L’équitation de travail est une discipline équestre dynamique qui met à l’épreuve la polyvalence et les compétences de couples cavalier-cheval qui effectuent du travail de ranch.

Cette discipline met un accent particulier sur le développement des chevaux selon la tradition de savoir-faire équestre classique propre au pays d’origine des concurrents.

Bien que la venue officielle de ce sport soit relativement récente, ses origines sont anciennes et ses racines puisent dans les pratiques de l’équitation traditionnelle du bassin méditerranéen.

Aujourd’hui, le sport combine des éléments modernes et des techniques ancestrales d’agriculture, de rassemblement des troupeaux et d’équitation pour mettre en valeur et préserver les traditions de différents pays. Les concours se déroulent en quatre phases distinctes : le dressage, l’épreuve de maniabilité, l’épreuve de vitesse et le travail avec le bétail.

L’équitation de travail moderne est fière de son inclusivité. En effet, elle accueille des cavaliers de toutes les disciplines et des chevaux de toutes races. Grâce aux liens étroits qu’il conserve avec ses racines traditionnelles, ce sport a fait connaître les valeurs du savoir-faire équestre des vieux pays aux cavaliers contemporains du monde entier.

L’équitation de travail

L’équitation de travail est une discipline bien équilibrée qui marie les techniques traditionnelles aux éléments de concours modernes. Elle permet d’évaluer différentes facettes du savoir-faire équestre. De plus, les concours mettent à l’épreuve la dextérité, la réactivité, l’agilité, la coopération et la polyvalence du cheval et du cavalier. [1][2][3]

Les concours se déroulent en quatre phases distinctes : [1][2][3]

  • le dressage;
  • l’épreuve de maniabilité (ease of handling en anglais);
  • l’épreuve de vitesse;
  • le travail avec le bétail ou les vaches.

Chaque phase évalue différentes compétences. Le dressage met l’accent sur la précision et la grâce. Les épreuves de maniabilité et de vitesse se concentrent sur l’agilité et la rapidité. En dernier lieu, le travail avec le bétail ou les vaches met en jeu le travail d’équipe.

Puisqu’elle exige que les concurrents démontrent un champ de compétences étendu, l’équitation de travail est un test complet des habiletés équestres qui met l’accent autant sur les performances individuelles que sur le travail en équipe.

L’un des objectifs de la discipline est de promouvoir et de préserver les méthodes équestres traditionnelles tout en les adaptant à la compétition contemporaine. [1][2][3]

L’histoire de l’équitation de travail

La codification de l’équitation de travail en tant que discipline de concours est relativement récente. Elle remonte à 1996, année où l’Espagne, l’Italie et la France l’ont officialisée. Elle découle d’une collaboration étroite entre les cavaliers et leurs chevaux qui s’est développée dans le sud de l’Europe, où les équidés étaient au cœur de la vie rurale.

Avant l’invention et la fabrication des machines et des voitures, les chevaux étaient le principal moyen de transport. Ils étaient extrêmement importants pour les activités agricoles telles que le rassemblement des troupeaux et les labours[4]

Au fil du temps, différents pays d’Europe ont chacun développé leur propre style d’équitation. Les pays et les traditions qui ont surtout influencé l’équitation de travail telle qu’elle est de nos jours incluent ceux qui suivent : [4][5]

  • L’Espagne y contribue sa tradition de Doma Vaquera (dressage de ranch) et des vaqueros qui travaillent avec leurs pur-sang andalous PRE (Pura Raza Española).
  • La France apporte les traditions des « gardians » qui montent des chevaux camarguais.
  • De l’Italie, l’équitation de travail adopte les techniques des Butteri qui dirigent leurs chevaux Murgese avec adresse.
  • Le Portugal est reconnu pour ses cavaliers habiles et ses chevaux lusitaniens élevés au fil des siècles pour servir de montures de guerre.

Les traditions

Les styles d’équitation de travail européens sont nés de l’utilisation des chevaux pour les travaux agricoles et l’élevage des bovins. Les différentes pratiques reflètent les distinctions géographiques et sociales qui caractérisent chaque style.

