La teigne est une infection fongique chez les chevaux qui provoque une irritation de la peau et est fortement contagieuse. Les champignons peuvent être transmis par contact direct avec un cheval infecté ou indirectement par des outils de pansage, de l’équipement ou de la litière contaminés.

Les chevaux affectés développent souvent des démangeaisons au niveau de la sangle, caractérisée par des plaques circulaires de perte de poils et des lésions croûteuses et squameuses qui se forment là où la sangle frotte contre la peau. [1]

La teigne peut affecter les chevaux de tout âge, bien que les jeunes chevaux ainsi que ceux dont le système immunitaire est affaibli soient plus sensibles. Les chevaux gardés dans des espaces confinés, comme dans des écuries ou lors de compétitions, présentent un risque plus élevé.

Le traitement de la teigne implique généralement des médicaments antifongiques, une décontamination de l’environnement et l’isolement des chevaux pour prévenir la propagation de l’infection. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur la manière dont la teigne se propage et ce que vous pouvez faire pour la prévenir dans votre troupeau.

Teigne chez les chevaux

La teigne, ou dermatophytose, est une infection fongique cutanée courante chez les chevaux et d’autres mammifères.

Malgré son nom, la teigne n’est pas causée par un ver, mais plutôt par des champignons dermatophytes qui se nourrissent de kératine, une protéine présente dans la couche externe de la peau, des poils et des ongles.

Chez les chevaux, les dermatophytes les plus courants responsables de la teigne sont Trichophyton equinum et Microsporum gypseum.

Bien que la teigne ne soit pas mortelle, elle est hautement contagieuse et peut se propager par contact avec les chevaux, l’équipement ou l’environnement. Elle peut également se propager aux humains et à d’autres animaux. [2]

En anglais, la teigne est aussi connue sous les noms de girth itch (« démangeaison de la sangle » ) et stable itch (« démangeaison d’écurie » ). Le terme girth itch fait référence aux lésions autour de la sangle et de l’aisselle. Si la sangle frotte la peau et provoque des plaies, les champignons peuvent infecter et prospérer dans cette zone humide.

La mise en quarantaine des chevaux infectés et le retrait des compétitions, des courses et d’autres événements est crucial pour réduire le risque de propagation à d’autres chevaux. [3]

Transmission

Les chevaux peuvent contracter la teigne par des voies directes et indirectes. Les champignons causant la teigne se développement facilement dans le sol et sur les rongeurs, survivant pendant de longues périodes dans des conditions chaudes et humides. [1][2][3][7]

Les chevaux peuvent être infectés lorsqu’ils creusent, se roulent ou se couchent dans des zones contaminées, entrant en contact avec des spores fongiques. Ces spores se déposent dans le pelage du cheval et mûrissent en champignons microscopiques qui habitent les follicules pileux et se nourrissent de kératine dans la couche externe de la peau et des poils.

La teigne est également fortement contagieuse par contact direct avec les chevaux et d’autres animaux, y compris les humains. Sa nature contagieuse est en partie due à sa longue période d’incubation de 2 à 3 semaines. Pendant ce temps, il est possible que les chevaux infectés ne montrent aucun signe visible d’infection mais qu’ils libèrent tout de même des spores fongiques dans l’environnement. [4][6]

Les chevaux infectés répandent des spores par des activités telles qu’en se toilettant, en se roulant ou en se frottant contre des surfaces. Cela disperse des spores fongiques dans l’environnement, où d’autres animaux peuvent les rencontrer. Les chevaux en contact étroit sont très susceptibles de contracter la teigne les uns des autres.

De plus, les champignons de la teigne peuvent survivre sur des surfaces, le sol et la matière organique comme la litière ou les outils de pansage. Cette résilience leur permet de persister dans l’environnement, augmentant la probabilité de transmission à d’autres animaux.

Symptômes

La teigne se manifeste par des signes cliniques distincts qui aident à son identification et à son diagnostic chez les chevaux.

