La gestion des chevaux pendant les compétitions nécessite plus qu’une simple préparation sportive; il faut également accorder une attention particulière à leur bien-être physique et émotionnel dans un environnement stressant et inconnu.

Le transport, l’hébergement à l’intérieur des écuries et les horaires de compétitions peuvent perturber la routine de votre cheval, augmentant le stress ainsi que le risque de maladie et de blessure. Des changements de comportement subtils aux problèmes de santé graves tels que les infections ou les ulcères gastriques, les défis liés aux compétitions peuvent affecter les performances et le bien-être de votre cheval.

Comprendre la réaction des chevaux au stress, maintenir des pratiques rigoureuses de biosécurité et mettre en place des routines de soins réfléchies avant et après le concours sont autant d’éléments clés d’une gestion efficace lors d’une compétition.

Poursuivez votre lecture pour découvrir des stratégies pratiques basées sur la recherche pour que votre cheval demeure en santé, concentré et confortable pendant les compétitions. Nous partagerons entre autres des conseils pour réduire le stress, soutenir la santé digestive, minimiser les risques de maladie et gérer la récupération.

Que vous vous prépariez pour un concours local ou un événement international, ces bonnes pratiques peuvent aider à assurer que votre cheval donne le meilleur de lui-même et reviennent à la maison en pleine forme.

La gestion de votre cheval lors d’une compétition

Participer à des concours et compétitions équestres est une partie excitante et gratifiante du mode de vie équestre, offrant des occasions de tester vos compétences, de renforcer le partenariat avec votre cheval et de tisser des liens avec la communauté équestre.

Cependant, les chevaux sont très sensibles aux changements qui surviennent dans leur environnement. Toute perturbation de leur horaire de repas, de sorties à l’extérieur ou d’exercice peut augmenter leur niveau de stress et d’anxiété.

Le transport en remorque vers et depuis la compétition peut contribuer à des problèmes digestifs, à la déshydratation et à la fatigue, tandis que de longues heures passées dans un box avec des mouvements limités peuvent provoquer de l’agitation, de l’ennui et même comportements stéréotypés.

De plus, les chevaux sont exposés à un risque accru de maladies infectieuses lors des compétitions en raison du contact rapproché avec d’autres animaux et de l’utilisation d’installations partagées. C’est pourquoi des mesures de biosécurité strictes sont indispensables.

Les conditions météorologiques, le bruit, l’activité de la foule et les exigences physiques de la compétition compliquent davantage la gestion des compétitions. Les cavaliers doivent également être attentifs à la récupération et aux soins prodigués après la compétition, en veillant à ce que les muscles, les articulations et la santé physique générale du cheval soient soutenus de façon adéquate.

Gérer ces défis nécessite une approche proactive comprenant :

  • Des mesures pour réduire le stress lors du transport en remorque et de la compétition
  • Le respect de pratiques strictes de biosécurité pour protéger votre cheval et les autres
  • L’ajout d’enrichissement au box ou de promenades en main lorsque les sorties à l’extérieur ne sont pas possibles
  • Le soutien de la santé digestive et immunitaire grâce à une nutrition appropriée
  • L’instauration de routines avant et après la monte pour soutenir les performances et la récupération de votre cheval

Les sections qui suivent présentent des stratégies basées sur la science visant à garder votre cheval en santé, confortable et performant tout au long de sa carrière de compétition.

Stress

Il est important de comprendre la réaction des chevaux face au stress pour mieux gérer leur bien-être lors des compétitions. Le stress peut se manifester physiologiquement chez les chevaux via une augmentation de la fréquence cardiaque et des niveaux de cortisol. Des changements de comportement tels que le tic de l’ours ou l’agressivité peuvent également indiquer du stress.

Alors que le stress aigu peut provoquer des changements physiologiques temporaires comme une fréquence cardiaque élevée, le stress chronique peut entraîner des problèmes de santé plus graves, notamment : [1]

Chaque cheval possède une manière unique de faire face à de nouveaux environnements, et reconnaître ses comportements individuels peut aider à améliorer ses performances et son bien-être en compétition.

