres ou une position modifiée de la tête et de l'encolure. Certains schémas sont légers, mais des changements soudains ou qui s'aggravent dans le mouvement devraient être évalués par un vétérinaire.
Les anomalies de la démarche chez les chevaux peuvent être causées par des défauts de conformation, un déséquilibre des sabots, des maladies neurologiques, des troubles musculaires, des blessures aux tendons, de l'arthrite ou des lésions nerveuses. Certains chevaux se déplacent de façon irrégulière en raison de leur structure de longue date, tandis que d'autres développent des changements soudains en raison de douleur, de faiblesse, de traumatisme ou de maladie. Il est important d'identifier la cause, car le traitement et le pronostic dépendent du problème sous-jacent.
Les anomalies de la démarche ne sont pas toujours la même chose qu'une boiterie, car un mouvement anormal n'implique pas toujours de douleur. La boiterie reflète habituellement une douleur ou un dysfonctionnement mécanique, tandis que certains changements de démarche sont causés par une maladie neurologique, une faiblesse musculaire ou la conformation. Un mouvement irrégulier persistant, le fait de traîner les orteils, de trébucher ou de présenter de la raideur mérite tout de même une évaluation vétérinaire, même si le cheval ne semble pas manifestement douloureux.
Une évaluation vétérinaire est recommandée lorsqu'une démarche anormale apparaît soudainement, s'aggrave rapidement, affecte l'équilibre, provoque des trébuchements répétés ou diffère clairement du mouvement normal de votre cheval. Une évaluation urgente est particulièrement importante si le cheval présente de la faiblesse, une raideur marquée, des spasmes musculaires, le fait de traîner les orteils ou de la difficulté à supporter son poids. Un diagnostic précoce donne à votre cheval les meilleures chances de bénéficier d'un traitement efficace.
Les défauts de conformation peuvent causer des mouvements anormaux chez les chevaux en modifiant la façon dont les membres se lèvent, se déplacent et se posent au sol. Les pieds en dedans, le mouvement en faucille, le mouvement en pagaie, la torsion des jarrets et le déséquilibre des sabots peuvent tous affecter la qualité de la foulée. Des déviations mineures ne limitent souvent pas la solidité ni la performance, mais des changements exagérés ou soudains peuvent augmenter le risque de blessure et devraient être évalués par un vétérinaire ou un maréchal-ferrant.
Le stringhalt chez les chevaux provoque une élévation soudaine et exagérée ou un mouvement brusque d'un ou des deux membres postérieurs, souvent accompagné d'une flexion sévère du jarret. Les signes peuvent aller d'une hyperflexion légère jusqu'à ce que le membre postérieur se replie vers le ventre. Le temps froid, l'excitation, le stress ou l'exercice peuvent aggraver les symptômes, et certains cas s'améliorent avec le temps selon la cause.
Les problèmes neurologiques affectant la démarche chez les chevaux provoquent souvent un manque de coordination, de la faiblesse, des trébuchements, le fait de traîner les orteils, de la raideur, un balancement du corps ou un placement anormal des pieds. Les signes peuvent devenir plus évidents lorsque le cheval recule, tourne serré, marche sur une pente ou relève la tête. Comme les troubles neurologiques peuvent affecter la sécurité et la performance, ces signes devraient être évalués rapidement.
Le shivers est un trouble neuromusculaire progressif qui provoque des mouvements anormaux des membres postérieurs, particulièrement lorsque le cheval recule ou soulève un pied arrière. Les chevaux atteints peuvent relever brusquement le membre, trembler de l'arrière-main ou avoir de la difficulté lors des soins du maréchal-ferrant. Le stress et l'excitation peuvent aggraver les épisodes, tandis qu'un accès régulier au pâturage et à l'exercice peut aider à réduire les signes chez certains chevaux.
La rhabdomyolyse d'effort peut causer des anomalies de la démarche en rendant les muscles douloureux, raides et réticents à bouger. Pendant un épisode, les chevaux atteints peuvent faire de petits pas traînants et résister à avancer. Certains chevaux présentent des épisodes occasionnels liés à leur programme d'exercice, tandis que d'autres ont des troubles musculaires sous-jacents, comme la myopathie à stockage des polysaccharides (PSSM), qui nécessitent une gestion à long terme de l'alimentation et de l'exercice.