Les signes courants suivants sont généralement observés : [1][4][5][6]

    • Lésions circulaires : un signe caractéristique de la teigne est la présence de lésions circulaires sur la peau du cheval. Ces lésions apparaissent souvent sous forme de plaques squameuses et surélevées avec une bordure définie, ressemblant à des anneaux. Elles se développent généralement là où la peau du cheval frotte contre le harnachement et d’autre équipement, comme la zone de la sangle, le visage, le bas des jambes, le cou et les flancs. C’est pourquoi en anglais la teigne est souvent appelée « démangeaison de la sangle »

.

  • Perte de poils : les zones affectées présentent souvent une perte de poils au sein des lésions circulaires. À mesure que l’infection progresse, les poils entourant la lésion peuvent devenir cassants ou se détacher, aggravant l’apparence de la perte de poils.
  • Irritation : la peau du cheval peut être sensible, légèrement douloureuse ou causer des démangeaisons. Certains chevaux montrent des signes d’inconfort en se frottant, se grattant ou se mordant au niveau des zones touchées. Si l’infection n’est pas traitée, les frottements peuvent aggraver les lésions cutanés et contribuer à la propagation de l’infection.
  • Croûtes et desquamation : les lésions de la teigne peuvent développer de petites pustules ou croûtes, en particulier si l’infection devient également infectée par des bactéries.

La plupart des cas impliquent des lésions localisées qui peuvent apparaître n’importe où sur le corps, à l’exception de la crinière et de la queue. [6]

Les infections généralisées de la teigne sur tout le corps sont rares chez les chevaux. Lorsqu’une infection généralisée se produit, elle touche généralement des chevaux vulnérables, tels que ceux dont le système immunitaire est compromis ou des poulains dont le système immunitaire est en développement.

Facteurs de risque

Des lésions cutanées préexistantes augmentent le risque d’infection par la teigne chez les chevaux. Les abrasions ou coupures mineures fournissent un point d’entrée pour les spores fongiques qui peuvent envahir la couche externe de la peau et cibler les follicules pileux. [4]

Les dermatophytes se développent principalement dans les cellules mortes de la peau et des poils à la surface de la peau, s’arrêtant lorsqu’ils atteignent des cellules vivantes ou des tissus enflammés. À mesure que le corps du cheval réagit, l’inflammation et la réaction immunitaire se développent, ce qui arrête la propagation de l’infection à travers tout le corps. [1]

Cependant, ce processus de réponse immunitaire peut prendre plusieurs semaines pour arrêter complètement l’infection. Comme la teigne est fortement contagieuse, elle peut se propager pendant cette période par contact étroit avec d’autres animaux, des outils de pansage et des couvertures. [2]

Le climat influence la prévalence de la teigne chez les chevaux, affectant la croissance et la transmission des champignons. Les climats chauds et humides créent des conditions idéales pour la prolifération des champignons, augmentant le risque d’infection. [2][5]

Les jeunes chevaux gardés en groupes, ainsi que les chevaux âgés et immunodéprimés, sont plus sensibles à la teigne en raison de leurs systèmes immunitaires compromis ou sous-développés. [2][4][6]

Les nouveaux arrivants sur une propriété sont sensibles à la teigne en raison de l’exposition potentielle aux spores fongiques dans l’environnement ou sur d’autres animaux, aggravée par le stress du transport et l’adaptation à un nouvel environnement. Les nouveaux arrivants posent également un risque pour les animaux déjà présents sur la ferme, car ils peuvent introduire la teigne dans le troupeau. [6]

Un environnement sale augmente le risque de transmission de la teigne parmi les chevaux, car il offre des conditions idéales pour la croissance et la survie des champignons. Les surfaces contaminées, les mauvaises pratiques d’hygiène et le contact étroit facilitent la propagation des spores fongiques, augmentant le risque d’infection. [5]

D’autres facteurs peuvent prédisposer les chevaux à la teigne, incluant: [8]

Diagnostic

La teigne est généralement diagnostiquée en se basant sur l’observation de symptômes caractéristiques, qui incluent des lésions circulaires accompagnées de perte de poils, de croûtes et d’inflammation. Les signes d’infection se trouvent sur différentes parties du corps, telles que le tronc, les membres et le cou. [3]

