La MPOC – ou maladie pulmonaire obstructive chronique équine est un terme désormais désuet désignant une maladie courante chez les chevaux qui provoque de la toux ainsi que de mauvaises performances.
Cette affection est désormais appelée asthme équin et est l’une des maladies pulmonaires non infectieuses les plus courantes. L’asthme équin sévère touche 14 à 17 % des chevaux dans certaines populations, mais jusqu’à 70 % des chevaux de plaisance présentent des indicateurs d’asthme léger à modéré. [5]
Les chevaux atteints d’asthme équin ont généralement une production accrue de mucus, des difficultés respiratoires pendant l’exercice ainsi qu’au repos parfois, de la toux et des écoulements nasaux. Les cas plus sévères peuvent entraîner une détresse respiratoire aiguë.
On pense que la MPOC équine a divers déclencheurs, notamment les spores fongiques, les endotoxines bactériennes, la poussière inorganique et les acariens de stockage. [2]
La clé du succès dans le traitement des chevaux atteints de MPOC réside dans une combinaison de gestion environnementale et de pratiques alimentaires strictes avec des médicaments en cas de détresse respiratoire ou de crises.
MPOC équine
La maladie pulmonaire obstructive chronique a été diagnostiquée et étudiée chez les chevaux depuis les années 1970, mais ce terme est maintenant désuet.
Récemment, l’American College of Veterinary Internal Medicine (ACVIM) a mis à jour une déclaration de consensus sur la maladie inflammatoire des voies respiratoires équine.
L’asthme équin (AE) est le terme générique accepté englobant les maladies inflammatoires des voies respiratoires non infectieuses, y compris l’emphysème (ou pousse/souffle), la MPOC, la maladie inflammatoire des voies respiratoires et l’obstruction récurrente des voies respiratoires. [1]
Cependant, de nombreux propriétaires de chevaux utilisent encore les termes MPOC et souffle pour désigner les problèmes respiratoires dont souffrent leurs chevaux. Pour cette raison, nous utilisons parfois le terme MPOC équine pour désigner l’asthme équin dans cet article.
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Symptômes de la MPOC équine
Les signes les plus courants de la maladie sont :
- Une intolérance à l’exercice
- De mauvaises performances
- Une toux chronique
- L’écoulement nasal
- Une production excessive de mucus
Les chevaux souffrant d’asthme équin peuvent présenter des signes cliniques communs en ce qui trait aux cas modérés à sévères, mais la gravité, le pronostic et les événements déclencheurs varieront.
Les cas légers ont tendance à être plus difficiles à repérer car certains de ces chevaux sont pratiquement asymptomatiques en dehors de leurs mauvaises performances.
La comparaison suivante entre l’asthme équin léger à modéré et l’asthme sévère est adaptée de la Déclaration de consensus de l’ACVIM datant de 2016. [1]
Asthme équin léger à modéré
Nom précédent : Maladie inflammatoire des voies respiratoires
Âge d’apparition :
Antécédents : Composante génétique non étudiée. Historique de stabulation ou changement de saison récent.
Signes cliniques :
- Respiration normale au repos
- Toux intermittente, surtout après l’exercice
- Mauvaises performances
Évolution de la maladie : Peut se résoudre spontanément ou avec une intervention minimale. Faible risque de récidive.
Un cas léger d’asthme peut néanmoins être nocif pour l’athlète équin. Même les chevaux asymptomatiques ou ne souffrant que de cas légers peuvent avoir des effets à long terme de mauvaises performances et de toux due à la maladie.
Une étude suggère que chez les chevaux de course, même un asthme léger est préjudiciable aux performances en fonction des cellules inflammatoires trouvées dans le lavage broncho-alvéolaire (LBA). [3]
Asthme équin sévère
Nom précédent : Obstruction récurrente des voies respiratoires (mieux connu sous l’acronyme anglais RAO)
Âge d’apparition : > 7 ans ; pas exact, mais les jeunes chevaux ont tendance à être légèrement affectés ou asymptomatiques
Antécédents : Composante génétique possible. Allergènes de poussière, historique de stabulation.
Signes cliniques :
- Dyspnée au repos fréquente
- Narines dilatées
- Toux plus persistante
- Écoulement nasal
- Intolérance à l’exercice
- Présence de la « ligne de pousse » au niveau de l’abdomen
Évolution de la maladie : Peut durer des semaines, voire des mois, avec des rechutes toute la vie. Peut s’améliorer avec une gestion stricte et des médicaments.
Causes et facteurs de risque
La pathogenèse du spectre de l’asthme équin n’est toujours pas entièrement comprise ; elle est probablement multifactorielle.
