La démarche « en crabe », également connue sous le nom anglais de sidewinder syndrome, est l’une des pathologies équines les plus déroutantes et les complexes autant pour les propriétaires de chevaux que les vétérinaires.
Ce syndrome se caractérise par une dérive latérale du tronc et des membres postérieurs du cheval lorsqu’il se déplace vers l’avant, entraînant trois lignes d’empreintes de sabots distinctes au lieu des deux habituelles.
Les chevaux affectés présentent une gamme de symptômes allant de mouvements maladroits et de difficultés à rester immobile à des cas graves où le cheval ne peut pas du tout avancer, tournant souvent en rond ou sur place.
Il est important de comprendre l’anatomie d’un cheval et les causes musculo-squelettiques et neurologiques potentielles de la démarche en crabe afin d’établir un diagnostic et de cibler le traitement, bien que le pronostic reste sombre.
Si les mouvements de votre cheval semblent anormaux, il est préférable de contacter rapidement votre vétérinaire, car une intervention précoce offre les meilleures chances d’issue positive.
Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur l’anatomie impliquée, les facteurs de risque, les causes, les symptômes et les défis diagnostiques du syndrome de sidewinder chez les chevaux.
Qu’est-ce que la démarche en crabe?
La démarche en crabe, également connue sous le nom de syndrome de sidewinder, est une pathologie dans laquelle le tronc et les membres postérieurs du cheval dérivent d’un côté lorsqu’ils marchent vers l’avant. [1][2]
Les chevaux atteints de cette affection marchent sur trois lignes, ce qui signifie que les pieds postérieurs ne suivent pas directement les traces des pieds avant comme d’habitude. Cela amène trois lignes distinctes d’empreintes de sabots au lieu des deux habituelles. [2] L’action du corps est décrite de diverses manières et ont dit souvent que le cheval penche d’un coté, oscille, dérive ou pivote. [1]
Les chevaux atteints du syndrome de sidewinder ont également des difficultés à rester immobiles ou à répartir leur poids de manière symétrique sur leurs membres pelviens (postérieurs). [1] Les chevaux présentant des symptômes graves ne peuvent pas marcher du tout et ont tendance à tourner en rond ou à faire des cercles sur place. [1][2]
Le squelette équin et le contrôle neurologique
Le démarche en crabe a diverses causes qui concernent plusieurs parties du corps du cheval. Pour comprendre cette pathologie, il est utile que les propriétaires de chevaux se familiarisent avec les aspects pertinents de l’anatomie équine.
Colonne vertébrale et vertèbres
La moelle épinière est un colonne de nerfs qui relie le cerveau au reste du corps. La colonne vertébrale est un empilement d’os imbriqués appelés vertèbres qui entourent la moelle épinière, la protégeant tout en permettant un certain degré de flexibilité lorsque le corps se déplace.
Les signaux nerveux du cerveau sont communiqués au corps par la moelle épinière, qui régit toutes les fonctions corporelles importantes, y compris :
- Le mouvement
- La locomotion
- Les sensations
- L’équilibre
- La coordination
Les vertèbres thoraciques et lombaires sont des sections de la colonne vertébrale qui soutiennent le dos. Elles jouent un rôle important dans le mouvement et l’équilibre du cheval. Les chevaux atteints de syndrome de sidewinder peuvent avoir des blessures ou des maladies qui affectent ces structures. [3]
Bassin et articulation de la hanche
L’os pelvien soutient l’arrière-main. Le bassin s’articule avec la colonne vertébrale au niveau de la jonction sacro-iliaque et forme le côté cavité de l’articulation de la hanche.
Les trois muscles iliopsoas du bassin stabilisent mais permettent également la flexion et la rotation de la hanche. Ils stabilisent également la jonction thoraco-lombaire, les vertèbres lombaires, la jonction lombo-sacrée et les articulations sacro-iliaques. Le mouvement et la stabilité des membres postérieurs dépendent de la force et de la stabilité de ces structures.
