L’hypertrophie des ovaires est fréquemment observée chez les juments, en particulier celles utilisées pour la reproduction. Cette hypertrophie est souvent due à un kyste ovarien. Dans la plupart des cas, ces kystes sont bénins et se résorbent spontanément, n’affectant généralement pas la fertilité de la jument.

Toutefois, il est crucial que les propriétaires de juments et les vétérinaires restent vigilants et envisagent d’autres causes potentielles, telles que les hématomes ou les tumeurs, lorsqu’ils prennent en charge une jument ayant un ovaire hypertrophié.

Dans le cas des juments qui ne sont pas utilisées pour la reproduction, l’hypertrophie des ovaires n’est souvent détectée que lorsqu’il y a un changement notable au nieau du comportement, comme l’apparition de traits de personnalité ressemblant à ceux d’un étalon.

Un cause fréquente de ce type de changements comportementaux est une tumeur des cellules de la granulosa et de la thèque, qui est le type de tumeur ovarienne le plus répandu chez les chevaux. Ces tumeurs justifient souvent l’ablation chirurgicale de l’ovaire pour résoudre le problème comportemental et prévenir de futures complications.

L’article qui suit abordera les causes courantes de l’hypertrophie des ovaires chez les juments, en commençant par les tumeurs ovariennes.

Hypertrophie des ovaires chez les juments

Les ovaires sont une paire d’organes reproducteurs chez les juments situés dans la cavité abdominale, près des reins. Les ovaires sont essentiels pour la santé reproductive et le système endocrinien, remplissant plusieurs fonctions cruciales, notamment :

  • La production d’ovules : les ovaires sont responsables de la production et de la libération des ovules. Chez les juments, cela se fait de manière cyclique, connue sous le nom de cycle œstral.
  • La production d’hormones : les ovaires sécrètent des hormones sexuelles, principalement l’œstrogène et la progestérone. Ces hormones régulent diverses fonctions reproductives, y compris le cycle œstral, la gestation et la mise bas.

Chez les juments, l’hypertrophie des ovaires désigne une affection où un ou les deux ovaires sont anormalement gros. Cet augmentation du volume de l’organe peut être due à plusieurs raisons, allant de changements physiologiques normaux à diverses pathologies.

Tumeurs des cellules de la granulosa et de la thèque

Les tumeurs des cellules de la granulosa et de la thèque (TCGT) sont de loin les tumeurs ovariennes les plus courantes chez les chevaux. En fait, les TCGT représentent environ 2,5 % de toutes les tumeurs équines signalées. [1]

La plupart des juments présentent des symptômes de TCGT vers l’âge de 10 ans. Habituellement, seul un ovaire développe une masse. [1]

Ces tumeurs proviennent des cellules stromales des cordons sexuels qui soutiennent les ovaires. Les tumeurs peuvent être constituées d’un ou de ces deux types de cellules : [1]

  • Des cellules de la granulosa , qui sont des cellules produisant l’hormone folliculostimulante (FSH) et l’œstrogène
  • Des cellules de la thèque, qui sont des cellules produisant l’hormone lutéinisante (LH) et la progestérone

Symptômes

Les principaux symptômes des tumeurs des cellules de la granulosa et de la thèque signalés chez les juments sont : [1][2]

  • L’absence d’un cycle normal
  • Un comportement œstral continu (chaleurs)
  • Un comportement ressemblant à celui d’un étalon

Certaines juments montrant un comportement ressemblant à celui d’un étalon peuvent présenter des changements physiques tels qu’une musculature accrue, le développement d’une crête d’encolure et une hypertrophie du clitoris. [2]

Signes comportementaux

Des études récentes indiquent que la principale raison pour laquelle la plupart des propriétaires consultent leur vétérinaire est en raison de mauvaises performances sous la selle ou d’autres comportements atypiques chez leur jument. Les comportements signalés incluent : [3]

