Le petit galop est l’une des principales allures utilisées en équitation. Il combine puissance, équilibre et rythme dans un mouvement fluide à trois temps. Apprendre à monter au petit galop représente une étape importante pour les cavaliers de toutes les disciplines, qu’ils pratiquent l’équitation de loisir, le saut d’obstacles ou le reining western.
Maîtriser le petit galop exige une compréhension de sa mécanique, une position adéquate du cavalier et une communication claire avec le cheval. Chaque phase demande équilibre, coordination et patience. L’objectif est d’obtenir un petit galop contrôlé et équilibré, confortable autant pour le cheval que pour le cavalier.
Apprenez à monter au petit galop grâce à des étapes simples et explorez les difficultés courantes ainsi que leurs solutions. Que vous débutiez tout juste l’apprentissage du petit galop ou que vous perfectionniez des mouvements avancés, ce guide vous propose les connaissances et techniques nécessaires pour adopter cette allure avec aisance.
Le petit galop et les autres allures du cheval
Les chevaux se déplacent selon quatre allures naturelles : le pas, le trot, le petit galop et le grand galop. Chaque allure possède un rythme, une vitesse et une séquence de poser de battues distincts. Comprendre ces allures aide le cavalier à anticiper les mouvements du cheval et à appliquer efficacement les aides.
Les quatre allures se définissent ainsi : [1]
- Pas : allure à quatre temps où chaque sabot touche le sol indépendamment dans un rythme régulier et constant. C’est l’allure la plus lente et la plus détendue, souvent utilisée pour l’échauffement et le retour au calme.
- Trot : allure diagonale à deux temps où les membres opposés se déplacent ensemble, soit le postérieur gauche avec l’antérieur droit, et le postérieur droit avec l’antérieur gauche. Le trot peut être lent et contrôlé ou énergique et allongé.
- Petit galop : allure à trois temps comprenant un moment de suspension où les quatre sabots quittent le sol. Le petit galop est plus rapide que le trot, mais plus lent que le grand galop, offrant une sensation fluide et rythmée. Dépendant du contexte, le petit galop peut aussi être appelé canter ou tout simplement, galop.
- Grand galop : allure la plus rapide, semblable au petit galop mais avec quatre temps distincts en raison d’un léger décalage dans les mouvements diagonaux des membres.
Parmi ces allures, le petit galop offre un équilibre entre vitesse et contrôle, ce qui en fait une allure importante dans de nombreuses activités équestres, allant des figures de dressage aux randonnées et aux parcours de sauts d’obstacles.
Les allures chez les chevaux d’allures
Alors que la plupart des chevaux utilisent les quatre allures classiques (pas, trot, petit galop et grand galop), les chevaux d’allures suivent un schéma biomécanique différent, surtout aux vitesses intermédiaires. Au lieu du trot, plusieurs races exécutent une allure à quatre temps très fluide qui réduit les mouvements verticaux et améliore le confort du cavalier.
- Tennessee Walking Horse : exécute le running walk, une allure à quatre temps fluide avec un dépassement marqué des postérieurs et un mouvement de tête rythmique.
- Cheval islandais : connu pour le tölt, une allure latérale à quatre temps sans phase de suspension. Le tölt peut être lent et rassemblé ou rapide et étendu, tout en restant extrêmement confortable. Certains chevaux islandais exécutent aussi le flying pace, une allure latérale rapide utilisée en course.
- Paso Fino : exécute des allures à quatre temps très raffinées, notamment le paso fino, le paso corto (vitesse moyenne) et le paso largo (rapide et allongé). Ces allures sont régulières et très fluides.
- Missouri Fox Trotter : exécute le fox trot, une allure diagonale rompue où le membre antérieur est posé légèrement avant le postérieur opposé, créant un mouvement glissé et sans rebond.
- Paso péruvien : connu pour le paso llano, une allure latérale à quatre temps d’une grande douceur, et le sobreandando, une version plus rapide et allongée. Une particularité est le termino, un mouvement circulaire élégant des membres antérieurs.
