Le stress thermique, ou plus précisément le stress thermique causé par la chaleur, se produit lorsque les mécanismes de refroidissement internes du cheval cessent de fonctionner correctement et que sa capacité à maintenir une température corporelle normale est affectée. Elle est fréquente lorsque le temps est chaud et humide, ou après une séance d’exercice vigoureux. [1]

Sans intervention, le stress thermique peut évoluer vers une affection potentiellement mortelle appelée coup de chaleur ou hyperthermie. Si la température corporelle du cheval dépasse 40,5 °C (105 °F), l’apport sanguin aux muscles et aux organes peut être affecté. [2]

De nombreux facteurs peuvent dicter la capacité d’un cheval à tolérer la chaleur, y compris l’acclimatation, la race, l’âge, l’alimentation, la condition physique, la dépense énergétique, l’hydratation et l’humidité.

Si le cheval subit un stress thermique, il y a plusieurs façons de diminuer le risque de coup de chaleur, notamment en le déplaçant dans un endroit frais et en l’abreuvant suffisamment.

Si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas dans les 20 minutes suivant le refroidissement, il faut communiquer immédiatement avec le vétérinaire. [3]

Les signes de stress thermique chez les chevaux

Les propriétaires de chevaux doivent savoir identifier le stress thermique et le coup de chaleur afin d’aider rapidement leur cheval. Il faut surveiller très régulièrement les chevaux qui vivent dans des climats chauds ou ceux qui effectuent des travaux lourds par temps chaud pour détecter les signes de stress thermique.

Lorsqu’on remarque l’un des signes cliniques suivants de stress thermique, on doit cesser toute activité physique et mener le cheval dans un endroit frais : [2]

  • une température rectale élevée (de 39,5 à 41,5 °C ou de 103 à 107 °F);
  • l’augmentation de la fréquence cardiaque au repos;
  • une respiration rapide et des naseaux dilatés au repos;
  • la déshydratation : perte d’élasticité de la peau, gencives collantes, yeux renfoncés et diminution du débit urinaire;
  • l’épuisement ou la léthargie;
  • une transpiration excessive et une peau chaude;
  • une diminution de l’apport alimentaire.

Les signes de coup de chaleur

Le coup de chaleur se produit lorsque la température corporelle du cheval s’élève à un niveau grave. Il faut contacter le vétérinaire et refroidir le cheval immédiatement s’il montre l’un des signes suivants de coup de chaleur : [4]

  • une température rectale très élevée (entre 40,5 et 41,5 °C ou entre 105 et 107 °F);
  • une fréquence cardiaque très rapide au repos, plus de 60 battements/minute;
  • une respiration très rapide au repos, plus de 40 respirations/minute;
  • le trébuchement, la réticence à bouger;
  • un manque de coordination;
  • la déshydratation avec la peau qui tarde à reprendre sa position normale lors du test de pli cutané;
  • l’agitation et les signes de détresse;
  • l’état de choc;
  • l’écroulement au sol.

Lorsque la température corporelle du cheval dépasse 41 °C, de nombreuses protéines, y compris celles des muscles, peuvent se dégrader ou se décomposer. D’autres conséquences graves peuvent survenir, notamment les coliques, l’insuffisance rénale ou l’hypotension (pression artérielle dangereusement basse). [3]

La thermorégulation chez le cheval

La température corporelle normale du cheval se situe entre 37,5 et 38,5 °C (entre 99 et 101,5 °F). [1] Que le cheval soit dans un milieu chaud ou froid, il maintient sa température corporelle à l’intérieur de cette fourchette étroite par des mécanismes de thermorégulation qui produisent et dissipent la chaleur.

Il produit de la chaleur par de nombreux processus, y compris la digestion, le métabolisme et l’exercice. Par temps froid, les chevaux peuvent élever leur taux métabolique pour produire de la chaleur.

Inversement, par temps chaud et lors d’un exercice intense, le cheval compte principalement sur la transpiration pour se rafraîchir.

