La laminaire, parfois appelée varech, est une espèce d’algue marine. Elle est une source alimentaire dense en protéines et en oligo-éléments. Elle contient de l’iode, un minéral essentiel qui joue un rôle important pour la fonction thyroïdienne, la croissance et le métabolisme.
Les chevaux qui souffrent des troubles digestifs, qui manquent d’appétit, qui tolèrent mal le froid ou dont la robe est terne et rêche pourraient tirer profit d’un supplément contenant de la laminaire.
La laminaire fournit également des prébiotiques qui favorisent le maintien d’un microbiome intestinal sain. On la donne parfois aux chevaux qui souffrent de diarrhée et de perméabilité intestinale (leaky gut).
Les études ont par ailleurs démontré que cette algue nutritionnelle est bénéfique pour les chevaux atteints d’ulcères gastriques, car elle stimule la synthèse de substances qui protègent la muqueuse de l’estomac.
La laminaire moulue est sans danger pour les chevaux, mais on doit éviter de la donner en trop grandes quantités. La consommation élevée d’iode à long terme peut affecter la fonction thyroïdienne.
La laminaire pour les chevaux
Les humains consomment des algues marines depuis des milliers d’années. Il existe plus de 1 700 espèces d’algues différentes, divisées en trois grands groupes : les algues vertes, rouges et brunes.
La laminaire est une algue brune qui appartient au genre Laminaria. On la trouve naturellement dans les eaux froides de l’océan et on peut la cultiver en milieu contrôlé. [2]
Il s’agit du type d’algue le plus couramment donné aux chevaux et aux autres animaux d’élevage. La laminaire pousse dans les zones côtières. De nombreux herbivores la broutent spontanément, y compris les moutons et les bovins qui vivent en Écosse, en Islande, en Norvège et en Scandinavie.
Les chevaux sauvages qui vivent en bordure de grandes étendues d’eau mangent de la laminaire, notamment lorsqu’il neige et que les pâturages sont moins accessibles.
On donne aussi de la laminaire aux chevaux depuis l’époque romaine pour leur fournir un supplément de vitamines et de minéraux. Les propriétaires la donnent habituellement aux animaux domestiqués sous forme de poudre séchée. [3]
La teneur en iode
On utilise la laminaire comme supplément nutritionnel en raison de sa teneur élevée en iode. Bien que cette algue soit une source de nombreux oligo-éléments, elle procure principalement de l’iode.
La teneur en iode varie selon les espèces d’algues, leur âge au moment de la récolte, ainsi que la méthode de cueillette et de séchage.
Une étude a mesuré la teneur en iode de sept échantillons d’algue Laminaria récoltée dans le Maine, la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Le taux de cet oligo-élément se situait entre 796 et 2 984 mg par kilogramme. [2]
Puisque la laminaire est une source si concentrée d’iode, une trop grande supplémentation peut causer une toxicité à l’iode. Il faut toujours suivre attentivement les instructions du fabricant.
Pour ajouter de la laminaire à la ration d’un cheval, nous recommandons les suppléments commerciaux qui contiennent une quantité normalisée d’iode par portion. Les fabricants de suppléments réputés devraient effectuer une analyse de contrôle de la qualité pour vérifier la teneur en minéraux de leur produit.
Les autres nutriments
La laminaire est aussi une source d’autres nutriments, notamment des minéraux essentiels, des acides aminés et des acides gras. Elle contient deux acides aminés limitants, la lysine et la méthionine, qui font habituellement défaut dans l’alimentation du cheval.
La laminaire a une teneur en matières grasses relativement faible, mais elle contient de l’acide eicosapentaénoïque (EPA), un acide gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires. [1]
Vous trouverez plus bas les autres macrominéraux et oligo-éléments les plus abondants dans ce genre d’algue marine : [1]
- Calcium: 0,9 %
- Magnésium: 0,74 %
- Phosphore: 0,14 %
- Fer: 120 ppm
- Manganèse: 6,5 ppm
- Zinc: 22 ppm
- Cuivre: 1,7 ppm
On ajoute normalement de petites quantités de laminaire moulue à la ration. Il est donc peu probable qu’elle comble les besoins alimentaires du cheval en ce qui a trait aux minéraux énumérés précédemment. Nous recommandons en plus de la laminaire d’ajouter un supplément équilibré de vitamines et de minéraux pour chevaux.
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Le mode d’emploi pour donner de la laminaire aux chevaux
La quantité de laminaire ajoutée à l’alimentation équine se situe généralement entre 5 et 20 grammes par jour, en fonction des besoins en iode et de la concentration du produit utilisé.
