Le cheval islandais est une race populaire de petits équidés originaires d’Islande, qui sont réputés pour leur allure latérale à quatre temps unique appelée le tölt. Intégrés à la culture islandaise depuis plus de mille ans, ces chevaux d’allures représentent une icône fort appréciée de leur pays natal.
Descendants des poneys emmenés en Islande par les colons nordiques à l’époque viking, les chevaux islandais sont des équidés robustes qui ont évolué pour s’épanouir dans un environnement particulier. Des dizaines de milliers de ces chevaux vivent encore sur l’île, mais la race est également populaire à l’étranger.
Les chevaux islandais apparaissent souvent dans des publicités pour l’industrie du tourisme, mais leurs talents ne se limitent pas aux campagnes de marketing. Des cavaliers du monde entier apprécient les Islandais comme montures de plaisance et de compétition. Avec des soins de qualité, ils peuvent vivre longtemps et en bonne santé.
Le guide qui suit abordera l’histoire, les caractéristiques, les problèmes de santé et les besoins nutritionnels des chevaux islandais. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur leur alimentation ainsi que les soins à leur prodiguer.
Histoire du cheval islandais
Les chevaux islandais sont la seule race équine originaire d’Islande. Ayant évolué de manière isolée pendant des siècles, ils sont devenus l’une des races équines les plus distinctes et reconnaissables au monde.
Des lois interdisant l’importation de chevaux en Islande préservent aujourd’hui la pureté de la race.
Origine
Les colons nordiques ont emmenés les premiers poneys domestiques en Islande entre 860 et 935 après J.-C. Les chevaux vikings qui accompagnaient ces colons sont à l’origine de la race islandaise. Les Fjords norvégiens sont les descendants les plus directs des anciens chevaux nordiques encore vivants aujourd’hui.
Par la suite, des colons venant des colonies nordiques d’Irlande, d’Écosse et de l’île de Man s’installèrent en Islande. Les chevaux accompagnant ces colons partageaient une ascendance avec les races de poneys Shetland, Connemara et Highland, qui se sont développées plus tard dans ces régions.
À la fin du Xe siècle, le gouvernement islandais a interdit l’importation de chevaux étrangers en Islande. Depuis, les chevaux islandais ont évolué en isolement, sans influence provenant des autres populations équines du monde.
Des recherches sur l’évolution des allures latérales ont permis de retracer l’origine de cette caractéristique en Angleterre entre 850 et 900 après J.-C. La présence du gène correspondant chez les chevaux islandais suggère que les colons nordiques ont introduit des chevaux d’allures en Islande en provenance des îles Britanniques. [1]
Utilisation historique
Les chevaux occupent une place importante dans la mythologie nordique. Les premiers colons nordiques ont exporté ces croyances spirituelles vers les terres qu’ils ont conquises, et de nombreuses références aux chevaux apparaissent dans les textes religieux médiévaux islandais. À l’époque viking, il était courant d’enterrer des chevaux aux côtés des guerriers et de les faire participer aux batailles. [2]
Bien que les chevaux aient été des possessions précieuses pour les Islandais du Moyen Âge, ils avaient aussi une utilité pratique. Les allures modernes du cheval islandais sont probablement le résultat d’une sélection favorisant les chevaux d’allures latérales, plus confortables pour les longues journées en selle. [1]
En tant que seule race de chevaux d’Islande, ces équidés ont été le seul moyen de transport disponible pendant des siècles. La population a connu une croissance rapide jusqu’à une éruption volcanique massive à la fin du XVIIIe siècle, qui a provoqué son effondrement. À cette époque, 70 % des chevaux islandais sont morts de famine et d’intoxication par les cendres. [3]
Malgré plusieurs effondrements de population au cours de son histoire, la race islandaise a survécu. Elle a gagné en popularité en tant que cheval de plaisance et les exportations vers le reste du monde ont commencé dans les années 40. Bien que la race soit populaire à l’échelle internationale, une fois exportés, ces cheaux ne peuvent pas retourner en Islande. [4]
Registre de la race
Les éleveurs ont créé les premières associations de race pour les chevaux islandais au début du XXe siècle. La Fédération internationale des associations de chevaux islandais (Föderation Europäischer Islandpferde Freunde/FEIF) représente 22 associations de chevaux islandais dans plusieurs pays et organise des compétitions internationales pour les chevaux de cette race.
