Le ténia équin, aussi appelé ver solitaire, est un parasite interne qui infecte le tractus gastro-intestinal des chevaux. Il peut causer des crises de colique, de la diarrhée, une perte de poids et une baisse de performance.

L’infection se produit lorsque le cheval ingère l’un de ces vers plats en broutant. Une fois à l’intérieur du système digestif de l’animal, les ténias se fixent à la muqueuse de l’intestin, ce qui entraîne une inflammation et une réponse immunitaire.

Le ténia est un parasite singulier. En effet, de nombreux médicaments vermifuges d’usage courant sont inefficaces contre ce ver. De plus, on détecte rarement ses œufs dans les excréments du cheval. Pour ces raisons, il est difficile de diagnostiquer et de combattre le ténia équin. [2]

Un programme efficace de lutte contre les parasites est essentiel pour protéger la santé des chevaux. Les vermifuges et les coprologies périodiques peuvent diminuer le risque d’infestations parasitaires. [3]

Qu’est-ce que le ténia équin?

Les parasites sont des organismes qui vivent à l’intérieur ou sur le cheval. Ils dépendent de l’animal pour se nourrir et causent souvent des dommages ou des maladies. Ceux-ci incluent notamment les parasites internes tels que les oxyures, les ténias et les gastrophiles, ainsi que les parasites externes comme les tiques et les poux. [1]

Les ténias équins sont des vers plats parasites qui infestent les intestins de nombreux mammifères, y compris les chevaux, les ânes et autres équidés.

On retrouve trois espèces de ténias chez les chevaux: [4][5][9]

  • Anoplocephala perfoliata: il s’agit du ténia le plus fréquent chez les chevaux nord-américains. Son corps est plat et sa tête est dotée de quatre ventouses qui lui servent à se fixer à la paroi intestinale. Les ténias adultes mesurent entre 2 et 8 centimètres (entre 0,8 et 3,1 pouces) de long, et un centimètre (0,4 pouce) de large.
  • Anoplocephaloides mamillana: cette espèce est relativement rare. Les vers adultes mesurent environ 5 centimètres (2 pouces) de long et 5 millimètres (0,2 pouce) de large.
  • Anoplocephala magna: considérablement plus longs que les autres espèces de ténias, les vers adultes atteignant jusqu’à 80 centimètres (31 pouces) de long et 2,5 centimètres (un pouce) de large.

Malgré leurs différences de taille, les trois espèces produisent des œufs de forme irrégulière dont la structure se ressemble.

Toutes les espèces de ténias posent un risque considérable pour la santé des chevaux. Le respect des meilleures pratiques de gestion et des directives de lutte contre les parasites recommandées par le vétérinaire est crucial pour prévenir les infestations et les complications connexes.

Les symptômes

Les chevaux infectés par le ténia sont souvent asymptomatiques. Ils peuvent ne montrer aucun signe visible d’infestation. Dans certaines populations, jusqu’à 80 % des chevaux peuvent être porteurs d’A. perfoliata dans leurs intestins, sans jamais manifester de symptômes. [2][3][5][6]

Les chevaux symptomatiques d’une infestation par les ténias peuvent présenter les signes suivants : [2]

La gravité des symptômes varie en fonction de l’étendue de l’infestation et de tout problème de santé concomitant.

Les facteurs de risque

Les ténias se propagent facilement de l’environnement aux chevaux, de sorte que tous les équidés courent un certain risque d’infection. En règle générale, on présume que les chevaux abritent en tout temps un certain nombre de parasites internes, y compris des ténias.

Les principaux facteurs de risque d’infection par le ténia incluent les suivants : [2][3][5]

  • L’âge: les jeunes chevaux ont un système immunitaire moins développé qui les rend plus sensibles aux infections parasitaires que les animaux plus âgés.
  • La période de l’année: les périodes d’intensification des infestations par le ténia sont la fin de l’été et l’automne.
  • L’accès au pâturage: le pâturage expose les chevaux aux acariens oribates qui servent d’hôtes intermédiaires aux ténias.

