Le javart cartilagineux (quittor en anglais) est une infection du cartilage collatéral du pied équin. Elle provient habituellement d’une plaie qui expose les structures internes du sabot aux bactéries. Sans traitement, le javart cartilagineux peut mener à la nécrose des tissus, à une douleur intense et à d’autres complications.
Cette pathologie peut être débilitante pour les chevaux atteints. Elle peut provoquer une boiterie importante et une gêne marquée. Heureusement, le javart cartilagineux est désormais relativement rare. Il était autrefois fréquent parmi les chevaux de trait.
La détection précoce et une intervention vétérinaire rapide sont essentielles pour que le cheval puisse récupérer et retrouver la santé à long terme. Une intervention chirurgicale est souvent nécessaire pour retirer le tissu infecté du sabot.
En comprenant les effets du javart cartilagineux, les facteurs de risque et les stratégies de prévention, les propriétaires et les palefreniers sont mieux outillés pour protéger la santé des sabots et la qualité de vie de leurs chevaux.
Le javart cartilagineux
Le javart cartilagineux est une infection du cartilage collatéral, aussi appelé le cartilage ungulaire. Ces structures se trouvent de chaque côté du pied du cheval. Elles s’attachent à l’os du pied, c.-à-d. à la troisième phalange, et lui procurent soutien et flexibilité. [1][2]
Le javart se développe souvent à la suite d’un traumatisme ou de plaies perforantes dans la région qui permettent aux bactéries d’infiltrer les structures internes du sabot. [3][4]
Les infections liées au javart entraînent ordinairement l’ouverture de voies de drainage dans la peau du cheval. Ces dernières se forment le long du bourrelet périoplique ou juste au-dessus. [5] Si on ne soigne pas rapidement l’infection, elle peut se propager à d’autres structures et conduire à la nécrose des tissus (la mort des tissus). [2][6][7]
Les autres désignations du javart incluent celles qui suivent : [5][6][7]
- la nécrose du cartilage latéral;
- la nécrose du cartilage collatéral médial ou latéral de la phalange distale;
- l’infection du cartilage collatéral;
- la chondrite septique des cartilages collatéraux.
L’anatomie du pied équin
Il est utile pour les propriétaires de chevaux de se familiariser avec les structures internes et externes du pied équin afin de mieux comprendre la physiopathologie du javart et d’autres affections du sabot.
L’extérieur du pied équin
Le sabot est la partie externe dure du pied équin. Il comporte les structures suivantes : [1][2]
- La muraille est la paroi extérieure dure qui entoure le sabot. Semblable aux ongles ou aux griffes d’autres mammifères, une protéine appelée kératine est la principale constituante du sabot. Ce dernier pousse continuellement.
- La sole se trouve sur la face inférieure du sabot. Il s’agit de la zone à l’intérieur de la ligne blanche, soit la couche la plus interne de kératine où les tissus mous et durs se rejoignent, à l’exclusion de la fourchette. La sole est la première couche de tissu mou qui protège les structures internes. Elle joue un petit rôle dans le soutien de la charge.
- La fourchette est la couche la plus profonde de tissus mous. Elle forme une structure angulaire qui se trouve à l’intérieur la sole. En plus de protéger les structures internes du pied, la fourchette empêche le sabot de se déformer lorsque le cheval se déplace. Elle lui permet de ressentir où se situent ses pieds et ses membres les uns par rapport aux autres, un mécanisme appelé la proprioception.
L’extérieur du sabot a pour fonction de protéger les structures internes du pied. Il aide en outre à répartir les chocs et le poids des battues du cheval. La bande coronaire ou bourrelet périoplique est le nom donné à l’endroit où le sabot rejoint la partie charnue du pied.
L’intérieur du pied équin
À l’intérieur du sabot, plusieurs structures critiques travaillent conjointement pour assurer le bon fonctionnement du pied.