Le United States Icelandic Horse Congress et la Fédération canadienne du cheval islandais gèrent les registres de la race en Amérique du Nord.
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Caractéristiques de la race
Mille ans d’isolement géographique et d’élevage sélectif ont consolidé le standard de la race que l’on observe chez les chevaux islandais aujourd’hui. Leur allure unique est une caractéristique déterminante, mais ces chevaux possèdent également plusieurs autres qualités souhaitables.
Conformation
Les chevaux islandais mesurent généralement entre 12,2 et 14,2 mains au garrot. Bien que leur taille les classe techniquement parmi les races de poneys, la plupart des organisations de race les désignent comme des chevaux.
Les Islandais ont une conformation compacte et un corps rectangulaire. Parmi leurs traits distinctifs figurent une croupe inclinée et des crins épais. Les programmes d’élevage modernes visent à produire des chevaux athlétiques et légers, dotés d’un corps souple et puissant.
L’Islandais idéal a une tête bien définie et fière ainsi qu’une encolure musclée. Le dos doit être bien musclé et de longueur moyenne. Les jambes sont courtes et les postérieurs peuvent être légèrement tournés vers l’extérieur.
Couleurs
Toutes les couleurs et marques sont présentes chez les chevaux islandais, et la préservation de toutes les variétés de robe est un objectif officiel d’élevage.
Les robes les plus courantes qu’on retrouve au sein de la race islandaise sont :
- Alezan
- Noir
- Bai
- Gris
Allures
Certains chevaux islandais peuvent exécuter le tölt et l’amble en plus du pas, du trot et du galop classiques. L’amble est une allure latérale rapide à deux temps, observée chez d’autres races.
Le tölt est une allure latérale régulière à quatre temps avec de longues foulées et une action élevée. Les chevaux peuvent faire le tölt à toutes les vitesses.
Tempérament
Les chevaux islandais doivent avoir un tempérament volontaire. De nombreux propriétaires d’Islandais constatent que ces chevaux donnent le meilleur d’eux-mêmes pendant la monte et l’entraînement sans qu’il soit nécessaire de les encourager.
Ce sont généralement des chevaux vifs et sociables, dotés d’une personnalité extravertie et confiante. Bien qu’ils soient en général raisonnables et faciles à manier, tous les chevaux requièrent un entraînement approprié pour renforcer des comportements adéquats.
Disciplines
Bien que les moyens de transport modernes aient remplacé bon nombre des rôles autrefois occupés par les chevaux dans la société islandaise, la race islandaise reste un choix populaire pour explorer les paysages époustouflants du pays à cheval. De plus, certains agriculteurs des hautes terres continuent de dépendre de ces chevaux pour rassembler les troupeaux de moutons.
Les chevaux islandais constituent une attraction majeure pour les visiteurs. La race est fréquemment mise en valeur dans les campagnes publicitaires qui font la promotion du pays et les randonnées équestres représentent une activité récréative très prisée.
Toutefois, la majorité des Islandais modernes sont utilisés pour la compétition et l’équitation de plaisance. Les cavaliers peuvent aussi participer à des concours de race avec leurs chevaux islandais, notamment les Championnats du monde des chevaux islandais, qui a lieu tous les deux ans.
Profil de santé
Les chevaux islandais font l’objet d’un nombre important d’études scientifiques publiées. Bien que les études génétiques offrent des perspectives prometteuses pour l’avenir de la race, certaines recherches indiquent que ces chevaux sont sujets à des problèmes de santé uniques.
Maladies génétiques
Les chevaux islandais possèdent un patrimoine génétique relativement restreint en raison de leur isolement et des effondrements de population causés par des catastrophes naturelles en Islande. Bien que la population compte un nombre important d’individus aujourd’hui, les passionnés de la race craignaient auparavant qu’une baisse de diversité génétique n’augmente le risque de maladies génétiques chez ces chevaux.
Cependant, les recherches suggèrent que la taille efficace de la population de chevaux islandais ainsi que son profil génétique sont restés stables au cours des 150 dernières années. [5]
Une étude a également mis en évidence un niveau inhabituellement élevé d’hétérozygotie et de diversité des haplotypes dans les gènes associés à l’immunité adaptative chez les Islandais. [6] Cela pourrait leur fournir une gamme plus importante de défenses contre les maladies et les infections, bien que des recherches supplémentaires sont nécessaires à ce sujet.
