Les cavaliers et les entraîneurs font souvent face à des défis qui affectent les performances athlétiques de leurs chevaux. En anglais, on dit souvent d’un cheval qui présente ce type de comportement qu’il est « ring sour », c’est-à-dire qu’il est réticent à travailler. Bien que ce comportement ainsi que l’intolérance à l’exercice puissent être frustrants, ils vont souvent au-delà d’un simple problème d’entraînement et peut avoir une cause médicale sous-jacente.

L’intolérance à l’exercice chez les chevaux peut provenir de diverses causes, y compris le stress, des problèmes respiratoires, des troubles musculaires comme la rhabdomyolyse d’effort (coup de sang), des dysfonctionnements métaboliques et des douleurs ou raideurs articulaires, qui nuisent tous à la capacité du cheval à faire de l’exercice efficacement.

Ce symptôme peut se manifester par de la fatigue, de mauvaises performances, une diminution de l’endurance, une réticence à se déplacer, une transpiration excessive, une respiration difficile ainsi qu’une difficulté à récupérer après l’exercice.

Une équitation sécuritaire et efficace requiert de savoir reconnaître la différence entre des problèmes médicaux nécessitant des soins vétérinaires et une résistance comportementale à l’entraînement. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les causes courantes de l’intolérance à l’exercice, ce qui vous aidera à évaluer les préoccupations liées aux performances de votre cheval.

Intolérance à l’exercice chez les chevaux

L’intolérance à l’exercice est définie comme l’incapacité d’un cheval à effectuer une activité physique à un niveau de forme physique ou de performance auquel on pourrait s’attendre de sa part. En plus des problèmes de performance, ce symptôme peut entraîner des problèmes de comportement que les propriétaires appellent parfois ring sour. Autrement dit, un cheval présentant ce comportement peut avoir une intolérance à l’exercice comme cause sous-jacente, mais tous les chevaux ring sour n’ont pas nécessairement une intolérance à l’exercice.

Chez un cheval l’intolérance à l’exercice fait référence à l’incapacité ou la réticence à performer à un niveau qui était auparavant dans ses capacités, souvent en raison d’un problème médical sous-jacent.

En revanche, une mauvaise performance est un terme plus large qui inclut toute diminution de la capacité athlétique d’un cheval (par exemple, force, vitesse et endurance) ou de sa volonté de travailler. Les mauvaises performances peuvent être causées par divers facteurs, incluant des problèmes médicaux, des problèmes de comportement (par exemple, un cheval ring sour), des difficultés d’entraînement ou du stress psychologique. [1]

Les signes d’intolérance à l’exercice chez les chevaux peuvent inclure : [1][2]

Ces comportements sont souvent les premiers signes indicateurs d’un problème sous-jacent lié à la santé du cheval ou à son programme d’entraînement.

NOCR
Magasiner
  • Maintient la fonction pulmonaire
  • Aide les chevaux à mieux respirer
  • Contribue à la fonction immunitaire
  • Soutient la performance & l’endurance

Causes

L’intolérance à l’exercice chez les chevaux peut résulter de divers facteurs, y compris des maladies infectieuses, des conditions environnementales ou des problèmes d’entraînement.

Les problèmes médicaux affectant les systèmes respiratoire, cardiovasculaire, musculosquelettique ou métabolique sont des causes courantes de mauvaises performances et d’intolérance à l’exercice.

Problèmes respiratoires

Les affections respiratoires contribuent souvent à l’intolérance à l’exercice chez les chevaux en restreignant la respiration efficace, ce qui limite directement les performances.

Les poumons sont responsables de l’échange gazeux, pendant lequel le sang désoxygéné reçoit de l’oxygène frais lors de l’inhalation, et le dioxyde de carbone, un déchet, est expulsé lors de l’expiration. Lorsque le cheval fait de l’exercice, la demande en oxygène dans les tissus musculaires augmente, ce qui nécessite une respiration plus rapide et plus efficace. [3]

Toute pathologie qui altère la fonction pulmonaire réduit la capacité du cheval à répondre à ces demandes, entraînant une intolérance à l’exercice. Les affections respiratoires couramment associées à une diminution des performances chez les chevaux incluent : [1][2][4][5][6]

En présence de ces affections, il est plus difficile pour les chevaux de performer à leur niveau habituel en raison d’une restriction du flux d’air et d’une diminution de l’apport en oxygène aux muscles.