Illustration: Dr. Ana Mesa, PhD Légende:
White line: Ligne blanche
Lamina: Chair feuilletée (couches lamellaires)
Flexor tendon: Tendon fléchisseur
Lateral cartilage: Cartilage latéral
Pedal/Coffin bone: Os du pied/Troisième phalange/Phalange distale
Celles-ci incluent les suivantes : [1][2][8]
- L’os du pied, aussi nommé phalange distale ou troisième phalange, procure un soutien structurel à l’intérieur du sabot. La troisième phalange est le principal os porteur du pied équin.
- L’os naviculaire se trouve derrière l’os du pied. Il agit comme une poulie pour le tendon fléchisseur profond du doigt dont le rôle consiste à fléchir le sabot.
- Le coussinet plantaire agit comme un amortisseur sous l’os du pied. Il aide à assurer le renvoi du flux sanguin vers le haut du membre.
- Les lamelles ou chair feuilletée sont des couches de tissu imbriquées qui fixent la troisième phalange à la muraille.
- Les cartilages collatéraux se trouvent de chaque côté du sabot. Ils amortissent les chocs et protègent les structures internes.
Les cartilages collatéraux et le javart
Les cartilages collatéraux s’attachent à l’os du pied. Ces deux structures en forme d’aile sont situées à l’intérieur du sabot, de chaque côté de la troisième phalange. [1]
Le javart se développe initialement dans les cartilages collatéraux lorsqu’une plaie au pied expose les structures internes aux infections bactériennes. [4] Comme le cartilage ne contient pas de vaisseaux sanguins, l’infection disparaît rarement d’elle-même. [6]
Sans traitement, elle peut rapidement se propager aux tissus mous et aux os à proximité. Un cheval soupçonné de souffrir du javart doit immédiatement recevoir des soins vétérinaires. [6]
Cette pathologie est plus susceptible de se développer dans les membres postérieurs. Elle se produit le plus souvent dans la partie arrière du boulet, mais on la trouve parfois sur les côtés ou à l’avant du bourrelet. Dans ces cas moins fréquents, la douleur tend à être plus intense. [7]
Les facteurs de risque
Les cas de javart cartilagineux sont plutôt rares de nos jours. En effet, le soin des plaies et les traitements chirurgicaux ont évolué considérablement au cours des dernières décennies. De plus, la diminution de la dépendance à l’égard des chevaux de trait a eu un impact sur la prévalence de cette maladie. [3][6]
Les facteurs de risque du javart incluent ceux qui suivent : [3][7]
- La race: les chevaux de trait sont plus enclins à développer le javart que les autres races.
- Le climat: les chevaux sont plus susceptibles de développer le javart en hiver en raison du froid.
- Les poils longs: les chevaux dont les poils sont épais ou longs, en particulier ceux dont on a rasé les poils, sont plus sujets au javart. Les chevaux au poil fourni ont tendance à avoir une peau plus délicate. Le rasage laisse une repousse rugueuse qui peut irriter la peau et causer des gerçures, ce qui la rend plus vulnérable aux infections.
Le javart peut toucher les chevaux de tout âge et des deux sexes. [6]
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Les causes
Le javart se développe lorsque des bactéries pénètrent dans les structures internes du pied équin par une brèche dans le sabot.
Les facteurs suivants peuvent être à l’origine des plaies : [1][6][7]
- une blessure pénétrante au pied;
- une faille dans la jonction entre la sole et la muraille du sabot;
- un abcès;
- les bleimes de la sole;
- les seimes de la muraille.
