Les chevaux de sport ont des besoins en calories et en protéines plus élevés que les chevaux à l’entretien qui font peu ou pas d’exercice.
Les régimes alimentaires élaborés pour répondre aux besoins des chevaux qui travaillent doivent tenir compte de leur charge de travail et des objectifs de leurs propriétaires en matière de performance. Ils doivent aussi contribuer à atténuer le risque accru que le cheval souffre de certains troubles de santé liés à l’entraînement.
La plupart des chevaux qui travaillent peuvent combler leurs besoins en calories et en protéines en mangeant principalement des fourrages de bonne qualité. Malgré cela, ils peuvent avoir besoin d’aliments supplémentaires pour répondre pleinement à leurs besoins.
L’optimisation de l’alimentation de tout cheval de sport doit d’autre part tenir compte de sa discipline, de sa race, de son âge, de son programme d’entraînement ou de course, de la fréquence des déplacements et de ses antécédents médicaux.
Par exemple, bien que les chevaux d’endurance et de course aient des besoins nutritionnels similaires selon les données établies par le National Research Council (NRC), les approches pour répondre à ces besoins sont différentes pour favoriser au mieux leur performance et leur récupération.
Une consultation avec un nutritionniste équin permet d’élaborer un régime alimentaire adapté à chaque cheval, ainsi qu’aux objectifs de gestion et de performance de son propriétaire.
La physiologie de l’exercice équine
Les chevaux ont évolué en tant que proies dotées d’une grande capacité à déployer des efforts intenses lorsqu’ils doivent échapper aux prédateurs. Ils se sont par ailleurs adaptés au maintien de l’endurance physique sur de longues distances en parcourant de vastes plaines à la recherche de fourrage et d’eau.
Depuis la domestication, l’élevage sélectif en vue d’améliorer les performances a fait naître des races adaptées à certaines formes précises d’entraînement.
Les Pur-sang anglais (Thoroughbred) possèdent relativement peu de diversité génétique. Ils se distinguent par leur capacité à fournir un effort intense pendant de courtes périodes. Inversement, les chevaux arabes sont mieux adaptés aux activités qui exigent de l’endurance. Les races de trait excellent dans le transport de lourdes charges. [1]
Toutes les formes d’exercice impliquent des contractions musculaires coordonnées qui exploitent l’énergie cellulaire sous forme d’ATP (adénosine triphosphate). L’ATP est le carburant dont se servent les muscles pour se contracter et se détendre.
Cette énergie provient principalement de la dissolution des lipides et des glucides contenus dans l’alimentation et emmagasinés dans l’organisme. Dans une moindre mesure, les protéines peuvent aussi produire de l’énergie.
L’organisme équin brûle toujours un peu de glucose (des glucides). Mais les matières grasses sont la principale source d’énergie du cheval au repos ou astreint à un entraînement de faible intensité. L’organisme génère cette énergie en aérobiose (à l’aide d’oxygène) dans les mitochondries.
À mesure que l’intensité du travail augmente, la voie mitochondriale peut ne plus suffire, de sorte que la combustion anaérobie (sans oxygène) du glucose devient un contributeur important. Le glucose est dérivé du glycogène emmagasiné dans les muscles ou acheminé aux muscles par le sang.
Les performances à l’effort
En plus de l’entraînement et du conditionnement, le régime alimentaire joue un rôle crucial dans le soutien des performances à l’effort des chevaux.
Il faut d’autre part tenir compte d’autres aspects de la gestion équine pour favoriser un rendement optimal. Certains de ces facteurs incluent le soutien de la santé des intestins et du système respiratoire, l’état antioxydant, la récupération après l’entraînement, l’équilibre électrolytique et la fonction immunitaire.
Maintenir un état de chair optimal
Un état de chair en surpoids et la présence d’une importante couche de graisse sous-cutanée peuvent affecter les performances du cheval en augmentant la masse corporelle qu’il doit déplacer et en nuisant à la dissipation de chaleur.
En revanche, l’insuffisance pondérale est toute aussi préjudiciable, car le cheval a moins de réserves caloriques disponibles. Une étude menée sur les chevaux d’endurance a révélé un taux plus bas d’achèvement des raids chez les sujets dont le score d’état de chair était inférieur à 4,5. [24]
Le score d’état de chair idéal pour soutenir la santé et le rendement est de 4,5 ou 5 sur l’échelle de Henneke qui comporte 9 points. Bien que certaines disciplines puissent préférer les chevaux trop gras pour des raisons esthétiques, cet état de chair est à éviter, car il nuit à la santé de l’animal.
Minimiser le stress
Le stress chronique peut avoir un impact important sur le bien-être du cheval en affectant son appétit, en compromettant sa santé intestinale et en entraînant une baisse de performance. Les causes fréquentes de stress chez les chevaux à l’entraînement incluent les suivantes : [2]
- l’exercice excessif;
- le remorquage fréquent;
- la privation de sommeil;
- l’isolement social;
- les changements fréquents au sein des groupes sociaux.