Contrairement à d’autres parasites équins, le maintien d’une bonne hygiène des pâturages pourrait ne pas réduire la prévalence des acariens.

Étonnamment, le fait d’avoir plus de surface de pâturage par cheval accroît le risque d’infection par le ténia, peut-être parce que les grands pâturages où pousse une végétation abondante profitent aux colonies d’acariens. [5]

Inversement, les chevaux hébergés dans le même pâturage toute l’année qui dépendent d’une supplémentation en foin pourraient être moins susceptibles d’ingérer des acariens et des ténias. [5]

Le mode de transmission

Les propriétaires doivent impérativement comprendre le cycle de vie du ténia équin pour pouvoir gérer efficacement les parasites, réduire les risques de transmission, surveiller la santé de leurs chevaux et mettre en œuvre des mesures préventives. [2]

Le cycle de vie du ténia comporte cinq stades : [2][3][4][7][8]

  1. L’excrétion des œufs: le cycle de vie débute lorsque les ténias adultes qui vivent dans les intestins du cheval pondent des œufs. Ces œufs sortent du corps du cheval dans les excréments et se déposent dans le milieu de vie.
  2. L’ingestion intermédiaire par l’hôte: les acariens oribates, de petits arthropodes que l’on retrouve couramment dans le sol, le foin et l’herbe, ingèrent les œufs. Ces acariens agissent comme hôtes intermédiaires. Ils abritent les parasites juvéniles en attendant qu’ils deviennent adultes.
  3. Le développement des larves: les œufs du ténia éclosent dans le corps de l’acarien. Les larves se développent et passent à un stade spécialisé appelé cysticercoïde. À ce stade, le ténia est infectieux.
  4. L’infection du cheval: le cheval au pâturage ingère les acariens qui contiennent les larves infectieuses. Une fois à l’intérieur des intestins de l’animal, le corps de l’acarien libère la larve qui se développe pour devenir la tête du ténia, appelée le scolex. Ce dernier se fixe à la paroi du cæcum à l’aide de ses ventouses et de ses crochets. Les scolex se concentrent souvent autour de la valvule iléocæcale.
  5. La maturité et la reproduction: une fois que les larves de ténia sont attachées à la paroi du cæcum, elles deviennent adultes au bout de six à dix semaines. À mesure que les vers grandissent, ils engendrent des segments de corps appelés proglottis. Ces segments se remplissent d’œufs. Ils finissent par se décomposer et par libérer les œufs dans l’intestin. Le cheval excrète ensuite ces œufs dans les crottins, ce qui complète le cycle de vie du ténia.

L’infection et la pathogenèse

Une fois que les ténias se sont accrochés à la muqueuse des intestins du cheval, ils peuvent engendrer différents effets localisés. Au début, ils peuvent perturber les mouvements intestinaux normaux, ce qui peut donner lieu à une défécation irrégulière ou à des blocages. [2]

Dans le cas des infections bénignes, les ténias peuvent mener à une congestion aux endroits où ils sont attachés. Celle-ci cause l’accumulation de sang ou de liquide (l’œdème) et de cellules. Cette congestion fait partie de la réponse immunitaire de l’organisme aux parasites. Elle peut contribuer à une inflammation globale de l’intestin. [3]

Les infections graves peuvent conduire à des modifications importantes de la muqueuse intestinale, notamment l’enflure, l’ulcération et l’inflammation.

Les complications

Si on ne les soigne pas, les chevaux atteints d’une infestation grave par le ténia peuvent développer une charge parasitaire importante. La population croissante de parasites adultes dans le tractus gastro-intestinal peut entraîner des complications et mener à une maladie plus grave.