Stress lié au transport

Assurer le bien-être de votre cheval lors des compétitions commence par minimiser le stress durant le transport vers le site de la compétition.

Les troubles digestifs tels que les ulcères gastriques figurent parmi les préoccupations les plus courantes après le transport. Les chevaux sont plus sujets aux problèmes gastriques pendant le transport en raison d’une diminution de l’ingestion de fourrage et de l’augmentation du taux de cortisol. [1][2]

Des recherches montrent que nourrir les chevaux avant un voyage longue distance peut contribuer à maintenir une bonne santé digestive et réduire le risque de syndrome d’ulcères gastriques équins (SUGE). [3]

Pour favoriser davantage la digestion, on peut envisager des suppléments contenant des probiotiques, des cultures de levure, des nucléotides immunitaires et de la lécithine, qui favorisent une barrière gastro-intestinale saine. [3] Le produit Visceral+ de Mad Barn est un supplément de granulés conçu pour soutenir la santé gastrique et la fonction immunitaire des chevaux.

Visceral+
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  • Effet positif sur les ulcères testé en clinique
  • Rétablit l'intégrité de la muqueuse intestinale
  • Empêche la récurrence des troubles gastriques
  • Fait à 100% d'ingrédients naturels sûrs

La fièvre du transport est une infection respiratoire qui peut se développer lors du transport de chevaux sur de longues distances, souvent en raison du stress, de la déshydratation et de l’inhalation de poussière ou de bactéries dans des remorques mal ventilées.

Pour soutenir la santé respiratoire, assurez-vous que la ventilation dans la remorque est adéquate, permettez au cheval de baisser la tête pour dégager les voies respiratoires, prévoyez des arrêts fréquents et maintenez le cheval hydraté. Les suppléments contenant des antioxydants, des oméga-3 ou des extraits de plantes comme la spiruline et le jiaogulan peuvent également aider à maintenir une fonction pulmonaire et des défenses immunitaires saines.

NOCR
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  • Maintient la fonction pulmonaire
  • Aide les chevaux à mieux respirer
  • Contribue à la fonction immunitaire
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Pour aider les chevaux à s’adapter après le transport vers la compétition, offrez un accès immédiat au fourrage et à l’eau fraîche. Lors de déplacements pour une compétition, prévoyez d’arriver au moins quatre heures avant que l’exercice débute afin de permettre aux niveaux de stress de se normaliser.

Des études montrent que les chevaux deviennent plus à l’aise et adoptent des comportements exploratoires environ quatre heures après leur arrivée dans un nouvel environnement. [1]

Surveillance

Une fois votre cheval arrivé à la compétition et installé, l’étape suivante consiste à surveiller les signes de stress pouvant affecter son comportement, ses performances et sa santé.

Les signes courants de stress chez les chevaux comprennent : [4]

Les chevaux se portent mieux lorsqu’ils ont une routine. Veillez donc à maintenir des heures de repas et des horaires de soins quotidiens réguliers lors des compétitions afin de réduire les perturbations et d’éviter les stress ou troubles digestifs inutiles.

Biosécurité

Les concours équestres présentent des défis uniques en matière de biosécurité puisque les chevaux sont exposés à un grand nombre d’animaux inconnus, à des installations partagées et à des zones à forte circulation. Les maladies contagieuses telles que l’herpèsvirus équin, la gourme et la grippe équine peuvent se propager rapidement par contact direct, par les sources d’eau partagées, par les outils de pansage ou même par les manieurs passant d’un cheval à l’autre.

