Le cheval ardennais est l’une des races de chevaux de trait les plus anciennes et les plus imposantes au monde. Ces chevaux sont originaires de la région des Ardennes, qui s’étend entre la France, le Luxembourg et la Belgique.

La race est célèbre pour son utilisation en tant que cheval de guerre dans la Rome antique. Bien que relativement rare en Amérique du Nord, le cheval ardennais est encore employé pour le travail agricole et l’attelage en Europe. Il a également influencé le développement de plusieurs autres races de trait au cours de l’histoire.

Les chevaux ardennais modernes sont reconnaissables à leur stature massive. Cependant, leur forte musculature et leur grande taille sont associées à des problèmes de santé courants chez de nombreuses races de trait. En raison de leur gabarit, ce type de race a besoin d’une gestion adaptée pour rester en bonne santé.

Le guide qui suit traitera de l’histoire, des caractéristiques, des problèmes de santé et des besoins nutritionnels du cheval ardennais. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur l’alimentation et les soins de cette race.

Histoire du cheval ardennais

Certains historiens pensent que l’Ardennais descend directement des anciens chevaux lourds belges, autrefois loués par Jules César. À l’origine, ces chevaux ne mesuraient que 14 mains de haut, mais leur taille et leur puissance ont considérablement augmenté au cours des 2 000 dernières années.

Origine

Les races de chevaux de trait lourds ont vu le jour dans les terres agricoles fertiles de la Belgique actuelle. Les sols riches et les précipitations abondantes des Ardennes et des régions voisines permettaient de subvenir aux besoins nutritionnels des grands animaux.

L’Ardennais est l’une des plus anciennes races de chevaux de trait connues. Pendant des millénaires, les agriculteurs ont sélectionné ces chevaux pour leur taille et leur puissance. Les ancêtres du cheval ardennais ont contribué au développement de plusieurs races de trait françaises et belges, dont l’Auxois. [1]

Napoléon Bonaparte a croisé les chevaux de guerre ardennais avec des Arabes pour améliorer leur endurance et leur résistance. Des croisements avec des Percherons et des Pur-sang ont également eu lieu, mais ces lignées ont eu un impact limité sur le type ardennais.

Les chevaux ardennais sont également étroitement liés au cheval de trait belge moderne. Ces chevaux partagent une ascendance commune et des chevaux de trait belges ont été utilisés au XIXᵉ siècle pour accroître la taille et développer la conformation plus lourde caractéristique de l’Ardennais d’aujourd’hui.

Utilisation historique

Les agriculteurs qui ont initialement développé les lourds ancêtres du cheval ardennais avaient besoin de grands animaux de travail puissants pour les travaux agricoles et le trait. Cependant, la taille des Ardennais a également attiré l’attention des chefs militaires de l’Antiquité.

Jules César a recommandé les chevaux ardennais pour les unités de cavalerie lourde nouvellement formées. Ces chevaux excellaient comme montures de guerre imposantes, transportant la cavalerie et tirant de l’artillerie lourde. Les premiers empereurs romains ont continué à utiliser cette race dans leurs unités militaires pendant des siècles. [2]

Les puissants chevaux de la région des Ardennes ont également servi de chevaux de guerre pendant les croisades et de chevaux d’artillerie durant la Révolution française.

En 1812, Napoléon Bonaparte a mobilisé un grand nombre de chevaux ardennais lors de sa campagne de Russie. Grâce à leur robustesse, ils ont survécu en tirant les convois de l’armée pendant la retraite hivernale de Moscou. [3]

Les populations de chevaux de trait ont décliné dans le monde entier après la mécanisation de l’agriculture et la modernisation de la guerre. Toutefois, ces races connaissent un regain de popularité auprès des propriétaires de chevaux de plaisance.

Registre de la race

En 1929, le premier registre de la race ardennaise a été établi en Europe. Aujourd’hui, des livres généalogiques (studbooks) pour les Ardennais sont tenus en France, en Belgique et au Luxembourg.

Bien qu’elle ne soit pas un registre de race en tant que tel, l’Ardennes Horse Society of Great Britain œuvre pour la préservation et la promotion de la race au Royaume-Uni.