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Le niveau d’exercice
Pour donner au cheval qui travaille une alimentation qui contient les quantités adéquates d’énergie calorique, il faut commencer par évaluer correctement son niveau d’exercice. Les propriétaires de chevaux surestiment souvent la charge de travail de leur animal. [3]
Cette erreur d’évaluation peut mener à une suralimentation de céréales et de concentrés dans certains cas, ce qui contribue à la forte incidence d’ulcération gastrique et de comportements excessivement fougueux chez les chevaux de sport. [4][5]
Les cinq niveaux d’exercice définis par le NRC sont principalement fondés sur la fréquence cardiaque atteinte pendant l’effort et sur la durée de la séance. [6][7]
Entretien
Les chevaux à l’entretien ne participent à aucun programme d’entraînement. Ils incluent les chevaux qui vivent au pâturage. Ceux-ci prendront part naturellement à certaines périodes d’activité accrue lorsqu’ils sont en liberté au pré.
Exercice léger
Description : de 1 à 3 heures par semaine, 40 % au pas, 50 % au trot, 10 % au galop. La fréquence cardiaque à l’effort est d’environ 80 battements par minute.
Exemples :
- l’équitation récréative;
- les premières séances d’entraînement;
- les chevaux qui participent occasionnellement aux concours.
Exercice modéré
Description : de 3 à 5 heures par semaine, 30 % au pas, 55 % au trot, 10 % au galop, 5 % de saut d’obstacles bas, de cutting ou d’autres activités sportives. La fréquence cardiaque à l’effort est d’environ 90 battements par minute.
Exemples :
- l’équitation récréative;
- les chevaux d’école;
- les chevaux qui participent régulièrement aux concours;
- les chevaux de polo.
Exercice intense
Description : de 4 à 5 heures par semaine, 20 % au pas, 50 % au trot, 15 % au galop, 15 % d’activité au grand galop, de saut d’obstacles ou d’autres activités sportives. La fréquence cardiaque à l’effort est d’environ 110 battements par minute.
Exemples :
- le travail de ranch;
- les chevaux de polo;
- le concours complet aux niveaux bas ou moyen;
- l’entraînement de course (stades intermédiaires).
Exercice très intense
Description : divers; varie d’une heure de travail à grande vitesse par semaine, à 6 à 12 heures de travail lent par semaine. La fréquence cardiaque à l’effort est d’environ 110 à 150 battements par minute.
Exemples :
- la course (chevaux Quarter Horse, Thoroughbred, Standardbred);
- l’endurance;
- les concours complets de trois jours réservés à l’élite.
L’interprétation
Ces descriptions sont destinées à servir de lignes directrices générales et ne décrivent pas tous les programmes d’entraînement possibles. La majorité des chevaux qui travaillent sont soumis à un niveau d’exercice qui varie de léger à intense.
Il faut noter que plusieurs disciplines ne figurent pas dans les directives du NRC, notamment le dressage et le reining.
La fréquence cardiaque pendant l’exercice
Pour cerner les besoins nutritionnels du cheval, le principal facteur à considérer est la fréquence cardiaque moyenne pendant l’entraînement. Celle-ci indique la quantité d’énergie calorique que le cheval brûle à l’effort et la quantité à donner pour maintenir son état de chair et soutenir son niveau d’exercice.
Plusieurs autres facteurs affectent également les besoins caloriques des chevaux de sport, notamment ceux qui suivent : [7]
- le conditionnement physique et les compétences du cheval;
- la vitesse de l’exercice;
- la race du cheval;
- le tempérament du cheval;
- le poids du cheval;
- le poids du harnachement et du cavalier;
- le poids tracté sous harnais;
- l’entraînement en terrain incliné ou plat;
- la surface du lieu d’entraînement;
- la température ambiante.
Pour élaborer un régime alimentaire qui convient à votre cheval de sport, consultez un nutritionniste équin qui peut vous aider à le classer dans le niveau d’exercice approprié en tenant compte de ces variables.
Les besoins nutritionnels selon le niveau d’exercice
1) Énergie digestible
L’énergie digestible est le besoin nutritionnel qui varie le plus en fonction du niveau d’exercice. Il s’agit de l’énergie disponible pour la digestion et l’absorption en soustrayant les pertes dans le fumier.
Le cheval qui travaille doit consommer suffisamment de calories pour soutenir les mécanismes métaboliques de base, les besoins supplémentaires engendrés par l’entraînement et la réparation des muscles après l’exercice.
En Amérique du Nord, on exprime généralement les besoins énergétiques en mégacalories (mcal) par kilogramme de poids vif.
Pour un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb), les besoins en énergie digestible en fonction du niveau d’exercice sont les suivants : [6]
- l’entretien: 16,65 Mcal par jour;
- l’exercice léger: 19,98 Mcal par jour (20 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice modéré: 23,3 Mcal par jour (40 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice intense: 26,6 Mcal par jour (60 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice très intense: 31,6 Mcal par jour (90 % de plus que les besoins à l’entretien).
Ces besoins sont fondés sur les résultats d’études expérimentales et d’enquêtes sur le terrain. Ils correspondent bien aux apports caloriques constatés chez les chevaux astreints à différents niveaux d’entraînement. [7]
2) Les protéines
Les besoins en protéines augmentent avec l’exercice pour fabriquer et maintenir l’imposante masse musculaire des chevaux en bonne condition physique, promouvoir la réparation des muscles après l’entraînement et remplacer l’azote éliminé dans la sueur. [6]
En supposant un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb), les besoins en protéines en fonction du niveau d’exercice sont les suivants : [6]
- l’entretien: 630 grammes par jour;
- l’exercice léger: 700 grammes par jour (11 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice modéré: 768 grammes par jour (22 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice intense: 862 grammes par jour (37 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice très intense: 1 004 grammes par jour (60 % de plus que les besoins à l’entretien).
