La plupart des propriétaires de chevaux savent que les écuries poussiéreuses et une mauvaise qualité de l’air peuvent causer des difficultés respiratoires chez les chevaux sensibles. Toutefois, si votre cheval commence à tousser, présente un écoulement nasal ou semble essoufflé chaque année lorsque le temps se réchauffe, il est possible qu’il souffre d’allergies respiratoires saisonnières.
De la fin du printemps au début de l’automne, la croissance des pâturages et la floraison des plantes augmentent les niveaux de pollen en suspension dans l’air, tandis que les conditions chaudes et humides favorisent la prolifération des spores de moisissures et des particules fongiques dans l’atmosphère.
Chez les chevaux sensibles, l’inhalation de ces allergènes peut déclencher une réaction inflammatoire à médiation immunitaire des voies respiratoires inférieures, provoquant des difficultés respiratoires, une production excessive de mucus et une diminution des performances. [1][2]
Cette affection, aujourd’hui couramment appelée asthme équin associé au pâturage (AEP), est une forme saisonnière inflammatoire non infectieuse d’asthme équin qui se manifeste généralement de la fin du printemps au début de l’automne. [3][4][5]
Bien que répandu, l’AEP passe souvent inaperçu ou est confondu avec d’autres troubles respiratoires. Une bonne compréhension de la nature saisonnière de cette maladie est essentielle pour établir un diagnostic précis, instaurer un traitement approprié et assurer une prise en charge adéquate à long terme. Poursuivez votre lecture pour tout savoir sur les allergies saisonnières chez les chevaux, afin que la saison du pollen ne perturbe pas vos projets avec votre compagnon équin.
Allergies respiratoires chez les chevaux
Les allergies respiratoires équines résultent d’une réponse immunitaire hypersensible à des facteurs environnementaux comme la poussière, le pollen et les spores de moisissures. Ces allergènes peuvent provoquer une inflammation des voies respiratoires et entraîner des signes tels que : [6]
- De la toux
- Un écoulement nasal
- Des difficultés respiratoires
- Une intolérance à l’effort
- Une rétivité lorsque le cheval est dans le manège
Bien que de nombreux propriétaires de chevaux connaissent l’emphysème (également appelé obstruction récurrente des voies respiratoires), ils ne savent pas toujours que des symptômes respiratoires similaires peuvent apparaître de manière saisonnière. L’emphysème est souvent déclenché par la poussière de foin qu’on retrouve à l’intérieur des bâtiments. Les symptômes de ce trouble respiratoire s’améliorent généralement lors des sorties à l’extérieur.
En revanche, l’état de certains chevaux s’aggrave lorsqu’ils sont au pâturage, particulièrement durant les mois chauds et humides. Dans ces cas, retirer le cheval du pâturage et l’installer dans un box à l’intérieur de l’écurie peut soulager ses symptômes. [2]
Cette affection liée au pâturage a porté plusieurs noms au fil des années, notamment maladie pulmonaire obstructive associée au pâturage d’été et emphysème associé au pâturage.
