Le contrôle des parasites internes du cheval est une pratique importante pour prévenir les complications de santé qui leur sont associées.

Les parasites internes, également appelés vers ou helminthes, sont de grands endoparasites qui vivent à l’intérieur des chevaux et d’autres mammifères. En grand nombre, ils peuvent engendrer de l’inflammation, un dysfonctionnement immunitaire et des maladies gastro-intestinales.

L’objectif du programme de contrôle des parasites n’est pas d’éradiquer tous les parasites chez un individu. Il s’agit plutôt de restreindre les infestations pour que les animaux demeurent en bonne santé et ne développent pas de maladie clinique.

Jusqu’à récemment, on recommandait de vermifuger fréquemment et régulièrement tous les chevaux. En raison de la résistance croissante, les vétérinaires déconseillent désormais cette approche. Ils privilégient plutôt un protocole ciblé qui vise à traiter uniquement les animaux qui présentent un taux d’infection élevé.

Dans cet article, nous abordons certains des parasites internes qui affectent couramment les chevaux, ainsi que des instructions étape par étape pour les vermifuger.

Les types de vers trouvés chez les chevaux

Il existe plus de 150 espèces de parasites internes qui peuvent infester le cheval. Aujourd’hui, les espèces les plus pertinentes d’un point de vue clinique comprennent les petits strongyles, les vers ronds ou ascarides, ainsi que les ténias, aussi appelés vers solitaires.

Common Equine Internal Parasites

Légende – Les parasites internes courants chez le cheval

Pinworms: Oxyures
Roundworms: Ascarides ou vers ronds
Bots: Œstres ou gastrophiles
Tapeworms: Ténias ou vers solitaires
Threadworms: Anguillules
Large strongyles: Grands strongles
Small strongyles: Petits strongles (cyathostomes ou trichonèmes)

Les petits strongles ou cyathostomes

Les petits strongles (Cyathostomin spp.) sont le type de ver le plus fréquent chez les chevaux. On estime que Cyathostomin spp. infecte de 70 à 100 % de tous les chevaux dans le monde. [1]

Une fois ingérées, les larves de ce parasite s’enfouissent et continuent à se développer dans la muqueuse du gros côlon. À ce stade, on parle d’une population de « strongles enkystés ». À un moment donné, les larves adultes émergent de l’endothélium intestinal.

Les strongles enkystés peuvent être dangereux pour le cheval si un grand nombre de larves émergent tout d’un coup. C’est ce qu’on appelle une cyathostominose larvaire. Cette dernière peut provoquer une inflammation aiguë et endommager l’endothélium intestinal, ce qui cause de la diarrhée et des coliques. [2][3][4]

Les grands strongles

Anciennement, on considérait les grands strongles (Strongylus vulgaris) comme étant les parasites internes les plus dangereux pour les chevaux. Une partie de leur cycle de vie consiste à migrer à travers les vaisseaux sanguins qui alimentent l’intestin. Dans les cas graves, les dommages importants et l’altération de la circulation sanguine vers l’intestin affecté peuvent entraîner des coliques fatales. [2][3]

Cependant, des décennies de vermifugation fréquente ont considérablement réduit la prévalence de ce parasite. [5] Par conséquent, les infestations de grands strongles sont désormais rares chez les chevaux domestiqués.

Les vers ronds ou ascarides

Les vers ronds ou ascarides (Parascaris equorum) sont surtout dangereux pour les poulains et les jeunes chevaux. Les chevaux adultes développent une immunité en grandissant. [6]

Une fois ingérées, les larves de vers ronds migrent de l’intestin vers le foie et les poumons, avant de retourner dans l’intestin pour devenir adultes. La migration par le foie et les poumons peut engendrer de l’inflammation et endommager les tissus.

