La maladie de Lyme équine est une préoccupation croissante pour la santé des chevaux en Amérique du Nord, en particulier pendant les périodes où les insectes et les arachnides sont plus actifs. Ces périodes sont généralement d’avril à octobre dans l’hémisphère nord.
La maladie de Lyme est principalement causée par une infection à Borrelia burgdorferi, une bactérie transportée par les tiques Ixodes, ou tiques à corps dur. [1] Vous reconnaîtrez peut-être cette tique sous son nom plus populaire, la tique à pattes noires ou tique du chevreuil (Ixodes scapularis).
Si la prévention des tiques est une pratique courante pour beaucoup d’entre nous qui possédons des chiens et/ou des chats d’extérieur, elle n’a historiquement jamais été une préoccupation pour les chevaux. Toutefois, cette situation est en train de changer car les populations de tiques continuent de s’étendre.
La maladie de Lyme cible souvent les articulations et peut entraîner des boiteries chez les chevaux. [2] Cependant, lorsqu’un cheval présente une boiterie, la maladie de Lyme n’est généralement pas la première chose à laquelle on pense, ce qui rend le diagnostic parfois compliqué.
Les chevaux atteints de la maladie de Lyme peuvent également présenter une perte chronique de poids, de la fièvre, un dysfonctionnement neurologique, une encéphalite, une laminite, une sensibilité musculaire, des baisses de performances, des problèmes articulaires et des changements comportementaux tels que la dépression.
Toutes les morsures de tiques ne conduisent pas à une infection par B. burgdorferi, mais lorsque c’est le cas, le traitement peut nécessiter une série d’antibiotiques sur plusieurs mois. Le traitement peut être coûteux, d’où l’importance de la prévention.
Le présent article traite de la population de tiques en croissance en Amérique du Nord, du diagnostic et des symptômes de la maladie de Lyme chez les chevaux, du traitement et de la manière de prévenir cette maladie chez votre cheval.
La maladie de Lyme et les tiques en Amérique du Nord
La tique à pattes noires est présente dans tout le sud-est et le sud du Canada. On la trouve dans les provinces du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que le long de la côte ouest de la Colombie-Britannique. [3]
Les cas humains de maladie de Lyme au Canada se sont multipliés par plus de 18 entre 2009 et 2019, ce qui reflète le territoire grandissant de la tique à pattes noires.
Aux États-Unis, la tique à pattes noires est présente dans les États du centre et de l’est du pays. Elle peut également retrouvée dans les territoires s’étendant du Texas au Maine. [4]
Une propagation vers le nord de la tique à pattes noires dans les États du nord ainsi que dans le sud et le centre du Canada a été constatée et l’on pense que le changement climatique joue un rôle dans cette propagation. [5]
Cycle de vie de la tique
La tique à pattes noires suit un cycle de vie à trois hôtes qui peut durer de 2 à 3 ans. Le cycle de vie typique d’une tique à pattes noires est présenté ci-dessous.
À chaque étape, tout animal ou humain peut être l’hôte et la tique peut s’attacher et se nourrir sur plusieurs hôtes ou individus différents. [6]

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- Les femelles adultes pondent des œufs, généralement à l’automne, après s’être nourries d’un hôte. Les œufs éclosent et passent l’hiver au stade larvaire.
- Au printemps, les larves se fixent sur un petit rongeur, tel qu’un écureuil.
- Après avoir passé le printemps et l’été à se nourrir sur le premier hôte, les larves tombent du premier hôte et muent en nymphes à l’automne. Elles passent ensuite l’hiver sous forme de nymphe.
- Au printemps suivant, les nymphes se fixent sur le deuxième hôte, souvent un petit mammifère ou un rongeur.
- Les nymphes se détachent du deuxième hôte à l’automne et passent l’hiver sous leur forme adulte.
- Au printemps suivant, les adultes recherchent souvent un hôte plus grand, comme un cheval, une vache ou un être humain. Les adultes se nourrissent alors du troisième hôte et s’y accouplent, achevant ainsi le cycle de vie.
La tique peut attraper la bactérie B. burgdorferi sur n’importe quel hôte dont elle se nourrit. Elle peut ensuite transmettre cette bactérie lorsqu’elle s’attache à un nouvel hôte.
