Le psyllium est un aliment riche en fibres solubles qui peut faire partie de l’alimentation des équidés en vue de promouvoir la santé du système digestif. Les enzymes dans l’estomac sont incapables de digérer les fibres solubles. Celles-ci passent dans l’intestin postérieur où des microbes les digèrent en partie.
On donne couramment du psyllium aux chevaux de sport pour faciliter l’évacuation du sable, soutenir le mécanisme de l’intestin postérieur, promouvoir la santé métabolique, stimuler l’hydratation et réduire le risque d’ulcération.
On peut aussi avoir recours au psyllium dans les protocoles de traitement des coliques d’obstruction dues au sable. Dans ce dernier cas, un vétérinaire administre le psyllium directement dans l’estomac du cheval au moyen d’une sonde naso-gastrique. Le traitement dure généralement entre trois et sept jours.
Bien que le psyllium offre des bienfaits potentiels, il faut suivre attentivement les instructions d’alimentation pour éviter la formation de bézoards, des masses compactes qui peuvent mener à une obstruction. Pour savoir comment employer correctement le psyllium dans l’alimentation du cheval, consultez un nutritionniste équin ou un vétérinaire pour obtenir des recommandations personnalisées.
Le psyllium pour les chevaux
On récolte communément le psyllium à partir de la plante Plantago ovata, un membre de la famille des Plantaginaceae. On cultive Plantago ovata dans certaines régions de l’Inde, d’Asie, de la Méditerranée et d’Afrique du Nord. On utilise cette plante pour des applications médicinales depuis des siècles.
L’enveloppe du psyllium est un supplément riche en fibres. Il s’agit d’un sous-produit de la culture des graines de psyllium. La structure chimique de l’enveloppe de psyllium inclut de nombreux groupes hydroxyle, ce qui lui confère une grande capacité d’absorption d’eau. [1]
Une fois ingéré par les chevaux, le psyllium absorbe l’eau du tube digestif et agit comme un diluant qui favorise le transit du digesta dans les intestins. Le psyllium en soi peut favoriser la motilité intestinale et l’élimination des matières indigestes du tractus gastro-intestinal.
Le cheval ne peut pas digérer la majeure partie des fibres solubles contenues dans le psyllium, mais les microbes dans l’intestin postérieur peuvent les digérer en partie, ce qui contribue à soutenir sa diversité microbienne. [2]

Les bienfaits du psyllium dans l’alimentation
Le psyllium procure plusieurs bienfaits, en particulier en ce qui a trait à la santé du système digestif : [1][3][4][5][6]
- L’accumulation de sable: le psyllium aide à favoriser l’évacuation du sable qui s’accumule dans les intestins, ce qui diminue potentiellement le risque de blocages et de coliques d’obstruction.
- Le microbiome de l’intestin postérieur: étant donné qu’il contient des fibres solubles, le psyllium peut promouvoir la santé de l’intestin postérieur en fournissant un substrat pour la fermentation microbienne bénéfique, ce qui peut soutenir le microbiome de l’intestin postérieur
- Les préoccupations métaboliques: le psyllium peut promouvoir une régulation normale de la glycémie en ralentissant l’absorption du sucre dans l’intestin, ce qui aide à maintenir la santé du métabolisme des chevaux atteints d’insulinorésistance.
- Les performances athlétiques: la recherche a démontré que le psyllium dans l’alimentation favorise l’hydratation des chevaux qui participent aux raids d’endurance et peut aider à réduire le risque de formation d’ulcères gastriques.
Les suppléments de psyllium
Il existe sur le marché un certain nombre de suppléments à base de psyllium destinés au système digestif équin. Il faut suivre les directives du fabricant pour éviter les complications éventuelles liées aux intestins.
Les propriétaires de chevaux donnent parfois des produits génériques à base d’enveloppes de psyllium ou des suppléments qui ne sont pas destinés à un usage équin. Si on emploie des produits qui ne sont pas conçus spécifiquement pour les chevaux, il faut veiller à consulter un vétérinaire ou un nutritionniste pour vérifier que le produit en question est sans danger et élaborer un programme d’alimentation approprié.
Dans le cas des enveloppes de psyllium en poudre, il peut être utile d’humecter la ration du cheval pour en améliorer l’appétence et assurer une bonne hydratation.
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L’accumulation de sable et les coliques
Dans les régions où le sol est sablonneux, les chevaux peuvent facilement ingérer du sable en cherchant leur nourriture et en exprimant d’autres comportements. Le sable ingéré peut s’accumuler dans le gros côlon et éventuellement mener à un blocage ou à une irritation du système digestif, ce qui expose l’animal à un risque de colique due au sable.