Ces allures varient selon les races, mais partagent plusieurs caractéristiques :
- Elles sont généralement à quatre temps, chaque sabot touchant le sol indépendamment
- Elles éliminent la phase de suspension présente au trot, contribuant à une sensation plus fluide
- Elles requièrent souvent une conformation et des schémas neuromusculaires spécifiques, ce qui en fait des allures naturelles pour les chevaux d’allures, mais difficiles à exécuter pour les autres
Même si les chevaux d’allures peuvent se déplacer au pas et au trot comme les autres chevaux, la qualité de leur petit galop peut varier selon la race et l’entraînement. Certains chevaux offrent naturellement un petit galop équilibré et facile, tandis que d’autres privilégient leurs allures intermédiaires et ont besoin d’une préparation physique accrue pour développer un petit galop harmonieux.
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Histoire du petit galop
Le terme « canter » (terme anglais pour petit galop, parfois aussi utilisé en français) vient du latin cantherius, qui désigne un hongre, un cheval mâle castré traditionnellement reconnu pour son tempérament stable et calme. [2][3]
Les hongres étaient souvent utilisés pour l’équitation quotidienne en raison de leur fiabilité et de leur comportement prévisible. Ce lien linguistique reflète les qualités du petit galop : une allure fluide et régulière, adaptée aux longues distances et à l’apprentissage des jeunes cavaliers. [2][3]
Le terme « canter » est également associé à la ville anglaise de Canterbury. Au Moyen Âge, les pèlerins se rendant à Canterbury parcouraient de longues distances à cheval et utilisaient souvent cette allure. [4]
Des textes historiques médiévaux mentionnent parfois le « galop de Canterbury », suggérant une association ancienne entre la ville et cette allure. Avec le temps, cette expression aurait évolué vers le terme simplifié de « canter », encore utilisé aujourd’hui. [4]
Mécanique du petit galop
Le petit galop est l’une des allures les plus polyvalentes et les plus utilisées en équitation à travers le monde. Les cavaliers l’apprécient pour son mouvement fluide, comparable à un cheval à bascule, et en raison de sa polyvalence adaptée à différentes disciplines, de la randonnée aux performances complexes de dressage.
Le rythme du petit galop crée une sensation de stabilité que plusieurs cavaliers trouvent plus facile à suivre que le trot. Cette allure constitue aussi une base essentielle pour des mouvements avancés comme les changements de pied au petit galop, les pirouettes et les variations de cadence en dressage.
Le petit galop est une allure à trois temps comprenant un moment de suspension où les quatre membres quittent le sol simultanément. Chaque foulée suit une séquence précise qui dépend du pied antérieur qui se déplace individuellement (lead).
On décrit souvent le petit galop comme un mouvement de « cheval à bascule » en raison du balancement créé par le dos et l’arrière-main du cheval. Les cavaliers qui apprennent à accompagner ce mouvement avec leur assiette trouvent généralement cette allure très confortable.
Pour bien maîtriser cette allure, il est essentiel de comprendre la séquence exacte des mouvements.
La séquence du petit galop se déroule comme suit : [1][5][6][7]
- Premier temps : l’allure débute lorsque le postérieur extérieur entre en contact avec le sol. Il assure la propulsion initiale et l’équilibre. À ce stade, les trois autres membres sont en suspension et le poids du cheval repose brièvement sur ce seul membre.
- Deuxième temps : le postérieur interne et l’antérieur externe touchent le sol simultanément. Cette association diagonale des membres constitue le deuxième temps. Durant cette phase, le cheval commence à se soulever après le contact initial. Le corps s’élève progressivement grâce à l’engagement des postérieurs, ce qui produit la poussée ascendante caractéristique du petit galop.
- Troisième temps : l’antérieur interne touche le sol, complétant le troisième temps. À ce stade, le postérieur externe a déjà quitté le sol, tandis que le postérieur interne et l’antérieur externe restent en appui, tout en se préparant à se soulever. L’antérieur interne accompagne la propulsion vers l’avant.
- Décollage : le mouvement se poursuit lorsque le postérieur interne et l’antérieur externe quittent le sol. L’antérieur intérieur devient alors le dernier point de contact avant de se soulever également.
- Suspension : tous les membres quittent le sol simultanément. Ce moment de suspension confère au galop sa fluidité caractéristique ainsi que son impression de légèreté et d’énergie ascendante.
La mécanique du petit galop permet un mouvement efficace et rythmé. Sa structure à trois temps crée une cadence régulière, tandis que la suspension apporte une sensation de légèreté.
Le petit galop partage aussi certaines similitudes avec le grand galop, l’allure la plus rapide du cheval. Les deux impliquent un membre d’appui (lead) et une phase de suspension, mais le grand galop comporte quatre temps distincts, où les deux membres diagonaux se posent séparément et non simultanément.
