Garder les chevaux pieds nus gagne en popularité en raison des bienfaits que cela peut apporter à la santé du sabot et au mouvement pour certains chevaux.

Le parage naturel du sabot est conçu pour maximiser l’efficacité biomécanique de la fonction du sabot. Il est privilégié par les propriétaires de chevaux qui préfèrent une gestion plus naturelle de leurs compagnons équins.

Lorsque le sabot nu entre en contact avec le sol, le flux sanguin augmente dans le sabot car le talon peut se dilater sans restriction. En revanche, les fers empêchent une expansion naturelle complète à l’intérieur de la boîte cornée du sabot qui se produit lors du contact avec le sol.

Les chevaux aux sabots nus peuvent développer un coussinet plantaire plus épais et plus fibreux, ainsi qu’une sole plus épaisse par rapport à ceux qui sont ferrés.

En raison de ces changements dans leurs sabots, l’énergie de l’impact est dissipée de manière plus efficace à l’intérieur du sabot plutôt que d’être transmise aux tissus mous et aux structures osseuses.

La transition des chevaux vers des pieds nus prend du temps. Il est recommandé de travailler en collaboration avec un pareur certifié et un vétérinaire afin de faciliter une transition réussie.

Anatomie du sabot équin

Le sabot équin est un organe vivant conçu pour fléchir et absorber les chocs. Il contient plusieurs structures qui travaillent en synergie pour permettre le mouvement du pied.

Structures du pied équin

La boîte cornée du sabot protège l’os du pied (3e phalange, phalange distale ou P3). Cette boîte cornée est composée de tissus mous hautement vascularisés à l’intérieur (le corium).

La couche la plus externe de la structure du sabot est constituée d’une paroi dure qui protège les tissus internes, y compris la chair feuilletée (lamelles épidermiques) du pied. Cette couche externe comprend également la fourchette, les barres et la sole.

Plusieurs structures du sabot sont responsables d’absorber l’impact du sabot frappant le sol. Elles travaillent ensemble pour distribuer ces forces d’impact afin de prévenir le stress dans les articulations.

La fourchette, un coussin souple situé au centre de la sole du sabot, réduit les forces de choc à l’intérieur du sabot.

Le coussinet plantaire est une structure interne fibreuse et résistante qui absorbe également l’énergie de l’impact. Lorsqu’il porte du poids, le talon et les barres du sabot s’étendent latéralement pour faciliter une absorption supplémentaire des chocs.

Parage naturel

Attacher des fers aux pieds des chevaux pour protéger la boîte cornée du sabot est une pratique séculaire, datant d’au moins 400 av. J.-C.

La plupart des chevaux de compétition et de loisir sont ferrés avec des fers en métal ou un autre matériau dense pour protéger les sabots contre les dommages, fournir un support au pied et assurer une traction optimale.

Récemment, une tendance à laisser les chevaux pieds nus au lieu de les ferrer a émergé parmi les propriétaires et les cavaliers.

Les partisans du parage naturel croient que cette approche stimule une meilleure croissance du sabot parce que le sabot, étant dans son état naturel, entre en contact direct avec la surface du sol sur laquelle les chevaux travaillent ou compétitionnent.

Les partisans du parage naturel estiment que la sole du pied d’un cheval reflète son état de santé.

Selon les experts en parage naturel, un pied équin sain devrait présenter une légère concavité. Cela se produit naturellement si les couches épidermiques et dermiques des lamelles du sabot sont étroitement connectées. [1]

En d’autres termes, les chevaux qui ont les pieds plats peuvent souffrir d’affaissement. Les soles plates sont également fréquemment observées chez les chevaux qui ont de longues pinces et des talons fuyants. De plus, les chevaux qui portent des fers en permanence sont privés des avantages de la sole, de la fourchette et du coussinet digital pour supporter le poids du corps du cheval. Cela signifie que la paroi du sabot doit supporter tout le poids. Au fil du temps, cela peut conduire à un affaissement/une descente distale. [2]

Un parage naturel, également appelé parage physiologique, vise à favoriser un développement sain du sabot. Cette méthode de gestion du sabot implique généralement de tailler les barres et la paroi du sabot au-dessus de la sole vivante et d’estomper d’éventuels évasements du sabot. Tous tissus morts ou qui se détachent de la sole et de la fourchette sont également retirés. Le sabot extérieur doit s’adapter aux structures internes comme une chaussette s’adapte à votre pied.