Un mauvais alignement ou une blessure au bassin peut entraîner des changements dans la démarche du cheval, y compris la démarche en crabe. [3]
L’articulation de la hanche est la connexion entre le bassin et le fémur – l’os de la partie supérieure de la jambe postérieure du cheval. L’articulation de la hanche est nécessaire à la locomotion. Des lésions ou des maladies de l’articulation peuvent provoquer des changements de la démarche comme le syndrome de sidewinder. [3]
Membres postérieurs
Les dommages aux membres postérieurs peuvent entraîner des modifications de la démarche, y compris le syndrome de sidewinder. [3] Les os des membres pelviens au-dessus du jarret incluent : [3]
- Le fémur
- Le tibia
- Le péroné
Les muscles des membres pelviens incluent : [3]
- Le muscle grand glutéal
- Le muscle fessier superficiel
- Le groupe des iliopsoas
- Le muscle semi-membraneux
- Le muscle semi-tendineux
- Les muscles jumeaux du triceps
- Le muscle biceps fémoral
- Le muscle droit interne
- Le muscle quadriceps
Les tendons des membres pelviens permettent au cheval de se tenir debout et de marcher. Une blessure à l’une de ces structures peut contribuer à la démarche en crabe.
Système neurologique
Le système neurologique est composé des nerfs périphériques et du système nerveux central.
Les nerfs périphériques innervent les muscles du corps. Ces nerfs sont responsables de la communication des signaux entre le cerveau et la moelle épinière et les muscles qui dirigent la fonction et la coordination musculaires.
Il existe de nombreux nerfs périphériques qui innervent les membres postérieurs, y compris le nerf sciatique, l’un des plus grands et des plus importants nerfs du corps du cheval. Des lésions ou la compression des nerfs peuvent entraîner des changements dans la démarche, y compris le syndrome de sidewinder. [3]
Le système nerveux central comprend le cerveau et la moelle épinière. Ces structures contrôlent le mouvement et la coordination des muscles. Des lésions ou des maladies du cerveau ou de la moelle épinière du cheval peuvent entraîner les changements associés à la démarche en crabe. [3]
Causes
Le syndrome de sidewinder a plusieurs causes qui peuvent impliquer diverses parties du corps du cheval. [1] Ces causes sont globalement classées comme neurologiques ou musculo-squelettiques selon l’origine du dysfonctionnement dans le corps. [1]
Dans les cas où la cause est musculo-squelettique, la démarche latérale peut être une réponse à une faiblesse, à une limitation de la mobilité ou à une douleur. Les lésions ou maladies du bassin, des articulations de la hanche, du dos ou des jambes sont toutes des causes musculo-squelettiques possibles. [1]
Les causes musculo-squelettiques spécifiques incluent : [1][2]
- L’arthrose
- Les foulures musculaires
- Les fractures pelviennes déplacées ou autres blessures pelviennes
- La rupture du ligamentum capitis ossis femoris – le ligament qui relie le fémur au bassin
- La mort des tissus musculaires (nécrose) dans les membres pelviens
- Les blessures vertébrales/dorsales (peuvent également avoir une composante neurologique)
Dans les cas de syndrome de sidewinder ayant une cause neurologique sous-jacente, la démarche latérale peut être une réponse à des signaux provenant du cerveau qui se déclenchent de manière incorrecte ou qui n’atteignent pas le membre. [1] Cela peut être dû à une compression ou une lésion des nerfs périphériques, ou par une maladie du système nerveux central. [1]
Les causes neurologiques spécifiques incluent : [1][2]
- La compression de la moelle épinière
- La myéloencéphalite équine à protozoaire
- La myélopathie thoracique
- La gliose
- La thrombose (caillots sanguins) dans la moelle épinière thoracique
- La discopathie intervertébrale
- L’inflammation des nerfs
- L’encéphalomyélite virale
Certains chevaux présentent une combinaison de problèmes musculo-squelettiques et neurologiques qui entraînent le syndrome de sidewinder. [1] Dans certains cas, la cause du syndrome n’est jamais trouvée, même lors d’une évaluation post-mortem. [1]
Facteurs de risque
Le syndrome de sidewinder affecte généralement les chevaux plus âgés. Les facteurs de risque de cette pathologie incluent des changements dégénératifs liés à l’âge tels que l’arthrite. [1]
Les chevaux qui souffrent de désalignement pelvien ou d’autres blessures ou maladies des hanches, des jambes ou du bassin sont à risque. Les chevaux atteints de troubles neurologiques qui affectent la coordination musculaire et la fonction nerveuse sont également plus susceptibles de développer la démarche en crabe. [1]
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Symptômes
Les symptômes du syndrome de sidewinder sont liés à la façon dont le cheval tient ou porte son corps. Les symptômes incluent : [1][2]
- Des déplacements maladroits
- Un arrière-main qui dérive ou s’incline d’un côté en marchant
- Des difficultés à rester immobile
