Les Cobs sont de petits chevaux de trait connus pour leur robustesse et leur polyvalence en tant que montures de plaisance. Cependant, le Cob n’est pas une race distincte. Le terme désigne un type corporel commun à plusieurs races de chevaux populaires.
Ces chevaux robustes sont populaires au Royaume-Uni, où ils sont définis comme des chevaux aux jambes courtes capables de porter un poids considérable. Leur taille et leur type corporel sont idéaux pour les cavaliers de tous âges qui préfèrent des partenaires équins plus petits.
Tous les Cobs partagent des caractéristiques physiques et des traits de personnalité qui contribuent à leur popularité tenace. Cependant, les chevaux de ce type sont également susceptibles de souffrir de problèmes de santé spécifiques liés à leur métabolisme et à leur conformation.
Le guide qui suit abordera l’histoire, les caractéristiques, les problèmes de santé et les besoins nutritionnels des races de chevaux de type cob. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur l’alimentation de ces chevaux ainsi que les soins à leur prodiguer.
Histoire des chevaux cobs
Les chevaux de type cob ont une longue histoire au Royaume-Uni et en Irlande. Aujourd’hui, la plupart des races de Cobs les plus populaires proviennent des îles Britanniques, où elles ont développé les caractéristiques qui en font des partenaires équins robustes et polyvalents.
Origine
Une étude effectuée sur des os de chevaux provenant de l’Angleterre et datant du Moyen Âge suggère que la plupart des chevaux médiévaux anglais mesuraient moins de 15 mains. La même étude a révélé une robustesse accrue des os métatarsiens des chevaux à partir du haut Moyen Âge. [1]
Les spécimens d’os les plus grands et les plus robustes proviennent de la période post-médiévale, révélant des tendances d’élevage axées vers des chevaux à l’ossature plus lourde. Ces découvertes suggèrent que la plupart des chevaux de l’Angleterre post-médiévale étaient probablement de type cob. [1]
Des études ADN ont révélé des liens génétiques entre les Cobs britanniques et les races de trait, y compris le Clydesdale. Ces résultats suggèrent que les chevaux cobs descendent d’un croisement entre des poneys indigènes et des chevaux de trait visant à produire une constitution plus musclée et robuste. [2]
Utilisation historique
Les agriculteurs médiévaux utilisaient des chevaux de type cob pour le travail de trait, l’équitation et l’attelage. Ces chevaux sont restés les principaux animaux de travail polyvalents au Royaume-Uni jusqu’à ce que la révolution industrielle fasse augmenter la demande pour des chevaux de trait plus massifs, capables de tirer des charges plus lourdes. [3]
Les Cobs ont finalement commencé à tirer des charrettes et des calèches. Les voyageurs romanichels de Grande-Bretagne élevaient des Cobs pour tirer leurs caravanes. Les Cobs Romani sont les ancêtres du Gypsy Vanner, également connu sous le nom de Cob irlandais.
Au début du 20e siècle, les Cobs sont devenus de plus en plus populaires en tant que chevaux de selle et de concours. Les races de Cobs modernes sont devenues progressivement plus raffinées que leurs ancêtres de travail, mais leur polyvalence est restée.
Races de chevaux de type cob
Le Gypsy Vanner est l’une des races de Cobs les plus populaires au monde. Les poneys gallois peuvent également avoir un type cob; le Cob gallois ou Gallois section D.
Des types cobs se retrouvent également chez certains chevaux et poneys des races suivantes :
- Poney Dales
- Poney Fell
- Halflinger
- Fjord
- Cob normand
Certains Cobs ont des lignées ancestrales inconnues et sont classés comme types cobs uniquement en fonction de leurs caractéristiques physiques.
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Caractéristiques des chevaux de type cob
Les Cobs ont des caractéristiques uniques qui les distinguent des autres poneys et chevaux. Bien qu’ils ne constituent pas une race, les Cobs peuvent concourir dans des classes exclusives qui évaluent les chevaux selon des standards établis pour le type cob.
Conformation
La plage de hauteur officielle de la British Show Horse Association (BSHA) pour les Cobs de concours est de 14,2 à 15,1 mains. Cependant, certains chevaux et poneys en dehors de cette plage de taille peuvent être de type cob. Les Cobs mesurant plus de 15,1 mains peuvent participer aux classes maxi cob de la BHSA.
