La laminite associée aux pâturages est une forme de laminite induite par l’insuline qui peut survenir après que le cheval a brouté des graminées et des légumineuses riches en glucides hydrolysables (GH).
Cette affection provoque de la douleur et un étirement dans les lamelles des sabots. Si elle n’est pas traitée rapidement, elle peut évoluer vers la fourbure, une atteinte potentiellement mortelle qui entraîne la migration de la phalange distale dans la boîte cornée du sabot.
Selon un sondage mené auprès de responsables d’écuries aux États-Unis, plus de 50 % des cas de laminite signalés avaient pour cause probable la consommation de pâturage riche ou une surconsommation de céréales. [1]
L’herbe riche contient des niveaux plus élevés de GH – une mesure de la teneur en sucre, en amidon et en fructane du fourrage. Au printemps, la transition des chevaux à une herbe riche en nutriments peut déclencher une crise de laminite causée par la réponse insulinique à un apport élevé en sucre et/ou en amidon. [2][3]
Les chevaux souffrant de troubles métaboliques impliquant une résistance à l’insuline, tels que le syndrome métabolique équin, ont un risque accru de laminite associée aux pâturages. [4]
La laminite associée aux pâturages
Cause fréquente de boiterie, la laminite associée aux pâturages peut survenir chez les chevaux de toute race et de tout âge. Elle peut toucher n’importe quel pied, mais se manifeste le plus souvent dans les sabots des antérieurs.
La laminite associée aux pâturages est plus susceptible de se produire au printemps et au début de l’été, lorsque les nouvelles pousses d’herbe présentent une faible teneur en fibres et une haute teneur en sucre. Elle peut également survenir à l’automne, lorsqu’une repousse a lieu dans de nombreux pâturages, et lorsque les températures nocturnes plus fraîches amènent les plantes à mettre en réserve des quantités plus élevées de GH.
Toutes les plantes de pâturage contiennent des glucides hydrolysables, mais leur concentration est plus élevée en période de croissance rapide, en cas d’exposition à la lumière directe du soleil et après une période de stress comme une sécheresse ou un gel.
La laminite associée aux pâturages se traduit par une altération de la circulation sanguine dans les lamelles des sabots. Les lamelles sont les structures molles qui ancrent la phalange distale (os du sabot) à la muraille. Cette affection peut provoquer la séparation des lamelles et faire en sorte que la phalange distale ne soit plus adéquatement maintenue en place. [5]
Lorsque la phalange distale n’est plus soutenue par les lamelles, elle change d’orientation dans la boîte cornée du sabot et peut migrer vers le bas, exerçant une pression sur la sole ou la perforant. Si la laminite progresse jusqu’à ce stade, on parle alors de fourbure.

Teneur en GH des graminées
Les concentrations de sucres simples, de fructanes et d’amidon des pâturages fluctuent constamment.
Il n’y a aucun type d’herbe de pâturage qui présente systématiquement de faibles niveaux de GH, puisque ceux-ci varient en fonction d’un certain nombre de facteurs dynamiques, notamment :
- Le type de plante
- La composition du sol
- L’utilisation d’engrais
- La durée et l’intensité de l’ensoleillement
- L’heure du jour
- La saison et la coupe
- L’exposition à des facteurs de stress environnementaux
- La hauteur de l’herbe
Les graminées de saison froide, comme l’ivraie, la fléole des prés, la fétuque et la dactyle, sont connues pour leur teneur élevée en fructanes et en sucre.
Les graminées de saison chaude, comme le chiendent pied-de-poule, l’herbe de Bahia et le chiendent de bœuf, ne produisent pas de fructanes, mais peuvent être plus riches en sucre et en amidon. [6][7]
La concentration de GH dans l’herbe augmente généralement au cours de la matinée, culmine dans l’après-midi, et diminue au cours de la nuit. Les chevaux consomment moins de GH lorsqu’ils paissent la nuit ou le matin plutôt que l’après-midi.