  • De mauvaises performances, telles qu’une réticence à engager l’arrière-main ou un mauvais contact avec le mors
  • Des ruades ou des cabrages lorsqu’elles sont montées
  • Une sensibilité accrue au niveau des flancs
  • Des morsures sur d’autres chevaux
  • Des coups de pied aux humains ou à d’autres chevaux
  • Un comportement agressif lorsqu’elles sont approchées par derrière

Symptômes non spécifiques

Environ 10 % des juments présentant des TCGT ne montrent pas de symptômes comportementaux ou reproductifs. [4] D’autres symptômes rapportés associés aux TCGT comprennent : [4]

Signes de rupture d’une TCGT

Dans de rares cas, une TCGT peut se rompre, provoquant un saignement colossal dans l’abdomen. [4] Les symptômes peuvent inclure :

  • Des gencives pâles
  • Une respiration rapide
  • Des symptômes graves de coliques
  • L’effondrement
  • La mort subite

Diagnostic

Les juments atteintes d’une TCGT sont généralement examinées par leur vétérinaire en raison de changements comportementaux notables. Dans certains cas, les propriétaires de chevaux intéressés par la reproduction peuvent remarquer un cycle anormal chez leur jument, ce qui les pousse à consulter un vétérinaire. [1]

Il est important de noter que les troubles du comportement chez les chevaux peuvent avoir de nombreuses causes, allant des maladies à l’alimentation et la gestion, en passant par les techniques d’entraînement et d’équitation. [5][6] Le vétérinaire doit effectuer une enquête approfondie sur l’état de santé général et la gestion de la jument. [5]

Examen reproducteur

Dans le cadre de cette enquête, le vétérinaire effectue souvent une échographie de l’appareil reproducteur. Les TCGT peuvent être facilement identifiées à l’échographie, apparaissant sous forme d’un ovaire hypertrophié ayant l’aspect d’un rayon de miel ou d’une grappe de raisins. [1]

Certaines petites TCGT peuvent ressembler à des structures ovariennes normales, ce qui empêche le diagnostic si des examens supplémentaires ne sont pas effectués. [6]

Niveaux d’hormones

En fonction des résultats de l’échographie et des signes cliniques, le vétérinaire peut poursuivre l’investigation en mesurant les taux d’hormones dans le sang de la jument afin de confirmer qu’il s’agit bien d’une TCGT. [1]

Étant donné que la tumeur des cellules de la granulosa et de la thèque provient du tissu ovarien, elle peut sécréter de grandes quantités d’hormones reproductrices, altérant ainsi l’équilibre hormonal de la jument.

Les hormones que votre vétérinaire peut mesurer incluent : [1][2]

  • L’inhibine : une hormone qui empêche un cycle œstral normal
  • La testostérone : la principale hormone sexuelle mâle
  • La progestérone : la principale hormone sexuelle femelle pendant l’ovulation et la gestation

Le déséquilibre hormonal est responsable des comportements inhabituels observés chez les juments affectées. Généralement, les niveaux d’inhibine et de testostérone sont élevés, tandis que les niveaux de progestérone sont faibles. [1][2][7]

Environ 90 % des juments présentent des niveaux élevés d’inhibine, et environ 50 à 60 % ont des niveaux accrus de testostérone. [8] Les juments présentant des comportements caractéristiques d’un étalon ont plus de chances d’avoir un taux de testostérone élevé. [1]

Biopsie

Votre vétérinaire peut également décider d’examiner la santé de l’utérus en prélevant un échantillon de l’endomètre, la paroi interne de l’utérus. [1]

Dans certains cas, les cellules de l’endomètre peuvent également présenter une structure, une apparence ou une organisation anormales. [1]

Traitement

Le principal traitement des TCGT est l’ablation chirurgicale de l’ovaire atteint. [1] Il existe plusieurs approches chirurgicales pour retirer la tumeur, en fonction de sa taille, de l’expérience du chirurgien et de l’équipement disponible. [1][9]

Les principales techniques chirurgicales sont : [1][9]