Les chevaux peuvent perdre entre 7,5 et 15 litres de sueur (de 2 à 4 gallons) par heure lorsqu’ils travaillent ou s’entraînent dans un milieu chaud. [5]

La transpiration et l’évaporation de la sueur sur la peau permettent de dissiper la chaleur à la surface du corps. Les chevaux perdent entre 65 et 70 % de leur chaleur corporelle par la transpiration et 29 % par l’évaporation respiratoire. [6][7]

La capacité à réguler sa température corporelle

Plusieurs facteurs environnementaux et animaux affectent la capacité d’un cheval à réguler sa température corporelle.

La température ambiante, soit la température de l’air, et l’humidité sont les principales variables environnementales qui influencent la thermorégulation. Parmi les autres facteurs environnementaux, on retrouve : [8]

  • les précipitations;
  • la vitesse du vent;
  • le rayonnement solaire.

Les caractéristiques propres à chaque individu et la gestion ont également une incidence sur la capacité de thermorégulation des chevaux, notamment ceux qui suivent :

  • L’âge : les jeunes poulains et les chevaux âgés sont plus sensibles au stress dû au froid et à la chaleur.
  • L’état de chair : les couches de graisse isolent le corps, de sorte que les chevaux en surpoids ont plus de difficulté à se rafraîchir et que les chevaux trop maigres ont plus de mal à conserver leur chaleur corporelle.
  • L’état du poil : un poil épais et les couvertures réduisent la capacité à dissiper la chaleur.
  • L’état de santé : plusieurs maladies affectent la thermorégulation, telles que l’anhidrose, les maladies respiratoires ou toute maladie qui entraîne de la fièvre.

Il est important de tenir compte de ces facteurs lorsqu’on expose le cheval à un climat chaud ou à un programme d’entraînement qui pourrait accroître le risque de stress thermique.

Mon cheval a-t-il chaud si j’ai chaud?

Si vous avez chaud pendant que vous êtes en selle, votre cheval ressent probablement encore plus la chaleur et il la ressent avant vous. [3]

Bien que les chevaux soient des athlètes extraordinaires, ils tolèrent moins bien la chaleur que les êtres humains en raison de leur taille et de leur masse musculaire.

Les chevaux ont une plus grosse masse musculaire que les humains et ils génèrent plus de chaleur pendant l’exercice. Ils possèdent également une surface de peau proportionnellement plus petite pour dissiper la chaleur. [5]

Il suffit de 17 minutes d’exercice modéré par temps chaud et humide pour que le cheval dépasse sa température corporelle normale. Les humains peuvent s’entraîner 10 fois plus longtemps lorsqu’il fait chaud. [3]

Les facteurs de risque de stress thermique

N’importe quel cheval peut subir un stress thermique. Les chevaux âgés, obèses et en mauvaise condition physique sont moins enclins à tolérer la chaleur et courent un risque plus élevé de coup de chaleur.

En outre, les chevaux qui voyagent en remorque sur de longues distances peuvent courir un risque accru, parce qu’ils ont moins accès à de l’eau pour s’abreuver et que la remorque manque d’aération. [4]

Les poulains ne sont pas capables de tolérer la chaleur aussi bien que les chevaux adultes, ce qui les rend plus sensibles au stress thermique. Il faut surveiller les poulains de près par temps chaud et humide, même si la jument semble bien tolérer la température ambiante. [2]

L’exercice

Au cours d’une séance d’exercice, les muscles du cheval se contractent et produisent beaucoup de chaleur. La production de chaleur augmente avec l’intensité de l’exercice ou de l’entraînement.

L’exercice intense par temps chaud peut provoquer une augmentation de la température corporelle et le dépassement du seuil normal, ce qui cause une perte importante de sueur et d’électrolytes. [5][9]

L’apparition de la fatigue protège naturellement l’organisme contre les coups de chaleur, car le cheval ralentit ou cesse l’exercice lorsque sa température corporelle augmente trop. Il restreint ainsi la durée de l’exercice à haute intensité.