Les prélèvements de peau et de poils collectés dans les zones affectées peuvent être examinés au microscope dans un laboratoire pour détecter des spores fongiques. Cette méthode est la technique de diagnostic la plus précise, permettant une détection précoce pour prévenir la propagation de la teigne parmi les chevaux. [1]

Culture

La culture pour la teigne implique de prélever des échantillons de poils et de peau de la zone affectée sur le corps du cheval et de les placer sur un milieu de culture spécial dans un laboratoire. Après une période d’incubation fixe, on fait un contrôle de la culture pour détecter la croissance de champignons dermatophytes. Si une croissance est effectivement observée, le diagnostic est confirmé. [4][6]

Bien qu’elle soit très précise, la culture peut prendre jusqu’à 30 jours. D’autres méthodes de diagnostic sont souvent suffisantes, de sorte que de nombreux cas sont diagnostiqués sans cette méthode. [4][6]

Tests PCR

Les tests de détection moléculaire PCR (réaction en chaîne par polymérase) ont été développés pour identifier les espèces de dermatophytes responsables des infections de teigne chez les chevaux.

En ciblant des séquences d’ADN spécifiques propres à ces pathogènes fongiques, les tests PCR peuvent détecter et différencier avec précision et rapidité les espèces de dermatophytes. [2][6][7][9]

Diagnostic différentiel

Lors de la confirmation d’un diagnostic de teigne chez les chevaux, il est important d’écarter d’autres causes possibles de lésions cutanées.

Les conditions suivantes produisent des symptômes similaires à ceux de la teigne chez les chevaux : [4]

Traitement

Chez les chevaux en bonne santé dotés d’un système immunitaire robuste, la teigne est souvent auto-limitante. Cela signifie que la réponse immunitaire de l’organisme est suffisante pour résoudre l’infection avec le temps, certains chevaux connaissant une rémission complète et soudaine en trois mois. [2]

Cependant, la durée de la guérison varie ; les cas légers peuvent disparaître en quelques semaines, tandis que les infections plus graves ou généralisées peuvent prendre plusieurs mois pour se résorber complètement. [4]

Les chevaux infectés doivent être isolés pour empêcher la propagation de la teigne à d’autres chevaux, humains et animaux sur la propriété.

La mise en quarantaine des chevaux affectés permet de mettre en œuvre des stratégies de traitement et de gestion ciblées, minimisant ainsi l’impact global de l’infection sur le troupeau ou l’écurie.

Assainissement

Un traitement efficace de la teigne nécessite également un nettoyage approfondi de l’environnement du cheval pour réduire le risque de réinfection.

Désinfectez toutes les surfaces ou équipements que le cheval aurait pu toucher pendant l’infection, y compris :

  • Les murs et le sol des box
  • Le harnachement et l’équipement
  • Les abreuvoirs et les seaux à eau
  • Les brosses
  • Les remorques

Éliminez la litière et les autres matériaux qui ne peuvent pas être désinfectés en profondeur.

Évitez tout contact direct avec les chevaux infectés pour éviter la propagation des spores fongiques. Les personnes qui manipulent les chevaux doivent porter des équipements de protection individuelle, tels que des gants et des couvre-bottes jetables, lorsqu’ils s’occupent de chevaux atteints de teigne. [4]

Médication topique

Des médicaments antifongiques topiques, tels que des shampoings, crèmes ou vaporisateurs contenant du miconazole ou de la chlorhexidine, peuvent être appliqués directement sur les zones touchées pour combattre l’infection fongique et favoriser la guérison.

Pour une efficacité optimale, traitez l’ensemble du pelage afin de vous assurer de couvrir toute l’infection sans oublier certaines zones affectées. Le traitement doit être appliqué au moins 2-3 fois par semaine, en suivant les instructions spécifiques fournies par votre vétérinaire. [4][7]

Il est possible que les traitements topiques pour la teigne ne soient pas toujours efficaces en raison d’une couverture inadéquate et du défi que représentente une application régulière. De plus, si le cheval continue à entrer en contact avec des environnements ou des objets contaminés, une réinfection peut se produire.