Cette différence subtile permet une meilleure stabilité à grande vitesse, notamment lors de courses ou en cross-country.
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Types de petit galop
Le petit galop est une allure polyvalente dont la longueur de foulée, le rythme et l’attitude peuvent être ajustés en fonction de l’entraînement du cheval, des objectifs du cavalier et de la discipline pratiquée.
Les différents types de petit galop répondent à des objectifs précis, allant du développement de la force et de l’équilibre pendant l’entraînement à la démonstration des qualités athlétiques et de la précision lors des compétitions. Le cavalier doit apprendre à reconnaître et à influencer ces variations grâce aux aides de l’assiette, des jambes et des rênes.
Galop de travail
Le galop de travail est la variante la plus naturelle et la plus couramment utilisée. Il se caractérise par un rythme équilibré, vers l’avant, avec une longueur de foulée modérée. Le cheval demeure détendu tout en étant réactif, se déplaçant avec suffisamment d’impulsion pour maintenir l’engagement sans se précipiter. [5]
Le galop de travail sert d’allure de base dans plusieurs disciplines, allant du dressage et du saut d’obstacles au travail quotidien sur le plat. En dressage, il est généralement introduit dans les reprises de niveaux élémentaires afin de démontrer l’équilibre naturel du cheval et sa volonté d’avancer tout en restant léger sous la bride. [1]
Galop rassemblé
Le galop rassemblé se caractérise par des foulées plus courtes et plus contrôlées, obtenues grâce à un engagement accru des postérieurs. Le poids du cheval se déplace légèrement vers l’arrière, et ses postérieurs se placent davantage sous le corps afin de générer l’impulsion. Cela entraîne un avant-main plus relevé, une silhouette plus compacte et une foulée plus ample. [5]
Le galop rassemblé est essentiel pour les mouvements de dressage de haut niveau, comme les pirouettes et les changements de pied en l’air. Il est aussi très utile en saut d’obstacles, notamment dans les virages serrés ou les combinaisons techniques où le contrôle et l’équilibre sont primordiaux. [5]
Galop moyen
Le galop moyen est une version plus ample du galop de travail, qui exige que le cheval allonge sa foulée tout en conservant son équilibre et son engagement. Contrairement au galop de travail, le cheval étend davantage ses antérieurs avec plus d’amplitude tout en maintenant un mouvement ascendant clair. [5]
Ce type de galop apparaît dans les reprises de dressage de niveau intermédiaire pour démontrer la capacité du cheval à allonger sa silhouette tout en gardant une bonne connexion au niveau de la chaîne dorsale. En saut d’obstacles, les cavaliers utilisent souvent le galop moyen à l’approche de certains obstacles qui exigent de l’élan sans perdre le contrôle. [8]
Galop allongé
Le galop allongé se caractérise par une plus grande amplitude de foulée et constitue la variation du petit galop qui couvre le plus de terrain. Le cheval se propulse avec puissance depuis ses postérieurs, s’étirant vers l’avant avec liberté et souplesse. Dans ce petit galop, la phase de suspension est plus longue en raison de l’amplitude accrue et de l’élan vers l’avant. [5]
Le galop allongé est une caractéristique des reprises de dressage de haut niveau, où les juges évaluent la capacité du cheval à allonger sa silhouette tout en conservant rythme et impulsion. Les cavaliers de concours complet l’utilisent également, notamment entre les obstacles, afin de couvrir efficacement du terrain. [5]
Comment s’élancer au petit galop
Apprendre le petit galop représente une étape importante pour les cavaliers de tous niveaux. La transition vers le petit galop, le maintien du rythme et le retour à une allure plus lente exigent équilibre, coordination et communication claire avec le cheval.
Au début, le processus peut sembler complexe, mais avec de la préparation et de la pratique, le petit galop devient rapidement l’une des allures les plus agréables et gratifiantes à utiliser.
Voici un guide complet en cinq étapes pour pratiquer le petit galop avec votre cheval.
1) Échauffement
Le cheval et le cavalier doivent être physiquement et mentalement prêts pour le petit galop. Une préparation adéquate favorise une transition fluide et réduit le risque que le cheval se précipite ou perde l’équilibre.
Pour préparer votre cheval au petit galop :
- Commencez par un échauffement complet au pas, en encourageant le cheval à étirer ses muscles et à assouplir ses articulations.