  • La colpotomie : l’ovaire est retiré par une incision dans la paroi vaginale
  • L’incision au niveau du flanc : une incision est pratiquée dans le flanc de la jument, près de l’ovaire
  • La laparotomie médiane ventrale : une incision traversant le centre l’abdomen est pratiquée afin d’ouvrir ce dernier
  • Le retrait laparoscopique : une caméra et des instruments chirurgicaux sont introduits dans l’abdomen via de petites incisions dans la paroi abdominale

Risques de la chirurgie

Toute chirurgie abdominale comporte plusieurs risques potentiels, quel que soit le type d’intervention choisi. Les principales complications incluent : [9]

  • Une hémorragie
  • Des coliques postopératoires
  • Des infections abdominales
  • La formation de tissu cicatriciel entre les organes abdominaux
  • Des lésions nerveuses entraînant la paralysie d’une zone affectée
  • Une infection au site de l’incision
  • Un problèmes au niveau des sutures entraînant l’ouverture de l’incision
  • La mort subite

Le taux de complications après l’ablation d’une TCGT varie selon le type de chirurgie pratiqué, mais peut atteindre 63 %. La chirurgie laparoscopique présente un taux de complications inférieur que les autres méthodes d’ablation chirurgicale. [4]

Vaccins contre la GnRH

Une étude récente a examiné l’utilisation de vaccins contre l’hormone de libération des gonadotrophines, la principale hormone qui stimule l’activité ovarienne, comme moyen de traiter les problèmes comportementaux associés aux TCGT. [10]

Cette étude a montré qu’une vaccination répétée réduisait les problèmes comportementaux et ralentissait la croissance tumorale chez les juments affectées. [10] Ces vaccins semblent prometteurs en tant que stratégie de gestion potentielle des TCGT, bien que d’avantage de recherches soient nécessaires.

Pronostic

La majorité des juments ayant subi une ablation chirurgicale de leur TCGT retrouvent généralement un cycle œstral normal en moins d’un an. [1] En général, la première ovulation après l’intervention survient dans un délai de 6 à 8 mois. [8] Ces juments ont souvent un pronostic favorable en ce qui concerne leur fertilité à long terme.

Diverses études ont documenté la disparition des troubles comportementaux après le traitement, avec des taux de réussite variant entre 64 % et 86 %. [3][5][11]

Cependant, certaines juments traitées pour une TCGT peuvent entrer dans un état d’anœstrus permanent ou prolongé, ce qui signifie qu’elles n’ont plus de cycles œstraux réguliers. [1]

Il est intéressant de noter que ces juments peuvent néanmoins répondre aux traitements hormonaux conçus pour manipuler les cycles œstraux. Ainsi, elles peuvent toujours être considérées comme des candidates potentielles pour la reproduction, même si elles ne suivent pas de cycles naturels. [1]

Autres tumeurs

D’autres types de tumeurs peuvent également se développer dans les ovaires et provoquer une augmentation de leur volume, mais elles sont moins courantes que les TCGT. L’approche diagnostique et thérapeutique de ces autres types de tumeurs est généralement similaire à celle des TCGT.

Dans le cas des tumeurs bénignes, un traitement n’est souvent pas nécessaire.

Tératomes

Les tératomes proviennent de cellules germinales pluripotentes, qui sont des cellules primitives capables de se développer en n’importe quel type de tissu. Les tumeurs formées par ces cellules contiennent plusieurs types de tissus, notamment du gras, de la peau, des dents, du muscle, des nerfs, etc. [1][12]

Les tératomes sont le deuxième type de tumeur ovarienne le plus courant chez les chevaux après les TCGT, mais ils restent rares dans l’ensemble. [12] La plupart de ces tumeurs sont bénignes, ce qui signifie qu’elles ne métastasent pas vers d’autres endroits. [1] Certains tératomes ovariens de grande taille peuvent provoquer un inconfort abdominale chez les juments affectées. [1][2]

Ces tumeurs ne produisent pas d’hormones, donc les juments affectées ne présentent généralement pas les changements comportementaux associés aux TCGT. [2][12] De plus, l’ovaire opposé conserve généralement sa fonctionnalité, de sorte que la plupart des juments affectées ont un cycle normal et sont capables de concevoir. [2][12]

