La neuropathie laryngée récurrente (NLR) est une maladie qui provoque chez certains chevaux un sifflement ou un grondement pendant l’exercice. Cela peut affecter les performances d’un cheval lors d’exercices à haute intensité, comme les courses.
Cette maladie est également appelée hémiplégie laryngée, paralysie unilatérale du larynx ou « cornage » . On estime que 2 à 8 % des Pur-sang et jusqu’à 35 % des races de trait sont affectés par la NLR. [1]
Le larynx fait partie de la trachée et comprend les cordes vocales. La NLR implique le collapsus partiel du cartilage du larynx causé par un affaiblissement progressif des nerfs.
Cela rétrécit l’espace que l’air traverse lorsque le cheval respire, provoquant un bruit caractéristique de grondement ressemblant à un rugissement, surtout lors d’un travail intense. [2]
Cette pathologie est généralement remarquée pour la première fois lorsque le cheval commence l’entraînement vers l’âge de 2 à 3 ans. Chez les chevaux de chasse et de sport, l’hémiplégie laryngée peut ne pas être remarquée avant l’âge de sept ans environ. [3]
Une surveillance précoce et fréquente de la fonction laryngée chez les chevaux affectés est importante pour déterminer si une intervention chirurgicale est nécessaire ou si le cheval doit être retiré de l’exercice.
Si votre cheval souffre de ce problème, vous pouvez soutenir sa santé respiratoire grâce à une alimentation adéquate ainsi qu’une bonne gestion pour améliorer l’apport d’oxygène et la tolérance à l’exercice.
Le larynx équin
Le larynx est la partie la plus étroite des voies respiratoires supérieures du cheval. Il commence à l’arrière de la mandibule (os de la mâchoire) et descend jusque dans le cou.
Le larynx sert de canal entre le pharynx et la trachée. Il transporte l’air inhalé vers les poumons pour l’échange gazeux. [18]
Les muscles laryngés intrinsèques sont impliqués dans la respiration, la vocalisation et la protection des voies respiratoires.
Chez les chevaux atteints d’hémiplégie laryngée, le nerf laryngé récurrent gauche qui contrôle les muscles laryngés est endommagé. Dans de rares cas, le nerf laryngé droit est également affecté.
Le nerf laryngé récurrent gauche fait une boucle autour de l’aorte du cheval tandis que le droit prend une route plus courte autour de l’artère subclavière droite. Le nerf gauche peut mesurer jusqu’à 250 cm de long, soit deux fois plus long que les autres nerfs moteurs du corps du cheval.
C’est cette longueur et la complexité du nerf laryngé récurrent gauche qui l’exposent probablement à des changements pathologiques à l’origine du cornage. [4]
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Neuropathie laryngée récurrente
La NLR est généralement causée par des dommages au nerf laryngé récurrent gauche, entraînant une perte de l’innervation nerveuse du muscle laryngé. Cela entraîne une atrophie musculaire au sein du larynx.
Chez les chevaux en bonne santé, les muscles laryngés tirent sur le cartilage aryténoïde du larynx (phénomène d’abduction) pour ouvrir les voies respiratoires pour l’inhalation. Après l’exhalation, les muscles se détendent et les voies respiratoires se ferment légèrement.
Chez les chevaux atteints de NLR, il y a une abduction incomplète du cartilage aryténoïde et des cordes vocales. Au lieu de cela, ces structures s’effondrent dans les voies respiratoires du cheval pendant l’exercice.
Cela entraîne des bruits respiratoires anormaux et souvent forts, mieux décrits comme un « rugissement ».