Des recherches plus récentes suggèrent que les apports en protéines recommandés par le NRC pourraient ne pas être optimaux pour les chevaux de sport.
Une étude a découvert que les chevaux de concours complet (charge de travail modérée ou intense) enregistraient une digestibilité maximale des protéines et des fibres lorsque le régime fournissait 2,25 grammes de protéines brutes par kilogramme de poids vif. [25] Cela représente 1 125 grammes par jour pour un cheval de 500 kilogrammes, ce qui est nettement plus élevé que la recommandation actuelle du NRC.
En revanche, cela ne signifie pas nécessairement qu’il faille ajouter des aliments riches en protéines à la ration. Les chevaux accroissent naturellement leur consommation de fourrage lorsque leur charge de travail augmente. Cette hausse peut fournir la majeure partie des protéines supplémentaires dont ils ont besoin.
Par exemple, un cheval de 500 kilogrammes astreint à une charge de travail intense doit manger une quantité de nourriture et de fourrage qui équivaut à 2,5 % de son poids vif. [6] Cela représente une hausse de 2 % par rapport aux besoins d’un cheval à l’entretien.
S’il reçoit un foin de qualité moyenne (10 % de protéines brutes), son apport en protéines sera de 1 250 grammes par jour à partir du fourrage seul, ce qui est déjà supérieur à ses besoins selon le NRC.
Certains chevaux peuvent avoir besoin de protéines supplémentaires, en particulier les jeunes chevaux à l’entraînement qui n’ont pas atteint la maturité. On doit évaluer attentivement l’apport en protéines des chevaux en croissance pour s’assurer qu’ils en obtiennent suffisamment et qu’elles sont de bonne qualité.
3) Les acides aminés
Les protéines sont constituées de différents éléments fondamentaux nommés acides aminés. L’organisme équin exploite ces molécules pour synthétiser des protéines dans les muscles et d’autres parties du corps.
Il existe 21 acides aminés différents, dont dix que l’organisme est incapable de synthétiser et qui doivent provenir de l’alimentation. On les appelle acides aminés « essentiels » ou « indispensables ». Ils doivent donc faire partie de la ration.
À ce jour, la science a établi chez les chevaux uniquement le besoin en lysine. On dit de celle-ci qu’elle est le premier acide aminé limitant. En effet, c’est celui qui est le plus susceptible d’être déficient dans l’alimentation, une carence qui ralentit le taux de synthèse des protéines. On considère normalement que deux autres acides aminés, la thréonine et la méthionine, sont les deuxième et troisième acides aminés limitants pour les chevaux en croissance.
Les besoins en protéines et en lysine du cheval croissent avec l’exercice. Le calcul des besoins en lysine est toujours le même, soit 4,3 % de la teneur en protéines brutes. [6]
En supposant un cheval adulte de 500 kilogrammes (1 100 livres), les besoins en lysine en fonction du niveau d’exercice sont les suivants :
- l’entretien: 27 grammes par jour;
- l’exercice léger: 30 grammes par jour (11 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice modéré: 33 grammes par jour (22 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice intense: 37 grammes par jour (37 % de plus que les besoins à l’entretien);
- l’exercice très intense: 43 grammes par jour (60 % de plus que les besoins à l’entretien).
En fonction de l’apport total en protéines de l’alimentation, de sa digestibilité et de sa composition, elle peut ou non contenir suffisamment d’acides aminés essentiels.
La méthionine qui contient du soufre est cruciale pour la santé des sabots. Elle est par ailleurs nécessaire pour synthétiser la créatine et la carnitine dans les muscles, des composés qui participent au métabolisme énergétique. Malheureusement, les niveaux de soufre dans le sol ont progressivement diminué au cours du siècle dernier. Cela a donné lieu à une diminution de la méthionine dans les végétaux et expose les chevaux à un risque accru de carence. [26]
Les chevaux dont la chaîne dorsale est peu développée ou affaiblie peuvent avoir besoin de sources de protéines supplémentaires ou d’une supplémentation en acides aminés. Parmi les autres signes de carence en protéines, on retrouve des sabots qui poussent lentement, un retard de croissance et une baisse d’appétit. [6]
4) Les vitamines et les minéraux
Les vitamines et les minéraux jouent des rôles cruciaux dans la physiologie de l’exercice, notamment :
- Ils agissent en tant que cofacteurs enzymatiques pour soutenir le métabolisme calorique et la synthèse des protéines.
- Ils jouent le rôle d’antioxydants (les vitamines) ou de centres actifs des systèmes enzymatiques antioxydants (les minéraux). Ceux-ci neutralisent les radicaux libres toxiques engendrés pendant l’exercice.
- Ils permettent la contraction des muscles et les impulsions nerveuses (c’est-à-dire le calcium qui se trouve dans les cellules musculaires et nerveuses) et modulent ces mécanismes (le magnésium).
- Ils améliorent la densité osseuse pour conserver un squelette résistant.
- Ils activent la perte d’eau pour la transpiration.
- Ils agissent comme électrolytes pour maintenir l’équilibre hydrique et le pH sanguin.
Une grande partie de la recherche sur les besoins en minéraux et en vitamines chez les chevaux à l’entraînement est axée sur le rôle de ces nutriments en tant qu’électrolytes et antioxydants.