- Augmentez progressivement l’intensité en passant au trot actif, en portant attention au rythme et à l’impulsion. Le cheval doit engager ses postérieurs afin de développer l’énergie nécessaire à la transition vers le petit galop.
- Intégrez des transitions entre le pas et le trot, ainsi que de légers exercices de flexion, afin d’activer l’arrière-main et d’améliorer la réactivité.
Assurez-vous que le harnachement est bien ajusté, car une selle mal adaptée peut causer de l’inconfort et entraîner une résistance.
Le cavalier doit aussi être mentalement prêt, en visualisant la transition, en respirant profondément et en restant calme. Les chevaux sont très sensibles et perçoivent les tensions du cavalier, ce qui peut entraîner de la nervosité ou de la résistance lors de la transition.
2) Trouver sa position
Une bonne position en selle favorise des aides claires, un bon équilibre et le confort durant le petit galop. Les erreurs de position, comme se pencher vers l’avant ou serrer les genoux, peuvent perturber la transition et déséquilibrer le cheval.
Pour une position correcte, portez attention aux aspects suivants : [1][8][9][10]
- Assiette : asseyez-vous droit avec un bassin neutre. Votre assiette doit être profonde et stable, avec des hanches suffisamment souples pour suivre naturellement le mouvement du cheval. Évitez de basculer vers l’avant ou de vous affaisser au niveau des hanches.
- Jambes : gardez des jambes longues et détendues, talons dirigés vers le bas. Maintenez un contact léger et constant avec les flancs du cheval sans serrer les genoux. La jambe intérieure doit rester au niveau de la sangle afin d’encourager le bon pied de départ, tandis que la jambe extérieure recule légèrement derrière la sangle pour demander la transition.
- Mains : tenez les rênes avec un contact stable et souple. Les rênes ne doivent pas être trop tendues, sans devenir complètement relâchées non plus. Gardez les coudes souples et fléchis afin de permettre au cheval de bouger son encolure naturellement pendant la transition.
- Engagement du tronc : contractez les muscles du tronc pour maintenir l’équilibre. Un tronc fort contribue à maintenir l’équilibre pendant la transition et évite les déséquilibres ou rebonds involontaires dès que le petit galop commence.
- Regard et épaules : regardez dans la direction où vous allez, et non vers l’encolure du cheval. Gardez les épaules détendues et alignées, en évitant de tourner le haut du corps ou de vous pencher vers l’avant.
3) Transition au petit galop
Demander le petit galop repose sur une série d’aides coordonnées qui communiquent clairement l’intention au cheval.
Suivez ces étapes pour effectuer la transition vers le petit galop : [1][8][9][10]
- Adoptez un pas ou un trot équilibré : commencez par un pas ou un trot stable et équilibré. Pour les débutants, il est souvent plus facile de commencer au trot, car l’impulsion facilite la transition.
- Utilisez l’assiette : déplacez subtilement votre poids sur l’os intérieur de l’assiette pour indiquer la direction du pied recherché. Le mouvement doit rester minime, juste assez pour communiquer l’intention sans déséquilibrer le cheval.
- Aides de jambe : reculez légèrement la jambe extérieure derrière la sangle et exercez une pression douce. La jambe intérieure reste au niveau de la sangle pour maintenir l’impulsion et l’équilibre.
- Aides de rêne : effectuez un léger demi-arrêt avec la rêne intérieure afin de préparer la transition de rythme. Ce demi-arrêt aide à rééquilibrer le poids du cheval vers l’arrière-main.
- Suivez le mouvement : dès que le cheval s’engage dans le petit galop, laissez vos hanches accompagner ce nouveau rythme. Évitez de serrer les genoux ou de raidir les épaules, ce qui pourrait nuire à la cadence.
Utilisez des commandes vocales si votre cheval y est habitué, comme « petit galop » ou « en avant ». La constance des aides facilite la compréhension du cheval.
4) Monter au petit galop
Une fois le cheval au petit galop, votre rôle consiste à maintenir le rythme et à offrir un soutien clair et constant. Un bon cavalier contrôle les rebonds et l’équilibre sans ralentir involontairement le cheval.
Pour rester efficace au petit galop, concentrez-vous sur : [1][8][9][10]
- Votre assiette et vos hanches : laissez vos hanches suivre le mouvement du cheval dans un mouvement de balancier vers l’avant et vers le haut. Le mouvement doit provenir des hanches et non des épaules. Imaginez que vos hanches agissent comme des amortisseurs qui absorbent le mouvement ascendant sans raideur.