Les chevaux qui ont une charge élevée de vers ronds peuvent développer une toux ou un écoulement nasal pendant que les larves migrent vers les poumons. Si la charge d’ascarides est élevée, ils peuvent également montrer des signes de perte de poids, développer un gros ventre et souffrir de diarrhée. Dans les cas graves d’infestation d’ascarides, les parasites adultes peuvent obstruer l’intestin grêle et provoquer des coliques. [6][7]

Les vers solitaires ou ténias

Les vers solitaires ou ténias (Anoplocephala perfoliata) sont un type de cestode. Ils peuvent atteindre 20 centimètres de long, bien que leur longueur moyenne soit d’environ 8 centimètres.

Les ténias se rassemblent en grappes à la jonction iléo-cæcale qui se trouve entre le petit et le gros intestin, où ils peuvent perturber la motilité gastro-intestinale et causer des coliques. [8][9]

Les vers solitaires infectent les chevaux lorsque ces derniers ingèrent l’hôte intermédiaire. Dans le cycle de vie du ténia, il s’agit de l’acarien oribate qui est très répandu dans l’herbe, le foin et la paille. Une fois que le cheval a ingéré l’acarien, les larves de ténia deviennent des vers adultes. Dans les six à dix semaines suivantes, les femelles perdent les proglottis, soit les enveloppes des œufs, que le cheval élimine dans les crottins. [10][11]

Les oxyures

Les oxyures (Oxyuris equi) migrent dans le tractus gastro-intestinal et déposent leurs œufs autour de l’anus des chevaux.

Bien qu’ils ne soient pas une cause directe de dommage pathologique, les œufs engendrent des démangeaisons intenses et une irritation autour de la région anale du cheval. L’irritation peut être si intense que l’animal va chercher à gratter la zone jusqu’à ce que des plaies se forment. Celles-ci peuvent s’infecter et provoquer une grave irritation de la peau qui peut nécessiter l’intervention du vétérinaire. [12]

Les anguillules

Les anguillules (Strongyloides westeri) n’affectent normalement que les poulains. Les chevaux adultes développent une immunité naturelle vers l’âge de six mois environ.

Les anguillules se transmettent par le lait de la jument. Les poulains infectés peuvent être amaigris, souffrir de coliques, d’anémie et de diarrhée, et leur état de santé général peut en pâtir. [13][14]

Les vers filiformes de la nuque

Les vers du ligament de la nuque (Onchocerca cervicalis) sont répandus sous les climats chauds. Les vers adultes mesurent jusqu’à 30 centimètres de long. Ils vivent dans le ligament nucal qui s’attache à la tête et longe l’encolure.

À mesure que les vers du ligament de la nuque adultes mûrissent et se reproduisent dans le ligament nucal, ils libèrent des larves microscopiques appelées microfilaires qui se déposent sur la peau du cheval. Les microfilaires peuvent irriter la peau de la face, de l’encolure, des épaules et de l’estomac.

L’infection par les vers filiformes de la nuque, également connue sous le nom de filariose sous-cutanée, se propage par le biais d’insectes piqueurs suceurs de sang, notamment le moucheron piqueur ou brûlot. [15][16]

Les strongles pulmonaires

Les strongles pulmonaires ou dictyocaules (Dictyocaulus arnfieldi) sont fréquents chez les ânes. Ils peuvent se propager aux chevaux qui partagent leur pâturage.

À mesure que les strongles pulmonaires migrent et se développent dans les poumons, ils peuvent mener à une irritation respiratoire, à des écoulements nasaux et à de la toux.

Contrairement aux chevaux qui présentent rapidement des symptômes respiratoires, les ânes peuvent être infectés par un grand nombre de dictyocaules et ne montrer que peu ou pas de symptômes[17]

Les gastrophiles ou œstres

Les gastrophiles ou œstres (Gastrophilus intestinalis) sont des parasites saisonniers qui déposent des œufs sur le poil du cheval, habituellement les membres, pendant les mois de pâturage estivaux. Le cheval ingère ensuite un certain nombre d’œufs en se toilettant.