Les chevaux ardennais ont été importés pour la première fois en Amérique du Nord au début du XXᵉ siècle. Certains des premiers chevaux importés ont été enregistrés comme chevaux de trait belges, mais il n’existe aucun registre officiel pour la race ardennaise en Amérique du Nord.

Caractéristiques de la race

Le cheval ardennais est aujourd’hui nettement plus grand et plus lourd que ses ancêtres de l’époque romaine. L’élevage des derniers siècles a favorisé des chevaux à la musculature massive, ce qui leur confère une force de traction impressionnante pour les travaux modernes.

Conformation

Les chevaux ardennais sont parmi les plus petits chevaux de trait. La plupart d’entre eux mesurent entre 15,3 et 16 mains. Cependant, ils pèsent nettement plus que la plupart des races légères de taille équivalente.

La race se caractérise par une conformation compacte avec une musculature développée et un dos court. Leur tête massive présente un profil droit ou légèrement convexe.

Leurs jambes sont courtes et robustes, avec d’épais fanons sur les boulets. Leurs sabots peuvent paraître petits par rapport à leur corps imposant.

L’Ardennais idéal possède une allure ample et fluide, avec une grande amplitude de foulée.

Couleurs

Le bai et le rouan sont les robes les plus courantes chez les chevaux ardennais. D’autres couleurs acceptées au sein de la race incluent l’alezan, le gris et le palomino.

Les Ardennais ont généralement peu de marques blanches; celles-ci se limitent habituellement à une étoile ou une liste.

Leur crinière et leur queue blondes sont généralement fournies. Certains propriétaires de chevaux de trait procèdent à une caudectomie (coupe du couard) de la queue de leurs chevaux. À l’époque, cette pratique traditionnelle visait à éviter que la queue ne se coince dans les équipements agricoles. Toutefois, l’AAEP déconseille désormais les modifications de la queue pour des raisons de bien-être. [4]

Tempérament

Les chevaux ardennais sont de gentils géants, connus pour leur tempérament calme et tolérant. Ils sont également travaillants et adaptables. La plupart des propriétaires d’Ardennais trouvent que ces chevaux sont désireux d’apprendre et aiment travailler avec les humains.

Malgré leur tempérament doux, les chevaux ardennais et les autres grandes races de trait ne sont pas recommandés pour les manieurs inexpérimentés. Leur taille et leur puissance peuvent être intimidantes pour les débutants, même si le cheval a une personnalité gentille et fiable.

Disciplines

Dans certaines régions, les Ardennais de travail sont encore utilisés pour le travail agricole et de trait. Les chevaux de trait sont également utiles en foresterie pour extraire les arbres des zones inaccessibles aux machines.

Cependant, la plupart des chevaux ardennais appartenant à des particuliers sont des montures de plaisance et d’attelage.

Santé du cheval ardennais

Les chevaux ardennais étant une race relativement rare, les recherches sur les maladies génétiques et les problèmes de santé les affectant sont limitées. La plupart des problèmes observés chez les Ardennais sont communs à toutes les races de chevaux de trait.

Maladies génétiques

La myopathie à stockage des polysaccharides (abréviation PSSM en anglais) est un trouble musculaire fréquent chez de nombreuses races de trait, y compris l’Ardennais. Cette pathologie est associée à une accumulation anormale de glycogène dans les muscles squelettiques, ce qui peut provoquer des épisodes de coup de sang (tying-up) et une intolérance à l’exercice.

Ces chevaux ont également moins de mitochondries (la « centrale énergétique » de la cellule) et une fonction mitochondriale réduite. Cela altère leur capacité à générer de l’énergie et à détendre leurs muscles. [13][14] Ce défaut entraîne également des niveaux plus élevés de lactate à l’effort, ce qui peut affecter leurs performances et leur récupération après l’exercice. [15]

Des études génétiques confirment que certains chevaux ardennais sont porteurs de la variante du gène GYS1, responsable de la PSSM de type 1. [5] Des recherches suggèrent que cette mutation génétique est apparue autour de la période de la chute de l’Empire romain en 500 après J.-C., et que les chevaux ardennais pourraient avoir été la première race isolée localement en Europe à porter cette mutation. [6]

Dans une étude, 40 % des Ardennais testés avaient un résultat positif pour la PSSM, comme l’indique la présence de la mutation GYS1. [5] La forte prévalence de la PSSM chez les Ardennais pourrait également être due à des croisements avec les Belges, qui présentent une incidence encore plus élevée de la mutation GYS1.