Les conditions de stress qui limitent la croissance des plantes augmentent également leur concentration en GH. Lorsque la croissance est limitée, l’énergie produite par la photosynthèse est stockée en réserve au lieu d’être utilisée pour la croissance.
Les facteurs de stress pour les plantes comprennent les baisses de température, les gelées meurtrières, l’application d’herbicides, le surpâturage et une mauvaise composition du sol.
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Qu’est-ce qui cause la laminite associée aux pâturages?
Si les signes cliniques de la laminite s’observent dans les sabots, cette affection débute cependant dans le tube digestif après la consommation de plantes riches en glucides.
La laminite associée aux pâturages est considérée comme une forme de laminite endocrinopathique, car elle implique un dysfonctionnement de l’insuline, une hormone endocrinienne.
Les mécanismes exacts de cette maladie sont encore à l’étude, mais il semble qu’elle soit partiellement médiée par des niveaux élevés d’insuline (hyperinsulinémie) dans le corps du cheval. [5][8]
Bien que des altérations de la fonction de l’intestin postérieur et une surcharge en fructanes aient déjà été impliquées dans la laminite associeé aux pâturages, de nouvelles études démontrent que l’élévation de l’insuline est le principal facteur en cause. [9]
La résistance à l’insuline
Les pâturages composés d’herbes riches en nutriments et de nouvelles pousses fournissent des concentrations élevées de glucides facilement digestibles, y compris le sucre et l’amidon.
Le sucre et l’amidon sont des sources d’énergie rapidement digérées qui augmentent le taux de sucre (glucose) dans le sang et contribuent à augmenter la sécrétion d’insuline par le pancréas.
Les chevaux qui souffrent de troubles métaboliques ou d’un dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP) sont particulièrement susceptibles de présenter des taux d’insuline élevés. [4] Ces chevaux sont souvent en surpoids, ce qui augmente la charge sur les lamelles.
Ces chevaux ont une certaine intolérance au glucose/résistance à l’insuline, ce qui signifie qu’ils ont besoin de plus d’insuline pour réguler leurs niveaux de glucose sanguin supérieurs à la normale. [5]
Les recherches démontrent qu’un taux d’insuline élevé est directement lié au développement de la laminite chez les chevaux et les poneys. [10] L’insuline influence la production d’agents biologiques comme l’endothéline-1, qui favorise la constriction des vaisseaux sanguins dans les sabots. [11][12][13]
Un taux d’insuline élevé peut déclencher la séparation des lamelles, bien que les chercheurs étudient encore le mécanisme exact qui est en jeu.
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Quels sont les symptômes de la laminite associée aux pâturages?
Avant l’apparition de la laminite, vous pourriez remarquer une prise de poids rapide et le développement ou l’aggravation de dépôts de graisse anormaux. Les dépôts adipeux sur la crête de l’encolure deviennent très dures au toucher.
Si votre cheval est atteint de laminite associée aux pâturages, il peut présenter un large éventail de symptômes, dont les suivants :
- Une réticence à se déplacer pour éviter de mettre du poids sur ses sabots douloureux
- Se tenir avec les antérieurs campés pour alléger le poids qu’ils doivent supporter
- Une boiterie et un raccourcissement de la foulée
- Un ramollissement de la couronne; dans les cas graves, l’exsudat peut passer à travers la couronne
- Une chaleur dans les sabots
- Une augmentation du pouls digité
- Un évasement des sabots affectés en raison de la phase initiale du détachement des lamelles
- La présence d’anneaux sur les sabots dus à des lésions aux lamelles
- Un élargissement de la ligne blanche; le bord interne du sabot peut s’étirer lorsque les lamelles commencent à se détacher
- Des abcès fréquents dans les sabots
Si vous remarquez l’un de ces signes après que votre cheval a été mis au pâturage sur une herbe luxuriante, appelez votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic.
