Le vitiligo chez les chevaux est un trouble qui provoque la décoloration ou la dépigmentation de taches de peau et de poils. Cette affection n’est ni contagieuse, ni douloureuse, ni dangereuse pour la vie du cheval, mais il peut être déconcertant de constater que la peau ou le poil de votre animal perdent leur couleur naturelle.
L’évolution du vitiligo varie d’un cheval à l’autre. Les zones décolorées peuvent s’étendre ou diminuer avec le temps, et dans de rares cas, la pigmentation normale de la peau revient complètement. Cependant, dans la majorité des cas, les taches de vitiligo progressent et ne retrouvent jamais leur couleur initiale.
La cause exacte du vitiligo demeure inconnue, mais on croit qu’il s’agit d’une réaction auto-immune. Certains chevaux peuvent avoir une prédisposition génétique, et des facteurs environnementaux comme un coup de soleil ou un traumatisme cutané pourraient aggraver cette affection.
Il n’existe pas de traitement définitif contre le vitiligo chez le cheval, bien que des crèmes topiques et une protection solaire puissent être utilisées pour le traiter. Certaines interventions nutritionnelles auraient permis d’améliorer l’apparence du vitiligo chez certains chevaux, mais les preuves de leur efficacité sont limitées.
L’article qui suit explore le vitiligo chez les chevaux en mettant en lumière ses causes, sa prévalence, sa progression, son diagnostic, les traitements possibles et les interventions nutritionnelles à envisager.
Vitiligo chez les chevaux
Le vitiligo est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque et détruit par erreur les mélanocytes, soit les cellules responsables de la production de mélanine. La mélanine est le pigment naturel qui donne la couleur au pelage et à la peau du cheval.
Lorsque les mélanocytes meurent ou sont endommagés, ils cessent de produire de la mélanine, ce qui entraîne une décoloration progressive de la peau et des poils. Il en résulte l’apparition de taches blanches ou décolorées à la surface de la peau, dont la taille et l’emplacement peuvent varier.
D’autres problèmes de santé, comme la teigne ou certaines blessures, peuvent également entraîner des zones blanches sur la peau, mais seule une diminution de la production de mélanine permet de classer l’affection comme un vitiligo.
Un diagnostic de vitiligo n’est posé qu’en l’absence de blessures, d’inflammation ou d’autres affections cutanées pouvant expliquer la décoloration.
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Prévalence
Tous les chevaux peuvent développer un vitiligo, mais ce trouble est nettement plus fréquent chez les chevaux gris. De 26 à 67 % des chevaux gris développent un vitiligo, contre seulement 0,8 à 3,5 % chez les chevaux d’une autre couleur. [1][2]
Par conséquent, les races comptant une forte proportion de chevaux gris ont tendance à présenter une incidence plus élevée de vitiligo. Ces races incluent :
- Les Lipizzans
- Les Andalous
- Les Gelderlands
- Les Shires [3]
Les chevaux arabes sont également prédisposés à cette affection, autrefois appelée Arabian Fading Syndrome (« syndrome de dépigmentation progressive du cheval arabe »). [3] Certains considèrent que ce syndrome, aussi connu sous le nom de Pinky Syndrome, en raison de l’apparition de zones rosées dépigmentées, constitue une forme particulière de vitiligo qui se manifeste principalement chez les jeunes Arabes entre 1 et 2 ans. [3]
L’apparition du vitiligo est associée à l’âge, puisque les chevaux plus âgés présentent à la fois une incidence plus élevée de la maladie et une perte de pigmentation plus marquée. [1]
Le vitiligo a une héritabilité modérée à moyenne, ce qui signifie qu’il existe une composante génétique pouvant se transmettre d’une génération à l’autre. [1] Si le père ou la mère de votre cheval est atteint, le risque que celui-ci développe le vitiligo est plus élevé.
Certains chercheurs estiment que les taux de vitiligo chez les chevaux pourraient être sous-estimés. Puisque la maladie n’affecte que l’apparence esthétique de l’animal et qu’elle n’est ni douloureuse, ni contagieuse, de nombreux propriétaires ne consultent pas leur vétérinaire ou ne signalent pas cette affection.
Régions du corps couramment touchées par le vitiligo
Le vitiligo se développe le plus souvent autour des jonctions muco-cutanées chez le cheval. Ces jonctions correspondent aux zones de transition entre la muqueuse et la peau.