De plus, pendant la Seconde Guerre mondiale, la population de chevaux de trait a connu un déclin considérable, ce qui a entraîné un goulot d’étranglement génétique. On suppose que parmi les chevaux ardennais survivants, nombreux d’entre eux portaient la mutation GYS1, ce qui a favorisé sa prévalence dans la race. [5]

Problèmes de santé

Les grandes races de trait sont également sujettes au lymphœdème chronique progressif (LCP). Cette affection se caractérise par une altération du drainage lymphatique, entraînant une accumulation de liquide lymphatique dans les membres inférieurs. [7]

Les chevaux touchés peuvent également développer des infections bactériennes récurrentes, qui provoquent des lésions cutanées s’étendant sur les jambes. Les chevaux atteints de CPL souffrent souvent d’enflure au niveau des jambes ainsi que d’une mobilité réduite. Le LCP est une maladie progressive incurable qui s’aggrave tout au long de la vie du cheval.

Tout comme les autres chevaux dotés de fanons, les Ardennais sont prédisposés à développer un LCP sévère. En raison des fanons, l’enflure des jambes peut passer inaperçue au début, ce qui retarde la mise en place de stratégies de gestion pour améliorer le niveau de confort du cheval. Un nettoyage régulier, de l’exercice, des bandages de compression et certains médicaments peuvent aider à gérer les signes cliniques. [7]

Les races de chevaux lourds sont également sujettes aux problèmes articulaires dus à l’usure accrue de leur système musculosquelettique. Une croissance rapide chez les jeunes chevaux et une alimentation déséquilibrée peuvent aussi contribuer aux maladies orthopédiques du développement. [8]

Soins et gestion

Les chevaux de trait ont des besoins spécifiques en matière de soins et de gestion qui diffèrent légèrement des races de chevaux plus légers. Offrir des soins de qualité à votre Ardennais contribue à sa santé, sa longévité et des performances optimales.

Mettez en place un programme de bien-être préventif comprenant des soins vétérinaires réguliers, tels que des vaccins, des vermifuges et des examens dentaires.

Des soins réguliers de maréchalerie sont également essentiels pour maintenir un bon équilibre des sabots. Cela permet de répartir uniformément le poids corporel considérable du cheval et de réduire les forces de charge sur les articulations et les tissus mous des membres distaux.
La présence de fanons sur leurs boulets peut prédisposer les Ardennais à la dermatite du paturon, également connue sous le nom de gale de boue. Cela peut entraîner de douloureuses infections cutanées si le problème n’est pas traité rapidement. Lors de la routine de pansage des chevaux ardennais, l’entretien de ces poils doit être une priorité; il est important qu’ils soient exempts d’humidité et de débris.

Comparativement aux chevaux de taille moyenne, les Ardennais ont généralement besoin d’avoir des box plus spacieux, qui sont mieux adaptés à leur gabarit. Un plus grand box minimise le risque que le cheval soit incapable de se relever après s’être couché dans un espace confiné, une situation qui est potentiellement dangereuse.

Un confinement prolongé au box peut entraîner un engorgement et une altération du drainage lymphatique dans les membres inférieurs. Ainsi, les chevaux confinés au box doivent avoir de nombreuses occasions de bouger librement dans de grands enclos afin de maintenir une circulation sanguine saine. Assurez-vous que la clôture entourant les enclos de votre cheval est suffisamment solide pour retenir un cheval imposant et robuste.

Gardez à l’esprit que la masse musculaire accrue des chevaux de trait les rend plus sensibles d’avoir trop chaud lorsqu’ils font de l’exercice par temps chaud. Ces chevaux doivent être surveillés pour détecter tout signe de stress thermique dû à la chaleur et ils doivent recevoir suffisamment d’eau potable. [7]

Nutrition du cheval ardennais

Le maintien de la santé et des performances des chevaux ardennais passe par la compréhension des besoins alimentaires uniques de cette race de trait lourde. De nombreux chevaux de trait imposants consomment plus de fourrage que leurs propriétaires ne l’imaginent.