Plus récemment, les vétérinaires ont adopté le terme asthme équin associé au pâturage (AEP), car il décrit plus fidèlement les facteurs environnementaux déclencheurs de la maladie ainsi que sa similitude avec l’asthme humain. [7]
Asthme équin associé au pâturage
L’asthme équin associé au pâturage est une forme saisonnière d’asthme équin caractérisée par une inflammation des voies respiratoires et une bronchoconstriction causées par une exposition aux allergènes extérieurs. Il touche le plus souvent les chevaux de plus de 8 ans passant 12 heures ou plus par jour au pâturage entre la fin du printemps et le début de l’automne. [2][8]
Les déclencheurs les plus fréquents de l’AEP sont les pollens de graminées et les spores fongiques. [7][9] Les classes de champignons les plus souvent associées aux problèmes respiratoires chez les chevaux sont : [7][9]
- Botrytis : genre de champignons produisant des spores aéroportés, que l’on retrouve souvent sur la matière végétale en décomposition et la végétation des pâturages
- Helminthosporium : groupe de champignons associés aux graminées qui libèrent des spores irritant les voies respiratoires équines
- Basidiomycota : classe de champignons produisant des basidiospores, dont les concentrations atteignent un maximum lors des matinées humides et qui sont particulièrement problématiques dans des régions comme le sud-est des États-Unis
Bien que les symptômes de l’AEP soient saisonniers, cette maladie est chronique : les signes réapparaissent chaque année à moins que l’environnement du cheval ne soit modifié. Les cas sévères peuvent nécessiter un hébergement à ambiance contrôlée afin de limiter l’exposition aux irritants en suspension dans l’air. [9]
Il est important de distinguer l’AEP de l’emphysème classique. Bien que ces deux affections fassent partie du syndrome d’asthme équin, l’AEP est déclenché par des allergènes extérieurs, et non par la poussière intérieure, et se manifeste surtout lors des sorties à l’extérieur au pâturage dans des conditions chaudes et humides. [2][4]
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Symptômes
Il est important de savoir reconnaître les signes de l’asthme équin associé au pâturage (AEP) afin de poser un diagnostic rapide et d’assurer une prise en charge efficace. Les symptômes respiratoires étant communs à de nombreuses affections, il est important que les propriétaires sachent identifier ce qui différencie l’AEP.
L’AEP se manifeste généralement par des crises survenant par temps chaud et humide et provoque des difficultés respiratoires, surtout lorsque les chevaux sont exposés à des plantes allergènes lorsqu’ils paissent. Lors d’une crise, les chevaux atteints peuvent respirer plus vite que la normale et produire souvent un excès de mucus dans leurs voies respiratoires, ce qui complique la régulation de leur température corporelle. [5]
Les signes cliniques courants de l’AEP chez les chevaux comprennent : [1][2][4][8][10]
- Une toux fréquente ou chronique
- Un écoulement nasal
- Des difficultés respiratoires
- Une respiration sifflante
- Une rhinite (inflammation des voies nasales)
- Une intolérance à l’effort
Aux premiers stades ou dans les cas légers, ces signes peuvent être subtils. S’ils ne sont pas pris en charge, l’affection peut s’aggraver et entraîner une détresse respiratoire importante ainsi que d’éventuelles lésions permanentes des voies respiratoires. Les chevaux atteints d’AEP présentent souvent une hyperréactivité des voies respiratoires, comparable à l’asthme résistant au traitement chez l’humain. [1][2]
Une identification rapide de ces signes est essentielle pour un diagnostic prompt, un traitement efficace et une bonne santé respiratoire à long terme.
Causes
Lorsqu’un cheval allergique est exposé aux allergènes auxquels il est sensible, son système immunitaire réagit en produisant une quantité excessive d’histamine. [11] L’histamine stimule la production de mucus et le rétrécissement des voies respiratoires (bronchoconstriction), ce qui entraîne les symptômes respiratoires associés aux allergies. [12]
Comme pour d’autres types d’allergies, l’AEP équin est une réponse immunitaire hypersensible à un agent normalement inoffensif. De façon générale, les allergies n’ont pas de cause précise unique. Elles sont considérées comme multifactorielles, bien qu’on suspecte une prédisposition génétique. [11]
Facteurs de risque
Il semble exister une prédisposition raciale aux allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux, ce qui suggère une composante génétique. Les races présentant une incidence plus élevée d’AEP sont : [10]
Chez les chevaux souffrant de sensibilités ou problèmes respiratoires préexistants tels que l’asthme équin, une exposition chronique à ces allergènes aéroportés peut aggraver les symptômes au fil du temps et contribuer à des lésions respiratoires durables. [8][13]
Diagnostic
Le diagnostic de l’asthme équin associé au pâturage repose sur une combinaison d’évaluation clinique, d’anamnèse et d’examens diagnostiques visant à écarter d’autres causes de maladie respiratoire et à confirmer l’inflammation allergique des voies respiratoires. [8]
Comme les symptômes se recoupent souvent avec d’autres formes d’asthme équin, un diagnostic précis dépend de l’identification de caractéristiques clés, notamment le caractère saisonnier des symptômes et le fait qu’ils soient associés au pâturage.
