La peste équine (PE), ou peste équine africaine, est une infection virale transmise par des moucherons piqueurs. [1] Jusqu’à 90 % des chevaux infectés par le virus meurent après l’infection initiale. [1] En raison du commerce international et des changements climatiques, il existe un risque de propagation de la PE vers des pays auparavant considérés comme exempts de PE.
Il existe trois formes principales de peste équine : la forme pulmonaire, la forme cardiaque et la forme bénigne, aussi appelée fièvre de la peste équine. Les chevaux peuvent également développer une forme mixte, combinant des symptômes de maladie pulmonaire et cardiaque. Les symptômes courants de la PE comprennent la fièvre, des difficultés respiratoires, un gonflement de la tête et un écoulement nasal.
Les vétérinaires peuvent diagnostiquer la PE à l’aide d’une analyse sanguine ou d’un examen des tissus prélevés lors d’une nécropsie. Il n’existe aucun traitement connu pour la PE, et la majorité des chevaux meurent peu de temps après l’apparition des symptômes.
La prévention repose sur une combinaison de mesures de quarantaine, de vaccination et de réduction de l’exposition aux moucherons piqueurs. De nombreux pays considérés comme exempts de PE imposent également des restrictions à l’importation afin de réduire le risque d’introduction de la maladie.
Causes de la peste équine
La peste équine est causée par un orbivirus appelé virus de la peste équine. [1] Le virus est endémique (présent de façon régulière) en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. [1] On estime que la PE entraîne environ 95 millions de dollars américains de pertes économiques chaque année en Afrique subsaharienne. [2]
Des éclosions surviennent occasionnellement en Afrique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient, en Asie et dans les pays entourant la mer Méditerranée. [1]
La peste équine n’est pas contagieuse, ce qui signifie qu’elle ne se transmet pas par contact direct avec un animal infecté. [3] Les moucherons piqueurs constituent le principal vecteur de la maladie : ils transmettent le virus en se nourrissant d’un animal infecté, en infectant l’animal suivant sur lequel ils se nourrissent. [1]
Les zèbres et les ânes sont des réservoirs de l’infection, car ils peuvent porter le virus sans développer de symptômes graves. [1] Les grandes populations d’ânes ou de zèbres constituent une source fréquente du virus, lequel est contracté par les moucherons puis transmis aux chevaux. [1]
Après l’infection, le virus se multiplie dans les cellules endothéliales, soit les cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins. [1] Cela provoque des lésions et des dommages aux vaisseaux sanguins dans l’ensemble de l’organisme, pouvant entraîner des atteintes aux organes. [1]
Facteurs de risque
Les facteurs de risque associés au développement de la PE comprennent : [1][4]
- L’exposition aux zèbres ou aux ânes
- Le fait d’habiter dans une région où la PE est endémique
- Un environnement chaud et humide favorisant l’augmentation des populations de moucherons
- Des périodes de sécheresse suivies de fortes pluies contribuant à la prolifération des moucherons
Autres espèces
Les chiens sont la seule espèce non équine pouvant développer des symptômes après une exposition au virus de la peste équine. [4] Les chiens sont généralement exposés en consommant de la viande de cheval infectée. [4] Certains chiens peuvent mourir à la suite d’une infection par la PE. [4]
Les humains ne développent pas de symptômes de la PE après une exposition à des moucherons piqueurs infectés. [4]
Symptômes
Les symptômes de la peste équine apparaissent entre 5 et 7 jours après l’infection. [1] Il existe trois principales formes de PE, chacune présentant des symptômes différents : [1]
- La forme pulmonaire
- La forme cardiaque
- La forme bénigne (fièvre de la peste équine)
Certains chevaux développent une forme mixte de PE, dans laquelle ils présentent à la fois des symptômes cardiaques et pulmonaires. [1]
Les facteurs qui déterminent le type de PE qui se développe sont en grande partie inconnus. [1] Des éléments tels que la souche virale, l’immunité préexistante et la vigueur de la réponse immunitaire du cheval peuvent influencer la forme de PE qui se manifeste. [1]
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Forme pulmonaire
La forme pulmonaire de la PE est appelée dunkop en afrikaans. [1] Cette forme de la maladie touche principalement les poumons et les voies respiratoires. [1]
Les symptômes comprennent : [1]
- De la fièvre
- Des difficultés respiratoires