La plupart des Cobs sont plus grands que les poneys mais demeurent tout de même relativement compacts. Ils ont des jambes courtes avec des os généreux et une carrure trapue qui les rend forts pour leur taille. Bien qu’un garrot bien défini soit souhaitable, peu de Cobs présentent cette caractéristique.
D’autres traits de conformation chez les Cobs incluent un dos court, un corps profond et une poitrine large. Le Cob de concours idéal a une tête attrayante, une encolure proportionnée et des postérieurs puissants. Ces chevaux sont souvent décrits comme ayant « une tête de duchesse et un derrière de cuisinière ».
Couleurs
Les Cobs existent dans de nombreuses couleurs différentes selon la race. Le Cob gallois est généralement gris, bai, noir ou alezan. Les motifs pintos sont courants chez les Gypsy Vanners, et les Cobs pintos avec une ascendance inconnue sont souvent appelés Cobs colorés.
La plupart des Cobs ont une crinière et une queue naturellement épaisses et longues. Plusieurs races de Cobs ont des fanons aux jambes. Certains Cobs de concours se présentent aux compétitions avec des crinières rases.
Tempérament
De nombreuses races de Cobs ont la réputation d’avoir un tempérament calme et une personnalité détendue qui convient aux cavaliers de tous les niveaux. Le caractère peut varier entre les chevaux et les races, mais la plupart des Cobs sont gentils et bien élevés.
Disciplines
Grâce à leur tempérament fiable, les Cobs sont des chevaux populaires pour les débutants et les programmes d’équitation thérapeutique. Leur petite taille est moins intimidante pour les cavaliers nerveux et est pratique pour les diverses techniques de thérapie incluant des chevaux. Contrairement aux races légères de la même taille, les Cobs sont assez forts pour porter des cavaliers adultes.
De nombreux propriétaires de Cobs utilisent leurs chevaux comme montures de randonnée récréative et de plaisance. Grâce à leur bravoure et leur robustesse, ce type de races est populaire pour la chasse au renard et ce, des deux côtés de l’Atlantique.
Certains Cobs participent aux épreuves de présentation de la BSHA. Les Cobs sont séparés en divisions léger, lourd et maxi cob en fonction de leur taille et de leur capacité de charge. Ils ont généralement une allure fluide, idéale pour les disciplines de chasse et d’équitation en Amérique du Nord.
Les Cobs plus lourds n’ont peut-être pas l’agilité nécessaire pour le saut d’obstacles, mais les types plus légers peuvent bien se débrouiller aux niveaux inférieurs du saut d’obstacles et du dressage.
Profil de santé
Certaines caractéristiques de conformation et de mouvement des Cobs peuvent prédisposer ces chevaux à des problèmes de boiterie spécifiques. Ces chevaux sont également sensibles aux problèmes métaboliques et musculaires qu’on retrouve couramment chez les poneys britanniques et les races de trait dont ils descendent.
Maladies génétiques
La myopathie à stockage des polysaccharides (abréviation anglaise PSSM) est une pathologie musculaire génétique qui est répandue chez les races de trait apparentées aux chevaux cobs. Des chercheurs ont identifié la mutation du gène GYS1 responsable de la PSSM de type 1 chez les races de type cob. [4]
Les Cobs atteints de PSSM de type 1 ont un stockage anormal de glycogène dans les muscles, un faible nombre de mitochondries et un métabolisme énergétique altéré, ce qui peut causer des douleurs musculaires, une faiblesse, des crampes et des épisodes de coup de sang. De l’exercice stratégique et une gestion de l’alimentation peuvent aider à minimiser les signes cliniques. [4]
D’autres risques de maladies génétiques dépendent de l’ascendance de votre Cob. Les races de Cobs apparentées aux poneys Fell et Dales, y compris les Gypsy Vanners, peuvent hériter du syndrome d’immunodéficience du poulain (abréviation anglaise FIS). Les Cobs doivent recevoir une copie de la mutation FIS de chaque parent pour développer la maladie. [5]
Le FIS cause une anémie mortelle et un système immunitaire compromis. Les poulains affectés ne peuvent pas produire d’anticorps et meurent souvent d’infections avant l’âge de quatre mois. Les poulains semblent cliniquement normaux pendant les premières semaines de vie en raison de l’immunité acquise grâce au colostrum de leur mère. [5]
De nombreux types de Cobs ont une prédisposition génétique au syndrome métabolique équin.
