La gourme, aussi connue sous le nom de maladie de Carré, est une maladie très contagieuse causée par la bactérie Streptococcus equi.

Les jeunes chevaux sont les plus susceptibles de développer la gourme. Cette pathologie survient le plus souvent chez les chevaux âgés de moins de deux ans. [1]

En anglais, la gourme est communément appelée strangles (étranglements). Ce nom vient du symptôme courant de dysphagie ou de difficulté à avaler que certains chevaux éprouvent, causée par l’hypertrophie des ganglions lymphatiques.

Dans les cas graves, les chevaux peuvent suffoquer et mourir. Cependant, la gravité de la maladie varie considérablement et dépend de l’état du système immunitaire du cheval.

Les premiers écrits relatant un cas de gourme datent de 1251; le cas a été rapporté par un officier de la cour impériale de l’empereur Frédéric II en Italie.

Malgré les améliorations modernes dans la santé et la gestion des chevaux, la gourme demeure l’une des maladies infectieuses les plus fréquemment diagnostiquées chez les chevaux à l’échelle mondiale. [2]

Symptômes de la gourme chez les chevaux

La plupart des chevaux présentent des signes classiques de gourme, mais tous ne manifestent pas les mêmes symptômes.

Les jeunes chevaux montrent généralement des signes plus graves et développent typiquement des abcès des ganglions lymphatiques sur la tête et le cou.

D’autres symptômes courants de la gourme incluent la fièvre et la léthargie. La fièvre est souvent persistante et peut dépasser 42oC (107.6oF).

Les chevaux peuvent également développer une inflammation du pharynx, ce qui peut entraîner une réticence à manger ou à boire. Ils peuvent se tenir debout avec le cou tendu et sembler déprimés. [2]

Les écoulements nasaux et oculaires sont également fréquents. Certains chevaux développeront une toux qui peut être associée au fait de manger. Les chevaux peuvent également expulser des sécrétions de la bouche ou du nez en toussant ou en mangeant. [3]

Abcès des ganglions lymphatiques

Les abcès des ganglions lymphatiques se rompent généralement et se drainent dans les poches gutturales (à l’arrière de la mâchoire, derrière l’œil).

Les poches gutturales se drainent ensuite dans le nasopharynx entre 7 et 28 jours après l’infection. Cela entraîne un écoulement nasal abondant pour lequel la gourme est bien connue.

Une fois les abcès drainés, l’infection est généralement résolue. En fait, la plupart des chevaux atteints de la maladie de Carré se rétablissent au bout de plusieurs semaines. [2]

L’expulsion de grandes quantités de sécrétions de la bouche ou du nez en toussant, en mangeant ou en baissant la tête suggère une accumulation de pus (empyème) dans les poches gutturales. [3]

Pronostic et protection par les anticorps

Les chevaux plus âgés peuvent également contracter la gourme, mais ils sont généralement moins gravement touchés que les jeunes chevaux et récupèrent plus rapidement.

Les chevaux plus âgés, ainsi que les poulains sevrés dont la protection amenée par les anticorps maternels a diminuée, peuvent développer une forme bénigne de l’infection appelée gourme catarrhale ou atypique. [3]

Les chevaux atteints de gourme catarrhale présentent souvent des symptômes respiratoires légers, mais ne développent pas d’abcès.

Si la jument s’est remise d’un cas de gourme ou a été récemment vaccinée, les jeunes poulains sont souvent protégés par l’ingestion d’immunoglobulines (anticorps) présentes dans le lait de la jument.

Ces protéines recouvrent les voies respiratoires supérieures et les muqueuses de la bouche. [4] Les poulains resteront protégés jusqu’au sevrage. [3]

Malheureusement, 20 à 25 % des chevaux qui se remettent d’un épisode de gourme peuvent toutefois souffrir d’une deuxième attaque de la maladie dans les mois suivants. [3]

Comment la gourme se propage

La maladie de Carré peut survenir à tout moment de l’année mais tend à être plus fréquente au printemps. [5]

Cette infection est très contagieuse et affecte souvent plusieurs chevaux dans la même écurie. Les taux de mortalité peuvent atteindre 8 ou 9 % lors d’épidémies importantes au sein d’une ferme. [3]

L’excrétion nasale de la bactérie S. equi débute généralement 2 à 3 jours après le début de la fièvre et persiste souvent pendant 2 à 3 semaines. Certains chevaux peuvent excréter la bactérie beaucoup plus longtemps si l’infection persiste dans les poches gutturales ou les sinus. [3]

La transmission de l’infection peut se produire par contact direct ou indirect des chevaux. Le contact direct implique un contact de cheval à cheval avec un comportement social équin normal.