- Une respiration rapide
- De la toux
- Un écoulement nasal
- Une transpiration abondante
Les chevaux atteints de dunkop développent généralement des symptômes de façon soudaine, et la mort survient habituellement dans les 30 minutes à quelques heures suivant l’apparition des difficultés respiratoires. [1] Moins de 5 % des chevaux survivent à un épisode de dunkop. [1]
Forme cardiaque
Le dikkop, ou la forme cardiaque de la PE, affecte le cœur. [1] Le virus endommage le muscle cardiaque, l’empêchant de produire des contractions suffisamment fortes pour assurer la circulation du sang dans l’organisme. [1] Cela entraîne une accumulation de liquide dans les tissus, y compris dans les poumons. [1]
Les symptômes du dikkop comprennent : [1]
- Un gonflement du visage et de la tête, y compris les creux au-dessus des yeux, les paupières, les lèvres, les joues et la langue
- Des difficultés respiratoires
- Des difficultés à avaler
- Des gencives bleues
- De petits saignements punctiformes sur les gencives
- Des coliques sévères
Les symptômes du dikkop sont généralement moins graves que ceux du dunkop. [1] Toutefois, cette forme demeure fortement mortelle : plus de 50 % des chevaux atteints de dikkop meurent dans les 4 à 8 jours suivant l’apparition des symptômes. [1] Chez les chevaux qui survivent, les gonflements se résorbent en 3 à 8 jours. [1]
Fièvre de la peste équine
La fièvre de la peste équine survient le plus souvent chez des chevaux préalablement vaccinés contre la PE. [1] Cette forme est également plus fréquente chez les ânes et les zèbres. [1]
Dans cette forme de PE, l’animal atteint développe de la fièvre pendant 4 à 5 jours, puis se rétablit. [1] Les propriétaires ne remarquent généralement aucun symptôme de fièvre de la peste équine. [1]
Les symptômes pouvant être présents comprennent : [1]
- Une léthargie
- Une perte d’appétit
- Une légère augmentation de la fréquence respiratoire et de la fréquence cardiaque
Diagnostic
Le diagnostic de la peste équine repose généralement sur l’observation des symptômes. [1] Cependant, les symptômes peuvent être similaires à ceux d’autres maladies, telles que : [1][3]
- Le virus de l’encéphalite équine
- Le purpura hémorragique
- L’artérite virale équine
- La piroplasmose
- La fièvre charbonneuse
- Le virus Hendra
- La grippe équine
Déclaration obligatoire
Comme la peste équine est une maladie à déclaration obligatoire dans de nombreux pays, tout cheval présentant des symptômes possiblement associés à la maladie doit être signalé aux autorités gouvernementales. [1] Pour confirmer le diagnostic dans ces cas, le vétérinaire peut soumettre un échantillon sanguin pour l’isolement viral, qui permet d’identifier le virus de la peste équine ou son matériel génétique grâce à des techniques spécialisées. [1]
De nombreux chevaux atteints de la peste équine meurent avant que les tests diagnostiques puissent être effectués. [1] Chez ces chevaux, une nécropsie (autopsie pratiquée sur un animal) visant à identifier les anomalies des organes internes peut aider à établir un diagnostic. [1]
Les observations courantes lors de la nécropsie comprennent : [1]
- La présence de liquide dans les poumons et le thorax
- Le gonflement des tissus sous la peau et entre les muscles
- De petits saignements à la surface de nombreux organes internes
- Des zones gris-pâle au niveau du muscle cardiaque indiquant des lésions
Le pathologiste effectuant la nécropsie peut soumettre des tissus pour l’isolement viral ou examiner des échantillons au microscope afin de confirmer le diagnostic. [1]
Traitement
Il n’existe aucun traitement spécifique pour la peste équine. [1]
Le traitement repose sur des soins de soutien et le repos au box, car tout exercice, peu importe l’intensité, peut potentiellement entraîner la mort. [1] Les chevaux qui survivent à l’infection ont besoin d’au moins 4 semaines de repos au box après la disparition des symptômes, suivies d’un retour progressif à leur niveau d’activité physique antérieur. [1]
Pronostic
Les taux de mortalité de la peste équine chez le cheval varient entre 50 et 95 %. [3] Les formes pulmonaires, cardiaques et mixtes sont les plus mortelles et surviennent généralement chez des chevaux qui n’ont jamais été exposés au virus auparavant. [3]
À l’inverse, la fièvre de la peste équine a un bon pronostic et entraîne rarement la mort. [3] Cette forme est plus fréquente chez les ânes, les zèbres et les chevaux vaccinés contre la peste équine. [3]
Prévention
Comme aucun traitement connu n’existe pour la peste équine, la prévention est cruciale dans les zones où l’infection est fréquente. [4]