Les mesures de biosécurité comprennent des actions et protocoles spécifiques conçus pour minimiser la propagation des maladies équines. [5]

Des pratiques de biosécurité efficaces peuvent réduire considérablement le risque de maladie chez votre cheval, bien qu’il soit impossible d’éviter entièrement la totalité des agents infectieux. Idéalement, les chevaux voyageant loin de leur écurie d’origine devraient être mis en quarantaine à leur arrivée. Cependant, cela n’est pas toujours possible si les déplacements sont fréquents. [5]

Envisagez d’appliquer les mesures de biosécurité suivantes pour réduire le risque de contamination croisée et de maladie chez votre cheval : [5][6]

  • Isoler les chevaux exposés : évitez de voyager avec des chevaux ayant pu être exposés à une maladie infectieuse jusqu’à ce qu’un vétérinaire confirme qu’ils ne sont pas contagieux.
  • Désinfecter les box de concours : nettoyez soigneusement tous les box que votre cheval utilisera lors du concours avec un désinfectant. Nettoyez toutes les surfaces non poreuses comme le bois verni, le métal, le béton peint, l’asphalte, les planchers texturés coulés et les tapis de box.
  • Remplacer la litière utilisée : retirez toute litière existante des box de concours et remplacez-la par de la litière propre, idéalement du même type que celle à laquelle votre cheval est habitué à la maison.
  • Limiter le contact direct entre chevaux : empêchez votre cheval d’avoir un contact nez à nez avec d’autres chevaux et ne le laissez pas boire dans des sources d’eau partagées.
  • Apporter son propre équipement pour l’eau et les aliments : utilisez vos propres seaux d’eau et mangeoires pour éviter la contamination provenant des articles communs.
  • Protéger les aliments contre la contamination : entreposez la nourriture dans des contenants scellés à l’épreuve rongeurs et nettoyez rapidement toute nourriture renversée pour dissuader les animaux nuisibles.

Vous pouvez également prendre des mesures pour soutenir le système immunitaire de votre cheval et le protéger contre l’exposition à des agents pathogènes étrangers.

Les stratégies pour soutenir le système immunitaire de votre cheval comprennent : [5][6]

  • La vaccination : consultez votre vétérinaire afin d’élaborer un plan de vaccination adapté à l’historique médical de votre cheval, à la fréquence de ses déplacements, à sa discipline et à son lieu de séjour. Maintenez tous les vaccins et le test de Coggins à jour.
  • Des soins vétérinaires préventifs : des examens vétérinaires, des râpages dentaires et des examens de boiterie réguliers aident à prévenir les maladies et les blessures. Assurez-vous de gérer tout problème de santé, même les troubles mineurs, avant de voyager pour être sûr que votre cheval peut faire face aux exigences reliées aux compétitions.
  • Une alimentation appropriée : une alimentation équilibrée est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire. Assurez-vous que votre cheval reçoit suffisamment de zinc, de lysine et d’autres vitamines et minéraux pour soutenir la santé générale du système immunitaire.
  • La gestion du stress : minimisez le stress lié au transport, aux compétitions et aux exercices intenses avant le jour du concours, car il peut affaiblir le système immunitaire et rendre le cheval plus susceptible aux maladies.
  • Le repos et la récupération : évitez de voyager pour vous rendre à des compétitions si votre cheval présente des signes de maladie. Concourir lorsqu’il est malade augmente le risque d’infections secondaires et la possibilité de transmettre des maladies aux autres chevaux.

Sorties à l’extérieur, exercice et enrichissement au box

Lors des concours, votre cheval peut être gardé dans un box individuel avec un espace qui limite ses mouvements, ce qui peut provoquer de la frustration ou de l’agitation. [7] Si possible, prévoyez des périodes de sortie à l’extérieur lors des compétitions.

Permettre aux chevaux d’avoir un accès régulier à des enclos pour pouvoir faire de l’exercice libre améliore non seulement leur bien-être, mais offre également une opportunité de récupération active, c’est-à-dire de l’exercice de faible intensité effectué après un effort intense lors des journées de concours. Bien que la récupération active soit moins étudiée chez le cheval que chez l’humain, elle présente probablement des bénéfices similaires, notamment une meilleure élimination des métabolites et une diminution des courbatures après un effort intense. [8]

Si le site de l’événement n’offre pas d’options permettant les sorties à l’extérieur en liberté, la marche en main constitue une excellente alternative. Faire marcher les chevaux en main avant et après la compétition leur permet de paître, d’être stimulés mentalement et de bouger librement hors de leur box. [7]