La transmission indirecte se produit via la contamination de bâtiments, de sources d’eau, de nourriture ou d’ustensiles utilisés pour l’alimentation, ainsi que de harnachement et d’autres équipements. Les vêtements des vétérinaires et des gens qui manient les chevaux peuvent également transmettre la maladie. [3]

Transmission asymptomatique

Il est important de noter que même les chevaux présentant un cas bénin de gourme peuvent excréter la bactérie et la transmettre à d’autres animaux.

Les chevaux infectés peuvent retrouver la santé mais continuer à abriter la bactérie S. equi pendant des années. Ces chevaux excrètent la bactérie de manière intermittente dans l’environnement et peuvent déclencher de nouvelles épidémies de la maladie. [6]

En fait, les chercheurs croient désormais que la transmission de la gourme par des animaux en bonne santé pourrait être plus importante que celle des chevaux malades. Ces chevaux sont appelés porteurs sains et présentent souvent un empyème des poches gutturales (pus) ou des chondroïdes (boules de pus durcies), qui peuvent passer inaperçus. [7]

Diagnostic de la gourme

La gourme peut être diagnostiquée uniquement par les symptômes ou votre vétérinaire peut effectuer une endoscopie des voies aériennes supérieures pour identifier un gonflement du pharynx.

Les analyses de sang peuvent montrer des résultats variés. Cependant, une augmentation des neutrophiles du sang périphérique dans le cadre d’une formule sanguine complète ou une augmentation du niveau de fibrinogène dans le sang peuvent suggérer une infection due à la gourme. [3]

Les tests PCR peuvent être utilisés pour détecter la présence de S. equi à divers moments afin de voir si le cheval excrète toujours la bactérie. Cela se fait avec un écouvillon nasal. [8]

Traitement de la gourme

Le traitement de la maladie de Carré dépend souvent du stade et de la gravité de la maladie. Dans la plupart des cas, aucun traitement n’est nécessaire autre qu’un repos adéquat et des aliments trempés/ramollis pendant que la maladie suit son cours.

L’animal doit être isolé des autres chevaux pendant la période d’infection. Ne transportez pas le cheval vers un nouvel endroit.

Il est recommandé de maintenir une installation de quarantaine à au moins 10 à 25 mètres des autres chevaux et d’utiliser des seaux d’eau, des mangeoires, du matériel de toilettage, des harnachements et d’autres équipements séparés.

Antibiotiques

Les vétérinaires ne sont pas tous d’accord sur l’utilisation des antibiotiques. Dans de nombreux cas, les antibiotiques sont inutiles et peuvent entraîner une réduction de l’immunité future.

Selon certains chercheurs, environ 75 % des chevaux atteints de gourme développent une immunité à long terme s’ils ne sont pas traités aux antibiotiques. Cela peut aider à se protéger contre de futures épidémies et à favoriser le développement de l’immunité collective. [3]

Le traitement antibiotique empêche également la synthèse d’antigènes protecteurs et ralentit le développement de l’immunité contre la gourme. Cela augmente le risque que l’animal soit réinfecté par la gourme une fois le traitement antibiotique arrêté. [9]

Cependant, les antibiotiques peuvent être nécessaires dans certains cas, incluant :

  • Des chevaux présentant une fièvre extrêmement élevée et une léthargie avant la formation d’un abcès
  • Des chevaux présentant un gonflement sévère des ganglions lymphatiques et une détresse respiratoire
  • La formation d’abcès dans d’autres endroits
  • Des cas de purpura (gonflement des vaisseaux sanguins)
  • Des infections des poches gutturales

Les antibiotiques ne doivent jamais être utilisés à titre préventif chez les animaux susceptibles d’avoir été exposés. Cela peut contribuer à la résistance aux antibiotiques et peut empêcher la réponse immunitaire appropriée chez le cheval. [3]

Si des antibiotiques sont utilisés, la pénicilline est considérée comme le médicament de choix. S. equi est résistant à la gentamicine ainsi qu’à l’enrofloxacine. Quelques autres antibiotiques peuvent être utilisés comme alternatives à la pénicilline, si nécessaire. [3]

Traitements supplémentaires

Les médicaments anti-inflammatoires peuvent soulager la fièvre ainsi que les abcès et peuvent également améliorer l’appétit du cheval.

