Le Mustang est une race de chevaux féraux originaire de l’Ouest des États-Unis, descendant des chevaux emmenés en Amérique par les explorateurs espagnols. Façonné par les terrains accidentés de la frontière de l’Ouest, le Mustang est aujourd’hui une race emblématique, incarnant la résilience requise pour survivre dans un environnement exigeant.

Les Mustangs en liberté sur les terres publiques sont maintenant gérés par le Wild Horse and Burro Program du Bureau of Land Management (BLM). Cependant, ces chevaux sont également adoptés et élevés par des propriétaires privés.

Il existe plusieurs lignées de Mustangs, dont le Mustang Kiger et le Mustang espagnol, qui conserve les lignées des chevaux d’origine emmenés par les colons espagnols.

Bien que les méthodes de contrôle de la population utilisées auprès des troupeaux en liberté soient controversées, les Mustangs restent un symbole précieux de l’Ouest américain. De nombreux Mustangs adoptés ont des carrières sous la selle couronnées de succès grâce à des soins et un entraînement appropriés.

Le guide qui suit abordera l’histoire, les caractéristiques, les problèmes de santé et les besoins nutritionnels du Mustang. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur l’alimentation des Mustangs ainsi que les soins à leur apporter.

Histoire du Mustang

L’histoire du Mustang américain remonte à plus de cinq siècles, aux premiers conquistadors espagnols qui ont voyagé en Amérique.

Origine

Les chevaux coloniaux espagnols sont les ancêtres fondateurs de la race Mustang. Les premiers chevaux ont été abandonnés ou relâchés des missions et colonies espagnoles. Des troupeaux féraux se sont établis et ont fini par se répandre dans le Far West. [1]

Au fil du temps, plusieurs races de chevaux ont influencé le développement du Mustang moderne. Certaines populations reproductrices sont devenues génétiquement isolées dans différentes régions géographiques, donnant lieu à diverses lignées de Mustangs.

Certains troupeaux féraux présentent des types distincts suggérant l’introduction de sang de Pur-sang ou de Quarter Horse. Quelques-uns possèdent des caractéristiques de chevaux de trait, mais beaucoup conservent le type léger des chevaux de selle espagnols d’origine.

Des études sur l’ADN mitochondrial confirment l’origine ibérique du Mustang américain, reliant la race à la péninsule ibérique en Espagne. Les chercheurs ont identifié une fréquence élevée d’haplotypes (séquences ADN) ibériques dans plusieurs lignées de Mustangs. [2]

Utilisation historique

Lors de son expédition de 1519, Hernán Cortés a introduit les premiers chevaux espagnols sur ce qui est aujourd’hui le territoire du Mexique continental. Cette expédition est désormais tristement célèbre pour avoir provoqué la chute de l’Empire aztèque. [3]

À la fin du XVIe siècle, Juan de Oñate a emmené 75 chevaux espagnols lors de son expédition à travers le Rio Grande. Après avoir fondé la province de Santa Fe de Nuevo México, la population équine de la région a rapidement augmenté à partir de ce troupeau initial. [3]

Santa Fe est devenu un centre commercial majeur au XVIIe siècle. Les chevaux se sont dispersés du Mexique à travers tout l’Ouest américain. Certains animaux ont été échangés avec d’autres colons ou peuples autochtones, tandis que d’autres se sont enfuis et ont formé des troupeaux féraux. [4]

Au début du XIXe siècle, les colons américains ont rencontré de grands troupeaux de Mustangs s’étendant du nord-ouest du Pacifique jusqu’aux grandes plaines. Des milliers de ces chevaux ont été capturés lors de rassemblements (round-ups) afin d’être utilisés pour la guerre hispano-américaine et la Première Guerre mondiale.

La plupart des troupeaux féraux restants vivaient à l’ouest de la ligne continentale de partage des eaux sur les terres publiques. Le United States Grazing Service a été créé en 1934 pour gérer le pâturage du bétail sur ces terres jusqu’à la formation du Bureau of Land Management (BLM) en 1946.

Le BLM a d’abord cherché à éliminer les chevaux féraux des terres publiques. La controverse sur les méthodes de capture a conduit aux premières lois de protection des chevaux dans les années 1950. Le Wild and Free-Roaming Horses and Burros Act de 1971 a renforcé la protection des Mustangs américains. [5]

Registre de la race

Le Bureau of Land Management surveille les populations de Mustangs dans les zones de gestion des troupeaux pour éviter la surpopulation. L’organisme gère la population avec des enclos hors site et des centres d’achat permettant aux propriétaires potentiels d’adopter des Mustangs. [5]

Plusieurs organisations, telles que la Mustang Heritage Foundation, s’efforcent d’aider les Mustangs à trouver de bons foyers et à réduire le nombre de chevaux gardés dans des enclos de détention à long terme.