Obstruction récurrente des voies respiratoires

Communément appelée emphysème, l’obstruction récurrente des voies respiratoires est une affection allergique qui affecte environ 12 % de tous les chevaux adultes. Les chevaux exposés aux allergènes peuvent développer une inflammation des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux chronique et un écoulement nasal. [2][4]

Les symptômes courants de l’emphysème incluent une respiration rapide et laborieuse, de la toux et des naseaux dilatés. Le traitement de l’obstruction récurrente des voies respiratoires chez les chevaux se concentre principalement sur la réduction de l’exposition aux allergènes (par exemple, la poussière). [2][4]

Neuropathie laryngée récurrente

Aussi appelée cornage, cette pathologie est caractérisée par la dégénérescence progressive du nerf laryngé, entraînant une paralysie des muscles qui contrôlent l’ouverture des voies respiratoires du cheval. En conséquence, les voies respiratoires se rétrécissent pendant la respiration, produisant un son caractéristique de « cornage », en particulier pendant l’exercice, et limitant la capacité du cheval à respirer efficacement. [5]

Chez les chevaux, on diagnostique la neuropathie laryngée récurrente via une endoscopie. Le traitement dépend de différents facteurs, notamment l’âge et l’utilisation du cheval, ainsi que l’étendue des dommages. La forme de traitement la plus courante est la laryngoplastie prothétique chirurgicale. [5]

Chondrite des cartilages aryténoïdes

La chondrite des cartilages aryténoïdes est une inflammation qui affecte les cartilages aryténoïdes dans le larynx du cheval. On pense que cette maladie est causée par une perforation ou une ulcération du cartilage aryténoïde, permettant aux bactéries d’entrer dans les plaies et de provoquer une infection. [6]

Si elle n’est pas traitée, l’infection peut entraîner le développement de tissus de granulation (hypergranulation), qui peuvent obstruer les voies respiratoires et réduire le flux d’air, entraînant une intolérance à l’exercice. [6]

Un traitement rapide avec des antibiotiques conduit généralement à un bon pronostic chez les chevaux affectés. Cependant, dans les cas où un excès de tissu granulomateux se développe, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour rétablir une fonction respiratoire normale. [6]

Problèmes cardiovasculaires

Le système cardiovasculaire du cheval est essentiel pour acheminer du sang riche en oxygène aux muscles qui travaillent pendant l’exercice. Les problèmes de la fonction cardiaque peuvant entraîner une intolérance à l’exercice incluent : [7]

  • Des arythmies : des battements de cœur irréguliers peuvent perturber la capacité du cœur à pomper le sang efficacement, entraînant de la fatigue et de mauvaises performances.
  • Des souffles cardiaques : des bruits cardiaques anormaux qui peuvent indiquer une inefficacité du flux sanguin, réduisant la quantité d’oxygène acheminée aux muscles.
  • Des malformations congénitales : des malformations cardiaques structurelles présentes dès la naissance qui peuvent affecter la circulation sanguine et limiter la capacité à faire de l’exercice.
  • Un dysfonctionnement du muscle cardiaque (myopathie) : des maladies qui affaiblissent le muscle cardiaque, nuisant à sa capacité à pomper le sang efficacement.
  • Une maladies péricardique : une inflammation ou d’autres problèmes au niveau du tissu extérieur du cœur, qui peuvent restreindre la fonction cardiaque et entraîner une intolérance à l’exercice.
  • Une maladie des valves cardiaques : des dommages aux valves cardiaques, y compris la régurgitation valvulaire (reflux dans le cœur), peuvent entraver la circulation sanguine, ce qui rend l’exercice plus difficile pour le cheval et provoque une fatigue précoce.

N’importe laquelle de ces maladies cardiovasculaires peut interférer avec la capacité du cœur à pomper efficacement le sang dans tout le corps du cheval, perturbant ainsi la circulation adéquate. En conséquence, le cheval peut présenter une diminution de l’endurance, une apparition plus rapide de la fatigue et une baisse générale des performances.

Troubles musculosquelettiques

Le système musculosquelettique, qui comprend les muscles, les os, les articulations, les ligaments et les tendons, est essentiel au mouvement et à l’activité physique. [8] Toute blessure ou problème médical sous-jacent affectant ces structures peut entraîner une intolérance à l’exercice ou un cheval qui semble « ring sour ».