Quels sont les facteurs de risque de la laminite associée aux pâturages?
Si tous les chevaux peuvent développer une laminite endocrinienne, certains y sont plus prédisposés que d’autres. Les facteurs de risque de la laminite associée aux pâturages comprennent :
La génétique
Les chevaux et les poneys de certaines races, notamment les Welsh, les Shetland, les Islandais, les Fjords norvégiens et les Morgans, présentent un risque plus élevé de laminite associée aux pâturages. [14] Toute race susceptible de souffrir de troubles métaboliques présente également un risque accru de laminite.
Ces chevaux sont généralement considérés comme ayant des besoins caloriques faibles. Ils sont souvent en surpoids ou obèses, ou présentent des dépôts adipeux à certains endroits du corps. L’obésité augmente la charge portée par les lamelles et peut accroître les dommages causés par la laminite liée aux pâturages.
Ces chevaux sont génétiquement prédisposés à stocker plus de graisse pour l’utiliser comme réserve d’énergie lorsque la nourriture se fait rare. Si ces gènes ont pu aider leurs ancêtres qui vivaient dans des environnements difficiles, ils sont préjudiciables aux chevaux d’aujourd’hui qui ont à leur disposition des aliments riches en calories.
De plus en plus de preuves indiquent que le syndrome métabolique est génétique, ce qui explique son absence chez certaines races. [15][16][17][18]
La résistance à l’insuline
Le rôle principal de l’insuline est de stimuler les tissus pour qu’ils éliminent le glucose de la circulation sanguine. Lorsque la signalisation de cette hormone est affaiblie, les tissus ne parviennent pas à absorber le glucose, ce qui déclenche la production d’une plus grande quantité d’insuline pour éliminer le glucose du sang.
Un taux d’insuline élevé est une cause connue de laminite chez les chevaux et les poneys. [10] Un taux d’insuline élevé peut perturber la circulation sanguine dans les sabots en augmentant la production d’endothéline-1. [12][19] Cet hyperinsulinémie pourrait être responsable de la prolifération et de l’allongement des lamelles observés dans les premiers stades de la laminite endocrinienne. La mort cellulaire peut alors survenir, affaiblissant la connexion entre l’os et le sabot et augmentant le risque de laminite.
Les chevaux atteints du syndrome métabolique ont des cellules qui ne répondent pas bien à l’insuline, ce qui peut entraîner des niveau d’insuline supérieurs à la normale, bien que les taux de glycémie demeurent généralement normaux.
L’insuline a généralement des effets vasodilatateurs, mais chez les sujets qui présentent une résistance à cette hormone, les substances vasoconstrictrices peuvent l’emporter. Par exemple, des niveaux plus élevés d’endothéline-1 sont observés en cas de résistance à l’insuline. [11] Il s’agit d’une protéine produite par les cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins dans les tissus conjonctifs du sabot équin. L’augmentation de l’endothéline-1 favorise la vasoconstriction (la constriction des vaisseaux sanguins), ce qui augmente le risque de laminite.
La résistance à l’insuline diminue également la production d’oxyde nitrique, une molécule de signalisation essentielle qui régule la circulation du sang et de l’oxygène dans les tissus. Des niveaux réduits d’oxyde nitrique pourraient favoriser la laminite en entravant la circulation normale.
Le DPIP
Le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (syndrome de Cushing équin) est une maladie endocrinienne qui affecte couramment les chevaux âgés de toutes races.
Les recherches indiquent que plus de 50 % des chevaux ou poneys atteints d’un DPIP développent une laminite. [20][21]
Ces chevaux sont prédisposés à la laminite en raison d’une surproduction d’hormones hypophysaires qui modifient les réponses métaboliques. Les chevaux atteints d’un DPIP présentent des niveaux élevés d’adrénocorticotrophine (ACTH) circulante. Cette hormone stimule les glandes surrénales afin d’augmenter la production du cortisol, une hormone du stress.