Maintien du poids

Les Ardennais sont des chevaux qui prennent du poids facilement (souvent appelés easy keepers en anglais). Cela qui signifie qu’ils utilisent efficacement leur nourriture et ont souvent besoin de moins d’énergie que d’autres races pour maintenir leur poids. Ces chevaux lourds ont été spécifiquement sélectionnés pour conserver leur masse musculaire importante avec un minimum de nourriture.

Cependant, ces chevaux sont également prédiposés à la prise de poids lorsqu’ils sont suralimentés ou reçoivent des aliments trop riches en calories.

Chez les chevaux ardennais, il est souvent difficile de faire la différence entre l’obésité et le type corporel naturellement massif de la race. La note d’état de chair peut aider les propriétaires à déterminer si leur cheval a un poids sain. Une note de 5 sur une échelle de 9 est considéré comme idéale.

Les chevaux ardennais, comme les autres races de trait, ont tendance à être plutôt sensibles à l’insuline et non résistants. Ils ne sont généralement pas sujets au syndrome métabolique et à la laminite, sauf s’ils souffrent également de dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (PPID) (anciennement appelé maladie de Cushing) non contrôlé.

Malheureusement, les chevaux ardennais et autres chevaux de trait atteints de laminite ont un pronostic défavorable en raison du poids accru que leurs sabots doivent supporter. [9]

Exemple de régime alimentaire pour un cheval ardennais

L’exemple de régime alimentaire suivant est destiné à un cheval ardennais adulte de 2 000 lb (909 kg) à l’entretien ayant un état de chair normal.

Aliment Quantité par jour
Foin de qualité moyenne (8 % de protéines brutes) À volonté
Sel 60 g (4 c. à soupe)
Granulés Omneity® 350 g (3,5 mesures)
Analyse de l’alimentation
Énergie digestible (% des besoins) 107 %
Protéines (% des besoins) 128 %
GH (GSEt + amidon ; % de l’apport) 8,8 %

 

Les chevaux de trait se portent particulièrement bien avec des régimes alimentaires à base de fourrage. Les besoins énergétiques des chevaux ardennais effectuant un travail léger peuvent généralement être comblés uniquement avec du fourrage, sans que des suppléments soient nécessaires.

Cependant, les régimes alimentaires basés uniquement sur le fourrage présentent généralement des carences en une ou plusieurs vitamines et minéraux essentiels. Pour s’assurer que votre cheval ardennais ne souffre d’aucune carence nutritionnelle, une supplémentation en vitamines et minéraux doit être fournie pour équilibrer son alimentation. [10]

Omneity® de Mad Barn est supplémnent complet de vitamines et minéraux qui apporte des nutriments clés pour soutenir la qualité des sabots, une digestion saine, la santé de la peau et la fonction immunitaire des chevaux ardennais. L’ajout d’Omneity® à la ration de votre cheval aide à combler d’éventuelles lacunes dans son régime alimentaire.

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Fourrage

Les chevaux ardennais ont besoin d’une grande quantité de fourrage pour obtenir suffisamment d’énergie et de protéines, ainsi que pour maintenir leur santé digestive. En général, les chevaux consomment environ 2 % de leur poids corporel en fourrage chaque jour, sur une base de matière sèche.

Cela signifie qu’un cheval ardennais de 2 000 lb (909 kg) a besoin d’environ 43 livres (20 kg) de foin par jour. C’est environ deux fois plus que la quantité de fourrage requise pour les races de chevaux légers de stature similaire. Pesez le foin de votre cheval afin de vous assurer de lui fournir la quantité de fourrage adaptée à ses besoins.

Les foins de graminées de maturité moyenne ou matures, faibles en amidon et en sucre, conviennent bien aux chevaux ardennais, en particulier ceux atteints de PSSM. Limiter l’apport en glucides hydrolysables (GH) (GSEt et amidon), qui sont transformés en glucose lors de la digestion, aide à réduire l’accumulation de glycogène dans les muscles.

Soumettez un échantillon de fourrage pour une analyse afin de vous assurer que votre foin est sans danger pour votre cheval. Si la teneur combinée en amidon et en sucre (GSEt) dépasse 10 %, vous pouvez faire tremper le foin pour en réduire la teneur en sucre.