Par exemple, la tradition Vaquera d’Espagne et du Portugal est profondément enracinée dans les compétences requises pour rassembler et soigner le bétail, généralement sur de vastes domaines. Les vaqueros, qui sont les cow-boys espagnols, sont réputés pour leur capacité à manœuvrer les chevaux avec précision et grâce en effectuant des tâches qui nécessitent une coopération étroite entre la monture et son cavalier. [4][5]

Le style équestre portugais met l’accent sur la fluidité, la maîtrise et la capacité à exécuter des mouvements complexes. Ces compétences caractérisent les traditions équestres très anciennes du pays, les standards élevés de ses cavaliers et leur capacité à travailler avec les chevaux lusitaniens. [4][5]

En France, les gardians sont les hommes de chevaux traditionnels de la Camargue. Ils montent des chevaux robustes et polyvalents de Camargue qui sont bien adaptés au travail difficile dans les marais. L’équitation des gardians se distingue par des compétences pratiques qui permettent de gérer du bétail semi-sauvage dans le delta du fleuve.  [4][5]

Les Butteri italiens sont connus pour leur travail avec les chevaux Murgese, une race adaptée au terrain accidenté de la Maremme en Toscane. Le cheval de Murgese est originaire du plateau des Murge, dans le sud de l’Italie.

L’équitation des Butteri, développée au fil de siècles d’élevage bovin, met l’accent sur la force, l’endurance et la gestion du troupeau. [4][5]

Les concours

L’Italie, l’Espagne et la France ont organisé le premier concours international d’équitation de travail en 1996. Les organisateurs visaient à faire progresser le sport en s’appuyant sur la riche histoire des relations entre les humains et les chevaux, ainsi que sur les pratiques traditionnelles de la région méditerranéenne. De plus, ils souhaitaient préserver les méthodes de rassemblement des troupeaux et d’équitation traditionnelles d’Europe du Sud. [1]

Au fil des ans, le sport a gagné en popularité et s’est étendu au-delà de l’Europe pour devenir une discipline mondiale. [1]

Les organismes sportifs

En 2004, l’Association mondiale pour l’équitation de travail (WAWE World Association for Working Equitation) a été créée en tant qu’organe directeur de la discipline. WAWE a pour but de promouvoir et de réglementer le sport sur la scène mondiale. Cette organisation établit les normes en vigueur dans les concours afin d’en assurer l’uniformité et l’équité. [1]

WAWE est responsable de l’élaboration des règlements et des directives qui régissent toutes les étapes des concours. [1]

L’équitation de travail aux États-Unis

Deux organismes, WE United et la Confederation for Working Equitation, régissaient à l’origine l’équitation de travail aux États-Unis. En 2020, ces deux associations ont fusionné pour former USA Working Equitation[2]

USA WE est un organisme à but non lucratif engagé dans la promotion et la préservation de l’équitation traditionnelle par le biais de l’équitation de travail. En 2022, WAWE a reconnu l’organisme en qualité de pays membre. [2]

L’équitation de travail au Canada

Équitation de travail Canada (WECan) est l’organisme qui régit et fait la promotion de l’équitation de travail au Canada. Cette organisation est aussi un organisme à but non lucratif qui s’engage à faire progresser le sport ainsi qu’à préserver le savoir-faire équestre classique et le bien-être des chevaux[3]

Équitation de travail Canada établit les règles pour les concours d’équitation de travail canadiens. L’organisme a pour objectif de développer des chevaux et des cavaliers nationaux qui la représenteront dans les concours internationaux sanctionnés par WAWE. [3]

Les niveaux

L’équitation de travail est divisée en plusieurs niveaux de plus en plus difficiles. Les niveaux reconnus par WAWE comprennent les suivants : [6]

  • Débutant;
  • Novice A;
  • Novice B;
  • Intermédiaire A;
  • Intermédiaire B;
  • Avancé;
  • Maître.