Il faut souvent 12 à 24 heures à la tique pour transmettre la bactérie après avoir mordu l’hôte. Pour réduire le risque d’infection par la maladie de Lyme, il est essentiel de retirer la tique rapidement.
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Prévalence de la maladie de Lyme chez les chevaux
Bien qu’elle ne soit pas couramment signalée chez les chevaux, plusieurs études ont examiné la prévalence de l’infection par B. burgdorferi chez des chevaux cliniquement sains. Les chercheurs ont mesuré les taux d’infection suivants : [1]
- 14,8 % des chevaux dans le nord-ouest du Pacifique des États-Unis en 2008
- 45 % des chevaux du nord-est des États-Unis en 2000
- 33 % des chevaux en Virginie (États-Unis) en 2016.
Ces chevaux étaient tous présumés en bonne santé et ne présentaient pas de symptômes cliniques de la maladie de Lyme. Toutefois, ces rapports suggèrent que l’exposition à B. burgdorferi est peut-être plus élevée que prévu et qu’elle est en augmentation.
Une étude récente a examiné la prévalence de l’infection par B. burgdorferi chez des chevaux cliniquement sains en Ontario, au Canada, en se concentrant sur les zones connues pour être habitées par des tiques à pattes noires. [7]
Les auteurs ont rapporté que sur les 551 chevaux en bonne santé, 91 (17%) ont été testés positifs à une exposition à l’infection par B. burgdorferi. Les propriétaires de chevaux ont également rempli un questionnaire décrivant leur environnement et certaines de leurs pratiques de gestion des chevaux.
La probabilité qu’un cheval soit testé positif augmentait lorsque des chênes étaient présents dans le pâturage et diminuait lorsque les propriétaires vérifiaient régulièrement la présence de tiques sur les chevaux.
Ces résultats soulignent l’importance des pratiques environnementales et de gestion pour la prévention de la maladie de Lyme, sujet qui sera abordé plus loin dans cet article.
Diagnostic et examens
Le diagnostic d’une infection passée ou présente par B. burgdorferi peut être établi à l’aide d’une simple analyse de sang visant à détecter les anticorps sériques. [1]
Cependant, cet examen ne permet que de savoir si le cheval a été exposé à B. burgdorferi à un moment donné de sa vie et n’est pas corrélé aux symptômes de la maladie de Lyme.
Il faut attendre au moins trois semaines après une piqûre de tique pour que les anticorps soient détectés dans le sang. C’est pourquoi certaines cliniques recommandent un test jusqu’à 8 semaines après l’exposition à la tique et tous les ans dans les zones où les tiques sont fréquentes. [2]
Un résultat positif ne permet pas de prédire l’apparition des symptômes de la maladie de Lyme. Un cheval peut avoir été exposé à B. burgdorferi il y a de nombreuses années et présenter un résultat positif.
Pour cette raison, le diagnostic de la maladie de Lyme est assez complexe et d’autres maladies doivent d’abord être exclues.
Tests disponibles
Plusieurs options différentes existent pour le test d’anticorps, incluant le test IDEXX SNAP qui peut être effectué au box. Les fluides ou les tissus peuvent également être testés pour l’ADN de l’organisme par test PCR.
Le test Western Blot était auparavant considéré comme la référence absolue pour le test de la maladie de Lyme, mais il faut plusieurs semaines pour obtenir un résultat. L’Université de Cornell a développé un nouveau test, appelé Lyme Multiplex, qui teste trois anticorps différents et présente les avantages suivants: [8]
- Donne un résultat positif dès deux semaines après l’infection
- Distingue l’infection aiguë de l’infection chronique
- Distingue les anticorps issus de la vaccination de ceux issus de l’infection
Symptômes de la maladie de Lyme chez le cheval
De nombreux symptômes de la maladie de Lyme sont similaires à ceux d’autres maladies. En général, une combinaison de symptômes est présente lorsqu’un diagnostic clinique est posé.