Le javart peut d’autre part être une complication secondaire d’autres affections des sabots, notamment la laminite ou le kératome. Dans certains cas, aucune lésion apparente ne semble liée à l’infection. [7]
Une fois que les bactéries pénètrent dans les structures internes du pied, elles peuvent proliférer et prospérer. Elles provoquent une inflammation, car le système immunitaire cible la région infectée. Si l’infection progresse vers les cartilages collatéraux, elle est susceptible de s’y installer. En effet, le cartilage manque de vaisseaux sanguins et ne bénéficie pas d’une réponse immunitaire efficace. [1][7]
L’inflammation du sabot cause de la douleur et de l’enflure. Celle-ci comprime les vaisseaux sanguins dans le pied. Cette constriction limite l’apport sanguin et aggrave les symptômes. [1][7]
Le pied du cheval est constamment en contact avec la boue, le fumier, l’urine et d’autres matières propices à la croissance des bactéries. Toute plaie dans la région présente une forte probabilité d’infection. [3]
Chez les chevaux en bonne santé, les cellules immunitaires combattent normalement les infections où qu’elles se manifestent dans l’organisme. La circulation sanguine achemine ces cellules vers les sites d’infection. Étant donné que le sabot a un faible apport sanguin et que toute enflure dans la région restreint davantage la circulation, les infections qui s’installent dans le pied se résorbent rarement sans intervention médicale. [3]
Plusieurs espèces de bactéries peuvent être présentes dans une infection liée au javart, ce qui la rend encore plus difficile à maîtriser sans l’aide du vétérinaire. [3]
Les symptômes
Les symptômes du javart mettent entre dix jours et six mois à se manifester à compter du moment de la blessure. [6] La plaie initiale a guéri ou semble être en voie de guérison lorsque les symptômes du javart apparaissent. [3]
Le signe caractéristique du javart est l’apparition de voies de drainage dans le sabot au-dessus de la bande coronaire. [1]
Les voies de drainage sont de petites ouvertures ou des orifices qui se forment à la surface de la peau. La peau environnante peut être rougie, enflée ou chaude. [6] Ces voies libèrent ordinairement un pus malodorant de manière intermittente. [3]
Une ou plusieurs voies peuvent apparaître le long du bourrelet. [6] Les voies de drainage peuvent sembler guérir puis se rouvrir spontanément, signe que l’infection fait toujours rage. [6]
Les chevaux atteints présentent souvent une boiterie modérée ou grave en raison de la douleur que cause l’inflammation dans les structures infectées. [3]
On constate parfois une enflure sur toute la longueur du membre malade. Selon la gravité, l’enflure peut s’étendre aux endroits suivants : [1][6][7]
- la région coronaire du pied;
- le boulet;
- le jarret;
- le genou.
Parmi les autres symptômes, on compte ceux qui suivent : [1][6][7]
- la posture caractéristique du cheval fourbé qui bascule son poids sur les postérieurs;
- la peau rougie autour du pied;
- une poussée de fièvre;
- la perte d’appétit;
- du pus ou du pus teinté de sang qui s’écoule des voies de drainage ou du dessous du sabot;
- l’ulcération et la desquamation de la peau morte.
L’évacuation des voies de drainage peut demander des mois, même avec un traitement. [6]
Gravité
La gravité du javart dépend de la profondeur de l’infection dans le pied et des structures internes impliquées. Dans les cas bénins, seulement une ou deux voies de drainage se forment et l’infection se limite au cartilage. [7]
Dans les cas plus graves, les tissus conjonctifs et les tendons sont infectés. [7] Lorsque la chair feuilletée ou le tissu osseux environnant est également touché, on juge qu’il s’agit d’un cas très grave qui requiert une intervention médicale agressive. [7]
Dans les cas graves, le cheval peut développer une synovite (l’inflammation de la membrane qui entoure les articulations), une périostite (l’inflammation du tissu conjonctif qui recouvre les os) ou de l’arthrite. [7]
Dans les cas les plus graves, le cheval développe une arthrite septique. On doit alors l’euthanasier. [6]
La gravité dépend en outre de l’endroit où se développe l’infection dans le pied. Elle est plus susceptible de se trouver à l’arrière du boulet. Lorsqu’elle est sur les côtés ou à l’avant du bourrelet, elle tend à être plus douloureuse. [7]
Le diagnostic et le traitement
Les chevaux qui montrent des signes de javart cartilagineux requièrent des soins vétérinaires immédiats. Un traitement rapide leur donne les meilleures chances de se rétablir complètement. [6]
Le diagnostic est fondé sur un examen physique, et confirmé par l’IRM et les radiographies. [1]
Le traitement peut être conservateur, en se servant uniquement de médicaments, ou chirurgical. Certaines preuves suggèrent que l’approche conservatrice suffit rarement à guérir le cheval. [6]
Les soins conservateurs incluent : [6]
- le trempage du pied dans des solutions antiseptiques;
- l’injection de préparations enzymatiques dans les voies de drainage;
- le soin des plaies;
- les antibiotiques.