Les épreuves sont en outre divisées selon l’âge et l’expérience des concurrents, comme suit : [6]

  • cavaliers juniors: moins de 16 ans;
  • jeunes cavaliers: moins de 21 ans;
  • adultes: plus de 21 ans.

Il existe d’autre part une distinction pertinente en équitation de travail : la tenue des rênes à deux mains n’est pas autorisée aux niveaux avancés, quelles que soient les traditions équestres du pays du concurrent. Les niveaux juniors ont pour objectif de voir les concurrents compléter leurs prestations en tenant les rênes d’une seule main en tout temps. Les concurrents avancés ne peuvent pas changer la main qui tient les rênes au cours d’une épreuve. [6]

Une fois qu’un concurrent passe à un groupe d’âge supérieur, il n’est pas autorisé à redescendre à un groupe d’âge antérieur dans les concours suivants. [6]

Les phases du concours

Les concours d’équitation de travail se déroulent en quatre phases :

  • le dressage;
  • l’épreuve de maniabilité;
  • l’épreuve de vitesse;
  • le travail avec le bétail.

Ces phases mettent à l’épreuve la polyvalence du cheval et du cavalier, ainsi que leurs compétences dans différents volets de performance équestre. [1]

Le dressage

Le dressage est la première phase du concours d’équitation de travail. Cette épreuve se déroule dans une carrière de 40 x 20 mètres, c’est-à-dire une petite carrière de dressage.

Chaque mouvement de la prestation du concurrent reçoit une note sur une échelle de zéro à dix ainsi que des notes collectives supplémentaires qui évaluent la soumission, le cavalier, la présentation, les allures et l’impulsion. La reprise de dressage varie en fonction du niveau du concurrent. [6][7][8]

Tableau 1. Résumé des niveaux et des reprises de dressage d’équitation de travail.

Niveau de la reprise Mouvements obligatoires Tenue des rênes Travail au trot
Débutant Pas, trot, arrêt, reculer Une ou deux mains Trot enlevé ou assis
Novice A Pas, pas libre, trot, galop, arrêt, reculer Une ou deux mains Trot enlevé ou assis
Novice B Pas, pas libre, cession à la jambe au pas, demi-tour sur hanches au pas, trot, galop, changement de pied en passant par le trot, arrêt, reculer Une ou deux mains Trot enlevé ou assis
Intermédiaire A Pas, trot, galop, arrêt, reculer, allures rassemblées, mouvements latéraux au trot, demi-tour sur les hanches au pas, changements de pied en passant par le pas (changements de pied simples) Une ou deux mains Trot assis
Intermédiaire B Pas, trot, galop, arrêt, reculer, allures rassemblées et allongées, mouvements latéraux au pas (appuyer) et au trot (cession à la jambe), demi-pirouettes au pas, changements de pied en l’air au galop Une ou deux mains Trot assis
Avancé Pas, trot, galop, arrêt, reculer, allures rassemblées et allongées, mouvements latéraux, demi-pirouettes au pas, changements de pied en l’air au galop Une main Trot assis
Maîtres Pas, trot, galop, arrêt, reculer, allures allongées, pirouettes, mouvements latéraux, changements de pied en l’air au galop Une main Trot assis

De plus, au niveau Maître, les concurrents sont tenus de réaliser tous les mouvements dans un ordre précis et prédéterminé. Les reprises sont mises en musique et doivent durer moins de huit minutes.

Les règlements

À tous les niveaux, le cheval et le cavalier sont tenus à des normes strictes pour assurer l’intégrité et l’équité des épreuves. Les juges peuvent disqualifier les concurrents d’une épreuve de dressage pour un certain nombre de motifs, notamment : [6][7]

  • Une entrée retardée dans la carrière ou une sortie prématurée: le cheval et le cavalier doivent entrer dans la carrière promptement après que le juge ait sonné la cloche. Le concurrent a au plus 60 secondes pour entrer dans la carrière pour éviter la disqualification. Le cheval doit y rester jusqu’à la fin de la reprise de dressage. Si le cheval quitte la carrière avant la fin de la reprise, le juge disqualifie le couple cavalier-cheval.
  • Les erreurs de parcours: trois erreurs de parcours dans une seule reprise entraînent la disqualification.
  • Les préoccupations en matière de santé et de bien-être: l’équitation de travail place la santé et la sécurité des chevaux au premier plan. Tout signe de boiterie ou la présence de sang sur le cheval entraîne la disqualification. Si le cavalier est reconnu coupable d’avoir fait saigner le cheval, directement ou indirectement, il est éliminé et ne peut plus participer au reste du concours.