L’augmentation du cortisol contribue indirectement à la vasoconstriction du sabot en augmentant la sensibilité des vaisseaux sanguins aux agents vasoconstricteurs, y compris les catécholamines.
Les catécholamines, comme l’épinéphrine/l’adrénaline, sont des hormones libérées par les glandes surrénales en réponse à la douleur. Ces hormones provoquent une vasoconstriction périphérique qui réduit l’afflux sanguin vers les sabots, entraînant une inflammation et une destruction des tissus.
L’augmentation du taux de cortisol chez les chevaux atteints d’un DPIP a non seulement un impact sur le flux sanguin périphérique, mais favorise également la résistance à l’insuline en entravant la signalisation de l’insuline, augmentant ainsi le risque de laminite.
L’âge
Avec l’âge, le risque de développer une laminite associée aux pâturages augmente, car la résistance à l’insuline est corrélée à l’âge. Cette résistance se développe rarement chez les animaux en croissance, mais peut apparaître dès l’âge de 3 à 5 ans.
Les concentrations d’insuline dans le sang en réponse à l’ingestion de sucre sont plus élevées chez les chevaux âgés que chez les plus jeunes. Cela tend à indiquer qu’ils sont plus résistants à l’insuline. [22]
Diagnostic
Une évaluation vétérinaire est nécessaire pour diagnostiquer avec précision la laminite et l’étendue des dommages causés aux lamelles. Dans certains cas, des radiographies seront utilisées pour déterminer s’il y a eu migration de la phalange distale et pour fournir une base de référence pour le ferrage thérapeutique.
Les chevaux qui ont souffert de laminite doivent être testés pour détecter toute atteinte métabolique sous-jacente qui aurait pu contribuer à leur état.
Traitement
Le cheval atteint de laminite doit être immédiatement retiré du pâturage et examiné par un vétérinaire. Il doit être placé dans un box à litière profonde ou dans un petit espace au sol souple afin de limiter ses mouvements.
En fonction de la gravité de la boiterie, le cheval pourrait avoir besoin d’un repos prolongé au box, avec ou sans promenade occasionnelle en main.
Les chevaux souffrant de laminite aiguë peuvent devoir rester au box même après la disparition de la boiterie, jusqu’à la guérison complète des lamelles. Cependant, dans la plupart des cas, il est préférable de les laisser se déplacer librement, à condition qu’ils ne prennent pas d’antalgiques. Idéalement, ces déplacements devraient se faire dans un petit enclos attenant au box. Cela favorise la circulation sanguine et la guérison.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont fréquemment prescrits, mais sont souvent peu efficaces car la laminite endocrinienne n’est pas inflammatoire. En cas de douleur intense, le chlorhydrate de tramadol peut être envisagé. [23] Les complications liées aux AINS sont dues à l’inhibition de l’oxyde nitrique, ce qui en fait une option peu adaptée au traitement de la laminite endocrinienne.
L’application de glace sur les sabots (cryothérapie) peut soulager temporairement la douleur, mais elle est contre-indiquée en cas de laminite endocrinienne car elle aggrave la vasoconstriction. La glace est cependant efficace pour les autres causes de laminite impliquant une inflammation.
Il est également essentiel de traiter toute affection endocrinienne sous-jacente et de mettre en œuvre des stratégies d’alimentation et de gestion adaptées pour prévenir de futurs épisodes de laminite. Le contrôle de l’insuline est le facteur le plus important pour diminuer la douleur et arrêter la laminite. Avec une alimentation appropriée, la douleur peut s’atténuer en deux ou trois jours.
Le ferrage thérapeutique est bénéfique pour les chevaux atteints de laminite. Les fers barrés en cœur et d’autres types de ferrage correctif peuvent aider à la réadaptation du cheval. Certains chevaux se rétablissent mieux sans fers (parage pieds nus) et peuvent porter des guêtres et des plaques pour plus de confort. Cette approche permet un parage plus fréquent, souvent nécessaire pendant la convalescence après une laminite.