Une portion de 5 grammes de laminaire moulue fournit entre 3,5 et 15 mg d’iode. [1] Cette quantité suffit à répondre aux besoins minimaux en iode d’un cheval adulte à l’entretien, soit de 3,5 à 4 mg par jour. [16]
Étant donné que la carence et la toxicité de l’iode posent un problème de santé pour les chevaux, il convient de mesurer soigneusement les portions et de respecter les instructions du fabricant ou d’un nutritionniste.
Un nutritionniste peut vous aider à calculer la quantité d’iode dans la ration du cheval et à la comparer aux besoins individuels. Les aliments commerciaux contiennent souvent de l’iode sous forme d’iodate de calcium ou de diodure d’éthylènediamine (EDDI).
Nous vous invitons à transmettre le régime alimentaire de votre cheval pour analyse afin de savoir s’il répond aux besoins en iode de votre animal.
En général, on recommande d’utiliser un supplément de laminaire fini plutôt que de donner de la laminaire en tant qu’ingrédient isolé. Cette pratique réduit le risque d’une supplémentation excessive et d’éventuels effets indésirables.
Les avantages de la laminaire pour la santé du système digestif
En plus d’être un supplément nutritionnel, on donne la laminaire aux chevaux pour soutenir la santé et le microbiome du système digestif.
La recherche suggère qu’elle procure des bienfaits qui favorisent les défenses naturelles du cheval contre les ulcères ainsi que le fonctionnement de l’intestin postérieur. Favoriser la santé des microbes intestinaux peut aussi procurer les bienfaits suivants : [5]
- une résistance accrue aux facteurs de stress tels que le transport, les toxines et la chaleur;
- l’amélioration du système immunitaire;
- un meilleur développement musculaire;
- une hausse du rendement de lactation.
Les ulcères gastriques
Les ulcères gastriques sont des lésions douloureuses qui se forment dans l’estomac et qui peuvent mener à une baisse de performance sportive, à des comportements indésirables et à une diminution de l’apport alimentaire.
Les preuves chez les humains et d’autres mammifères suggèrent que les algues marines peuvent aider à réduire la fréquence et la gravité des ulcères gastriques.
Des études menées sur les algues rouges chez le rat ont révélé des bienfaits protecteurs pour l’estomac ainsi que des effets antiulcéreux potentiels liés à une diminution de l’inflammation et des sécrétions gastriques. [6]
Les algues rouges ont aussi réduit la gravité des ulcères gastriques chez les chevaux. Une étude a donné à dix chevaux 40 g d’algues rouges par jour pendant 30 jours.
Tous les chevaux ont enregistré une diminution de la gravité des ulcères gastriques après 30 jours.
Les prostaglandines
La laminaire stimule la libération de prostaglandines, des composés à base de lipides qui participent à la réponse de l’organisme aux blessures et aux maladies. Les prostaglandines aident à protéger la muqueuse gastrique, la barrière muqueuse de l’estomac.
Ce mécanisme a plusieurs effets bénéfiques sur la santé du système digestif, notamment : [7][8]
- Il stimule la production de mucus pour former une barrière protectrice dans l’estomac.
- Il augmente la sécrétion de bicarbonate pour tamponner les acides gastriques.
- Il soutient la croissance de nouveaux tissus intestinaux.
En plus de hausser la synthèse de prostaglandines, la teneur élevée en calcium de la laminaire peut temporairement tamponner l’acide gastrique. [12]
Le microbiome
La laminaire est une excellente source de prébiotiques, des composés qui soutiennent les microbes bénéfiques dans l’intestin. Le fucoïdane, un prébiotique présent dans la laminaire, possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
Chez les animaux et les humains, la recherche a démontré que le fucoïdane interfère avec la fixation de la bactérie pathogène H. pylori aux cellules qui tapissent l’estomac. [9]
La recherche a associé les changements au sein des populations microbiennes de l’estomac à une incidence accrue d’ulcération gastrique équine. En protégeant l’estomac contre les dommages causés par les microbes pathogènes, la laminaire pourrait aider à diminuer l’incidence ou la gravité des lésions gastriques. [10][11]
La santé de l’intestin postérieur
La laminaire contient des polysaccharides, de gros composés constitués de nombreuses molécules de sucre liées entre elles. Les polysaccharides ont des effets prébiotiques qui peuvent favoriser la santé de l’intestin postérieur et la fonction digestive.
Les prébiotiques les plus abondants dans la laminaire brune sont les suivants : [4]
- l’alginate;
- le fucoïdane;
- la laminarine.
Les microbes bénéfiques qui vivent dans l’intestin décomposent ces derniers, notamment ceux qui appartiennent au genre Bacteriodes. Lorsque ces microbes décomposent les polysaccharides, ils génèrent des substances bénéfiques, y compris des acides gras à chaîne courte que le cheval assimile et exploite pour produire de l’énergie.