Certains registres de race œuvrent également à la préservation du Mustang d’origine. Par exemple, le Spanish Mustang Registry n’enregistre que la progéniture de parents Mustangs espagnols enregistrés.

Caractéristiques de la race

Les Mustangs modernes présentent des types corporels variés, influencés par les lignées ancestrales de chevaux issus de différentes régions géographiques. Toutefois, la plupart des Mustangs partagent des caractéristiques qui leur permettent de survivre à l’état sauvage et, s’ils reçoivent un entraînement adéquat, de s’épanouir dans un contexte domestique.

Conformation

La majorité des Mustangs sont de petits chevaux mesurant entre 14 et 15 mains. Les chevaux vivant dans les zones gérées par le BLM ont généralement un type de cheval de selle léger. Certains ressemblent encore au Mustang espagnol d’origine, tandis que d’autres ont moins de sang espagnol.

Leur tête a un profil plat ou légèrement convexe, avec un large front se rétrécissant vers un nez fin. Leurs yeux sont souvent placés légèrement plus haut sur le visage. Une encolure définie s’attache harmonieusement à des épaules inclinées. Leur poitrine est moyennement étroite.

Le Mustang idéal a un dos court et robuste; il s’agit d’un cheval fait « en montant ». Son poitrail profond et ses côtes bien bombées offrent de l’espace supplémentaire pour les poumons et le cœur. L’arrière-main est lisse et arrondi, sans excès de muscle. Sa queue, attachée à une hauteur moyenne ou basse, est portée dans une position détendue.

Les Mustangs doivent avoir des jambes droites et correctes. Ces chevaux sont connus pour avoir des sabots solides et durables avec des parois épaisses. Bien que leur schéma de mouvement puisse varier, tous les Mustangs doivent présenter des allures fluides et rythmées.

Couleurs

Toutes les robes sont présentes chez les Mustangs, y compris les motifs appaloosa et paint. Cependant, le registre des Mustangs espagnols exclut les chevaux avec une robe tobiano.

La robe dun et les marques primitives sont courantes chez les chevaux de type espagnol.

Tempérament

La plupart des Mustangs américains sont des chevaux intelligents dotés d’un sens inné de l’auto-préservation. Bien qu’indépendants, ces chevaux apprennent rapidement et après un certain temps, ils s’adaptent souvent bien à une vie domestique.

Les Mustangs adoptés peuvent avoir une réaction de combat ou de fuite plus prononcée que les chevaux domestiques en raison de leur instinct de survie. Cependant, de nombreux propriétaires de Mustangs constatent que leurs chevaux sont moins craintifs que d’autres races. Ces chevaux sont naturellement curieux et peuvent devenir destructeurs lorsqu’ils s’ennuient.

Si vous êtes nouvellement devenu propriétaire d’un Mustang, travaillez avec un entraîneur expérimenté pour aider votre cheval à apprendre à être manié en toute sécurité. Certains problèmes de comportement peuvent également être causés par le stress lié à un changement d’environnement. Afin de soutenir leur succès, ces chevaux ont besoin de patience et d’être maniés adéquatement. [6]

Disciplines

Les Mustangs peuvent exceller dans de nombreuses disciplines lorsqu’ils bénéficient du temps et de l’encadrement expert dont ils ont besoin. Plusieurs compétitions, telles que l’Extreme Mustang Makeover, mettent en valeur la polyvalence et l’aptitude pour l’entraînement de ces chevaux.

Les entraîneurs agréés passent environ 100 jours à préparer des Mustangs féraux provenant des enclos du BLM pour concourir à cet événement. Afin de déterminer un champion, les Mustangs participent à des épreuves de maniabilité, de figures, de parcours et de style libre. Tous ces chevaux sont disponibles à l’adoption après la compétition.

Les disciplines populaires pour les Mustangs adoptés incluent le reining, le travail de ranch, les courses de barils, la randonnée équestre et les courses d’endurance. Les Mustangs sont également souvent utilisés en équitation éthologique.

Santé du Mustang

Bien que les Mustangs soient connus pour leur robustesse, ils demeurent sensibles aux problèmes de santé courants et aux maladies infectieuses rencontrées chez d’autres chevaux. De plus, ils font aussi face à des problèmes de santé uniques liés à la gestion de leur population.