Les électrolytes
Les minéraux suivants sont des électrolytes clés pour les chevaux qui travaillent : [6]
- Le sodium: le sodium est l’électrolyte le plus abondant dans l’organisme. Il participe à la transmission des signaux nerveux, à la stimulation de la soif et au maintien du volume des fluides. Les besoins pour les chevaux qui travaillent sont jusqu’à quatre fois supérieurs à ceux des chevaux à l’entretien.
- Le chlorure: le chlorure est le deuxième électrolyte le plus abondant dans l’organisme. C’est un anion extracellulaire qui joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre acido-basique. Les besoins pour les chevaux qui travaillent sont jusqu’à 2,3 fois supérieurs à ceux des chevaux à l’entretien.
- Le potassium: le potassium est essentiel pour la contraction et la détente des muscles. Les besoins pour les chevaux qui travaillent sont jusqu’à 2,1 fois supérieurs à ceux des chevaux à l’entretien. L’alimentation des équidés en contient normalement plus que la quantité nécessaire.
- Le magnésium: le magnésium est essentiel pour la détente musculaire et la signalisation nerveuse. Les besoins pour les chevaux qui travaillent sont jusqu’à deux fois supérieurs à ceux des chevaux à l’entretien.
- Le calcium: ce macrominéral est essentiel pour la contraction musculaire et la minéralisation osseuse. Les besoins pour les chevaux qui travaillent sont jusqu’à deux fois supérieurs à ceux des chevaux à l’entretien. Le ratio calcium/phosphore dans l’alimentation des chevaux adultes doit être compris entre 1,5 et 4 parts de calcium pour une (1) part de phosphore.
Les antioxidants
Les chevaux qui travaillent ont besoin d’une quantité plus élevée de certains vitamines et minéraux qui jouent le rôle d’antioxydants.
Table 1: besoins en minéraux minimaux quotidiens pour l’apport en nutriments antioxydants d’un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb) à l’entretien et astreint à un entraînement intense [6]
| Minéral | Entretien | Exercice intense |
|---|---|---|
| Sélénium | 1 mg | 1,25 mg |
| Vitamine E | 500 IU | 1 000 IU |
| Zinc | 400 mg | 500 mg |
| Cuivre | 100 mg | 125 mg |
| Manganèse | 400 mg | 500 mg |
Les chevaux qui font de l’exercice ont aussi besoin d’une plus grande quantité d’autres vitamines et minéraux qui agissent comme cofacteurs des enzymes impliquées dans les mécanismes métaboliques. Ces nutriments incluent les suivants :
- l’iode;
- le cobalt;
- la thiamine (la vitamine B1);
- la riboflavine (la vitamine B2).
Une augmentation de la quantité de ces micronutriments dans l’alimentation peut aider le cheval à mieux exploiter les calories contenues dans sa ration.
L’alimentation des chevaux de performance
Les directives d’alimentation suivantes pour les chevaux de performance sont fondées sur les besoins nutritionnels des chevaux établis par le National Research Council (NRC).
On doit en adapter les détails pour optimiser les rations des jours de course et des jours d’entraînement selon la discipline sportive, préférablement avec l’aide d’un nutritionniste.
1) Maximiser l’apport de fourrage
Les chevaux augmentent naturellement la quantité totale d’aliments consommés lorsque leur niveau d’exercice s’accroît. On s’attend à ce que les animaux soumis à un entraînement très intense mangent une quantité de matière sèche de fourrage qui correspond à 2,5 % de leur poids vif, contre 2 % pour les chevaux à l’entretien. [6]
Une consommation accrue de fourrage hausse le remplissage de l’intestin, ce qui alourdit le cheval et entraîne des conséquences évidentes sur ses performances. Bien qu’une diminution de la consommation de fourrage les jours de course puisse améliorer les performances, on doit soupeser soigneusement les avantages de la réduction du poids mort en regard aux éventuels troubles de santé intestinale et de comportement qu’elle engendre.
La consommation de fourrage doit correspondre quotidiennement à au moins 1 % du poids vif (5 kg ou 11 lb pour un cheval de 500 kg ou 1 100 lb). [8]
Les chevaux de sport qui ont accès au foin à volonté peuvent souvent combler presque entièrement ou totalement leurs besoins en calories et en protéines à partir du fourrage seulement.
Des études montrent que même les Standardbred de course, un sport classé dans la catégorie des exercices très intenses, peuvent maintenir leur état de chair et leurs performances athlétiques grâce à un régime composé exclusivement de fourrage. [9][10] Il convient toutefois de noter qu’ils mangent des fourrages dont le contenu calorique est plus élevé que celui généralement retrouvé en Amérique du Nord.
Le choix du fourrage pour les chevaux qui travaillent
Quel que soit le niveau d’exercice du cheval, il faut choisir le foin qui répond à ses besoins caloriques et lui permettre d’en manger à volonté. Les chevaux soumis à une charge de travail modérée à très intense auront probablement besoin d’un foin de graminées de grande qualité ainsi que de légumineuses comme la luzerne.
Pour choisir le foin destiné aux chevaux de sport, on recherche du foin récolté aux premiers stades de croissance qui est souple et dont les feuilles ou les limbes sont abondants. Il est plus appétent que le foin fibreux et grossier, ce qui permet de s’assurer que le cheval en mange suffisamment pour obtenir les calories et les protéines dont il a besoin.