Problèmes de santé
Les principales maladies infectieuses qui affectent les chevaux en Amérique du Nord et en Europe ne sont pas présentes en Islande, grâce à une interdiction d’importation en vigueur depuis longtemps.
Cependant, cela signifie également que la population de chevaux islandais est plus vulnérable à ces maladies en raison d’un manque d’immunité acquise. Des mesures de biosécurité strictes sont essentielles pour protéger ces chevaux.
En 2010, une épidémie de maladie respiratoire est survenue en raison d’un pathogène opportuniste similaire à la bactérie responsable de la gourme. La maladie a touché presque la totalité de la population de 80 000 chevaux islandais et a conduit à une interdiction temporaire d’exportation. [7]
Les chevaux islandais présentent également une incidence élevée de maladie dégénérative des articulations au niveau de leur articulation tarsienne distale, également appelée éparvins osseux. Des recherches sont en cours pour déterminer la transmissibilité héréditaire de cette maladie chez les chevaux islandais ainsi que les facteurs contribuant à son développement. [8]
De nombreux chevaux islandais exportés présentent des signes d’eczéma d’été, qui est associé à une réaction allergique aux piqûres d’insectes. Cette affection, également connue sous le nom de dermatite estivale, peut entraîner de larges zones de peau enflammée ainsi qu’une perte de poils, généralement au niveau de l’arrière-main. Ces chevaux ne sont pas exposés aux moucherons piqueurs en Islande, ce qui pourrait les rendre plus sensibles à ces insectes une fois arrivés dans un nouvel environnement. [9]
Soins et gestion
Les agriculteurs islandais élèvent souvent leurs chevaux en grands troupeaux vivant dans des conditions extérieures naturelles. Bien que les chevaux de selle soient gardés à l’intérieur des écuries durant l’hiver, beaucoup paissent et vivent sur des pâturages d’été le reste de l’année.
Même si certains de ces chevaux ont des interactions limitées avec les humains pendant une partie de l’année, ils ont néanmoins besoin de soins de base de qualité pour répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Les Islandais utilisés pour l’équitation dans d’autres régions du monde sont soumis à une gestion plus rigoureuse, conforme aux pratiques habituelles.
Travaillez avec votre vétérinaire et d’autres praticiens équins pour mettre en place un programme de soins préventifs comprenant :
- Des examens vétérinaires : des examens vétérinaires réguliers sont importants pour surveiller la santé de votre cheval afin de traiter rapidement tout problème éventuel.
- Des vaccins : consultez votre vétérinaire pour savoir quels vaccins sont les plus importants pour votre cheval. La vaccination est essentielle pour les chevaux islandais vivant à l’étranger, car ces derniers ne sont pas immunisés contre les maladies infectieuses présentes ailleurs dans le monde.
- Des soins dentaires : des examens dentaires et un râpage de dents réguliers sont essentiels pour assurer une mastication adéquate, prévenir les problèmes dentaires et soutenir la digestion. Les soins dentaires sont particulièrement importants pour les chevaux âgés.
- La gestion des parasites : protégez votre cheval contre les parasites internes grâce à un programme complet de vermifugation.
- Des soins des sabots : un parage régulier effectué par un maréchal-ferrant qualifié est essentiel pour maintenir l’équilibre et la solidité des sabots. Des études montrent qu’un mauvais équilibre des sabots peut augmenter le risque de boiterie et de pathologies des pieds chez cette race. [10]
Ces chevaux ont également besoin d’un pansage quotidien afin d’éviter l’accumulation de débris dans leur pelage épais et les irritations cutanées qu’elle pourrait provoquer. L’utilisation de stratégies de lutte contre les insectes et d’équipements de protection contre les mouches peut aussi aider à gérer l’hypersensibilité cutanée chez les chevaux islandais exportés.