Le risque de colique de sable est plus grand chez les équidés que l’on nourrit directement au sol, ainsi que chez ceux gardés sur des pâturages surexploités dans des régions au sol sablonneux.
Les traitements habituels pour éliminer l’accumulation de sable incluent : [1]
- le retrait du cheval des endroits sablonneux;
- la promotion de la motilité intestinale via une hydratation adéquate;
- l’administration de laxatifs.
On emploie souvent le psyllium en tant que laxatif naturel chez les chevaux qui présentent une accumulation de sable et qui souffrent de coliques. On pense que le psyllium forme un mélange gélifié dans le tube digestif. Ce gel encapsule le sable et facilite son excrétion dans le fumier.
Malgré la popularité des enveloppes de psyllium pour évacuer le sable, la recherche visant à démontrer leur efficacité a obtenu des résultats mitigés. Certaines études ont constaté que l’efficacité du psyllium semble dépendre du mode d’administration et de son utilisation en combinaison avec d’autres interventions.
L’administration par voie naso-gastrique
Pour les chevaux qui présentent une accumulation de sable dans le tube digestif, l’intubation naso-gastrique semble être le mode d’administration la plus efficace. Pour effectuer cette intervention, le vétérinaire insère un tube dans la cavité nasale qui passe ensuite dans l’œsophage et l’estomac du cheval afin d’acheminer une solution de psyllium directement dans le tube digestif. [7]
Dans les études scientifiques menées sur l’intubation naso-gastrique, le traitement au psyllium durait généralement de 3 à 7 jours, à raison d’un ou deux traitements par jour. Les doses de psyllium étaient habituellement d’un gramme par kilogramme (1 g/kg) de poids vif, soit 500 grammes par jour pour un cheval moyen qui pèse 500 kg (1 100 lb).
La recherche suggère que le psyllium est plus efficace pour éliminer les obstructions de sable lorsqu’on le combine à d’autres laxatifs. L’administration du psyllium par intubation naso-gastrique jumelée au sulfate de magnésium (sel d’Epsom) s’est avérée être la méthode la plus efficace. Elle a éliminé complètement le sable chez jusqu’à 75 % des chevaux étudiés. [7][8]
L’administration quotidienne de psyllium et/ou de sulfate de magnésium par intubation naso-gastrique durant 3 à 7 jours semble d’autre part être plus efficace qu’un seul traitement par intubation ou que l’ajout du psyllium à la ration pendant dix jours. [9]
De plus, les poneys qui ont reçu seulement du psyllium par voie naso-gastrique ou dans leur alimentation n’ont montré aucune amélioration de l’évacuation du sable comparativement aux sujets témoins qui n’ont pas reçu de psyllium. [10] Ces données suggèrent qu’il faut combiner le psyllium à un laxatif comme le sulfate de magnésium pour obtenir des résultats optimaux.
Les instructions d’alimentation
Bien que l’intubation soit un mode d’administration couramment étudié pour évacuer le sable, certaines données suggèrent que l’ajout de psyllium dans l’alimentation du cheval de manière routinière peut stimuler son élimination.
Chez des animaux en bonne santé, l’ajout d’un supplément qui contenait du psyllium, des probiotiques et des prébiotiques pendant 35 jours a conduit à une augmentation de l’évacuation du sable du tube digestif. [11] La dose efficace établie dans cette étude était de 200 grammes de produit à base de psyllium par jour pendant 35 jours. [11]
Bien que l’ajout de psyllium dans la ration pendant une durée prolongée se soit révélé efficace, il est possible que les microbes de l’intestin puissent s’adapter au fil du temps et commencent à décomposer le psyllium dans le tractus digestif. Ainsi, il peut être plus efficace de donner du psyllium pendant des périodes plus courtes et de répéter le traitement de façon régulière afin de maintenir ses propriétés d’évacuation du sable.