Les sorties au pâturage sont par ailleurs un excellent moyen de favoriser l’expression des comportements naturels des équidés tout en leur procurant une alimentation riche en calories à moindre coût.
2) Ajouter des matières grasses et des fibres pour répondre aux besoins caloriques
Le fourrage devrait constituer l’essentiel de l’alimentation du cheval et fournir la majeure partie de l’énergie digestible. Certains chevaux peuvent avoir besoin de sources de calories supplémentaires dans les cas suivants :
- Les chevaux qui sont en insuffisance pondérale.
- Le fourrage est de piètre qualité.
- Le fourrage est peu disponible.
Le suivi de l’état de chair permet de savoir si le fourrage répond à ses besoins caloriques. Les chevaux obtiennent les meilleures performances athlétiques lorsque leur état de chair est de 4 ou 5 sur le système d’évaluation de Henneke qui comporte 9 points. [7]
Les chevaux de sport qui ont des besoins caloriques supplémentaires doivent recevoir des aliments riches en fibres solubles ou en matières grasses.
Le choix des sources de fibres
L’intestin postérieur digère rapidement les fibres solubles pour synthétiser des acides gras à chaîne courte que le cheval exploite pour produire de l’énergie. Dans l’analyse de fourrage, les glucides non fibreux représentent les glucides qui fournissent des calories rapidement disponibles.
La pulpe de betterave, un sous-produit alimentaire peu coûteux, constitue une excellente source de calories. Cet aliment possède l’avantage supplémentaire de pouvoir absorber une grande quantité d’eau. [11] Il peut donc aider à prévenir la déshydratation chez les chevaux qui travaillent. En revanche, il est riche en calcium comme la luzerne. Il faut donc l’équilibrer avec une source de phosphore appétente, par exemple le son de blé.
Le choix des sources de matières grasses
Les matières grasses sont les aliments les plus denses en calories. Elles fournissent 2,25 fois plus de calories par gramme que les glucides ou les protéines.
Les matières grasses constituent aussi une source de calories fraîches (cool calories) pour le cheval, car elles génèrent moins de chaleur pendant la digestion, ce qui est bénéfique pour les chevaux de performance. De plus, en réduisant la dépendance aux céréales comme source de calories, les chevaux sont souvent moins fougueux et donc plus faciles à manipuler. [12]
Les matières grasses peuvent combler jusqu’à 20 % des besoins en énergie digestible des chevaux de sport, ce qui représente environ 700 ml (25 oz) d’huile pour un cheval astreint à un entraînement très intense. [27] Cela dit, le remplacement complet des céréales dans la ration peut ne pas convenir à tous les chevaux de sport, car celles-ci aident à reconstituer le glycogène perdu pendant l’exercice.
Pour choisir l’huile, on privilégie les sources d’acides gras oméga-3, de DHA et d’EPA. On trouve ces derniers dans les sources d’origine marine comme l’huile de poisson et les algues microscopiques. Les huiles végétales telles que l’huile de lin ou de caméline n’en contiennent pas.
Le DHA et l’EPA procurent des bienfaits anti-inflammatoires supérieurs à l’ALA. La recherche a démontré qu’ils soutiennent la santé des articulations, la fonction respiratoire et la santé cardiovasculaire, en plus d’atténuer les saignements chez les chevaux de performance. [13][14][15][16]
L’huile w-3 de Mad Barn fournit 1 500 mg de DHA par portion de 100 ml qui provient d’algues microscopiques au goût agréable.
3) Choisir soigneusement les céréales
Bien que les régimes axés sur le fourrage puissent répondre aux besoins caloriques de la plupart des chevaux, certains peuvent bénéficier de l’ajout d’une petite quantité de céréales.
Les céréales comme l’avoine, l’orge et le maïs sont riches en amidon et en sucres, que l’organisme équin peut exploiter pour synthétiser du glycogène dans les muscles. Les diètes qui ont une teneur plus élevée en glucides hydrolysables peuvent stimuler une meilleure reconstitution du glycogène musculaire après l’exercice. [17]
En revanche, une consommation excessive peut être préjudiciable, de sorte qu’il faut calculer minutieusement le taux d’inclusion de ces aliments en fonction du niveau d’exercice du cheval et de la composition de l’ensemble de son alimentation. On donne habituellement des moulées complètes aux chevaux qui travaillent, mais ces dernières peuvent mener à une suralimentation en céréales et à une sous-alimentation en vitamines et en minéraux.
Il vaut mieux faire appel à un nutritionniste pour connaître les quantités précises de céréales à ajouter à la ration de chaque individu. L’avoine est la céréale préférée, car elle est plus riche en protéines que l’orge et le maïs. De plus, son amidon est plus digestible dans l’intestin grêle. [18] L’ajout séparé d’avoine, au lieu de se fier au contenu d’une moulée complète, permet un meilleur contrôle de la ration pour satisfaire les besoins du cheval concerné.
Les stratégies pour l’apport en céréales
On donne les céréales le plus tôt possible après le travail pour que l’organisme génère une plus grande quantité de glycogène dans les muscles. [28][29] Même les chevaux atteints du syndrome métabolique qui ont repris une charge de travail importante peuvent tolérer, et souvent requérir, l’ajout d’avoine et de luzerne ou de pulpe de betterave après l’exercice les jours où ils travaillent.