Dans de rares cas, les chevaux peuvent avoir besoin d’une thérapie de soutien intensive, de fluides intraveineux et éventuellement d’une trachéostomie (création chirurgicale d’un trou dans la trachée qui fournit une voie respiratoire alternative) si la respiration est trop difficile.

Ces animaux auront également besoin de médicaments antimicrobiens systémiques pour prévenir les infections bactériennes secondaires dans les voies respiratoires inférieures. [9]

Il est recommandé de nourrir les chevaux atteints de gourme avec un régime pauvre en protéines contenant beaucoup de fourrage. En fait, certains chercheurs ont découvert que des régimes trop nourrissants peuvent aggraver la maladie. Les régimes riches en protéines peuvent accroître la virulence et la pathogénicité de S. equi, la transofrmant en une « super bactérie ». [14]

Chez les chevaux infectés de manière persistante, S. equi peut être éliminée des poches gutturales par endoscopie et lavage.

L’installation topique d’une solution d’acétylcystéine peut également aider à traiter l’infection continue. Les chondroïdes (pus durci) dans les poches gutturales peuvent être retirés chirurgicalement. [2]

Complications de la gourme

Bien que de nombreux chevaux se remettent de la gourme sans incident, jusqu’à 20 % des chevaux développent des complications.

Des abcès peuvent se former autour de la paupière et obstruer la vision. L’inflammation du pharynx et l’abcès ou la rupture des ganglions lymphatiques peuvent obstruer les voies respiratoires supérieures, nécessitant une trachéostomie.

Le nerf laryngé peut également être endommagé, ce qui peut paralyser le cartilage de la région et contribuer à des difficultés respiratoires. [3]

Une autre complication grave est la propagation d’abcès dans le cerveau, l’abdomen et les glandes mammaires. Ces cas sont communément appelés gourme métastatique.

Bien que rare, le purpura (inflammation des vaisseaux sanguins) est une préoccupation majeure avec la maladie de Carré. Le purpura provoque une vascularite dans les extrémités, entraînant une enflure douloureuse au niveau des jambes.

Le purpura peut considérablement prolonger la récupération d’un cheval et causer des dommages permanents à la structure musculosquelettique. Si elle n’est pas traitée rapidement, cette complication peut également être fatale. [1]

La lymphangite d’un membre a également été observée, tout comme la pneumonie et l’infection des sinus. [3]

Complications additionnelles

D’autres complications rares mais graves de la gourme incluent :

  • L’anémie
  • L’agalactie (absence de production de lait chez les juments)
  • La myocardite (inflammation du muscle cardiaque)
  • L’endocardite (inflammation du cœur)
  • La panophtalmite (maladie occulaire inflammatoire)
  • Les abcès périorbitaux de l’œil
  • La kératite ulcéreuse de l’œil
  • Les abcès paravertébraux
  • La méningite
  • La funiculite (inflammation du cordon spermatique chez les étalons)
  • L’arthrite septique
  • La ténosynovite (inflammation d’un tendon)

S. equi peut potentiellement infecter n’importe quelle partie du corps via les veines, le système lymphatique ou le système nerveux. Lorsque l’infection se propage, elle devient souvent mortelle, tout particulièrement lorsque des abcès se forment dans les poumons, la rate, les reins ou le cerveau. [2]

Vaccins contre la gourme

La vaccination contre la maladie de Carré reste un sujet de débat parmi les vétérinaires en raison des effets secondaires possibles. [1] Consultez votre vétérinaire pour savoir si le vaccin contre la gourme est approprié pour votre cheval ou votre écurie.