Pendant que votre cheval est au box, un régime alimentaire dit à « fourrages multiples » (FM), composé de trois fourrages hachés en segments longs et de trois fourrages hachés en segments courts, peut enrichir son environnement pendant les concours. Contrairement à un régime à « fourrage unique » (FU), le régime FM offre une opportunité de recherche de nourriture dans un espace fermé. La recherche de nourriture garde le cheval occupé plus longtemps, soutenant la santé digestive et le bien-être global. Cette approche peut aider à atténuer la fatigue mentale et physique et améliorer la santé et les performances du cheval lorsqu’il est gardé au box lors des concours. [9]

L’utilisation d’un filet à foin peut également favoriser l’enrichissement mental et la santé digestive lorsque le cheval est au box lors d’un concours. Les filets à foin offrent une méthode d’alimentation plus lente, ce qui peut réduire l’ennui au box et contribuer à maintenir une note d’état de chair saine chez votre cheval. [10]

Nutrition et suppléments calmants

Une alimentation équilibrée à base de fourrages est cruciale pour garder les chevaux concentrés et détendus lors des compétitions. Répondre aux besoins en vitamines et minéraux, notamment en vitamines B, en magnésium et en oligo-éléments, soutient la fonction nerveuse et la fonction musculaire, contribuant ainsi au maintien d’un comportement calme.

Les chevaux de compétition ont des besoins nutritionnels plus élevés. Il est donc important de leur fournir un équilibreur de ration ou un supplément de vitamines et minéraux, surtout si la qualité des fourrages ou les routines alimentaires sont irrégulières les jours de compétition.

Le produit Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux qui soutient la santé globale et les performances en comblant les carences nutritionnelles courantes dans l’alimentation équine. Il fournit des niveaux optimaux de vitamines B, de magnésium, de zinc, de cuivre et de sélénium pour favoriser la santé des sabots, la fonction immunitaire, les performances physiques et le système nerveux.

Omneity® Premix
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Si votre cheval a besoin d’un apport énergétique supplémentaire, évitez les aliments concentrés à base de céréales riches en sucre et en amidon, qui peuvent favoriser un comportement excité et fougeux. Optez plutôt pour des fourrages de qualité et des aliments riches en fibres et en matières grasses fournissant des calories « fraîches » pour votre cheval de concours.

Offrir du foin à volonté, des sorties à l’extérieur en liberté et des marches en main contribue souvent à réduire l’anxiété. Les chevaux inexpérimentés ou plus réactifs lors des concours peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire, et certains propriétaires utilisent des suppléments calmants en plus de ces pratiques de gestion. [11][12][13]

Lors du choix d’un supplément calmant pour votre cheval, il est important de vérifier les ingrédients du produit et leur efficacité. Assurez-vous également que le produit ne figure pas sur la liste des substances interdites de la Fédération Équestre Internationale (FEI) pour votre compétition.

De nombreux ingrédients calmants n’ont pas fait l’objet de recherches scientifiques suffisantes pour confirmer leur efficacité chez le cheval. Bien que des preuves anecdotiques soutiennent certains ingrédients, des études rigoureuses sont encore nécessaires. [14] Par exemple, une petite étude menée sur des poneys sauvages a démontré un effet calmant de l’alpha-casozépine, un peptide de caséine. [14]

Le tryptophane, un acide aminé fréquemment utilisé dans les suppléments calmants, est supposé agir en augmentant les niveaux de sérotonine dans le cerveau. Cependant, les études n’ont pas démontré un effet calmant constant, et il pourrait même avoir un léger effet stimulant chez certains chevaux. [15]

Le magnésium, un autre ingrédient populaire dans les suppléments calmants, peut aider à réduire la réactivité des chevaux en soutenant une fonction nerveuse normale et la régulation de l’humeur. Lorsqu’administré par voie intraveineuse, le magnésium pourrait avoir un effet calmant, mais les preuves concernant la supplémentation orale sont limitées, notamment chez les chevaux ne souffrant pas de carence. [16]

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Préparation avant la monte

Une routine régulière avant la monte peut aider le cheval et le cavalier à rester à l’aise, concentrés et détendus une fois le jour du concours venu.