Les vétérinaires commencent par recueillir un historique détaillé, en se concentrant sur : [2][9]
- Le caractère saisonnier des symptômes
- La durée des sorties au pâturage
- Les conditions environnementales entourant l’apparition des signes cliniques
- La réponse aux changements environnementaux, comme une amélioration des symptômes lorsque le cheval est gardé à l’intérieur de l’écurie
L’une des principales caractéristiques de l’asthme équin associé au pâturage (AEP) est une amélioration rapide (en quelques heures ou quelques jours) lorsque le cheval est retiré du pâturage et gardé à l’intérieur. Dans les cas sévères, certains chevaux peuvent avoir besoin d’une écurie à ambiance contrôlée pour qu’on observe une amélioration de leurs symptômes. [9]
Lors de l’examen clinique, le vétérinaire évalue : [1]
- La fréquence et l’effort respiratoires
- La présence de toux, d’écoulement nasal et d’une respiration sifflante
- L’utilisation des muscles abdominaux pour respirer (signe d’un effort accru)
Lavage bronchoalvéolaire (LBA)
Le lavage bronchoalvéolaire (LBA) est un outil diagnostique de l’AEP. Il s’agit d’une procédure permettant d’évaluer la santé des voies respiratoires du cheval. Au cours de cet examen, une petite quantité de liquide stérile est introduite dans les poumons, puis prélevée pour analyse. [4]
Le LBA est particulièrement utile pour diagnostiquer les cas légers à modérés d’AEP, tandis que les cas graves peuvent être diagnostiqués uniquement à partir des signes cliniques. [1][4][14]
Illustration : Dr. Ana Mesa, PhD Légende :
Bronchoalveolar Lavage Procedure : Procédure de lavage bronchoalvéolaire
Sterile fluid : Liquide stérile
Recovered sample : Échantillon recueilli
Chez les chevaux en bonne santé, le liquide obtenu grâce à un LBA contient généralement surtout des macrophages et des lymphocytes, avec très peu de neutrophiles. En revanche, les chevaux souffrant d’allergies respiratoires saisonnières comme l’AEP présentent souvent un grand nombre de neutrophiles, signe d’une inflammation allergique des petites voies respiratoires. [14]
Liquide d’aspiration trachéale
Une aspiration trachéale (ou lavage transtrachéal) permet d’évaluer l’inflammation des voies respiratoires supérieures. Au cours de cette procédure, le vétérinaire introduit un liquide stérile dans la trachée, puis le récupère pour analyse. [4]
Chez les chevaux atteints d’AEP, l’échantillon contient généralement une forte proportion — généralement supérieure à 90 % — de neutrophiles non dégénérés (globules blancs intacts et sains), ce qui appuie un diagnostic de maladie allergique ou inflammatoire des voies respiratoires plutôt qu’une infection. [14]
Traitement
Le traitement de l’asthme équin associé au pâturage (AEP) consiste principalement à réduire l’exposition aux allergènes et à gérer l’inflammation des voies respiratoires. Comme les déclencheurs environnementaux tels que les spores fongiques et le pollen sont au cœur de cette pathologie, le succès à long terme dépend fortement d’une bonne gestion de l’environnement lors de l’apparition des symptômes saisonniers.
Gestion de l’environnement
La gestion de l’environnement est l’aspect le plus important du traitement de l’AEP, car cette maladie est principalement déclenchée par des allergènes extérieurs.
Les étapes suivantes peuvent aider à réduire les symptômes respiratoires : [1]
- Limiter le temps passé au pâturage, surtout par temps chaud et humide ou tôt le matin lorsque la concentration de spores est maximale
- Garder le cheval à l’écurie durant les périodes à risque, idéalement dans une écurie bien ventilée et où les niveaux de poussière sont contrôlés
- Éviter de sortir les chevaux au pâturage après la pluie et pendant les saisons où les concentrations de pollen et de champignons sont à leur maximum (fin du printemps à début de l’automne)
Dans les cas sévères, un box à climat contrôlé peut être nécessaire pour réduire les allergènes en suspension dans l’air.