Stratégies de prévention de la laminite associée aux pâturages
Les précautions ci-après peuvent aider à protéger votre cheval contre la laminite associée aux pâturages : [24][25]
- Éviter la mise au pâturage : Les chevaux et les poneys atteints de laminite active ne doivent pas avoir accès à l’herbe tant qu’ils ne sont pas complètement rétablis. Si le vétérinaire l’autorise, on peut faire sortir le cheval dans une parcelle sèche dépourvue d’herbe.
- Limiter la consommation d’herbe : L’utilisation d’une muselière peut réduire la consommation d’herbe dans le cas des chevaux qui peuvent consommer sans danger une quantité limitée de pâturage. Certains chevaux doivent être sortis dans des parcelles sèches ou clairsemées pour éviter une surconsommation d’herbe.
- Gérer les pâturages : Veillez à ne pas surpâturer les pâturages afin de réduire la quantité de sucre ingérée par votre cheval. Les herbes qui ont atteint leur hauteur maximale et libéré leurs graines sont les plus sûres à brouter, mais leur teneur en sucre et en amidon variera tout de même au cours de la journée.
- Faire analyser les pâturages : L’herbe peut être analysée pour déterminer les niveaux approximatifs de glucides hydrolysables à différentes périodes de l’année. Toutefois, étant donné que ces niveaux fluctuent considérablement, une faible teneur en GH sur un échantillon d’herbe ne signifie pas nécessairement que l’herbe est sans danger pour les chevaux prédisposés à la laminite. Pour une analyse précise, l’échantillon d’herbe doit être congelé instantanément dans de l’azote liquide.
- Bien sélectionner son foin : Si vous sortez votre cheval dans une parcelle sèche, vous devez lui offrir un foin adéquat à manger. Choisissez du foin contenant moins de 10 % de GH + amidon. Si vous n’êtes pas en mesure de soumettre un échantillon de foin, ce dernier doit être trempé pour réduire sa teneur en sucre.
- Assurez-vous que votre cheval maintient un poids sain : Les chevaux en surpoids ont une charge qui affecte leurs pieds. Surveillez régulièrement l’état de chair de votre cheval et adaptez son alimentation en conséquence. Bien que les recherches aient démontré que la prise de poids n’entraîne pas nécessairement une résistance à l’insuline, la perte de poids, elle, l’améliore.
- Introduisez les changements alimentaires progressivement : Ne donnez pas accès au pâturage à votre cheval toute la journée sans lui avoir d’abord accordé une période de transition à partir d’un régime à base de foin. Surveillez les signes de laminite pendant la période de transition entre le régime à base de foin et le pâturage.
- Choisissez soigneusement les heures de sortie : La période la plus sûre pour les chevaux sujets à la laminite est entre 4 h et 8 h du matin, lorsque le taux de GH est le plus bas. Cependant, si les températures nocturnes sont inférieures à zéro, le taux de sucre reste élevé jusqu’au petit matin.
- Surveiller les signes de laminite : Les chevaux présentant un risque de laminite doivent être surveillés quotidiennement. Les premiers signes de laminite comprennent la chaleur des sabots, l’augmentation du pouls digité et la réticence à se déplacer.
- Apportez des soins réguliers aux sabots : Faites parer les sabots de votre cheval régulièrement. Un maréchal-ferrant peut vous aider à vérifier les sabots de votre cheval pour détecter les signes de laminite et d’autres problèmes de sabots susceptibles d’endommager les lamelles.
- Consultez un nutritionniste équin : Consultez un nutritionniste équin pour élaborer le programme d’alimentation idéal pour votre cheval. Le régime alimentaire doit être équilibré sur le plan nutritionnel pour favoriser la santé des sabots, la fonction métabolique et le bien-être général.