Le traitement des anomalies de la démarche dépend de la cause, de la gravité et de la présence de douleur, de lésions nerveuses, de maladie musculaire ou de dysfonctionnement mécanique. Certains chevaux s'améliorent avec du repos, des soins de maréchalerie, de la réadaptation, des modifications à l'exercice ou des ajustements alimentaires. D'autres peuvent avoir besoin de médicaments, de chirurgie ou d'une gestion à long terme. Un diagnostic vétérinaire est le meilleur point de départ pour choisir la bonne approche.
Résumé
- Les anomalies de l’allure peuvent résulter de défauts de conformation, de problèmes neurologiques ou d’une perte mécanique de fonction.
- Certaines anomalies de l’allure peuvent ressembler à une boiterie, mais ne répondent pas aux blocs nerveux, indiquant une absence de douleur.
- Les examens neurologiques et les évaluations de l’allure peuvent aider les propriétaires et les vétérinaires à déterminer la cause de tout changement de locomotion.
- Bien que certaines anomalies de l’allure n’aient pas d’incidence significative sur la performance et la solidité, d’autres peuvent indiquer un problème médical sous-jacent grave.
- Consultez votre vétérinaire si vous remarquez des changements préoccupants dans l’allure de votre cheval.
Références
- Sanchez, M. et al. Relationship between conformation traits and gait characteristics in Pura Raza Español horses. Archiv Tierzucht. 2013.
- Oosterlinck, M. et al. Preliminary Evaluation of Toe–Heel and Mediolateral Hoof Balance at the Walk in Sound Horses With Toed-In Hoof Conformation. J Equine Veterinarian Sci. 2015.
- Back, W. et al. How the horse moves: 2. Significance of graphical representations of equine hind limb kinematics. Equine Veterinarian J. 1995.View Summary
- Biervliet, J. et al. An Evidence-Based Approach to Clinical Questions in the Practice of Equine Neurology. Veterinarian Clin North Am Equine Pract. 2007.View Summary
- Draper, A. et al. Posture and movement characteristics of forward and backward walking in horses with shivering and acquired bilateral stringhalt. Equine Veterinarian J. 2014.View Summary
- Valberg, S. et al. Shivering and Stringhalt in horses. Veterinarian J. 2022.View Summary
- Draper, A. et al. Epidemiology of shivering (shivers) in horses. Equine Veterinarian J. 2014.View Summary
- Valberg. S. J., et al. The Equine Movement Disorder “Shivers” Is Associated With Selective Cerebellar Purkinje Cell Axonal Degeneration. Veterinary Pathology. 2015.
- Anderson, J. et al. Unusual Gait abnormalities affecting an equine musculoskeletal system. Veterinarian Times Equine. 2016.
- Emond, A. et al. Peripheral neuropathy of a forelimb in horses: 27 cases (2000–2013). J Am Veterinarian Med Assoc. 2016.
- Reichmann, P. et al. Tetanus in Equids: A Review of 76 Cases. J Equine Veterinarian Sci. 2008.
- Valberg, S. et al. Exertional rhabdomyolysis in Quarter Horses and Thoroughbreds: one syndrome, multiple aetiologies. Equine Veterinarian J. 2010.View Summary
- Janick, J. et al. Hindlimb kinematics before and after laser fibrotomy in horses with fibrotic myopathy. Equine Veterinarian J, 2012.View Summary
- Andersen, C. et al. Medial patellar ligament splitting in horses with upward fixation of the patella: A long-term follow-up. Equine Veterinarian J. 2015.View Summary
- Koenig, J. et al. Rupture of the peroneus tertius tendon in 27 horses. Can Veterinarian J. 2005.View Summary
- Tull, T. et al. Management and assessment of prognosis after gastrocnemius disruption in Thoroughbred foals: 28 cases (1993–2007). Equine Veterinarian J. 2010.View Summary