La prévention repose sur trois axes principaux : [4]
- Les mesures de quarantaine
- Le contrôle des insectes
- La vaccination
Mesures de quarantaine
Des mesures de quarantaine sont essentielles pour empêcher les animaux infectés de propager la maladie à de nouveaux sites. [4]
Les principes fondamentaux de la quarantaine et de la biosécurité visent à prévenir : [5]
- Le déplacement de chevaux infectés vers des zones non infectées
- L’introduction de chevaux non infectés dans des zones infectées
Les mesures de quarantaine peuvent s’appliquer à une seule propriété, une région ou même des pays entiers. [5] De nombreux pays sont considérés comme exempts de virus de la peste équine et appliquent des pratiques d’importation strictes afin d’empêcher l’entrée de chevaux infectés sur leur territoire. [5]
Durée de la quarantaine
Après l’identification d’un animal infecté, la propriété entière est placée en quarantaine et tous les équidés présents sont testés pour la peste équine. [6] Aucun cheval ne doit quitter ou entrer dans la zone de quarantaine pour éviter la propagation de la maladie. [6]
Tout cheval infecté est placé dans un environnement protégé contre les insectes jusqu’à résolution de l’infection. [5] La température des chevaux non infectés doit être prise quotidiennement afin de détecter rapidement toute nouvelle infection. [1]
Dans de nombreux pays, la peste équine est une maladie à déclaration obligatoire nécessitant l’intervention du gouvernement après confirmation du diagnostic. [5] Les responsables gouvernementaux appliquent les protocoles de quarantaine et effectuent toutes les procédures légales requises pour le contrôle de la maladie. [5] De nombreux pays considérés exempts du virus de la peste équine exigent l’euthanasie de tous les chevaux infectés pour éliminer le risque de propagation de la maladie à d’autres animaux. [4]
Restrictions à l’importation
Les restrictions à l’importation constituent une forme de quarantaine utilisée pour empêcher une maladie d’entrer dans un pays ou une région. Ces restrictions s’appliquent à tout cheval provenant d’une zone affectée par la peste équine et entrant dans une zone non affectée. [5]
Les restrictions à l’importation incluent généralement : [5]
- L’isolement du cheval dans un environnement protégé contre les insectes pendant 14 à 40 jours
- Des tests répétés de dépistage du virus donnant un résultat négatif
- L’absence de symptômes de la maladie avant le transport du cheval
Les pays et régions considérés comme exempts de virus de la peste équine comprennent : [7]
- La majeure partie de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud
- La majeure partie de l’Europe continentale
- Le Royaume-Uni
- L’Australie
- La Nouvelle-Zélande
Réduire l’exposition aux moucherons
La piqûre d’un moucheron infecté est nécessaire pour transmettre la maladie. De nombreuses stratégies de prévention visent donc à réduire l’exposition aux moucherons. [4]
Les stratégies pour réduire l’exposition aux moucherons comprennent : [4]
- Rentrer les chevaux au box pendant la nuit, lorsque les moucherons sont les plus actifs
- Installer des moustiquaires à mailles fines sur les portes et les fenêtres des écuries
- Appliquer des insecticides à l’intérieur et autour des écuries ainsi que sur les chevaux
- Éviter les fuites des robinets ou des tuyaux d’eau qui pourraient créer un environnement propice au développement des moucherons
- Appliquer des larvicides sur les zones de sol humide pour prévenir le développement des moucherons
Vaccination
La vaccination est recommandée pour réduire le risque d’infection par la peste équine dans les zones endémiques. [1][8] Des études montrent qu’environ 16 % des chevaux vaccinés dans ces zones peuvent développer la PE s’ils sont infectés, mais ils ne présentent généralement que des symptômes légers, voire aucun symptôme. [9]
Dans certains cas, les vaccins sont utilisés lors d’épidémies pour réduire le nombre de chevaux affectés par la maladie. [1]
Actuellement, les seuls vaccins disponibles contre la PE sont des vaccins vivants atténués, composés d’une forme modifiée du virus de la PE incapable de provoquer la maladie. [3] Les vétérinaires recommandent la vaccination annuelle de tous les chevaux dans les zones endémiques. [6]
Limites du vaccin
Bien que les vétérinaires utilisent avec succès le vaccin contre la PE pour prévenir cette pathologie dans les zones endémiques et atténuer les épidémies, le vaccin présente plusieurs limites qui empêchent une utilisation à plus grande échelle. [8]