Une fois dans la bouche, les œufs de gastrophiles éclosent en larves qui migrent vers l’estomac pour se fixer à la muqueuse où ils continuent de se développer. Ils se détachent plus tard de la muqueuse et passent dans les crottins où ils se transforment en mouches. [18][19]

En général, on n’accorde pas d’importance clinique aux gastrophiles. Il est toutefois concevable que la présence d’un grand nombre de larves de gastrophiles dans l’estomac puisse irriter la muqueuse ou causer une obstruction gastrique.

Comment les chevaux contractent-ils des parasites internes?

Les parasites intestinaux se transmettent d’un cheval à l’autre par voie fécale-orale. Les parasites adultes se reproduisent dans le tractus gastro-intestinal du cheval. Les œufs passent ensuite dans les crottins et contaminent le milieu de vie. Un autre cheval qui broute dans la zone ingère les œufs ou les larves. Le parasite atteint son stade de vie adulte en se développant à l’intérieur de l’hôte.

Dans des conditions naturelles où les chevaux peuvent se déplacer librement, les parasites internes provoquent rarement de maladie clinique. En effet, les chevaux sauvages ont un mode de vie nomade. Ils parcourent de grandes distances pour brouter. Dans cet environnement, ils ne mangent pas à proximité de leurs tas de crottins potentiellement contaminés par des œufs de parasites.

En revanche, le confinement des chevaux dans de petits pâturages a mené à une hausse de la charge parasitaire, car les populations d’œufs de parasites sont concentrées dans des aires restreintes.

Les symptômes d’infection parasitaire chez les chevaux

Les chevaux infectés par une grande quantité de parasites peuvent présenter des symptômes cliniques. Ceux-ci peuvent comprendre :

  • un mauvais état de chair;
  • un ralentissement de la croissance ou un mauvais état général dans le cas des jeunes chevaux;
  • la diarrhée;
  • les coliques;
  • une baisse de rendement à l’effort;
  • une baisse de rendement reproducteur;
  • le frottement de la queue (particulièrement dans les cas des oxyures).

Le cheval peut par ailleurs avoir un taux d’infection élevé et n’avoir aucun symptôme clinique.

Les facteurs héréditaires et environnementaux influent sur la probabilité que certains animaux dont la charge parasitaire est élevée développent une maladie clinique. Ceux-ci peuvent comprendre :

  • l’hérédité de l’individu;
  • la nutrition;
  • l’âge, en particulier les chevaux jeunes et âgés;
  • l’état du système immunitaire, par exemple s’il est compromis par le DPIP (anciennement désigné maladie de Cushing).

Les étapes pour définir un calendrier de contrôle des parasites

Il importe de noter que tous les chevaux abritent normalement une certaine quantité de parasites internes en tout temps.

L’American Association of Equine Practitioners a revu ses directives pour le contrôle des parasites en 2019. Leur objectif est d’aider les vétérinaires à améliorer les stratégies et les protocoles de lutte contre les parasites équins, ainsi que de combattre la résistance grandissante aux médicaments. [9]

L’AAEP a élaboré ses recommandations en se fondant sur les éléments suivants : [9]

  • De nos jours, les petits strongles et les ténias représentent les parasites internes les plus pertinents d’un point de vue clinique chez les chevaux adultes. En revanche, les ascarides demeurent le parasite le plus important en ce qui concerne l’infection des poulains et des chevaux récemment sevrés.
  • La résistance aux médicaments est très répandue parmi les petites espèces de strongles et de vers ronds. [20][21]
  • Il faut personnaliser le protocole de lutte contre les parasites en fonction de chaque individu. En effet, la prédisposition aux infestations de petits strongles et le degré d’excrétion des œufs varient considérablement chez les chevaux adultes.
  • Les chevaux âgés de moins de trois ans sont plus sensibles aux infections parasitaires et courent un plus grand risque de développer une maladie. Ils requièrent donc une attention particulière.