Le premier vaccin documenté contre la gourme a été développé par un vétérinaire travaillant avec l’armée australienne dans les années 40. L’administration du vaccin a été associée à de graves réactions au site d’injection et à de la fièvre.

Cependant, seulement 29 des quelque 2500 chevaux vaccinés ont développé la gourme, contre 101 des environ 1900 chevaux non vaccinés. [2]

Les chercheurs continuent de travailler au développement d’un vaccin, mais les résultats sont mitigés. Il n’existe actuellement aucun vaccin efficace assurant une immunité de longue durée contre la gourme. [10]

Vaccin antigénique

Il existe un vaccin à base d’extrait d’antigène utilisé aux États-Unis qui nécessite trois doses toutes les trois semaines avec des doses de rappel administrées une fois par an. Une dose de rappel supplémentaire à l’âge de six mois est souvent administrée aux poulains lorsque le vaccin initial est débuté à moins de trois mois.

Les juments gestantes peuvent recevoir une dose de rappel un mois avant la date prévue de mise bas.

Le vaccin réduit les cas de gourme de 50 % mais peut provoquer des effets indésirables. [3]

Vaccin vivant atténué

Un vaccin vivant intranasal a également été développé et est actuellement utilisé en Europe. Un deuxième vaccin vivant atténué (Pinnacle) est disponible aux États-Unis et dans certains autres territoires.

Ces vaccins sont administrés en deux doses à 2-3 semaines d’intervalle avec un rappel annuel. [10]

Les vaccins vivants intranasaux peuvent également entraîner des effets indésirables et même, dans de rares cas, provoquer la gourme. Ils ne doivent pas être administrés en même temps que d’autres vaccins ou d’autres procédures invasives telles que des injections articulaires, des soins dentaires ou la castration.

Les vétérinaires recommandent également de ne pas vacciner les chevaux qui ont eu la gourme au cours de l’année précédente ou qui présentent actuellement des signes de gourme. [3]

Contrôle et prévention de la gourme

La meilleure défense contre la gourme est de créer une barrière grâce à des protocoles de biosécurité dans votre écurie. [1]

L’excrétion de la bactérie ne commence généralement qu’un jour ou deux après le début de la fièvre. Cela permet donc d’isoler les nouveaux cas avant qu’ils ne puissent transmettre l’infection à d’autres chevaux.

Notez que l’excrétion nasale peut se poursuivre pendant 2 à 3 semaines chez la plupart des animaux et que les chevaux peuvent continuer à être contagieux pendant au moins six semaines après l’arrêt des écoulements. Les chevaux atteints d’une infection persistante des poches gutturales peuvent continuer à excréter la bactérie par intermittence pendant des années. [3]

Une durée d’isolement minimale de deux semaines est recommandée pour les chevaux ayant été exposés ou ceux dont les antécédents sont inconnus. [1]

Mesures de biosécurité

Au début d’une épidémie suspectée dans une ferme ou une pension pour chevaux, les responsables de l’écurie doivent obtenir un historique détaillé auprès des propriétaires et des soigneurs de chevaux.

Des questions doivent être posées sur l’historique des déplacements, les pratiques de gestion, l’historique des vaccins, etc. L’objectif est d’identifier et de séparer tous les chevaux infectés pour prévenir toute propagation ultérieure de l’infection.

Les mesures de biosécurité pour toute ferme à grande échelle devraient également inclure la quarantaine et le dépistage de tous les nouveaux arrivants, la désinfection et le nettoyage appropriés du matériel partagé, ainsi que la sensibilisation des soigneurs à une hygiène appropriée.

Le personnel de la ferme doit utiliser des vêtements de protection spécialement désignés lorsqu’il s’occupe des chevaux affectés. Tout l’équipement doit être soigneusement désinfecté avant d’être utilisé avec d’autres chevaux. Le crottin et les aliments contaminés provenant d’animaux infectés doivent être compostés dans un endroit isolé.

Les surfaces doivent être nettoyées avec un savon moussant, rincées, puis soigneusement trempées dans un désinfectant liquide. L’utilisation d’une machine de nettoyage à haute pression n’est pas conseillée car elle pourrait créer un risque d’aérosolisation des bactéries.