Les signes les plus courants de la maladie de Lyme observés chez les chevaux sont les suivants
- Sensibilité musculaire
- Inconfort/enflure des articulations
- Boiterie (sporadique ou lors du déplacement de la jambe)
- Laminite
- Perte de poids et manque d’appétit
- Raideurs
- Réticence à bouger/travailler
- Fièvre légère
- Changements de comportement ou humeur irritable
- Sensibilité généralisée
- Uvéite (fluxion périodique)
Si votre cheval présente plusieurs de ces signes et qu’il a probablement été exposé à des tiques porteuses de B. burgdorferi, votre vétérinaire peut effectuer des examens pour écarter d’autres maladies et confirmer la maladie de Lyme. [1]
Les symptômes cliniques de la maladie de Lyme et les autres maladies à exclure sont décrits ci-dessous.
Neuroborréliose : Se produit lorsque B. burgdorferi infecte le système nerveux central. Elle peut se manifester par les symptômes suivants :
- Changements de comportement
- Hyperesthésie : augmentation de la sensibilité des sens
- Ataxie : absence de contrôle ou de coordination musculaire
- Troubles de la déglutition et détresse respiratoire
- Atrophie musculaire et raideurs au niveau du cou
Ces symptômes sont similaires à ceux de la myéloencéphalite équine à protozoaire et de l’encéphalite virale, qu’il convient d’écarter pour confirmer la maladie de Lyme.
Uvéite : Se manifeste par une inflammation et/ou un écoulement autour des yeux. Ces symptômes sont similaires à ceux de la leptospirose et du lymphome cutané.
Pseudolymphome cutané : Décrit comme de petites masses sur la peau à l’endroit où la tique s’est attachée au cheval.
Si le cheval présente l’un de ces symptômes et que l’exposition à B. burgdorferi est positive, d’autres examens peuvent être effectués pour confirmer l’infection active.
Si le cheval présente des signes de neuroborréliose, un échantillon de liquide céphalorachidien peut être prélevé (via une ponction lombaire) et analysé. [1] Souvent, chez les chevaux atteints de la maladie de Lyme, le liquide céphalo-rachidien présente un nombre élevé de globules blancs, de neutrophiles et de lymphocytes. [1] D’autres tests de laboratoire peuvent également être effectués sur le liquide céphalorachidien si cela est nécessaire pour guider le diagnostic et le traitement.
Des tests similaires peuvent être effectués dans les liquides oculaires et des biopsies peuvent être réalisées en cas de pseudolymphome cutané. [1]
Traitement de la maladie de Lyme
Les médicaments les plus couramment utilisés pour traiter la maladie de Lyme équine sont des antimicrobiens à base de tétracycline, tels que la doxycycline, l’oxytétracycline ou la minocycline. [1]
Ces médicaments ont également des propriétés anti-inflammatoires qui peuvent aider à soulager d’autres symptômes. D’autres antibiotiques efficaces contre B. burgdorferi comme la pénicilline et les céphalosporines. [1]
En général, il est préférable de débuter le traitement le plus tôt possible après la confirmation de la maladie de Lyme. Les cas détectés et traités rapidement ont tendance à avoir un meilleur pronostic que les cas chroniques ou les cas de neuroborréliose, pour lesquels le pronostic est généralement mauvais. [1]
Le traitement de la maladie de Lyme équine est souvent difficile, surtout si l’infection est chronique. Globalement, les protocoles de traitement sont mal définis en raison de la rareté de la maladie et du manque de connaissances et de données cliniques chez le cheval. [1]
Le traitement doit être poursuivi jusqu’à la disparition des signes cliniques. Un nouvel examen des taux d’anticorps peut fournir des informations thérapeutiques précieuses, mais ne doit pas être utilisé seul comme indicateur de la guérison de la maladie. Les chevaux peuvent présenter un test positif des années après la disparition des symptômes cliniques. [1]
Malheureusement, même après la disparition des symptômes, un cheval peut à nouveau contracter la maladie de Lyme s’il est mordu par une autre tique porteuse de B. burgdorferi. Le fait d’avoir contracté la maladie de Lyme une fois ne confère pas d’immunité. [2] De plus, on réussit rarement à guérir les cas chroniques de la maladie de Lyme. Les chevaux connaissent parfois une rémission, puis éventuellement, ils présentent à nouveau des symptômes.
Prévention de la maladie de Lyme
Ceux d’entre nous qui sont propriétaires de chiens connaissent bien les pratiques de prévention des tiques. Bien qu’il n’existe que peu de produits équins pour prévenir les piqûres de tiques, des produits similaires existent et les produits préventifs pour chiens peuvent être employés pour un usage hors indication.