La coproscopie

La première étape de mise en œuvre d’un programme de lutte contre les parasites consiste à demander au vétérinaire d’effectuer une coproscopie pour chaque cheval. La coproscopie dénombre le nombre d’œufs de parasites par gramme de matière fécale que le cheval excrète, ce qui représente sa charge parasitaire totale. Ce test permet aussi d’identifier les parasites présents dans les selles.

Les résultats de la coproscopie placent le cheval dans l’une des trois catégories suivantes : faible excréteur, excréteur modéré ou fort excréteur. [20]

  • Dans le cas des faibles excréteurs, la coproscopie dénombre moins de 200 œufs par gramme (epg).
  • La coproscopie des excréteurs modérés compte de 200 à 500 œufs par gramme.
  • Les crottins des forts excréteurs contiennent plus de 500 œufs par gramme.

La catégorie d’excrétion détermine la fréquence annuelle de vermifugation requise par le cheval.

On estime qu’entre 50 et 75 % des chevaux adultes appartiennent à la catégorie des « faibles excréteurs » et que l’excrétion des œufs demeure relativement constante durant toute la vie de l’animal adulte. [9][20]

Les coproscopies standards ont toutefois leurs limites. [9] Nous abordons ces limites dans les sections suivantes qui traitent des pratiques recommandées pour le contrôle des parasites.

  • Les coproscopies ne détectent pas les parasites aux stades immature ou larvaire, y compris les strongles enkystés.
  • Elles ne décèlent pas ou sous-estiment souvent les infections par le ténia.
  • L’examen repère rarement les œufs d’oxyures, car le cheval ne les élimine pas dans les crottins.

En ayant recours aux coproscopies, les propriétaires de chevaux peuvent aider à préserver l’efficacité des vermifuges et à minimiser le traitement inutile des animaux qui excrètent peu d’œufs. De plus, le traitement ciblé des forts excréteurs peut aider à réduire la contamination des pâturages et le fardeau parasitaire de l’ensemble du troupeau. [22]

Les médicaments anthelminthiques (les vermifuges)

L’étape suivante consiste à sélectionner un produit approprié pour tenter d’éliminer les parasites nocifs pour le cheval.

On peut classer les anthelminthiques modernes en quatre catégories principales selon leur formule chimique et leur action chez le cheval : [23][24][25]

  • Les benzimidazoles ciblent les vers ronds (ascarides), les strongyles (grands, petits et enkystés), les oxyures et les anguillules.
  • Le pamoate de pyrantel cible les vers ronds (ascarides), les strongyles (grands et petits) et les oxyures.
  • Les lactones macrocycliques ciblent les strongyles (grands, petits et enkystés), les oxyures, les gastrophiles (œstres) et certains parasites externes.
  • Le praziquantel cible uniquement les ténias (vers solitaires).

Il existe également des produits anthelminthiques qui combinent deux ou trois molécules. Ils sont destinés à contrôler efficacement les parasites résistants aux médicaments. [26]

Une fois le vermifuge choisi, il faut mesurer la dose en fonction du poids du cheval. Les propriétaires peuvent estimer le poids de leur animal au moyen d’un ruban spécial ou en multipliant la longueur et la hauteur du corps.

Remarque : les vermifuges équins ne sont pas conçus pour les espèces autres que les équidés. Ils peuvent être toxiques pour le bétail, les chats, les chiens et les humains. On doit tenir les vermifuges hors de portée des animaux et des enfants, et éliminer soigneusement les vermifuges usagés. Le protocole de lutte contre les parasites qui convient aux chevaux, au bétail et aux animaux de compagnie doit faire l’objet d’une discussion avec le vétérinaire. [27]

Le calendrier de vermifugation

La mise en œuvre d’un calendrier d’administration des vermifuges est essentielle pour en maximiser l’efficacité et diminuer la contamination du milieu de vie.