On pense que l’asthme équin sévère (anciennement MPOC ou emphysème) est déclenché par des allergènes environnementaux – les bêta-glucanes dans les moisissures, la poussière et les endotoxines présentes dans le foin, les copeaux et la paille. [12]
On pense que les chevaux qui passent la majorité de leur temps au box plutôt qu’au pâturage sont plus affectés par ces déclencheurs. Même les écuries les plus propres peuvent être pleines d’endotoxines et de spores de moisissure.
Lorsque l’on pense aux sources de poussière dans l’environnement d’un cheval dans une écurie, les principaux coupables sont la litière et la nourriture.
Les spores fongiques se trouvent dans tous les types de foin, quelle que soit leur qualité. Le degré de contamination du foin varie en fonction de sa température au moment de la mise en balle.
Le foin et la paille augmentent les niveaux de poussière dans l’environnement du cheval de 6 à 7 fois par rapport au box seul. [4]
Facteurs de risque
Une étude a montré une possible distribution régionale des facteurs de risque pour les chevaux aux États-Unis. Dans le nord-est des États-Unis, le foin moisi est un déclencheur typique. Dans la partie sud du pays, les chevaux sont plus susceptibles d’être affectés par des allergènes au pâturage. [5]
Gardez en tête que n’importe quel cheval peut être affecté, surtout s’il y a eu un changement récent dans son alimentation ou son environnement.
Certains virus et bactéries ont été associés à l’asthme équin, notamment la grippe équine, les herpèsvirus équins (HVE), Streptococcus equi, les espèces de Pasteurella et les espèces d’Actinobacillus.
Il n’est pas clair si ces infections sont secondaires à l’asthme et à l’affaiblissement des défenses immunitaires ou s’il s’agit d’une cause principale de l’asthme. [5]
Diagnostic de l’asthme équin
Le diagnostic de l’asthme équin est souvent suspecté après une anamnèse et un examen approfondis. Un examen complet des pratiques de gestion et de l’alimentation pourrait indiquer des déclencheurs possibles.
Tout changement dans l’environnement (changements saisonniers récents, passage du pâturage au box, qualité de l’air, etc.) doit être pris en compte, ainsi que tout changement d’alimentation ou de foin.
Les maladies respiratoires récentes doivent également être évoquées. Cependant, l’historique est moins susceptible de contribuer à établir un diagnostic présumé dans les cas légers et subcliniques, qui nécessitent généralement des diagnostics supplémentaires.
Auscultation thoracique
Un examen approfondi comprend également une auscultation thoracique – l’écoute de tous les champs pulmonaires et de la trachée. L’auscultation est souvent répétée avec un ballon respiratoire pour encourager le cheval à prendre des respirations plus profondes. Les crépitements et les sifflements indiquent une possible maladie respiratoire.
Malheureusement, l’auscultation thoracique est insensible à l’identification d’une maladie pulmonaire chez les chevaux en raison de leur épaisse paroi thoracique. Elle ne peut donc pas être utilisée exclusivement pour déterminer les changements au niveau pulmonaire. Moins de la moitié des chevaux présentant un cas d’asthme sévère présentent une auscultation thoracique anormale.
Endoscopie trachéale
Le vétérinaire peut effectuer une endoscopie trachéale pour évaluer la production de mucus.
Cet examen implique de visualiser la trachée et l’accumulation de mucus en insérant une caméra par le nez et dans la trachée. L’accumulation de mucus est notée sur une échelle de 0 à 3.
Des échantillons d’aspiration trachéale peuvent également être prélevés pour mesurer le niveau de cellules immunitaires présentes dans la trachée comme indicateur d’inflammation. [13]
Lavage broncho-alvéolaire
Un lavage broncho-alvéolaire (LBA) est considéré comme la référence en matière d’évaluation cytologique des voies respiratoires car il permet une évaluation plus approfondie des bronchioles et des alvéoles. Un simple lavage trachéal est souvent insuffisant puisque les cellules représentatives de la trachée et des voies respiratoires supérieures ne sont pas les mêmes que celles trouvées dans les voies respiratoires inférieures.
Les tests de lavage broncho-alvéolaire chez les chevaux atteints d’asthme équin peuvent révéler une augmentation des mastocytes, des neutrophiles et des éosinophiles chez les chevaux affectées.
Différentes populations de cellules acquises par LBA peuvent indiquer divers facteurs prédisposants et étiologies dans divers groupes de chevaux. Par exemple, les mastocytes sont plus courants chez les jeunes chevaux et peuvent être corrélés à une performance altérée. [3]
Radiographies
Les radiographies ne sont pas un outil de diagnostic couramment utilisé car elles ne sont ni suffisamment sensibles ni spécifiques pour diagnostiquer l’asthme équin.