Pratiques environnementales
Comme les tiques vivent souvent dans des zones boisées ou dotées d’herbes hautes ou denses, il existe un certain nombre de techniques d’aménagement paysager que vous pouvez utiliser pour réduire le risque de présence de tiques sur les terres que fréquentent vos chevaux telles que :
- Enlever les feuilles mortes
- Retirer les hautes herbes et les broussailles
- Décourager les animaux tels que les ratons laveurs et les cerfs de s’approcher de la propriété, car ils peuvent être porteurs de tiques. [6]
Prévention chimique et vermifuges
Les produits chimiques à étaler, à verser ou à pulvériser, tels que Co-Ral, Deep Woods Off et Frontline spray, peuvent tous être appliqués sur le corps du cheval et sont efficaces pendant plusieurs heures. [9]
Il est également possible d’utiliser des vermifuges oraux tels que l’ivermectine ou la moxidectine pour tuer la tique une fois qu’elle a mordu le cheval. [9] L’avantage des vermifuges oraux est qu’ils sont efficaces pendant des périodes beaucoup plus longues, généralement 4 semaines.
Une tique doit être attachée au cheval pendant 12 à 24 heures avant de transmettre la bactérie B. burgdorferi qui peut causer la maladie de Lyme. La meilleure façon de prévenir cette maladie est donc de surveiller attentivement et d’enlever toute tique sur votre cheval dès que possible.
Vaccins pour chevaux
Plusieurs vaccins canins contre la maladie de Lyme ont été testés chez les chevaux, certains d’entre eux s’étant révélés au moins partiellement protecteurs chez le cheval. Toutefois, aucun protocole de vaccination spécifique n’a été établi pour les chevaux.
Une étude a examiné trois vaccins canins différents chez les chevaux. Le premier essai a testé chacun des trois vaccins sur des chevaux non vaccinés, en leur administrant trois doses aux jours 0, 25 et 108.
Ce calendrier vaccinal a entraîné de faibles niveaux d’anticorps chez les chevaux, qui ont duré moins de 16 semaines. [10] Cela suggère que la vaccination devrait être effectuée régulièrement pour maintenir le statut protecteur du cheval.
Le deuxième essai n’a utilisé qu’un seul type de vaccin et a comparé une dose de 2 ml à une dose de 1 ml administrées aux jours 0 et 24. Avec ce calendrier, les chevaux ayant reçu 2 ml avaient des niveaux d’anticorps plus élevés. Dans les deux cas, les taux d’anticorps ont diminué moins de 16 semaines après la vaccination.
Le troisième essai a utilisé la même population de chevaux que le deuxième essai en utilisant un vaccin différent. Dans cet essai, la moitié des chevaux a été vaccinée un an après la vaccination précédente et l’autre moitié des chevaux n’a pas été revaccinée.
Un second vaccin administré un an plus tard a induit une réponse immunitaire de courte durée, qui s’est traduite par une augmentation des anticorps. Les auteurs concluent que si les vaccins canins produisent des anticorps chez les chevaux, ceux-ci sont de très courte durée.
Ils recommandent de vacciner les chevaux environ 4 semaines avant que les tiques ne soient abondantes dans la région chaque année, et possiblement plusieurs fois par an. D’autres études sont nécessaires pour évaluer cette approche.