Les études ont constaté les bienfaits prébiotiques de la laminaire chez plusieurs espèces, dont les ruminants et les animaux monogastriques. La supplémentation de laminaire diminue le nombre de microbes pathogènes comme Clostridia, Salmonella et Campylobacter. [5]
La dysbiose
En améliorant le profil microbien de l’intestin postérieur, la laminaire peut aider à combattre la dysbiose, une pathologie qui survient lorsque la population de microbes indésirables dans l’intestin postérieur s’accroît de manière excessive. Ceux-ci sécrètent des toxines et provoquent des troubles inflammatoires dans l’intestin.
Chez les chevaux, la recherche a lié le déséquilibre du microbiome aux problèmes suivants :
Les juments gestantes et qui allaitent
L’iode est important pour la fertilité, la gestation et la croissance, car il sert à synthétiser les hormones thyroïdiennes T3 et T4. Les hormones thyroïdiennes affectent le métabolisme de toutes les cellules de l’organisme.
Une carence en iode peut donner lieu à des problèmes de fertilité chez les juments et provoquer des avortements spontanés. Les poulains nés de juments qui ont reçu un faible apport en iode pendant la gestation peuvent présenter les signes de carence suivants :
- le goitre, l’élargissement de la glande thyroïde;
- un mauvais développement osseux;
- des tendons contractés;
- l’incapacité à se redresser et à se tenir debout à la naissance.
On doit évaluer soigneusement la teneur en iode du régime alimentaire pendant la gestation et l’allaitement avant d’ajouter un supplément de laminaire moulue.
L’excès d’iode
Une trop grande quantité de laminaire dans l’alimentation peut causer des troubles de santé chez les poulains. Les poulains sont extrêmement sensibles à l’iode. Cet oligo-élément traverse le placenta et peut aussi passer dans le lait des juments qui allaitent.
Les juments gestantes et qui allaitent ne doivent pas recevoir de supplément contenant de la laminaire, sauf si le vétérinaire le conseille pour combler une carence en iode diagnostiquée par des méthodes cliniques. [13][14]
Un rapport portant sur des juments ayant reçu 50 mg d’iode par jour pendant la gestation a constaté une toxicité à l’iode grave chez les poulains. Les signes de toxicité chez les poulains incluent ceux qui suivent : [15]
- le goitre;
- des membres faibles;
- un mauvais développement du squelette;
- un manque de développement musculaire.
Consultez votre vétérinaire si vous avez un poulain qui ne se développe pas normalement. Un examen physique et une analyse sanguine du taux d’hormones thyroïdiennes permettront d’évaluer l’état de l’iode.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la supplémentation en varech chez les chevaux :
Le varech peut être bon pour la santé des chevaux lorsqu’il est donné en quantités appropriées dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Il s’agit d’une algue brune riche en nutriments qui fournit de l’iode, des oligoéléments, des acides aminés, des acides gras et des composés prébiotiques. L’iode soutient la production normale d’hormones thyroïdiennes chez les chevaux, ce qui est important pour la croissance, le métabolisme, la fertilité et la santé globale. Le varech ne doit pas être donné en excès, car un apport chroniquement élevé en iode peut perturber la fonction thyroïdienne du cheval.
Le varech est ajouté à l’alimentation des chevaux principalement comme source naturelle d’iode. Il peut également soutenir la santé digestive parce qu’il contient des polysaccharides prébiotiques qui favorisent les microbes bénéfiques de l’intestin. Les chevaux souffrant de troubles digestifs, d’un faible appétit, d’une mauvaise tolérance au froid ou d’un pelage terne et sec peuvent être considérés pour une supplémentation en varech lorsque l’apport en iode est faible ou qu’un soutien digestif est nécessaire. Toutefois, le varech est généralement donné en petites quantités et ne devrait pas être considéré comme un supplément complet en vitamines et minéraux.
Le varech est généralement mieux administré dans le cadre d’un supplément formulé qui fournit une quantité standardisée d’iode par portion. Donner du varech seul augmente le risque d’un apport excessif accidentel en iode, car les teneurs naturelles en iode peuvent varier considérablement. Les aliments commerciaux et les suppléments peuvent déjà contenir de l’iode provenant de sources telles que l’iodate de calcium ou le dihydroiodure d’éthylènediamine; l’apport total doit donc être pris en compte. Une analyse de la ration peut aider à déterminer si l’ajout de varech est nécessaire.