Cela dit, ces résultats justifient une enquête plus approfondie. En effet, une étude plus récente menée sur la supplémentation de psyllium, de prébiotiques et de probiotiques n’a révélé aucune différence dans l’évacuation du sable comparativement au groupe placebo. [12] Une autre étude menée sur des chevaux nourris au psyllium pendant 29 jours n’a constaté aucune évacuation du sable avec un traitement qui contenait uniquement du psyllium. [13]
Une autre étude a examiné les effets de l’huile minérale administrée par intubation en combinaison avec l’alimentation de psyllium pour évacuer le sable. Après cinq jours de traitement combiné, les chevaux qui ont reçu de l’huile minérale et du psyllium ont éliminé 51 % du sable ingéré, tandis que ceux qui ont reçu uniquement de l’huile minérale en ont éliminé 26 %. [14]
Bien qu’au moins une étude ait trouvé que l’alimentation de psyllium peut stimuler l’évacuation du sable du tube digestif, d’autres ont obtenu des résultats mitigés. Les recherches disponibles suggèrent que l’ajout de probiotiques et de prébiotiques peut aussi être bénéfique, et que l’intubation naso-gastrique demeure toujours un mode d’administration plus efficace.
Soutenir l’intestin postérieur
La médecine humaine a fréquemment recours au psyllium pour favoriser la santé digestive et promouvoir des selles régulières. Chez les humains, les fibres de psyllium ne sont pas décomposées dans le petit ou le gros intestin et elles traversent tout le tube digestif. [1] Elles sont donc efficaces pour améliorer la qualité des selles, en particulier dans les cas de constipation, de diarrhée et de syndrome du côlon irritable (SCI). [15]
Ces résultats ont suscité un intérêt pour l’utilisation du psyllium chez les chevaux en raison de ses bienfaits possibles pour le système digestif. Contrairement aux humains, les microbes dans l’intestin postérieur du cheval sont capables de décomposer le psyllium. Ainsi, il peut servir de substrat utile pour la fermentation microbienne dans l’intestin postérieur. Il peut donc stimuler la croissance et l’activité des bactéries intestinales bénéfiques. [2]
La recherche chez les chevaux montre que le psyllium peut accroître la diversité microbienne, ce qui est associé à une amélioration de la santé de l’intestin postérieur. De plus, les études ont constaté que la supplémentation en psyllium stimule la synthèse de mycothiol microbien (un antioxydant) et hausse les indicateurs d’exploitation de l’urée par les microbes (un signe de croissance microbienne). [3]
Une étude portant sur des chevaux nourris avec différentes quantités de psyllium a par ailleurs démontré que la supplémentation diminuait la production totale de gaz et de méthane. Cette observation suggère que cet aliment puisse possiblement être bénéfique pour l’environnement en réduisant les émissions de méthane. En revanche, le psyllium a diminué la digestibilité des aliments chez les chevaux, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur leur capacité à extraire les nutriments de leur alimentation. [16]
Les instructions d’alimentations
La recherche a constaté des effets positifs sur la fermentation microbienne de l’intestin postérieur chez les chevaux qui ont reçu des suppléments de psyllium à des doses comprises entre 50 et 400 grammes par jour durant une à deux semaines.
On cite régulièrement le psyllium en tant que composante des protocoles d’alimentation qui visent à soulager les troubles de l’intestin postérieur équin, notamment le syndrome de l’écoulement anal. [17][18] Bien qu’il existe des rapports de cas anecdotiques à ce sujet, il faut noter que la recherche ne s’est pas penchée sur l’utilisation du psyllium pour le traitement de cette pathologie.
Nous vous conseillons de toujours consulter un vétérinaire ou un nutritionniste équin avant d’ajouter du psyllium à l’alimentation de votre cheval pour traiter des troubles spécifiques de l’intestin postérieur.
La santé métabolique
La science a amplement documenté les effets positifs du psyllium sur la santé métabolique chez l’humain. Ceux-ci incluent : [15]
- l’amélioration du contrôle de la glycémie chez les patients atteints de syndrome métabolique et de diabète;
- la diminution des taux de cholestérol élevés;
- un soutien à la sensation de satiété (le contrôle de l’appétit), ce qui réduit l’apport calorique et mène à la perte de poids.
On attribue ces bienfaits à une augmentation de la viscosité (l’épaisseur) des aliments qui traversent le tractus gastro-intestinal, ce qui ralentit la digestion et l’absorption du glucose (le sucre). Ces résultats ont éveillé un intérêt pour le psyllium en tant que supplément pour les chevaux qui souffrent de troubles métaboliques.
La recherche révèle que les chevaux qui ont reçu du psyllium pendant 60 jours présentent des taux de glycémie et d’insuline inférieurs après les repas comparativement aux sujets du groupe témoin. De plus, les animaux qui ont reçu du psyllium ont enregistré des concentrations maximales de glucose sanguin plus basses après une perfusion de glucose. [4]
De même, une étude menée sur des chevaux qui broutaient des graminées de saison fraîche à pousse rapide, reconnues pour leur teneur en sucre élevée, a trouvé que les sujets qui recevaient une dose quotidienne de psyllium réagissaient moins au glucose. [19] Autrement dit, les chevaux nourris au psyllium avaient une réponse glycémique plus modérée après avoir brouté des herbages riches en sucre, ce qui peut contribuer à diminuer le risque de troubles métaboliques.