Les troubles musculosquelettiques courants chez les chevaux incluent : [8][9][10]

  • L’arthrose : une maladie dégénérative des articulations caractérisée par une inflammation articulaire. L’arthrite peut être causée par des infections, une usure dégénérative, un traumatisme ou des troubles osseux, entraînant des douleurs et de l’inconfort.
  • Des blessures : y compris les fractures, les déchirures ou entorses des ligaments et des tendons ainsi que les contusions de la sole.
  • Les myopathies : affections où les muscles squelettiques ne fonctionnent pas correctement, comme la rhabdomyolyse d’effort.
  • Des douleurs dorsales : douleurs généralisées au dos ou des douleurs sacro-iliaques qui peuvent entraver la locomotion générale.
  • Les défauts de conformation : des défauts de conformation graves peuvent entraîner des blessures ou des difficultés à accomplir certaines tâches.

Les vétérinaires diagnostiquent les problèmes musculosquelettiques chez les chevaux à l’aide d’un examen physique qui inclut généralement un examen de boiterie. Dans de nombreux cas, l’imagerie diagnostique est nécessaire pour confirmer un diagnostic.

Les traitements varient en fonction de la cause sous-jacente mais peuvent inclure le repos au box, la gestion de la douleur et le retour contrôlé à l’exercice. [8]

Troubles métaboliques

Les troubles métaboliques et endocriniens perturbent les systèmes qui régulent les hormones et le métabolisme du cheval. Ces pathologies peuvent avoir de nombreux effets systémiques, affectant les niveaux d’énergie du cheval ainsi que sa capacité à performer.

Dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP)

Anciennement connu sous le nom de maladie de Cushing, le DPIP est un trouble endocrinien chronique causé par une production excessive d’hormones hypophysaires. Les symptômes courants incluent une croissance excessive des poils, de mauvaises performances, un risque accru de laminite, une cicatrisation plus lente des plaies, une atrophie musculaire et une perte de poids. [11]

Une fois le diagnostic posé, le traitement inclut généralement des soins vétérinaires réguliers, des médicaments et des ajustements alimentaires. Les chevaux diagnostiqués avec le DPIP nécessitent une prise en charge à long terme. [11]

Syndrome métabolique équin

Le syndrome métabolique équin est un trouble endocrinien complexe caractérisé par la résistance à l’insuline et un risque accru de laminite.

Les chevaux atteints de syndrome métabolique équin ont besoin d’une alimentation et d’un programme d’exercice soigneusement formulés pour gérer leur poids corporel. Dans certains cas, l’administration de thyroxine, un hormone thyroïdienne, peut également être bénéfique. [12]

Ulcères gastriques

Le syndrome d’ulcération gastrique équin (SUGE) désigne le développement d’ulcères douloureux dans la muqueuse de l’estomac des chevaux, causés par des éclaboussures d’acide gastrique corrosif dans la région supérieure non protégée de l’estomac. [13]

Il s’agit d’une affection courante, en particulier chez les chevaux de performance, en raison du stress, des horaires de repas irréguliers, d’une alimentaion riche en céréales ou de périodes prolongées sans fourrage. [13][14][15]

Les signes du SUGE sont souvent vagues et peuvent inclure : [14][15]

Le traitement implique généralement de modifier l’alimentation pour augmenter l’apport en fourrage, de réduire le stress et, dans certains cas, d’administrer des médicaments pour réduire la production d’acide gastrique. [15]

Stress

Le stress est un facteur majeur contribuant à l’intolérance à l’exercice et à la diminution des performances chez les chevaux. Lorsque les chevaux subissent du stress en raison de changements environnementaux, de conditions de vie inadéquates ou d’un manque de socialisation, cela déclenche des réponses physiologiques qui peuvent affecter négativement le métabolisme énergétique et la fonction athlétique.

Les chevaux se portent particulièrement bien lorsqu’ils évoluent au sein d’environnements prévisibles. Ils sont sensibles au stress provenant de diverses sources, notamment : [16][17][18]

Le stress et l’anxiété à court terme peuvent entraîner des problèmes de performance ponctuels, tels qu’un cheval qui refuse de suivre des indications ou qui est effrayé facilement. Le stress chronique peut entraîner des problèmes de santé plus graves qui ont un impact sur les performances et provoquent une intolérance à l’exercice. [19]

Les propriétaires et les soigneurs de chevaux peuvent atténuer le stress lié à des situations inévitables, comme le transport en remorque, en suivant des pratiques de gestion adaptées à l’espèce. Voici quelques exemples :

  • Fournir une alimentation à base de fourrage : s’assurer que le cheval a accès à un régime alimentaire riche en foin ou en pâturage, qui imite son comportement naturel de broutage.
  • Maintenir un programme d’exercice régulier : garder une routine d’exercice constante avec des sorties à l’extérieure en liberté pour aider le cheval à s’adapter à diverses conditions et réduire l’anxiété.
  • Offrir des interactions sociales : permettre aux chevaux d’interagir avec d’autres chevaux pour satisfaire leurs besoins sociaux en tant qu’animaux grégaires.
  • Créer un environnement confortable : veiller à ce que l’environnement du cheval soit propre, sécuritaire et bien ventilé pour minimiser le stress.
  • Acclimatation progressive : initier le cheval à de nouvelles expériences, comme le transport en remorque, progressivement et de manière contrôlée pour réduire la peur et l’anxiété.