Commencez par panser soigneusement votre cheval afin d’éliminer la saleté et les débris qui pourraient causer des irritations sous le harnachement. Prendre le temps de panser votre cheval permet également de vérifier la présence de coupures, d’enflures ou de zones sensibles avant de monter.

Des recherches suggèrent que le pansage imite les comportements sociaux naturels des chevaux, ce qui peut abaisser le rythme cardiaque et favoriser la détente. [17]

L’intégration d’exercices d’étirement à l’échauffement peut également mieux préparer le cheval à la compétition. L’étirement aide à améliorer l’amplitude des mouvements, la flexibilité et la posture tout en soutenant les tissus mous, ce qui peut réduire le risque de blessure. Il existe deux principaux types d’étirements :

  • Les étirements dynamiques : des mouvements contrôlés des jambes ou des étirements avec une carotte favorisant la flexion et l’extension sont les mieux adaptés à l’échauffement avant l’activité, augmentant ainsi la circulation sanguine et l’amplitude des mouvements.
  • Les étirements statiques : maintenir doucement la jambe ou le cou en position d’étirement convient mieux aux périodes de récupération ou en tant que composant d’un programme d’entraînement régulier, aidant à maintenir la flexibilité et la posture à long terme.

Des étirements réguliers sont particulièrement bénéfiques pour les chevaux de performance et ceux confinés au box, car ils contribuent à maintenir la mobilité et à prévenir les raideurs musculaires dues à la surutilisation ou à la sous-utilisation. [18]

Récupération et soins après la monte

Aider votre cheval à récupérer après l’effort est tout aussi important que l’entraînement lui-même. Une routine post-équitation bien pensée soutient la réparation musculaire, régule la température corporelle, réduit l’inflammation et aide à rétablir l’équilibre électrolytique.

Un plan de récupération complet peut inclure une période de retour au calme structurée, des méthodes pour abaisser physiquement la température, des bandages de soutien pour les membres, un apport en électrolytes et l’utilisation de cataplasmes. Chacune de ces étapes contribue à restaurer le confort et la préparation à la performance du cheval.

Retour au calme après l’exercice

Après un effort intense, un retour au calme adéquat aide le cheval à récupérer rapidement et à retrouver des performances optimales. La période de retour au calme vise à diminuer progressivement l’intensité de l’exercice, à redistribuer la circulation sanguine, à éliminer le l’acide lactique des muscles et à faire baisser la température corporelle via la perte de chaleur.

Les chevaux qui marchent ou trottent pendant 15 à 30 minutes après un exercice intense récupèrent plus rapidement que ceux qui se reposent uniquement. En effet, le trot est l’option la plus efficace pour éliminer les métabolites et réduire la fatigue musculaire après un effort de haute intensité. [19]

Refroidissement physique

L’hyperthermie due à l’effort chez le cheval peut survenir lors d’exercices intenses par temps chaud et humide. Il est important de gérer la température corporelle du cheval pendant le concours et de s’adapter aux conditions climatiques.

L’utilisation d’eau froide et de grattoirs est une méthode populaire pour aider le cheval à se refroidir après l’exercice. Bien que toutes les méthodes de refroidissement soient bénéfiques, une étude a évalué trois méthodes après l’effort : [20]

  • Aucune application d’eau
  • Eau froide seulement
  • Eau froide avec grattoir

Les résultats ont montré que les deux méthodes utilisant l’eau froide réduisaient considérablement la température veineuse centrale et rectale des chevaux par rapport à l’absence d’application d’eau. Entre les deux méthodes, l’application d’eau froide sans l’utilisation du grattoir était plus efficace pour abaisser la température corporelle.