Bien que les chevaux qui font de l’exercice à faible intensité prennent plus de temps à ressentir la fatigue, ils peuvent tout de même souffrir de déshydratation nocive. Ils peuvent perdre de la sueur continuellement sur de longues périodes, ce qui peut être moins apparent pour le propriétaire et mener à un manque de réhydratation.

La température et l’humidité

Les chevaux perdent la capacité de se refroidir efficacement lorsque la température et le taux d’humidité de l’air sont élevés.

Un surplus d’humidité dans l’air nuit à la dissipation de la chaleur par évaporation, et la sueur reste collée au corps. [8] Pour compenser, les chevaux transpirent encore plus, ce qui augmente leur risque de déshydratation et de déséquilibre électrolytique.

L’alimentation

Les processus de digestion et le métabolisme mettent en jeu des réactions chimiques qui produisent de la chaleur en tant que sous-produit dans le corps du cheval.

La digestion et la fermentation des fibres par les microbes dans l’intestin postérieur génèrent également de la chaleur, ce qui peut nuire au cheval sous les climats chauds.

Plus particulièrement, la digestion des protéines génère plus de chaleur que la digestion des glucides, des lipides et des fibres. Les chevaux qui vivent ou qui font de l’exercice dans des climats chauds sont plus à risque d’avoir trop chaud s’ils reçoivent un régime alimentaire trop riche en protéines. Ainsi, répondre aux besoins en protéines sans dépasser excessivement les besoins peut aider à réduire le risque de stress thermique causé par la chaleur.

Les chevaux à l’entraînement qui ont des besoins caloriques élevés peuvent bénéficier d’un ajout de matières grasses dans leur ration pour remplacer une partie des calories fournies par les fibres. Étant donné que les matières grasses sont digérées dans la partie antérieure de l’intestin, elles ne dépendent pas de la fermentation microbienne et leur digestion produit moins de chaleur. [10]

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L’anhidrose

L’anhidrose, ou syndrome du poil sec, est un trouble qui limite la capacité du cheval à transpirer. Ce syndrome peut nuire considérablement à la thermorégulation et à la performance.

Les glandes sudoripares ne fonctionnent pas et le cheval est incapable de se refroidir efficacement en transpirant. Le cheval peut commencer à respirer rapidement et difficilement. [6]

N’importe quel cheval peut développer ce trouble, indépendamment de la race, de l’âge, de la génétique ou de la condition physique. [11] L’anhidrose peut se manifester rapidement ou se développer progressivement.

Les chevaux atteints d’anhidrose doivent être surveillés de près lorsqu’il fait chaud et avoir un accès illimité à de l’eau fraîche pour s’abreuver. Les chevaux gravement touchés peuvent devoir rester à l’intérieur avec un dispositif de refroidissement ou être mis dans un enclos ombragé durant les journées chaudes. [12]

Le diagnostic

Si votre cheval montre des signes de stress thermique, contactez immédiatement votre vétérinaire pour un examen. Il est important de reconnaître rapidement les symptômes de stress thermique ou de coup de chaleur afin d’aider votre cheval sans délai.

Le diagnostic est généralement fondé sur les signes cliniques et la température rectale. Une température rectale supérieure à 39,4 °C (103 °F) signale un stress thermique et une température supérieure à 40,5 °C ou 41 °C (105 °F ou 106 °F) indique un coup de chaleur.

Le test du pincement cutané

Le test du pincement cutané, aussi appelé test de pli cutané ou test de turgescence cutanée, peut aider à déterminer si un cheval est déshydraté. On pince doucement la peau de l’encolure devant la pointe de l’épaule du cheval avec le pouce et l’index.