Maladies génétiques

Les troupeaux de Mustangs isolés sont exposés à un risque de consanguinité et de réduction de l’hétérozygotie, un terme signifiant une diminution de la variation génétique au sein d’une population.

Une diversité génétique réduite peut accroître le risque de maladies héréditaires et entraîner une dépression de consanguinité. La dépression de consanguinité désigne une diminution de la condition physique biologique d’une population due aux effets négatifs de la reproduction entre individus étroitement apparentés.

Les organisations de gestion surveillent régulièrement les caractéristiques génétiques des populations férales de chevaux à l’aide d’échantillons de poils, de sang et de matières fécales. [7]

Les stratégies de gestion qui réduisent artificiellement la population peuvent contribuer à une perte de diversité génétique. Cependant, des populations non contrôlées de Mustangs pourraient entraîner une dégradation de l’habitat sur les terres publiques. [8]

Des chercheurs suggèrent que des stratégies de retrait qui privilégient le retrait des individus en fonction de leur parenté pourraient permettre de maintenir un niveau de diversité génétique plus élevé qu’une sélection aléatoire. [8]

Des études ADN ont identifié l’allèle GYS1 responsable de la PSSM de type 1 chez les Mustangs. Ce trouble musculaire provoque des épisodes de coup de sang associés à un stockage anormal du glycogène dans les muscles. [9]

D’autres maladies génétiques présentes dans les lignées de Mustangs varient en fonction de l’ascendance des chevaux relâchés dans la région.

Problèmes de santé

Les vétérinaires et les gestionnaires supervisent la santé des Mustangs féraux vivant en liberté dans les troupeaux du BLM. Les problèmes de santé auxquels ces chevaux féraux sont confrontés diffèrent quelque peu de ceux des chevaux domestiques.

Les pieds bots et les déformations des membres sont les problèmes musculo-squelettiques les plus courants. Contrairement aux chevaux domestiques, ces problèmes ne sont généralement pas causés par l’obésité. [10]

Les chevaux retirés de la nature portent fréquemment de lourdes charges de parasites internes. Dans les enclos de rétention, la forte densité de chevaux peut également accroître le risque d’infections respiratoires.

Les maladies les plus courantes chez ces chevaux incluent :

Les méthodes de capture employées par le BLM peuvent aussi contribuer à la mortalité des Mustangs féraux. Une étude a rapporté 368 mortalités entre 2010 et 2019. Les problèmes médicaux préexistants, tels que les déformations structurelles, la cécité et l’émaciation, peuvent augmenter le risque de mortalité pendant la capture. [10]

Un mauvais entretien des sabots est un problème de bien-être courant après l’adoption. Les chevaux féraux n’ont jamais été habitués à ce que leurs sabots soient manipulés. Ils ont donc souvent besoin d’être entraînés afin d’apprendre à lever les pieds. Les Mustangs adoptés présentent également un risque important de développement d’ulcères gastriques en raison des changements de gestion et du stress élevé. [11]

Soins et gestion

Lorsque de nouveaux propriétaires adoptent un Mustang du Bureau of Land Management, les soins de base de cet animal deviennent dès lors leur responsabilité. Bien que les Mustangs attirent tous types de passionnés de chevaux, des études montrent que les adoptants ayant déjà une expérience préalable avec les chevaux ont plus de succès. [6]

De nombreux Mustangs ont été très peu manipulés avant d’arriver dans leur nouveau foyer. Des conseils d’experts sont essentiels pour garantir un embarquement et un débarquement de la remorque ainsi qu’une adaptation en toute sécurité.

Le BLM recommande d’initialement héberger les Mustangs adoptés séparément dans un enclos sécurisé avec un abri adéquat. Le stress et l’exposition à de grands groupes de chevaux peuvent augmenter le risque de maladies. Les propriétaires doivent surveiller attentivement les chevaux pendant cette période afin de détecter tout signe de problème de santé.

Ces chevaux ont souvent besoin d’un entraînement pour pouvoir être maniés en toute sécurité lors des soins de base, notamment les vaccins, la vermifugation, les examens dentaires et les soins de maréchalerie. Travaillez avec un entraîneur, un vétérinaire et un professionnel des soin des sabots pour aider les Mustangs à s’habituer à la manipulation humaine.