Les chevaux infectés par le ténia courent un risque plus grand de souffrir de colique. En effet, les vers peuvent provoquer une inflammation et des blocages dans les intestins. Cela dit, la plupart des chevaux infestés par le ténia ont des charges parasitaires relativement basses qui sont peu susceptibles d’occasionner des crises de colique. [7]

La recherche a associé certaines formes spécifiques de coliques, notamment les coliques spasmodiques, les obstructions iléales et les intussusceptions iléocæcales, aux infestations par le ténia. [4][9] Les signes cliniques d’une crise de colique peuvent inclure les suivants : [6][10][11]

  • les symptômes communs de colique: se rouler, gratter du pied, s’allonger, se frapper l’abdomen avec les sabots, et autres;
  • une fréquence cardiaque modérée ou élevée (la tachycardie);
  • une mauvaise motilité intestinale;
  • une baisse des bruits provenant des intestins (les borborygmes) en cas de colique spasmodique, ou une hausse dans le cas des autres formes de coliques;
  • des douleurs à l’abdomen (de modérées à aiguës);
  • la déshydratation.

Les coliques spasmodiques

La colique spasmodique chez le cheval se présente comme une douleur abdominale aiguë déclenchée par des contractions soudaines et irrégulières des muscles intestinaux. Contrairement à d’autres formes de colique, qui peuvent impliquer des blocages physiques ou des torsions dans les intestins, la cause exacte de la colique spasmodique est souvent difficile à cerner. [10][12]

Les ténias qui s’accrochent aux parois intestinales peuvent causer de l’irritation et de l’inflammation qui engendrent des spasmes des muscles intestinaux et de la douleur abdominale.

L’obstruction iléale

Lorsqu’un grand nombre de ténias s’attachent aux parois de l’iléon, qui est la dernière partie de l’intestin grêle, ils peuvent obstruer ou bloquer le passage dans les intestins. [2][4]

Cette obstruction empêche le mouvement normal des aliments et du contenu digestif dans les intestins et provoque une colique d’obstruction.

La présence de ténias exacerbe cette pathologie en contribuant à l’inflammation et aux lésions des muqueuses de l’iléon, ce qui compromet davantage la fonction intestinale. [12]

L’intussusception iléocæcale

L’intussusception intestinale est une affection rare. Lorsqu’elle se produit, une partie de l’intestin glisse ou pénètre dans un autre segment. Ce télescopage cause un blocage et des douleurs abdominales. Elle peut survenir à la suite d’un changement abrupt d’alimentation, d’une obstruction par un corps étranger, de la présence de néoplasies (des tumeurs) ou d’une infestation parasitaire[13]

Chez les chevaux atteints d’intussusception iléocæcale, l’iléon pénètre dans le cæcum ou le gros intestin. Cela peut causer une gêne intense et nécessiter une intervention chirurgicale pour rectifier la situation. [11]

Le diagnostic

Il est difficile de diagnostiquer les infestations par le ténia chez les chevaux, car, contrairement à d’autres parasites, les œufs de ténia ne sont pas systématiquement présents dans les échantillons de matières fécales. Cette irrégularité rend les méthodes traditionnelles de coproscopie peu fiables pour détecter les ténias.

Même si la coproscopie ne révèle pas la présence d’œufs de ténia, le cheval peut tout de même en abriter. [7][9]

Pour améliorer la sensibilité des tests de détection des œufs de ténias, les scientifiques ont développé des techniques modifiées de dénombrement des œufs. Ce sont des versions adaptées des méthodes conventionnelles de coproscopie utilisées pour les chevaux. [4]

Certaines techniques de coproscopie consistent à centrifuger un échantillon de crottins plus gros que l’on mélange à une solution de flottation pour faire remonter les œufs de parasites à la surface. Ces tests peuvent atteindre des sensibilités de 50 à 62 % et même jusqu’à 90 % dans le cas des infestations par plus de 20 ténias. [2][5]

Bien que les coproscopies puissent ne pas être fiables pour trouver les ténias, il est essentiel de suivre les meilleures pratiques vétérinaires actuelles qui préconisent des coproscopies périodiques afin de lutter contre les parasites équins.

Le test ELISA sérique

Compte tenu des limites des méthodes de diagnostic conventionnelles, d’autres approches telles que le test ELISA sérique peuvent être nécessaires pour diagnostiquer avec précision les infestations par le ténia.