La NLR entraîne également une résistance respiratoire accrue, une réduction du flux d’air ainsi qu’une faible concentration d’oxygène dans le sang (hypoxémie). [5]
Les dommages au nerf laryngé récurrent gauche (et parfois au droit) peuvent également entraîner une paralysie totale ou partielle du larynx. [6]
Causes de la NLR
Pour la grande majorité des cas de NLR, le déclencheur menant au développement de la maladie est inconnu. [6]
Cependant, il existe des cas documentés de paralysie laryngée causée par :
- Une lésion au nerf laryngé récurrent droit ou gauche, éventuellement par une injection intraveineuse qui manque la veine
- Un traumatisme au cou
- Un lymphosarcome thymique (un type de cancer)
- Une infection de la poche gutturale
- Un carcinome de la thyroïde
- La gourme
- Un abcès à la tête et au cou
De plus, un empoisonnement aux organophosphorés, au plomp ou avec des plantes toxiques a été associé à la paralysie laryngée. Une maladie du foie ou des complications dues à une anesthésie générale peuvent également entraîner la NLR.
Les chercheurs émettent l’hypothèse que la NLR pourrait également être causée par une contrainte mécanique, telle que la tension et l’étirement du nerf laryngé récurrent pendant les mouvements ou la croissance du cou. [4]
Facteurs de risque associés à la NLR
La NLR survient principalement chez les chevaux de grande taille, tels que les Pur-sang et les races de trait.
Étant donné que le nerf laryngé récurrent gauche est le plus long chez le cheval, les chercheurs pensent que certaints traits de conformation peuvent être associés au risque de NLR. Ceux-ci incluent :
- La hauteur au garrot
- La longueur du cou
- La largeur de la mâchoire
- Le poids corporel
L’âge et le sexe peuvent également affecter le risque de NLR. Les chevaux mâles et plus âgés sont plus fréquemment affectés que les femelles ou les jeunes chevaux. [7]
La génétique peut également jouer un rôle. L’élevage sélectif pour une taille plus petite pourrait contribuer à réduire la prévalence de la NLR. [19]
Symptômes et diagnostic de la NLR
Le principal signe visible de la NLR est le sifflement ou le grondement produit par les chevaux pendant l’exercice.
Les chevaux affectés par la NLR auront souvent une tolérance réduite à l’exercice intense. Cela est dû au fait que moins d’oxygène atteint les capillaires pulmonaires, ce qui entraîne une fatigue prématurée. [6]
Dans de rares cas de NLR affectant à la fois le nerf laryngé récurrent gauche et droit, le cheval peut éprouver une détresse respiratoire sévère même au repos. [4]
Endoscopie et évaluation
Le diagnostic des cas graves de NLR est assez facile, mais la détection des cas plus légers peut être plus difficile. Le diagnostic se fait généralement par examen endoscopique du larynx.
Lors de cette procédure, un tube fin et flexible équipé d’une lumière et d’une caméra (endoscope) est utilisé pour observer les voies respiratoires.
L’endoscopie doit être réalisée au repos et pendant l’exercice. Il est possible que l’obstruction des voies respiratoires et le collapsus des cordes vocales ne soient pas présents lors d’un examen au repos; il ne sont généralement détectés que lors d’un examen pendant l’exercice. [8]
Des tapis roulants spécialisés peuvent être utilisés pour évaluer le cheval pendant l’exercice. Grâce aux progrès technologiques, les examens d’exercice peuvent désormais être effectués sur le terrain. [17]
Système de notation de la NLR
Un système à quatre points est couramment utilisé pour évaluer le mouvement et l’abduction du cartilage aryténoïde. [9]
Grade 1 : Aucun signe de RLN. Il y a un mouvement synchrone et symétrique, et une abduction complète se produit.
Grade 2 : Des mouvements asynchrones et/ou asymétriques se produisent parfois mais une abduction complète peut encore se produire.
Grade 3 : Les mouvements sont asynchrones et/ou asymétriques. Une abduction complète ne peut pas se produire.
Grade 4 : Aucun mouvement du cartilage ou des cordes vocales.
Constats cliniques
Les grades 1 et 2 de la fonction laryngée n’entraînent pas à un collapsus laryngé. Cependant, la plupart des chevaux présentant un grade 3 et tous ceux présentant un grade 4 ont une obstruction des voies respiratoires pendant un exercice intense.