Bien que de nombreux chevaux soient gardés dans des box individuels, des recherches indiquent que les systèmes d’hébergement en groupe ont plus davantages pour le bien-être des chevaux islandais. Une étude a révélé que la vie en groupe augmentait les périodes d’activité et le temps passé en position allongée, suggérant un meilleur bien-être et un plus grand confort. [11]
Laisser votre cheval islandais vivre à l’extérieur ou vous assurer qu’il sorte régulièrement à l’extérieur en liberté favorise des comportements naturels et soutient sa santé générale. De l’activité physique et de l’exercice réguliers contribuent aussi à la solidité des os et à un état de chair optimal. [12]
Alimentation du cheval islandais
Une alimentation équilibrée est essentielle pour maintenir la santé générale des chevaux islandais. Ces chevaux partagent une prédisposition aux problèmes métaboliques avec leurs ancêtres poneys britanniques, ce qui justifie un suivi attentif de leur programme alimentaire.
Maintien du poids
Les chevaux islandais prennent facilement du poids (easy keepers), ce qui signifie qu’ils assimilent efficacement les nutriments de leur alimentation et peuvent maintenir leur poids avec une quantité minimale de nourriture.
Une étude comparant des chevaux islandais et des Standardbreds nourris avec des régimes alimentaires identiques a révélé que les chevaux islandais prenaient du poids tandis que les Standardbreds en perdaient. Cette même étude a également observé des niveaux d’insuline plasmatique plus élevés chez les Islandais, ce qui pourrait expliquer ces différences métaboliques. [13]
Les Islandais présentent également un risque accru de syndrome métabolique équin et de résistance à l’insuline, ce qui peut les prédisposer à la laminite. Une alimentation pauvre en glucides hydrolysables (GH), avec un apport limité en sucre et en amidon, peut aider à réduire ces risques.
Une étude a révélé que les chevaux islandais étaient capables de maintenir leur état de chair durant l’hiver, lorsque les pâturages se font rares. Ils toléraient bien des températures allant jusqu’à -31°C (-24°F). [18]
Exemple de régime alimentaire pour un cheval islandais
Le programme alimentaire suivant est conçu pour un cheval islandais adulte de 800 livres (360 kg) à l’entretien (sans exercice).
| Aliment | Quantité par jour |
|---|---|
| Foin de qualité moyenne (8 % de protéines brutes) | À volonté |
| Sel | 15 g (1 c. à soupe) |
| Granulés Omneity® | 100 g (1 mesure) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 104 % |
| Protéines (% des besoins) | 125 % |
| GH (GSEt + amidon ; % de l’apport) | 8,5 % |
Plusieurs études confirment que les chevaux islandais peuvent facilement maintenir leur poids avec un régime composé uniquement de fourrage. [13][18] Ces chevaux n’ont pas besoin de céréales ni de concentrés commerciaux pour répondre à leurs besoins énergétiques.
Toutefois, les régimes à base de fourrage sont généralement déficients en vitamines et en minéraux essentiels qui sont présents en quantités insuffisantes dans le foin. Un supplément concentré de vitamines et minéraux peut aider à équilibrer les régimes à base de fourrage sans augmenter l’apport en amidon ou en calories. [14]
Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et de minéraux qui fournit des acides aminés essentiels ainsi que des vitamines et des minéraux pour enrichir les régimes à base de fourrage. Cette formule contient également de la biotine pour soutenir la santé des sabots ainsi que de la levure pour la santé digestive des chevaux islandais.
Fourrage
Le fourrage est la base de l’alimentation équine et est essentiel au bon fonctionnement du système digestif de votre cheval. Une étude a révélé que fournir du foin tout au long de la journée réduisait l’incidence d’ulcères gastriques chez les chevaux islandais ayant récemment passé d’une vie au pâturage à l’entraînement. [12]
Un Islandais moyen de 800 livres (360 kg) devrait consommer 16 livres (7,2 kg) de matière sèche de foin de graminées de qualité moyenne, pauvre en amidon et en sucre, par jour. Les fourrages à faible teneur en calories sont idéaux pour les chevaux qui prennent facilement du poids, car ils ajoutent du volume et des fibres à l’alimentation sans favoriser une prise de poids excessive. Choisissez un foin contenant moins de 10 % de glucides hydrolysables (GH) pour maintenir un taux d’insuline plus bas. En comparaison, les glucides non structuraux (GNS) représentent la fraction d’ayant aucun impact sur les niveaux d’insuline.