Prévention et traitement
Puisqu’il n’existe aucun remède contre l’asthme équin, la prévention et la rémission dépendront d’une gestion environnementale diligente et d’une médication appropriée selon les indications. Les médicaments seuls ne soulageront pas complètement les symptômes dans les cas les plus graves.
Gestion environnementale
L’hygiène environnementale joue un rôle crucial dans la physiopathologie de l’asthme équin. La gestion peut être divisée en trois grandes catégories : la litière, l’alimentation et la ventilation.
Litière
Pour minimiser les spores de moisissure et la poussière, utilisez une litière peu poussiéreuse telle que du papier haché, des tapis en caoutchouc, de la tourbe et des copeaux de bois spéciaux.
La paille est courante dans les systèmes de litière profonde, mais même la paille qui est propre à l’œil nu peut être contaminée dans des écuries et des étables insuffisamment ventilées.
Une étude a démontré que les chevaux au box avec de la litière de tourbe en balles avaient moins de neutrophiles dans le lavage broncho-alvéolaire que ceux au box avec des granulés de paille. [6] Cela indique une exposition moindre aux allergènes et une réponse immunitaire réduite.
Alimentation
Les chevaux nourris au foin dans les box (par rapport à ceux exclusivement au pâturage) sont exposés aux spores fongiques car tout foin a un certain degré de contamination fongique. Cependant, les quantités dépendront grandement de la teneur en humidité au moment de la mise en balle. [7]
Le foin en balles carrées et en balles rondes peut affecter les chevaux différemment, en particulier ceux souffrant de problèmes respiratoires.
Dans une étude, les chevaux consommant du foin en balles ronde avaient plus de neutrophiles dans leurs voies respiratoires (selon les échantillons de LBA), suivis des chevaux nourris avec du foin en balles rondes. Les chevaux exclusivement au pâturage avaient le moins de neutrophiles dans les échantillons de LBA. [8]
Les granulés et les aliments en cubes offrent une alternative à faible teneur en poussière par rapport au foin pour les chevaux au box affectés par l’asthme équin, mais ne constituent peut-être pas un remplacement idéal pour le foin.
Certains experts recommandent de tremper le foin dans l’eau pour réduire la teneur en poussière. Des études antérieures ont démontré que le trempage du foin pendant 30 minutes réduisait les problèmes respiratoires des chevaux souffrant d’emphysème. [9]
Cependant, le trempage du foin peut ne pas soulager complètement tous les symptômes respiratoires. De plus, un trempage prolongé réduit la teneur nutritionnelle du foin en raison de la lixiviation des nutriments solubles.
La distribution de la nourriture au niveau du sol permet des mécanismes naturels de nettoyage respiratoire. Une étude a montré que distribuer le foin à partir d’un filet ou d’une position surélevée multipliait par 4 l’exposition à la poussière, tandis qu’une autre étude n’a pas trouvé de différence significative dans la poussière respirable. [3]
Ventilation
La ventilation est un facteur critique pour minimiser l’exposition à la poussière chez les chevaux au box. Rappelez-vous qu’un cheval atteint d’asthme équin sera affecté par les box et les allées environnants également. Essayez de réduire le nettoyage et le balayage lorsque des chevaux concernés sont au box.
Le cheval au box affecté peut montrer une amélioration en une semaine s’il est mis au pâturage (en supposant que le cheval ne souffre pas d’une maladie respiratoire associée à l’été ou au pâturage).
Gestion médicale
Bien que les médicaments seuls n’éliminent pas complètement les symptômes respiratoires d’un cheval atteint d’asthme équin, ils peuvent être utilisés en cas de détresse respiratoire aiguë pour aider le cheval à respirer plus facilement.
En règle générale, les vétérinaires traiteront l’asthme équin avec une combinaison de corticostéroïdes et de bronchodilatateurs. Les corticostéroïdes diminuent l’inflammation, et les bronchodilatateurs ouvrent les voies respiratoires en relaxant les muscles lisses des voies respiratoires.
Les bronchodilatateurs sont particulièrement utiles lors des crises soudaines et peuvent commencer à agir en moins d’une heure.
Ces médicaments peuvent être injectables, oraux, ou inhalés par des masques ou des dispositifs nasaux. Les options inhalées ont souvent moins d’effets secondaires systémiques que les options injectables ou orales.
Pronostic
Bien qu’il n’y ait pas de remède permanent pour la MPOC équine, les chevaux affectés peuvent avoir une bonne qualité de vie grâce à des modifications environnementales strictes ainsi que le contrôle des crises et des symptômes.