Ces règlements ont été mis en place pour préserver les plus hauts standards d’esprit sportif équestre et protéger le bien-être des chevaux qui participent aux épreuves.

L’épreuve de maniabilité

L’épreuve de maniabilité est la deuxième phase du concours d’équitation de travail. Comme le dressage, cette phase est obligatoire à tous les niveaux et les juges l’évaluent sur une échelle de dix points.

À la fin de la prestation, le juge attribue également des notes collectives pour les éléments suivants : [6][7][9]

  • les transitions et l’exécution du parcours;
  • les allures;
  • l’impulsion;
  • la soumission;
  • la performance du cavalier;
  • l’ensemble de la présentation.

Tableau 2. Résumé des niveaux et des tests des épreuves de maniabilité en équitation de travail.

Niveau Les allures obligatoires entre les obstacles Les allures obligatoires pour le franchissement des obstacles
Débutant Le trot est obligatoire entre les obstacles Le concurrent doit franchir tous les obstacles au pas ou au trot
Novice A Le galop est obligatoire entre les obstacles et les changements de pied sont exécutés en passant le trot Le concurrent doit franchir les obstacles au trot, sauf s’il est obligatoire ou permis de les franchir au pas
Novice B Le galop est obligatoire entre les obstacles et les changements de pied en passant par le trot sont obligatoires Le concurrent doit franchir les obstacles au galop, sauf s’il est obligatoire ou permis de les franchir au pas ou au trot
Intermediate A Le galop est obligatoire dans et entre les obstacles, et les changements de pied en passant par le pas sont obligatoires Le concurrent doit franchir les obstacles au galop, sauf s’il est obligatoire ou permis de les franchir au pas
Intermediate B Le galop est obligatoire dans et entre les obstacles, et les changements de pied en l’air sont obligatoires Le concurrent doit franchir les obstacles au galop, sauf s’il est obligatoire ou permis de les franchir au pas
Avancé et Maître Le galop est obligatoire dans et entre les obstacles, et les changements de pied en l’air sont obligatoires. Le concurrent doit tenir les rênes d’une seule main en tout temps Le concurrent doit franchir les obstacles au galop, sauf s’il est obligatoire ou permis de les franchir au pas

L’épreuve de vitesse

L’épreuve de vitesse est la troisième phase du concours d’équitation de travail. Elle consiste à effectuer le même parcours que pour l’épreuve de maniabilité, mais avec un objectif différent. La disposition et la séquence des obstacles peuvent être identiques à celles de l’épreuve de maniabilité ou elles peuvent être modifiées pour l’épreuve de vitesse.

Dans cette phase, l’accent n’est pas mis sur la qualité des mouvements, mais plutôt sur l’exécution du parcours le plus rapidement possible. Le temps final dicte le classement. Ce temps tient compte du temps réellement nécessaire pour terminer le parcours, plus ou moins des bonus et des pénalités[10]

Les pénalités comprennent des ajouts de temps pour des erreurs telles que l’omission de verrouiller une barrière (ajout de 30 secondes), le renversement d’un obstacle (ajout de 10 secondes) et le mauvais placement d’une perche (ajout de 5 secondes). Dans les parcours qui incluent la prise de l’anneau sur une lance, les participants peuvent gagner un bonus qui leur soustrait 10 secondes s’ils parviennent à récupérer l’anneau et à le déposer dans le baril. [10]

Comme pour les épreuves de dressage et de maniabilité, les juges peuvent disqualifier le couple cavalier-cheval pour un certain nombre de motifs, notamment : [6][7][10]

  • trois refus de franchir un obstacle;
  • l’entrée ou la sortie de la carrière par la mauvaise porte;
  • un changement de la main qui tient les rênes pendant le franchissement d’un obstacle;
  • un cheval qui présente une boiterie.