Médication
Les vétérinaires peuvent prescrire des médicaments pour gérer les symptômes de l’asthme équin associé au pâturage (AEP) en réduisant l’inflammation des voies respiratoires et en améliorant le passage de l’air. [1]
Les corticostéroïdes (par exemple, la dexaméthasone ou la prednisolone) sont couramment utilisés pour diminuer l’inflammation des voies respiratoires. Ils peuvent être administrés par voie orale, par injection ou par inhalation à l’aide d’un inhalateur ou d’un nébuliseur équins. [15]
Illustration : Dr. Ana Mesa, PhD Légende :
Equine Nebulizer : Nébuliseur pour chevaux
Medication cup : Récipient à médicament
Chamber strap : Sangle de la chambre
Aerosol chamber : Chambre d’aérosol
Exit valve and vent : Valve de sortie et évent
Controller : Boîtier de contrôle
Mask : Masque
Controller strap : Courroie du boîtier de contrôle
En plus de réduire l’inflammation, les corticostéroïdes augmentent l’efficacité des bronchodilatateurs, qui aident à ouvrir les voies respiratoires. [4]

Légende :
Equine Inhaler With Mask : Inhalateur pour chevaux avec masque
Mask : Masque
Spacer : Chambre d’inhalation
Canister : Cartouche
Les bronchodilatateurs (par exemple, le clenbutérol ou l’albutérol en inhalation) sont utilisés pour soulager le bronchospasme, c’est-à-dire la contraction des muscles entourant les voies respiratoires, ce qui facilite la respiration du cheval. Les bronchodilatateurs sont particulièrement utiles lors des épisodes aigus d’allergies respiratoires, lorsque le cheval éprouve des difficultés respiratoires. [1][9]
Les médicaments inhalés, y compris les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs, sont souvent privilégiés pour le traitement à long terme, car ils agissent directement sur les poumons, ce qui permet de réduire le risque d’effets secondaires systémiques et d’améliorer la gestion globale de l’AEP. [1][4]
Pronostic
Le pronostic des chevaux atteints d’allergies respiratoires saisonnières dépend de la gravité de l’affection et de l’efficacité des stratégies de prise en charge.
Dans les cas légers, les symptômes sont gérables, et la plupart des chevaux peuvent maintenir leur niveau de performance avec une gestion appropriée. Cependant, en l’absence de traitement ou en cas de gestion inadéquate, une forme sévère peut entraîner une inflammation persistante des voies respiratoires, des lésions pulmonaires chroniques et une baisse des performances. [15]
Un diagnostic et une intervention rapides sont essentiels pour prévenir l’aggravation des symptômes.
Prévention
Comme les allergies respiratoires sont une affection complexe et multifactorielle, il n’existe pas de moyen définitif d’en prévenir l’apparition. La gestion de l’environnement et le soutien pharmacologique peuvent contribuer à réduire les symptômes chez les chevaux atteints.
Outre la réduction de l’exposition à des allergènes spécifiques, les chevaux souffrant d’allergies respiratoires peuvent bénéficier de pratiques générales visant à réduire les irritants aéroportés, telles que : [16][17][18]
- Choisir des produits peu poussiéreux : des matériaux comme les copeaux de bois ou le chanvre sont des options de litière peu poussiéreuses. De même, des aliments comme les cubes de foin, les granulés, l’ensilage ou le foin enrubanné constituent des alternatives permettant de réduire l’inhalation de particules pendant les repas.
- Distribuer les aliments au sol : distribuez le foin au sol ou dans des mangeoires propres et peu profondes afin que les chevaux puissent manger la tête baissée, ce qui favorise le drainage naturel des voies respiratoires et réduit l’inhalation de poussière. Évitez les bacs profonds ou les filets qui les obligent à enfouir leur nez.