- Vos jambes : gardez les jambes détendues tout en conservant le contact avec les flancs du cheval. Une tension excessive peut provoquer une accélération ou un ralentissement involontaire.
- Vos mains et les rênes : maintenez un contact souple et élastique avec le mors. Les rênes doivent guider la direction et l’équilibre sans tirer ni restreindre le mouvement naturel de l’encolure.
- Votre respiration et l’absence de tensions : restez détendu et respirez de façon régulière. Retenir sa respiration ou se crisper peut provoquer des tensions chez votre cheval.
- La gestion du rythme : surveillez la vitesse du petit galop pour éviter que le cheval ne s’emballe. S’il accélère, utilisez un léger demi-arrêt. S’il ralentit trop, encouragez davantage d’impulsion avec les jambes.
5) Sortie du petit galop
Une transition fluide pour sortir du petit galop est tout aussi importante que la transition initiale.
Suivez les étapes qui suivent pour passer du petit galop au trot : [1][8][9][10]
- Préparation avec un demi-arrêt : effectuez un demi-arrêt avec les deux rênes afin de préparer la transition. Cela signale au cheval un changement imminent et aide à transférer le poids vers l’arrière.
- Ajustement de l’assiette : engagez le tronc et asseyez-vous plus profondément dans la selle. Le transfert de poids aide le cheval à se rééquilibrer et à ralentir.
- Aides de jambe : appliquez une légère pression des deux jambes pour encourager votre cheval à rester droit et en équilibre durant la transition. Lors du passage au trot, maintenez un contact souple et constant afin d’éviter un changement brusque de rythme.
- Aides de rêne : utilisez une légère pression constante sur les rênes pour ralentir le cheval. Évitez de tirer, car cela pourrait l’amener à creuser le dos ou une résistance à la transition.
Une fois revenu au trot ou au pas, relâchez toute tension inutile et récompensez votre cheval par une caresse ou une voix douce. Le renforcement positif aide le cheval à associer la transition à une expérience agréable.
Difficultés courantes
Apprendre le petit galop est une expérience enrichissante, mais elle s’accompagne souvent de défis qui peuvent influencer l’équilibre, le rythme et la confiance en soi.
Qu’ils soient débutants ou expérimentés, les cavaliers peuvent rencontrer des difficultés lors de la transition au petit galop ou pour maintenir cette allure. Comprendre ces problèmes fréquents et savoir comment les corriger permet d’améliorer vos aptitudes au petit galop et de monter de façon plus confortable et mieux équilibrée.
Se pencher vers l’avant
L’une des erreurs les plus courantes lorsque le cavalier demande le petit galop est de se pencher vers l’avant. Ce réflexe vient souvent de l’anticipation de la transition ou de la volonté d’inciter le cheval à avancer.
Cependant, cette position reporte le poids du cavalier sur l’avant-main, ce qui complique l’engagement de l’arrière-main et empêche le cheval d’utiliser le bon pied.
Pour corriger cette habitude, gardez une posture droite et stable, les épaules vers l’arrière et le bassin bien enfoncé dans la selle. Afin de conserver un bon alignement, imaginez une ligne verticale passant par votre oreille, votre épaule, votre hanche et votre talon.
Retenir sa respiration
Le stress ou la nervosité peuvent amener le cavalier à retenir sa respiration pendant la transition ou le maintien du petit galop. Cela entraîne souvent des raideurs qui perturbent la fluidité du mouvement et empêche le cavalier de bien suivre le rythme du cheval.
Les cavaliers peuvent utiliser des exercices de respiration avant de monter pour favoriser le calme. Une fois en selle, concentrez-vous sur l’expiration au moment de la transition afin de détendre votre corps.
Serrer les genoux
Il est courant que les cavaliers serrent les genoux lorsqu’ils sentent un déséquilibre ou une insécurité en selle. Cette tension fait perdre le contact avec les flancs du cheval, ce qui complique le maintien de l’impulsion et du rythme.
Corrigez cette habitude en appliquant une légère pression avec vos mollets plutôt qu’avec vos genoux, et en orientant les orteils vers l’extérieur lorsque vous montez.
Se précipiter dans la transition
Une transition précipitée peut entraîner un petit galop déséquilibré et désorganisé, inconfortable autant pour le cheval que pour le cavalier.