Chez les chevaux de course ayant une fonction laryngée de grade 3 ou 4, une intervention chirurgicale est nécessaire pour permettre au cheval de continuer à performer. [10]
Le degré de dysfonctionnement laryngé chez les chevaux atteint de RLN évolue avec le temps et peut être aggravé par l’exercice. Par exemple, des cas qui présentaient initialement avec une fonction laryngée normale peuvent par la suite présenter une paralysie laryngée de légère à modérée. [4]
Un examen complet des voies respiratoires supérieures, incluant une endoscopie au repos et en exercice, est important pour tout cheval ayant une mauvaise performance et des bruits respiratoires. Une évaluation continue peut être nécessaire pour surveiller la progression de la maladie.
Tests diagnostiques supplémentaires
L’atrophie musculaire le long du larynx est souvent palpable du côté gauche, bien que son identification requière un vétérinaire ou un technicien expérimenté.
Votre vétérinaire ou technicien vétérinaire peut palper pour détecter l’atrophie, les asymétries du cartilage et les cicatrices le long de l’extérieur du larynx. [3]
L’échographie du larynx peut également être un outil diagnostique utile. [11]
Traitement chirurgical de la NLR
La NLR est reconnue comme un problème médical chez les chevaux depuis des centaines d’années. Bien qu’elle puisse sembler être une affection simple, la maladie est assez complexe et difficile à résoudre.
La NLR est généralement traitée de trois manières : l’intervention chirurgicale, la retraite, ou l’euthanasie. [12]
Les chevaux de course sont les plus susceptibles de subir un collapsus aryténoïde complet pendant l’exercice et de nécessiter une intervention chirurgicale. [11]
Plusieurs traitements chirurgicaux différents ont été conçus pour aider à corriger le problème, mais aucune procédure n’est efficace à 100% dans tous les cas.
Un rétablissement complet n’est pas toujours possible, et il n’existe pas de consensus clair sur la meilleure chirurgie pour traiter la NLR.
Laryngoplastie
Également connue sous le nom de tie back en anglais, la laryngoplastie est la forme la plus courante de traitement du RLN.
Dans cette procédure, des sutures sont placées dans le cartilage cricoïde et aryténoïde pour maintenir la moitié du larynx en position ouverte de façon permanente. Cela vise à permettre une respiration plus normale.
Les rapports suggèrent que 48 à 69 % des chevaux de course ont eu une amélioration de leurs performances après une laryngoplastie, et des résultats positifs sont survenus chez 86 à 93 % des chevaux de trait et de sport. [2]
Cependant, les complications postopératoires sont fréquentes en cas de laryngoplastie. Elles incluent la toux, la pneumonie par aspiration, l’infection et la perte de l’ouverture arythénoïde due au relâchement ou à la rupture de la suture. [2]
La laryngoplastie réduit généralement les bruits respiratoires anormaux, mais rarement complètement.
Ventriculocordectomie (VC)
La ventriculocordectomie augmente le diamètre d’une structure du larynx connue sous le nom de rima glottidis. Cette procédure est généralement réalisée en même temps que la laryngoplastie.
L’objectif d’une VC est de diminuer la résistance et la turbulence des voies respiratoires, responsables de la production de bruit et de l’obstruction des voies respiratoires. [1]
La VC peut être réalisée seule chez les chevaux qui produisent un bruit anormal sans intolérance à l’exercice ou pour ceux qui ne subissent pas un collapsus aryténoïde complet pendant l’exercice.
Cette procédure peut être réalisée sous sédation debout pour éviter les risques associés à l’anesthésie générale. Cela est important pour les chevaux de trait, qui sont plus susceptibles de souffrir de complications liées à l’anesthésie générale. [20]
VC au laser
Une ventriculocordectomie au laser est une procédure minimement invasive qui utilise un laser pour élargir le larynx.