Entraînement

Des programmes d’entraînement mal structurés peuvent affecter négativement les performances d’un cheval. Lorsque l’entraînement n’est pas adapté aux capacités physiques et mentales du cheval, cela peut entraîner une baisse des performances, des problèmes de comportement ou un risque accru de blessure.

Les pratiques d’entraînement associées à de mauvaises performances incluent :

  • Un échauffement et une récupération inadéquats
  • Un surentraînement
  • Un temps de récupération insuffisant
  • Un renforcement négatif
  • Un manque de variété

Échauffement et récupération

Il est important d’incorporer une période d’échauffement et de récupération dans le programme d’exercice de votre cheval.

La phase d’échauffement augmente la fréquence cardiaque de votre cheval et prépare les articulations à une activité plus intense en les faisant doucement bouger dans leur amplitude de mouvement naturelle. La période de récupération permet de réduire progressivement la fréquence cardiaque et respiratoire, garantissant que les muscles reçoivent un flux sanguin adéquat pendant la récupération après un exercice intense.

Le fait de sauter ces étapes augmente le risque de blessure et peut entraîner des muscles raides et douloureux, ce qui a un impact sur les performances lors de la prochaine séance d’entraînement ou de la compétition suivante.

Surentraînement

Le surentraînement peut entraîner une intolérance à l’exercice en poussant un cheval au-delà de ses limites physiques et mentales. Cela peut provoquer une fatigue musculaire, un épuisement des réserves d’énergie, du stress et une altération de la fonction immunitaire, augmentant ainsi la susceptibilité aux blessures ou aux maladies.

Les chevaux peuvent également développer une réticence à faire de l’exercice et à travailler. La compréhension de la capacité physique de chaque cheval et de son tempérament naturel est un pilier important d’un entraînement efficace.

Le fait de négliger les signes de fatigue, de douleur ou d’inconfort peut aggraver les blessures et frustrer davantage le cheval.

Récupération après l’exercice

La récupération après l’exercice est cruciale pour maintenir les performances à long terme et la santé générale d’un cheval. Après une activité intense, un repos adéquat permet aux muscles de se réparer, aux réserves d’énergie de se reconstituer, et au corps de guérir des efforts physiques liés à l’entraînement.

Sans un temps de récupération adéquat, les chevaux peuvent être raides, endoloris et fatigués, ce qui peut mener à des blessures, entravant ainsi les performances et entraînant des problèmes chroniques. Une récupération adéquate favorise également le bien-être mental, réduit le stress de votre cheval et améliore sa volonté de faire de l’exercice et de donner le meilleur de lui-même.

Renforcement négatif

En tant que proies, les chevaux possèdent un instinct de fuite très développé. L’utilisation excessive du renforcement négatif dans l’entraînement peut amener un cheval à associer l’activité à la peur et au stress, réduisant ainsi sa motivation et sa volonté de s’impliquer dans la tâche. Au fil du temps, cela peut entraîner des comportements d’évitement et nuire aux performances générales.

Manque de variété

Les programmes d’entraînement qui manquent de variété peuvent mener à l’ennui et diminuer la volonté de travailler. La stimulation mentale est importante pour garder les chevaux intéressés et motivés.

De plus, le fait de se concentrer trop sur une seule compétence peut entraîner des blessures dus aux mouvements répétitifs et une surcompensation dans d’autres groupes musculaires, ce qui peut également contribuer à une baisse de performance.