Médication systémique

Dans certains cas, votre vétérinaire peut prescrire des médicaments antifongiques oraux pour un traitement systémique à votre cheval.

Le médicament et la posologie utilisés dépendent de la gravité de l’infection et de la réponse du cheval au traitement. Le traitement oral est généralement réservé aux infections de teigne sévères ou généralisées ou lorsque le traitement topique seul n’est pas efficace.

La griséofulvine est un médicament antifongique couramment prescrit pour traiter la teigne chez les chevaux. Il est administré par voie orale et agit en empêchant les champignons de se développer et de se reproduire, éliminant ainsi l’infection du système du cheval. [7][10]

Les chevaux souffrant de problèmes hépatiques ne doivent pas recevoir de griséofulvine, car ce médicament est métabolisé dans le foie. Les chevaux ayant une fonction hépatique altérée peuvent accumuler le médicament dans leur circulation sanguine, entraînant une toxicité potentielle. De plus, la griséofulvine peut aggraver le dysfonctionnement hépatique ou provoquer des dommages supplémentaires. [7][10]

Consultez toujours un vétérinaire avant d’administrer un nouveau médicament à votre cheval. Informez votre vétérinaire de tout autre médicament que prend votre cheval lorsque vous discutez du traitement.

Prévention

Des protocoles de biosécurité appropriés sont essentiels pour prévenir la teigne dans les populations équines. La mise en œuvre des mesures suivantes peut aider à réduire le risque d’infection : [2][4]

  • Maintenir un environnement propre : gardez les écuries, les pâturages et les zones de pansage propres et bien entretenus. Retirez régulièrement le crottin, la litière souillée et les débris pour minimiser la contamination par les spores fongiques.
  • Mettre en quarantaine les nouveaux chevaux et les chevaux infectés : les nouveaux chevaux doivent être isolés pendant environ 21 jours avant d’être introduits dans le troupeau pour prévenir la propagation de la teigne et d’autres maladies contagieuses. Surveillez-les de près pour détecter tout signe d’infection pendant la quarantaine.
  • Éviter la surpopulation : évitez le contact direct excessif entre les chevaux pour prévenir la transmission. Séparez les chevaux infectés des chevaux en bonne santé jusqu’à ce que l’infection soit résolue.
  • Pratiquer une bonne hygiène : portez des gants et lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après avoir manipulé des chevaux infectés ou du matériel contaminé. Utilisez des outils de pansage et du matériel distincts pour les chevaux infectés afin de prévenir la contamination croisée.
  • Désinfecter le matériel : nettoyez et désinfectez régulièrement les outils de pansage, les équipements et les accessoires en utilisant des produits efficaces contre les spores fongiques. Évitez de partager l’équipement, les couvertures et les outils de pansage entre les chevaux pour éviter la transmission.
  • Éduquer les soigneurs et le personnel de l’écurie : assurez-vous que toute personne manipulant des chevaux dans votre établissement équestre connaît les symptômes de la teigne et l’importance des mesures de biosécurité pour prévenir sa propagation.

Nutrition

Les chevaux présentant des carences nutritionnelles dans leur alimentation sont plus sensibles aux problèmes de santé, y compris les infections cutanées. Une alimentation équilibrée est essentielle pour soutenir le système immunitaire d’un cheval afin qu’il puisse se défendre contre les infections fongiques, telles que la teigne.