Un laser est utilisé pour augmenter le diamètre de la rima glottidis, diminuant la résistance et la turbulence des voies respiratoires. [17]
Cette option de traitement moderne a gagné en popularité car elle nécessite moins de temps pour que le cheval se rétablisse. [10]
Aryténoïdectomie
L’aryténoïdectomie est une autre procédure chirurgicale utilisée comme alternative à la laryngoplastie. Elle est également utilisée pour traiter les chevaux chez qui la laryngoplastie a échoué.
Lors d’une aryténoïdectomie, le cartilage aryténoïde est partiellement retiré pour élargir l’entrée laryngée. Cela crée une voie respiratoire plus large de façon permanente.
Les rapports suggèrent que bien que de nombreux chevaux puissent courir à nouveau suite à une aryténoïdectomie, les améliorations globales du flux d’air et des performances de course sont meilleures avec la laryngoplastie. [2]
Réinnervation laryngée
La réinnervation laryngée implique une greffe de pédicule nerf-muscle pour restaurer la fonction nerveuse. [16]
Cette procédure a connu un certain succès. Entre 76 et 84 % des chevaux développent une nouvelle innervation des muscles laryngés.
Cependant, cette technique est difficile à réaliser, elle nécessite une anesthésie générale ainsi qu’une longue période de récupération (jusqu’à 12 mois). [2][10]
Trachéostomie/Trachéotomie
La trachéostomie est une intervention chirurgicale simple qui peut être utilisée pour traiter la NLR. Elle implique de placer un tube permanent dans la trachée ou de créer chirurgicalement une ouverture permanente dans la trachée.
La trachéostomie contourne le larynx et supprime la cause de l’obstruction respiratoire.
Cependant, de nombreux propriétaires trouvent que l’utilisation et l’entretien des tubes de trachéotomie requièrent beaucoup de temps et que ces derniers sont inesthétiques. [2]
Pronostic
Le pronostic à long terme pour les chevaux atteints de RLN varie en fonction de la cause spécifique des bruits respiratoires anormaux et de la chirurgie effectuée pour corriger le problème.
Les complications chirurgicales sont courantes et peuvent forcer le cheval à prendre une retraite précoce de sa carrière athlétique. Cependant, de nombreux chevaux de course atteints de RLN peuvent bien s’en sortir si on réduit leur charge de travail et ne nécessiteront donc pas de chirurgie. [2]
Les chevaux atteints de neuropathie laryngée récurrente ont des voies respiratoires obstruées qui réduisent la quantité d’air atteignant les poumons. Cela peut diminuer l’oxygénation du sang.
Pour soutenir la santé respiratoire et la fonction circulatoire de ces chevaux, assurez-vous que leur régime alimentaire soit bien équilibré avec des niveaux adéquats de vitamines et de minéraux.
Suppléments
Vous pouvez également soutenir la performance d’exercice des chevaux souffrant de problèmes respiratoires en leur donnant les suppléments suivants :
Huile w-3
L’huile w-3 est un supplément d’acides gras essentiels qui contient des niveaux élevés d’acide gras oméga-3 DHA.
Les oméga-3 sont des gras anti-inflammatoires qui soutiennent la santé respiratoire globale. Le DHA soutient également le système immunitaire et les défenses naturelles de l’organisme contre les infections des poumons et des voies respiratoires.
Il a été démontré que la supplémentation en DHA réduit la dysfonction respiratoire dans des maladies telles que l’asthme équin et l’emphysème. [13]
Spiruline
La spiruline est une algue bleu-vert riche en protéines, en acides gras, en vitamines et en minéraux. Elle est utilisée pour soutenir la peau, la santé métabolique, la fonction pulmonaire et le système immunitaire des chevaux.
La spiruline a des effets antihistaminiques, anti-inflammatoires et antioxydants qui pourraient également apporter des bénéfices aux chevaux atteints de RLN. [14][15]
Jiaogulan
Le jiaogulan est un supplément à base de plantes qui semble soutenir la circulation. Il peut favoriser la fonction respiratoire et l’oxygénation du sang.
