Les inhalateurs équins sont des dispositifs conçus pour administrer un médicament directement dans les poumons du cheval afin d’aider à prendre en charge les affections respiratoires. Bien qu’ils soient semblables aux inhalateurs utilisés en médecine humaine, ils sont adaptés à l’anatomie et au comportement des chevaux.
L’une des principales caractéristiques des inhalateurs équins est l’utilisation d’une chambre d’inhalation, une chambre qui retient le médicament sous forme d’aérosol jusqu’à ce que le cheval l’inhale. Ce concept permet au cheval d’inhaler le médicament à son propre rythme, sans devoir synchroniser la respiration avec la pulvérisation.
Les médicaments couramment administrés à l’aide d’inhalateurs équins incluent des bronchodilatateurs et des corticostéroïdes. Cette forme de thérapie ciblée est particulièrement utile pour traiter des affections telles que l’obstruction récurrente des voies respiratoires (emphysème; une forme d’asthme équin), les épisodes d’allergies saisonnières associées aux pâturages et la maladie inflammatoire des voies respiratoires.
La thérapie par inhalation présente également des avantages par rapport à d’autres voies d’administration. En administrant le médicament directement dans les poumons, les inhalateurs permettent au traitement d’atteindre efficacement les zones touchées, entraînant souvent moins d’effets secondaires que les médicaments administrés par voie orale ou injectable.
Lorsqu’ils sont utilisés correctement, les inhalateurs sont bénéfiques pour la prise en charge des troubles respiratoires chroniques et le soutien de la santé pulmonaire des chevaux. Poursuivez votre lecture pour en savoir davantage sur le fonctionnement des inhalateurs équins, leur mode d’utilisation ainsi que les pathologies respiratoires pour lesquelles ils sont généralement utilisés.
Inhalateurs équins
Les inhalateurs équins, également appelés aérosols-doseurs (AD) ou aérosols-doseurs sous pression (ADp), sont des dispositifs médicaux composés d’une cartouche pressurisée, d’une chambre d’inhalation et d’un embout d’administration. L’embout est conçu pour s’insérer directement dans l’un des naseaux du cheval ou se fixer à un masque couvrant le nez, ce qui permet une administration efficace du médicament en aérosol.
Tout comme les inhalateurs pour humains, ces dispositifs administrent le médicament en aérosol directement dans les voies respiratoires et les poumons du cheval. Dans la majorité des cas, l’objectif est de cibler les voies respiratoires inférieures, bien que certains traitements puissent viser les voies respiratoires supérieures. Cette méthode d’administration est connue sous le nom de thérapie par inhalation. [1][2][3][4]
Comme les chevaux ne peuvent pas synchroniser leur respiration avec la libération du médicament, les inhalateurs équins utilisent une chambre d’inhalation et une valve unidirectionnelle. Tout comme les inhalateurs pédiatriques, ce dispositif élimine le besoin de synchroniser la pulvérisation avec l’inhalation. [1]
La chambre d’inhalation retient le médicament après sa libération de la cartouche pressurisée. Une valve unidirectionnelle sépare la chambre de l’embout nasal ou du masque. Lorsque le cheval inspire, la dépression créée ouvre la valve, permettant au médicament d’être aspiré dans les poumons en une seule respiration. [1]

Légende :
Equine Inhaler With Mask : Inhalateur pour chevaux avec masque
Mask : Masque
Spacer : Chambre d’inhalation
Canister : Cartouche
Lors de l’inhalation, le médicament circule par l’embout nasal ou le masque jusqu’aux voies respiratoires du cheval. Cela permet au médicament d’être déposé directement à la surface interne des voies respiratoires et des poumons. [1][2][3][5]
Les inhalateurs équins sont généralement bien tolérés par les chevaux et faciles à utiliser une fois que l’animal a été entraîné et habitué au processus. [1]
Comment utiliser un inhalateur équin
Certains inhalateurs équins sont conçus pour être utilisé dans un seul naseau, à l’aide d’un adaptateur spécialisé qui s’insère directement dans un naseau à la fois. D’autres modèles sont munis d’un masque ressemblant à une muselière qui couvre simultanément les deux naseaux. [1]
Lorsqu’on utilise un dispositif à un seul naseau, les recommandations vétérinaires peuvent varier. Certains vétérinaires suggèrent de bloquer temporairement le naseau opposé pendant l’administration afin de créer une pression négative suffisante pour activer la valve unidirectionnelle. D’autres déconseillent de bloquer le naseau, car cela pourrait restreindre la respiration. [1][2]
Il est important de consulter votre vétérinaire pour déterminer la méthode la plus appropriée pour votre cheval.