Chez les chevaux en surpoids, il peut être nécessaire de limiter l’apport en fourrage à 1,5 % du poids corporel afin de favoriser la perte de poids. Les mangeoires à alimentation lente peuvent aider à prolonger la disponibilité du fourrage pour les chevaux dont on doit rationner leur foin.

Certaines graminées de pâturage sont trop riches en amidon et en sucre pour les chevaux ardennais. Envisagez d’avoir recours à une muselière de pâturage ou une parcelle sèche pour limiter leur consommation d’herbe.

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Recommandations alimentaires

La plupart des chevaux ardennais n’ont pas besoin de concentrés commerciaux dans leur alimentation. Un apport en céréales riches en énergie peut entraîner un excès d’amidon et de sucre, ce qui peut provoquer des complications musculaires et digestives.

Si votre Ardennais est atteint de PSSM, il est particulièrement important de miser sur un régime pauvre en amidon et en sucre pour prévenir les problèmes musculaires. Les chevaux atteints de PSSM peuvent obtenir jusqu’à 20 % de leur énergie alimentaire à partir de suppléments de matières grasses, qui sont une source de calories sécuritaire pour ces chevaux. [12]

Cependant, des rapports anecdotiques indiquent que les chevaux suivant un régime très riche en matières grasses développent parfois une résistance à l’insuline, voire une laminite. Consultez un nutritionniste équin avant d’ajouter des matières grasses au régime de votre Ardennais.

Lors de l’alimentation des chevaux de trait, il est essentiel de privilégier une bonne santé digestive. La réduction du risque de colique est particulièrement important en raison du risque accru de complications lors d’une chirurgie en cas de colique chez les chevaux plus lourds. [11] Voici quelques stratégies simples pour réduire le risque de colique :

  • Évitez de donner de grandes quantités d’aliments en granulés
  • Ajoutez du sel en vrac à la ration de votre cheval
  • Fournissez suffisamment d’eau à votre cheval
  • Utilisez des mangeoires surélevées pour éviter l’ingestion de sable et de terre

Les chevaux de trait consomment plus d’eau que les chevaux de taille moyenne. Assurez-vous que votre Ardennais a toujours accès à de l’eau fraîche et surveillez les signes de déshydratation lorsqu’il fait de l’exercice par temps chaud.

Nos nutritionnistes recommandent également de donner 2 à 3 onces de sel en vrac quotidiennement aux Ardennais pour garantir un apport suffisant en sodium. En plus de maintenir l’équilibre électrolytique, le sel stimule la soif et favorise l’hydratation.

Suppléments nutritionnels

Lors de la formulation d’un régime alimentaire pour votre cheval ardennais, l’accent principal doit être mis sur une alimentation basée sur le fourrage qui couvre tous les besoins en vitamines et minéraux. Après avoir équilibré l’alimentation de votre cheval, vous pouvez envisager d’autres suppléments pour répondre à ses besoins individuels.

  • Huile w-3 : les chevaux ardennais atteints de PSSM ou de LCP peuvent bénéficier de l’huile w-3, un supplément lipidique enrichi en acide gras oméga-3 DHA et en vitamine E naturelle. Ce supplément soutient la fonction articulaire, la santé métabolique ainsi que la santé de la peau et du pelage.
  • Acétyl-L-carnitine : cet antioxydant peut être une alternative à un régime riche en gras. Il aide à rediriger le glucose, l’éloignant de la formation de glycogène pour l’orienter plutôt vers les voies énergétiques. L’acétyl-L-carnitine soutient également la production de mitochondries.
  • Optimum Digestive Health : formulé avec des probiotiques, des prébiotiques, de la levure et des enzymes digestives, ce supplément soutient la santé de l’intestin postérieur, l’absorption des nutriments et la fonction immunitaire des chevaux ardennais. Optimum Digestive Health est une bonne option pour les chevaux soumis à un régime restreint en fourrage afin de maintenir un microbiome sain dans l’intestin postérieur.
  • Jiaogulan : ce supplément à base de plantes est couramment utilisé pour favoriser la circulation sanguine et maintenir une régulation normale de l’inflammation. L’administration de jiaogulan aux chevaux ardennais peut contribuer à la santé des sabots et à la circulation dans les membres inférieurs.