- Les membres postérieurs qui tournent en rond ou font des cercles tandis que les membres antérieurs se déplacent pour équilibrer le corps
- Un arrière-main qui tombe en position de « chien assis » en marchant
- Les pieds arrière ne suivent pas directement les traces des pieds avant
- Une réticence à bouger
- Des raideurs
- Une démarche guindée
- Une boiterie
- Des douleurs au toucher
- Des difficultés à se coucher
- Une diminution du tonus musculaire
- Une faiblesse
Gravité
La démarche en crabe est une affection grave dont les options de traitement sont limitées. En général, le cheval ne récupère pas ses fonctions et l’euthanasie est souvent nécessaire. [1]
La gravité du syndrome de sidewinder dépend de plusieurs facteurs, notamment : [1]
- La cause sous-jacente
- La rapidité d’apparition des symptômes
- La gravité de la boiterie
- La gravité de la maladie neurologique, si présente
Causes principales
Les causes sous-jacentes du syndrome de sidewinder peuvent varier en gravité, allant d’une légère tension musculaire à des affections graves telles que des troubles neurologiques, des anomalies de la colonne vertébrale ou des infections. [1] Une attention vétérinaire est requise pour déterminer la cause. Dans certains cas, aucune cause ne peut être trouvée jusqu’à ce qu’une nécropsie soit effectuée. [1]
Apparition rapide ou progressive
La rapidité avec laquelle les symptômes du syndrome de sidewinder se développent peut aider à indiquer la cause sous-jacente, et donc la gravité.
L’apparition est généralement décrite comme : [1]
- Aiguë : les symptômes se développent rapidement, en moins de 48 heures
- Subaiguë : les symptômes prennent entre 2 et 7 jours pour apparaître
- Insidieuse : les symptômes mettent au moins une semaine à se développer
Boiterie
La boiterie chez les chevaux varie en gravité. Une échelle de base pour catégoriser la boiterie est : [1]
- Légère : se manifeste de manière inconstante, généralement uniquement dans des circonstances spécifiques
- Modérée : est observée de manière constante à des vitesses plus élevées
- Sévère : est évidente lorsque le cheval marche
- Extrême : le cheval a du mal à supporter son poids en mouvement, au repos, ou les deux
Les chevaux atteints du syndrome de sidewinder présentent généralement une boiterie modérée à extrême. [1]
Maladie neurologique
Le degré de la maladie neurologique dépend de l’importance des déficits et de leur impact sur la qualité de vie globale. Les chevaux présentant des symptômes neurologiques légers présentent des déficits subtils qui ne sont détectables que par des observateurs formés et n’apparaissent que dans des circonstances particulières. [4]
Les symptômes modérés sont perceptibles même pour un œil non habitué et se produisent constamment ou de manière régulière. Les symptômes graves sont très évidents et entraînent un risque de chute du cheval lorsqu’il est debout. Les symptômes neurologiques extrêmes signifient que le cheval est incapable de se tenir debout. [4]
Les chevaux atteints du syndrome de sidewinder lié au système nerveux présentent généralement des symptômes neurologiques modérés à graves. [1]
Diagnostic
Les chevaux affectés par la démarche en crabe présentent un défi diagnostique car ils sont souvent incapables de rester immobiles pour l’examen. [1] Dans certains cas, ils s’effondrent s’ils sont sous sédatif. [1]
Le diagnostic de cette pathologie nécessite un examen neurologique complet, qui inclut un examen physique de la tête, du cou, du tronc et du périnée. La démarche et la posture du cheval sont également évaluées. [5]
Pendant cette évaluation, le vétérinaire examine les éléments suivants chez le cheval : [4][5]
- Les réflexes
- La posture
- La réaction au mouvement en cercle ou sur des pentes
- La fonction motrice
- La proprioception – le sens de la position du corps dans l’espace et de la position des membres les uns par rapport aux autres
- Les mouvements du corps pendant la marche
- Les mouvements des pieds
- La fréquence cardiaque
- La fréquence respiratoire
Tests diagnostiques
De plus, le diagnostic nécessite des informations sur les fonctions internes du corps du cheval. Les outils diagnostiques comprennent : [1][2][6]
- Des analyses sanguines
- Des radiographies
- Des échographies
- La scintigraphie nucléaire (radiographie avec colorant de contraste radioactif)
- Un tomodensitogramme
- La stimulation magnétique transcrânienne (stimulation nerveuse à l’aide de champ magnétiques)
- L’analyse du liquide céphalorachidien (« ponction lombaire »)
- L’électromyographie (envoi d’activité électrique dans les muscles pour voir quels nerfs fonctionnent)
- La biopsie musculaire
- La méthode d’immunofluorescence
- L’anesthésie intra-articulaire de l’articulation coxo-fémorale
- L’examen rectal/pelvien
Traitement
La démarche en crabe est difficile à traiter avec succès. Le traitement vise à résoudre la cause sous-jacente et dépend de la cause de la maladie.