D’autres recherches menées sur des chevaux en bonne santé ont trouvé des niveaux sanguins de protéines et de triglycérides plus bas après 29 jours de supplémentation en psyllium. La diminution du taux de triglycérides suggère un bienfait métabolique. Mais les concentrations sériques de protéines plus basses suggèrent que le psyllium altère aussi la digestion et l’assimilation des protéines chez les chevaux. Davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre les effets de la supplémentation en psyllium sur le métabolisme des protéines. [20]
Bien que certaines études suggèrent que le psyllium procure des bienfaits pour réguler la glycémie, d’autres chercheurs n’ont trouvé aucune différence dans les concentrations de glucose après 42 jours de supplémentation. [21] Les chercheurs de cette étude ont d’autre part constaté un taux d’insuline maximal plus élevé ainsi qu’une augmentation de la circonférence de l’encolure des chevaux nourris au psyllium. Inversement, ils n’ont observé aucune différence de masse corporelle ou de dépôts adipeux sur l’attache de la queue.
Inversement, une autre étude menée par les mêmes scientifiques sur un plus grand nombre de sujets a révélé des niveaux inférieurs de glucose, d’insuline et d’adiponectine chez les chevaux qui ont reçu du psyllium. [22] Ces résultats différents indiquent que davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer si le psyllium est bénéfique pour le métabolisme équin.
Les instructions d’alimentation
Dans les études scientifiques, la supplémentation en psyllium a engendré des bienfaits pour la santé métabolique équine à des doses comprises entre 90 et 270 grammes par jour pendant 30 à 60 jours.
Pour confirmer si ce supplément est efficace pour un cheval donné, il peut être utile de demander au vétérinaire d’examiner ses analyses sanguines avant et après avoir ajouté du psyllium à sa ration.
Les performances athlétiques
L’emploi du psyllium comme supplément de performance chez les chevaux suscite un intérêt croissant en raison de sa capacité à absorber et à retenir l’eau lorsqu’il traverse le tractus gastro-intestinal. Cela peut aider à promouvoir l’état d’hydratation chez les équidés qui travaillent.
Une étude effectuée sur des chevaux d’endurance qui participent aux raids a démontré que la supplémentation en psyllium limitait la hausse d’hématocrite (un indicateur de l’état d’hydratation) après qu’ils aient complété un parcours de 120 km (75 miles). [5]
Des études récentes suggèrent que cette hausse de stabilité de l’hématocrite chez les sujets qui ont reçu du psyllium peut être due à une capacité accrue de rétention d’eau dans le gros côlon. Le fait de donner du psyllium aux chevaux avant les raids d’endurance pourrait leur fournir un moyen de maintenir leur hydratation pendant la compétition, réduisant ainsi le risque de déshydratation et de stress thermique. [5]
En plus de favoriser l’hydratation, le psyllium pourrait atténuer la gravité des ulcères gastriques chez les chevaux qui font de la compétition. La recherche montre que l’administration d’un supplément contenant du psyllium, des minéraux, des prébiotiques et de la levure aux sujets atteints d’ulcères gastriques a donné lieu à une réduction des scores d’ulcération chez les chevaux de sport et ceux qui travaillent avec le bétail. [6]
Les instructions d’alimentation
Pour favoriser l’hydratation des chevaux de sport, on recommande de donner 150 grammes de psyllium par jour pendant les huit jours qui précèdent les raids d’endurance. [5] Cette posologie est fondée sur un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb). On doit l’ajuster en fonction du poids de chaque animal.
Pour soutenir la santé intestinale des chevaux qui travaillent et qui sont enclins à la formation d’ulcères gastriques, une dose de 300 grammes d’un supplément combiné qui contient du psyllium, des minéraux, des prébiotiques et de la levure pendant quatre semaines s’est avérée efficace. [6]
Si le cheval a des antécédents de troubles d’estomac, un certain nombre de stratégies d’alimentation et de suppléments nutritionnels additionnels peuvent être utiles. Un nutritionniste équin peut être d’une aide précieuse pour élaborer le meilleur régime alimentaire en vue d’optimiser les performances de chaque cheval.