Problèmes de santé
Certaines races de Cobs sont prédisposées au lymphedème chronique progressif (LCP). Cette maladie est courante chez les races de trait et se caractérise par une accumulation de liquide lymphatique dans les membres inférieurs du cheval. [6]
Une bonne gestion peut ralentir la progression du LCP, mais cette maladie entraîne souvent une boiterie, des infections secondaires ainsi qu’un grave handicap à mesure que l’enflure s’aggrave. [6]
De légères irritations cutanées sont également courantes sur les membres inférieurs des chevaux cobs ayant des fanons épais. Ce surplus de poils peut piéger des débris et de l’humidité contre la peau du boulet et du paturon, augmentant le risque de dermatite du paturon. [7]
Les chevaux de type cob ont une incidence plus élevée de formes phalangiennes et de formes cartilagineuses, deux affections qui peuvent entraîner une boiterie et de l’inconfort. La forme phalangienne est une forme d’arthrose au niveau du paturon ou de l’articulation du pied. La forme cartilagineuse est caractérisé par l’ossification des fibrocartilages complémentaires qui se situent de chaque côté de l’os du pied. [8]
Des chercheurs ont établi un lien entre ces deux troubles chez les chevaux et la conformation ainsi que les forces d’impact, terme qui fait référence à l’impact exercé sur les membres du cheval en mouvement. Les chevaux de type cob ont des paturons courts et droits ainsi qu’un mouvement arrondi, ce qui augmente les forces d’impact sur les articulations du sabot et du paturon. [8]
Soins et gestion
Une gestion appropriée est essentielle pour garder les chevaux cobs en bonne santé et en forme. Tous les Cobs ont besoin de soins de base de qualité pour soutenir leur bien-être physique et mental.
Travaillez avec votre vétérinaire, votre maréchal-ferrant, votre entraîneur et les autres membres de votre équipe de soins équins pour mettre en place un programme de bien-être préventif pour votre Cob, incluant :
- Des examens vétérinaires : planifiez une visite de routine avec votre vétérinaire au moins une à deux fois par an pour surveiller tout signe de problèmes de santé.
- Des vaccins : administrez les vaccins recommandés par votre vétérinaire pour protéger votre Cob contre les maladies courantes.
- Des vermifuges : suivez un programme de vermifugation adapté pour gérer les parasites internes chez votre Cob.
- Des soins dentaires : planifiez des examens dentaires annuels et un râpage de dents pour assurer l’équilibre dentaire de votre Cob. Les Cobs âgés ont besoin d’examens plus fréquents.
- Des soins de maréchalerie : un parage régulier par un maréchal-ferrant qualifié permet de maintenir l’équilibre des angles du sabot et du paturon et de réduire les forces d’impact. Certains Cobs souffrant de formes phalangiennes ou cartilagineuses peuvent bénéficier d’un ferrage correctif.
Les Cobs sont des chevaux robustes qui se portent mieux s’ils vivent à l’extérieur, tant qu’ils ont accès à un abri sécuritaire et adapté. Il est crucial de maximiser les sorties à l’extérieur ainsi que l’exercice libre afin de favoriser une bonne circulation sanguine chez les Cobs atteints de PSSM ou de LCP.
Les Cobs en bonne santé et non tondus développent un épais pelage d’hiver et n’ont généralement pas besoin de couvertures dans les climats froids. Des routines de pansage quotidiennes peuvent aider à maintenir la qualité du poil dense et la santé de la peau de votre Cob.
Alimentation des Cobs
Les chevaux cobs ont besoin d’un programme nutritionnel adapté à leur morphologie unique et leurs besoins spécifiques. Le programme alimentaire idéal pour ces chevaux est un régime à base de fourrage avec des vitamines et des minéraux équilibrés en fonction des besoins individuels, du niveau d’activité et de l’état de santé de chaque cheval.
Maintien du poids
Les chevaux cobs sont connus pour être des chevaux qui maintiennent leur poids ou qui prennent du poids facilement. Leur métabolisme efficace a permis à leurs ancêtres de conserver une charpente trapue et musclée même s’ils n’avaient accès qu’à une végétation clairsemée.
Cependant, un apport alimentaire excessif et des régimes riches en amidon peuvent entraîner l’obésité chez ces races. Les Cobs requièrent une gestion rigoureuse de leur alimentation pour éviter une prise de poids excessive et les problèmes de santé y étant associés.