Les obstacles

Les chevaux et les cavaliers peuvent devoir franchir l’un des obstacles suivants lors des épreuves de maniabilité ou de vitesse : [9]

  • Le pont: le cavalier guide sa monture sur une plate-forme surélevée pour démontrer la confiance et l’assurance du cheval.
  • La figure en huit: le cavalier décrit un motif en huit pour mettre en valeur la précision de ses aides et le contrôle de sa monture.
  • L’enceinte: le cavalier doit guider le cheval à l’intérieur d’une petite enceinte, un mouvement qui requiert précision et calme.
  • Le pichet: le concurrent soulève un pichet posé sur un piédestal et le déplace sur un autre. Ce test démontre la stabilité du cheval et la coordination du cavalier.
  • Le retrait de la perche: cette tâche consiste à ramasser une perche placée dans un baril. Elle met à l’épreuve l’entraînement du cheval et la dextérité du cavalier.
  • La prise de l’anneau avec une lance: le concurrent doit enfiler un anneau sur une lance pendant que le cheval se déplace, ce qui teste la précision et l’agilité de la monture et du cavalier.
  • Le dépôt de la perche: le cavalier doit déposer la perche dans un autre baril, ce qui démontre son contrôle et sa précision.
  • L’échange des tasses: cette tâche exige que le concurrent échange la position de deux tasses posées sur des poteaux pour démontrer la patience du cheval et la stabilité du cavalier.
  • Le couloir de la cloche: le concurrent entre dans un couloir, fait sonner une cloche, puis en ressort en reculant. Ce test met en valeur la réactivité du cheval et la maîtrise de son cavalier.
  • Le reculer en L: cet obstacle consiste à demander au cheval de reculer à travers un chemin coudé en forme de L qui met à l’épreuve l’obéissance du cheval et la précision des aides du cavalier.
  • Le tour des poteaux: le cavalier doit manœuvrer sa monture autour d’une série de poteaux pour démontrer son agilité et son habileté à exécuter des virages serrés.
  • Le slalom simple: ce test exige de zigzaguer à travers une série de cônes ou de poteaux disposés en ligne droite pour souligner la souplesse du cheval et l’encadrement du cavalier.
  • Le slalom double: ce test ressemble au slalom simple, mais il comporte deux rangées de poteaux qui requièrent des compétences et une maniabilité avancées.
  • La barrière: le concurrent ouvre, franchit et referme une barrière alors qu’il est en selle, ce qui met à l’épreuve la patience du cheval et la coordination du cavalier.
  • Le saut: cet obstacle consiste à franchir un petit saut pour montrer la capacité du cheval à sauter et la maîtrise du cavalier.
  • Les pas de côté sur une barre: le cavalier guide sa monture qui doit faire des pas de côté au-dessus d’une barre. Le couple démontre ainsi ses compétences pour les mouvements latéraux.
  • Le plan d’eau: le cheval doit franchir un plan d’eau, un test qui met à l’épreuve sa bonne volonté et son assurance.
  • Le talus: ce test consiste à gravir un talus et à en redescendre. Il met de l’avant l’équilibre du cheval et l’habileté du cavalier à le guider sur des terrains variés.

Le travail avec le bétail ou les vaches

Le travail avec le bétail est la quatrième et dernière phase du concours d’équitation de travail. Contrairement aux trois premières phases, le travail avec le bétail est facultatif. Il s’agit d’une épreuve jugée par équipe.

Trois ou quatre concurrents participent à l’épreuve dans le but de trier des vaches désignées et de les mettre dans un enclos. Chaque concurrent est tenu d’effectuer la tâche en deçà de trois minutes. La quatrième phase a lieu dans une carrière distincte de celle des épreuves de dressage, de maniabilité et de vitesse.