Les régions les plus fréquemment touchées par le vitiligo comprennent :
- Les lèvres
- Les naseaux
- Les paupières
- L’anus
- La vulve
- Le fourreau
Le vitiligo se manifeste généralement d’abord au niveau du visage, en particulier autour des lèvres, du museau et des paupières. L’anus et la vulve sont moins fréquemment touchés.
Dans certains cas, les sabots peuvent aussi présenter une décoloration. Parfois, le poil perd sa couleur alors que la peau conserve une pigmentation normale.
Vitiligo équin par Tham et al. est publiée sous licence CC BY 4.0
Évolution de la maladie
L’évolution du vitiligo varie d’un cheval à l’autre. En général, elle commence par de petites zones de dépigmentation qui s’élargissent progressivement. Occasionnellement, certaines de ces zones peuvent diminuer de taille.
Une étude de cas portant sur un hongre rouan de 18 ans a observé que certaines taches de dépigmentation régressaient, tandis que d’autres prenaient de l’expansion et que de nouvelles taches apparaissaient. [4] L’image ci-dessous illustre la progression du vitiligo chez ce hongre de 2014 à 2018.
Étude de cas sur quatre ans du vitiligo chez un cheval rouan par Fonteque et al. est publiée sous licence CC BY 4.0
Causes du vitiligo
Le vitiligo est considéré comme une affection idiopathique, c’est-à-dire qu’elle se développe spontanément sans cause connue. [1]
La théorie la plus largement acceptée est que le vitiligo résulte d’une maladie auto-immune. Cela signifie que le système immunitaire de l’animal attaque et détruit ses propres mélanocytes, qui sont responsables de la production des pigments de la peau et du poil.
Anticorps
Chez les chevaux atteints de vitiligo, des analyses sanguines révèlent la présence d’anticorps ciblant leurs propres mélanocytes. [5] Ces anticorps sont absents chez les chevaux non atteints.
Les anticorps sont des protéines qui jouent un rôle crucial dans le système immunitaire, identifiant les cellules à éliminer. En temps normal, ils ciblent les envahisseurs comme les bactéries et virus ou les cellules dysfonctionnelles, signalant qu’elles doivent être détruites par le système immunitaire.
Lorsque ces anticorps ciblent par erreur les cellules saines de l’organisme pour leur destruction, cela indique un trouble auto-immun. La présence d’anticorps dirigés contre les mélanocytes du cheval étaye la théorie selon laquelle le vitiligo est déclenché par une réaction auto-immune.
Facteurs génétiques et autres
Des preuves suggérant une prédisposition génétique au vitiligo sont de plus en plus nombreuses. Chez les chevaux gris, certains gènes ont été identifiés comme étant associés à l’apparition de la maladie. [1]
Chez l’humain, le développement du vitiligo est souvent attribué à une combinaison de facteurs immunitaires et génétiques, de déclencheurs environnementaux et de défauts au niveau des mélanocytes. [1] Il est donc probable que le vitiligo chez le cheval résulte aussi d’une confluence de plusieurs facteurs.
Risques associés
Chez les chevaux gris, le vitiligo est également associé à une incidence accrue de mélanomes (cancer de la peau). Ce lien entre le vitiligo et les mélanomes est aussi observé chez d’autres espèces animales, comme les porcs Sinclair. [5]
Si votre cheval gris est atteint de vitiligo, inspectez régulièrement sa peau à la recherche de mélanomes. Ces derniers apparaissent généralement sous forme de masses noires, souvent situées sous la queue, près de l’anus ou sur le fourreau des hongres.
La mélanine joue également un rôle dans la protection de la peau contre les rayons UV, et les zones dépigmentées sont plus vulnérables aux coups de soleil.
Pour prévenir les coups de soleil, appliquez un écran solaire sur les zones atteintes. L’utilisation de masques anti-mouches avec rabats nasaux ou de couvertures UV peut aussi contribuer à protéger ces zones sensibles des rayons solaires.
Diagnostic
Le diagnostic du vitiligo chez le cheval repose principalement sur l’examen clinique et l’observation de taches de dépigmentation ou d’hypopigmentation caractéristiques sur la peau. Ces taches apparaissent souvent de manière symétrique et peuvent s’étendre progressivement.