- Assurer une bonne ventilation : maintenez une bonne ventilation dans les écuries et les espaces intérieurs afin de disperser la poussière et les irritants en suspension dans l’air. Une bonne circulation d’air réduit la charge respiratoire de votre cheval.
- Garder l’écurie propre : retirez les objets encombrants et les toiles d’araignées où la poussière s’accumule. Un balayage régulier et un nettoyage en profondeur préviennent les dépôts dans les recoins et améliorent la qualité de l’air.
- Vérifier la qualité du foin : ne donnez pas de foin moisi ou excessivement poussiéreux, car celui-ci peut aggraver les problèmes respiratoires.
- Entreposer correctement les aliments : gardez le foin et les autres aliments à l’extérieur des box, dans un espace sec et ventilé, pour éviter que la poussière et les spores ne pénètrent dans l’espace de vie de votre cheval.
- Humidifier le foin : faire tremper le foin ou le traiter à la vapeur pendant 20 à 30 minutes élimine les particules fines, empêchant leur dispersion dans l’air.
- Planifier les travaux soulevant la poussière pendant les sorties à l’extérieur : lorsque les chevaux sont à l’extérieur, balayez et nettoyez les box. Attendez au moins une demi-heure que la poussière retombe avant de les rentrer à l’intérieur.
Assurez-vous d’effectuer des examens de santé réguliers et d’avoir un suivi vétérinaire professionnel, comprenant des vaccins, des vermifuges, ainsi que des examens dentaires de routine. Ces mesures favorisent le bien-être général et facilitent la détection rapide de problèmes émergents.
De plus, offrez un régime alimentaire équilibré, à base de fourrage pour soutenir les défenses immunitaires et maintenir une fonction respiratoire optimale. Il est important de prévenir les carences en vitamines et minéraux, particulièrement en vitamine E, en sélénium et en zinc, car ces nutriments jouent un rôle clé dans la fonction immunitaire et la réparation des tissus respiratoires.
Pour un soutien respiratoire ciblé, optez pour le supplément NOCR de Mad Barn. Ce supplément formulé scientifiquement combine des plantes adaptogènes et d’autres composés naturels qui favorisent un échange d’oxygène efficace et contribuent au bon fonctionnement des voies respiratoires et du système immunitaire.
NOCR est particulièrement utile pour les chevaux de performance ou ceux exposés à des environnements poussiéreux ou contenant des allergènes. Ce supplément aide à maintenir une fonction pulmonaire saine et des défenses respiratoires normales en cas de charges de travail accrues ou de stress environnemental.
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Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux :
Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux impliquent une réaction immunitaire aux allergènes aéroportés comme le pollen et les spores de moisissures, ce qui entraîne une inflammation des voies respiratoires et une difficulté à respirer. Souvent appelée asthme équin au pâturage, cette affection apparaît pendant les mois plus chauds et peut affecter le confort, la circulation de l’air et la performance lorsque l’exposition aux allergènes extérieurs est élevée.
Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux se développent lorsque des allergènes inhalés tels que le pollen de graminées et les spores fongiques déclenchent une réponse immunitaire exagérée dans les voies respiratoires. La libération d’histamine entraîne une inflammation, une accumulation de mucus et un resserrement des voies respiratoires. Bien que la génétique puisse influencer la susceptibilité, une exposition répétée aux allergènes environnementaux pendant des conditions chaudes et humides provoque la majorité des poussées.
Les signes courants de l’asthme équin au pâturage comprennent la toux, l’écoulement nasal, une respiration laborieuse et une tolérance réduite à l’exercice pendant les saisons d’allergies. Certains chevaux peuvent également présenter des sifflements respiratoires ou une baisse de performance subtile au début. Les signes s’aggravent souvent avec l’exposition au pâturage et s’améliorent à l’intérieur, ce qui aide à distinguer cette affection d’autres troubles respiratoires.