Les sabots taillés selon des méthodes de parage naturel sont biseautés au niveau de la bordure inférieure de la paroi du sabot pour créer un mustang roll (on arrondit la paroi afin d’imiter l’usure naturelle que connaissent les chevaux sauvages). Cet arrondissement de la paroi permet au sabot de se dérouler facilement lorsqu’il entre en contact avec le sol (en anglais, ce concept est appelé breaking over).

Recherche

Des études ont examiné les différences fonctionnelles et morphologiques entre les sabots ferrés et les sabots nus. Plusieurs différences ont été observées.

Une étude a examiné les effets du parage naturel sur la morphologie du sabot chez sept chevaux sur une période de 16 mois. La morphologie a été mesurée avec des photographies latérales, dorsales et de la sole ainsi que des radiographies latéromédiales prises à 0, 4 et 16 mois. [3]

Le biseautage de la pince et l’implication de la fourchette et des barres dans la fonction portante du pied a entraîné l’élévation de l’angle du talon et l’angle de l’os du pied par rapport à la sole.

Les chercheurs ont conclu que ces changements peuvent être bénéfiques dans le traitement des talons fuyants et pour obtenir un angle optimal de l’os du pied. [3]

Une autre étude portant sur 98 sabots ferrés et 69 sabots gérés naturellement a montré beaucoup moins de talons fuyants, des angles de talon plus prononcés, des talons plus larges, un évasement et un élargissement accrus ainsi qu’une taille de fourchette plus importante par rapport aux sabots des chevaux ferrés. [4]

Physiologie des sabots nus

La recherche indique que certains types de fers à cheval restreignent le mouvement du talon. Les sabots nus peuvent fléchir davantage par rapport aux sabots ferrés. [5][6]

Lorsque le sabot touche le sol en commençant par le talon, la boîte cornée du sabot se dilate. Cela permet à cette dernière de se remplir de sang qui afflue dans les tissus et nerfs du pied. Cela sert également de mécanisme d’amortissement des chocs pour coussiner les structures à l’intérieur de la boîte cornée du sabot.

Les fers sont appliqués sur le sabot alors qu’il est contracté, tenu en l’air et ne supportant pas de poids. Une fois le fer installé, le sabot est incapable de se dilater normalement, ce qui peut prédisposer le pied à des processus pathologiques.

Le Dr Robert Bowker est vétérinaire et directeur du Equine Foot Laboratory à la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université d’État du Michigan. Selon lui, le pied équin doit être paré de manière à ce que la partie arrière du pied, incluant la fourchette, entre en contact avec le sol. [7]

Il a constaté que la circulation sanguine dans la partie arrière du pied est un mécanisme clé pour dissiper l’énergie.

Le pied équin s’adapte et réagit continuellement aux conditions environnementales. Les sabots des chevaux sont sculptés par leur environnement, et non seulement par des influences génétiques.

Le Dr Bowker émet l’hypothèse que le contact avec le sol stimule l’arrière du pied à produire davantage de tissu fibreux et fibrocartilagineux dans le coussinet plantaire. Plus il y a de tissu fibreux, plus la protection contre les problèmes de pieds chroniques est grande.

Épaisseur du coussinet plantaire

Une étude portant sur 12 quarter horses américains adultes a examiné les effets du parage naturel et du ferrage sur les articulations du membre antérieur et l’épaisseur du coussinet plantaire (aussi appelée la profondeur) sur une période de 140 jours. [8]

L’étude comprenait trois phases, dont six semaines pendant lesquelles les chevaux étaient parés naturellement (jours 0 à 42), six semaines pendant lesquelles les chevaux étaient ferrés (jours 49 à 91) et encore 6 semaines pendant lesquelles les chevaux étaient à nouveau parés naturellement (jours 98 à 140).

L’étude a déterminé que la profondeur moyenne du coussinet plantaire était plus grande dans les phases de parage naturel par rapport à la phase de ferrage. Un coussinet plantaire plus profond peut dissiper plus efficacement les forces d’impact qu’un coussinet qui l’est peu.

La circonférence articulaire a augmenté pendant la phase de ferrage chez les chevaux étudiés. [8] Cela indique potentiellement une réponse inflammatoire dans les articulations des chevaux pendant la période où ils portaient des fers.