Le syndrome métabolique équin (SMÉ) est très répandu chez les races de poneys et de Cobs britanniques indigènes, augmentant le risque d’obésité et de laminite chez ces équidés. Des recherches montrent que l’exercice et le maintien d’un poids sain peuvent réduire le risque de laminite chez les Cobs. [9]
Pour déterminer si votre Cob a un poids idéal, évaluez régulièrement sa note d’état de chair. Pour une santé optimale, un Cob devrait avoir une note de 5 sur 9 sur l’échelle de Henneke.
Exemple de régime alimentaire pour un cheval de type cob
Le régime suivant est destiné à un cheval de type cob adulte de 1 000 lb (450 kg) à l’entretien (sans exercice).
| Aliment | Quantité par jour |
|---|---|
| Foin de qualité moyenne (8% de protéines brutes) | À volonté |
| Sel | 30 g (2 cuillères à soupe) |
| Granulés Omneity® | 200 g (2 mesures) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible (% des besoins) | 126 % |
| Protéines (% des besoins) | 118 % |
| GH (GSEt + amidon ; % de l’apport) | 8 % |
Le fourrage devrait constituer la base du programme alimentaire de votre cheval de type cob. Le fourrage fournit généralement suffisamment d’énergie et de protéines pour la plupart des chevaux cobs qui font un travail léger, mais le foin et le pâturage sont souvent déficients en nutriments essentiels nécessaires dans le régime alimentaire équin.
L’ajout d’un supplément de vitamines et minéraux dans le programme alimentaire à base de fourrage de votre cheval garantira que son régime couvre tous ses besoins nutritionnels. Évitez les moulées à base de céréales et les équilibreurs de ration qui ajoutent un excédent d’énergie au régime. Optez plutôt pour un supplément concentré de vitamines et minéraux sans sucres ajoutés.
Omneity® de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux qui fournit les nutriments clés nécessaires pour équilibrer l’alimentation de votre Cob. Ce supplément à faible taux d’alimentation n’ajoutera pas de calories excessives au régime de votre cheval et est conçu pour soutenir la santé des sabots, la qualité du pelage, la santé des articulations et bien plus encore.
Fourrage
Les chevaux ont évolué pour paître en continu et sont naturellement adaptés pour consommer une alimentation principalement composée d’herbes et de fourrage tout au long de la journée. Fournir un fourrage adéquat à votre Cob lui permet d’exprimer des comportements naturels de pâturage en plus de soutenir sa fonction digestive.
La quantité de fourrage dont votre Cob a besoin dépend de son poids corporel, qui peut être considérablement plus élevé que chez les races plus légères de la même taille. La plupart des chevaux qui font du travail léger consomment environ 2 % de leur poids corporel en fourrage chaque jour. Cela correspond à 20 lb (9 kg) de fourrage par jour pour un cheval de type cob de 1 000 lb (450 kg).
Les foins de graminées à faible teneur en amidon, récolté à mi-maturité, sont généralement recommandés pour les chevaux qui prennent du poids facilement afin de maximiser l’apport en fourrage sans ajouter d’excédent de calories ou de sucre dans l’alimentation.
Les glucides hydrolysables (GH) désignent les composants des glucides non structuraux (GNS), à savoir les glucides solubles à l’éthanol (GSEt) et l’amidon, qui sont digérés dans l’intestin grêle et contribuent à la réponse insulinique. Les chevaux sujets au syndrome métabolique doivent être nourris avec des régimes contenant moins de 10 % de GH pour soutenir leur santé métabolique.
La réalisation d’une analyse du foin est le meilleur moyen de déterminer si votre foin est approprié pour votre cheval et de développer un programme alimentaire précis. Soumettez un échantillon de fourrage pour analyse, et nos nutritionnistes équins pourrons vous aider à formuler un régime alimentaire équilibré basé sur le contenu nutritionnel de votre foin.
Il est possible que les Cobs en surpoids aient besoin que leur apport en fourrage soit restreint afin de promouvoir une perte de poids sécuritaire et graduelle. La distribution de foin dans une mangeoire à alimentation lente permet un accès prolongé au fourrage tout en réduisant l’apport en foin. Ces Cobs peuvent aussi avoir besoin de porter des muselières de pâturage ou d’être sortis sur une parcelle sèche afin de limiter leur consommation de pâturage.