Lorsque les ténias infectent un cheval, le système immunitaire produit des anticorps pour combattre l’infection. Le test ELISA sérique (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay en anglais) détecte ces anticorps qui combattent les protéines du ténia dans la circulation sanguine du cheval. [7]

Ce test est relativement précis avec une sensibilité de 62 %. Il identifie donc correctement les infections par le ténia dans 62 % des cas. Le test peut cependant donner lieu à des faux négatifs, en particulier dans les cas où le nombre de ténias présents est moindre. [2]

Le test ELISA sérique peut donner des résultats plus fiables que les coproscopies. Il est particulièrement utile pour diagnostiquer les infestations par le ténia chez les chevaux. [5]

Le test ELISA salivaire

Le test ELISA salivaire consiste à prélever des échantillons de salive du cheval et à rechercher les anticorps qui combattent les protéines du ténia.

Cette méthode est non invasive et sa sensibilité est de 83 %. Elle n’est toutefois actuellement disponible qu’au Royaume-Uni. [2][7][8]

Le test ELISA salivaire peut identifier les infections par le ténia, quelle que soit leur gravité ou la charge parasitaire du cheval qui peut être basse, modérée ou élevée. En revanche, pour obtenir des résultats précis, il est essentiel que l’animal n’ait pas reçu de vermifuges qui ciblent spécifiquement les ténias pendant au moins quatre mois avant la date du test. [5]

La laparotomie

Une laparotomie est une intervention chirurgicale que les vétérinaires emploient parfois pour accéder à la cavité abdominale et l’inspecter en vue de détecter la présence de parasites. Elle consiste à pratiquer une petite incision dans l’abdomen du cheval pour accéder à son contenu. [2]

Lors d’une laparotomie exploratoire, le chirurgien examine les organes internes en se concentrant sur certaines parties comme le cæcum et l’iléon, où les ténias ont tendance à se concentrer.

Bien que la laparotomie soit une approche diagnostique directe, il s’agit d’une procédure invasive. On la réserve habituellement aux cas où l’infestation par les ténias est importante et provoque des crises de colique.

La prévention et le contrôle

La vermifugation périodique avec des anthelminthiques qui ciblent les ténias aide à prévenir et à contrôler les infestations chez les chevaux. En réduisant la charge parasitaire du cheval, la vermifugation contre le ténia peut atténuer le risque de problèmes de santé, ainsi qu’améliorer son état de santé global et ses performances. Les propriétaires doivent toujours consulter un vétérinaire pour établir le meilleur protocole et le calendrier de lutte contre les parasites optimal pour leur animal.

Le praziquantel

Contrairement à d’autres médicaments vermifuges, le praziquantel cible spécifiquement les ténias. Il n’est pas efficace contre d’autres parasites équins courants. En raison de cette portée limitée, on combine normalement le praziquantel à des lactones macrocycliques, notamment l’ivermectine ou la moxidectine, pour fournir un éventail de protection plus large contre différents parasites. [1]

Le praziquantel agit en paralysant les ténias, qui se détachent alors de la paroi intestinale. [1]

Le praziquantel est offert sous plusieurs formes, y compris la pâte administrée par voie orale et les comprimés. Il est conséquemment facile d’emploi pour les propriétaires de chevaux et les vétérinaires. On doit le donner à tous les chevaux hébergés à la ferme une fois par an, à la fin de l’automne ou au début de l’hiver, afin d’éviter la transmission. [1][7]

Le praziquantel cible uniquement les ténias. Il n’est pas efficace contre d’autres types de vers ou de parasites externes présents chez les chevaux.

Le pamoate de pyrantel

Le pamoate de pyrantel est un médicament anthelminthique à large spectre d’usage courant en médecine vétérinaire. On s’en sert pour traiter les infections parasitaires chez différents animaux, y compris les chevaux.

Il agit en paralysant le système neuromusculaire du parasite, qui meurt et se détache des intestins, puis est finalement éliminé dans les excréments. [2][3][6]

La pharmacorésistance des parasites

La pharmacorésistance aux anthelminthiques se produit lorsque les populations de parasites deviennent résistantes aux vermifuges, ce qui diminue leur efficacité pour le contrôle des infestations. Cette résistance augmente parce que les médicaments tuent les parasites sensibles, ce qui permet aux sujets résistants de survivre et de se reproduire. [1]

Ce défi souligne l’importance d’un protocole stratégique de lutte contre les parasites en vue de maintenir l’efficacité des anthelminthiques.