Si la peau se retend après une seconde ou deux, le cheval est probablement hydraté. Si le pli de peau reste présent, le cheval peut être déshydraté. [4]

Les chevaux soumis à un stress thermique peuvent avoir un pli de peau qui dure plusieurs secondes, tandis que les chevaux qui souffrent d’un coup de chaleur peuvent avoir un pli de peau qui se prolonge jusqu’à 10 secondes. [13]

Le traitement

Si le cheval présente des signes de stress thermique, il faut le refroidir immédiatement et le surveiller de près pour détecter l’amélioration ou l’aggravation des symptômes.

Si le cheval progresse vers le coup de chaleur, il faut communiquer immédiatement avec le vétérinaire. Une intervention médicale rapide peut être vitale.

L’arrosage et le raclage

On peut habituellement rafraîchir les chevaux en stress thermique dont la température rectale dépasse 39 °F (103 °F) en les arrosant ou en les épongeant avec de l’eau froide. On arrose le cheval avec un jet continu d’eau froide, ce qui aide à dissiper la chaleur, comme la sueur le ferait. [4]

On pensait autrefois que l’application d’eau froide et de glace pour refroidir un cheval chaud pouvait induire la rhabdomyolyse (tying up). Ce mythe a depuis été réfuté. L’application rapide d’eau froide et de glace sur le corps peut causer des crampes mineures, mais elle est sans danger et peut rapidement soulager le stress thermique léger ou modéré. [14]

L’arrosage à l’eau froide doit être continu jusqu’à ce que la température corporelle du cheval revienne à la normale. Une fois cet objectif atteint, l’excédent d’eau peut être raclé à l’aide d’un couteau de chaleur.

On pense que cet outil aide à mieux rafraîchir le cheval en retirant l’eau piégée dans le poil. Toutefois, la recherche n’a trouvé aucune différence entre l’arrosage continu et l’arrosage suivi du raclage. [15][16]

Après l’arrosage, on peut faire marcher le cheval dans un endroit frais et ombragé. S’il n’y a pas d’endroit où faire marcher le cheval à l’abri de la chaleur ou de la lumière directe du soleil, il faut continuer à le refroidir avec de l’eau ou de la glace.

L’application de glace

Les chevaux dont la température rectale dépasse 40,5 °C (105 °F) peuvent avoir besoin des mesures supplémentaires pour gérer les symptômes du coup de chaleur.

On peut leur mettre de la glace sur le front, la tête, l’encolure et le dos pour refroidir les principaux vaisseaux sanguins et le sang qui circule dans le corps. À mesure que le sang circule, la glace aide à abaisser la température interne du cheval. [2][4]

Il est préférable d’éviter de rafraîchir les muscles de l’arrière-main et de la croupe. L’apport sanguin à ces muscles pourrait déjà être affaibli et le froid peut aggraver cet état.

Si le cheval s’écroule à cause d’un coup de chaleur grave, il faut continuer à le refroidir en restant à une distance sécuritaire jusqu’à ce que le vétérinaire arrive. S’approcher trop près d’un cheval écroulé au sol peut être dangereux pour la personne qui s’en occupe ainsi que pour le cheval si ce dernier tente de se lever.

Les électrolytes

Parce que la sueur du cheval est hypertonique, c’est-à-dire plus concentrée que son sang, il perd une quantité importante d’électrolytes en transpirant.

Ces électrolytes et l’eau perdue par la transpiration doivent être remplacés. Abreuver le cheval avec de l’eau ordinaire peut aggraver le problème en diluant davantage les électrolytes dans le sang.

Il est essentiel d’ajouter des électrolytes dans son eau pour soutenir la réhydratation et l’équilibre électrolytique. [3]

Les fluides administrés par voie intraveineuse

Certains chevaux soumis à un stress thermique peuvent avoir besoin de fluides administrés par voie intraveineuse pour remplacer l’eau et les électrolytes perdus. Les fluides injectés par voie intraveineuse sont généralement administrés par un vétérinaire à l’aide d’un cathéter inséré dans la veine jugulaire du cheval. [17]

La prévention

La meilleure façon de prévenir le stress thermique chez le cheval est de limiter l’exercice intense lorsque le temps est chaud et humide. Toutefois, pour de nombreux chevaux de performance, il est impossible d’éviter complètement l’entraînement par temps chaud.