Si vous pensez que votre cheval est atteint de la maladie de Lyme, contactez votre vétérinaire pour obtenir un diagnostic et un plan de traitement.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de la maladie de Lyme chez les chevaux :
La maladie de Lyme chez les chevaux est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi, qui se transmet par la morsure de tiques à pattes noires (Ixodes scapularis)—aussi appelées tiques du chevreuil. Ces tiques acquièrent la bactérie auprès d’hôtes infectés comme les rongeurs et peuvent la transmettre aux chevaux une fois fixées pendant 12 à 24 heures. La maladie de Lyme est le plus souvent contractée entre avril et octobre, lorsque l’activité des tiques est la plus élevée dans l’hémisphère Nord. [1]
Les symptômes peuvent être vagues et imiter d’autres affections, ce qui rend le diagnostic difficile. Les signes cliniques courants comprennent la boiterie, l’enflure des articulations, la sensibilité musculaire, la raideur, des changements de comportement, la fièvre, la perte de poids et une baisse de performance. Dans certains cas, les chevaux peuvent développer des signes neurologiques tels que l’ataxie, des difficultés à avaler et une raideur du cou, ou des problèmes oculaires tels que l’uvéite. [1]
Le diagnostic repose habituellement sur une combinaison de signes cliniques, d’antécédents d’exposition aux tiques et d’analyses sanguines visant à détecter des anticorps contre B. burgdorferi. Des tests comme l’IDEXX SNAP ou le Lyme Multiplex de Cornell peuvent détecter les anticorps et distinguer les infections aiguës des infections chroniques. Toutefois, un résultat positif indique seulement une exposition, et non une maladie active. Des examens supplémentaires, comme l’analyse du liquide céphalorachidien, peuvent être nécessaires dans les cas présentant des signes neurologiques. [1][8]
Bien qu’il n’existe pas de vaccin spécifique aux équidés, certains vaccins canins contre la maladie de Lyme ont été testés hors indication chez les chevaux. Ceux-ci ont produit des réponses en anticorps de courte durée, l’immunité diminuant en moins de 16 semaines. Les chercheurs suggèrent d’administrer les vaccins environ 4 semaines avant le pic de la saison des tiques et possiblement plusieurs fois par année, bien que d’autres études soient nécessaires pour confirmer l’innocuité et l’efficacité chez les chevaux. [10]
Résumé
La maladie de Lyme équine est une infection transmise par les tiques, principalement causée par Borrelia burgdorferi et transmise par les tiques à pattes noires (tiques du chevreuil), avec un risque maximal du printemps à l’automne.
- L’exposition est de plus en plus fréquente dans le centre/l’est des États-Unis et dans certaines régions du Canada, ce qui reflète l’expansion des aires de répartition des tiques et l’allongement des saisons chaudes.
- Les signes cliniques sont variés : surtout une boiterie migratrice et des douleurs articulaires, mais ils peuvent aussi inclure de la fièvre, une perte de poids, une sensibilité musculaire, des troubles neurologiques, une uvéite, une fourbure et des changements de comportement.
- Le diagnostic est difficile, car les tests d’anticorps indiquent une exposition plutôt qu’une maladie active; les vétérinaires associent donc le moment d’apparition, les signes cliniques et les tests (p. ex., SNAP, PCR, Lyme Multiplex) tout en excluant d’autres affections.
- Le traitement comprend généralement des antibiotiques de la classe des tétracyclines (ou des pénicillines/céphalosporines) pendant des cures prolongées; une intervention plus précoce est associée à de meilleurs résultats, mais il n’y a pas d’immunité durable après la guérison.
- La prévention repose sur le retrait rapide des tiques et le contrôle de l’environnement, ainsi que sur des répulsifs ou des acaricides, avec des options vaccinales limitées et de courte durée (souvent adaptées de produits canins) et une surveillance régulière dans les zones endémiques.
Références
- Divers, T.J. et al. Borrelia burgdorferi infection and Lyme disease in North American horses: a consensus statement. J Vet Intern Med. 2018.View Summary
- RSLVS. Equine Lyme Disease. Rideau St. Lawrence Veterinary Services. 2017.
- IPAC. Lyme Disease. Infection Prevention and Control Canada. 2019.
- CDC. Lyme Disease. Centers for Disease Control and Prevention. 2020.
- Ogden, N. H., et al. A dynamic population model to investigate effects of climate on geographic range and seasonality of the tick Ixodes scapularis. Int J Parasit. 2005.
- CDC Ticks. Centers for Disease Control and Prevention. 2021.
- Neely, M. et al. Seroprevalence and evaluation of risk factors associated with seropositivity for Borrelia burgdorferi in Ontario horses. Equine Vet J. 2021. View Summary
- Lyme Test for Dogs and Horses. Cornell University College of Veterinary Medicine. 2018.
- Lenz, T. Tick Control in Horses. American Association of Equine Practitioners. 2020.
- Guarino, C., et al. Vaccination of horses with Lyme vaccines for dogs induces short-lasting antibody responses. Vaccine. 2017.View Summary