Actuellement, on considère que la pharmacorésistance des ténias aux anthelminthiques est peu répandue. Le praziquantel et le pamoate de pyrantel demeurent donc des médicaments efficaces. [1]

En résumé

Les ténias équins, principalement A. perfoliata, sont des parasites fréquents chez les chevaux.

  • Les chevaux qui abritent le ténia sont souvent asymptomatiques. Jusqu’à 80 % des chevaux infectés ne présentent aucun signe clinique. Les chevaux atteints peuvent perdre du poids, avoir un mauvais état de chair et souffrir de crises de colique.
  • Il est plus difficile de détecter les ténias comparativement aux autres parasites internes, car on voit rarement leurs œufs dans les échantillons de matières fécales du cheval. Les méthodes de diagnostic telles que les tests ELISA sérique et salivaire sont relativement précises.
  • Le traitement consiste à administrer des médicaments anthelminthiques (vermifuges) comme le praziquantel ou une double dose de pamoate de pyrantel.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les ténias chez les chevaux :

Résumé

Les ténias équins, principalement A. perfoliata, sont des parasites courants chez les chevaux.

  • Les infections à ténias chez les chevaux sont souvent asymptomatiques, jusqu’à 80 % des chevaux hébergeant des ténias ne présentant aucun signe clinique. Les chevaux atteints peuvent présenter une perte de poids, une mauvaise condition corporelle et des épisodes de coliques.
  • Le diagnostic des ténias chez les chevaux est difficile comparativement à d’autres parasites internes, car les œufs de ténias ne sont habituellement pas observés dans les échantillons fécaux. Les méthodes diagnostiques comme les tests ELISA sériques et salivaires sont relativement précises.
  • Le traitement implique des médicaments anthelminthiques (vermifuges) tels que le praziquantel ou des doses doubles de pamoate de pyrantel.
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Références

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  2. Lloyd, S. and Menzies-Gow, N.J. Tapeworm infection in Horses (Equis). Vet Lexicon
  3. Craig, T.M. et al. Comparison of Anthelmintic Activity of Pyrantel, Praziquantel, and Nitazoxanide against Anoplocephala Perfoliata in Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2003.
  4. Nielsen, M.K. Tapeworm-Associated Colic in Horses - Digestive System. Merck. 2019.
  5. Jürgenschellert, L. et al. Investigations on the Occurrence of Tapeworm Infections in German Horse Populations with Comparison of Different Antibody Detection Methods Based on Saliva and Serum Samples. Parasites & Vectors. 2020.View Summary
  6. Nielsen, M.K. Apparent Treatment Failure of Praziquantel and Pyrantel Pamoate against Anoplocephalid Tapeworms. International Journal for Parasitology: Drugs and Drug Resistance. 2023.View Summary
  7. Internal Parasite Control Guidelines.
  8. Lightbody, K.L. et al. Validation of a Novel Saliva-Based ELISA Test for Diagnosing Tapeworm Burden in Horses. Vet Clin Pathol. 2016.View Summary
  9. Anoplocephala and Paranoplocephala - Learn About Parasites. Western College of Veterinary Medicine. 2021
  10. Baxter, R. et al. Abdomen: pain - spasmodic colic in Horses (Equis). Vet Lexicon.
  11. Williams, J. and Rakestraw, P. Gastrointestinal: small intestine - intussusception in Horses (Equis). Vet Lexicon.
  12. Proudman, C.J. and Holdstock, N.B. Investigation of an Outbreak of Tapeworm‐associated Colic in a Training Yard. Equine Veterinary Journal. 2000.View Summary
  13. Sasani, F. et al. Occurrence of Jejunojejunal and Ileocecal Intussusceptions in a Thoroughbred Stallion. Asian Pac J Trop Dis. 2013.