Heureusement, on peut mettre en œuvre plusieurs pratiques de gestion pour aider ces chevaux à réguler leur température corporelle, et ainsi leur éviter la déshydratation et les coups de chaleur.

L’acclimatation

Les grands événements sportifs équestres qui exigent que les chevaux soient en parfaite condition physique et mentale se déroulent souvent sous des climats chauds, ce qui peut faire subir aux animaux des tensions physique et mentale considérables. Les chevaux qui ne sont pas habitués à l’humidité et à la chaleur sont très sensibles au stress thermique.

Il faut donner aux chevaux qui voyagent vers des régions au climat différent le temps de s’acclimater à leur nouveau milieu. Les chevaux disposent de plusieurs adaptations physiologiques qui les aident à composer avec l’exercice par temps chaud, y compris la capacité d’accroître le volume de plasma et de diminuer la perte de sueur et d’électrolytes. [20]

Pour les chevaux qui passent d’un climat frais et sec à un climat chaud, soit pour y vivre ou pour y concourir, il est généralement recommandé de prévoir entre 15 et 21 jours pour qu’ils puissent s’acclimater et améliorer leur tolérance à la chaleur.

Il faut les surveiller de près pendant cette période pour détecter tout signe de stress thermique. [4]

L’exercice

On doit si possible éviter les exercices et l’entraînement vigoureux lorsque l’indice de chaleur combiné dépasse 150. L’indice de chaleur mesure la température de l’air et l’humidité relative, ce qui donne une indication de la température ressentie. [4]

Un indice de chaleur inférieur à 130 est sans danger pour faire faire de l’exercice à la plupart des chevaux, car ils sont capables de dissiper efficacement la chaleur corporelle et d’éviter le stress thermique. Néanmoins, les chevaux en mauvaise condition physique ou qui font de l’embonpoint peuvent éprouver de la difficulté dans ces conditions.

Si l’indice de chaleur est supérieur à 170 ou atteint 180, ou encore si le taux d’humidité est supérieur à 75 %, la capacité du cheval à dissiper la chaleur par évaporation diminue considérablement. Les propriétaires doivent prendre les précautions qui s’imposent et éviter au cheval toute forme d’exercice. Ils peuvent choisir d’entraîner les chevaux le matin ou le soir lorsque la température extérieure est plus fraîche. [18]

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Les dispositifs de refroidissement

Pour réduire le risque de stress thermique chez les chevaux, on peut installer des dispositifs de refroidissement dans les stalles, les enclos et les pâturages. Les ventilateurs et les climatiseurs sont fréquents dans les écuries et ils ont l’avantage supplémentaire d’améliorer la ventilation et la circulation d’air dans le bâtiment.

Certains autres dispositifs de refroidissement peuvent aussi être installés dans les écuries et les centres équestres, comme les rideaux de brume d’eau et les nébulisateurs. [7]

On peut également utiliser un gilet de refroidissement contenant de la glace et une couverture de refroidissement pour sécher le cheval après une séance d’exercice où il a transpiré. On ne doit jamais mettre une couverture de refroidissement sur un cheval qui montre des signes de stress thermique, car elle peut nuire à sa capacité de transpirer. [4]

L’eau et les électrolytes

Les chevaux doivent avoir accès à de l’eau propre et fraîche en tout temps.

Le cheval moyen de 500 kg (1 100 lb) boit entre 21 et 29 L (entre 5,5 et 7,5 gallons américains) d’eau par jour. S’il est soumis à un entraînement modéré à intense par temps chaud, le cheval peut avoir besoin de boire plus de 72 L (19 gallons américains) d’eau par jour. [12]

La perte d’électrolytes

La réhydratation après l’entraînement est essentielle pour prévenir la déshydratation. Mais si ses niveaux d’électrolytes sont insuffisants après l’exercice, le cheval restreindra sa consommation d’eau pour maintenir l’équilibre ionique. Ce mécanisme peut aggraver la déshydratation.