Voici un guide étape par étape pour utiliser un inhalateur équin : [2][6]
- Agitez la cartouche pour bien mélanger les particules et obtenir un mélange homogène
- Retirez le capuchon de l’inhalateur et insérez-le dans la chambre d’inhalation
- Ajustez l’embout ou le masque aux naseaux du cheval
- Appuyez sur le haut de la cartouche pour libérer le médicament dans la chambre d’inhalation
- Maintenez l’embout ou le masque en place sur le naseau jusqu’à ce que le cheval ait inhalé (généralement de 3 à 5 secondes)
- Retirez l’embout ou le masque
- Nettoyez le dispositif avec un nettoyant doux et rangez-le dans un endroit propre pour la prochaine utilisation
Entraînement du cheval
Avant d’administrer un médicament, il est recommandé de consacrer quelques séances pour habituer le cheval à l’inhalateur et à la chambre d’inhalation. Demandez à votre vétérinaire de vous fournir une cartouche vide pour pratiquer avec votre cheval. Montrez-lui l’appareil propre et assemblé pour qu’il puisse le sentir, le mordiller et l’explorer.
Pratiquez délicatement la mise en place de l’embout ou du masque sans l’activer, et récompensez les comportements calmes par des gâteries ou des encouragements. Une fois que le cheval est à l’aise et détendu, insufflez une légère bouffée d’air provenant de la cartouche vide pour simuler l’administration du médicament.
Augmentez progressivement le nombre de pulvérisations au fil des séances afin que le cheval développe sa confiance et qu’il accepte graduellement l’inhalateur. Cette approche rendra l’administration réelle de médicaments plus fluide, plus efficace et moins stressante.
Pour vous assurer que votre cheval demeure à l’aise avec l’inhalateur, répétez ces étapes à l’occasion entre les traitements afin qu’il se souvienne du processus.
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Bienfaits des inhalateurs équins
Les inhalateurs équins offrent une thérapie respiratoire ciblée qui améliore l’efficacité des médicaments, réduit l’exposition systémique et facilite la gestion à long terme.
« Les inhalateurs équins administrent le médicament directement là où il est nécessaire, c’est-à-dire dans les poumons. Cette administration ciblée contribue à réduire l’inflammation des voies respiratoires et à améliorer rapidement la respiration, tout en diminuant le risque d’effets secondaires systémiques associés à d’autres voies d’administration. Une technique appropriée et une utilisation régulière sont essentielles. Suivez toujours les instructions de votre vétérinaire pour un traitement sécuritaire et efficace. »
— Dre Fran Rowe, D.M.V., PASNutritionniste vétérinaire chez Mad Barn
La thérapie par inhalation chez les chevaux présente de nombreux avantages qui améliorent les résultats du traitement et facilitent les soins.
Administration du médicament
Le principal avantage des inhalateurs équins est que le médicament est administré directement à la surface des voies respiratoires et des poumons. Cette administration ciblée permet d’obtenir des concentrations locales plus élevées de médicament tout en réduisant le risque d’effets secondaires systémiques ou d’intoxication. [3][5][7]
L’inhalation est considérée comme la méthode la plus efficace pour acheminer le médicament jusqu’aux voies respiratoires et aux alvéoles, les petits sacs pulmonaires responsables des échanges gazeux.
Cette efficacité s’explique par la présence de la barrière hémato-bronchique, qui filtre les substances provenant du sang pour protéger les tissus pulmonaires. Par conséquent, il est possible que les médicaments administrés par voie systémique n’atteignent pas les poumons en quantité suffisante, ou que des doses plus élevées soit nécessaires pour franchir cette barrière. [1][3]
De plus, certains médicaments utilisés pour traiter les affections respiratoires peuvent se dégrader dans le tube digestif ou le foie, ce qui limite davantage leur efficacité lorsqu’ils sont administrés par voie orale.