Vous pouvez soumettre les informations relatives à votre cheval en ligne pour une consultation gratuite avec nos nutritionnistes équins. Ceux-ci peuvent vous aider à concevoir un programme de sortie à l’extérieur pour votre cheval qui minimise le risque de laminite associée aux pâturages.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la fourbure associée au pâturage chez les chevaux :
La fourbure associée au pâturage se développe lorsque les chevaux consomment de grandes quantités de sucres et d'amidons provenant de graminées et de légumineuses de pâturage luxuriantes. Ces glucides déclenchent une élévation des taux d'insuline, ce qui peut endommager les lamelles qui soutiennent l'os du pied à l'intérieur du sabot. Les chevaux atteints de résistance à l'insuline, de syndrome métabolique équin ou de PPID sont particulièrement vulnérables parce que leur organisme produit des réponses insulinémiques plus élevées après le pâturage.
La fourbure associée au pâturage provoque souvent une réticence à se déplacer, une foulée raccourcie et un transfert du poids loin des pieds douloureux. De nombreux chevaux développent de la chaleur dans leurs sabots et un pouls digité plus fort avant l'apparition d'une boiterie évidente. Des anneaux de sabot, une ligne blanche étirée, des abcès récurrents et des changements dans la forme du sabot peuvent également apparaître à mesure que les dommages aux tissus laminaires progressent.
La fourbure associée au pâturage est plus fréquente au printemps et au début de l'été lorsque l'herbe fraîche contient des concentrations élevées de sucres et d'autres glucides non structuraux. Le risque peut également augmenter durant les périodes de repousse automnale. Les nuits fraîches, le fort ensoleillement, la sécheresse, le gel et d'autres facteurs de stress pour les plantes peuvent accroître les concentrations de sucres dans les pâturages, rendant le pâturage plus risqué pour les chevaux sensibles.
La fourbure associée au pâturage est plus fréquente chez les chevaux et poneys qui maintiennent facilement leur poids, prennent du poids facilement ou présentent des troubles métaboliques. Les poneys Welsh, les poneys Shetland, les chevaux Islandais, les Fjords norvégiens et les Morgans font partie des races présentant un risque accru. Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin, de PPID, d'obésité ou ayant des antécédents de fourbure sont également plus susceptibles de subir de futurs épisodes.
La résistance à l'insuline augmente considérablement le risque de fourbure parce que les chevaux atteints produisent des concentrations d'insuline plus élevées après avoir consommé des sucres et des amidons. Les recherches montrent qu'une élévation de l'insuline est une cause directe de la fourbure endocrinopathique. Des concentrations élevées d'insuline peuvent nuire à la circulation dans les tissus du sabot et affaiblir la connexion entre la paroi du sabot et l'os du pied, augmentant ainsi le risque de dommages laminaires.
Le PPID augmente le risque de fourbure associée au pâturage en modifiant la production hormonale et en favorisant la résistance à l'insuline. Plus de la moitié des chevaux et poneys atteints de PPID pourraient développer une fourbure au cours de leur vie. Les changements hormonaux associés au PPID peuvent affecter la circulation sanguine, le métabolisme et la régulation de l'insuline, créant des conditions qui rendent les tissus du sabot plus vulnérables aux dommages.
La fourbure associée au pâturage peut évoluer vers l'affaissement de la troisième phalange lorsque les dommages aux lamelles deviennent suffisamment graves pour permettre le déplacement de l'os du pied à l'intérieur de la capsule du sabot. À mesure que le soutien structurel s'affaiblit, l'os peut pivoter vers le bas et exercer une pression sur les tissus environnants. L'affaissement de la troisième phalange est une complication grave qui peut affecter de façon permanente la locomotion et la qualité de vie.
Le pâturage tôt le matin est généralement le plus sécuritaire pour les chevaux sujets à la fourbure parce que les concentrations de sucres dans l'herbe sont souvent les plus faibles entre 4 h et 8 h. Toutefois, des températures sous le point de congélation durant la nuit peuvent empêcher les plantes d'utiliser les sucres stockés, ce qui maintient des concentrations élevées de glucides même durant les heures matinales. Les conditions météorologiques et la gestion des pâturages influencent toutes deux le niveau de risque.