« Vous remarquerez peut-être des zones dépigmentées autour des yeux, du museau ou des flancs de votre cheval s’il développe du vitiligo, mais il s’agit d’un problème purement esthétique qui cause rarement de l’inconfort. Il est recommandé de protéger ces régions contre les rayons UV à l’aide d’un masque anti-mouches léger ou d’un écran solaire approuvé par votre vétérinaire, et de vérifier régulièrement s’il y a des signes d’irritation. »
— Dre Madison Ricard, D.M.V., Ph. D., DACVP, PASFormatrice vétérinaire chez Mad Barn
Bien que le vitiligo ne cause ni douleur ni démangeaison, les changements de pigmentation cutanée sont très visibles, en particulier chez les chevaux à la peau foncée.
Des biopsies ou des grattages cutanés peuvent aussi être effectués afin d’écarter d’autres affections ou maladies de la peau et confirmer le diagnostic de vitiligo.
La peau prélevée sera colorée et examinée au microscope pour déterminer si les mélanocytes sont endommagés ou absents. Cela permet également d’écarter d’autres causes possibles de dépigmentation.
Diagnostic différentiel
Il est essentiel de distinguer le vitiligo d’autres affections pouvant entraîner une dépigmentation cutanée chez le cheval, comme des infections fongiques, des cicatrices de blessures antérieures ou d’autres problèmes dermatologiques.
Les facteurs suivants peuvent aussi entraîner l’apparition de taches blanches sur la peau :
Plaies cicatrisées :
- Les blessures causées par le harnachement, les escarres de décubitus, les engelures ou les coups de soleil entraînent souvent une dépigmentation du poil après la guérison.
- Les taches blanches apparaissant sur des zones où des lésions ou blessures ont déjà eu lieu ne sont généralement pas liées au vitiligo.
Lupus érythémateux cutané avec leucodermie [6] :
- Cette maladie rare provoque une dépigmentation dans des zones similaires à celles touchées par le vitiligo, comme le museau et les yeux.
- Les chevaux atteints présentent aussi une perte de poils dans les zones dépigmentées, accompagnée de rougeurs, d’irritation, d’enflure ou de lésions cutanées visibles.
Leucotrichie ponctuée :
- Maladie caractérisée par de petites taches blanches circulaires (1 à 3 cm de diamètre) sur le cou, le tronc et la croupe, sur une peau qui est par ailleurs normale.
- Les informations sur cette affection sont limitées, et il se pourrait qu’il s’agisse d’une variante du vitiligo [7].
Traitement
Le traitement du vitiligo n’est pas médicalement nécessaire, puisqu’il s’agit d’un syndrome esthétique qui ne cause ni douleur ni préjudice au cheval.
Cependant, certains propriétaires de chevaux choisissent d’y recourir pour améliorer l’apparence de leur animal, en particulier chez les chevaux de concours. Il est recommandé de bien évaluer les risques et les effets secondaires des traitements, car les bénéfices sont principalement esthétiques. [7]
Chez l’humain atteint de vitiligo facial, le traitement typique repose sur des glucocorticoïdes topiques, comme la bétaméthasone ou le clobétasol. Les glucocorticoïdes sont des hormones stéroïdes qui modulent les réponses immunitaires.
Lorsqu’on utilise des glucocorticoïdes chez le cheval, il est recommandé de les employer avec parcimonie et à la dose minimale efficace. [7] Les effets secondaires possibles comprennent la dilatation et la rupture de vaisseaux sanguins (télangiectasies), ainsi que des infections cutanées ou une nécrose aux sites d’application.
De plus, l’efficacité des glucocorticoïdes topiques pourrait être limitée chez les chevaux, car les poils peuvent empêcher la pénétration du médicament dans la peau.
La photothérapie, qui consiste en une exposition thérapeutique à la lumière UV, est couramment utilisée chez les patients humains atteints de vitiligo, mais il n’existe aucun essai clinique ayant évalué cette approche chez les chevaux.
Les traitements faisant appel à des médicaments systémiques ne sont pas recommandés, car les effets secondaires sont plus importants que les bénéfices potentiels en termes d’amélioration de l’apparence physique du cheval. [7]
Études de cas
Dans de rares cas, certains chevaux atteints de vitiligo ont montré une amélioration clinique ou une disparition des symptômes à la suite d’interventions nutritionnelles. Ces cas sont décrits ci-dessous.