Recommandations alimentaires
La plupart des Cobs devraient éviter les céréales à haute teneur en énergie ou les concentrés commerciaux dans leur régime alimentaire. Ces aliments contiennent souvent des niveaux élevés de GH, ce qui peut déclencher une production excessive d’insuline chez les chevaux de type cob et contribuer au développement du syndrome métabolique équin. [9]
Si votre Cob a besoin de sources d’énergie supplémentaires dans son régime, choisissez des alternatives de fourrage à base de fibres telles que des granulés de foin ou de la pulpe de betterave trempée. Vous pouvez également remplacer les céréales par des suppléments de gras, qui fournissent des calories concentrées pour les chevaux ayant besoin d’un régime pauvre en sucre. Toutefois, les régimes alimentaires très riches en matières grasses doivent être évités. [10]
Les sources de gras riches en acides gras oméga-3 sont bénéfiques pour soutenir la régulation homéostatique de l’inflammation chez les chevaux. Les oméga-3 contribuent également à la santé de la peau et du pelage, à la fonction immunitaire et la santé articulaire. [11]
Tous les Cobs ont besoin d’un accès à volonté à de l’eau et du sel. Bien que du sel à volonté encourage les chevaux à s’hydrater, la plupart d’entre eux ne consomment pas suffisamment de sodium uniquement via l’accès à un bloc de sel. Ajoutez du sel en vrac à la ration de votre Cob pour vous assurer qu’il reçoive un apport adéquat en sodium.
Suppléments nutritionnels
Lors de l’élaboration d’un programme alimentaire pour votre cheval de type cob, la priorité est de sélectionner le bon fourrage et de prévenir les carences nutritionnelles. Une fois que l’alimentation est bien équilibrée, vous pouvez envisager d’ajouter des suppléments pour cibler les besoins et les objectifs individuels.
- L’huile w-3 est un supplément d’acide gras essentiel idéal pour les chevaux de type cob qui ont besoin de sources additionnelles de bons gras dans leur alimentation. Cette huile fournit une source savoureuse de DHA ainsi que des niveaux élevés de vitamine E pour soutenir la santé de la peau, des muscles, du système immunitaire et des articulations.
- Le MSM est un supplément naturel couramment utilisé pour soutenir les mécanismes homéostatiques de l’organisme afin de réguler l’inflammation.
- L’acétyl-L-carnitine : ce supplément antioxydant peut être une alternative à un régime riche en gras. L’acétyl-L-carnitine redirige le glucose de la formation de glycogène vers les voies énergétiques. Elle favorise également la production de mitochondries.
- Visceral+® est un supplément digestif complet contenant des probiotiques, des prébiotiques, de la levure, des herbes et des phospholipides. Les Cobs ayant des carrières de compétition stressantes peuvent bénéficier d’un soutien continu pour maintenir la santé de l’estomac et de l’intestin postérieur.
- Le jiaogulan est un supplément à base de plante couramment utilisé pour soutenir la santé des sabots chez les chevaux souffrant de problèmes métaboliques. Cette plante contribue à la circulation, la fonction musculaire, la santé respiratoire et la santé articulataire chez les Cobs.
Pour une approche personnalisée de l’alimentation de votre cheval cob, soumettez les informations relatives à son régime actuel en ligne pour une évaluation gratuite. Vous recevrez des conseils d’experts de la part de nos nutritionnistes équins professionnels sur l’élaboration d’une alimentation équilibrée.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet des chevaux de type cob :
Un cob n’est pas une race unique et fermée, mais un type morphologique présent dans plusieurs races de chevaux et de poneys. Le terme désigne une conformation compacte et robuste, influencée par les chevaux de trait, avec des membres courts, un corps profond et une ossature forte, des qualités qui se sont développées historiquement dans les îles Britanniques et qui sont encore reconnues aujourd’hui. Comme « cob » décrit la conformation plutôt que le pedigree, de nombreuses races différentes — notamment le Welsh Section D et le Gypsy Vanner — peuvent produire des chevaux considérés comme des cobs lorsqu’ils présentent ces caractéristiques physiques.
La British Show Horse Association fixe la taille standard des show cobs entre 14,2 et 15,1 mains. Les chevaux dépassant 15,1 mains peuvent s’inscrire dans des classes de maxi cobs, qui accueillent des individus plus grands tout en conservant le même type compact et puissant. Cette classification permet aux cobs de taille traditionnelle comme aux chevaux légèrement plus grands de concourir selon une norme uniforme axée sur le type morphologique plutôt que sur l’inscription à une race.