En se basant sur les changements observés dans cette étude, les chercheurs ont conclu que la morphologie du sabot est modifiée dans les membres antérieurs ferrés en raison des changements dans l’action des membres inférieurs et de la dispersion de la charge du sabot. Cela pourrait augmenter le risque de boiterie au fil du temps.

Le talon comme premier point de contact au sol

Chez presque tous les chevaux sauvages et la plupart des chevaux domestiques sains, on observe que lorsque le pied se pose, le talon est le premier point de contact avec le sol. La circulation sanguine et la grande surface à l’arrière du pied équin dispersent les forces d’impact ressenties dans le sabot lorsque dernier touche le sol.

Si l’arrière du pied et la fourchette ne touchent pas le sol, l’énergie n’est pas dissipée adéquatement. La force est plutôt transférée aux tissus mous et aux os du pied.

Étant donné que ces structures ne peuvent pas dissiper correctement l’énergie, elles deviennent vulnérables aux dommages pouvant entraîner une boiterie.

Talons fuyants

Chez les chevaux aux talons fuyants (ou affaissés), les talons ont un angle plus prononcé et poussent davantage vers l’avant avant sous la jambe. Cela entraîne une mauvaise répartition des forces d’impact dans le sabot.

Dans les sabots aux talons fuyants, le contact avec le sol se fait sous l’os du pied et la zone naviculaire plutôt qu’à l’arrière du pied. Cela exerce une pression sur l’os du pied, au lieu de répartir la force dans le coussinet plantaire. De plus, le boulet fléchit excessivement et le tendon fléchisseur profond du doigt est tiré fermement contre la bourse naviculaire.

Le Dr Bowker recommande de garder la pince courte et de s’assurer que la partie arrière du pied est en contact avec le sol.

Lors de l’examen de la surface de la sole du pied, un tiers du pied devrait se trouver devant la pointe de la fourchette, et deux tiers derrière pour contribuer à ce que le contact au sol se fasse tout d’abord avec le talon.

Une pince raccourcie décourage le développement de talons fuyants. La recherche indique que la longueur de la sole diminue naturellement dans les sabots nus par rapport aux sabots ferrés. [9]

Cycle de parage

Selon le Dr Bowker, les sabots doivent être parés régulièrement pour garder la pince courte. Les soins du sabot doivent être effectués à des intervalles de cinq à six semaines plutôt que sur des périodes plus longues. [10] Les chevaux qui ont besoin d’un parage correctif bénéficient d’un cycle de parage plus court.

Les résultats d’une étude portant sur 26 chevaux indiquent que des intervalles de parage de quatre à six semaines aident à prévenir une surcharge des structures du sabot. Cela réduit les risques de blessures à long terme causées par une surcharge cumulative excessive. [11]

Entretien des chevaux aux pieds nus

Plusieurs facteurs doivent être pris en compte lors de la décision de garder les chevaux pieds nus.

Certains chevaux peuvent avoir besoin de porter des fers pour traiter des problèmes de sabot ou pour effectuer leur travail. D’autres peuvent très bien, voire mieux s’en sortir s’ils sont pieds nus.

Bienfaits des sabots pieds nus

Chez les chevaux qui ne portent pas de fers, les talons, les barres et la fourchette entrent en contact direct avec le sol. Cela favorise des changements bénéfiques au sein du sabot à mesure qu’il s’adapte aux forces exercées lors du mouvement.

Les changements qui surviennent chez les chevaux pieds nus ont un impact sur l’ensemble de la structure du sabot. L’épaisseur de la sole augmente, le sabot développe une concavité naturelle et la position de l’os du pied s’améliore.

Les sabots sans fers développent des coussins digitaux avec des surfaces accrues qui offrent un meilleur soutien à l’ensemble du pied et aux structures à l’intérieur de celui-ci.

À mesure que la dissipation d’énergie s’améliore dans le sabot, le cheval peut présenter une foulée plus longue et un inconfort réduit.

Un autre avantage de garder les chevaux pieds nus est le coût inférieur des soins des sabots puisque les fers ne sont pas utilisés, bien que certains chevaux aient besoin de bottes et de coussinets lors de la transition initiale.

Le parage naturel ne convient pas à tous les chevaux

Ce ne sont pas tous les chevaux qui bénéficient d’être pieds nus. Dans certains cas, le ferrage peut être nécessaire pour traiter les problèmes de conformation et de sabots.