Pour augmenter à la fois les fibres et les glucides hydrolysables dans la ration, on prépare une purée avec deux parts de luzerne et une part de son de blé, calculées selon le poids. Cet ajout hausse la valeur nutritionnelle de la ration comparativement à la luzerne seule et rectifie le ratio calcium/phosphore.
Pour éviter d’avoir à faire tremper les aliments, on peut aussi mélanger deux parts d’avoine nature et une part de luzerne. Pour tirer le meilleur parti des céréales, on doit les donner dès que possible après la fin de la séance d’exercice.
4) Combler les besoins en vitamines et minéraux
Compte tenu du taux métabolique élevé des chevaux qui travaillent, il est particulièrement important de combler tous leurs besoins en vitamines et en minéraux. [19]
Les carences en vitamines ou en minéraux clés peuvent conduire à une baisse de performance, à la détérioration de l’état des sabots ou de la robe, à une récupération lente après l’entraînement, à des changements de comportement et à l’altération de la réponse immunitaire.
Omneity de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et de minéraux qui aide à satisfaire tous les besoins en micronutriments des chevaux de sport. Omneity contient des oligo-éléments organiques de la meilleure qualité. Il fournit la gamme complète des vitamines B, qui sont particulièrement importantes pour les chevaux soumis à une charge de travail intense.
L’ajout d’électrolytes
Pour les chevaux dont la charge de travail est légère ou modérée, le sodium est le principal électrolyte qu’il faut ajouter à la ration. On peut facilement y parvenir avec du sel. Le sel stimule la soif et encourage le cheval à boire, ce qui est bénéfique pour la santé des intestins.
En plus du sel en cristaux à volonté, les chevaux à l’entretien devraient recevoir ce qui suit :
- au moins 2 cuillères à soupe de sel en cristaux par jour par temps frais;
- au moins 4 cuillères à soupe de sel en cristaux par jour par temps chaud.
Les chevaux astreints à un entraînement intense ou très intense ont des besoins en sodium considérablement plus élevés. Même avec du sel offert à volonté, les animaux qui ont des besoins élevés en sodium peuvent ne pas en manger suffisamment. [20] Il leur faudra probablement d’autres électrolytes pour remplacer ceux perdus dans la transpiration.
Les chevaux qui travaillent par temps chaud transpirent davantage. Ils perdent donc plus d’électrolytes qu’il faut remplacer après l’exercice.
Pour les chevaux qui travaillent et par temps chaud, on choisit un électrolyte élaboré spécifiquement pour les équidés qui contient un niveau adéquat de sodium, de calcium, de potassium et de magnésium. Une source de sucre comme le dextrose permet de hausser le taux d’absorption de ces nutriments. Il fournit aussi un substrat pour la synthèse du glycogène. [21]
Les suppléments d’électrolytes doivent compléter les apports quotidiens en sel pour réussir à combler les besoins en sodium et en chlorure du cheval.
Performance XL de Mad Barn est un électrolyte conçu pour répondre aux besoins des chevaux de haute performance. Performance XL est élaboré sur des bases scientifiques pour remplacer les électrolytes perdus dans la transpiration. Il contient de la vitamine E et de la vitamine C ajoutées pour soutenir la prise en charge après l’entraînement.
5) Promouvoir la santé intestinale et respiratoire
Compte tenu de la forte incidence de troubles de santé intestinale et respiratoire chez les chevaux de sport, les propriétaires doivent parfois envisager l’ajout d’autres suppléments et des changements de gestion pour promouvoir à la fois la digestion et la fonction respiratoire. On estime que jusqu’à 90 % des chevaux de performance ont des ulcères gastriques et qu’environ 40 % souffrent d’une maladie respiratoire. [5][22]
La satisfaction des besoins en vitamines et en minéraux du cheval qui travaille et l’alimentation axée sur le fourrage peuvent contribuer grandement à réduire le risque de problèmes de santé. Néanmoins, l’ajout d’autres suppléments est parfois justifié.
Soutenir la santé intestinale
Avant de se tourner vers les suppléments, certaines stratégies de gestion essentielles peuvent procurer des bienfaits importants pour la santé intestinale, notamment :
- offrir régulièrement des sorties en liberté à l’extérieur avec des compagnons appropriés;
- fournir du foin ou du pâturage à volonté chaque fois que c’est possible et s’assurer que les chevaux ne passent pas plus de trois ou quatre heures sans avoir accès au fourrage;
- remplacer une partie ou la totalité des aliments concentrés par des sources de matières grasses ou de fibres à faible teneur en glucides non structuraux, telles que la pulpe de betterave ou les pellicules de soja;
- réduire les facteurs de stress environnementaux.
Parce que le remorquage et les facteurs de stress associés sont inévitables pour les chevaux qui font de la compétition, ils courent toujours un certain risque de développer des troubles intestinaux.
Mad Barn a conçu Visceral+ en collaboration avec des vétérinaires pour maintenir la santé de l’estomac après l’administration d’oméprazole pour soigner les ulcères gastriques. Il contient des nutriments qui soutiennent l’estomac, l’intestin grêle, l’intestin postérieur et le système immunitaire.