Une fois que les Mustangs se sont adaptés à leur nouvel environnement et à une manipulation régulière, ils s’adaptent souvent mieux s’ils sont sortis à l’extérieur dans de grands enclos ou sur des parcelles sèches. Si votre Mustang est en bonne santé et s’adapte bien, envisagez de le placer avec d’autres chevaux pour répondre à ses besoins sociaux.

Alimentation du Mustang

Les besoins nutritionnels de votre Mustang dépendent de sa santé, de son âge, de sa taille, de son état physique et de son niveau d’activité. Certains Mustangs arrivent de leur milieu naturel en mauvais état et requièrent une alimentation et une gestion minutieuses pour atteindre un poids sain. Toutefois, un apport alimentaire excessif peut provoquer des troubles métaboliques chez cette race.

Maintien du poids

Les Mustangs sont des chevaux qui prennent du poids facilement (easy keepers), une caractéristique qui leur a permis de survivre dans des troupeaux féraux sur la végétation clairsemée de l’Ouest américain. Alors que l’obésité est rare chez les chevaux féraux, les Mustangs domestiqués peuvent prendre trop de poids lorsqu’ils reçoivent des aliments riches en calories.

Cependant, les Mustangs ayant récemment été adoptés sont souvent en insuffisance pondérale et ont besoin de régimes alimentaires soigneusement formulés pour favoriser une prise de poids sécuritaire. Les programmes alimentaires conçus pour ces chevaux doivent mettre l’accent sur des fourrages de haute qualité, tels de la luzerne tendre ou du foin de graminées récolté à un stade précoce de croissance. Les moulées additionnelles doivent fournir des fibres solubles, sans ajouter trop de sucre ou d’amidon, qui peuvent contribuer aux troubles digestifs et aux problèmes métaboliques. [12]

Un Mustang adulte en bonne santé devrait avoir une note d’état de chair entre 4 et 5 sur l’échelle de Henneke à 9 points. Consultez votre vétérinaire si votre Mustang en insuffisance pondérale a du mal à maintenir son état de chair avec une alimentation équilibrée. Un faible état de chair et une perte de poids pourraient indiquer un problème de santé digestive sous-jacent.

Exemple de régime alimentaire pour un Mustang

La régime alimentaire suivant est conçu pour un Mustang de 800 livres (360 kg) à l’entretien (sans exercice) avec un état de chair normal.

Aliment Quantité par jour
Foin de qualité moyenne (8 % de protéines brutes) À volonté
Sel 30 g (2 c. à soupe)
Granulés Omneity® 150 g (1,5 mesure)
Visceral+ 40 g (1/2 mesure)
Analyse de l’alimentation
Énergie digestible (% des besoins) 105 %
Protéines (% des besoins) 127 %
GH (GSEt + amidon; % de l’apport) 8,8 %

Les Mustangs féraux consomment une alimentation variée composée de plantes sauvages et de fourrages. Les programmes alimentaires qui leur sont offerts dans un environnement domestique devraient imiter ces régimes à base de fourrage afin de favoriser l’expression des comportements naturels de pâturage et de réduire le risque de troubles digestifs.

Bien que le fourrage puisse suffire à répondre aux besoins énergétiques de la plupart des Mustangs en bonne santé, ces régimes alimentaires doivent être enrichis avec un supplément de vitamines et minéraux pour apporter les nutriments souvent déficients dans le foin. [14][15]

Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux formulé pour équilibrer la majorité des régimes alimentaires à base de fourrage. Ce supplément fournit des oligo-éléments organiques à 100%, des vitamines, des acides aminés, de la biotine et des levures pour soutenir la santé et l’immunité des Mustangs.

Omneity® Premix
Magasiner
  • 100% de minéraux organiques
  • Enrichissement complet en vitamine B
  • Alimentation optimale et équilibrée
  • Notre vitamine la plus vendue

Fourrage

Fournir du fourrage à volonté à votre Mustang favorise les comportements naturels de pâturage et le fonctionnement de l’intestin postérieur. Il est essentiel de réduire le temps que ces chevaux passent l’estomac vide afin de prévenir les ulcères gastriques.

La quantité de fourrage dont votre Mustang a besoin par jour dépend de son poids corporel. Les besoins sont généralement estimés à 2 % du poids corporel par jour.

Un Mustang moyen de 800 livres (360 kg) devrait consommer environ 16 livres (7,2 kg) de foin d’herbe par jour. Si votre Mustang est en surpoids, envisagez d’utiliser une mangeoire à alimentation lente pour limiter la consommation de fourrage tout en maintenant un accès continu au foin.