Cystadénomes

Les cystadénomes proviennent de la paroi des follicules et ressemblent donc souvent à des follicules anovulatoires hémorragiques lors d’un examen échographique. [1] Ces tumeurs sont bénignes et n’affectent généralement pas le cycle œstral de la jument. [2]

Certaines juments peuvent présenter des niveaux élevés de testostérone en raison de ces tumeurs. [2][8]

Dysgerminomes

Les dysgerminomes sont des tumeurs très rares qui proviennent des mêmes cellules germinales pluripotentes que les tératomes. [1][2]

Les dysgerminomes sont agressifs et peuvent métastaser de manière importante dans l’abdomen et la cavité thoracique. Les juments atteintes peuvent présenter une perte de poids associée à ces tumeurs. [1][8]

Bien que les dysgerminomes n’interfèrent pas avec le cycle œstral normal, l’ablation de la tumeur est fortement recommandée en raison de leur nature agressive. [8]

Adénocarcinomes

Les adénocarcinomes sont des tumeurs agressives très rares qui se développent à partir de la paroi superficielle de l’ovaire. [1] Contrairement à d’autres tumeurs qui se propagent via la circulation sanguine, ces tumeurs ont tendance à se propager lorsqu’elles se rompent, libérant ainsi des cellules cancéreuses dans l’abdomen. [1]

Tumeurs métastatiques

Dans de rares cas, des tumeurs situées dans d’autres parties du corps peuvent métastaser ou s’étendre aux ovaires via la circulation sanguine ou le système lymphatique. Les tumeurs métastatiques les plus fréquentes dans les ovaires sont le mélanome et le lymphome. [1][2]

Autres causes

Les tumeurs ne sont pas la seule cause possible d’un ovaire hypertrophié. Les ovaires sont également sujets au développement de kystes, qui sont des poches remplies de liquide. Une palpation minutieuse et un examen échographique réalisés par un vétérinaire permettent généralement de différencier un kyste d’une tumeur.

Kystes d’inclusion germinaux

Un kyste d’inclusion germinal se forme lorsqu’un petit fragment de tissu conjonctif de l’abdomen pénètre dans un follicule qui a récemment libéré un ovule. Le follicule est la structure qui contient les ovocytes (œufs) avant l’ovulation. Ces kystes sont plus fréquents chez les juments âgées. [1]

Lorsqu’un follicule libère un ovule, sa surface se rompt, ce qui peut permettre à des fragments de tissu environnant de pénétrer dans sa structure. [1]

Le follicule rompu finit par cicatriser, emprisonnant le fragment de tissu abdominal à l’intérieur de l’ovaire. Souvent, le tissu piégé sécrète une petite quantité de liquide, qui, avec le temps, forme un kyste de grande taille. [1]

En général, les kystes d’inclusion germinaux ne posent pas de problèmes pour la jument. Dans de rares cas, ils peuvent devenir suffisamment volumineux pour exercer une pression sur le tissu ovarien autour du kyste, ce qui peut altérer le fonctionnement normal de l’ovaire. [1]

Follicules anovulatoires hémorragiques

Les follicules anovulatoires hémorragiques sont des follicules qui atteignent une taille mature, mais qui ne rompent jamais pour libérer un ovocyte. [1] Ils sont très fréquents et surviennent dans environ 25 % des cycles de chaleurs, en particulier pendant les périodes de transition du printemps et de l’automne. [1][13] Les juments plus âgées peuvent être plus susceptibles de développer ce type de follicules. [1]

Les folicules anovulatoires hémorragiques peuvent perturber les plans d’élevage, car ils provoquent un comportement œstral anormal et augmentent la durée entre deux ovulations. [8] Ils régressent généralement d’eux-mêmes, mais il peut s’écouler plusieurs semaines avant qu’ils ne commencent à diminuer de taille. [1][8]

La plupart des vétérinaires effectueront des échographies répétées à quelques semaines d’intervalle sur les juments affectées afin de s’assurer que le follicule est en régression. [1] Dans certains cas, l’administration d’hormone gonadotrophine chorionique humaine (hCG) ou d’hormone de libération des gonadotrophines peut induire l’ovulation et résoudre le problème. [8]