Syndrome de surentraînement

Le syndrome de surentraînement chez les chevaux est une affection médicale caractérisée par une fatigue chronique et de mauvaises performances en raison d’un entraînement intensif prolongé. [20]

Le syndrome de surentraînement se caractérise par des signes qui persistent pendant plus de deux semaines, même après avoir réduit les niveaux d’activité. Ces signes incluent : [20]

  • Une perte de poids
  • Une diminution prolongée des performances après des ajustements à l’entraînement
  • Des changements comportementaux

De plus, les chevaux souffrant de syndrome de surentraînement peuvent présenter les changements suivants dans leurs analyses sanguines : [20]

  • Une augmentation de la concentration plasmatique des enzymes musculaires
  • Une diminution de la réponse du cortisol plasmatique après l’exercice
  • Une diminution prolongée des performances athlétiques

Bien qu’il soit mal compris, on pense que le syndrome de surentraînement est associé à une dysfonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HHS). [20]

Le traitement du syndrome de surentraînement chez les chevaux se concentre sur des périodes de repos prolongées et une modification du programme d’entraînement du cheval. Le repos permet au corps du cheval de récupérer des tensions physiques et mentales, tandis que les ajustements à la routine d’entraînement aident à prévenir une surcharge supplémentaire et à assurer un retour progressif à des performances optimales. [20]

Syndrome du cheval épuisé

Le syndrome du cheval épuisé est une pathologie potentiellement mortelle caractérisée par : [20]

Le syndrome du cheval épuisé survient lorsque le corps du cheval ne peut plus compenser les pertes importantes de liquide et d’électrolytes subies lors d’exercices prolongés et intenses. [20]

La transpiration excessive pendant l’exercice entraîne l’épuisement des réserves de minéraux électrolytiques et une déshydratation sévère. Cela peut compromettre considérablement la fonction des organes, entraînant les symptômes suivants : [20]

Le traitement du syndrome du cheval épuisé se concentre sur le refroidissement du cheval et la restauration des niveaux de liquide. Les chevaux affectés doivent être déplacés dans une zone ombragée et refroidis à l’aide d’une éponge, d’un boyau d’arrosage ou de ventilateurs brumisateurs. [20]

Des suppléments d’électrolytes et une fluidothérapie sont administrés pour rétablir l’hydratation et l’équilibre électrolytique. Dans les cas graves, les chevaux affectés peuvent nécessiter des lavements d’eau froide ou un lavage gastrique pour réduire davantage la température corporelle. [20]

Diagnostic

Étant donné que l’intolérance à l’exercice chez les chevaux peut avoir diverses causes, les spécificités d’une enquête vétérinaire varient en fonction de chaque cas individuel. En général, les vétérinaires tenteront d’identifier la cause en la classant dans l’une des grandes catégories suivantes : [1]

  • Respiratoire
  • Cardiovasculaire
  • Musculosquelettique
  • Gastro-intestinale

Une fois que votre vétérinaire a identifié le système corporel potentiellement impliqué, il tentera d’établir un diagnostic. [1] Les outils diagnostiques potentiels incluent :

  • L’imagerie diagnostique
  • Des examens de boiterie
  • Des tests de flexion
  • Des analyses sanguines

Gestion

Une fois la cause sous-jacente identifiée, le traitement vise à gérer le problème spécifique à l’origine du problème de performance.

La gestion de l’intolérance à l’exercice chez les chevaux peut inclure :

  • Des médicaments
  • La chirurgie
  • Des changements environnementaux
  • Des changements alimentaires
  • Des ajustements à la routine d’exercice du cheval
  • Le repos au box

Prévention

Bien que certaines causes de mauvaises performances soient inévitables et que tous les sports comportent un risque de blessure, il est naturel que la performance d’un cheval décline avec l’âge et les exigences d’une carrière sportive.

Toutefois, les cavaliers, entraîneurs et soigneurs peuvent prendre des mesures proactives pour maintenir les performances athlétiques d’un cheval aussi longtemps que possible. Pour maximiser les performances équines, il est essentiel de suivre les recommandations de santé, de rester à jour avec les soins vétérinaires de routine et les soins de maréchalerie maréchalerie, en plus de mettre en œuvre des programmes d’entraînement bien planifiés et individualisés.