Le varech peut soutenir la santé intestinale chez les chevaux parce qu’il contient des prébiotiques qui favorisent les microbes bénéfiques du tractus gastro-intestinal. Le varech brun contient des polysaccharides comme l’alginate, le fucoïdane et la laminarine. [4] Ces composés peuvent être fermentés par des microbes bénéfiques, produisant des acides gras à chaîne courte que le cheval peut utiliser comme source d’énergie. Les effets prébiotiques du varech ont été observés chez plusieurs espèces et peuvent aider à réduire les microbes pathogènes tels que Clostridia, Salmonella et Campylobacter. [5]
Le varech peut aider à soutenir les défenses naturelles contre les ulcères gastriques, mais il ne devrait pas remplacer un diagnostic ou un traitement vétérinaire. Les composés présents dans les algues peuvent soutenir la protection gastrique en favorisant l’activité des prostaglandines, la production de mucus, la production de bicarbonate et la réparation des tissus intestinaux. [7][8] La teneur élevée en calcium du varech peut également tamponner temporairement l’acidité gastrique. [12] Des recherches sur une algue rouge chez les chevaux ont montré une réduction de la gravité des ulcères gastriques après 30 jours, mais il ne s’agissait pas d’une étude spécifique au varech.
Le varech peut aider les chevaux souffrant de diarrhée ou de dysbiose en favorisant un meilleur équilibre microbien dans l’intestin postérieur. Les prébiotiques du varech peuvent encourager les microbes bénéfiques et aider à réduire les microbes indésirables qui produisent des toxines et des composés inflammatoires. Chez les chevaux, un microbiome déséquilibré a été associé à la diarrhée, au syndrome d’écoulement fécal libre, aux coliques et à la fourbure. Le varech devrait être utilisé dans le cadre d’un plan global de soutien digestif qui tient également compte de la qualité du fourrage, de l’apport en amidon, de l’hydratation, du contrôle des parasites et d’une évaluation vétérinaire.
Le varech ne suffit pas à combler tous les besoins minéraux d’un cheval, car il est généralement donné en petites quantités. Il contient du calcium, du magnésium, du phosphore, du fer, du manganèse, du zinc et du cuivre, mais ces niveaux sont peu susceptibles de fournir des quantités suffisantes de chacun de ces minéraux pour une alimentation équine équilibrée. [1] Le varech est surtout utile comme source d’iode et ingrédient de soutien intestinal plutôt que comme programme minéral complet. Il devrait être associé à un supplément équilibré de vitamines et de minéraux lorsque nécessaire.
Le varech ne devrait pas être donné aux juments gestantes ou allaitantes à moins qu’un vétérinaire ne le recommande pour une carence en iode diagnostiquée cliniquement. Les poulains sont très sensibles à l’iode parce qu’il traverse le placenta et peut passer dans le lait. [13][14] Une carence en iode comme un excès d’iode peuvent provoquer un goitre et des problèmes de développement chez les poulains. Dans un rapport, des juments ayant reçu 50 mg d’iode par jour pendant la gestation ont donné naissance à des poulains souffrant d’une toxicité sévère à l’iode, incluant un goitre, une faiblesse des membres, un mauvais développement du squelette et un mauvais développement musculaire. [15]
Résumé
La farine de laminaire est couramment utilisée en nutrition équine comme source d’iode et pour soutenir la santé gastrique et du gros intestin, mais elle doit être utilisée avec prudence.
- La farine de laminaire fournit de l’iode, un oligo-élément essentiel au bon fonctionnement de la thyroïde et à la santé métabolique globale du cheval.
- Avant de supplémenter avec de la laminaire comme ingrédient unique, il est important d’évaluer soigneusement l’apport total en iode de votre cheval provenant des fourrages, de l’eau et des autres aliments.
- Une carence en iode comme une toxicité à l’iode peuvent survenir chez le cheval et entraîner des signes cliniques similaires, ce qui rend les déséquilibres difficiles à détecter sans une évaluation appropriée.
- Pour réduire le risque d’un apport excessif en iode, la laminaire est généralement mieux intégrée à un supplément commercial équilibré plutôt que distribuée seule.
Références
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- Michalak, I. and Marycz, K. Algae as a Promising Feed Additive for Horses. Seaweeds as Plant Fertilizer, Agricultural Biostimulants and Animal Fodder. 2019.
- Cherry, P. et al. Prebiotics from Seaweeds: An Ocean of Opportunity?. Marine Drugs. 2019.
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- Shu, M-H. et al. Anti-inflammatory, gastroprotective and antiulcerogenic effects of red algae Gracilaria changii (Gracilariales, Rhodophyta) extract. BMC Comp Altern Med. 2013.
- Mori, J. et al. Effects of Plastoquinones from the Brown Alga Sargassum micracanthum and a New Chromene Derivative Converted from the Plastoquinones on Acute Gastric Lesions in Rats. Biol Pharm Bull. 2006.
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