Les traitements peuvent inclure : [1][2]
- Des anti-inflammatoires non stéroïdiens
- La physiothérapie
- Des antioxydants
- Des liquides intraveineux
Même si le traitement est efficace pour résoudre certains des symptômes de la démarche en crabe, l’amélioration tend à être temporaire. Les chevaux atteints du syndrome de sidewinder conservent souvent cette démarche particulière pour le reste de leur vie. [1]
Si le cheval est incapable de s’allonger, de rester immobile ou de cesser de tourner en rond, l’euthanasie est recommandée. [1]
En raison du large éventail de causes possibles, le diagnostic du syndrome de sidewinder est souvent difficile à établir. La cause n’est souvent confirmée qu’après une évaluation post-mortem (nécropsie). Dans certains cas, même avec une évaluation post-mortem, la cause n’est jamais confirmée. [1]
Pronostic et prévention
Les chevaux atteints du syndrome de sidewinder ont un mauvais pronostic, autant en termes de fonction que de survie. [1]
Il n’existe aucune mesure préventive spécifique contre la démarche en crabe, autre que les pratiques optimales de gestion et d’entraînement des chevaux pour éviter les blessures et les maladies infectieuses. Les pratiques optimales générales incluent :
- Être à jour avec toutes les vaccinations recommandées, surtout lors de voyages pour des compétitions ou des événements
- Maintenir un programme de contrôle des parasites rigoureux
- Fournir une alimentation à base de fourrages à volonté
- Suivre les recommandations vétérinaires pour les examens et les évaluations de routine
- Travailler avec des professionnels qualifiés, y compris, mais sans s’y limiter, des entraîneurs, des maréchaux-ferrants et praticiens en approches corporelles
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le syndrome du sidewinder chez les chevaux :
Le syndrome du sidewinder est un trouble de la locomotion chez le cheval dans lequel le tronc et les membres postérieurs dévient vers un côté pendant que le cheval tente d'avancer. Ce déplacement latéral est aussi appelé démarche en sidewinder, marche latérale ou marche en crabe. Les chevaux atteints laissent souvent trois traces de sabots au lieu de deux, car les pieds postérieurs ne suivent plus directement derrière les pieds antérieurs.
La démarche en sidewinder peut se développer à la suite de problèmes musculosquelettiques ou neurologiques qui affectent l'équilibre, la coordination, la force ou la réponse à la douleur. Parmi les causes possibles figurent une blessure au bassin, une maladie de la hanche, une élongation musculaire, l'arthrose, une compression de la moelle épinière, une inflammation nerveuse, la MPE, la myéloencéphalite virale ou des lésions du dos ou des membres postérieurs. Certains chevaux présentent plus d'un problème, et dans certains cas, la cause exacte n'est jamais identifiée.
Les signes du syndrome du sidewinder touchent généralement les mouvements anormaux de l'arrière-main, le manque d'équilibre et la difficulté à marcher en ligne droite. Un cheval peut dériver latéralement, incliner son tronc, se déplacer sur trois pistes, se tenir de façon asymétrique, tourner en rond, montrer de la raideur, résister au mouvement ou s'affaisser dans une posture de chien assis pendant qu'il marche. Les cas graves peuvent s'accompagner de faiblesse, de douleur, de boiterie ou de difficulté à se coucher.
Le syndrome du sidewinder est une affection grave, car il reflète souvent une douleur importante, un dysfonctionnement nerveux, une maladie de la colonne vertébrale, une blessure au bassin ou une perte de coordination. De nombreux chevaux atteints présentent une boiterie modérée à extrême ou des signes neurologiques modérés à sévères. Comme certains chevaux ne peuvent pas se tenir debout en sécurité, avancer ou cesser de tourner en rond, une évaluation vétérinaire rapide est importante pour établir un diagnostic et prendre des décisions concernant leur bien-être.
Le rétablissement à la suite du syndrome du sidewinder est rare, et de nombreux chevaux présentent un pronostic réservé tant pour leur fonction que pour leur survie. Le traitement peut atténuer certains signes lorsqu'une cause sous-jacente peut être prise en charge, mais l'amélioration est souvent temporaire. De nombreux chevaux conservent cette démarche anormale à long terme, et l'euthanasie peut être recommandée si le cheval ne peut pas se coucher, rester immobile ou se déplacer en sécurité.