Favoriser la santé respiratoire
Les chevaux hébergés à l’intérieur pendant la plus grande partie de la journée sont susceptibles de développer des troubles respiratoires en raison de la poussière et de l’ammoniac dans l’air. On peut réduire les irritants respiratoires dans l’environnement des manières suivantes :
- en restreignant l’excès de protéines dans la ration pour diminuer l’excrétion d’urée;
- en étendant une litière peu poussiéreuse;
- en maximisant les sorties en liberté à l’extérieur;
- en traitant le foin à la vapeur;
- en évitant de donner du foin ou des aliments moisis.
Les suppléments qui soutiennent la santé respiratoire incluent les suivants :
- La spiruline: cette algue bleu-vert est riche en antioxydants, notamment le bêta-carotène, la vitamine C et la vitamine E, en plus de posséder des propriétés anti-inflammatoires.
- Le jiaogulan: on rapporte que ce supplément à base de plantes stimule la circulation sanguine. La recherche a démontré que 20 grammes de spiruline combinés à 2 grammes de jiaogulan amélioraient la santé respiratoire et les performances des chevaux à l’entraînement. [23] Le jiaogulan (Gynostemma pentaphyllum) a aussi atténué l’inflammation dans un modèle d’asthme en plus d’avoir un effet bronchodilatateur. [30][31]
- Le DHA: cet acide gras oméga-3 présent dans l’huile w-3 de Mad Barn a amélioré les scores de toux chez les chevaux atteints d’obstruction récurrente des voies respiratoires. [14][15]
Pour les chevaux qui font de l’exercice et qui ont besoin de calories supplémentaires, l’huile w-3 procure des matières grasses riches en calories et de l’acide oméga-3 DHA pour favoriser la santé respiratoire et articulaire.
Exemples de rations
Les exemples de rations ci-dessous sont destinés à un cheval adulte de 500 kg (1 100 lb) astreint à une charge de travail légère, modérée, intense ou très intense. L’objectif principal de ces régimes alimentaires est de répondre aux besoins caloriques des chevaux sans suralimenter ou sous-alimenter l’énergie digestible, ainsi que d’équilibrer parfaitement la ration en ajoutant du sel et un supplément complet de vitamines et de minéraux.
Travail léger
Les chevaux soumis à une charge de travail légère peuvent combler leurs besoins en énergie digestible en mangeant seulement du foin de graminées ou mixte. Ils n’ont ordinairement pas besoin de légumineuses comme la luzerne ou de calories supplémentaires sous forme de céréales ou de matières grasses.
Omneity en granulés et du sel en cristaux suffisent à équilibrer parfaitement le foin
| Aliment | Alimentation pour le travail léger |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin mixte (10% de protéines brutes) | 11,5 kg (25 lb) |
| Sel | 30 g (2 c. à soupe) |
| Omneity en granulés | 200 g (2 mesures) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 100 % |
| Protéines (% des besoins) | 145 % |
| GNS (% de l’apport) | 8,8 % |
| Gras (% de l’apport) | 2,8 % |
Travail modéré
Pour répondre aux besoins caloriques plus élevés des chevaux qui travaillent modérément, le foin seul peut ne pas suffire. Dans cet exemple de ration, les cubes de luzerne permettent de hausser l’apport calorique et servent de support pour mélanger l’huile ajoutée.
On ajoute Visceral+ pour promouvoir la santé intestinale, car le risque d’ulcères gastriques s’accroît avec l’augmentation de la charge de travail.
| Aliment | Alimentation pour le travail modéré |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin mixte (10% protéines brutes) | 12 kg (26,5 lb) |
| Cubes de luzerne | 0,5 kg (1 lb) (poids à sec) |
| Huile w-3 | 120 ml (4 oz) |
| Sel | 30 g (2 c. à table) |
| Omneity Premix | 120 g (4 mesures) |
| Visceral+ | 80 g (1 mesure) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 100 % |
| Protéines (% des besoins) | 151 % |
| GNS (% de l’apport) | 8,8 % |
| Fat (% de l’apport) | 3,8 % |
Travail intense
Pour les chevaux soumis à une charge de travail intense, on peut remplacer une partie du fourrage par un foin de luzerne. Dans cet exemple de ration, on ajoute aussi de l’avoine pour fournir des glucides hautement digestibles.
Il faut adapter cette diète selon la discipline sportive. Les chevaux d’endurance ont les mêmes besoins nutritionnels que les chevaux de course, mais ils requièrent un régime alimentaire distinct. Cet exemple de ration convient mieux aux chevaux de course, car il contient plus d’amidon et de sucre.
| Aliment | Alimentation pour le travail intense |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin mixte (10% protéines brutes) | 10 kg (22 lb) |
| Foin de luzerne (20% protéines brutes) | 0,5 kg (1.1 lb) |
| Avoine | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Pulpe de betterave en granulés (avec mélasse) | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Huile w-3 | 90 ml (3 oz) |
| Sel | 45 g (3 c. à table) |
| Omneity Premix | 120 g (4 mesures) |
| Visceral+ | 80 g (1 mesure) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 107 % |
| Protéines (% des besoins) | 151 % |
| GNS (% de l’apport) | 14 % |
| Gras (% de l’apport) | 3,6 % |
Travail très intense
Les chevaux soumis à une charge de travail très intense peuvent recevoir un régime alimentaire axé sur le fourrage avec l’ajout d’huile pour leur fournir des calories supplémentaires.