La thérapie par inhalation permet d’éviter ces obstacles, en offrant une voie d’accès plus directe et plus efficace vers les poumons. Cette méthode favorise l’utilisation de la dose minimale efficace tout en préservant l’efficacité thérapeutique. [1]
Moins d’effets secondaires
Certains médicaments utilisés pour traiter les affections respiratoires peuvent provoquer des effets secondaires lorsqu’ils sont administrés par voie systémique, y compris, dans de rares cas, des réactions potentiellement mortelles. Ces risques sont considérablement réduits lorsque les médicaments sont administrés par inhalation. [1]
L’administration systémique de certains médicaments peut également affecter le microbiome du système gastro-intestinal du cheval, ce qui peut potentiellement entraîner des problèmes comme la colite et la diarrhée. Les médicaments inhalés contournent le système digestif et ne comportent pas ce risque. [1]
Facilité d’administration
Chez les chevaux souffrant de troubles respiratoires chroniques, une administration régulière de médicaments est souvent nécessaire. Les inhalateurs équins permettent aux propriétaires ou aux soigneurs de chevaux d’administrer eux-mêmes les médicaments en aérosol, réduisant ainsi la nécessité de visites vétérinaires fréquentes. [1]
Période de retrait réduite
Certains médicaments administrés par inhalateur équin sont interdits en compétition. Cependant, les médicaments inhalés ont souvent des périodes de retrait plus courtes que leurs équivalents administrés par voie systémique.
Ainsi, les chevaux peuvent généralement poursuivre leur traitement à l’approche des dates de compétition. [3]
Inconvénients des inhalateurs équins
Le principal inconvénient des inhalateurs équins est que, contrairement aux humains, les chevaux ne peuvent pas respirer sur commande. Avant l’invention des chambres d’inhalation et des adaptateurs nasaux spécialisés, les propriétaires et les soigneurs de chevaux devaient coordonner la libération du médicament avec la respiration du cheval.
Par conséquent, il était difficile de confirmer si le cheval avait effectivement inhalé le médicament. Avec l’introduction des chambres d’inhalation, ce problème est beaucoup moins préoccupant en médecine vétérinaire moderne. [1]
Toutefois, même si ces dispositifs ont amélioré la distribution des médicaments en aérosol, la précision de la dose demeure un défi dans la gestion des affections respiratoires équines. [1] Plusieurs facteurs contribuent aux difficultés liées à la dose lors de l’utilisation d’un inhalateur équin, notamment : [1][3][5][7][8][9]
- Le volume d’inhalation : les propriétaires de chevaux ne peuvent pas contrôler la durée ni la profondeur de l’inspiration du cheval lors de l’administration du médicament. Les variations du volume d’inhalation affectent la répartition du médicament dans les poumons.
- La technique d’administration : une agitation inadéquate de l’inhalateur avant utilisation ou d’autres erreurs humaines peuvent entraîner un mélange inefficace du médicament ou l’administration d’une dose incorrecte.
- Le temps de rétention du médicament : comme le rythme respiratoire du cheval et la technique d’administration du soigneur peuvent varier, la quantité de médicament déposée dans les poumons à chaque bouffée fluctue, ce qui complique la prédiction de la durée d’efficacité entre les traitements.
- La présence de mucus : selon la physiologie du cheval et le degré d’inflammation, il existe un risque que le médicament soit piégé dans le mucus et expulsé, réduisant ainsi la quantité réellement disponible pour les poumons.
- Les changements physiologiques : les modifications du tissu pulmonaire dues au vieillissement ou à d’autres facteurs peuvent altérer l’efficacité du médicament.
- La dose incomplète : il est impossible pour le soigneur de vérifier s’il reste du médicament dans la chambre d’inhalation, ce qui peut se produire si le cheval n’a pas inhalé la dose complète.
En cas de doute quant à l’administration complète de la dose, il faut observer le cheval pour déceler la réponse clinique attendue. Si l’inhalateur ne semble pas efficace, il est conseillé de consulter le vétérinaire pour une évaluation et des recommandations plus approfondies.
Utilisations des inhalateurs équins
Les inhalateurs équins sont utilisés pour traiter les affections respiratoires qui touchent les voies respiratoires et les poumons, en particulier celles qui provoquent une respiration laborieuse ou une inflammation.