Toutefois, chaque cas étant unique et nécessitant une intervention différente, il est difficile de tirer des conclusions générales à partir de ces rapports isolés.
Pouliche Quarter Horse
Une pouliche Quarter Horse baie de 2 ans a rapidement développé des taches blanches autour du museau et d’un œil. La taille et le nombre de ces taches augmentaient.
Après l’ajout de vitamines A, D et E ainsi que de vitamines du complexe B à l’alimentation de la pouliche, les taches blanches ont progressivement disparu sur une période de quatre mois. [8]
L’alimentation initiale de la pouliche n’a pas été précisée; il est donc difficile de savoir si elle présentait des carences en vitamines.
Jeune cheval arabe
Un jeune cheval arabe a présenté une dépigmentation rapide de la peau autour des yeux et du museau. Une carence en cuivre a été suspectée, et le cheval a été traité à l’aide d’un supplément de cuivre organique.
En l’espace de 30 jours de supplémentation en cuivre, les taches blanches ont commencé à reprendre leur couleur normale, puis ont fini par disparaître.
Le supplément de cuivre a été interrompu durant l’hiver, mais les taches blanches sont réapparues au printemps suivant. Le cuivre a de nouveau été intégré à l’alimentation, entraînant les mêmes effets positifs. [9]
Élevages andalous
Un élevage de chevaux andalous a signalé des cas de vitiligo chez 9 chevaux gris âgés de 2 à 2,5 ans. Les chevaux présentaient une dépigmentation de la peau et des poils autour des yeux, du museau, et pour l’un d’entre eux, au niveau du scrotum et de la région ombilicale.
Le propriétaire de l’élevage a rapporté une repigmentation complète après avoir intégré des carottes à l’alimentation à raison de 4 à 5 kg (8,8 à 11 lb) par jour. [10]
Il a également mentionné que, peu avant l’apparition des problèmes cutanés, tous les animaux avaient reçu un produit à base de thyroprotéine pendant 2 à 3 mois, possiblement à des doses excédant les recommandations du fabricant.
Une administration excessive de produits à base de thyroprotéine pourrait avoir provoqué une carence en vitamine A, menant à une dépigmentation. [7]
Résumé des cas
Pour tous les cas mentionnés ci-dessus, il a été suggéré qu’une carence nutritionnelle aurait pu contribuer à la perte initiale de pigmentation. Il pourrait s’agir d’une affection distincte du vitiligo causée par une maladie auto-immune ou par des mutations génétiques.
Si votre cheval présente des taches blanches, consultez toujours votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis. Examinez également son alimentation afin de vous assurer qu’elle est bien équilibrée et qu’aucune carence nutritionnelle ne pourrait contribuer à des problèmes cutanés.
Interventions nutritionnelles
Plusieurs interventions nutritionnelles ont été étudiées pour traiter le vitiligo chez l’humain. Cependant, les recherches portant sur leurs effets chez le cheval ou d’autres animaux sont limitées.
Vitamine D
Chez l’humain, un faible taux de vitamine D a été associé à des maladies auto-immunes comme le vitiligo. [11][12] Par ailleurs, la vitamine D contribue à réduire l’accumulation de composés toxiques et diminue la mort cellulaire des mélanocytes exposés à des facteurs de stress. [13]
Chez les enfants, une supplémentation en vitamine D combinée à un médicament topique est plus efficace pour restaurer la pigmentation de la peau qu’un traitement topique seul. [14]
Dans une étude portant sur des produits cosmétiques blanchissants pour la peau, des femmes adultes prenant un supplément de vitamine D présentaient des taux plus élevés de repigmentation comparativement à celles qui n’en prenaient pas. [15]
Cependant, aucune étude ne s’est penchée sur l’utilisation de la vitamine D seule comme traitement du vitiligo.
Vitamine E
La vitamine E est un puissant antioxydant souvent utilisé comme supplément pour les troubles liés à l’immunité. En plus de sa capacité à neutraliser les composés toxiques, la vitamine E pourrait aider les patients atteints de vitiligo en absorbant certaines longueurs d’onde lumineuses pour protéger la peau contre les dommages. [16]
Dans une étude menée auprès de personnes atteintes de vitiligo, la combinaison de vitamine E et d’un traitement de photothérapie a mené à de meilleurs taux de repigmentation que la photothérapie seule. [17]
Cependant, une autre étude a conclu que, même si la vitamine E réduisait le stress oxydatif durant les traitements UV, elle n’améliorait pas l’apparence du vitiligo. [18]
Vitamines B
Chez l’humain, les personnes atteintes de vitiligo souffrent fréquemment d’une carence en acide folique et en vitamine B12. Ces vitamines sont donc souvent intégrées à un plan de traitement. [19][20]
Dans une étude menée auprès de 100 patients atteints de vitiligo, on a demandé aux participants de noter leur exposition au soleil ainsi que leur consommation de suppléments de vitamine B.