Certaines maladies génétiques ont été documentées chez les chevaux de type cob. La myopathie de stockage des polysaccharides (PSSM1) est présente dans certaines populations de cobs et implique un stockage anormal du glycogène dans les cellules musculaires, entraînant douleur musculaire, faiblesse et épisodes de myosite (« tying-up ») si elle n’est pas gérée avec soin par l’alimentation et l’exercice. Une autre affection, le syndrome d’immunodéficience du poulain (FIS), apparaît chez des races comme les poneys Fell et Dales qui contribuent à l’ascendance des cobs; les poulains qui héritent de deux copies du gène souffrent d’une anémie fatale et d’une immunodéficience dans les quelques mois suivant la naissance. Les éleveurs ont souvent recours à des tests génétiques pour réduire le risque de produire des descendants atteints.
La gestion quotidienne des cobs sujets à des problèmes métaboliques ou lymphatiques met l’accent sur le mouvement, le contrôle du poids et des soins minutieux des membres. Un accès ample au pâturage avec des occasions d’exercice régulier favorise la circulation et aide à prévenir les complications musculaires observées avec la PSSM, tandis qu’un pansage régulier et une inspection attentive des membres très emplumés réduisent le risque d’infections secondaires chez les chevaux atteints de lymphœdème chronique progressif. Des soins des sabots constants, une nutrition équilibrée et un programme de bien-être préventif coordonné avec un vétérinaire et un maréchal-ferrant protègent davantage ces chevaux contre les poussées et les complications à long terme.
Résumé
Les cobs sont des chevaux robustes de type trait, prisés pour leur force, leur tempérament calme et leur polyvalence comme chevaux de selle et d’attelage, bien que « cob » désigne un type de morphologie plutôt qu’une seule race. Ils demeurent populaires auprès des cavaliers qui recherchent un partenaire compact et fiable.
- Originaires du Royaume-Uni à partir de poneys locaux croisés avec des chevaux de trait, et autrefois utilisés comme chevaux polyvalents de ferme et d’attelage
- Trapus et puissants, avec des membres courts et un corps profond; on les retrouve dans des races telles que le Welsh Cob, le Gypsy Vanner, le Dales et le Fell
- Généralement doux et adaptés aux débutants, bien convenant à la thérapie, à la randonnée et aux concours
- Sujets au syndrome métabolique, à la myopathie de stockage des polysaccharides, au lymphœdème chronique progressif et à des problèmes articulaires comme le ringbone et le sidebone
- Réussissent le mieux avec une alimentation basée sur le fourrage, avec des vitamines et minéraux équilibrés, une gestion attentive du poids et un minimum d’aliments riches en amidon
Références
- Ameen, C. et al. In search of the ‘great horse’: A zooarchaeological assessment of horses from England (AD 300–1650). Int J Osteoarchaeology. 2021.
- Winton, C. et al. Genetic diversity within and between British and Irish breeds: The maternal and paternal history of native ponies. Ecol and Evol. 2020.View Summary
- Moore-Colyer, R. et al. Horses and Equine Improvement in the Economy of Modern Wales. Ag Hist Rev. 1991.
- Herszberg, B. et al. A GYS1 gene mutation is highly associated with polysaccharide storage myopathy in Cob Normand draught horses. Anim Genet. 2009. View Summary
- Fox-Clipsham, L. et al. Identification of a Mutation Associated with Fatal Foal Immunodeficiency Syndrome in the Fell and Dales Pony. PLoS Genet. 2011. View Summary
- Brys, M. et al. Chronic Progressive Lymphedema in Belgian Draft Horses: Understanding and Managing a Challenging Disease. Vet Sci. 2023.View Summary
- Gerber, V. et al. Equine pastern dermatitis: a narrative review on clinical presentation, diagnosis, risk factors, prevention, and therapeutic approaches. J Am Vet Med Assoc. 2023.
- Down, S. et al. Ossification of the cartilages of the foot. Equine Vet Ed. 2010.
- Bailey, S. et al. Metabolic responses of horses and ponies to high and low glycaemic feeds: implications for laminitis. Anim Prod Sci. 2013.
- Ribeiro, W. et al. The Effect of Varying Dietary Starch and Fat Content on Serum Creatine Kinase Activity and Substrate Availability in Equine Polysaccharide Storage Myopathy. J Vet Intern Med. 2008. View Summary
- Manhart, D. et al. Markers of Inflammation in Arthritic Horses Fed Omega-3 Fatty Acids. Prof Anim Scient. 2009.