En administrant le médicament sous forme d’aérosol directement dans les voies respiratoires, les inhalateurs peuvent procurer un soulagement rapide au site de l’inflammation tout en minimisant les effets systémiques. Ces dispositifs permettent aussi une administration régulière à domicile, ce qui aide à réduire la fréquence des visites vétérinaires.
Les inhalateurs équins sont le plus souvent prescrits pour les maladies respiratoires. Les affections les plus courantes sont celles associées à l’asthme équin, telles que : [6][7][10][11]
- L’obstruction récurrente des voies respiratoires (ORVR)
- L’ORVR associée au pâturage estival
- La maladie inflammatoire des voies respiratoires (connue sous l’abréviation anglaise IAD pour Inflammatory Airway Disease)
Obstruction récurrente des voies respiratoires (ORVR)
L’ORVR est aussi connue sous le nom d’emphysème (souffle) ou de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique non infectieuse qui touche principalement les chevaux adultes.
L’emphysème est souvent déclenché par l’inhalation de poussières organiques provenant du foin, de la litière ou de l’environnement d’écurie. [12]
Les signes cliniques de l’emphysème incluent : [12]
- De la toux, particulièrement lors de l’exercice ou des repas
- Un écoulement nasal
- La dilatation des naseaux
- Une expiration laborieuse accompagnée d’un effort abdominal
- Une respiration sifflante
- L’apparition d’une « ligne de pousse » visible
Cette affection a tendance à récidiver lors d’une exposition continue aux allergènes et est généralement prise en charge par des modifications de l’environnement. [12]
ORVR associée au pâturage estival
L’ORVR associée au pâturage estival est une forme saisonnière d’inflammation des voies respiratoires observée chez les chevaux vivant au pâturage durant les mois chauds et humides. Elle est déclenchée par l’exposition à des allergènes provenant des pâturages, tels que le pollen et les spores de moisissures, et se manifeste par des signes cliniques semblables à ceux de l’emphysème.
Les symptômes peuvent inclure une intolérance à l’exercice, une toux grasse, des naseaux dilatés, une respiration sifflante, un écoulement nasal et, parfois, de la fièvre. [13] Les épisodes cliniques surviennent généralement lorsque les températures, l’humidité et la concentration d’allergènes en suspension dans l’air sont élevées.
Les inhalateurs sont particulièrement utiles pour les chevaux souffrant d’ORVR saisonnière, car il est plus difficile de limiter l’exposition au pollen que de modifier les conditions de l’environnement intérieur. [13]
Maladie inflammatoire des voies respiratoires (IAD)
L’IAD est une affection inflammatoire légère à modérée des voies respiratoires inférieures qui touche principalement les chevaux de haute performance et les jeunes chevaux. Contrairement à l’ORVR, l’IAD n’entraîne pas de difficultés respiratoires au repos, et les chevaux atteints présentent généralement une respiration normale entre les séances d’exercice. [14]
Les signes incluent une toux chronique, un écoulement nasal, un excès de mucus dans les voies respiratoires et de mauvaises performances.
Les facteurs contributifs incluent les irritants atmosphériques (poussière, polluants), les infections virales, les réactions allergiques et le stress respiratoire.
Le diagnostic repose généralement sur la cytologie d’un lavage bronchoalvéolaire ou sur l’évaluation endoscopique du mucus. [14]
Médicaments utilisés avec les inhalateurs équins
Les deux principales catégories de médicaments couramment utilisées avec les inhalateurs équins sont les corticostéroïdes et les bronchodilatateurs. [1][5]
Corticostéroïdes
Les corticostéroïdes sont des médicaments anti-inflammatoires. Lorsqu’ils sont administrés directement dans les poumons, ces médicaments réduisent la réponse inflammatoire associée à l’asthme. Si elle n’est pas traitée, cette inflammation peut entraîner la formation de tissu cicatriciel et l’aggravation de la maladie.
L’inhalation de corticostéroïdes atténue la réponse du système immunitaire aux allergènes et aux irritants, réduisant ainsi l’inflammation qui en résulte. [1] Cela aide à prévenir d’autres dommages au tissu pulmonaire.
De nombreux vétérinaires recommandent d’utiliser un bronchodilatateur avant un inhalateur de corticostéroïdes afin d’ouvrir les voies respiratoires et d’optimiser la distribution du médicament anti-inflammatoire dans les tissus pulmonaires.