Les vétérinaires recommandent de concentrer les traitements anthelminthiques aux périodes de l’année où la transmission est la plus active. En général, il s’agit du printemps et de l’automne, alors que les températures sont plus modérées (de 32 à 77 °F ou de 0 à 25 °C). [9]

Inversement, ils recommandent d’éviter ou de limiter les traitements pendant l’hiver et l’été, lorsque les conditions environnementales sont difficiles et ne favorisent pas la survie ou la transmission des larves. [9]

Pour les ténias en particulier, le protocole recommande de traiter les chevaux une fois par an à la fin de l’automne ou au début de l’hiver, après la première grande gelée, lorsque la transmission saisonnière prend fin. Les chevaux qui vivent dans les régions sèches et arides peuvent être peu ou pas exposés aux ténias. Conséquemment, ils peuvent ne pas requérir de traitement qui cible le ver solitaire. [9]

La résistance aux anthelminthiques

De nos jours, l’émergence d’une pharmacorésistance à divers anthelminthiques est une préoccupation importante pour le bien-être des chevaux. L’utilisation inappropriée des vermifuges, à savoir une administration excessive, accélère l’augmentation de la résistance aux médicaments.

Les scientifiques ont documenté une résistance généralisée aux benzimidazoles dans les populations de petits strongles, ainsi qu’une résistance répandue aux pyrimidines et des indications précoces de résistance aux lactones macrocycliques. [20] [28]

Dans le cas des ascarides, les chercheurs ont documenté une résistance généralisée aux lactones macrocycliques, avec des indications précoces de résistance aux benzimidazoles et aux pyrimidines. [5][21]

Le test de réduction des œufs fécaux (Fecal Egg Count Reduction Test ou FECRT en anglais) est la seule méthode qui existe pour mesurer la résistance à un anthelminthique précis. [9]

  • Pour effectuer ce test, on prélève un échantillon de matière fécale avant d’administrer le vermifuge, puis 14 jours après le traitement.
  • L’interprétation des résultats du test de réduction des œufs fécaux est représentative uniquement de l’ensemble du troupeau et elle n’est pas exacte en ce qui a trait à chaque individu.

Les directives actuelles pour les chevaux adultes

La lutte contre les parasites se concentre désormais sur le contrôle des petits strongles.

Tous les chevaux adultes peuvent bénéficier d’un protocole de base qui consiste à leur administrer un ou deux vermifuges par an. Les faibles excréteurs qui possèdent une forte immunité naturelle contre les petits strongles ne tirent aucun profit de traitements supplémentaires. [9]

  • Les excréteurs modérés et forts requièrent une vermifugation plus fréquente, généralement trois ou quatre fois par an.
  • Le protocole doit inclure un traitement efficace contre les larves enkystées vers la fin de la saison de pâturage, soit à l’automne sous les climats nordiques ou au printemps sous les climats tropicaux et subtropicaux.

De plus, il faut traiter les chevaux adultes contre les ténias une fois par an, habituellement à la fin de l’automne ou au début de l’hiver, soit après la première grande gelée. On peut alors employer un produit combiné qui contient du praziquantel ou une dose cestocide (une double dose) de pamoate de pyrantel. [9]

On doit vermifuger les juments gravides au cours des quatre dernières semaines de la gestation afin de minimiser les risques d’infection du poulain.

Les directives actuelles pour les chevaux âgés de moins de trois ans

Au cours de leur première année de vie, les poulains doivent recevoir au moins quatre traitements vermifuges. [9]

  • Le premier vermifuge est un benzimidazole donné à l’âge de deux à trois mois.
  • On donne le deuxième vermifuge à l’âge de quatre à six mois, juste avant le sevrage, après avoir effectué une coproscopie pour identifier les principales cibles (strongles ou ascarides).
  • Le troisième vermifuge donné à l’âge de neuf mois cible principalement les strongles et les ténias.
  • Le quatrième vermifuge donné à l’âge de douze mois cible principalement les strongles.