Le foin de luzerne est souvent offert aux Mustangs sauvages dans les centres de rétention, car ce fourrage de légumineuse est facilement accessible dans l’Ouest des États-Unis. Envisagez d’en fournir aux Mustangs adoptés afin de minimiser les changements alimentaires lors de leur transition vers votre programme d’alimentation.

La luzerne est une excellente source de protéines pour les Mustangs qui doivent améliorer leur état de chair. Sa teneur élevée en calcium aide également à neutraliser l’acidité gastrique, réduisant ainsi le risque d’ulcères. Cependant, une consommation excessive de luzerne peut déséquilibrer les rapports entre les minéraux. C’est pourquoi le foin de graminées devrait rester la source principale de fourrage. [13]

Les pâturages luxuriants de certaines régions d’Amérique du Nord ont une teneur trop élevée en amidon et sucres pour les Mustangs. Dans de tels cas, envisagez d’utiliser une parcelle sèche avec un foin adapté pour les sorties à l’extérieur en liberté. [14]

Ensemble, l’amidon et les sucres (glucides solubles à l’éthanol/GSEt) sont appelés « glucides hydrolysables » (GH), car ils sont digérés dans l’intestin grêle. Ceux-ci peuvent déclencher la sécrétion d’insuline, ce qui est problématique pour certains chevaux. Les GH diffèrent des glucides non structuraux (GNS), dont les composants n’influencent pas les niveaux d’insuline.

Recommandations alimentaires

Les Mustangs féraux ne consomment pas naturellement de céréales et les moulées commerciales devraient être réduites au minimum ou évitées chez cette race. L’introduction de concentrés commerciaux riches en amidon dans leur alimentation peut perturber l’équilibre du microbiome intestinal.

Au lieu d’utiliser un équilibreur de ration, optez pour un supplément de vitamines et de minéraux faible en calories afin d’équilibrer la ration de votre cheval. Les granulés de foin et la pulpe de betterave trempés représentent de bonnes alternatives riches en fibres si vous avez besoin d’une base dans laquelle ajouter les suppléments de votre cheval.

Les Mustangs sont souvent difficiles avec les nouveaux suppléments et les aliments transformés. Les suppléments en granulés et les huiles sont généralement plus appétissants que les poudres. Commencez par de petites portions pour habituer votre Mustang à de nouvelles saveurs et textures, et introduisez les changements progressivement.

Les suppléments de gras constituent une source sûre de calories concentrées pour les Mustangs qui ont besoin de prendre du poids. Les matières grasses riches en acides gras oméga-3 contribuent également au bon fonctionnement du système immunitaire, à la santé articulaire et au système respiratoire. [16]

Les Mustangs peuvent être réticents à manger dans un seau. Servez leurs rations dans un plat large et peu profond. Les petits seaux d’eau et les abreuvoirs automatiques peuvent aussi les effrayer. Ils sont généralement plus habitués aux auges, mais assurez-vous que ces dernières sont suffisamment stables pour éviter qu’elles ne se renversent accidentellement.

De nombreux Mustangs vivent dans des environnements arides où l’eau est rare. Toutefois, tous les chevaux domestiques doivent avoir un accès constant à de l’eau fraîche et propre afin de répondre à leurs besoin de bien-être de base. Vous pouvez encourager votre cheval à boire davantage en lui fournissant du sel à volonté, qui stimule la soif.

Donner 1 à 2 onces de sel en vrac par jour permet aussi de vous assurer que votre Mustang reçoit suffisamment de sodium.

Suppléments nutritionnels

La première étape de l’élaboration d’un programme alimentaire pour un Mustang ayant récemment été adopté est la formulation d’une alimentation équilibrée. Une fois que votre Mustang est habitué à ses nouveaux aliments, vous pouvez envisager d’ajouter des suppléments nutritionnels pour un soutien supplémentaire.

  • L’huile w-3 est un supplément d’acides gras oméga-3 et d’énergie pour les chevaux. Cette huile contient du DHA synthétisé par des microalgues, qui offre des bienfaits anti-inflammatoires supplémentaires pour les Mustangs et qui est plus appétissante pour les chevaux que l’huile de poisson.
  • Visceral+ est un supplément de santé digestive recommandé pour les Mustangs ayant besoin d’un soutien digestif supplémentaire pendant les périodes de stress. Cette formule complète contient de la levure, des probiotiques, des minéraux, des acides aminés et des plantes qui aident à maintenir la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur, tout en soutenant le système immunitaire.
  • La vitamine E naturelle est un antioxydant essentiel nécessaire dans l’alimentation équine. De nombreux Mustangs peuvent bénéficier d’une supplémentation en vitamine E pour soutenir les muscles, la fonction neurologique et la santé immunitaire.