Les nutriments importants visant à soutenir la santé de la peau et la fonction immunitaire incluent :

  • La vitamine A : essentielle au maintien d’un système immunitaire sain afin de se protéger contre les infections. Assurez-vous que l’alimentation de votre cheval comprend suffisamment de vitamine A provenant de sources telles que l’herbe fraîche des pâturages.
  • La vitamine E et le sélénium : tous deux agissent comme antioxydants, protégeant les cellules des dommages et soutenant le système immunitaire. Les chevaux consommant du foin et ceux vivant dans le centre de l’Amérique du Nord nécessitent probablement un supplément pour l’un de ces nutriments, ou les deux.
  • Le zinc : un oligo-élément important qui est souvent déficient dans l’alimentation équine. Une carence en zinc peut nuire à la cicatrisation des plaies, à la fonction immunitaire et à la qualité de la peau et du pelage.
  • Le cuivre : joue un rôle dans la formation du collagène, une protéine importante de la peau. Des niveaux adéquats de cuivre aident à maintenir la résistance et la résilience de la peau.
  • Les acides aminés : les sources de protéines de haute qualité fournissent des acides aminés essentiels tels que la lysine et la méthionine, qui sont importants pour la réparation des tissus et la fonction immunitaire.
  • Les acides gras oméga-3 : ces acides gras essentiels, y compris l’EPA et le DHA, soutiennent la santé de la peau, la cicatrisation des plaies et la régulation homéostatique normale de l’inflammation. L’ajout d’un supplément de gras enrichi en oméga-3 dans l’alimentation de votre cheval permet également à ce dernier d’avoir un pelage sain et brillant.
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Pronostic

Le pronostic pour la teigne chez les chevaux est généralement bon, car il ne s’agit pas d’une pathologie mettant la vie en danger. Avec un diagnostic rapide et un traitement approprié, la teigne peut être gérée et résolue efficacement.

Le succès du traitement dépend largement de facteurs tels que la gravité de l’infection, la santé globale du cheval et l’approche thérapeutique choisie.

Malgré le traitement, certains chevaux peuvent souffrir d’infections de teigne persistantes ou récurrentes. Cela peut être dû à divers facteurs, notamment l’éradication incomplète des spores fongiques, un système immunitaire compromis ou une réinfection via le contact avec des surfaces ou des animaux contaminés. [4]

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de la teigne chez les chevaux :

Résumé

La teigne est une infection cutanée fongique fortement contagieuse causée par des dermatophytes, un groupe de champignons qui envahissent la peau et les poils pour se nourrir de kératine.

  • Les signes cliniques de la teigne comprennent des plaques circulaires de perte de poils avec une peau croûteuse et squameuse, entraînant un inconfort et des démangeaisons.
  • Le traitement comprend des médicaments antifongiques topiques, la gestion de l'environnement et parfois des médicaments antifongiques oraux.
  • Une gestion appropriée est essentielle pour empêcher la propagation à d'autres chevaux et aux humains ; les mesures de prévention incluent des pratiques d'hygiène adéquates ainsi que l'isolement des chevaux infectés.
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Références

  1. Merchant, S. R. Ringworm (Dermatophytosis) in Horses - Horse Owners. 2019.
  2. Ahdy, A. M. et al. Prevalence and Potential Risk Factors of Dermatophytosis in Arabian Horses in Egypt. Journal of Equine Veterinary Science. 2016.
  3. Maurice, M. N. et al. Equine Dermatophytosis: A Survey of Its Occurrence and Species Distribution among Horses in Kaduna State, Nigeria. Scientifica (Cairo). 2016.View Summary
  4. Funiciello, B. and Conwell, R. Ringworm - a fungal infection in Horses (Equis). Vet Lexicon.
  5. Al-Ani, F. K. et al. Ringworm Infection of Cattle and Horses in Jordan. Acta Vet. Brno. 2002.
  6. Durham, A. Diagnosing and Treating Ringworm in Horses. In Practice. 2020.
  7. Young, A. Ringworm in Horses (Dermatophytosis). UC Davis School of Veterinary Medicine. 2022.
  8. Hamad, M. et al. Clinical And Laboratory Studies On Equine Dermatophytosis. Benha Veterinary Medical Journal. 2019.
  9. Łagowski, D. et al. Real-Time PCR as an Alternative Technique for Detection of Dermatophytes in Cattle Herds. Animals (Basel). 2021.
  10. Mercer, M. A. Griseofulvin for Use in Animals - Pharmacology.Merck. 2022