Dans cet exemple de ration, on inclut 600 ml (21 oz) d’huile pour répondre aux besoins caloriques accrus grâce à une source d’énergie fraîche. Il faut introduire l’huile progressivement pour éviter les troubles digestifs, en commençant par une once et en augmentant la quantité tous les trois ou quatre jours.
| Aliment | Alimentation pour le travail très intense |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Foin mixte (10% protéines brutes) | 9,5 kg (21 lb) |
| Foin de luzerne (20 % protéines brutes) | 1 kg (2,2 lb) |
| Avoine | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Pulpe de betterave en granulés (avec mélasse) | 1,5 kg (3,3 lb) |
| Quantité totale d’huile | 600 ml (21 oz) |
| Sel | 75 g (5 c. à table) |
| Omneity Premix | 120 g (4 mesures) |
| Visceral+ | 80 g (1 mesure) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 101 % |
| Protéines (% des besoins) | 130 % |
| GNS (% de l’apport) | 14 % |
| Gras (% de l’apport) | 7,5 % |
En résumé
Les étapes suivantes permettent de combler les besoins nutritionnels des chevaux qui travaillent et de promouvoir leurs performances :
- maximiser l’apport en fourrage avec du foin de bonne qualité;
- ajouter des sources de fibres et de matières grasses si le cheval a besoin de calories supplémentaires;
- vérifier que le régime alimentaire est bien équilibré, et qu’il contient suffisamment de vitamines et de minéraux en accordant une attention particulière aux électrolytes et aux antioxydants.
La meilleure façon de peaufiner l’alimentation de votre cheval de sport est d’obtenir une analyse de fourrage et de consulter un nutritionniste équin. Votre nutritionniste vous aidera à limiter ses problèmes de santé et à optimiser ses performances athlétiques.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la nutrition des chevaux de performance :
L’intensité de l’exercice détermine la quantité d’énergie, de protéines et d’électrolytes dont un cheval a besoin. À mesure que la charge de travail augmente, les besoins énergétiques augmentent pour alimenter la contraction musculaire et la récupération. Les chevaux soumis à un travail intense ont besoin de plus de calories, d’acides aminés et d’antioxydants pour réparer les tissus et maintenir l’hydratation. Les rations devraient être ajustées en fonction du niveau d’entraînement et des objectifs de performance.
L’apport adéquat en protéines se reflète dans la tonicité musculaire du cheval, sa ligne du dessus, la qualité de son poil et sa récupération après l’exercice. Les signes de carence comprennent la perte musculaire, une mauvaise croissance des sabots et des poils, et une diminution de l’endurance. Évaluer la qualité des fourrages, l’apport total en protéines et l’équilibre en acides aminés avec un nutritionniste aide à s’assurer que la ration soutient le maintien et la réparation musculaires.
Un fourrage de haute qualité devrait constituer la base de toute ration. Les chevaux soumis à un travail intense peuvent aussi avoir besoin de calories supplémentaires provenant de sources de matières grasses et de fibres comme la luzerne, la pulpe de betterave et les huiles végétales. Les matières grasses fournissent une source d’énergie concentrée et « froide » qui aide à soutenir l’endurance tout en limitant l’apport d’amidon provenant des céréales, lequel peut affecter la santé intestinale et le comportement.
Les stratégies d’alimentation devraient refléter les exigences de chaque discipline. Les chevaux d’endurance bénéficient de rations riches en matières grasses et axées sur les fourrages pour l’endurance, tandis que les chevaux de course ont souvent besoin d’un apport plus élevé en amidon pour reconstituer rapidement le glycogène. Consulter un nutritionniste équin permet de s’assurer que l’équilibre entre l’énergie, les protéines et les micronutriments correspond aux besoins spécifiques de performance, de déplacement et de récupération du cheval.
Résumé
La nutrition du cheval de performance vise à répondre à des besoins accrus en énergie, en protéines et en micronutriments, tout en soutenant la santé intestinale, respiratoire et métabolique pendant l’entraînement et la compétition. Les rations doivent être basées sur des fourrages de haute qualité, avec des sources de gras, de fibres, de grains et des suppléments soigneusement sélectionnés et ajustés selon le niveau d’exercice, la discipline et les facteurs de risque individuels.
- Les chevaux de performance ont des besoins plus élevés en énergie digestible, en protéines, en acides aminés, en vitamines et en minéraux, qui augmentent avec l’intensité de l’exercice
- Catégoriser correctement la charge de travail d’un cheval est important pour estimer les besoins caloriques et prévenir la suralimentation ou la sous-alimentation
- Maximiser l’apport de fourrages de haute qualité, puis ajouter des sources de gras et de fibres, permet à la plupart des chevaux au travail de combler leurs besoins énergétiques sans dépendre fortement des grains
- Les électrolytes, les antioxydants et les oligo-éléments doivent être équilibrés afin de soutenir l’hydratation, la fonction musculaire, la solidité osseuse et la récupération chez les chevaux à l’exercice
- Les stratégies d’alimentation, y compris le choix des fourrages, des gras et des grains, doivent être adaptées à la discipline, comme l’endurance versus la course, ainsi qu’à l’état corporel du cheval
- Des pratiques de gestion qui réduisent le stress et protègent la santé intestinale et respiratoire, en plus d’une ration équilibrée, aident à maintenir la performance et à diminuer le risque d’ulcères et de maladies des voies respiratoires
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