Il est important de noter que la recherche a montré que l’application continue d’eau est plus efficace pour refroidir les chevaux que de compter sur l’évaporation de la sueur pour prévenir l’hyperthermie due à l’effort. [20]

Thérapie par le froid

La thérapie par le froid aide à gérer l’enflure et la douleur en abaissant la température des tissus et en restreignant le flux sanguin vers la zone affectée. Elle se fait généralement en immergeant le membre dans de l’eau glacée ou en appliquant des bottes de glace ou des bandages froids.

L’effet de refroidissement provoque la constriction des vaisseaux sanguins, limitant l’accumulation de liquides et réduisant l’inflammation. L’ajout d’une légère compression peut renforcer davantage ces effets en prévenant l’accumulation excessive de liquides. [22]

Électrolytes

Les chevaux perdent d’importantes quantités d’électrolytes via la sueur pendant l’exercice, principalement le sodium, le chlorure et le potassium, et tout particulièrement par temps chaud ou humide. Ces minéraux sont essentiels pour maintenir une hydratation, une transmission nerveuse et une fonction musculaire adéquates. Il est donc nécessaire de reconstituer les réserves d’électrolytes après l’effort.

Il est possible d’estimer les besoins en électrolytes et en fluides du cheval avec le Calculateur d’électrolytes équins de Mad Barn. Cet outil tient compte du poids du cheval, de la durée de l’exercice et de la température pour prédire les pertes de sueur et déterminer les quantités d’électrolytes et d’eau nécessaires pour une récupération adéquate.

Il faut toujours offrir un accès à volonté à de l’eau fraîche et du sel en vrac à votre cheval afin de favoriser une hydratation normale et un bon équilibre hydrique. [21]

Performance XL Electrolytes de Mad Barn est un supplément formulé pour remplacer les minéraux clés perdus dans la transpiration. Il contient également des antioxydants tels que la vitamine E et la vitamine C pour soutenir la fonction musculaire et faciliter la récupération après l’effort.

Performance XL: Electrolytes
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  • Favoriser la récupération à l'effort

Soutien topique

Les bandages pour les jambes sont couramment utilisés dans le milieu équestre pour fournir une légère compression, ce qui peut aider à gérer une légère enflure en soutenant le drainage lymphatique. Toutefois, un bandage mal appliqué peut causer plus de tort que de bien. Les bandages doivent être appliqués uniformément, il ne doivent pas être trop serrés, et il est important de les retirer régulièrement pour ne pas restreindre la circulation sanguine. [23]

Les bandes de sudation consistent à appliquer une substance topique, comme du sel d’Epsom ou un cataplasme, puis à couvrir la zone avec du plastique et un bandage. Ces bandages sont traditionnellement utilisés pour réduire l’enflure localisée, mais les preuves scientifiques sont limitées et une utilisation inadéquate peut provoquer des irritations cutanées ou des problèmes de circulation. Ces bandages ne doivent jamais rester en place plus de 12 heures. [24]

Les liniments sont des produits topiques souvent utilisés après l’exercice pour procurer une sensation de fraîcheur ou de chaleur. Des ingrédients comme le menthol peuvent créer un effet apaisant temporaire, mais les recherches sur leur capacité à améliorer significativement la circulation ou la récupération ne sont pas concluantes.

N’oubliez jamais que les traitements topiques ne sont que des soins de soutien et qu’ils ne doivent pas remplacer une évaluation vétérinaire appropriée. Si votre cheval présente une enflure, des zones de chaleur ou une boiterie qui persistent après une compétition, consultez votre vétérinaire pour une évaluation.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la gestion de votre cheval lors d’un concours :

Résumé

Gérer les chevaux lors des concours signifie protéger leur santé et leur confort en réduisant le stress, en les aidant à rester bien hydratés et nourris, et en prévenant les blessures ou maladies. Des routines régulières de repas et d’exercice, une biosécurité adéquate, des soins appropriés pendant le transport et des pratiques de récupération telles que le retour au calme, les étirements et l’enrichissement au box sont essentiels.