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Foire aux questions

Résumé

L’Ardennes est une ancienne race de trait lourd originaire de la région des Ardennes en France, en Belgique et au Luxembourg, historiquement appréciée pour sa force dans les travaux agricoles et l’usage militaire. Les Ardennes modernes sont des chevaux compacts et très musclés qui demeurent populaires pour l’attelage et le travail de trait, mais nécessitent une gestion adaptée aux grandes races de trait.

  • La race s’est développée dans la région des Ardennes et a influencé plusieurs races de trait européennes au fil de siècles de sélection visant la puissance
  • Les chevaux Ardennes ont été utilisés historiquement comme chevaux de guerre et d’artillerie, puis comme chevaux de ferme de travail, avec un usage moderne axé sur l’attelage, la foresterie et les tâches de trait
  • Ils sont plus petits que certaines races de trait (souvent environ 15,3 à 16 mains), mais exceptionnellement lourds, avec une conformation compacte, une musculature importante et des fanons aux membres inférieurs
  • Les préoccupations de santé couramment signalées chez les races de trait comprennent la myopathie de stockage des polysaccharides (dont la PSSM1 dans certaines lignées), le lymphœdème chronique progressif chez les chevaux à fanons, ainsi que le stress articulaire et orthopédique du développement lié à la masse corporelle
  • Les priorités de gestion comprennent des soins réguliers des sabots, l’hygiène de la peau et des fanons pour réduire la dermatite et surveiller l’enflure des membres, un temps de sortie au paddock suffisant pour favoriser la circulation, et une surveillance attentive du stress thermique
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Références

  1. Jordana, J. et al. Analysis of genetic relationships in horse breeds. J Equine Vet Sci. 1995.
  2. Klecel, W. et al. From the Eurasian Steppes to the Roman Circuses: A Review of Early Development of Horse Breeding and Management. Animals. 2021.
  3. Roy, K. The Napoleonic Wars. Ind Hist Rev. 2000.
  4. Lefebvre, D. et al. Tail docking in horses: a review of the issues. Animal. 2007. View Summary
  5. Baird, J. et al. Presence of the glycogen synthase 1 (GYS1) mutation causing type 1 polysaccharide storage myopathy in continental European draught horse breeds. Vet Rec. 2010.View Summary
  6. Van Den Hoven, R. Where Do the Cold Blood Breeds Come from and Where Does Polysaccharide Storage Myopathy Fit in?. Equine Vet J. 2014.
  7. Brys, M. et al. Chronic Progressive Lymphedema in Belgian Draft Horses: Understanding and Managing a Challenging Disease. Vet Sci. 2023.View Summary
  8. De Behr, V. et al. The course of some bone remodelling plasma metabolites in healthy horses and in horses offered a calcium-deficient diet. J Anim Physiol Anim Nutrit. 2003.
  9. Senderska-Plonowska, M. et al. The Differences in Histoarchitecture of Hoof Lamellae between Obese and Lean Draft Horses. Animals 2022. View Summary
  10. National Research Council. Nutrient Requirements of Horses. National Academies. 2007.
  11. Van Loon, J. et al. Colic Surgery in Horses: A Retrospective Study Into Short- and Long-Term Survival Rate, Complications and Rehabilitation toward Sporting Activity. J Equine Vet Sci. 2020.View Summary
  12. Ribeiro, W. et al. The Effect of Varying Dietary Starch and Fat Content on Serum Creatine Kinase Activity and Substrate Availability in Equine Polysaccharide Storage Myopathy. J Vet Intern Med. 2008. View Summary
  13. Tosi, I. et al. Altered mitochondrial oxidative phosphorylation capacity in horses suffering from polysaccharide storage myopathy. J Bioenerg Biomembr. 2018. View Summary
  14. Barrey, E. et al. Gene expression profiling in equine polysaccharide storage myopathy revealed inflammation, glycogenesis inhibition, hypoxia and mitochondrial dysfunctions. BMC Vet Res. 2009. View Summary
  15. Valberg, S.J. et al. Skeletal muscle metabolic response to exercise in horses with 'tying-up' due to polysaccharide storage myopathy. Equine Vet J. 1999. View Summary