Il faut continuer à traiter les chevaux âgés d’un an et de deux ans comme de « forts excréteurs ». Ils doivent donc recevoir trois traitements par an. [9]

La précision du dosage est importante dans le cas des jeunes chevaux, d’autant plus que leur poids change radicalement à mesure qu’ils grandissent!

Les stratégies de gestion pour le contrôle des parasites internes

En plus des médicaments anthelminthiques, il existe plusieurs stratégies de gestion efficaces pour diminuer la charge parasitaire des chevaux. Elles incluent celles qui suivent :

Éviter la surpopulation

L’élevage d’un trop grand nombre de chevaux dans un petit pâturage augmente la quantité de crottins et surexploite le pré. Ces deux facteurs peuvent accroître la transmission des parasites. En général, on recommande de prévoir un à deux acres de pâturage par cheval.

Le pâturage en rotation ou en bandes

La rotation des pâturages ou le pâturage en bandes consiste à déplacer les chevaux d’un pré ou d’une bande de pâturage à l’autre au cours de l’année. Cette pratique diminue la probabilité que les chevaux broutent l’herbe trop près du sol où les larves de strongles ont tendance à se regrouper.

Le co-pâturage

Le co-pâturage avec d’autres animaux d’élevage aide à réduire les parasites chez les chevaux. En effet, les autres animaux ingèrent un certain nombre de larves spécifiques aux équidés, ce qui interrompt le cycle de vie des larves. Une étude a révélé que les jeunes chevaux qui paissent dans le même pâturage que des bovins obtiennent de meilleurs résultats à la coproscopie. [29]

Le pâturage et la culture du foin en alternance

Une autre façon d’interrompre le cycle de vie des parasites est de permettre aux chevaux de brouter dans un champ au printemps, puis de couper le foin dans ce même champ pendant l’été. Les larves de parasites meurent pendant le séchage.

Le hersage

Le hersage consiste à tracter un outil derrière un tracteur pour désagréger et épandre les tas de crottins dans un pré. Cette technique n’est utile que sous les climats chauds et secs. Les ascarides peuvent survivre au hersage.

La gestion du fumier

Le ramassage régulier des crottins dans les pâturages est un volet crucial de la lutte contre les parasites. On peut transporter le fumier ramassé hors du site ou le composter.

En résumé

Voici quelques points clés à retenir pour lutter efficacement contre les parasites du cheval :

  • Les parasites intestinaux peuvent nuire à la santé et au bien-être des chevaux.
  • Les coproscopies peuvent aider à déterminer la charge parasitaire du cheval et la fréquence de vermifugation dont il a besoin au cours d’une année.
  • L’administration du médicament approprié au bon moment est cruciale pour contrôler efficacement les parasites internes.
  • La pharmacorésistance aux anthelminthiques est une préoccupation grave. En suivant ces directives, les propriétaires contribuent à minimiser la propagation de la résistance.

Si vous cherchez à savoir si les parasites internes peuvent affecter votre cheval, nous vous conseillons d’en parler à votre vétérinaire.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la quantité d’eau qu’un cheval devrait boire :

Résumé

Voici quelques points clés à retenir pour vermifuger efficacement votre cheval :

  • Les parasites intestinaux peuvent affecter négativement la santé et le bien-être de votre cheval.
  • Les comptes d’œufs fécaux (FEC) peuvent vous aider à déterminer l’importance de la charge parasitaire de votre cheval et combien de fois au cours de l’année il/elle devrait être vermifugé(e).
  • Vermifuger avec le bon produit au bon moment est essentiel pour gérer efficacement les parasites internes.
  • La résistance aux anthelminthiques est une préoccupation sérieuse. En suivant ces directives, vous pouvez aider à minimiser la propagation de la résistance.

Si vous n’êtes pas certain(e) que des parasites internes pourraient affecter votre cheval, parlez-en à votre vétérinaire.

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Références

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