Une combinaison d’exposition au soleil et de suppléments de vitamine B12 et d’acide folique s’est révélée plus efficace pour rétablir la pigmentation que l’exposition au soleil ou les suppléments de vitamines utilisés séparément. [21]
Phénylalanine
La phénylalanine est un acide aminé essentiel qui joue un rôle dans la formation de la mélanine. Chez les personnes atteintes de vitiligo, l’absorption de la phénylalanine par les cellules cutanées est altérée. [22]
Chez l’humain, une combinaison de suppléments de phénylalanine et de photothérapie s’est avérée plus efficace pour stimuler la repigmentation que la photothérapie seule. Toutefois, aucun bénéfice n’a été observé lorsque la phénylalanine était administrée sans photothérapie. [23]
Zinc
Le zinc est un oligo-élément qui joue un rôle important dans la synthèse de la mélanine. Il s’agit également d’un antioxydant important pour les cellules de la peau.
La recherche sur l’utilisation de suppléments de zinc chez les patients atteints de vitiligo est limitée. Toutefois, une étude a rapporté une légère amélioration du vitiligo lorsque des traitements topiques à base de stéroïdes étaient combinés avec du zinc. [24]
Plantes et antioxydants
Un certain nombre de suppléments à base de plantes et d’antioxydants ont été explorés comme traitements possibles du vitiligo. Toutefois, les données concernant ces suppléments sont variables et il n’existe pas assez de preuves cliniques solides pour appuyer les allégations les concernant.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le vitiligo chez les chevaux :
Le vitiligo chez les chevaux est un trouble de la pigmentation qui provoque des plaques blanches ou pâles sur la peau ou le pelage. Il se développe lorsque les mélanocytes, qui sont les cellules produisant la mélanine, sont endommagés ou détruits. La mélanine donne à la peau et aux poils leur couleur normale. Le vitiligo équin n'est pas contagieux, douloureux ou potentiellement mortel, et il est généralement considéré comme une affection esthétique.
Les chevaux gris sont les plus susceptibles de développer le vitiligo, avec des taux signalés beaucoup plus élevés que chez les chevaux non gris. Les races comptant de nombreux individus gris, comme les Lipizzans, les Andalous, les Gelderlanders et les Shires, peuvent être plus fréquemment touchées. Les chevaux arabes peuvent également être prédisposés. Le risque peut augmenter avec l'âge, et les chevaux ayant des parents atteints peuvent avoir un risque plus élevé de développer une perte de pigmentation.
On pense que le vitiligo chez les chevaux implique une réponse auto-immune contre les mélanocytes, bien que la cause exacte demeure inconnue. Certains chevaux atteints possèdent des anticorps qui ciblent leurs propres cellules productrices de pigments. La génétique peut également jouer un rôle, particulièrement chez les chevaux gris. Des déclencheurs environnementaux comme les coups de soleil, les traumatismes cutanés ou d'autres facteurs de stress peuvent aggraver la perte de pigmentation chez les chevaux sensibles.
Le vitiligo équin apparaît habituellement autour des zones où les muqueuses rejoignent la peau. Les sites les plus fréquents comprennent les lèvres, le museau, les narines, les paupières, l'anus, la vulve et le fourreau. Les changements au visage sont souvent remarqués en premier, surtout autour du museau et des yeux. Certains chevaux peuvent également perdre de la pigmentation dans les sabots ou développer des poils blancs alors que la peau en dessous conserve sa couleur normale.
Le vitiligo chez les chevaux commence souvent par de petites zones de perte de pigmentation qui peuvent s'étendre avec le temps. L'évolution varie d'un individu à l'autre, et certaines plaques peuvent rester stables, rétrécir ou rarement retrouver leur couleur normale. Dans la plupart des cas, toutefois, les zones atteintes s'étendent et ne retrouvent pas complètement leur pigmentation. De nouvelles plaques peuvent également apparaître pendant que les anciennes continuent d'évoluer.