Les limites incluent : [4][5][8][10]
- La possibilité que le virus du vaccin vivant atténué mute et redevienne infectieux
- Les chevaux vaccinés peuvent obtenir un résultat positif à certains tests utilisés pour diagnostiquer la PE
- Le vaccin n’est disponible qu’en Afrique
- Seules certaines souches du virus sont présentes dans le vaccin, ce qui peut limiter la protection
- Plusieurs cycles de vaccination sont nécessaires pour obtenir une immunité complète chez les chevaux
- Le vaccin peut nuire au fœtus en développement chez les juments en gestation
Des recherches se poursuivent pour développer de nouveaux types de vaccins afin de répondre à certaines de ces préoccupations. [4][8]
Propagation mondiale de la peste équine
Les changements climatiques favorisent l’expansion des populations de moucherons piqueurs vers de nouveaux habitats. [5] Cette propagation pourrait entraîner l’introduction de la PE dans des pays auparavant considérés exempts du virus. [5]
Plus précisément, Culicoides imicola, l’une des principales espèces de moucherons porteuses de la PE, se propage vers le nord dans de nombreuses régions d’Europe. [5] Il existe déjà des preuves que ces espèces de moucherons transmettent le virus de la fièvre catarrhale du mouton, un virus similaire affectant les ruminants, à de nouvelles populations en Europe. [11]
Une situation similaire n’a pas encore été identifiée pour la peste équine. [11]
Le commerce international constitue une préoccupation supplémentaire pour la propagation de la PE, car l’Amérique du Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Australie et certaines parties des États-Unis présentent des conditions climatiques favorables à la survie de C. imicola. [11]
Il existe des preuves que le commerce international a introduit de nouvelles espèces de moustiques en Europe, mais la circulation spécifique de C. imicola n’a pas été confirmée. [11]
Enfin, le déplacement international de chevaux représente également un risque pour la propagation de la PE. [11] Les chevaux porteurs du virus qui entrent dans de nouveaux pays où se trouvent des espèces de moucherons piqueurs peuvent introduire le virus dans ces populations d’insectes. [11]
Des études en laboratoire montrent que Culicoides sonorensis, l’une des principales espèces de moucherons aux États-Unis, peut transmettre la peste équine si elle est exposée au virus. [11]
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la peste équine africaine chez les chevaux :
La peste équine africaine est causée par le virus de la peste équine africaine, un orbivirus qui endommage les vaisseaux sanguins dans tout l'organisme. La maladie ne se transmet pas par contact direct entre les chevaux. Au lieu de cela, des moucherons piqueurs contractent le virus à partir d'un animal infecté, comme un cheval, un âne ou un zèbre, puis le transmettent à un autre animal lorsqu'ils se nourrissent.
Les symptômes de la peste équine africaine peuvent inclure de la fièvre, des difficultés respiratoires, un gonflement du visage et de la tête, un écoulement de liquide par les naseaux, de la transpiration, de la toux, des gencives bleutées, des difficultés à avaler et des coliques sévères. Les signes apparaissent généralement de 5 à 7 jours après l'infection. Les symptômes exacts dépendent de la forme pulmonaire, cardiaque, mixte ou fébrile de la maladie.
La peste équine africaine peut se manifester sous forme pulmonaire, cardiaque, fébrile ou mixte. La forme pulmonaire affecte principalement les poumons et évolue souvent très rapidement. La forme cardiaque affecte le cœur et provoque un gonflement autour de la tête. La forme fébrile est généralement plus légère et s'observe le plus souvent chez les chevaux vaccinés, les ânes et les zèbres.
La peste équine africaine est l'une des maladies virales équines les plus mortelles, avec des taux de mortalité rapportés variant de 50 % à 95 %. Les formes pulmonaire et mixte sont généralement les plus fatales, surtout chez les chevaux n'ayant jamais été exposés au virus. La forme fébrile présente un pronostic beaucoup plus favorable et cause rarement la mort.
La peste équine africaine ne se transmet pas directement d'un cheval à l'autre par contact occasionnel. La transmission dépend des moucherons piqueurs qui transportent le virus entre les animaux. C'est pourquoi la lutte contre les insectes, la quarantaine et les restrictions de déplacement sont si importantes lors des éclosions. Un cheval infecté peut tout de même représenter un risque si des moucherons se nourrissent sur lui puis piquent d'autres équidés.