Les stratégies clés pour maintenir les performances athlétiques de votre cheval incluent :

  • Des soins vétérinaires de routine : les examens vétérinaires sont nécessaires pour la détection précoce et la prévention des problèmes de santé. Des évaluations régulières permettent une intervention rapide, garantissant que les problèmes de santé sont traités à un stade précoce. Le respect des calendriers de vaccination et de vermifugation diminue le risque et l’impact des maladies infectieuses.
  • Une hygiène et une gestion adéquates : fournir un environnement propre, sécuritaire et le moins stressant possible est essentiel pour maintenir le bien-être physique et mental d’un cheval. Une bonne gestion de l’écurie, y compris un nettoyage régulier, une ventilation adéquate et des conditions de vie sécuritaires, aide à prévenir les blessures, les problèmes respiratoires et tout autre problème de santé pouvant nuire aux performances.
  • Un entraînement efficace : Un programme d’entraînement bien structuré est essentiel pour optimiser les performances du cheval tout en minimisant le risque de blessure et de surentraînement. L’entraînement doit être adapté au niveau de forme physique et de conditionnement du cheval, en augmentant progressivement l’intensité pour développer la force et l’endurance sans trop pousser le cheval. Cela inclut des routines d’échauffement et de récupération appropriées, ainsi que l’intégration de la variété dans l’entraînement pour éviter l’ennui et la fatigue physique.
  • La collaboration avec des professionnels qualifiés : l’un des meilleurs investissements que vous puissiez faire pour le développement de votre cheval est de travailler avec des entraîneurs compétents et qualifiés. Assurez-vous que votre entraîneur connaît vos objectifs et est prêt à fournir un plan à long terme pour vous et votre cheval.

Finalement, la nutrition joue un rôle essentiel dans la santé générale et les performances d’un cheval. Les chevaux qui pratiquent une activité physique régulière ont besoin d’une alimentation spécialement formulée pour répondre à leurs besoins accrus en énergie et en protéines. Une alimentation bien équilibrée favorise le développement musculaire, l’endurance et la récupération.

Si vous n’êtes pas sûr que le régime alimentaire de votre cheval réponde à ses besoins, consultez un nutritionniste équin qualifié pour créer un plan alimentaire personnalisé, afin de vous assurer que votre cheval est prêt pour des performances optimales.

Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’intolérance à l’exercice chez les chevaux :

Résumé

L'intolérance à l'exercice et les mauvaises performances sont des problèmes complexes qui peuvent résulter de divers facteurs chez les chevaux, incluant des problèmes de santé, des blessures, du stress et des problèmes d'entraînement.

  • L'intolérance à l'exercice fait référence à l'incapacité d'un cheval à performer à un niveau qu'il atteignait auparavant, souvent en raison de problèmes médicaux sous-jacents.
  • Les signes d'intolérance à l'exercice incluent une diminution de l'endurance, une transpiration excessive ou absente, une respiration laborieuse, de la fatigue et des changements de comportement.
  • Les causes courantes d'intolérance à l'exercice incluent des problèmes respiratoires tels que l'obstruction récurrente des voies respiratoires (emphysème), des maladies cardiovasculaires, des troubles musculosquelettiques, des dysfonctionnements métaboliques et le surentraînement.
  • Le stress causé par des changements environnementaux, des pratiques de gestion inadéquates ou une interaction sociale insuffisante peut contribuer à de mauvaises performances.
  • Un entraînement adéquat, comprenant un échauffement, une période de récupération, de la variété et du repos, est essentiel pour prévenir le surentraînement et maintenir les performances à long terme.
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Références

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  2. Beard, W. Upper Respiratory Causes of Exercise Intolerance. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 1996.
  3. Rush, R. R. Introduction to Lung and Airway Disorders of Horses. Merck Veterinary Manual. 2019.
  4. Lascola, K. M. Asthma in Horses. Merck Veterinary Manual 2023.
  5. Boone, L. Laryngeal Hemiplegia in Horses - Respiratory System. MSD Veterinary Manual. 2023.
  6. Dart, A. Arytenoid Chondritis in Horses. Merck Veterinary Manual. 2020.
  7. Mitten, L. A. Cardiovascular Causes of Exercise Intolerance. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 1996. View Summary
  8. Brokken, M. T., et al. Joint Disorders in Horses. Merck Veterinary Manual.
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  11. Kritchevsky, J. E. Equine Metabolic Syndrome. Merck Veterinary Manual. 2023.
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  13. Sykes, B. W. et al. European College of Equine Internal Medicine Consensus Statement--Equine Gastric Ulcer Syndrome in Adult Horses. Journal of veterinary internal medicine. 2015. View Summary
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  16. Henderson, A.J. Don't fence me in: managing psychological well being for elite performance horses. Journal of applied animal welfare science. 2007.View Summary
  17. Mills, D.S. and Clarke, A. The welfare of horses. Springer, Dordrecht. 2007.
  18. Furtado, T. Optimised environments for horse health and wellbeing: the use of alternative grazing. UK-Vet Equine. 2021.
  19. Malinowski, K. Stress Management for Equine Athletes. Rutgers Equine Science Center. 2004.
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