Le vitiligo n'est ni douloureux ni contagieux chez les chevaux, et il ne se transmet pas d'un cheval à un autre. La peau atteinte paraît généralement plus pâle, mais elle ne devrait pas être irritée, enflée ou démanger à cause du vitiligo seulement. Des signes comme une rougeur, des croûtes, une perte de poils ou de l'inconfort peuvent indiquer une autre affection cutanée et devraient être examinés par un vétérinaire.
Le vitiligo chez les chevaux est diagnostiqué en examinant le motif de perte de pigmentation et en excluant les autres causes de plaques blanches. Un vétérinaire peut rechercher des signes de blessure, d'inflammation, d'infection fongique, de cicatrices ou d'autres maladies cutanées. Dans certains cas, des raclages cutanés ou une biopsie peuvent être utilisés pour confirmer que les mélanocytes sont endommagés ou absents.
Le vitiligo chez les chevaux ne nécessite généralement pas de traitement parce qu'il est principalement esthétique et ne nuit pas au cheval. Certains propriétaires peuvent demander un traitement pour des raisons d'apparence ou de présentation en concours. Des crèmes stéroïdiennes topiques peuvent parfois être utilisées, mais elles peuvent entraîner des effets secondaires et ne pas bien fonctionner à travers le pelage. Les médicaments systémiques ne sont généralement pas recommandés pour une perte de pigmentation esthétique.
La nutrition peut aider certains chevaux présentant des changements de pigmentation si une carence sous-jacente est en cause, mais les données probantes concernant le traitement du véritable vitiligo sont limitées. Des rapports de cas décrivent une amélioration après une supplémentation en vitamines ou en cuivre, et un groupe de chevaux andalous aurait retrouvé sa pigmentation après avoir reçu des carottes. Ces rapports ne prouvent pas l'existence d'un traitement fiable. Une évaluation de l'alimentation équilibrée demeure utile lorsque de nouvelles plaques blanches apparaissent.
Le vitiligo peut augmenter le risque de coups de soleil parce que la peau dépigmentée contient moins de mélanine pour aider à la protéger contre les rayons UV. Les plaques pâles autour du museau, des paupières ou d'autres zones exposées peuvent nécessiter une protection supplémentaire. Un écran solaire sécuritaire pour les chevaux, des masques anti-mouches avec protège-nez offrant une protection UV et des couvertures UV peuvent aider à protéger la peau sensible, surtout lors d'un fort ensoleillement.
Le vitiligo chez les chevaux gris a été associé à une incidence plus élevée de mélanome, bien que la perte de pigmentation elle-même ne soit pas un cancer. Les propriétaires de chevaux gris atteints de vitiligo devraient vérifier régulièrement les sites fréquents de mélanome, notamment sous la queue, autour de l'anus et sur le fourreau des hongres. Toute nouvelle masse noire, bosse qui grossit ou zone irritée devrait être évaluée par un vétérinaire.
Les plaques blanches chez un cheval peuvent avoir plusieurs causes autres que le vitiligo, notamment des blessures guéries, des plaies de pression, des frottements causés par l'équipement, des coups de soleil, des infections fongiques, des maladies cutanées liées au lupus ou une leucotrichie tachetée. Le vitiligo n'est diagnostiqué que lorsque la perte de pigmentation ne peut pas être expliquée par une blessure, une inflammation ou une autre affection cutanée. Un examen vétérinaire est utile lorsque des plaques apparaissent soudainement ou semblent irritées.
Résumé
- Le vitiligo est un syndrome esthétique causé par une maladie auto-immune non contagieuse
- Chez les chevaux atteints de vitiligo, la destruction des mélanocytes entraîne l’apparition de taches blanches sur la peau et le poil
- Dans la majorité des cas, la dépigmentation est permanente, et la couleur ne revient pas sur les zones atteintes
- En général, aucun traitement n’est nécessaire puisque l'affection est superficielle et n’affecte ni la santé ni les fonctions du cheval
- Une protection solaire ou l’application de crèmes topiques ont été utilisées, mais elles ne permettent pas de traiter définitivement cette affection
- Certains cas de vitiligo pourraient être liés à un déséquilibre nutritionnel, d’où l’importance d’offrir une alimentation équilibrée à votre cheval
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