Les chevaux devraient avoir accès à volonté au fourrage afin de minimiser le temps passé l’estomac vide. Cependant, avec un accès illimité au foin, certains Islandais peuvent développer de l’embonpoint. Une mangeoire à alimentation lente peut ralentir l’ingestion du foin et prolonger l’accès au fourrage.
Certaines herbes de pâturage luxuriantes contiennent trop d’amidon et de sucre pour cette race. Envisagez d’utiliser une muselière de pâturage pour réguler la consommation d’herbe de votre cheval ou à le placer sur une parcelle sèche en lui fournissant du foin approprié. [15]
Recommandations alimentaires
Les céréales riches en amidon peuvent provoquer des troubles digestifs chez les chevaux islandais. Au lieu d’utiliser des moulées complètes et des équilibreurs de ration, optez plutôt pour des suppléments concentrés de vitamines et de minéraux afin d’éliminer les concentrés de l’alimentationde votre Islandais.
Si vous avez besoin d’une base dans laquelle vous pourrez mélanger les suppléments de votre cheval islandais, privilégiez des options riches en fibres comme la pulpe de betterave ou les granulés de foin trempés. Les matières grasses constituent une source plus sûre de calories concentrées pour les chevaux islandais à l’entraînement ayant besoin d’un apport énergétique supplémentaire. Les suppléments d’acides gras oméga-3 favorisent également la santé de la peau chez les Islandais souffrant d’hypersensibilité aux insectes. [17]
Tous les chevaux islandais doivent avoir accès à de l’eau propre et fraîche afin de rester bien hydratés. Offrir du sel à volonté encourage également la soif et contribue à satisfaire les besoins en sodium. Nos nutritionnistes recommandent aussi d’ajouter 1 à 2 cuillères à soupe de sel nature dans la ration de votre cheval.
Suppléments nutritionnels
Lors de l’élaboration d’un plan alimentaire pour votre cheval islandais, la priorité est de lui fournir une alimentation équilibrée avec des vitamines et minéraux en quantités adéquates. Une fois son alimentation bien équilibrée, vous pouvez envisager d’ajouter d’autres suppléments nutritionnels pour répondre à des besoins spécifiques.
- L’huile w-3 est un supplément d’énergie et d’acides gras essentiels qui contribue à la santé de la peau, au bon fonctionnement des articulations et à la fonction immunitaire des chevaux islandais. Cette huile contient du DHA, un acide gras oméga-3, ainsi que des niveaux élevés de vitamine E naturelle.
- Le MSM est un supplément naturel utilisé pour favoriser le confort et la mobilité des chevaux ayant besoin d’un soutien articulaire. Le MSM est un composé sulfuré naturel qui contribue à la régulation homéostatique normale des réponses inflammatoires.
- La spiruline peut être bénéfique pour les chevaux islandais qui souffrent d’allergies ou de maladies récurrentes. Cette algue bleu-vert favorise une réponse homéostatique normale à la libération d’histamine, au stress oxydatif et à l’inflammation, soutenant ainsi la santé de la peau, la fonction pulmonaire, la santé métabolique et le système immunitaire.
Soumettez les informations relatives à l’alimentation de votre cheval islandais en ligne pour une évaluation gratuite et consultez nos nutritionnistes équins expérimentés afin d’obtenir de l’aide pour formuler un régime alimentaire équilibré.
Foire aux questions
Les chevaux islandais descendent de poneys amenés en Islande par des colons nordiques entre 860 et 935 apr. J.-C. Après l’interdiction d’importer des chevaux étrangers à la fin du Xe siècle, la race s’est développée en isolement complet pendant plus de 1 000 ans. Cet isolement a préservé leur identité génétique et a contribué à la robustesse et aux caractéristiques distinctives de la race.
Les chevaux islandais sont de petits chevaux, mais puissants, mesurant généralement entre 12.2 et 14.2 mains. Ils ont un corps compact et musclé, une ossature solide, des jambes courtes et une poitrine large qui favorisent un excellent équilibre et une bonne capacité de portage. Leurs caractéristiques distinctives comprennent une crinière et une queue épaisses, un pelage d’hiver dense, une croupe inclinée et des sabots durs et durables adaptés aux terrains accidentés. En plus de leurs traits physiques, les chevaux islandais sont connus pour leurs allures uniques, en particulier le tölt, qui procure une monte douce et couvrante. Malgré leur taille, ils ont une endurance et une résilience exceptionnelles, ce qui leur permet de travailler confortablement sur de longues distances et dans des environnements exigeants.