  • Réduisez le stress grâce aux sorties à l’extérieur, à la marche en main et à l’enrichissement au box pour garder les chevaux détendus et concentrés.
  • Suivez des mesures de biosécurité strictes pour prévenir les maladies lors de l’exposition des chevaux à de nouveaux environnements et à d’autres chevaux.
  • Soutenez la récupération avec le retour au calme, les électrolytes et des méthodes thérapeutiques comme les bottes de glace ou les bandes de soutien.
  • Le fait de miser sur ces aspects clés aide les chevaux à rester en santé et à donner le meilleur d’eux-mêmes lors des compétitions.
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Références

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  2. Nadeau. J. A. et al., Evaluation of Diet as a Cause of Gastric Ulcers in Horses. American Journal of Veterinary Research. 2000.
  3. Gharehaghajlou. Y. et al., Effects of Transport and Feeding Strategies Before Transportation on Redox Homeostasis and Gastric Ulceration in Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2023.
  4. Malinowski, K., Stress Management for Equine Athletes. Equine Science Center. 2004.
  5. Flynn. K. A. et al., Biosecurity at Equine Events. Journal of Equine Veterinary Science. 2012.
  6. General Biosecurity Guidelines. AAEP Resource Library. 2022.
  7. Werhahn. H. et al., Temporary Turnout for Free Exercise in Groups: Effects on the Behavior of Competition Horses Housed in Single Stalls. Journal of Equine Veterinary Science. 2011.
  8. Martínez-Gómez. R. et al., Comparison of Different Recovery Strategies After High-Intensity Functional Training: A Crossover Randomized Controlled Trial. Frontiers in Physiology. Frontiers Media SA. 2022.
  9. Thorne. J. B. et al., Foraging Enrichment for Individually Housed Horses: Practicality and Effects on Behaviour. Applied Animal Behaviour Science. 2005.
  10. DeBoer. M. et al., Effect of Hay Nets on Horse Bodyweight, Body Condition Score, Hay Usage, and Dental Health in Mature Adult Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2024.
  11. Bartolomé. E. and Cockram. M. S., Potential Effects of Stress on the Performance of Sport Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2016.
  12. Hothersall, B., Undesired Behaviour in Horses: A Review of Their Development, Prevention, Management and Association with Welfare. Equine Veterinary Education. 2012.
  13. Peters. M. N. and Richardson. C. T., Stressful Life Events, Acid Hypersecretion, and Ulcer Disease. Gastroenterology. 1983.
  14. McDonnell. S. M. et al., Calming Benefit of Short-Term Alpha-Casozepine Supplementation During Acclimation to Domestic Environment and Basic Ground Training of Adult Semi-Feral Ponies. Journal of Equine Veterinary Science. 2013.
  15. Bagshaw. C. S. et al., Behavioral and Physiological Effect of Orally Administered Tryptophan on Horses Subjected to Acute Isolation Stress. Applied Animal Behaviour Science. 1994.
  16. Sheldon. S. A. et al., Intravenous Infusion of Magnesium Sulfate and Its Effect on Horses with Trigeminal‐mediated Headshaking. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2019.
  17. Feh, C. and de Mazières Grooming at a preferred site reduces heart rate in horses. Animal Behaviour. 1993.
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  19. Kang. O.-D. et al., Effects of Cooldown Methods and Durations on Equine Physiological Traits Following High-Intensity Exercise. Livestock Science. 2012.
  20. Kang. H. et al., 22 Comparison of Post-Exercise Cooling Methods in Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2021.
  21. Lindinger. M. I., Oral Electrolyte and Water Supplementation in Horses. Veterinary Sciences. 2022. View Summary
  22. Jacobs. C. C. et al., Efficacy of a Commercial Dry Sleeve Cryotherapy System for Cooling the Equine Metacarpus. Veterinary surgery: VS. 2022. View Summary
  23. Schell, T., Stocking Up and Lymphedema in the Horse Is a Real Pain in the Leg. Nouvelle Research. 2015.
  24. Bastos. C. M. et al., Assessment of Clayey Peloid Formulations Prior to Clinical Use in Equine Rehabilitation. International Journal of Environmental Research and Public Health. 2020. View Summary