L’asthme équin au pâturage diffère du pousse en ce que les allergènes extérieurs provoquent les symptômes plutôt que la poussière intérieure. Les chevaux atteints d’asthme lié au pâturage présentent généralement une aggravation lors de la mise au pâturage par temps chaud et humide, tandis que le pousse s’améliore souvent à l’extérieur et s’aggrave dans les écuries poussiéreuses. Ce schéma environnemental aide à orienter une gestion et un diagnostic précis.
L’asthme équin au pâturage est diagnostiqué en évaluant les tendances saisonnières, l’exposition au pâturage et les signes cliniques, en plus des tests diagnostiques. Les vétérinaires peuvent utiliser un lavage bronchoalvéolaire ou des aspirats trachéaux pour confirmer l’inflammation des voies respiratoires. Une caractéristique diagnostique clé est une amélioration notable en quelques heures à quelques jours lorsque le cheval est retiré du pâturage et placé dans un environnement intérieur contrôlé.
Le traitement de l’asthme équin au pâturage repose sur la réduction de l’exposition aux allergènes et la gestion de l’inflammation des voies respiratoires. Les stratégies comprennent la limitation du temps au pâturage pendant les périodes à haut risque et l’utilisation de médicaments tels que les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs. Les thérapies inhalées sont souvent privilégiées pour une utilisation à long terme puisqu’elles agissent directement sur les poumons et réduisent le risque d’effets systémiques.
Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux ne peuvent pas toujours être prévenues, mais la gravité des symptômes peut être réduite grâce à une gestion environnementale constante. Limiter l’exposition au pollen et aux moisissures, améliorer la ventilation de l’écurie et fournir des fourrages à faible teneur en poussière contribuent à réduire la charge respiratoire. Une surveillance continue permet une intervention plus précoce lorsque les symptômes saisonniers commencent à apparaître.
Les chevaux les plus à risque d’asthme équin au pâturage ont souvent plus de huit ans et passent de longues périodes au pâturage pendant les mois plus chauds. Certaines races, notamment les Warmbloods hollandais, les Morgans et les Arabes, semblent plus susceptibles. Les chevaux présentant déjà des sensibilités respiratoires peuvent éprouver des symptômes plus marqués ou persistants avec le temps.
Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux surviennent généralement de la fin du printemps au début de l’automne, lorsque les niveaux de pollen et de spores fongiques augmentent. Les conditions chaudes et humides augmentent les irritants aéroportés, en particulier tôt le matin. Reconnaître ce moment saisonnier aide à orienter les décisions de sortie au pâturage et les stratégies de gestion afin de réduire les poussées de symptômes.
Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux peuvent varier de troubles légers de la performance à des difficultés respiratoires plus graves selon l’inflammation des voies respiratoires. Les cas légers peuvent demeurer gérables avec des ajustements environnementaux, tandis que les cas graves ou non pris en charge peuvent entraîner des changements pulmonaires à long terme. Une reconnaissance précoce et une gestion constante améliorent les résultats et aident à maintenir la santé respiratoire.
Résumé
Les chevaux peuvent souffrir d’allergies respiratoires saisonnières déclenchées par des irritants aéroportés, notamment le pollen et les spores de moisissure dans les environnements chauds et humides.
- Les allergies respiratoires saisonnières chez les chevaux ont été désignées sous différents noms au fil des ans, mais les vétérinaires emploient désormais couramment le terme asthme équin associé au pâturage (AEP)
- L’AEP est une forme non infectieuse et saisonnière d’asthme équin qui se manifeste de la fin du printemps au début de l’automne
- Les symptômes incluent la toux, des écoulements nasaux, une respiration laborieuse et une baisse des performances
- Les signes cliniques ont tendance à s’aggraver avec l’exposition continue aux allergènes et s’améliorent souvent lorsque le cheval est gardé à l’intérieur
- Le traitement vise à réduire l’exposition aux allergènes et à utiliser des médicaments comme les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs
- Le pronostic dépend de la gravité de l’affection. Les cas légers peuvent être gérés avec des soins appropriés, tandis que les cas graves risquent d’entraîner des lésions pulmonaires permanentes s’ils ne sont pas traités efficacement
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