Les juges peuvent disqualifier les concurrents lors de l’épreuve de travail avec le bétail pour les raisons suivantes : [6][7][11]

  • le franchissement de la ligne de faute avant que le juge n’en donne l’autorisation;
  • le dépassement du délai de trois minutes;
  • la maltraitance ou la dureté;
  • les blessures causées au bétail;
  • le toucher intentionnel des vaches avec les mains, les bottes ou toute autre pièce d’équipement;
  • la mise en danger des membres de l’équipe.

La tenue et l’équipement

L’équitation de travail est une célébration du savoir-faire équestre classique de chaque nation participante et de la contribution des chevaux à la culture et à la société. Les concurrents portent la tenue d’équitation de travail officielle de leur pays, telle que la définit leur organisme sportif national. [6]

Les concurrents harnachent et préparent les chevaux conformément aux traditions de leur pays. Les juges inspectent ensuite les montures pour s’assurer que le tout respecte les règlements de WAWE en matière de harnachement et d’équipement. [6]

Le casque protecteur est obligatoire pour les cavaliers juniors et les jeunes. On le recommande fortement pour les adultes. [6]

Les chevaux d’équitation de travail

Les chevaux d’équitation de travail possèdent un ensemble de compétences variées qui incluent la vitesse au travail et l’agilité. Pour apprendre et exécuter toutes les tâches spécialisées que leurs cavaliers demandent, les chevaux d’équitation de travail sont souvent astreints à un horaire d’entraînement exigeant. Ils ont donc besoin de plus d’énergie et de protéines.

Comme tous les chevaux, ceux qui participent aux concours d’équitation de travail ont aussi besoin d’un régime alimentaire qui soutient le système digestif pour gérer les risques pour la santé associés à la compétition et aux déplacements. Une alimentation équilibrée axée principalement sur le fourrage qui répond aux besoins nutritionnels du cheval est le meilleur moyen de s’assurer que son tractus gastro-intestinal demeure en bonne santé.

Le régime alimentaire optimal du cheval de sport dépend de sa race, de son âge, de son calendrier de compétition, de son programme d’entraînement et de ses antécédents médicaux. Nous vous invitons à consulter un nutritionniste équin qualifié pour vous assurer que votre cheval reçoit tous les nutriments dont il a besoin tout au long de l’année.

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Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le Working Equitation :

Résumé

L’équitation de travail est un sport équestre multiphase enraciné dans le travail traditionnel des ranchs méditerranéens. Il met à l’épreuve la polyvalence, la coopération et l’habileté tout en préservant l’équitation classique.

  • Le sport comprend quatre phases : dressage, maniabilité, vitesse et une épreuve optionnelle de tri du bétail en équipe.
  • L’équitation de travail a été officialisée en 1996 par l’Espagne, l’Italie et la France, et reflète les traditions historiques de conduite de troupeaux et d’équitation de travail.
  • Les compétitions sont régies à l’échelle internationale par la WAWE, avec des organisations nationales aux États-Unis et au Canada.
  • Les niveaux vont de l’initiation à la maîtrise, avec une difficulté croissante et des rênes à une main aux niveaux avancés.
  • Les chevaux doivent démontrer de la précision, de l’agilité, de la vitesse et du calme, soutenus par un entraînement et une condition physique appropriés.
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Références

  1. Home. WAWE - World Association for Working Equitation. 2024.
  2. USA Working Equitation - About Us. USA Working Equitation. 2024.
  3. Home. WECan - Working Equitation Canada. 2024.
  4. Clutton-Brock, J. Horse Power: A History of the Horse and the Donkey in Human Societies. London: Natural History Museum Publications. 1992.
  5. The in Arles in France. Office de Tourisme Arles de Camargue. 2024.
  6. WAWE Regulations 2024. WAWE. 2024.
  7. United States Rules for Working Equitation. USA Working Equitation. 2024.
  8. Dressage Trial. USA Working Equitation. 2024.
  9. EOH Trial. USA Working Equitation. 2024.
  10. Speed Trial. USA Working Equitation. 2024.
  11. Cattle Trial. USA Working Equitation. 2024.