Dans les cas qui requièrent une intervention chirurgicale, on procède comme suit : [6][9]
- Le vétérinaire pare, râpe et prépare le sabot en le frottant vigoureusement.
- Il enveloppe ensuite le pied dans un bandage imbibé d’antiseptique qui doit rester en place douze heures.
- Il met le cheval sous anesthésie générale, puis il pratique une incision dans la peau autour du sabot infecté.
- Il gratte ou retire le tissu nécrosé, soit le tissu mort, à l’aide d’agents biologiques.
- Il bourre ensuite la plaie de bandages antiseptiques et la referme avec des points de suture.
Après l’opération, il faut changer les pansements antiseptiques tous les jours ou tous les deux jours jusqu’à ce que la couche cornée ait repoussé. [3] Si nécessaire, on enveloppe le sabot d’un plâtre au lieu d’un bandage. [9]
La guérison du javart exige de prodiguer très régulièrement des soins attentifs aux plaies. L’assistance d’un vétérinaire ou d’un technicien vétérinaire peut être nécessaire. Certains chevaux peuvent devoir rester à l’hôpital après l’intervention chirurgicale, en particulier pendant la phase initiale de convalescence.
Dans certains cas, le chirurgien pratique une ouverture dans la muraille du sabot pour permettre le drainage des fluides et du pus. [3] Les chevaux qui ont subi une intervention chirurgicale pour le javart, en particulier lorsque le vétérinaire a dû ouvrir la muraille, ont souvent besoin d’une ferrure spéciale pendant leur convalescence. [5]
Le pronostic
Les chevaux atteints de javart survivent majoritairement à la maladie. Si le traitement réussit à maîtriser l’infection avant qu’elle n’engendre des dommages permanents aux structures avoisinantes, on s’attend à ce que le cheval retrouve une locomotion normale une fois guéri. En règle générale, il est en mesure de revenir à son niveau de rendement précédent. [3][9]
Dans certaines circonstances, en particulier en cas de propagation de l’infection aux autres tissus ou de retard du traitement, le cheval peut boiter de manière chronique même si l’infection a disparu. [3][9]
Si l’infection touche l’articulation elle-même ou survient après l’intervention chirurgicale, le pronostic d’un retour à la pleine mobilité est réservé. [3][9] Si l’arthrite septique se développe dans le pied, le pronostic est pessimiste. [3][9]
La prévention
On peut prévenir le javart cartilagineux en accordant une attention particulière aux pieds du cheval et en lui prodiguant rapidement les premiers soins lorsqu’il se blesse à cet endroit. On doit inspecter régulièrement la partie inférieure des membres pour détecter les plaies éventuelles, en particulier après les séances d’exercice. [9]
Les premiers soins pour traiter les blessures aux pieds comprennent : [9]
- arrêter les saignements abondants en appliquant un garrot ou un bandage compressif;
- appliquer de la glace sur la région touchée;
- appliquer des antibiotiques topiques sur les lésions;
- stabiliser le pied.
Chaque fois qu’il traite un cheval pour une plaie pénétrante, le vétérinaire doit l’immuniser contre le tétanos. [9]
En résumé
Le javart cartilagineux est une infection du cartilage collatéral du pied équin. Les symptômes caractéristiques sont un suintement, de la douleur et des voies de drainage ouvertes au-dessus du bourrelet du sabot.