Pour corriger cette habitude, assurez-vous que votre cheval est bien en équilibre et qu’il engage bien son arrière-main avant de demander la transition. Pratiquez les transitions trot-petit galop jusqu’à ce qu’elles deviennent fluides et naturelles pour vous deux.
Exercices au petit galop
Les cavaliers peuvent améliorer leur petit galop grâce à plusieurs exercices, notamment : [11]
- Deux barres au sol : placez deux barres au sol et pratiquez-vous à passer par-dessus au petit galop. Concentrez-vous sur le maintien du rythme avant, pendant et après les barres.
- Ligne droite et cercle de 10 mètres : alternez entre un petit galop plus vers l’avant sur la ligne droite et un petit galop plus rassemblé sur un cercle de 10 mètres. Cet exercice améliore la capacité d’adaptation et l’équilibre.
- Huit de chiffre au petit galop : effectuez un huit de chiffre au petit galop en changeant de pied au trot. Cet exercice développe l’équilibre, les changements de pied et la réactivité.
- Lignes de barres au sol : installez une série de barres à distances égales. Passez au petit galop en veillant à la régularité des foulées et du rythme.
- Variation de l’amplitude du petit galop : galopez sur un grand cercle, puis demandez un petit galop plus petit et rassemblé, suivi d’un galop allongé. Cet exercice aide le cheval à répondre à des aides subtiles.
- L’horloge : disposez des barres comme les rayons d’une horloge et entraînez-vous à galoper autour du cercle. Cet exercice développe la direction, le rythme et la précision.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquentes sur l’entraînement du cheval au petit galop :
Observez quel antérieur se projette le plus vers l’avant. Si le membre antérieur interne est en tête, le cheval est sur le bon pied pour cette direction. Vous pouvez aussi le ressentir grâce au mouvement plus marqué de l’os intérieur de l’assiette.
Un manque d’équilibre, de force ou des aides peu claires peuvent empêcher votre cheval d’exécuter le petit trop adéquatement. Améliorez les transitions au sol, assurez-vous que votre position est claire et aidez votre cheval à développer sa force avec des exercices de transitions trot-galop.
Détendez vos hanches et accompagnez le mouvement du cheval avec votre assiette. Contractez les muscles de votre tronc et évitez de serrer les genoux pour rester stable. Le travail en longe peut vous aider à vous concentrer sur l’assiette sans vous soucier des rênes ou de la direction.
Résumé
Le petit galop est une allure d’équitation dynamique qui est à mi-chemin entre la stabilité du trot et la vitesse du grand galop.
- En comprenant sa mécanique et en apprenant comment utiliser les aides adéquatement, les cavaliers peuvent obtenir un petit galop fluide et équilibré
- Une bonne préparation, une posture correcte et des transitions réfléchies constituent la base du succès
- Bien que des difficultés comme le fait de se pencher vers l’avant ou de serrer les genoux soient fréquentes, elles peuvent être corrigées avec de la pratique et de la patience
- Des exercices réguliers avec des barres, des cercles et des variations de cadence permettent d’améliorer le petit galop, en développant confiance et contrôle
Références
- Pilliner. S. et al. The Horse in Motion. Blackwell Science, Oxford. 2002.
- Berenger. R. The History and Art of Horsemanship. T. Davies. 1771.
- Lewis. C. T. An Elementary Latin Dictionary. Creative Media Partners, LLC. 2022.
- Canter. The Oxford Dictionary of Phrase and Fable. Oxford University Press. 2005.
- Basic Paces - Walk, Trot and Canter. British Dressage.
- Laffi. L. et al. The Rhythm of Horse Gaits. Annals of the New York Academy of Sciences. 2025. View Summary
- Back. W. et al. Kinematic Comparison of the Leading and Trailing Fore- and Hindlimbs at the Canter. Equine Veterinary Journal. 1997. View Summary
- Bucklin. G. S. The Gentle Art of Horseback Riding. Human Kinetics, Champaign, IL. 2013.
- Cantering A Horse: How To Train The Canter. Ridely. 2023.
- Kindersley. D. Horse Riding: A Step-by-Step Guide to Mastering Your Skills. Dorling Kindersley Ltd. 2012.
- Baker. S. Exercises to Gain Adjustability In the Canter - Novice. Fédération équestre internationale. 2020.