Les électrolytes sont des sels minéraux essentiels qui régulent les contractions musculaires et maintiennent l’équilibre électrolytique. Les principaux électrolytes présents dans la sueur sont le sodium, le chlorure et le potassium. [9]

La sueur des chevaux contient une forte concentration d’électrolytes; de ce fait, ils perdent de très grandes quantités de ces sels minéraux lorsqu’ils transpirent. C’est pourquoi la sueur peut ressembler à une écume blanche sur la robe du cheval. [3]

Il faut absolument remplacer ces électrolytes perdus, à la fois pour la récupération après l’exercice et pour la santé globale de l’animal. [3]

La supplémentation en électrolytes

Compléter l’alimentation du cheval avec une solution d’électrolytes équilibrée aide à reconstituer les fluides corporels, à maintenir la transpiration et à soutenir la fonction cardiovasculaire par temps chaud et humide, ou après l’exercice. [5]

Certains chevaux doivent apprendre à accepter le goût des électrolytes dans l’eau. On introduira les suppléments d’électrolytes graduellement en ajoutant une petite quantité à l’eau ou à la ration pendant quelques jours ou quelques semaines.

De plus, tous les chevaux doivent recevoir 1 à 2 oz de sel de table ordinaire par jour pour s’assurer de répondre à leurs besoins en sodium. Des produits électrolytiques peuvent être administrés en plus de la ration quotidienne de sel de votre cheval pendant les périodes où le remplacement des électrolytes perdus est nécessaire après l’exercice.

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La tonte

Les chevaux au poil long peuvent subir un stress thermique s’ils doivent vivre par temps chaud ou très chaud. La tonte élimine la couche de poils qui isolent le corps, ce qui peut améliorer la dissipation de la chaleur et l’évaporation. [19]

Certains propriétaires choisissent de tondre leur cheval en été, surtout si celui-ci a tendance à avoir un poil épais toute l’année. Les animaux tondus ont plus de facilité à se refroidir après un entraînement intense et peuvent ainsi être moins à risque de souffrir de stress thermique causé par la chaleur. [19]

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le stress thermique chez les chevaux :

Résumé

Les chevaux qui vivent sous des climats chauds et humides courent le risque de subir un stress thermique, en particulier lors de l’entraînement. Vous pouvez soutenir la tolérance à la chaleur de votre cheval et diminuer le risque de problèmes de santé graves en mettant en pratique les principes de gestion suivants :

  • éviter de l’entraîner aux heures les plus chaudes de la journée, ou lorsque l’indice de chaleur est supérieur à 150;
  • lui fournir en tout temps un accès à de l’eau fraîche et propre contenant des électrolytes;
  • penser à lui donner une ration riche en matières grasses et plus pauvre en protéines pour réduire la chaleur générée par la digestion et le métabolisme;
  • refroidir le cheval après l’exercice en l’arrosant et en installant des ventilateurs;
  • surveiller en tout temps le cheval pour détecter les signes de stress thermique, y compris une respiration rapide et un épuisement précoce.

Contactez immédiatement le vétérinaire si vous soupçonnez que votre cheval subit un stress thermique ou est victime d’un coup de chaleur.

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References

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  3. Lindinger, M. I. When the Rider is Hot, the Horse is Hotter. Equine Guelph. 2010.
  4. Martinson, K. et al. Caring for horses during hot weather. University of Minnesota Extension. 2020.
  5. Lindinger, M. I. Sweating, dehydration and electrolyte supplementation: Challengesfortheperformancehorse. EEHNC Congress. 2008.
  6. Mallicote, M. Understanding Anhidrosis. American Association of Equine Practitioners.
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