- Sans soins vétérinaires rapides, l’infection peut se propager à d’autres structures et tissus du pied. Elle peut engendrer une boiterie permanente qui risque de limiter la longévité de l’animal.
- Des bactéries qui pénètrent dans le pied par une brèche dans la peau ou le sabot sont à l’origine du javart.
- La gravité de la maladie dépend de la profondeur de l’infection dans les structures du sabot.
- Le traitement consiste habituellement à procéder à une intervention chirurgicale pour éliminer les tissus nécrosés et évacuer les voies de drainage, suivie d’une antibiothérapie agressive.
- Le pronostic est bon si le traitement réussit. De nombreux chevaux reviennent à leur niveau de rendement antérieur.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le quittor chez les chevaux :
Le quittor chez les chevaux est une infection du cartilage collatéral à l'intérieur du sabot, généralement après que des bactéries pénètrent par une plaie ou une blessure. Ces cartilages sont situés de chaque côté de l'os du pied et aident à soutenir le sabot. Comme le cartilage est peu vascularisé, l'infection disparaît rarement d'elle-même et provoque souvent des trajets fistuleux, de la douleur, de l'enflure et de la boiterie.
Le quittor est généralement causé par des bactéries qui pénètrent dans le pied par une plaie perforante, une fissure du sabot, un abcès, une contusion de la sole ou un défaut près de la paroi du sabot. Une fois que les bactéries atteignent le cartilage collatéral, l'infection peut s'établir puisque cette région est peu vascularisée. La boue, le fumier, l'urine et d'autres matières contaminées autour du sabot peuvent augmenter le risque d'infection.
Les signes courants du quittor comprennent la boiterie, l'enflure, la douleur et de petits trajets fistuleux au-dessus de la bande coronaire. Ces ouvertures peuvent laisser s'écouler du pus malodorant ou un écoulement sanguinolent, se refermer pendant un certain temps, puis se rouvrir. Certains chevaux développent également de la chaleur, de la rougeur, de la fièvre, une baisse d'appétit, de l'enflure du membre ou une posture campée lorsque l'infection devient plus grave.
La plupart des blessures au sabot n'entraînent pas de quittor, mais les plaies profondes près des cartilages collatéraux présentent un risque plus élevé. Les perforations, les fissures, les abcès et les contusions peuvent permettre aux bactéries de pénétrer dans le pied et de se propager aux structures plus profondes. Toute nouvelle blessure au sabot doit être nettoyée, surveillée de près et examinée par un vétérinaire si une boiterie, de l'enflure, de la chaleur ou un écoulement apparaissent.
Le quittor est une infection grave du sabot, car elle peut se propager du cartilage collatéral aux tissus mous, aux tendons, à l'os ou aux articulations voisines. Les cas sévères peuvent entraîner une nécrose tissulaire, une boiterie chronique, de l'arthrite ou une arthrite septique. Des soins vétérinaires précoces donnent au cheval les meilleures chances de contrôler l'infection avant que des dommages permanents n'affectent sa locomotion.
Le quittor est diagnostiqué au moyen d'un examen vétérinaire et d'imagerie, comme des radiographies ou une IRM, afin d'identifier les structures infectées à l'intérieur du pied. Les trajets fistuleux près de la bande coronaire constituent un signe clinique important, mais l'imagerie permet de confirmer jusqu'où l'infection s'est propagée. Le diagnostic est essentiel, car les décisions de traitement dépendent de l'atteinte du cartilage, des tissus mous, de l'os ou des articulations.
Le traitement du quittor implique souvent une chirurgie visant à retirer les tissus infectés ou nécrosés du sabot. Les soins conservateurs peuvent inclure des bains de pied antiseptiques, des antibiotiques, des soins de plaie et le traitement du trajet fistuleux, mais cela ne suffit souvent pas à rétablir la locomotion. Les cas chirurgicaux nécessitent des bandages soigneux, des soins fréquents et parfois une ferrure spécialisée pendant la guérison du sabot.