Bronchodilatateurs
Les bronchodilatateurs sont des médicaments qui ouvrent les voies respiratoires dans les poumons en relaxant les muscles environnants, ce qui facilite la respiration du cheval. Ils sont généralement classés en deux types : les agonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques et les antagonistes muscariniques. [1]
Agonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques :
Les agonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques relaxent les muscles lisses des poumons. Les formulations à action rapide commencent à agir en 5 à 15 minutes, bien que la durée de leur effet varie selon le médicament utilisé. [1]
En plus d’ouvrir les voies respiratoires, les agonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques aident à éliminer le mucus en réduisant sa viscosité et en améliorant l’action des cils (de petites structures semblables à des poils situées dans les voies respiratoires et qui évacuent les débris des poumons). Ils peuvent également réduire l’inflammation des voies respiratoires en diminuant la libération de certains marqueurs immunitaires. [1]
Antagonistes cholinergiques muscariniques :
Les antagonistes cholinergiques muscariniques empêchent la constriction des voies respiratoires en bloquant les récepteurs muscariniques qui signalent aux muscles des voies respiratoires de se contracter. Cela aide à maintenir les voies respiratoires ouvertes. [1]
Ces médicaments prennent généralement de 30 à 60 minutes avant d’agir et ne conviennent pas à une utilisation en situation d’urgence. Ils sont plus couramment utilisés dans le cadre d’un traitement d’entretien. [1]
Autres médicaments
En plus des bronchodilatateurs et des corticostéroïdes, divers autres médicaments peuvent être administrés à l’aide d’inhalateurs équins pour aider à gérer l’inflammation respiratoire, les infections ou la réponse immunitaire. Parmi les autres médicaments utilisés dans les inhalateurs équins, on trouve : [1][3][5][6][8][9][11][15][16]
- Les stabilisateurs de membranes
- Les médicaments mucolytiques
- Les antibiotiques
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les inhalateurs pour chevaux :
Les inhalateurs pour chevaux sont utilisés pour administrer des médicaments respiratoires directement dans les voies respiratoires et les poumons du cheval. Les vétérinaires les prescrivent couramment pour l’asthme équin, l’emphysème (heaves), les exacerbations respiratoires saisonnières associées au pâturage et la maladie inflammatoire des voies respiratoires. Cette administration ciblée peut aider à réduire l’inflammation des voies respiratoires, ouvrir les voies respiratoires rétrécies et faciliter la respiration avec moins d’effets secondaires systémiques que certains médicaments oraux ou injectables.
Un inhalateur pour chevaux fonctionne en libérant un médicament sous forme d’aérosol dans une chambre d’espacement avant que le cheval ne l’inspire. Comme les chevaux ne peuvent pas synchroniser l’inhalation avec la pulvérisation, une valve unidirectionnelle s’ouvre lorsque le cheval inspire, ce qui attire le médicament à travers l’embout nasal ou le masque. Cette configuration permet d’acheminer le médicament dans les voies respiratoires sans exiger que le cheval respire sur commande.
Les inhalateurs pour chevaux sont généralement bien tolérés lorsqu’ils sont utilisés selon les directives d’un vétérinaire. Le médicament inhalé agit directement sur les voies respiratoires, ce qui peut réduire l’exposition systémique comparativement aux médicaments oraux ou injectables. Une technique appropriée, un dosage correct, le nettoyage de l’appareil et les conseils vétérinaires demeurent importants, surtout pour les chevaux recevant des corticostéroïdes, des bronchodilatateurs ou des médicaments réglementés en compétition.
Les inhalateurs pour chevaux peuvent souvent être utilisés à la maison une fois qu’un vétérinaire a prescrit le médicament et montré au propriétaire ou au soignant comment utiliser l’appareil. La thérapie par inhalation à domicile peut rendre les soins respiratoires à long terme plus pratiques pour les chevaux atteints de maladies chroniques des voies respiratoires. Un entraînement progressif du cheval aide à rendre chaque traitement plus calme, plus rapide et plus fiable.
Les médicaments utilisés dans les inhalateurs pour chevaux comprennent généralement des corticostéroïdes et des bronchodilatateurs. Les corticostéroïdes aident à réduire l’inflammation des voies respiratoires, tandis que les bronchodilatateurs détendent les muscles autour des voies respiratoires afin que le cheval puisse respirer plus facilement. D’autres médicaments inhalés peuvent inclure des stabilisateurs des mastocytes, des agents mucolytiques et des antibiotiques, selon l’état du cheval et le plan de traitement vétérinaire.