Si le follicule anovulatoire hémorragique ne régresse pas, d’autres diagnostics, tels que les TCGT et les hématomes, doivent être envisagés. [1]

Hématomes

Les hématomes sont de grandes poches remplies de sang et constituent une cause fréquente d’augmentation du volume des ovaires chez la jument. [8]

Lorsqu’un follicule se rompt pendant l’ovulation, les tissus environnants produisent une petite quantité de sang qui pénètre dans l’espace laissé par le follicule. Ce sang coagule rapidement, formant un corps hémorragique.

Le comportement et les niveaux hormonaux de la jument sont généralement normaux, car les hématomes n’affectent en principe qu’un seul ovaire. [8]

Les hématomes peuvent apparaître en cas de saignement important après l’ovulation. [1] L’hématome forme un gros caillot sanguin, que l’organisme a du mal à éliminer, et il peut falloir des semaines, voire des mois, avant que l’ovaire ne retrouve une taille normale. [1][8]

En général, les hématomes n’affectent pas la fertilité de la jument ni sa capacité à concevoir. [1] Les hématomes très volumineux peuvent être douloureux lors d’une palpation rectale; les vétérinaires doivent donc faire preuve de prudence supplémentaire lorsqu’ils effectuent un suivi reproductif sur une jument présentant un hématome. [1]

Foire aux questions

Résumé

  • Il existe de nombreuses causes possibles d’hypertrophie des ovaires, allant des kystes aux tumeurs
  • Certaines affections peuvent provoquer des changements de comportement ou interférer avec la fertilité de la jument
  • Les tumeurs des cellules de la granulosa et de la thèque sont les tumeurs ovariennes les plus courantes chez les chevaux et doivent être retirées chirurgicalement
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Références

  1. McKinnon, A. O. et al., Equine Reproduction. Wiley-Blackwell, 2010.
  2. McCue, P. M. et al., Granulosa Cell Tumors of the Equine Ovary. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2006. View Summary
  3. Straticò, P. et al., Behavioral Disorders in Mares with Ovarian Disorders, Outcome after Laparoscopic Ovariectomy: A Case Series. Veterinary Sciences. 2023. View Summary
  4. Sherlock, C. E. et al., Granulosa Cell Tumours in the Mare: A Review of 52 Cases. Equine Veterinary Education. 2016.
  5. Nout-Lomas, Y. S. and Beacom, C. L., Granulosa Cell Tumours: Examining the ‘Moody’ Mare. Equine Veterinary Education. 2015.
  6. Renaudin, C. D. et al., Equine Granulosa Cell Tumours among Other Ovarian Conditions: Diagnostic Challenges. Equine Veterinary Journal. 2021.View Summary
  7. Ball, B. A. et al., A Retrospective Analysis of 2,253 Cases Submitted for Endocrine Diagnosis of Possible Granulosa Cell Tumors in Mares. Journal of Equine Veterinary Science. 2014.
  8. McCue, P. M., Review of Ovarian Abnormalities in the Mare. Proceedings of the Annual Convention of the AAEP. 1998.
  9. De Bont, M. P. et al., Standing Laparoscopic Ovariectomy Technique with Intraabdominal Dissection for Removal of Large Pathologic Ovaries in Mares. Veterinary Surgery. 2010. View Summary
  10. Behrendt, D. et al., Active Immunisation against GnRH as Treatment for Unilateral Granulosa Theca Cell Tumour in Mares. Equine Veterinary Journal. 2021. View Summary
  11. Melgaard, D. T. et al., Moody Mares—Is Ovariectomy a Solution?. Animals. 2020. View Summary
  12. Duarte, L. et al., Equine Ovarian Teratomas: Diagnostic Challenges Illustrated by Case Reports. Equine Veterinary Education. 2022.
  13. Ginther, O. J. et al., Incidence, Endocrinology, Vascularity, and Morphology of Hemorrhagic Anovulatory Follicles in Mares. Journal of Equine Veterinary Science. 2007.