Le quittor peut causer une boiterie permanente si le traitement est retardé ou si l'infection se propage à l'os, aux articulations ou à d'autres structures profondes. De nombreux chevaux retrouvent une locomotion normale lorsque l'infection est contrôlée tôt et que les soins de suivi sont rigoureux. Les cas impliquant une arthrite septique ou des dommages internes importants présentent un pronostic moins favorable et peuvent ne pas retrouver une mobilité complète.
Les chevaux de trait sont associés au quittor, car cette affection était historiquement plus fréquente chez les chevaux de travail exposés à la boue, au froid, aux terrains accidentés et aux blessures des membres inférieurs. Les longs poils autour du paturon peuvent également retenir l'humidité ou irriter la peau, surtout après la tonte. Les soins modernes des plaies, les techniques chirurgicales améliorées et la diminution du nombre de chevaux de trait au travail ont rendu le quittor moins fréquent aujourd'hui.
De bons soins de maréchalerie peuvent aider à réduire le risque de quittor en maintenant l'équilibre du sabot, en limitant les fissures et en permettant de détecter rapidement les petits problèmes. Un parage régulier et des inspections du sabot peuvent aider à repérer les contusions, les défauts, les abcès ou les dommages à la paroi avant qu'une infection plus profonde ne se développe. Les soins de maréchalerie sont plus protecteurs lorsqu'ils sont combinés à une prise en charge vétérinaire rapide des plaies ou de la boiterie.
Les propriétaires de chevaux peuvent aider à prévenir le quittor en inspectant régulièrement les membres inférieurs et les sabots, surtout après l'exercice ou la sortie dans des conditions difficiles. Les premiers soins rapides en cas de blessure, un sol propre, des soins réguliers de maréchalerie et une évaluation vétérinaire des plaies pénétrantes réduisent tous le risque. Un vétérinaire devrait également administrer une protection contre le tétanos lorsqu'un cheval présente une plaie perforante du pied.
Résumé
Le quittor est une infection du cartilage collatéral du pied du cheval. Le symptôme caractéristique est la présence de trajets de drainage ouverts, douloureux et suintants au-dessus de la bande coronaire.
- Sans soins vétérinaires rapides, l’infection peut se propager à d’autres structures et tissus du sabot et entraîner une boiterie permanente limitant la vie.
- Le quittor est causé par des bactéries qui envahissent le pied à travers une brèche dans la peau ou le sabot.
- La gravité de l’affection dépend de la profondeur à laquelle l’infection pénètre dans les structures du sabot.
- Le traitement consiste généralement en l’ablation chirurgicale des tissus morts et le nettoyage des trajets de drainage, suivis d’une antibiothérapie agressive.
- Le pronostic est bon si le traitement est réussi; de nombreux chevaux retrouvent leurs niveaux de performance antérieurs.
Références
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- Blankenship, M. et al., The Equine Hoof and the Problems It Faces. Horsemen’s Update. Grayson Jockey Club Research Foundation. 2007.
- Redding, R. and O’Grady, S. E., Septic Diseases Associated with the Hoof Complex: Abscesses, Puncture Wounds, and Infection of the Lateral CartilageVet. Clinics of North America: Equine Practice. 2012.
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- Milner, P. and Hughes, I., Remedial Farriery Part 3: The Role of Farriery in the Surgical Management of Quittor in the Horse. UK Vet Companion Animal. 2012.
- Honnas, C. et al., Necrosis of the Collateral Cartilage of the Distal Phalanx in Horses: 16 Cases (1970-1985). Journal of the American Medical Association. 1988.
- Williams, C., Quittor or Quitter. The Journal of Comparative Medicine and Veterinary Archives. 1892.
- Bras, R. J. and Redden, R., Understanding the Basic Principles of Podiatry. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2018. View Summary
- Burba, D. J., Traumatic Foot Injuries in Horses: Surgical Management. Compendium. 2013.