Soumettez les informations relatives à l’alimentation de votre Mustang en ligne pour une consultation nutritionnelle gratuite et recevez de l’aide de la part de notre équipe de nutritionnistes équins expérimentés.

Foire aux questions

Résumé

Le Mustang est un cheval issu de populations redevenues sauvages de l’ouest des États-Unis, dont l’ascendance remonte aux chevaux introduits par les explorateurs et colons espagnols. Aujourd’hui, la gestion se fait dans le cadre du Wild Horse and Burro Program du Bureau of Land Management; les Mustangs comprennent plusieurs souches régionales et peuvent devenir de bons chevaux de selle domestiques avec une manipulation et des soins appropriés.

  • Les Mustangs descendent principalement de chevaux espagnols coloniaux, avec une influence ultérieure d’autres races domestiques ayant contribué à des types de troupeaux régionaux distincts
  • Les troupeaux en liberté sont gérés dans les Herd Management Areas du BLM au moyen de captures, de programmes d’adoption et de contrôle de la fertilité afin d’équilibrer la taille de la population avec la capacité de l’habitat
  • La plupart des Mustangs sont compacts (souvent ~14 à 15 mains), avec des sabots résistants, des allures efficaces et une conformation qui varie selon l’historique du troupeau et l’isolement géographique
  • Le tempérament est généralement intelligent et axé sur l’autopréservation; les chevaux récemment adoptés peuvent présenter des réactions de fuite accentuées et nécessitent un entraînement patient et expérimenté pour une manipulation sécuritaire
  • Les considérations de santé comprennent le risque de maladies infectieuses dans les installations de maintien, la charge parasitaire chez les chevaux nouvellement rassemblés, les ulcères gastriques liés au stress après l’adoption et les préoccupations concernant la diversité génétique dans les troupeaux isolés; certaines lignées portent la mutation PSSM1 (GYS1)
Manque-t-il quelque chose dans l’alimentation de votre cheval?

Identifier les manques dans le programme alimentaire de votre cheval pour optimiser son bien-être.

Références

  1. Conant, E. et al. A microsatellite analysis of five Colonial Spanish horse populations of the southeastern United States. Anim Genet. 2011. View Summary
  2. Luis, C. et al. Iberian Origins of New World Horse Breeds. J Heredity. 2006. View Summary
  3. Denhardt, R. The Horse in New Spain and the Borderlands. Ag History. 1951.
  4. Taylor, W. et al. Early dispersal of domestic horses into the Great Plains and northern Rockies. Science. 2023. View Summary
  5. Wild horse and burro program. Bureau of Land Management. Accessed October 20, 2023.
  6. Koncel, M. et al. Catching the Spirit: A Study of Bureau of Land Management Wild Horse Adopters in New England. J Appl Anim Welfare Sci. 2012.
  7. King, S. et al. Feral Horse Space Use and Genetic Characteristics from Fecal DNA.J Wildlife Manag. 2021.
  8. Zimmerman, S. et al. Simulation of genetic change under four removal strategies for a wild horse population. Bureau of Land Management. 2023.
  9. McCue, M. et al.Glycogen Synthase 1 (GYS1) Mutation in Diverse Breeds with Polysaccharide Storage Myopathy. J Vet Intern Med. 2008.View Summary
  10. Scasta, J. Mortality and Operational Attributes Relative to Feral Horse and Burro Capture Techniques Based on Publicly Available Data From 2010-2019. J Equine Vet Sci. 2020.View Summary
  11. Budzynska, M. Stress Reactivity and Coping in Horse Adaptation to Environment. J Equine Vet Sci. 2014.
  12. Frank, N. et al. Equine Metabolic Syndrome. J Vet Intern Med. 2010.View Summary
  13. Lybbert, T. et al.Feeding alfalfa hay to exercising horses reduces the severity of gastric squamous mucosal ulceration. Proceed AAEP. 2007.
  14. Watts, K. Forage and pasture management for laminitic horses. Clin Techniq Equine Pract. 2004.
  15. National Research Council. Nutrient Requirements of Horses. National Academies. 2007.
  16. Zeyner, A. et al. Effect of feeding exercised horses on high-starch or high-fat diets for 390 days. Equine Vet J. 2010.View Summary