Les objectifs devraient être de gérer l’environnement de manière appropriée afin de minimiser l’exposition aux allergènes et de traiter rapidement et efficacement les symptômes dès leur apparition.
Souvenez-vous que la récupération peut prendre des jours, voire des semaines même après ne serait-ce qu’une brève exposition aux allergènes. Le temps de récupération dépendra de la gravité des symptômes initiaux, de l’âge du cheval et de son état de santé générale.
Dans les cas graves d’asthme équin, il y a un remodelage structural des voies respiratoires dû à l’inflammation chronique qui est irréversible. [10]
De nombreux propriétaires optent pour l’euthanasie sans cruauté des chevaux sévèrement atteints en raison du coût du traitement à long terme, de la récidive et de la chronicité des symptômes, ainsi que du stress émotionnel des chevaux souffrant souvent d’insuffisance pondérale et de toux. [11]
Si votre cheval a reçu un diagnostic de MPOC équine, consultez un nutritionniste pour formuler un régime alimentaire faible en poussière qui favorise la fonction respiratoire. Soumettez les informations de votre cheval en ligne pour une consultation gratuite.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de la MPOC équine (asthme équin) :
La MPOC équine est un ancien terme qui servait à décrire les chevaux présentant une toux chronique, des difficultés respiratoires et une accumulation de mucus. Aujourd’hui, les vétérinaires regroupent ces problèmes sous le nom d’asthme équin, qui comprend des formes légères et sévères. Les signes apparaissent souvent lorsque les chevaux sont exposés à des environnements poussiéreux, à du foin sec ou à une mauvaise ventilation. Connaître le terme moderne aide les propriétaires à trouver des options de traitement actuelles et à comprendre comment les changements de gestion influencent la santé respiratoire à long terme.
L’asthme équin est habituellement déclenché par des particules en suspension dans l’air, comme des spores de moisissures, de la poussière, des contaminants du foin et des allergènes d’écurie. Les chevaux gardés au box sur du foin sec ou de la paille tendent à être exposés à des niveaux plus élevés de ces irritants. La génétique, des infections respiratoires antérieures et les allergènes régionaux peuvent rendre certains chevaux plus réactifs. Comprendre les déclencheurs de votre cheval vous aide à concevoir une alimentation et un hébergement qui réduisent l’exposition quotidienne et diminuent les poussées.
De nombreux chevaux atteints d’asthme équin peuvent rester actifs si leur environnement est bien géré et si leurs symptômes sont contrôlés. Les chevaux légèrement atteints ont souvent des performances normales, bien qu’ils puissent tousser pendant l’échauffement ou avoir une endurance réduite. Les cas plus sévères peuvent avoir de la difficulté avec un travail intense à moins que la qualité de l’air, le choix du fourrage et la médication ne soient soigneusement ajustés. Travailler avec un vétérinaire vous aide à adapter l’intensité de l’entraînement à la capacité respiratoire de votre cheval.
Les soins à long terme visent à contrôler les déclencheurs environnementaux chaque jour plutôt qu’à se fier uniquement à la médication. La plupart des chevaux bénéficient d’une litière à faible teneur en poussière, de foin trempé ou passé à la vapeur, du temps au pâturage plutôt qu’au box, et d’une meilleure circulation de l’air dans l’écurie. Une surveillance régulière des poussées et des ajustements rapides lors des changements de saison sont aussi importants. Une gestion constante aide à maintenir le confort respiratoire et à réduire la fréquence et la gravité des futurs épisodes d’asthme.
Résumé
La MPOC équine, désormais appelée asthme équin, est une affection chronique non infectieuse des voies respiratoires qui affecte la respiration et les performances des chevaux.
- Les symptômes vont de la toux et des écoulements nasaux à une difficulté respiratoire et à une baisse de performance
- Les déclencheurs comprennent la poussière, les spores de moisissure, les endotoxines et d’autres irritants en suspension dans l’air présents dans les écuries et le foin
- Les cas légers peuvent présenter des signes subtils, tandis que les cas graves peuvent entraîner un effort respiratoire même au repos
- Le diagnostic peut inclure une endoscopie, des prélèvements des voies respiratoires et l’évaluation de l’historique de gestion
- Le contrôle de l’environnement est essentiel et vise une litière sans poussière, un fourrage à faible teneur en poussière et une ventilation adéquate
- Des médicaments comme les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs peuvent être nécessaires pour contrôler les poussées
- La gestion à long terme vise à minimiser l’exposition aux allergènes et à favoriser une respiration confortable
Références
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