Les fers peuvent également fournir une traction et une protection sur un sol dur. Certains chevaux portent des fers temporaires collés ou des bottes comme alternative lors de compétitions ou de l’entraînement sur un sol dur.

Certains propriétaires rapportent des difficultés lorsque leur cheval fait la transition vers des pieds nus s’ils étaient auparavant ferrés.

En raison de facteurs génétiques ou de conditionnement, il est possible que certains chevaux ne s’adaptent pas à être pieds nus tandis que d’autres peuvent n’avoir besoin de fers ou de bottes que dans certaines conditions, telles que pour la compétition ou les randonnées en terrain rocailleux.

La transition vers les pieds nus

Les chevaux ont besoin de temps pour passer aux pieds nus. Le talon doit être abaissé progressivement sur une période de plusieurs semaines pour permettre au pied de s’adapter aux changements. [11] Parallèlement, les pinces longues doivent être ramenées dans une position mieux adaptée à la biomécanique idéale du cheval.

Il est recommandé de travailler avec un maréchal-ferrant ou un pareur certifié en parage naturel lors de la transition d’un cheval vers les pieds nus.

Un bon parrage favorise le développement de pieds sains, fonctionnels et aide à réduire le risque de boiterie. [13]

En collaboration avec un vétérinaire, un maréchal-ferrant ou pareur peut demander des radiographies pour évaluer la position de l’os du pied par rapport à la paroi du sabot. Cela peut être bénéfique lors du parage initial d’un cheval selon les méthodes de parage naturel.

Favoriser une forte croissance des sabots

La Dre Debra Taylor, vétérinaire en podologie équine à la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université d’Auburn, déclare que lorsque les fers sont enlevés, les pieds des chevaux sont souvent affaiblis. [12]

Elle recommande de protéger temporairement les sabots avec des bottes en caoutchouc pendant que ces derniers s’adaptent à ne plus être ferrés.

Les chevaux ont également besoin de suffisamment d’exercice et de mouvement pour que leurs sabots se développent. Sans un flux sanguin adéquat dans le sabot, la structure ne peut pas s’adapter.

La Dre Taylor note que les chevaux sauvages parcourent environ 25 miles (40 km) par jour, un facteur clé dans le développement de sabots en bonne santé. [12]

Les propriétaires de chevaux peuvent encourager leurs chevaux à se déplacer en créant un système de pistes dans leur pâturage avec du foin placé à différents points le long des pistes. Ce type d’environnement est connu sous le nom de paddock paradise.

Nutrition pour des sabots nus sains

Pour une croissance et un maintien de sabots sains, les chevaux ont besoin d’une alimentation équilibrée fournissant une gamme de vitamines et de minéraux. [12][13][14][15][16][17]

Certains des nutriments les plus importants connus pour soutenir l’intégrité du sabot incluent la biotine, le cuivre, la méthionine, le sélénium et le zinc.

Pour un cheval moyen de 500 kg (1100 lb), les quantités recommandées par le National Research Council (NRC) de chacun de ces nutriments sont les suivantes : [22]

Nutriment Taux d’alimentation (Par jour)
Zinc 400 mg
Cuivre 100 mg
Sélénium 1 mg
Biotine 20 mg*

*Le taux d’alimentation de la biotine de 20 mg par jour est basé sur des études démontrant un soutien à la croissance du sabot à ce niveau.

La méthionine est un acide aminé contenant du soufre qui se transforme en cystéine. Les liaisons soufre-soufre dans la kératine de la paroi du sabot lui confèrent sa résistance. La méthionine doit être administrée à raison d’environ 1,5 % des protéines brutes dans l’alimentation. [22]

La méthionine de Mad Barn est une excellente source de méthionine biodisponible, formulée pour soutenir la qualité des sabots, la force du tissu conjonctif et la protection antioxydante.

DL-Méthionine
Magasiner
  • Qualité des sabots et du poil
  • Maintenir des articulations saines
  • Récupération à l'effort
  • Statut antioxydant
AminoTrace+
Magasiner
  • Minéraux à un équilibre correct
  • Soutient la santé métabolique
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  • La croissance des sabots

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la parage pieds nus chez les chevaux :

Résumé

Les soins des sabots pieds nus visent à maximiser la biomécanique naturelle et la fonction du sabot, en améliorant la circulation et l’absorption des chocs en permettant une expansion du talon sans restriction.