Bien qu’il n’y ait pas de preuve de survie prolongée de S. equi dans les pâturages, ceux utilisés pour contenir les animaux infectés devraient être laissés au repos pendant plusieurs semaines après le retrait des animaux.

L’infection par S. equi est zoonotique, ce qui signifie qu’elle peut se propager aux humains. Bien que le risque soit faible, toutes les personnes interagissant avec des chevaux infectés doivent veiller à suivre attentivement les directives de désinfection et les protocoles de biosécurité. [9]

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de la gourme (distemper équin) :

Résumé

La gourme, ou distemper équin, est une maladie bactérienne hautement contagieuse qui touche principalement les jeunes chevaux. Elle se propage facilement entre les animaux par contact direct et indirect, et les éclosions peuvent affecter des fermes entières. Bien que la plupart des chevaux se rétablissent, la gourme nécessite une gestion rigoureuse afin de prévenir la transmission et de réduire les complications.

  • La gourme est causée par Streptococcus equi et est hautement contagieuse
  • Les jeunes chevaux de moins de deux ans sont les plus vulnérables
  • Les signes typiques comprennent la fièvre, la léthargie, un écoulement nasal et une difficulté à avaler
  • Certains chevaux deviennent des porteurs silencieux et excrètent des bactéries à long terme
  • Le traitement mise sur l’isolement et des soins de soutien, les antibiotiques étant réservés aux cas graves
  • Les vaccins offrent une protection partielle, mais comportent des risques de réactions indésirables
  • Des protocoles rigoureux de biosécurité sont essentiels pour prévenir et maîtriser les éclosions
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Références

  1. Texas A&M Veterinary Medicine and Biomedical Sciences. Strangles: Understanding Equine Distemper and Purpura Haemorrhagica. 2012.
  2. Waller, A.S. New Perspectives for the Diagnosis, Control, Treatment, and Prevention of Strangles in Horses. Vet Clin North Am Equine Pract. 2014. View Summary
  3. Boyle, A.G. et al. Streptococcus equi Infections in Horses: Guidelines for Treatment, Control, and Prevention of Strangles—Revised Consensus Statement. Journal of Vet. Internal Med. 2018.
  4. Tscheschlok, L. et al. Decreased Clinical Severity of Strangles in Weanlings Associated with Restricted Seroconversion to Optimized Streptococcus equi ssp equi Assays. J Vet Intern Med. 2018. View Summary
  5. Neamat-Allah, A.N.F. and El Dematy, H. M., Strangles in Arabian horses in Egypt: Clinical, epidemiological, hematological, and biochemical aspects. Vet World. 2016. View Summary
  6. Mitchel, C. et al. Globetrotting strangles: the unbridled national and international transmission of Streptococcus equi between horses. Microb. Genom. 2021. View Summary
  7. Pringle, J. et al. Markers of long term silent carriers of Streptococcus equi ssp. equi in horses. J Vet Intern Med. 2020. View Summary
  8. Willis, A.T. et al. Validation of a point-of-care polymerase chain reaction assay for detection of Streptococcus equi subspecies equi in rostral nasal swabs from horses with suspected strangles. Can Vet. J. 2021. View Summary
  9. Ikhuoso, O.A. et al. Streptococcus equi in Equine: Diagnostic and Healthy Performance Impacts. Journal of Equine Vet Sci. 2020. View Summary
  10. Cursons, R. et al. Strangles in horses can be caused by vaccination with Pinnacle I. N. Vaccine. 2015. View Summary
  11. Dominguez-Medina, C.C. et al. SpeS: A Novel Superantigen and Its Potential as a Vaccine Adjuvant against Strangles. Intern J Mol Sci. 2020. View Summary
  12. Delph, K.M. et al. Strangles, convalescent Streptococcus equi subspecies equi M antibody titers, and presence of complications. J Vet Intern Med. 2019. View Summary
  13. Hobo, S. et al. Changes in Serum Antibody Levels after Vaccination for Strangles and after Intranasal Challenge with Streptococcus equi subsp. equi in Horses. J Equine Sci. 2010. View Summary
  14. Swerczek, T.W. Exacerbation of Streptococcus Equi (Strangles) by Overly Nutritious Diets in Horses: A Model for Infectious Bacterial Diseases of Horses and Other Livestock. An Vet Sci. 2019.