Le psyllium est-il sûr pour les chevaux?
En règle générale, on considère que le psyllium est sans danger pour les chevaux. Il importe toutefois de respecter les directives du fabricant du produit choisi. Avant de donner des doses élevées de psyllium ou de l’employer à long terme, il vaut mieux consulter un vétérinaire pour vérifier qu’il s’agit d’un supplément sécuritaire pour le cheval.
La recherche a démontré qu’une suralimentation de ce supplément cause la formation de bézoards de psyllium, qui sont des masses compactes de digesta qui se développent dans le tractus gastro-intestinal. On rapporte un cas de bézoards de psyllium ayant provoqué une rupture de l’estomac du cheval.
Les vétérinaires ont déterminé que la rupture était due à l’ingestion de psyllium à un taux quatre fois plus élevé que la dose quotidienne recommandée. [23] Pour cette raison, il faut suivre de près les directives du fabricant et utiliser le psyllium sous la supervision d’un vétérinaire ou d’un nutritionniste.
En résumé
Les suppléments de psyllium sont riches en fibres solubles qui peuvent être bénéfiques pour la santé du système digestif et du métabolisme équins.
- L’efficacité du psyllium pour évacuer le sable semble être au plus haut lorsqu’on l’administre par voie naso-gastrique en combinaison avec d’autres laxatifs.
- Les microbes dans l’intestin postérieur du cheval peuvent digérer le psyllium, ce qui peut avoir des effets positifs sur sa diversité microbienne.
- Le psyllium peut également être bénéfique pour les chevaux qui souffrent de troubles métaboliques. Il peut contribuer à promouvoir l’hydratation chez les animaux qui font de la compétition.
- Pour prévenir les effets négatifs sur la santé associés à une suralimentation en psyllium, on doit respecter la posologie recommandée par un vétérinaire ou un nutritionniste équin.
Bien que le psyllium puisse favoriser la santé intestinale des chevaux, il doit toujours faire partie d’un plan de gestion complet. Ce dernier inclut une hydratation suffisante, une alimentation équilibrée, des mises en liberté à l’extérieur régulières et des examens vétérinaires de routine pour surveiller l’apparition de problèmes de santé.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le psyllium pour les chevaux :
Le psyllium peut être bénéfique pour les chevaux exposés régulièrement au sable, ayant des besoins de soutien du gros intestin, des préoccupations métaboliques ou des charges de travail athlétiques élevées. Les chevaux nourris sur un sol sablonneux ou dans des pâturages surpâturés sont plus susceptibles d’ingérer du sable, tandis que les chevaux d’endurance et de performance peuvent bénéficier des propriétés de rétention d’eau du psyllium. Les chevaux présentant une résistance à l’insuline peuvent également nécessiter un soutien ciblé, mais les changements alimentaires doivent être examinés avec un vétérinaire ou un nutritionniste équin.
Le psyllium soutient la santé digestive équine en absorbant l’eau et en ajoutant du volume lorsqu’il se déplace dans les intestins. Cette fibre de type gel peut aider à transporter le sable et les matières indigestes à travers le tractus digestif, soutenir l’activité microbienne du gros intestin et favoriser le mouvement régulier du contenu digestif. Certaines recherches suggèrent également que le psyllium peut aider à l’hydratation, au contrôle métabolique et au risque d’ulcères chez les chevaux de performance.
Le psyllium peut aider à éliminer le sable du système digestif d’un cheval, mais les recherches sur l’alimentation à domicile ont donné des résultats mitigés. Les études suggèrent que la meilleure élimination du sable se produit lorsqu’un vétérinaire administre le psyllium par sonde nasogastrique, surtout avec du sulfate de magnésium ou de l’huile minérale. L’alimentation au psyllium peut tout de même être utile dans le cadre de la gestion de routine pour les chevaux vivant sur des sols sablonneux.
Le psyllium est souvent utilisé pour la colique de sable dans le cadre d’un plan de traitement vétérinaire plutôt que comme remède maison. Les études de recherche utilisent couramment une administration nasogastrique pendant 3 à 7 jours à environ 1 gramme par kilogramme de poids corporel, soit 500 grammes par jour pour un cheval de 500 kg (1 100 lb). L’intubation ne doit être effectuée que par un vétérinaire.