Le diagnostic du syndrome du sidewinder nécessite généralement un examen vétérinaire complet axé sur la démarche, la posture, les réflexes, la fonction motrice et le contrôle neurologique. Les examens diagnostiques peuvent inclure des analyses sanguines, des radiographies, une échographie, une tomodensitométrie, une analyse du liquide céphalorachidien, une biopsie musculaire, une électromyographie ou d'autres tests avancés. Le diagnostic peut être difficile, car les chevaux atteints peuvent être incapables de rester immobiles de façon sécuritaire pendant l'examen.
Les chevaux âgés semblent plus susceptibles de développer le syndrome du sidewinder, particulièrement lorsque des changements liés à l'âge, comme l'arthrose, affectent leur mobilité ou leur confort. Les chevaux présentant un désalignement du bassin, des blessures à la hanche, des problèmes de dos, des maladies des membres postérieurs ou des troubles neurologiques peuvent également être plus à risque. Tout problème qui perturbe la coordination, la transmission nerveuse, l'appui sur les membres ou la stabilité de l'arrière-main peut contribuer à cette démarche anormale.
Le syndrome du sidewinder peut apparaître rapidement ou progresser plus graduellement selon la cause sous-jacente. Les cas aigus se manifestent en moins de 48 heures, les cas subaigus se développent en 2 à 7 jours, et les cas insidieux prennent au moins une semaine avant de devenir apparents. Une apparition rapide peut suggérer une blessure urgente, un événement neurologique ou un processus pathologique grave.
Le traitement du syndrome du sidewinder dépend de la cause sous-jacente et peut inclure des anti-inflammatoires, de la physiothérapie, des antioxydants, des fluides intraveineux ou d'autres soins de soutien. Comme cette affection peut découler de nombreux problèmes musculosquelettiques ou neurologiques, le traitement varie d'un cheval à l'autre. Même lorsque les signes s'améliorent, le rétablissement à long terme demeure souvent limité et un suivi vétérinaire étroit est nécessaire.
La prévention du syndrome du sidewinder est limitée, car plusieurs causes sont liées à des blessures, à la dégénérescence, à des infections ou à des maladies neurologiques. Les mesures générales pour réduire les risques comprennent les soins vétérinaires de routine, la vaccination, le contrôle des parasites, des pratiques d'entraînement sécuritaires, un entretien équilibré des sabots et une gestion visant à prévenir les chutes ou les blessures au bassin. Comme il n'existe pas de méthode de prévention spécifique, une attention rapide aux mouvements anormaux offre la meilleure possibilité d'intervention.
Résumé
Le syndrome de sidewinder est une maladie dans laquelle le tronc et les membres postérieurs du cheval dérivent sur un côté pendant qu'il marche vers l'avant. Il existe une gamme de causes potentielles découlant des systèmes musculosquelettique ou neurologique, ou les deux.
- Les symptômes incluent des difficultés à marcher, une incapacité à rester immobile, des raideurs et une faiblesse
- Dans les cas graves, le cheval est incapable de rester immobile et tourne en rond ou fait des cercles sur place continuellement
- Le diagnostic nécessite un examen neurologique et physique complet ainsi que des analyses sanguines et l'imagerie médicale
- Les options de traitement sont limitées et incluent les médicaments anti-inflammatoires, la physiothérapie et les antioxydants
- Le pronostic pour les chevaux atteints du syndrome de sidewinder est sombre. Les chevaux affectés ne retrouvent généralement jamais une démarche normale et sont euthanasiés si les symptômes sont graves
Références
- Aleman, M. et al., Sidewinder Gait in Horses. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2020. View Summary
- Paulussen, E. et al., Sidewinder Syndrome Associated with Partial Rupture of the Ligamentum Capitis Ossis Femoris. Veterinary Record Case Reports.
- Baxter, G. M., Ed., Adams and Stashak’s Lameness in Horses. Seventh edition. Wiley-Blackwell, Hoboken, NJ. 2020.
- Aleman, M., Neurologic Examinations of Horses. AAEP. 2015.
- Hahn, C., Neurological Examination of Horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2022. View Summary
- Garrett, K. S., Special Diagnostic Techniques in Equine Neurology (Radiography, Ultrasonography, Computed Tomography, and Magnetic Resonance Imaging). Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2022.