  • La fourchette, les barres et le coussinet digital du sabot travaillent ensemble pour absorber les impacts, et les chevaux pieds nus développent souvent des soles plus épaisses et des coussinets digitaux plus robustes que les chevaux ferrés.
  • Des études montrent que les sabots pieds nus présentent des angles de talon plus prononcés, des talons plus larges, des fourchettes plus grandes et un meilleur alignement de l’os du pied, ce qui contribue à une morphologie du sabot plus saine et à une meilleure dissipation de l’énergie.
  • Les sabots nus améliorent le flux sanguin et la flexibilité, favorisant le développement de tissu fibreux dans le coussinet digital et réduisant la contrainte articulaire en encourageant des posés naturels talon en premier.
  • La transition vers le pied nu nécessite un parage progressif, un conditionnement approprié et l’accompagnement d’un pareur certifié et d’un vétérinaire, avec une protection temporaire comme des bottes de sabot durant l’adaptation.
  • Une nutrition équilibrée avec une teneur adéquate en biotine, méthionine, zinc, cuivre et sélénium soutient l’intégrité du sabot, tandis que l’exercice régulier et le mouvement aident à stimuler une croissance saine du sabot et sa solidité.
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Références

  1. Kitchener, N. Why Go Barefoot? Horse Canada. 2020
  2. Ramey, P. Reversing Distal Descent of P3. Hoof Rehabilitation Specialists. 2005.
  3. Clayton, H. et al. Effects of barefoot trimming on hoof morphology. Australian Veterinary Journal. 2011. View Summary
  4. De Klerk, N. Difference in hoof conformation between shod and barefoot-managed hooves. bioRxiv. 2021.
  5. Brunsting, J. et al. Can the hoof be shod without limiting the heel movement? A comparative study between barefoot, shoeing with conventional shoes and a split-toe shoe. The Veterinary Journal. 2019.View Summary
  6. Yoshihara, T. Heel movement in horses: comparison between glued and nailed horse shoes at different speeds. Equine Vet J Suppl. 2010. View Summary
  7. Bowker, R. Physiological Trimming for a Healthy Equine Foot. 2021.
  8. Proske, D.K. Effects of barefoot trimming and shoeing on the joints of the lower forelimb and hoof morphology of mature horses. The Professional Animal Scientist. 2017.
  9. Malone, S. Changes in Hoof Shape During a Seven-Week Period When Horses Were Shod Versus Barefoot. Animals (Basel). 2019 View Summary
  10. Le?niak, K. et al. Does a 4-6 Week Shoeing Interval Promote Optimal Foot Balance in the Working Equine? Animals (Basel). 2017. View Summary
  11. O'Grady, S. Various aspects of barefoot methodology relevant to farriery in equine veterinary practice. Equine Veterinary Medicine. 2015.
  12. WVC 2013: Making the Change to Barefoot. The Horse. 2013.
  13. O'Grady, S. Basic Farriery for the Performance Horse. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2008. View Summary
  14. Comben, N. et al. Clinical observations on the response of equine hoof defects to dietary supplementation with biotin. Vet Rec. 1984. View Summary
  15. Josseck, H. et al. Hoof horn abnormalities in Lipizzaner horses and the effect of dietary biotin on macroscopic aspects of hoof horn quality. Equine Vet J. 1995. View Summary
  16. Geyer, H. and Schulze, J. The long-term influence of biotin supplementation on hoof horn quality in horses. Schweizer Archiv fur Tierheilkunde. 1993. View Summary
  17. Reilly, J.D., et al. Effect of supplementary dietary biotin on hoof growth and hoof growth rate in ponies: a controlled trial. Equine Vet J. 2010.
  18. Buffa, Eugene et al. Effect of dietary biotin supplement on equine hoof horn growth rate and hardness. Equine Vet J. 1992. View Summary
  19. Mills, CF. Dietary interactions involving the trace elements. Annu Rev Nutr.
  20. Higami, A. Occurence of white line disease in performance horses fed on low-zinc and low-copper diets. J Equine Sci. 1999.
  21. Ott, EA and Johnson, EL Effect of trace mineral proteinates on growth and skeletal and hoof development in yearling horses.. J Equine Vet Sci. 2001.
  22. Nutrient Requirements of Horses: Sixth Revised Edition. National Academies Press, Washington, D.C. 2007.