Le tégument de psyllium destiné aux humains peut parfois être donné aux chevaux lorsque le produit est simple et exempt d’édulcorants, d’arômes, de médicaments ou d’ingrédients ajoutés pouvant être dangereux. Les produits génériques ne sont pas formulés pour les régimes équins, donc le dosage et la méthode d’alimentation doivent être examinés avec un vétérinaire ou un nutritionniste. Humidifier la ration peut améliorer l’appétence et soutenir une hydratation adéquate.
Le dosage de psyllium pour les chevaux dépend de la raison de son utilisation, du produit et du poids corporel. La recherche a utilisé de 50 à 400 grammes par jour pour le soutien du gros intestin, de 90 à 270 grammes par jour pour les études métaboliques et 150 grammes par jour avant une compétition d’endurance pour un cheval de 500 kg (1 100 lb). Suivez les indications de l’étiquette et obtenez des conseils individualisés avant d’utiliser des doses élevées.
Le psyllium peut soutenir la santé du gros intestin en fournissant des fibres solubles que les microbes peuvent fermenter dans le gros intestin. Les recherches suggèrent que le psyllium peut augmenter la diversité microbienne et soutenir une activité de fermentation bénéfique. Certains propriétaires utilisent le psyllium pour des problèmes du gros intestin tels que le syndrome de l’eau fécale libre, mais cet usage spécifique n’a pas été bien étudié chez les chevaux.
Le psyllium peut aider certains chevaux ayant des problèmes métaboliques en ralentissant l’absorption du sucre dans le tractus digestif et en modérant les réponses de la glycémie. Plusieurs études ont constaté des mesures plus faibles de glucose ou d’insuline chez les chevaux supplémentés, tandis que d’autres résultats étaient moins cohérents. Des analyses sanguines avant et après la supplémentation peuvent aider votre vétérinaire à évaluer si le psyllium est utile pour un cheval donné.
Le psyllium peut aider les chevaux de performance à maintenir leur hydratation en retenant l’eau dans le gros côlon pendant l’effort. Chez les chevaux d’endurance, une supplémentation avant une randonnée de 120 km (75 miles) a contribué à limiter l’augmentation de l’hématocrite, un indicateur lié à l’état d’hydratation. Cela suggère que le psyllium peut être utile avant des compétitions exigeantes, surtout dans des conditions chaudes ou stressantes.
Le psyllium peut aider à réduire la gravité des ulcères lorsqu’il est inclus dans un supplément de soutien digestif plus large. Des recherches chez des chevaux de type stock et de performance ont montré des scores d’ulcères plus faibles après l’alimentation d’un produit combiné contenant du psyllium, des minéraux, des prébiotiques et de la levure pendant quatre semaines. Le psyllium seul ne doit pas être considéré comme un plan complet de prévention des ulcères.
Le psyllium est généralement sécuritaire pour les chevaux lorsqu’il est donné selon les indications du produit et des conseils vétérinaires appropriés. Des problèmes peuvent survenir lorsque de très grandes quantités sont administrées, car le psyllium peut former des masses compactes appelées bézoards dans le tractus digestif. Un cas rapporté impliquait une rupture gastrique après qu’un cheval a consommé quatre fois la quantité quotidienne suggérée.
Le psyllium peut causer des problèmes d’impaction s’il est administré en excès ou utilisé sans attention adéquate à l’apport en eau et aux directives du produit. Un excès de psyllium peut former des bézoards, qui sont des masses compactes obstruant le tractus digestif. Des signes de colique après l’administration de psyllium doivent être considérés comme urgents, surtout si le cheval a reçu plus que la quantité recommandée.
Résumé
Les suppléments de psyllium sont riches en fibres solubles, ce qui peut favoriser des bienfaits pour la santé digestive et métabolique chez les chevaux.
- Le psyllium semble être le plus efficace pour l’élimination du sable lorsqu’il est administré par voie nasogastrique avec d’autres laxatifs.
- Le psyllium peut être digéré par les microbes dans le gros intestin du cheval, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur la diversité microbienne du gros intestin.
- L’administration de psyllium peut également être bénéfique pour les chevaux présentant des préoccupations métaboliques et aider à favoriser l’hydratation chez les chevaux de compétition.
- Suivre les recommandations posologiques d’un vétérinaire ou d’un nutritionniste peut prévenir les effets négatifs sur la santé associés à une suralimentation en psyllium.
Bien que le psyllium puisse favoriser la santé intestinale chez les chevaux, il devrait toujours être utilisé dans le cadre d’un plan de gestion complet qui comprend une hydratation adéquate, une alimentation équilibrée, un temps au pâturage régulier et des examens vétérinaires de routine afin de surveiller l’apparition de problèmes de santé.
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