Il a traditionnellement utilisé pour traiter l’asthme ainsi que d’autres troubles respiratoires et peut potentiellement être utile pour les chevaux atteints de RLN. [14]
Les chevaux atteints d’hémiplégie laryngée doivent être continuellement surveillés pour détecter tout signe de détresse respiratoire, de fatigue ou d’autres complications.
Que vous choisissiez ou non la chirurgie pour votre cheval, le fait d’éviter les exercices intenses pourrait aider à ralentir la progression de la maladie. De nombreux chevaux qui « cornent » peuvent être utilisés pour un travail léger comme les randonnées ou l’équitation de plaisance.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le cornage chez les chevaux :
Le cornage chez les chevaux est une affection respiratoire dans laquelle des nerfs affaiblis dans le larynx provoquent l’affaissement d’une partie des voies respiratoires pendant l’exercice. Ce rétrécissement crée un bruit de sifflement ou de ronflement lorsque le cheval respire à l’effort. Le cornage est aussi appelé neuropathie laryngée récurrente, ou NLR, et peut réduire le débit d’air, l’apport en oxygène et la tolérance à l’exercice chez les chevaux atteints.
Le cornage se développe lorsque des lésions affectent les nerfs laryngés récurrents qui contrôlent les muscles à l’intérieur du larynx. La perte de fonction nerveuse entraîne une atrophie musculaire et une ouverture incomplète des voies respiratoires pendant l’inspiration. La plupart des cas n’ont pas de cause clairement identifiée, mais les traumatismes au cou, les infections, l’exposition à des toxines, le cancer, la gourme ainsi que les complications liées aux injections ou à l’anesthésie ont tous été associés à la paralysie laryngée chez les chevaux.
Le cornage survient le plus souvent chez les races de chevaux de grande taille, particulièrement les Thoroughbreds et les chevaux de trait. Les recherches estiment qu’environ 2 % à 8 % des Thoroughbreds et jusqu’à 35 % des races de trait sont atteints de neuropathie laryngée récurrente. Une grande taille corporelle, un long cou et des caractéristiques de conformation associées à des nerfs laryngés récurrents plus longs peuvent augmenter le risque de développer cette affection respiratoire.
Les signes du cornage comprennent des bruits respiratoires forts pendant l’exercice, une diminution de l’endurance, une baisse de performance et une fatigue précoce lors d’un travail intense. De nombreux chevaux produisent un bruit de sifflement ou de ronflement lorsqu’ils galopent ou travaillent fort parce que le débit d’air dans le larynx devient restreint. Les cas graves peuvent également provoquer une difficulté respiratoire marquée, de la toux ou une détresse respiratoire, même au repos dans les rares cas bilatéraux.
Le cornage peut réduire les performances à l’exercice en limitant le débit d’air et en diminuant l’apport en oxygène pendant une activité intense. Les chevaux atteints de neuropathie laryngée récurrente se fatiguent souvent plus rapidement parce que le rétrécissement des voies respiratoires crée une plus grande résistance pendant la respiration. Les courses, le concours complet et les autres disciplines à haute intensité sont généralement les plus touchés, tandis que certains chevaux atteints d’une forme plus légère de la maladie peuvent continuer un travail plus léger avec moins de problèmes de performance apparents.
Le cornage est habituellement diagnostiqué par endoscopie, ce qui permet au vétérinaire d’examiner le mouvement des structures laryngées et des cordes vocales. De nombreux chevaux doivent être évalués à la fois au repos et pendant l’exercice parce que l’affaissement des voies respiratoires peut seulement apparaître à l’effort. Les vétérinaires peuvent également utiliser l’échographie ou la palpation des muscles laryngés pour rechercher une perte musculaire, une asymétrie ou des anomalies structurelles autour des voies respiratoires.
La classification de l’hémiplégie laryngée décrit la qualité du mouvement du cartilage aryténoïde et des cordes vocales pendant la respiration. Le grade 1 représente un mouvement normal avec une ouverture complète des voies respiratoires, tandis que le grade 4 indique une paralysie complète sans mouvement. Les chevaux de grade 3 et 4 développent fréquemment une obstruction des voies respiratoires pendant un exercice intense, rendant les bruits respiratoires et la baisse de performance beaucoup plus évidents pendant le travail athlétique.