Toutes les couleurs de robe et marques sont acceptées chez le cheval islandais. Les couleurs courantes comprennent l’alezan, le noir, le bai et le gris, mais la race présente aussi une vaste gamme de robes diluées, de patrons et de variations de couleur. La préservation de la diversité des couleurs est un objectif officiel d’élevage.
Les chevaux islandais sont généralement amicaux, confiants et coopératifs. Ils sont connus pour leur forte éthique de travail, leur nature sociable et leur fiabilité sous la selle. Bien qu’ils soient généralement raisonnables et faciles à manipuler, ils nécessitent tout de même un entraînement approprié et une manipulation constante comme tous les chevaux.
Le tölt est une allure latérale à quatre temps, douce, unique aux chevaux islandais. Elle permet au cavalier d’être assis confortablement tandis que le cheval se déplace à des vitesses allant du pas à un galop rapide. Des recherches génétiques suggèrent que cette allure provient de chevaux à allure d’amble amenés en Islande depuis les îles Britanniques durant l’époque viking.
Les chevaux islandais se portent bien avec une alimentation à base de fourrages qui reflète ce pour quoi ils ont évolué en Islande. La plupart se portent mieux avec un foin de graminées de qualité moyenne, faible en sucre et en amidon, offert à volonté ou dans des filets à foin à débit lent. Ils n’ont généralement pas besoin de céréales ni de concentrés commerciaux pour combler leurs besoins énergétiques. Comme les régimes exclusivement à base de fourrages manquent souvent de vitamines et de minéraux clés, un supplément concentré de vitamines et de minéraux est généralement recommandé. Les pâturages riches et les aliments riches en amidon devraient être limités afin de réduire le risque de problèmes métaboliques.
Les chevaux islandais sont généralement robustes, mais ils sont prédisposés à plusieurs problèmes de santé associés à la race. Il s’agit notamment du syndrome métabolique équin et de la résistance à l’insuline, qui augmentent le risque de fourbure, ainsi que de maladies articulaires dégénératives comme l’arthrose du jarret. Les chevaux islandais exportés développent couramment une hypersensibilité aux piqûres d’insectes (sweet itch) en raison de l’exposition à des moucherons piqueurs absents d’Islande. Ils peuvent aussi être plus vulnérables aux maladies respiratoires infectieuses, car les chevaux en Islande n’ont pas d’immunité acquise par l’exposition.
Avec des soins appropriés, les chevaux islandais sont une race longévive et vivent couramment jusque dans la fin de la vingtaine ou la trentaine. Leur longévité est soutenue par leur génétique robuste et leur métabolisme efficace. Une nutrition appropriée, des soins vétérinaires réguliers et de bonnes pratiques de gestion jouent un rôle important pour maintenir la santé et la qualité de vie à mesure que ces chevaux vieillissent.
Résumé
Le cheval islandais est une petite race robuste développée en longue isolation géographique après avoir été amenée en Islande par des colons nordiques. Reconnu pour le tölt et d’autres aptitudes aux allures, l’Islandais est utilisé dans le monde entier pour l’équitation de loisir et la compétition, mais nécessite une gestion qui tient compte de son métabolisme efficace et de risques uniques pour la santé.
- La race descend de chevaux introduits durant l’époque viking et est demeurée génétiquement isolée en raison de restrictions de longue date sur l’importation de chevaux
- Les chevaux islandais sont compacts (environ 12,2 à 14,2 mains) et peuvent exécuter des allures supplémentaires comme le tölt et, chez certains chevaux, l’amble
- Ils sont appréciés pour leur tempérament volontaire, leur endurance et leur polyvalence comme montures de randonnée, de loisir et de présentation
- L’isolement par rapport à de nombreux agents pathogènes équins courants signifie que les chevaux islandais peuvent être plus vulnérables aux maladies infectieuses lorsqu’ils sont exposés à l’étranger, ce qui rend la biosécurité et la vaccination importantes
- Les préoccupations de santé rapportées comprennent l’hypersensibilité aux piqûres d’insectes (« eczéma estival ») chez les chevaux exportés et une incidence plus élevée de maladie dégénérative des articulations du jarret distal
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