Une muselière de pâturage peut réduire le risque de fourbure en limitant la quantité d'herbe qu'un cheval consomme lorsqu'il est au pâturage. Une consommation réduite d'herbe signifie une exposition moindre aux sucres et aux amidons qui déclenchent des pics d'insuline. Les muselières de pâturage sont couramment utilisées pour les chevaux qui peuvent tolérer un accès limité aux pâturages tout en ayant besoin de sorties pour l'exercice et le bien-être mental.
Le foin destiné aux chevaux sujets à la fourbure associée au pâturage doit être faible en sucres et en amidon afin de minimiser les réponses insulinémiques. De nombreux nutritionnistes recommandent un fourrage contenant moins de 10 % d'ESC plus amidon sur une base de matière sèche. Lorsqu'une analyse du foin n'est pas disponible, le trempage du foin peut aider à réduire sa teneur en sucres et à diminuer l'apport alimentaire en glucides.
Les chevaux âgés sont plus susceptibles de développer une fourbure associée au pâturage parce que la résistance à l'insuline devient plus fréquente avec l'âge. Les chevaux vieillissants produisent souvent des réponses insulinémiques plus élevées après avoir consommé des sucres que les adultes plus jeunes. L'âge augmente également la probabilité de développer un PPID, ce qui accroît davantage la susceptibilité à la fourbure endocrinopathique et aux problèmes de sabot connexes.
La fourbure associée au pâturage est diagnostiquée à l'aide d'un examen vétérinaire, d'une évaluation des signes cliniques et d'une analyse de l'état métabolique sous-jacent. Des radiographies peuvent être utilisées pour déterminer si une rotation ou un déplacement de l'os du pied s'est produit. Des analyses sanguines visant des affections comme le syndrome métabolique équin et le PPID sont souvent recommandées afin d'identifier les facteurs contribuant au développement de la fourbure.
La fourbure associée au pâturage nécessite un retrait immédiat du pâturage et une évaluation vétérinaire rapide. Les chevaux sont généralement gardés sur une surface souple afin de réduire le stress exercé sur les lamelles endommagées pendant que le traitement vise à gérer la douleur et à corriger les problèmes métaboliques sous-jacents. Une intervention précoce améliore le confort, limite les dommages au sabot et peut réduire le risque d'évolution vers l'affaissement de la troisième phalange.
Résumé
La laminite associée aux pâturages est une forme de laminite induite par l’insuline qui survient suite à la consommation de graminées riches en glucides hydrolysables (GH). Cette affection cause de la douleur, des dommages aux lamelles du sabot et, si elle n’est pas traitée, peut mener à la fourbure, une affection potentiellement mortelle. Les chevaux présentant des troubles métaboliques comme la résistance à l’insuline courent un risque plus élevé de laminite associée aux pâturages.
- La laminite associée aux pâturages survient lorsque les chevaux paissent sur des pâturages riches en nutriments contenant des niveaux élevés de sucre, d’amidon et de fructanes
- Les pâturages luxuriants au printemps et à l’automne sont les plus susceptibles de déclencher la laminite associée aux pâturages en raison d’une faible teneur en fibres et d’une teneur élevée en GH
- Les chevaux atteints de syndrome métabolique ou de DPIP courent un risque plus élevé de laminite associée aux pâturages en raison de la résistance à l’insuline
- La laminite associée aux pâturages provoque de la douleur au niveau des sabots, de la boiterie, de la chaleur dans les sabots et une croissance anormale du sabot
- Le traitement comprend le retrait du cheval des pâturages, des soins vétérinaires et des soins correctifs des sabots
- La prévention consiste à gérer l’ingestion au pâturage, à surveiller les niveaux d’insuline et à s'assurer que le cheval maintient un poids santé
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