Les inhalateurs pour chevaux ne délivrent pas toujours la dose complète de médicament dans les poumons. Le dosage peut varier selon le schéma respiratoire du cheval, l’étanchéité de l’appareil, la technique du manipulateur, la présence de mucus dans les voies respiratoires et la quantité de médicament restant dans la chambre d’espacement. Secouer la cartouche, ajuster correctement le masque ou l’embout et suivre les instructions vétérinaires peuvent améliorer l’administration.
L’entraînement d’un cheval à utiliser un inhalateur commence par lui permettre de sentir et d’explorer l’appareil propre avant l’administration de tout médicament. De courtes séances de pratique avec une cartouche vide peuvent aider le cheval à accepter la chambre d’espacement, l’embout ou le masque. Récompenser un comportement calme et ajouter progressivement de petites bouffées d’air inoffensives peuvent rendre les traitements réels moins stressants.
Les affections respiratoires traitées avec des inhalateurs pour chevaux comprennent souvent l’obstruction récurrente des voies respiratoires, la RAO estivale associée au pâturage et la maladie inflammatoire des voies respiratoires. Ces affections relèvent du terme plus large d’asthme équin et peuvent inclure de la toux, du mucus, une respiration sifflante, un écoulement nasal, une baisse de performance ou une respiration laborieuse. Un vétérinaire peut déterminer si la thérapie par inhalation convient au diagnostic du cheval.
Les inhalateurs pour chevaux peuvent agir rapidement lorsqu’ils contiennent des bronchodilatateurs à action rapide. Certains agonistes bêta-2 adrénergiques peuvent commencer à ouvrir les voies respiratoires en 5 à 15 minutes, selon le médicament. Les inhalateurs à base de corticostéroïdes fonctionnent différemment en réduisant l’inflammation au fil du temps, ils sont donc généralement utilisés pour la gestion à long terme plutôt que pour un soulagement immédiat de la respiration.
Un bronchodilatateur peut être utilisé avant un inhalateur corticostéroïde lorsqu’un vétérinaire recommande cette approche. Ouvrir d’abord les voies respiratoires peut aider le médicament anti-inflammatoire à atteindre plus efficacement les tissus pulmonaires profonds. Cette séquence est courante dans certains plans de traitement respiratoire, mais le moment et l’ordre des médicaments doivent toujours suivre l’étiquette de prescription et les instructions vétérinaires.
Les médicaments administrés par inhalateur peuvent être restreints ou interdits en compétition, selon le médicament et les règles de la discipline. Les médicaments inhalés ont souvent des délais de retrait plus courts que les versions systémiques, mais ils nécessitent tout de même une planification attentive. Les propriétaires de chevaux devraient vérifier les règlements de compétition en vigueur et consulter leur vétérinaire avant d’utiliser des corticostéroïdes inhalés, des bronchodilatateurs ou d’autres médicaments réglementés.
Résumé
Les inhalateurs équins sont des dispositifs médicaux qui administrent un médicament sous forme d’aérosol directement dans les poumons du cheval grâce à l’inhalation. Ils sont particulièrement utiles pour la prise en charge des affections respiratoires chroniques, car ils permettent un traitement ciblé tout en causant moins d’effets secondaires systémiques.
- Les inhalateurs administrent le médicament directement dans les poumons, évitant ainsi le passage par le système digestif et réduisant les effets secondaires systémiques
- Pour une utilisation adéquate, il faut agiter la cartouche, la fixer à une chambre d’inhalation, puis laisser le cheval inhaler le médicament par un embout nasal ou un masque facial
- Il peut être difficile d’obtenir une dose efficace en raison de facteurs tels que le rythme respiratoire du cheval, le taux d’absorption du médicament et la manipulation de l’appareil
- Les inhalateurs sont principalement utilisés pour des affections telles que l’asthme équin, l’emphysème (pousse) et la maladie inflammatoire des voies respiratoires
- Les médicaments couramment utilisés comprennent les bronchodilatateurs, les mucolytiques, les corticostéroïdes, les antimicrobiens et d’autres médicaments respiratoires
Références
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