La peste équine africaine est diagnostiquée à partir des signes cliniques, d'analyses sanguines et, dans les cas mortels, d'analyses de tissus après une nécropsie. Comme la maladie peut ressembler à d'autres infections graves, les vétérinaires peuvent soumettre des échantillons de sang ou de tissus pour l'isolement du virus ou des tests génétiques. Dans de nombreux pays, les cas suspects doivent être signalés aux autorités gouvernementales responsables de la santé animale.
La peste équine africaine ne dispose d'aucun traitement spécifique ni d'aucun remède connu. Les soins vétérinaires visent à offrir des soins de soutien, un repos strict et une réduction du stress, car l'exercice peut aggraver l'état du cheval. Les chevaux qui survivent doivent bénéficier d'au moins 4 semaines de repos au box après la disparition des signes, suivies d'un retour graduel à l'activité normale sous supervision vétérinaire.
La prévention de la peste équine africaine repose sur la quarantaine, la lutte contre les moucherons et la vaccination dans les régions où le virus est présent. Les chevaux peuvent être gardés à l'écurie la nuit, protégés par des moustiquaires à mailles fines et tenus à l'écart des zones humides favorisant le développement des moucherons. Les règles d'importation et les tests contribuent également à empêcher l'introduction de chevaux infectés dans les régions exemptes de peste équine africaine.
La vaccination contre la peste équine africaine peut réduire la gravité de la maladie, mais les vaccins actuels n'offrent pas une protection parfaite. Des études suggèrent que certains chevaux vaccinés dans les régions endémiques peuvent tout de même être infectés, bien qu'ils développent généralement des signes légers ou aucun symptôme. Les vaccins disponibles sont des vaccins vivants atténués, sont actuellement offerts uniquement en Afrique et peuvent nécessiter plusieurs doses pour renforcer l'immunité.
La peste équine africaine peut infecter les ânes et les zèbres, mais ces animaux développent souvent une maladie plus légère que les chevaux. Les zèbres et les ânes peuvent agir comme réservoirs, ce qui signifie qu'ils peuvent porter le virus sans présenter de signes graves. Lorsque des moucherons piqueurs se nourrissent sur ces animaux, ils peuvent contracter le virus et le transmettre aux chevaux à proximité.
Les humains ne développent pas la peste équine africaine après avoir été exposés à des moucherons infectés. Le virus affecte principalement les équidés, y compris les chevaux, les ânes et les zèbres. Les chiens sont les seuls animaux non équidés connus pour développer des signes après exposition, généralement après avoir consommé de la viande de cheval infectée, et certains chiens atteints peuvent mourir de l'infection.
Résumé
La peste équine est une infection virale présente principalement en Afrique subsaharienne et qui entraîne une mortalité élevée chez les chevaux affectés.
- La PE se transmet principalement par les moucherons piqueurs
- Il existe trois formes principales : la forme pulmonaire, la forme cardiaque et la fièvre de la peste équine
- Les symptômes incluent de la fièvre, des difficultés respiratoires, un gonflement de la tête et un écoulement nasal
- Le diagnostic repose généralement sur une analyse sanguine ou l’examen de prélèvements de tissus
- Il n’existe aucun traitement connu pour la PE
- La prévention repose sur la mise en quarantaine des animaux affectés, la restriction des déplacements vers les zones exemptes du virus, la vaccination et la réduction de l’exposition aux moucherons piqueurs
Références
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- Morales-Briceño. A., African Horse Sickness: A Practice Update. Microbiology Research International. 2021.
- African Horse Sickness. WOAH - World Organisation for Animal Health.
- Carpenter. S. et al., African Horse Sickness Virus: History, Transmission, and Current Status. Annual Review of Entomology. 2017.View Summary
- Weyer. C. T. et al., African Horse Sickness in Naturally Infected, Immunised Horses. Equine Veterinary Journal. 2013.View Summary
- Dennis. S. J. et al., African Horse Sickness: A Review of Current Understanding and Vaccine Development. Viruses. Multidisciplinary Digital Publishing Institute. 2019.View Summary
- Robin. M. et al., African Horse Sickness: The Potential for an Outbreak in Disease-Free Regions and Current Disease Control and Elimination Techniques. Equine Veterinary Journal. 2016.View Summary