Le cornage peut s’aggraver avec le temps parce que la neuropathie laryngée récurrente est souvent progressive. Les chevaux qui présentent initialement une dysfonction laryngée légère ou intermittente peuvent plus tard développer un affaissement plus important des voies respiratoires et des bruits respiratoires plus forts pendant l’exercice. Un suivi régulier avec des examens répétés des voies respiratoires peut aider à surveiller l’évolution de la maladie et à déterminer si des ajustements de la charge de travail ou un traitement chirurgical deviennent nécessaires plus tard dans la vie.
De nombreux chevaux atteints de cornage peuvent encore être montés, particulièrement pour des activités plus légères comme la randonnée ou l’équitation de loisir. La réduction du débit d’air peut limiter l’endurance et les performances pendant un exercice exigeant, mais les cas légers n’empêchent pas toujours une utilisation régulière. Les chevaux participant à des courses ou à d’autres sports à haute intensité sont plus susceptibles d’avoir besoin d’une réduction de leur charge de travail ou d’une chirurgie si l’obstruction des voies respiratoires devient grave.
La laryngoplastie, souvent appelée chirurgie de tie-back, est le traitement chirurgical le plus courant du cornage chez les chevaux. Cette intervention maintient de façon permanente une partie du larynx ouverte afin d’améliorer le débit d’air pendant l’exercice. D’autres options chirurgicales comprennent la ventriculocordectomie, la ventriculocordectomie au laser, l’aryténoïdectomie, la réinnervation laryngée et la trachéostomie, selon la gravité de la maladie et l’utilisation athlétique prévue du cheval.
La chirurgie de tie-back peut améliorer le débit d’air et réduire les bruits respiratoires, mais elle ne guérit pas complètement le cornage chez tous les chevaux. Des études rapportent une amélioration des performances chez de nombreux chevaux de course, chevaux de trait et chevaux de sport après la chirurgie, bien que des bruits respiratoires anormaux puissent persister. Des complications comme la toux, les infections, la pneumonie par aspiration ou le relâchement des sutures peuvent également affecter les résultats chirurgicaux à long terme.
La nutrition peut soutenir les chevaux atteints de cornage en favorisant la santé respiratoire, la circulation et l’apport en oxygène pendant l’exercice. Une alimentation équilibrée contenant des vitamines et des minéraux adéquats est importante pour les chevaux présentant une fonction respiratoire réduite. Les suppléments contenant des acides gras oméga-3, de la spiruline ou du jiaogulan peuvent également soutenir la fonction pulmonaire, la réponse immunitaire et l’équilibre inflammatoire chez les chevaux souffrant de stress respiratoire chronique.
Résumé
Le cornage, ou neuropathie laryngée récurrente (NLR), amène les chevaux à émettre un sifflement ou un bruit de cornage pendant l’exercice, ce qui réduit souvent leurs performances. On l’observe fréquemment chez les Thoroughbreds et les races de trait, et il peut être causé par une lésion nerveuse menant à un affaissement partiel du larynx.
- La NLR est causée par une lésion nerveuse au niveau du larynx, entraînant une obstruction des voies respiratoires et des bruits respiratoires anormaux, particulièrement lors de l’effort.
- Le cornage est le plus perceptible pendant l’exercice; les chevaux atteints présentent une tolérance réduite à l’activité intense en raison d’une diminution de l’apport en oxygène.
- Les traitements chirurgicaux comme la laryngoplastie et la ventriculocordectomie sont courants, mais les taux de réussite varient, et des complications comme la pneumonie d’aspiration peuvent survenir.
- La gestion de l’environnement et le soutien nutritionnel, y compris des suppléments comme l’huile oméga-3 et la spiruline, peuvent aider à améliorer la fonction respiratoire du cheval et ses performances à l’exercice.
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